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  • La grande braderie de Marseille est de retour ce week-end

    La grande braderie de Marseille est de retour ce week-end

    Temps le plus fort de l’année en terme d’animation commerciale », d’après Rebecca Bernardi, adjointe au commerce à la mairie de Marseille, la Grande Braderie d’Hiver, qui avait rassemblé environ 35 000 personnes lors de sa dernière édition, est de retour. Les commerces participants proposeront des prix bradés, entre moins 50 et 70%.

    L’événement est à grande échelle puisque, outre le centre, trois noyaux villageois se joignent à la partie : la place du 4 septembre, Mazargues et Saint-Barnabé. « Au cours Julien également, une trentaine de commerces vont faire la braderie » ajoute l’adjointe.

    Plus de 200 commerces

    Avec 200 commerces inscrits, Guillaume Sicard, président de la fédération des commerçants de Marseille Centre, observe un « événement festif et commercial qui est un vrai plus sur la dynamique du centre-ville ». Rebecca Bernardi présente également « un événement tourné vers les enfants », avec des animations telles que « du lancer de lasso sur chevaux en bois, des châteaux gonflables et une boum à 17h », détaille le prestataire en charge de l’animation, John&James. L’adjointe conclut en précisant que la braderie est aussi « sociale et solidaire », marquée par la présence « depuis la première édition, des stands de Samu Social », où les dons de vêtements « atteignent chaque fois des records ».

    Décrite comme un « parcours piéton agréable permettant de redécouvrir le centre-ville » par l’adjointe au maire, la braderie se fait à pied. Entre Canebière et la préfecture, et entre la rue de Breteuil et la rue de Rome, le stationnement sera interdit entre vendredi 6 mars, à 19h, et samedi 7 mars, à 19h30. La circulation est quant à elle autorisée jusque samedi, 8h30.

  • L’heure de vérité pour l’OM

    L’heure de vérité pour l’OM

    L’OM n’est plus qu’à trois victoires d’un titre. C’est finalement ce qu’il faut avoir à l’esprit avant de recevoir Toulouse, ce mercredi, lors des quarts de finale de la Coupe de France. Victorieux de l’Olympico dimanche (3-2), les Marseillais retrouvent leur pelouse fétiche avec un moral reboosté. « On a retrouvé un peu le sourire après les résultats difficiles. Mais on sait que ce n’est qu’une étape. On est déjà tournés vers l’avenir », martèle Geoffrey Kondogbia, enjoué après le résultat face aux concurrents lyonnais en championnat.

    « Il y avait beaucoup d’euphorie après le match, je ne vais pas vous le cacher. C’était quand même normal car on avait enchaîné quelques désillusions. La victoire était très importante. Maintenant, on va se tourner vers ce grand rendez-vous et on se doit d’aller au bout », poursuit le milieu international centrafricain, conscient que la rencontre à venir s’annonce « capitale ». « Toulouse n’a jamais été un adversaire facile. Avec les efforts du dernier match, le minimum est de répéter les efforts. Le coach en est conscient et l’a bien affirmé après Lyon. Il faudra mettre tous les éléments pour gagner ces deux matches contre Toulouse », souligne-t-il, en évoquant la future rencontre en Ligue 1, samedi, dans la ville rose. Un premier round qui donnera un avant-goût aux Olympiens.

    « Il faut maîtriser tous les aspects du jeu. Il n’y a pas un match similaire à celui d’après », estime Habib Beye, l’entraîneur de l’OM. « Il y aura des transitions contre Toulouse, mais on peut aussi être dans une situation où Toulouse est aussi en bloc haut et on aura les mêmes transitions », ajoute le technicien franco-sénégalais de 48 ans, persuadé qu’il faut fixer « des objectifs très élevés pour créer une émulation », sans toutefois s’enflammer pour autant. « Il y a de très grosses équipes encore en Coupe de France. je ne vois pas le parcours de l’OM en fonction de ce que le PSG a fait. […] À nous d’être très motivés pour atteindre cet objectif-là. Si on veut faire une saison parfaite, il nous reste encore treize matches », soutient-il, en ne voulant pas choisir entre l’aventure en championnat pour se qualifier en Ligue des Champions ou une épopée en Coupe de France qui offrirait un trophée tant convoité à son peuple. « On va jouer les deux compétitions à fond. Il n’y a pas de choix du roi. Je suis étape par étape. Il faut aller chercher ces trophées et objectifs, match après match. Le match contre Toulouse sera difficile, mais il faudra aller chercher le résultat », lâche Habib Beye.

