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  • L’État face au casse-tête Pissevin à Nîmes

    L’État face au casse-tête Pissevin à Nîmes

    La Chambre régionale des comptes d’Occitanie a publié, le 21 octobre, un audit « flash » sur l’opération de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national (Orcod-In) menée à Pissevin, l’un des quartiers les plus pauvres de France. Derrière ce dispositif d’État censé redonner souffle à un territoire miné par la précarité, les trafics et les immeubles délabrés, les magistrats financiers pointent de multiples difficultés de gouvernance et un modèle économique jugé « potentiellement sous tension ».

    Avec ses 11 000 habitants, ses tours vieillissantes et ses 57 % de logements privés, le quartier Pissevin-Valdegour incarne les impasses d’une urbanisation des années 1960. Le revenu médian y plafonne à 11 470 euros par an, le chômage atteint près de 50 % et le taux de pauvreté dépasse 70 %. La dégradation du bâti est telle que certaines copropriétés, comme Soleil Levant ou Lou Cigaloun, affichent plus de 50 % d’impayés de charges. Le rapport évoque « des pathologies économiques, sociales, bâtimentaires et sécuritaires cumulées. »

    Face à cette situation, la Ville de Nîmes avait sollicité en 2018 la création d’une Orcod-In, un outil prévu par la loi Alur pour traiter les copropriétés dégradées et les causes exogènes de leur déclin. L’État a confié sa mise en œuvre à l’Établissement public foncier d’Occitanie (EPFO), avec pour missions la lutte contre l’habitat indigne, l’accompagnement social et foncier, ainsi que la démolition des bâtiments les plus insalubres. Douze copropriétés et la Cité Matisse, emblème du quartier, font partie du périmètre d’intervention.

    Un modèle fragile

    L’audit note que « la réussite de cette opération est sous-tendue par de forts enjeux de gouvernance, de coordination et de bonne information des partenaires ». Or, plusieurs engagements conventionnels, notamment ceux de la Ville de Nîmes et de Nîmes Métropole, n’ont pas été respectés ou l’ont été tardivement. Les magistrats dénoncent aussi une « comitologie foisonnante » où se croisent État, collectivités, bailleurs, syndics et acteurs privés aux intérêts parfois divergents. Le rapport relève enfin que « les missions d’intérêt général se heurtent parfois à des intérêts économiques », qu’il s’agisse des réseaux criminels liés aux trafics ou de certains investisseurs immobiliers spéculatifs.

    Estimé à 180 millions d’euros sur quinze ans (2023-2037), le coût global de l’opération repose en majorité sur les financements de l’État et de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), à hauteur de 93 %. « L’épargne nette et la trésorerie de l’EPFO sont sollicitées par d’autres projets », avertit la CRC, ajoutant que « les dépenses liées à l’Orcod-In apparaissent complexes à anticiper ». Déjà, les dépenses engagées (12 M€) dépassent les prévisions initiales (9 M€).

    Dans sa réponse à la Chambre, la directrice de l’EPFO, Sophie Lafenêtre, reconnaît que les difficultés de projection sont aggravées par « la très grande variation du climat sécuritaire ». Les fusillades à Pissevin ont entraîné « des vagues de départs de locataires et des demandes massives de vente ». Le rapport conclut que la réussite du dispositif dépendra autant de la stabilité de ses financements que de sa capacité à surmonter les tensions entre acteurs publics et privés, dans un quartier en quête de renaissance.

  • Douleurs chroniques : « J’ai dû apprendre à vivre avec la douleur »

    Douleurs chroniques : « J’ai dû apprendre à vivre avec la douleur »

    « Je pensais être douillette », commence Claire, 36 ans, aujourd’hui suivie dans un centre spécialisé à Montpellier. Dès ses premières règles, à 13 ans, elle ressent des douleurs violentes au ventre et au bas du dos. « Je vomissais, je faisais des malaises. Mais on me disait que c’était normal, que toutes les femmes ont mal pendant leurs règles. » Pendant quinze ans, elle enchaîne les consultations sans réponse. Les échographies sont « parfaitement normales », les traitements hormonaux se succèdent, sans jamais calmer la douleur. « À 25 ans, je devais parfois m’allonger dans les toilettes de mon travail. J’ai dû apprendre à vivre au quotidien avec la douleur. »

