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  • Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    À la tête d’une « liste citoyenne de rassemblement soutenue par la droite républicaine, le centre et la majorité départementale et métropolitaine », l’ancienne 1ere adjointe de Jean-Louis Masson qui l’a remplacé comme première magistrate lorsqu’il est devenu président du Département en 2022 – ce dernier est aujourd’hui son directeur de campagne – se dit éloignée des polémiques et des postures.

    « La Garde ensemble » affiche donc « un bilan de réussite collective », qui sera forcément contredit par les équipes concurrentes. C’est le jeu démocratique.

    En attendant, la candidate veut mettre en avant « ses engagements tournés vers les autres ». « Faire réussir est mon ambition dans l’exigence, la bienveillance mais sans assistanat ni laxisme », conclut-elle.

  • Municipales : première réunion publique d’Annick Dubois à Morières-les-Avignon

    Municipales : première réunion publique d’Annick Dubois à Morières-les-Avignon

    Plusieurs personnes avaient répondu à l’appel à élaborer un « programme vivant
    et participatif, directement inspiré par les priorités et aspirations des habitants
     ».

    Quatre tables rondes sur l’éducation, la jeunesse, la mobilité et les déplacements doux ont permis aux participants de partager leurs idées, expériences et attentes. « Ils ont pu constater concrètement comment la commune pourrait être gérée différemment, avec une réelle implication des citoyens, trop souvent absente jusqu’ici », apprécie Annick Dubois qui estime que « des pistes concrètes pour l’avenir de la commune » ont pu être identifiées. Prochaine réunion publique, le jeudi 12 février à 18h30.

  • Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Signataire du pacte de rassemblement des forces de gauche dans les Bouches-du-Rhône, Génération écologie (GE) a livré ses contributions au programme du Printemps marseillais, en s’appuyant sur l’action engagée depuis 2020 par la majorité municipale de gauche. Autour de Cécile Vignes, cheffe de file du parti à Marseille, co-référente départementale et élue des 11e et 12e arrondissements -récemment ralliée au Printemps marseillais-, des responsables et élus : France Gamerre, vice-présidente d’honneur de GE, Michel Villeneuve, chercheur CNRS émérite, Eliott Perinchio, adjoint à Olivia Fortin, la maire des 6-8, Nicole Landou, membre du bureau exécutif départemental, et Rosette Denia‑Salone, élue des 6-8.

    « Les bases sont solides et ce qui a été impulsé doit grandir », souligne Cécile Vignes, consciente des attentes encore fortes de la population. « Le temps politique est court, il a fallu prioriser : les écoles, la sécurité et l’engagement d’une ville plus verte avec la préservation des terres agricoles, les parcs rénovés… »

    Génération écologie revendique une écologie « populaire et joyeuse » qui concerne les citoyens, loin d’un discours anxiogène. Objectif prioritaire : préparer « Marseille à 50 degrés », en articulant écologie et justice sociale autour de quatre axes : habiter mieux, construire mieux, consommer mieux et travailler mieux.

    « Ville régénératrice »

    Sur la base des labels européens « 100 Villes neutres en carbone d’ici 2030 » et « Ville climatiquement neutre et intelligente » obtenu sur le dernier mandat, le parti défend l’idée d’une « ville régénérative », capable de devenir une capitale de la décarbonation et de la « perma-industrie ». « Marseille entraîne tout le territoire : elle peut être un trou noir ou une étoile », avertit Cécile Vignes, appelant à une vision métropolitaine fondée sur la coopération. La rénovation des bâtiments dégradés figure au cœur des propositions, via « l’auto-réhabilitation accompagnée » associant habitants, associations et entreprises locales. Sur le volet économique, GE plaide pour une redynamisation des friches, un soutien aux filières biosourcées et à l’économie circulaire, ainsi que pour des projets innovants de consommation responsable, inspirés d’expériences concrètes. « Il n’y a pas d’écologie sans une économie solide », rappelle France Gamerre, convaincue que l’espoir, l’emploi et la qualité de vie sont indissociables d’une réponse aux défis climatiques, sociaux et sécuritaires.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.

  • Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    A contrario de vœux 2025 rapportés comme « anxiogènes » pour certains, c’est autour d’un bilan des victoires que s’est construit le discours de bonne année de la section locale du PCF. « Ce ne sera donc que des bonnes nouvelles », a lancé Amélie Barbey, secrétaire de section, face au groupe de militants, soutiens de gauche, cégétistes et composantes du Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB) rassemblés ce samedi soir dans le local du parti, cours Forbin. Parmi eux, Marina Mesure, députée européenne LFI, Gérard Frau, conseiller départemental, Dylan Zeitoun, représentant départemental du PCF…

    « Nous avons eu l’incarcération de Nicolas Sarkozy, l’inéligibilité de Marine Le Pen -même si cela ne nous protège pas de grand chose- mais surtout, la victoire des travailleurs [de la Centrale], qui ont réussi à faire réembaucher les licenciés. Il faut en parler autour de nous !, poursuit Amélie Barbey. Ce n’est pas juste un combat pour l’emploi, mais aussi pour produire chez nous. » Alors si l’année a débuté sur « les délires criminels de Trump », sur des mobilisations en Iran violemment réprimées mais « qui pourraient marcher si on ne leur confisque pas leur révolution », l’avenir, selon le PCF, se dessine avec espoir. Au niveau national déjà : « En 2026, on n’est pas encore en 2027 ! », résume Amélie Barbey, mais au niveau local aussi. « En 2026, on va pouvoir présenter des listes de rassemblement à gauche dans les communes de Mimet, Simiane, Gardanne, Bouc-Bel-Air et Meyreuil, on verra… À Gardanne, on a rassemblé Place publique, le PS, le PCF, les Écologistes et LFI. Cinq partis : on est fiers d’avoir réussi là où tout le monde ne l’a pas fait et on tient à ce que tous soit mentionnés », poursuit la militante.

    Puis il y aura eu un long hommage à l’engagement de Claude Jorda, qui « passe la main ». « Je tire ma révérence mais je serai toujours là. À mon âge, il faut savoir passer le relais. On se bat pour la retraite à 60 ans mais pour s’accrocher à des postes ? Autour de nous, on ne voit que ça. Si je m’arrête c’est parce que je suis honnête avec moi-même », annonce Claude Jorda. Avec émotion.

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • [Entretien] Neirlay Andrade : « La crainte de subir des arrestations arbitraires est devenue constante »

    [Entretien] Neirlay Andrade : « La crainte de subir des arrestations arbitraires est devenue constante »

    La Marseillaise : Quelle est la situation dans le pays depuis l’attaque américaine ?

    Neirlay Andrade : Le gouvernement a décrété l’état d’urgence, ce qui a généré un climat de peur profonde au sein de la population. Car il donne, dans la pratique, carte blanche aux forces de police et à l’armée pour arrêter toute personne accusée d’avoir encouragé ou soutenu l’opération militaire qui a abouti à l’arrestation illégale de Nicolás Maduro et Cilia Flores. La crainte de subir des arrestations arbitraires pour avoir exprimé des positions critiques, tant à l’égard de l’administration Maduro qu’à présent celle de Delcy Rodríguez, est devenue une constante quotidienne. Dans différentes villes, des barrages policiers et militaires ont été installés sur les routes et autoroutes. Les agents de sécurité exigent des citoyens qu’ils leur montrent le contenu de leurs téléphones portables, à la recherche de preuves supposées de sympathie envers l’agression américaine. Cela rappelle ce qui s’est passé en 2024, lorsque de nombreux citoyens ont été arrêtés pour avoir exprimé dans des groupes WhatsApp ou sur les réseaux sociaux leur mécontentement face à l’action du Conseil national électoral (CNE) et pour avoir exigé la publication des résultats officiels des élections présidentielles. À l’époque, des arrestations massives avaient eu lieu. Ce qui explique pourquoi aujourd’hui, beaucoup de gens choisissent de garder le silence et d’éviter de s’exprimer publiquement sur ce qui se passe dans le pays.

    Après l’attaque, vous avez écrit : « Ni tutelle impérialiste ni continuité autoritaire. » Quelle est la relation du parti avec le régime de Maduro ?

    N.A. : En 2023, l’administration Maduro a lancé une offensive judiciaire contre le Parti communiste vénézuélien (PCV), lui retirant sa personnalité juridique et ses cartes électorales, pour les remettre à un petit groupe d’opérateurs politiques du parti au pouvoir. Ces individus utilisent les symboles du Coq rouge pour faire croire à l’opinion publique que les militants communistes soutiennent la direction du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV, au pouvoir), alors qu’en réalité ce n’est pas le cas. En 2024, après les élections présidentielles, le PCV a dénoncé le détournement des résultats électoraux. En janvier 2025, lorsque Nicolás Maduro a pris illégalement et inconstitutionnellement un nouveau mandat, le PCV a lancé un appel public aux forces révolutionnaires, populaires et véritablement démocratiques pour former une large alliance destinée à rétablir la pleine vigueur de la Constitution nationale et les droits sociaux, professionnels et politiques du peuple vénézuélien, puis présenté une feuille de route pour faire face à la crise politique.

    Vous dénoncez les politiques néolibérales.