    Repères

    Point sur l’effectif

    En dehors de la suspension de Pierre-Emile Højbjerg, Amine Gouiri sera « trop juste » physiquement pour cette rencontre. Quinten Timber « a l’épaule qui a un petit peu bougé » et Tadjidine Mmadi ressent une douleur à la cuisse.

    Un maillot partagé

    À l’occasion des quarts de finale de la Coupe de France, la Fédération lance le concept du « maillot partagé ». Le côté droit du maillot est marseillais, le côté gauche Toulousain. Il sera porté par les jeunes accompagnateurs de joueurs.

    Qui sera le capitaine en l’absence d’Højbjerg ?

    Averti pour la cinquième fois dans une compétition française cette saison contre Brest, vendredi dernier, le Marseillais Pierre-Emile Højbjerg a écopé d’un match de suspension de la part de la commission de discipline et manquera donc ce quart de finale de Coupe de France, ce mercredi, face à Toulouse. En son absence, Habib Beye va devoir confier le brassard de capitaine à quelqu’un d’autre. En répondant à ses critères avant tout. « L’aspect technique arrive en dernier. Je pense que j’ai prouvé que je n’incarnais pas cet aspect quand j’étais joueur. Le capitaine doit être l’identité du groupe, le relais d’un coach et un leader naturel. Je suis très serein sur mon choix contre Lyon et celui que je ferai demain », annonce-t-il, sans dévoiler le nom de l’heureux élu. À son arrivée, le technicien franco-sénégalais avait retiré cette responsabilité à Leonardo Balerdi. Ce dernier fait donc partie des potentiels candidats. « Leo est très important et j’ai beaucoup apprécié son attitude contre Lyon. Leo est un capitaine, le brassard est un symbole », ajoute Beye.

  • Municipales en Occitanie : l’avenir de la jeunesse est aussi un enjeu local

    Municipales en Occitanie : l’avenir de la jeunesse est aussi un enjeu local

    « Les jeunes nous disent qu’ils ont d’abord confiance dans les citoyens eux-mêmes pour changer les choses, dans la famille perçue comme un refuge, dans les acteurs locaux et dans l’entreprise. »* Interrogé en février 2022, le directeur général de l’institut de sondage Ifop, Frédéric Dabi, brossait le portrait de la jeunesse française à l’occasion de la publication d’un livre, La Fracture (Les Arènes, 2021) détaillant 60 ans d’enquête auprès de la jeunesse c’est-à-dire plus d’un demi-siècle d’un même questionnaire posé aux générations, toutes classes sociales confondues, de 1957 à 2020.

    Si l’auteur constate, chez les jeunes générations d’aujourd’hui, une montée des individualités et, surtout, une non-expérience (autre que livresque) des grandes mobilisations collectives spécifiques à la jeunesse – la dernière en date, contre le Contrat Première Embauche (CPE), remonte à 2006 – Frédéric Dabi souligne qu’en 60 ans « les questions sociales, le chômage, les inégalités, la vie chère sont des préoccupations importantes qui ressortent toujours de l’enquête. Le mot capitalisme est un des plus rejetés par les jeunes. »

    Quelques années plus tard, en 2025, une autre enquête menée par l’institut IPSOS** a sondé « l’état d’esprit des jeunes français ». Ses auteurs résument l’étude en ces termes : « À l’instar des Français dans leur ensemble, la première préoccupation des jeunes est le pouvoir d’achat (38%). En revanche, les inégalités sociales arrivent en seconde position (27%), marquant ici une différence importante avec les Français toutes tranches d’âges confondues. Fait notable, les femmes sont plus préoccupées par les inégalités sociales que les hommes (34% contre 20 %) ». À la veille des élections municipales des 15 et 22 mars, les préoccupations de la jeunesse ne peuvent donc rester sur le bord du chemin et en dehors des programmes (lire ci-contre). L’emploi est la première des préoccupations des jeunes. Dans l’enquête de l’Ipsos, 70% des 20-21 ans estiment que le monde du travail « est plus stressant qu’épanouissant ».

    Autre résultat, seuls 38% pensent que « l’école donne la même chance de réussite à tout le monde » et 39% que « les études supérieures sont accessibles à tout le monde. » D’une manière générale, soulignent les auteurs, « les inégalités liées aux origines sociales, géographiques, culturelles ou ethniques sont importantes en France pour 82% » des 20-21 ans et « sont un frein dans l’accès à l’emploi pour 80%. » d’entre eux.