    C’est seulement à 28 ans, après un déménagement et un nouveau gynécologue, qu’un diagnostic tombe : endométriose profonde, avec des kystes sur les ovaires et des lésions digestives. « C’était vraiment un drôle de sentiment. D’abord, j’ai pleuré de soulagement. Enfin, quelqu’un me croyait. Enfin, j’ai pu mettre des mots sur ce mal qui me rongeait de l’intérieur, littéralement. Et puis il y a eu la réalisation du combat qui allait m’attendre. C’était dur. »

    « Ce n’est pas

    une maladie honteuse »

    Depuis, Claire a subi deux opérations et suit un traitement hormonal lourd. « Les effets secondaires sont terribles : fatigue, sautes d’humeur, bouffées de chaleur. Parfois, je ne me reconnais plus. » Mais le plus difficile reste l’invisibilité de la maladie : « On ne voit rien, alors les gens ne comprennent pas. Certains collègues pensent que j’exagère. » Mariée depuis trois ans, elle et son compagnon rêvent d’un enfant. « On a dû se tourner vers la PMA. Chaque échec est un déchirement, mais je garde espoir. »

    Claire s’investit désormais dans une association de patientes, EndoZen Occitanie : « On échange, on rit, on pleure. Ce réseau m’a sauvée. C’est bon de savoir que l’on est pas seule au monde. » Elle espère avant tout que les jeunes filles d’aujourd’hui n’auront pas à attendre aussi longtemps qu’elle. « Il faut parler, témoigner, former les médecins. Ce n’est pas une maladie honteuse, c’est une maladie réelle, invalidante, et on a besoin d’être entendues. »

  • Vers la fin des Ateliers des cheminots à Béziers ?

    Vers la fin des Ateliers des cheminots à Béziers ?

    C’est une nouvelle bataille que s’apprêtent à mener les cheminots de Béziers dans la longue lutte qui les oppose à la direction de la SNCF concernant les Ateliers de maintenance. Depuis 1993, ces derniers se sont lancés corps et âme dans ce combat pour éviter la fermeture du dernier dépôt présent dans la cité de Paul Riquet. Dernier épisode en date le 23 octobre, lors d’une audience au niveau national entre la CGT et les directions des différentes entités de la SNCF implantées sur le site biterrois. « Déjà, en avril dernier, le jour de notre congrès, notre directeur nous avait fait part de sa volonté de transférer le site. Il y a eu ensuite plusieurs interpellations du syndicat et on a décidé de monter au niveau national pour avoir la vérité. Tous les directeurs nationaux de chaque activité nous l’ont confirmé : il n’y aura pas d’avenir pour Béziers, le site fermera dans trois ans », soupire Nicolas Midague, secrétaire général CGT des cheminots de Béziers.

    Quitte à laisser à quai les 40 salariés encore présents sur le dépôt. Surtout, la CGT dénonce l’absence d’arguments de la direction pour justifier cette décision. « J’étais à l’audience, je leur ai posé trois fois la question : “Pourquoi ferme-t-on ?” Personne ne nous répond », se désole Nicolas Midague. Les raisons économiques ne sont jamais très loin. « Ça fait des années qu’ils veulent fermer. Les anciens commencent à partir, on a trois ou quatre départs avant la fin de l’année. Ils ne seront pas remplacés alors que l’entreprise prend des agents intérimaires, des agents en mission. Il y a encore des gens. Mais on vide petit à petit jusqu’au jour où ils nous diront qu’économiquement, ce n’est plus viable », observe le cheminot.

