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  • L’Université et l’École des nouvelles images se lient à Avignon

    L’Université et l’École des nouvelles images se lient à Avignon

    Avignon Université et l’École des nouvelles images (ENSI) ont, ce mercredi 12 novembre, officialisé leur partenariat au sein de la Villa Créative de l’établissement universitaire.

    Un partenariat avec l’école, dont les travaux sont reconnus mondialement, qui « vise à croiser les expertises et les ressources d’Avignon Université et de l’ENSI afin de proposer un parcours de formation complet, en licence et en master, combinant excellence artistique et approche académique, et permettant aux étudiants d’obtenir un diplôme universitaire reconnu », pousse, dans un communiqué, l’Université d’Avignon.

    Un « apport académique » qui se traduit notamment par des enseignements supplémentaires, tels que du droit par exemple, pour les 250 étudiants de l’école créée en 2017 en Cité des Papes. Mais, aussi, par la création commune de deux diplômes : une licence professionnelle « Techniques du son et de l’image » et un master « Création numérique ». Les étudiants de l’ENSI ont également désormais la possibilité d’accéder aux services du Crous. Donc, entre autres, de manger au restaurant universitaire, de toucher une bourse et de participer aux activités sportives proposées.

    Secteur en mutation

    Au sein de la Villa Créative, lieu « totem » de la collaboration, car porté par l’Université mais investi par l’ENSI ainsi que par six studios d’animation, les bénéfices de cette collaboration sont énumérés à la pelle par les différents responsables. « On sort d’une bulle de 250 personnes pour intégrer un campus de 7 000. Cela va créer un véritable brassage que l’on n’avait pas. Et on intègre plein de mutations dans un secteur en pleine mutation », pousse ainsi Julien de Paris, directeur de l’ENSI.

  • « Falstaff » va conclure sa cure jubilatoire à l’Opéra de Marseille

    « Falstaff » va conclure sa cure jubilatoire à l’Opéra de Marseille

    La nouvelle saison de l’Opéra de Marseille s’ouvre sur un diamant brut. En témoigne la très longue ovation qui a salué Falstaff de Verdi à la première, dimanche après-midi. Venue de Lille, la mise en scène, très « décalée », de Denis Podalydès, aurait pu heurter le spectateur. Elle passe la rampe et contribue au succès de l’entreprise. Dans la fosse, le travail d’orfèvre du chef Michele Spotti mène un Orchestre de l’Opéra de Marseille chauffé à blanc. Le plateau étonne par son homogénéité, d’autant que, pour la grande majorité, il s’agissait d’une prise de rôle.

    Falstaff est l’opéra du mouvement perpétuel, dernière œuvre d’un jeune homme de 83 ans. Une bouffonnerie douce-amère qui doit autant aux Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare qu’à la malice et la science musicale à son sommet de Verdi. Denis Podalydès convoque la Montagne magique de Thomas Mann et nous installe dans un hôpital avec son grand décor blanc signé Éric Ruf, joliment éclairé par Pierre Loof. Falstaff vient y soigner son encombrant embonpoint. Autour de cet énorme épicentre gravitent les personnages : infirmiers, médecins et malades. En guise de sérum, on distribue du vin rouge en intraveineuse et on s’y fait livrer des pizzas. Une fois le parti pris digéré, tout fonctionne à la perfection.

    Podalydès travaille en homme de théâtre. Chaque note est livrée avec l’intention idoine, chaque rythme s’accompagne d’une discrète (mais fort drôle) chorégraphie. Le ballet des protagonistes est millimétré. Au final, le corps du « Pancione » est dépecé, vidé de son contenu : des livres ! Car Falstaff n’est-il pas un être de littérature ? Tout semble n’avoir été qu’une mascarade cruelle livrée sous anesthésie. « Tutto nel mondo é burla » (Tout dans le monde est une farce).

    Rien ne se perd,

    tout se transforme

    Dans la fosse, Michele Spotti ordonne l’abyssale polyphonie verdienne avec un élan, une verve et maestria de chaque instant. On entend chaque couleur de l’orchestre, chaque impulsion. On ne perd jamais les couches superposées des voix qui s’entrecroisent, se mêlent jusqu’à l’ivresse. Toute l’architecture musicale tient au bout d’une baguette qui ne ploie jamais. Jusqu’à la fugue finale, l’orchestre se donne avec une implication qui rend honneur à cet incomparable chef-d’œuvre de l’art lyrique.