    N.A. : Depuis août 2018, le Venezuela applique un ajustement économique néolibéral dans le cadre du Programme de relance économique, de croissance et de prospérité. Cette politique a réduit considérablement les dépenses publiques, libéralisé les prix et dollarisé de facto l’économie. Auparavant, le PSUV et ses alliés avaient déjà approuvé la loi sur les zones économiques spéciales. Les conventions collectives ont été démantelées et le salaire minimum est devenu le seul paramètre légal pour les indemnités et les prestations, excluant les primes et autres revenus. L’impact sur les travailleurs a été dévastateur : perte des prestations sociales et détérioration financière des syndicats. En 2022, un salaire minimum a été gelé à 130 bolivars, soit moins d’un dollar par mois aujourd’hui du fait de la dévaluation, tandis que les primes, qui constituent la majeure partie des revenus, ne sont pas prises en compte dans les avantages sociaux légaux. Cette politique permet aux employeurs publics et privés d’économiser des millions. Même dans les secteurs privés soumis à des conventions collectives, ces acquis sociaux sont menacés. Les dirigeants d’entreprise et le gouvernement de désormais Delcy Rodríguez ─ s’orientent vers un « nouveau modèle de rémunération », dans lequel le salaire traditionnel pourrait disparaître, consolidant ainsi la précarité des travailleurs vénézuéliens.

    Quelles sont les véritables intentions de Donald Trump ?

    N.A. : Le pétrole, le pétrole et encore le pétrole. Donald Trump cherche à garantir des réserves énergétiques stratégiques en cas de conflit majeur qui pourrait entraîner la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du pétrole brut commercialisé dans le monde.

    Delcy Rodríguez a évoqué l’ouverture d’un « nouveau moment politique ». Qu’est-ce que ça signifie selon vous ?

    N.A. : En moins d’une semaine, Donald Trump a déclaré publiquement que ses relations avec Miraflores [palais présidentiel vénézuélien Ndlr] étaient désormais « fantastiques » et que Delcy Rodríguez « faisait tout ce qu’on lui demandait ». Ces déclarations révèlent la véritable nature de ce soi-disant « nouveau moment politique » et réduisent à néant la rhétorique anti-impérialiste avec laquelle le PSUV a tenté, pendant des années, de tromper certains secteurs de la gauche internationale.

    Il est également révélateur que l’un des principaux piliers du soutien à l’administration Maduro ces dernières années ait été le même groupe d’entreprises qui, il y a deux décennies, a mené le coup d’État contre le président Hugo Chávez. Tout cela confirme que ce « nouveau moment politique » n’est pas une rupture, mais l’approfondissement d’une alliance avec les secteurs entrepreneuriaux et l’impérialisme, en contradiction flagrante avec les intérêts du peuple vénézuélien.

  • Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Sous la pluie hivernale de ce samedi 17 janvier, les 106 parcelles des jardins ouvriers Coder semblent remercier le ciel de ce coup de pouce. C’est en ces lieux, vestiges de l’usine éponyme où se construisaient des rames de trains et tramways jusque dans les années 1970, et où se perpétue depuis 85 ans la culture de la terre en communauté, que s’est tenue l’assemblée générale de son association gestionnaire.

    Une réunion à laquelle participait Yannick Ohanessian, qui en a profité pour saluer « le travail accompli et l’engagement » de ses membres, avant de se faire interpeller pour certains problèmes rencontrés par ces derniers. Une vie d’adjoint au maire en charge de la sécurité en fin de mandat, ayant tenu à témoigner de son attachement aux jardins Coder. Une propriété de la Ville enserrée par l’Huveaune, l’A50 et la voie ferrée Marseille-Toulon. « C’est une institution. Avec la Ville, on leur a permis de pouvoir s’élargir en 2022 en préemptant un terrain à proximité immédiate. Ils permettent le lien social, la solidarité au travers de la terre et de son partage, comment on apprend aux plus jeunes à la labourer, à planter ses propres fruits et légumes », rappelle l’élu municipal. « En 1941, il y avait 242 parcelles, avec une réduction depuis, années après années, des jardins. On en a toujours perdu, sauf cette année », situe pour sa part Denis Barthélémy, secrétaire général de l’association. « Ici le vivre-ensemble, on le voit dans les faits. Il y a des juifs, des musulmans… On a aussi par exemple un jardinier qui sait à peine lire et écrire, qui côtoie un docteur, finaliste des Chiffres et des lettres. Ils s’entendent comme des larrons en foire », illustre cet ancien conseiller général PS.