    De réels besoins

    Une véritable casse organisée. Pourtant, à en croire les syndiqués, les Ateliers peuvent encore être développés. « Il y a une activité de maintenance industrielle que l’on veut garder car il y a des pièces à réparer sur des locomotives. Aussi, on propose de développer le site puisqu’on a un triage et qu’il n’y a plus de fret, mais il y a besoin au niveau régional d’avoir un centre de maintenance supplémentaire. La Région Occitanie vient de commander 18 nouvelles rames, il va falloir les entretenir. Donc on dit : le site de Béziers est prêt à recevoir un centre de maintenance régional », soutient Nicolas Midague. Ce qui permettrait de soulager les centres de maintenance régionaux existants – Toulouse et Nîmes – mais aussi la demande nationale, à l’heure où le développement du train est affiché comme un objectif de transition écologique.

    Malgré ces besoins, la direction fait la sourde oreille. « Pour l’instant, les études [pour l’implantation d’un troisième centre de maintenance] ne sont menées que sur le site de Narbonne ou sur le site de Nîmes mais il faut un lieu central, comme Béziers. De plus, l’implantation à Narbonne nécessiterait des travaux deux fois plus coûteux qu’à Béziers », souligne Nicolas Midague.

    Dans cet ultime bras de fer qui s’annonce, les salariés ne sont pas prêts à abandonner le combat. Plusieurs actions sont à l’étude. « Le 4 décembre, le député LFI Béranger Cernon, qui était cheminot, viendra nous voir sur le site, le visiter et porter nos projets », fait valoir le secrétaire des cheminots biterrois. Trente-deux ans après, la lutte n’est pas près de s’essouffler.

  • [Tribune] Accueillir les hibakusha : un devoir de mémoire et d’avenir

    [Tribune] Accueillir les hibakusha : un devoir de mémoire et d’avenir

    En cette année 2024, où nous avons eu l’honneur de rencontrer les Prix Nobel de la Paix lors des commémorations des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, notre région devient le lieu d’un rendez-vous historique et profondément symbolique. Nous nous apprêtons à accueillir des hibakusha, ces survivants des bombardements atomiques, qui viennent jusqu’en Provence nous apporter un témoignage unique et nous soutenir dans notre combat.

    Leur présence n’est pas un simple geste de solidarité ; c’est un acte de courage et une leçon d’humanité. Venir de si loin, porteurs d’une mémoire indélébile de l’horreur nucléaire, pour nous exhorter à agir, impose le respect et commande l’action. Leur voix, forgée dans l’enfer atomique, est la plus légitime pour rappeler au monde l’urgence d’éradiquer ces armes de destruction massive.

    Notre coopération, entre le Casi Cheminots Paca et le Mouvement de la Paix, s’est construite sur deux piliers indissociables : promouvoir une culture de la paix et œuvrer concrètement pour le désarmement nucléaire. Accueillir les hibakusha dans la dignité incarne cette double mission. En partageant leur récit, ils font progresser la conscience collective et renforcent les fondations d’une paix durable. Ils nous rappellent que derrière les concepts stratégiques et les doctrines militaires, il y a la chair et le sang de l’humanité, une souffrance qui ne doit plus jamais se reproduire.

    C’est dans cet esprit que leur message rejoint directement notre combat citoyen pour que la France, enfin, rejoigne les travaux du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Alors que les hibakusha tendent la main et viennent à nous, comment notre pays, patrie des Lumières et des droits de l’Homme, peut-il persister à rester en dehors de cette avancée cruciale du droit international ? Ce traité représente l’aboutissement logique de la lutte contre l’arme atomique, une réponse concrète à l’avertissement lancé il y a près de 80 ans par le feu nucléaire sur le Japon.

    Notre mobilisation, ancrée dans le monde cheminot et auprès de la population, vise précisément à faire reculer l’idée même de la guerre en faisant progresser la culture de la paix. Nous travaillons à ce que le choix politique de la guerre, et celui de la dissuasion nucléaire qui en est l’ultime prolongement, deviennent socialement et moralement inacceptables.

    L’arrivée des hibakusha en France est une chance historique de faire entendre la raison et la voix des survivants. Leur témoignage est un cadeau précieux et une responsabilité.

    Nous appelons les citoyens, les élus et le gouvernement à les écouter. Honorer leur démarche, c’est traduire leur espérance en actes. Il est temps que la France, en fidélité à ses idéaux, cesse de tourner le dos au TIAN et prenne sa place à la table de ceux qui œuvrent à un monde libéré de la terreur nucléaire.