    Le plateau chante et s’amuse, danse et joue la comédie, truculente et un rien sadique autour de ce Falstaff finalement très humain. Giulio Mastrototaro, armé d’un corps postiche, est le dindon de cette farce très appétissante. On sent dans la voix et dans le jeu une intense jubilation. En pyjama, en blouse laissant voir son énorme postérieur (et bien plus !), ou en Orson Welles avec cigare et chapeau mou, le baryton occupe l’espace avec une grâce gargantuesque.

    Florian Sempey, en Maître Ford, chante sa jalousie dans un confondant soliloque tragicomique, entre Othello et Don Bartolo. C’est magistral ! On retient le joli ténor très nuancé d’Alberto Robert, qui livre un touchant Fenton. Raphaël Brémard joue les Docteur Caïus avec entrain. Quant Carl Ghazarossian et Frédéric Caton, ils font une paire savoureuse en Bardolfo et Pistola.

    Après avoir livré pendant toute sa carrière ses héroïnes aux morts les plus douloureuses, Verdi les venge toutes avec une brochette de commères très « me-too » avant l’âge. Inutile de détailler les performances vocales, toutes sont le rôle et la voix à la perfection. Salome Jicia est maîtresse-femme en Alice Ford, bien campée. Héloïse Mas fait une Mrs Page fort alerte. Hélène Carpentier livre son air féerique de Nanetta avec beaucoup de grâce. Teresa Iervolino (Reverenza !) est la Mrs Quickly idéale, timbre sombre et allure alerte.

    Falstaff est un pur joyau lyrique, drôle et inventif, servi à Marseille par ce qui se fait de meilleur. Ultimes représentations ces jeudi et samedi (20h).

  • La gauche fait du droit à la sécurité pour tous une priorité à Toulon

    La gauche fait du droit à la sécurité pour tous une priorité à Toulon

    Pas question pour la liste d’union des forces progressistes du Port du Levant d’occulter un thème trop longtemps laissé dévoyé par la droite et l’extrême droite, qui ne l’appréhendent que par le seul volet répressif. D’autant que ce sujet occupera encore une large place dans la campagne des prochaines élections municipales, partout en France. La sécurité est un droit que la gauche entend bien défendre, sans idéologie ni angélisme, mais avec efficacité, en prenant le problème dans son entièreté. Sans oublier donc la partie prévention, de manière à intervenir en amont, avant que les faits répréhensibles soient commis.

    « La sécurité est un bien public, un service public et fait donc partie tout naturellement des combats de la gauche et des progressistes. Nous attendons que nos concitoyens puissent vivre dans un territoire où on prend soin d’eux », explique en introduction la tête de liste de Toulon en Commun, Magali Brunel (PS), en revenant à l’éthologie latine du terme.

    « La sécurité est une valeur profondément républicaine : elle garantit la liberté, l’égalité et la dignité », a embrayé Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT Police, en précisant justement que « quand la gauche se tait, d’autres occupent le terrain avec la peur et le repli ». Et de poursuivre : « Le problème central, aujourd’hui, n’est pas une explosion de la délinquance, mais un désengagement de l’État. Les services publics de la sécurité s’affaiblissent, les effectifs stagnent et les communes tentent de combler les manques. Résultat : une sécurité à plusieurs vitesses, inégalitaire et territorialisée. »

    Un bien public

    Une situation à laquelle les communes essaient de répondre, à leur niveau et lorsqu’elles en ont les moyens, par une augmentation du nombre de policiers municipaux et l’installation de vidéosurveillance.

    À Toulon, par exemple, on compte 142 agents municipaux, 377 caméras de vidéoprotection (+38% depuis 2017) et un budget sécurité de près de 9 millions d’euros par an. Un effort considérable, mais qui ne permet pas pour autant de compenser le recul de l’État en matière de sécurité publique.

    « On considère que la sécurité est réellement une thématique que la gauche doit se réapproprier », pose Sébastien Cote, adjoint au maire de Montpellier, en rappelant que « la personne qui a fait le plus de mal à la sécurité en France, depuis 15 ans, c’est Nicolas Sarkozy, celui qui a supprimé le plus de postes de policiers, le plus de postes de magistrats ». Cette municipalité de gauche a également considérablement augmenté le nombre de policiers municipaux, ainsi que le nombre de caméras.