    « Au maire de décider, mais moi, je suis prêt »

    Pour Yannick Ohanessian, l’occasion de humer l’air de la campagne, électorale également. Mais aussi de se démarquer du maire des 11-12 sortant, Sylvain Souvestre (LR), et du RN, qui ne parlent que de sécurité. « Même si ces enjeux sont importants, tout ne peut pas se résumer à ceux-ci », estime l’élu PS. Son opposant de droite confiait il y a quelques jours dans La Marseillaise ses principales fiertés politiques, parmi lesquelles la création d’un centre de paddle et d’une Maison des abeilles et de la biodiversité. « Pas à la hauteur des aspirations des habitants du secteur avec notamment la question du logement », rétorque l’adjoint de Benoît Payan. Pour l’heure, le Printemps marseillais n’a pas encore désigné sa tête de liste dans les 11-12. « C’est au maire de décider, mais moi, je suis prêt », affirme-t-il.

  • À Marseille, les agents de l’énergie contre la « foutaise disciplinaire »

    À Marseille, les agents de l’énergie contre la « foutaise disciplinaire »

    « Pendant deux jours les agents ont déposé les sacoches et ont arrêté le travail car ils étaient choqués de la situation. » Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, résume l’état d’esprit des agents gaziers du site de Cantini à Marseille alors qu’un de leur collègue, et camarade, est visé par une procédure disciplinaire loin d’être anodine. « Mardi, la direction a remis à un agent un courrier en main propre dans lequel il est écrit noir sur blanc “J’envisage de vous infliger la mise en retraite d’office” », relate le syndicaliste.

    Un courrier dans le cadre d’un deuxième entretien préalable à sanction, mais la CGT dénonce « une foutaise disciplinaire » dans un tract bien senti. « On juge que c’est de la discrimination syndicale. La direction lui reproche des irritants, un terme du jargon GRDF, c’est-à-dire toutes les problématiques bénignes de l’agence, des choses que tous les agents font », précise Renaud Henry, sans rentrer dans les détails. En clair « des prétextes fallacieux et des raisons complètement infondées » qui visent un militant CGT.

    C’est surtout la potentielle « mise en retraite d’office », équivalent d’un licenciement pour les travailleurs au statut des Industries électriques et gazières (IEG) qui ne passe pas pour l’organisation syndicale. « On ne pensait pas que ça prendrait ces proportions. La mise en retraite d’office pour des faits aussi mineurs, ce n’est pas normal », tempête le secrétaire général. En tout cas, son syndicat en fait une affaire prioritaire et une question de principe. Il a réalisé une déclaration de danger grave et imminent (DGI) « pour risques psycho-sociaux » dans la foulée. Laquelle a été au menu d’un Comité social et économique extraordinaire, ce vendredi.

    « Un enjeu collectif »

    « Les agents du site sont tous anxieux. Ils craignent d’aller en conseil de discipline pour un oui ou pour un non. Dans le dossier disciplinaire du camarade ils ont tout et rien mis », poursuit Renaud Henry. Avant de marteler : « C’est un enjeu collectif qui va au-delà du cas du collègue : dans quelles conditions va-t-on travailler si l’on laisse passer une injustice pareille ? »

    Et la CGT compte passer à l’action rapidement, avec mobilisation et appel à la grève dans le viseur : « Ce mardi, on établit en assemblée générale un plan d’action et de lutte contre cette situation injuste. » Et ce, jusqu’à la convocation dudit agent, le 26 janvier prochain à Lyon…

  • Une boussole

    Une boussole

    Le débat obtenu par la gauche qui se déroule ce soir au Parlement est plus que bienvenu. Parce que la réponse d’Emmanuel Macron à l’attaque de Caracas par Donald Trump a été déplorable mais aussi parce que réfléchir au-delà du cas vénézuélien à ce que peut être « le rôle de la France dans la prévention et la résolution des conflits internationaux » est urgent. Bien sûr, les situations internationales n’ont jamais été manichéennes mais la fracturation du monde après ce premier quart du XXIe siècle rend plus difficile que jamais la compréhension d’enjeux où aucun des principaux acteurs ne permet une adhésion sans retenue. D’autant plus que l’institution centrale d’une sécurité humaine collective, l’ONU, est chaque jour un peu plus mise hors jeu, chacun piétinant et bafouant
    les principes qui permettaient de contrer la loi du plus fort et de la prédation des richesses.

    Pas d’amnésie

    À défaut de camps, il faut absolument garder une boussole. Celle qui garde le nord en mettant invariablement les peuples au centre, souverains. Celle qui ne vise qu’à trouver le chemin vers la paix.
    Et refuser l’amnésie.
    À quoi sert-il d’avoir commémoré la Libération et la capitulation des nazis
    si c’est pour oublier comment l’extrême droite arrive au pouvoir, oublier que « la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas
    au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas
    »,
    oublier que ce n’est que l’expression de la loi du plus fort et des logiques de prédation des richesses. Que ce débat puisse donc permettre à la France de retrouver une boussole qui lui permette d’agir pour prévenir et résoudre
    les conflits.