    Accueillir les hibakusha, c’est accueillir la mémoire du passé pour mieux construire l’avenir. Ne laissons pas passer cette occasion. Agissons pour que leur voix devienne celle de la France.

    Par le Casi Cheminots Paca et le Mouvement de la Paix des Bouches-du-Rhône

  • Pétanque féminine : on retrouvera les mêmes au challenge des dames

    Pétanque féminine : on retrouvera les mêmes au challenge des dames

    À près une semaine du grand rendez-vous Alpin, le programme conduit les joueuses dans le 12e arrondissement Marseillais, au cercle de Saint-Barnabé bien précisément. Fixé à 52 triplettes, le seuil a rapidement été atteint. Ce samedi donc, la 2e édition de ce très convoité challenge des Dames s’annonce bien attractive. La tradition veut qu’avec les joueuses il n’y ait pas de temps mort, les parties se jouent à fond et surtout dans un excellent esprit. En parcourant le listing des engagées, on peut constater que l’on retrouve pratiquement les mêmes joueuses qui reviennent avec des compositions différentes. Si les vainqueurs de l’an dernier ne remettent pas leur titre en jeu, les finalistes seront bien là mais en ordre dispersé.

    Les dirigeants du Cercle St Barnabé ont tout mis en œuvre pour accueillir ces boulistes avec des terrains soigneusement préparés par Dédé Clément, une intendance de première classe avec une pause restauration et pour terminer une belle dotation. Autant de raisons qui font que ces joueuses reviennent toujours avec plaisir sur le boulodrome Jean Castiglione.

  • Jeu provençal : les Roche et Cornille peu friables !

    Jeu provençal : les Roche et Cornille peu friables !

    Commencé au début du mois ce championnat au jeu Provençal en triplettes mixtes, qui en est à sa 3e édition s’est terminé ce 11 novembre dans le fief de la Boule Dorée, où il avait débuté.

    Les quatre derniers assaillants ont disputé les demi-finales sous la direction de la déléguée Yasmina Manessour et l’arbitrage de Patrick Paul. De ce quatuor c’est de la formation de la Fare qu’est venue la lumière. La famille Roche acoquinée à Laurent Cornille vont se montrer peu friables et ainsi mettre fin à la belle histoire de la formation de Plan-de-Cuques….

    RÉSULTATS

    Demi-finales

    Patricia Bollens bat Nathalie Simitsidis – Luc Fantini – Karim Bentahar 13 à 4

    Sandra Roche bat Sylvie Carries, Louis Ribero- Michel Maggiani 13 à 6

    Finale

    Sandra et Georges Roche, Laurent Cornille battent Patricia Bollens – Francis Conte – Stéphane Girardet 13 à 10

  • Pétanque féminine : Brondino, Onorrus et Dran, les plus brillantes

    Pétanque féminine : Brondino, Onorrus et Dran, les plus brillantes

    Trois cents joueuses étaient bien présentes ce samedi matin et après toutes les formalités accomplies, sous le contrôle du Délégué Régional Philippe Cochet.

    C’est à 9h précises que les arbitres Danielle Abel et Catherine Teixeira donnent le coup d’envoi des 50 parties.

    Si pour un peu plus de la moitié de ces rencontres se déroulent dans le boulodrome des lauzières, pour les moins chanceuses la compétition débutera dans la fraîcheur des matins Alpins. Toutefois, moins intense que les deux précédentes éditions par exemple;…

    Ces conditions ne vont pas faire le bonheur de Sophie Garcia et ses partenaires. Lesquelles, dès l’entame se frappent, au terrain 39, un trio dont on reparlera bien longtemps plus tard. En effet face à Cathy Brondino et ses partenaires, voilà une opposition qui pouvait constituer l’affiche de cette ouverture.