    Des solutions qui trouvent leurs limites. Le syndicaliste insiste sur le fait que moins de 3% des enquêtes aboutissent grâce aux caméras, pour un coût de 10 000 d’euros d’installation et 3 000 à 5 000 euros par an d’entretien.

    Pour autant, les villes disposent d’autres leviers d’intervention, souvent insuffisamment activés. Pour la CGT Police, le premier est de privilégier la présence humaine à la technologie. Mais aussi d’associer syndicats, associations et habitants. Et ainsi transformer la police municipale héritée en un outil de lien social, formé à la médiation et à la prévention, en articulation avec la police nationale et les services publics.

    Un point de vue partagé par Yannick Ohanessian, adjoint à la Tranquillité publique de Marseille, qui évoque « une hyperproximité pour mieux comprendre les besoins des gens et répondre à leurs sollicitations ».

    La maire PCF d’Échirolles (Isère), Amandine Demore, a aussi dénoncé le désengagement de l’État dans ce service public et l’inégale répartition des commissariats sur le territoire national. Et de conclure : « La police municipale est la dernière police de proximité qui nous reste. »

  • À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    Dénonçant « une gestion du budget calamiteuse » et estimant que « l’argent public doit être au service de la population et non de l’enrichissement de quelques-uns », les progressistes et les partis de gauche (PCF, Les Écologistes, PS, LFI, L’Après) de Fréjus se réunissent sous la bannière « Fréjus Riposte ». Ce collectif se présente comme un rassemblement « de citoyens, pour certains engagés, des militants associatifs, des syndicalistes, ainsi que les membres des partis de gauche et écologistes », en vue des élections municipales. La tête de liste sera élue par les colistiers. Le collectif lance « un appel au rassemblement sur un programme progressiste, coconstruit et partagé » avec « la population », détaille Cathie Klink, l’une de ses membres.

    Un défi de taille car, à Fréjus, comme dans de nombreuses villes varoises, les valeurs progressistes ont du mal à se faire une place au soleil, se trouvant dans l’ombre d’un conservatisme patent et solidement arrimé. Le dernier parti de gauche à avoir dirigé la troisième ville du Var était la SFIO… d’août 1944 à mars 1959. Depuis, la droite puis l’extrême droite se partagent le pouvoir, le RN ayant réussi à prendre la mairie, en 2014, avec David Rachline.

    Depuis, la situation économique de la Ville, déjà fragile, est devenue critique : de 135 millions d’euros en 2014, la dette avait chuté à 127,5 millions en 2018, avant d’exploser et d’avoisiner les 153 millions, en 2024. En conséquence, dans son rapport 2025, la Chambre régionale des comptes (CRC) met en avant des « points de faiblesse » sur la gestion financière municipale, soulignant des dépenses de 22,93 millions d’euros « qui ne sont rattachables à aucun numéro de marché », c’est-à-dire sans mise en concurrence. Ces faits ont conduit au procès du maire pour prise illégale d’intérêt le 30 septembre (la décision sera rendue le 27 janvier, une amende de 10 000 euros a été requise), et à une perquisition de la mairie, en mars, dans le cadre d’une enquête pour corruption de marchés publics.

    « Justice fiscale et sociale »

    Le collectif de gauche « Fréjus Riposte » veut ainsi « chasser l’extrême droite et barrer la route à la droite. Il faut rompre avec les politiques de la spéculation, des affaires, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de notre ville. Réhabiliter les services publics, affaiblis par des années de politique libérale au détriment de la qualité de vie de tous, au niveau de la santé, de la sécurité, du transport collectif, des services de l’eau et des déchets. » Le collectif pointe aussi le tourisme, « un atout économique qui se développe malheureusement trop souvent au détriment des Fréjussiens », dont « 18% vivent dans la pauvreté ».

    Parmi les projets évoqués, la création de « pôles universitaires et professionnels » pour accompagner le développement de la ville, des solutions de logement pour les plus précaires, l’arrêt de « la bétonisation au mépris de l’urgence écologique », et de futures propositions centrées autour d’une idée : faire de Fréjus la ville de « la justice fiscale et sociale, de la solidarité, du service public de qualité et de la démocratie participative. La ville où le vivre ensemble, l’humain d’abord, se conjuguent avec l’intérêt général ».