    Des jeunes de plus en plus endettés

    Et lorsqu’emploi il y a, la précarité ne s’évanouit pas pour autant. Une récente étude de la Banque de France***, publiée le 17 février, révèle qu’entre 2024 et 2025, les dossiers de surendettement déposés par les jeunes de 18 à 29 ans ont bondi de 36% et représentent 12% de la totalité des dossiers de surendettement sur la période, soit 17 000 en 2025 contre 12 500 en 2024. La hausse est de 65% pour les 18-25 ans. Leur profil ? « Ces jeunes sont plus souvent des femmes, davantage au chômage, souvent hébergés chez leurs parents et en grande partie employés ou ouvriers ». Les difficultés d’accès à l’emploi et au logement, indispensables pour démarrer dans la vie, expliquent en grande partie la dureté de la condition de nombreux jeunes. Une question de choix politiques qui doit irriguer la campagne des municipales.

    *Entretien dans Cause commune, janvier-février 2022.

    **Avoir 20 ans, état d’esprit des jeunes, Ipsos pour Article 1, 2025.

    ***Les Échos, 18 février 2026.

  • Le Grau-du-Roi : une commune littorale au bord de la saturation

    Le Grau-du-Roi : une commune littorale au bord de la saturation

    Le Grau-du-Roi (8 700 habitants à l’année) n’est pas une commune comme les autres : en saison, la ville peut accueillir jusqu’à 120 000 lits touristiques, tandis qu’elle compte près de 20 000 résidences secondaires. Un modèle économique qui fait vivre la station… mais qui écrase le quotidien des habitants permanents. Particularité : la bataille se joue surtout entre listes situées à droite et à l’extrême droite

    À la tête de « Gardons le Cap », Robert Crauste (maire depuis 2014, sans étiquette) met en avant un bilan d’investissements et une gestion jugée solide, annonçant 14 M€ d’investissements au budget. Il promet de poursuivre la rénovation du centre ancien, les pistes cyclables, une coulée verte, un nouvel hôtel de police municipale, et un projet emblématique : parking silo au-dessus de halles gourmandes sur la zone portuaire. Sur le logement, il revendique 1 000 logements produits en deux mandats et de nouveaux programmes (maisons, locatifs, écoquartier), ainsi qu’un projet de 100 lits pour saisonniers.

    Sortir de la carte postale

    Mais le cœur de la campagne est ailleurs : la difficulté à vivre au pays de la carte postale. Loyers exorbitants, fracture depuis le Covid, absence d’encadrement : les témoignages s’accumulent et la colère monte chez les habitants à l’année. Pour les candidats, l’enjeu est clair : garantir un droit à la ville et empêcher la commune de devenir un dortoir saisonnier.

    En face, Charly Crespe (DVD), opposant depuis 2020, mène la liste « Agir avec bon sens et respect ». Il mène sa campagne sur les promesses non tenues, notamment sur la santé. Alain Guy (sans étiquette, ancien de l’UDR) fait de la sécurité et du stationnement ses priorités, dénonçant le « béton ». Bernard Luciani (RN-UDR) avance une « liste de compétences », axée sur sécurité et économie. Derrière les postures, une question tranche : quelle ville pour celles et ceux qui y travaillent et y vivent toute l’année ?

  • Le plan mobilités de « Nîmes en commun »

    Le plan mobilités de « Nîmes en commun »

    Au cœur de son projet municipal, Nîmes en commun fait des mobilités un levier central de justice sociale, de pouvoir d’achat et de transition écologique. La première mesure phare concerne la gratuité immédiate des transports scolaires, afin de mettre fin à une inégalité territoriale : à Nîmes, les familles paient encore quand la Région, ailleurs, prend en charge les déplacements des élèves. La liste conduite par Bouget propose également la gratuité pour les personnes en situation de précarité, le maintien de celle existante pour les plus de 70 ans, ainsi qu’un demi-tarif pour les retraités de moins de 70 ans. À cela s’ajoute une gratuité par l’usage, progressive, avec des trajets offerts après un certain nombre de voyages, pour encourager l’utilisation régulière du réseau.

    Des transports accessibles, fréquents et sécurisés

    Sur l’offre de transport, la liste défend un renforcement des fréquences et des amplitudes horaires, notamment tôt le matin et tard le soir, pour répondre aux besoins des salariés aux horaires décalés. Tous les quartiers doivent bénéficier du même niveau de desserte, avec une attention particulière portée à la mobilité des femmes le soir et à la desserte des équipements publics, comme l’hôpital ou les zones d’activité. Autre pilier du programme : un plan vélo ambitieux, avec la création d’environ 50 km de pistes cyclables supplémentaires sur le mandat. L’enjeu n’est pas seulement d’augmenter le linéaire, insiste Nîmes en commun, mais de garantir la continuité, la lisibilité et la sécurité des itinéraires en reliant les quartiers, les établissements scolaires, les pôles d’emploi et les gares. Des stationnements sécurisés et un accompagnement à la pratique, notamment pour les jeunes et les seniors, sont également prévus.