    Après une première journée au cours de laquelle les surprises vont être légion à l’image des défaites de Sabine Fara, Sophie Garcia qui n’a pu, par la suite, se remettre de sa mauvaise entrée en matière. Fin de campagne pour le jumelé gagnant de la 25e édition, à savoir l’enfant du Pays Sandrine Ginier Maurel et ses fidèles équipières Agnes Viens et Océane Bell Lloch et Stéphanie Arnaud, Manon Sauzer et Estelle Cros.

    Ainsi donc, dimanche matin, la voie libre sur le chemin de la gloire, et pour cette 26e édition on attend les reines. Une voie royale dans laquelle restent en route seize trios qui abordent vers 9 heures les huitièmes de finale.

    Quant aux recalés de la première journée, elles auront l’occasion de se refaire une santé dans le GP des Lauzières, dont le coup d’envoi sera donné une heure plus tard…

    On note que si Adeline Mizony après une partie marathon sera la dernière à prendre la route des quarts. En compagnie de ses partenaires Coralie Lepart et Claire Lungo, elles seront les premières à en sortir face à la triplette de Cathy Brondino.

    Ce quart qui va être fatal aux dernières lauréates du Master disputé dans la cité du Roy René. Lydie Lavaly, Manon Mahé et Lysiane Bernard vont s’incliner face à la formation de Marina Rubio.

    Si Élisabeth Ruiz et ses partenaires remportent le derby face à Mégane Cacciatore, Séverine Roche et Dolores Vercellotti. Elles vont se voir fermer la porte de la finale par les futures lauréates. Dans le même temps, c’est le trio de Marina Rubio qui infligeait la même punition à Nathalie Aubert et ses camarades.

    Des nouveaux dirigeants au top !

    C’est en présence de René Villard le 1er magistrat de la commune accompagné de son adjoint Julien Bernard, qu’allait se disputer le dernier acte de ce National. Avant d’entrer dans le vif sujet, au cours d’une joute oratoire, une information allait faire le bonheur du président Patrick Charreteur,- jeune dans l’exercice de cette fonction, soit dit en passant –

    La municipalité allait mettre à la disposition du groupe une nouvelle structure. Un soutien appréciable pour cette nouvelle équipe dirigeante de l’USCASA Pétanque qui à l’unanimité aura été fort appréciée par l’ensemble des participantes.

    Une équipe qui semble apprendre vite et qui a donné rendez-vous à toutes pour la prochaine édition. En attendant le dernier acte, entre des joueuses au palmarès impressionnant, va être riche en qualité de jeu, mais aussi en suspense. Égalité à 7 jusqu’à la 9e mène, avant que Cathy Brondino, Virginie Onorrus et Raymonde Dran ne profitent d’une légère défaillance de leurs adversaires pour glisser cinq points et créer un break conséquent. Cecoup de massue Melvine Berton, Jessica Durand et Marina Rubio ne pourront jamais s’en remettre. Cette dernière ne pouvant rééditer sa performance de 2004. Dans cette 26e édition du National de Château-Arnoux, Cathy Brondino, Virginie Onorrus et Raymonde Dran s’étaient montrées les plus brillantes.

    RÉSULTATS

    Huitièmes de finale

    1) Motte bat Jessica Cognat. – Delphine Crozelon -Sandra Duc 13 à 1. 2) Lavaly bat Fabienne Guibaud – Mélanie Jullien – Zakia Nedima. 13 à 2. 3) Brondino bat Sabrina Rei – Alexandra Caffin – Claude Richard 13 à 9. 4) Rubio bat Patricia Foyot – Marie Albertini – Christine Lardat 13 à 4. 5) Ruiz bat Catherine Mauro – Catherine Deliaud – Magali Tranaud 13 à 9. 6) Cacciatore bat Christelle Carrel – Amandine Blanche – Morgane Hautemayou 13 à 9. 7) Aubert bat Sylvie Canac – Stéphanie Winterstan – Stéphanie Borrot 13 à 9. 8) Mizony bat Andrée Ghisalberti – Danielle Marchand – Christine Gauthier 13 à 11