  • Le supermarché coopératif invite à découvrir son modèle

    Le supermarché coopératif invite à découvrir son modèle

    La Coop sur Mer, supermarché coopératif, participatif et éthique du Port du Levant, organise, samedi, une journée portes ouvertes à l’occasion de la 4e édition des Journées Solidaires. Le premier objectif est de faire découvrir à tous ceux qui ne le connaissent pas encore son mode de fonctionnement et ses produits. Mais aussi de mettre en avant, tout au long de la journée, de nombreuses initiatives locales et engagées conduites, sur le terrain, par le mouvement associatif toulonnais partenaire.

    À l’origine, l’idée a germé dans l’esprit d’une quarantaine d’habitants de l’agglomération toulonnaise, partis du constat que l’offre proposée aux consommateurs soucieux de leur santé, mais aussi de l’impact écologique et social de leurs achats, était loin de répondre à leurs besoins. Tant en qualité avec les produits de la grande distribution, qu’au niveau tarif avec les magasins bio, dont l’accès reste difficile pour toutes les bourses.

    L’alternative de la coopérative est née. Et ça marche. Chaque coopérateur détient dix parts sociales de 10 euros et donne trois heures par mois de son temps pour le fonctionnement du supermarché.

    L’occasion, ce samedi de 9h30 à 19h, de venir découvrir le magasin ouvert exceptionnellement à tout le monde, ce jour-là, avec plusieurs réunions d’information, tout au long de la journée. Au programme, aussi, un jeu-concours et des lots à gagner pour les fêtes de fin d’année. Sans compter la rencontre d’autres acteurs de l’Économie sociale, comme ceux par exemple le Tiers-lieu L’Amarre, Lien 83, LOWbjethèque, Chercheurs en Herbe, Pollen 83, Le Collectif varois de l’agriculture urbaine, L’Autre c’est Nous ou de l’OceanQuest.

  • Neuf mois de travaux sur le monument de la Victoire à Aubagne

    Neuf mois de travaux sur le monument de la Victoire à Aubagne

    « Ce projet de restauration ne détruit rien. C’est un geste de fidélité à l’Histoire, à la mémoire, à la beauté d’une œuvre commémorative qui mérite d’être vue telle qu’elle a été voulue, dans sa forme la plus authentique », estime Sandra Rouqueirol, archiviste à la Ville d’Aubagne.

    Mardi 11 novembre, à l’initiative de la Ville, elle animait une conférence, au théâtre Comoedia, devant près de 40 personnes. Quatre ans après la fin de la Grande Guerre, le Monument de la Victoire d’Aubagne fait partie d’un grand élan mémoriel, qui voit, de 1920 à 1925, l’édification de 36 000 monuments en France. Décidé par le conseil municipal du 5 janvier 1919, pour « honorer la mémoire des enfants d’Aubagne morts pour la France, son exécution est confiée à Henri Raybaud », énonce l’archiviste. « Sculpteur marseillais né en 1879, Henri Raybaud est l’auteur des monuments aux morts d’Auriol, Trets… », complète-t-elle. 267 noms d’Aubagnais victimes de la Grande Guerre sont gravés sur l’édifice. Si le Monument de la Victoire a traversé soixante ans, de 1922 à 1982, sans trop de dommages, « l’adjonction par la suite de bassins autour de la base, le fait aussi qu’il soit plus accessible car le garde-corps en fer forgé est alors supprimé, ont contribué à l’abîmer. Les gaz d’échappement des voitures ont aussi beaucoup rongé le monument », explique Sandra Rouqueirol.

    « Cette réflexion autour de la nécessité de la restauration du monument, inscrit au titre des Monuments historiques en 2010, a débuté en 2015 », souligne-t-elle. Le projet de restauration a été validé par la Commission régionale des Monuments historiques. Les travaux, évalués à près de 400 000 euros, et pris en charge à 80% par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), vont notamment porter sur la partie supérieure, la plus dégradée.

    Nouvelle main sculptée

    À l’origine, « le groupe en marbre de Carrare représente une allégorie de la Victoire, ailée survolant deux soldats. Elle tend au-dessus d’eux la couronne de la victoire », détaille l’archiviste. Aujourd’hui, la main n’existe plus, ni la couronne. « La main va être restituée, c’est à dire taillée dans un bloc neuf. » L’édifice sera traité pour ralentir son érosion. Le registre inférieur sera lui aussi restauré. Pour financer les travaux, des subventions ont été demandées*, et une souscription de 20 000 euros lancée via la Fondation du patrimoine (voir sur son site). Pour que les travaux occasionnent le moins d’impact possible sur le commerce, ils débuteront « en septembre 2026 et dureront neuf mois avec une inauguration le 14 juillet 2027 », annonce Benjamin Maccioni (Ville).