    Enfin, sans opposer les modes de transport, la liste propose un plan pluriannuel d’investissement sur la voirie, partagé avec les habitants et les comités de quartier. Objectif : sécuriser les déplacements, améliorer l’état des routes et des trottoirs, désengorger les axes saturés et offrir de véritables alternatives à la voiture individuelle pour celles et ceux qui n’en ont pas aujourd’hui.

  • Festival « Battement d’elles » à Nîmes : “Silex”, une conférence acrobatique sur la sexualité

    Festival « Battement d’elles » à Nîmes : “Silex”, une conférence acrobatique sur la sexualité

    On vous rassure tout de suite, c’est une conférence qui n’a rien d’un cours magistral ! Au contraire… À travers le personnage de Juliette, une acrobate qui raconte son parcours autour de la sexualité, Silex s’emploie, avec humour, « à questionner les idées reçues avec lesquelles on s’est construit. Par exemple celle qu’un rapport sexuel, pour être bon, doit durer longtemps ; que la pénétration est forcément centrale ; qu’une sexualité réussie, au sein d’un couple, va être une sexualité régulière… », énumère Inès Maccario, de la compagnie toulousaine Sid, auteure et interprète de ce solo.

    « L’idée est de démystifier des croyances autour de la sexualité et de célébrer le plaisir. Ces dernières années, on a beaucoup parlé des violences liées à la sexualité, ce qui est vraiment nécessaire. Mais on parle un peu moins du plaisir. J’avais envie de remettre ça au centre », développe cette acrobate diplômée de l’académie Fratellini, école supérieure des arts du cirque. Un médium sur lequel elle s’appuie pour créer cette « conférence acrobatique » conçue sur le modèle des conférences gesticulées. « Juliette est un personnage qui, pour gérer les choses et les comprendre, va être beaucoup dans l’analyse. Du coup, elle partage ses connaissances et ses recherches autour de la sexualité, mais raconte une histoire qui reste intime. On n’a pas le côté rébarbatif de la conférence, on est sur une autofiction, un parcours de vie, mais avec un personnage qui va quand même s’appuyer sur des recherches et pas simplement sur un ressenti », détaille Inès Maccario. Le corps, lui, « arrive dans les moments où la parole ne suffit plus ». L’acrobatie permet de représenter la sexualité de manière distanciée et métaphorique, « sans que ce soit une imitation crue. Ça permet que ce soit socialement partageable ».

    Accessible à partir de 14 ans, ce spectacle est régulièrement proposé dans des collèges et des lycées. Mais pas que ! Les adultes y sont également très réceptifs… « Je vois, quand on joue dans l’espace public, que ça leur parle aussi, car on a tous cruellement manqué d’éducation à la sexualité, en dehors de la reproduction », estime Inès Maccario. Ce spectacle « permet à chacun de tirer des fils et de faire des liens avec des vécus, sans poser de nouvelle injonction. Il n’y a pas une bonne et une mauvaise sexualité », insiste l’artiste.

    Jeudi 12 mars à 18h30, Silex sera donc proposé au lycée Daudet, salle Terrisse, dans le cadre du festival féministe des Ami.es du Prolé. Petit plus : chaque représentation est accompagnée, à la fin, d’un « bord plateau », un échange avec le public au cours duquel Inès Maccario est accompagnée de Ludi Demol Defe, conférencier spécialisé dans l’éducation affective et sexuelle.

  • [Tribune] L’Alliance de la presse d’information générale condamne les atteintes à la liberté de la presse

    [Tribune] L’Alliance de la presse d’information générale condamne les atteintes à la liberté de la presse

    Par l’ensemble des titres de l’Alliance dont « La Marseillaise » est membre

    Des attaques verbales et des agressions physiques contre les journalistes dans l’exercice de leur mission, des dégradations sur les locaux de nos médias, des campagnes de harcèlement orchestrées sur les réseaux sociaux… Ces dernières semaines, la presse d’information, de Midi Libre à la Voix du Nord, de Libération au Télégramme, de L’Ardennais à La Nouvelle République, de La Montagne à ICI Touraine, a fait l’objet d’attaques récurrentes et croissantes. En cette période électorale, les médias doivent faire face au quotidien à la polarisation d’un débat public, alimentée par une parole politique parfois violente et décomplexée.