    Quarts de finale

    1) Aubert bat Jennifer Motte – Cyrielle Sibourd – Adeline Monnier 13 à 11. 2) Rubio bat Lydie Lavaly – Manon Mahé – Lysiane Bernard 13 à 5. 3) Ruiz bat Mégane Cacciatore – Séverine Roche – Dolores Vercellotti 13 à 10. 4) Brondino Bat Adeline Mizony – Coralie Lepart – Claire Lungo 13 à 1

    Demi-finales

    1) Brondino bat Élisabeth Ruiz – Véronique Randrianarizafy – Sophie Roubaud 13 à 3

    2) Rubio bat Nathalie Aubert – Peggy Gora – Catherine Douchin 13 à 3

    Finale

    Cathy Brondino – Virginie Onorrus – Raymonde Dran battent Marina Rubio – Melvine Berton – Jessica Durand 13 à 7

  • Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Marseille tombe de haut. Invaincu cette saison et leader de sa poule de Champions League, le CNM vient s’incliner dans son bassin face à Sabadell (11-12). Une contre-performance, en ayant couru après le score une bonne partie du match.

    Quelques instants après le coup d’envoi fictif donné par la légende de la natation française Florent Manaudou, la rencontre a débuté dans une ambiance chlorée. Cela ne sentait pas encore le sapin pour les Marseillais. Cette première des quatre périodes s’est bien déroulé pour les Espagnols, avec un score évoluant sans qu’une équipe ne prenne le large. Le CNM et Sabadell se sont rendus coup pour coup, avec notamment deux réalisations rapides de Thomas Vernoux. Le tableau d’affichage indiquait 3-3 après 8 minutes de jeu. Ensuite, jusqu’à la pause, les visiteurs ont été les plus impactants. Deux penalties obtenus pour des fautes marseillaises et une meilleure gestion des possessions a permis à Tiago Carrio et ses coéquipiers de basculer en tête (7-8).

    La tendance ne s’est finalement pas inversée

    Le Cercle a même été mené de deux buts par l’équipe actuellement dernière du groupe D de cette Ligue des Champions. Une réaction du CNM était attendue, surtout que, dans un même temps, Barceloneta a écrasé Hanovre 27 à 11, dans le bassin allemand. Les défenses ont pris le dessus dès la reprise. Plusieurs minutes de flottement où les attaques n’aboutissaient pas sur un but. Sabadell a repris sa marche en avant avec des fixations tranchantes qui laissaient de l’espace aux tireurs. Ces mouvements de ballon leur ont permis d’accentuer leur avance pour entrer dans le dernier quart-temps avec deux longueurs d’avance (8-10).

    Il fallait donc une performance majuscule des hommes de Milos Scepanovic pour renverser une partie bien mal engagée. Ils se sont donnés les moyens de le faire avec une défense plus rugueuse, mais les quelques occasions manquées en fin de match ont pesé dans la balance. Un poteau, une balle perdue devant le gardien et l’égalisation n’est jamais venue. Malgré la pression populaire, les locaux ont laissé le succès à leurs adversaires (11-12).

    RÉSULTATS

    Marseille 11

    Sabadell 12

    3e journée de la Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau

    Marseille : Tesanovic, Larumbe, Crousillat, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstralete, Kalogeropoulos, Mcknight, Gbadamassi

    Sabadell : Lorro, Famera, Asensio, Bonet, Panerai, Soler, Cardoso, Cadanas, Averka, Perez, Vergara, Carrio, Larsen, Romeva

  • La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    Le dénouement est tout proche pour les Tricolores, qui vont tenter de terminer le travail à Paris et de ne pas étirer le suspense jusqu’à l’ultime rendez-vous du groupe D, dimanche, en Azerbaïdjan. Même si le sélectionneur Didier Deschamps doit composer de nouveau avec une infirmerie bien garnie (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Randal Kolo Muani, Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot), il possède assez d’arguments pour éviter une mauvaise surprise contre une formation que ses joueurs avaient facilement dominée en Pologne (2-0) le 5 septembre, et obtenir ainsi le précieux sésame pour l’événement organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Les Français ne sont absolument pas dos au mur et la perspective d’un déplacement en Azerbaïdjan, la nation la plus faible de la poule, pour conclure la campagne qualificative, les déleste forcément d’une trop grande pression.