    * À la Métropole, au Département, à la Région

  • Le projet immobilier aixois Géophoros au tribunal

    Le projet immobilier aixois Géophoros au tribunal

    Le chantier, baptisé Géophoros, est colossal et doit s’implanter sur l’ancien site d’Enedis, le long de l’avenue de la Cible et de Saint-Jérôme. En 2023, Bouygues Immobilier, propriétaire du foncier, déposait les premières demandes d’autorisation administrative pour réaliser le programme de reconversion du terrain d’1,2 hectare.

    Le chantier, porté par le société Géophoros, filiale de Bouygues Immobilier, prévoit la construction de 168 logements, dont une quarantaine de logements locatifs sociaux, répartis en deux bâtiments R+4 (un rez-de-chaussée et quatre étages). Soit une surface de plancher de 11 221 m2. Le projet est placé dans une zone du PLU ayant pour vocation « d’optimiser le tissu urbain compte tenu de sa localisation privilégiée en termes de desserte et de proximité des équipements », selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement dans l’arrêté qui décrit le projet.

    Bouygues Immobilier espérait pouvoir lancer les travaux d’ici le début de l’année 2024, pour un chantier d’une durée de 27 mois. C’était sans compter le dépôt d’un arrêté de refus de permis de construire, déposé en avril 2024, par la Ville d’Aix. Le dossier a été examiné, ce mercredi 12 novembre, au tribunal administratif de Marseille, alors que la Préfecture des Bouches-du-Rhône, conteste la décision de la commune et enjoint le maire, Sophie Joissains (UDI), de délivrer le permis de construire à la société porteuse de projet, filiale de Bouygues.

    Pas « d’atteinte au bâti environnant »

    Un recours gracieux avait déjà été formulé, en juin 2024, par la Préfecture. Les motifs de refus du projet formulés par la Ville, réitérés par le rapporteur public, évoquent notamment une disposition urbaine peu adaptée à l’environnement. « Le projet n’est pas à l’échelle de la Ville d’Aix. On ne va pas dénaturer la Ville avec des opérations massives comme celles-ci, réitère de son côté Jean-Louis Vincent, adjoint à l’Urbanisme d’Aix-en-Provence. On a des discussions avancées avec les parties, on finira par trouver une solution. »

    Le rapporteur public lui, ne va pas dans le sens de ces conclusions et estime entre autres que le projet « favorise la mixité de l’habitat » et s’aligne avec le paysage proche puisqu’ « à une hauteur comparable au bâti environnant (…) il ne nous semble pas porter atteinte au bâti environnant ». C’est donc dans le sens de la Préfecture et de la société porteuse du projet que s’alignent les conclusions du rapporteur public. « Les conclusions (…) me paraissent logiques et constantes », poursuit l’avocat de la société, Me Matthieu Raoul (cabinet Martin et Associés). « Le problème [dans ce dossier, Ndlr.], est l’insertion de ces deux bâtiments », argumente de nouveau Me Blandine Dallot (cabinet Andreani-Humbert). Pour cause, selon l’avocate, le projet immobilier se trouve sur une parcelle « qui fait la transition » entre des bâtis pavillonnaires et les immeubles.

    L’affaire a été mise en délibéré, sans que la date ne soit encore connue. Sollicitée, la Ville n’a pas pu nous répondre dans les délais, ni nous confirmer si elle ferait appel d’une décision qui n’irait pas dans son sens.

  • Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Le club pourra désormais user d’un terrain en liège, solution d’autant plus respectueuse de l’environnement et qui permet « une qualité de jeu optimale » estime la municipalité, qui précise que ce nouvel équipement « s’inscrit dans la stratégie municipale de modernisation et durabilité des infrastructures sportives ».

  • La Ligue contre le cancer et la Ville de Martigues financent un mammographe

    La Ligue contre le cancer et la Ville de Martigues financent un mammographe

    Après l’hôpital de Salon-de-Provence, c’est au tour de l’hôpital de Martigues de se voir doter d’un mammographe neuf, en grande partie financé par la Ligue contre le cancer. Une bonne nouvelle, alors qu’Octobre rose (mois dédié à la sensibilisation au dépistage du cancer du sein) vient de s’achever, que salue le directeur de l’établissement, Loïc Mondoloni : « Cet équipement d’imagerie médicale, destiné à détecter les tumeurs du sein, permet aussi de faire de la prévention et du dépistage, ce qui est un élément extrêmement important. Cette prise en charge existait déjà au centre hospitalier de Martigues. Ceci étant, les équipements arrivent à un niveau d’utilisation qui nécessite leur remplacement. Le niveau de précision du nouveau mammographe nous permettra d’utiliser à bon escient l’intelligence artificielle et l’imagerie virtuelle pour connaître le niveau d’atteinte de la patiente en cas de tumeur, et pour savoir s’il y a une suspicion éventuelle ou un niveau de fragilité. »

    Cet appareil dernier cri, d’un coût de 280 000 euros, financé à hauteur de 200 000 euros par la Ligue contre le cancer et de 80 000 euros par la Ville de Martigues, remplacera le précédent, qui datait de 2012. Si 13 années peuvent paraître peu à l’échelle d’une vie, dans le domaine médical, c’est un monde. L’évolution des technologies est un « sujet très important » pour les établissements, affirme Loïc Mondoloni. « Les équipements très onéreux comme les IRM ou les scanners doivent être renouvelés tous les sept ans, pour des montants qui peuvent aller de 600 000 euros à 1,5 million d’euros », illustre-t-il. Une exigence compliquée à honorer, alors les hôpitaux sont exsangues.

    Accompagnement et soins support

    Magali Maugeri, directrice de la Ligue contre le cancer des Bouches-du-Rhône, le concède : « On pallie les manques de l’État. » Cette année, le comité départemental de l’association a accordé plus de 900 000 euros au financement de la recherche et d’équipements médicaux, une somme record.

    « On le sait, l’argent manque », poursuit-elle. Pas seulement au plus haut niveau de l’État : « L’accompagnement financier qu’on propose aux familles touchées par la maladie devient de plus en plus récurrent, les gens sont pris à la gorge. Cette année, on va en aider plus de 480 à hauteur de 600 euros maximum. L’an dernier, elles étaient 320. »

    La Ligue contre le cancer propose aussi un accompagnement psychologique et social gratuit aux malades et aux aidants, avec des ateliers de sport adapté, une offre de soins de support et un accès à professionnels de santé et de bien-être. L’association tient des permanences au Pôle santé handicap de Martigues.

  • Le chantier naval Gatto contribue à renouveler la flotte de la SNSM

    Le chantier naval Gatto contribue à renouveler la flotte de la SNSM

    « Tout ça pour que la mer n’ait pas le goût des larmes », glisse Patrick Gatto dans un élan de poésie, le regard planté sur la vedette blanche et orange amarrée à quai, sur le canal de Caronte. Le petit bateau de 12 mètres vient de sortir de son chantier naval. « Ça commence avec des fûts de résine, puis il faut cinq mois et sept hommes et ça donne ce bateau en polyester ! », résume le chef d’entreprise.

    Destiné à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), ce bateau conçu pour des interventions rapides dans la bande des 10 milles nautiques a plus de caractéristiques que simplement celle d’être en polyester : il est « insubmersible et auto-redressable ». À l’intérieur, les technologies de pointe ornent les postes de commandement, entre caméras thermiques et logiciels de dernière génération.

    La vedette fait partie d’un lot de douze bateaux inscrit dans un « plan de renouvellement de notre flotte vieillissante », explique Martin Louchart, responsable du soutien technique de la SNSM. Pour une vedette comme ça, « le prix de base est d’un million d’euros », assure Patrick Gatto.

    Pour son financement, l’association a pu compter sur la CMA-CGM, engagée pour la sécurité maritime, particulièrement depuis le drame des Sables-d’Olonne qui avait coûté la vie à trois sauveteurs en 2019, détaille Xavier Leclercq, vice-président du groupe, qui ne souhaite pas préciser le montant du don. Quoi qu’il en soit, cette générosité est « vitale » pour la SNSM, qui fonctionne à 60% grâce à cette solidarité des particuliers et des entreprises. Pour rappel, les dons sont défiscalisés à hauteur de 66%.