    Un hommage prévu, 10 ans après les attentats

    Il faudra juste demander à la sono du Parc des Princes d’avoir le bon goût de ne pas diffuser L’Amérique de Joe Dassin avant le coup d’envoi, contrairement au match France-Israël du 13 octobre 1993 (défaite 3-2), prélude au crash monumental du 17 novembre 1993 face à la Bulgarie (2-1) qui avait privé les hommes de Gérard Houllier du Mondial-94, aux USA.

    Avec trois points d’avance sur l’Ukraine à deux journées de la fin, la France possède un matelas confortable en tête de son groupe pour ne pas revivre le même cauchemar. Nul doute que le sélectionneur, qui a connu le fiasco de 1993 sur le terrain, saura comment prémunir ses joueurs de tout excès de confiance.

    « On a conscience de l’importance du match. Mais la qualification dépend de nous », a déclaré le technicien jeudi. Le capitaine Kylian Mbappé a de son côté appelé ses coéquipiers à « être courageux ». « Il n’y a qu’une seule option, c’est la victoire », a-t-il ajouté.

    Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du Stade de France qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, la soirée sera aussi l’occasion d’un hommage aux victimes. Une bâche avec la mention « Football for Peace » sera déployée dans le rond central et les joueurs et l’encadrement français porteront l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.

    FRANCE – UKRAINE

    Qualifications pour la Coupe du monde 2026

    Parc des Princes (20h45)

    Arbitre : Slavko Vincic (SVN)

    France : Maignan – Koundé, Saliba, Upamecano, Digne – Kanté, Koné – Olise, Cherki, Barcola – Mbappé

    Ukraine : Trubin – Mykolenko, Matviienko, Zabarnyi, Konoplya – Kaliuzhnyi, Sudakov, Malinovskyi, Shaparenko, Gutsulyak – Vanat

    Un dispositif de sécurité légèrement renforcé

    Les autorités françaises ont amélioré leur dispositif de sécurité pour l’accueil de la sélection ukrainienne, ce jeudi. Tout d’abord car c’est la norme depuis le début de l’invasion russe, chaque déplacement ukrainien est spécialement entouré.

    Ensuite, car les commémorations des attentats du 13 novembre 2015 se dérouleront toute la journée dans les rues de Paris. Un dispositif est en place pour sécuriser ces événements et contrer toutes attaques. 45 000 fans français, ainsi que quelques supporters ukrainiens se déplaceront au Parc des Princes pour cette match de qualification à la Coupe du monde. Un hommage aux victimes de ces attentats est prévue, à 20h45, juste avant le coup d’envoi prévu.

  • Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Depuis sa première programmation aux Bernardines en 1987, Marseille objectif dansE inscrit de « manière permanente et affirmée de la danse contemporaine dans l’espace culturel de la cité ». Mais des « coupes de subventions terribles », intervenues en 2022, rappelle sa déléguée générale Josette Pisani, ont interrompu les activités de diffusion de cette association lors des deux dernières années. Mais, c’était sans compter sur la ténacité et « la gestion rigoureuse » de son équipe, qui relance un programme de six représentations et d’une lecture-performance, du 13 novembre au 5 décembre, à la Friche Belle de Mai.

    Résonances

    Parmi celles-ci, Un monde réel de Rémy Héritier, qui ouvrira le bal. Avec Bryan Campbell au plateau, ce duo « pensé comme une caisse de résonance des autres qui circulent », s’interroge sur les imaginaires liés à la danse, dans le but de « se défaire de l’habitude propriétaire de penser que, dans mes mouvements, il n’y aurait que moi qui bouge », écrit-t-il.

    Ce programme de Marseille objectif DansE comporte « des formes très singulières qui sont assez inédites dans la ville et la région », estime Josette Pisani, avant de pointer Fasl. Visible lui aussi en ouverture, ce solo, de Nivine Kallas, la met en scène, « un casque sur les oreilles », cette danseuse « travaillant les diacritiques de la langue arabe » en fondant ses gestes « à partir du texte qu’elle entend ».