    Nos médias assistent à une lente dérive, à un transfert de toutes les colères vers un bouc-émissaire : les médias et les professionnels de l’information. Instrumentalisées sur les réseaux sociaux, de plus en plus violentes sur le terrain, ces poussées de fièvre se traduisent régulièrement par des mises en cause physiques et verbales de nos journalistes.

    Ces atteintes à la liberté de la presse et au libre exercice du métier d’informer sont d’autant plus intolérables qu’elles sont parfois le fait d’élus de la Nation qui écartent nos journaux de leurs collectivités, nous dénigrent ou font pression sur nos rédactions.

    Remparts face aux fausses nouvelles, artisans de la vérification des faits, nous refusons la posture du silence. Nos médias interrogent chaque jour l’action publique et collective, essaient autant de la mettre en perspective que d’en pointer les dérives ou les mauvaises gestions. Ils contribuent ainsi à la vie démocratique locale et nationale, dans le respect de la place des élus, des partenaires sociaux, des acteurs de la société civile. Ils ne peuvent accepter de telles agressions et de telles mises en cause publiques.

    Sous d’autres cieux moins cléments en termes de libertés publiques, on dénoncerait ces excès et ces violences. En France, l’opinion publique a pris la mesure du danger : 65 % des Français estiment que la liberté de la presse est menacée. L’inquiétude citoyenne est là. Ce sont les relais politiques qui manquent.

    À quelques jours des élections municipales, nous demandons à chaque candidat, responsable syndical ou associatif un engagement clair : défendre publiquement la liberté d’informer et condamner toute forme de pression sur les journalistes. Car là où l’information disparaît, c’est la participation démocratique elle-même qui recule.

  • Un dernier match à la maison pour les Spartiates avant d’attaquer les play-off

    Un dernier match à la maison pour les Spartiates avant d’attaquer les play-off

    Dernière ligne droite pour les Spartiates. Les hockeyeurs marseillais n’ont plus que deux journées à disputer avant de se diriger vers les play-off, où ils ont déjà acquis leur ticket depuis plusieurs semaines.

    Pour cet avant-dernier match de la saison régulière, le dernier au Temple, ils défient les Rapaces de Gap, bons derniers de Ligue Magnus et condamnés à jouer les play-out en compagnie de Chamonix Mont-Blanc, Anglet et Cergy-Pontoise. Un adversaire à ne pas prendre à la légère selon Luc Tardif : « Pour avoir vu leur dernier match face à Briançon, on va devoir faire un gros match pour l’emporter », prévient l’entraîneur marseillais, persuadé que les Gapençais, qui se sont inclinés en prolongations, « n’ont pas démérité » et ont même « vraiment dominé » leurs adversaires avec 50 tirs à 20.

    Avantage convoité

    Les Spartiates pourront compter sur le retour de suspension de Fabien Colotti, mais déplorent toujours cinq blessés : Micke-Max Asten, Emil Tavernier, Tyler Wong, Albin Lindgren et Noa Nsonsa-Kitala.

    « L’équipe est un peu décimée, mais l’état d’esprit est excellent », assure Luc Tardif, qui devra affronter « une grosse équipe », peu importent les scénarios en cette fin de saison. « On va essayer d’aller chercher cette quatrième place », lance le technicien phocéen, conscient que l’avantage du terrain est « absolument important ». Mais cela dépendra en grande partie des prestations de Bordeaux, leur probable futur adversaire au premier tour des play-off.

  • Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    C’est l’année où jamais pour le Stade Marseillais Université Club (Smuc) Basket. Installée depuis de nombreuses saisons en Nationale 2, la formation phocéenne n’a jamais été aussi proche de passer un cap décisif. Deuxième ex æquo avec Le Cannet dans la poule A, les pensionnaires du Technosport de Luminy (et parfois de la salle Bergasse) ne comptent qu’un petit point de retard sur La Pontoise, leader de la division, à huit journées de la fin du championnat.

    « Pour nous, l’objectif est d’abord de prendre les matches les uns après les autres », souligne l’ailier Geoffrey Cavanna, l’un des grands artisans du succès marseillais avec une moyenne de 16,17 points par match. D’ailleurs, les deux concurrents à la montée tant convoitée s’affronteront le 4 avril dans l’antre smuciste, où les Phocéens n’ont connu qu’une seule défaite pour le moment, le 19 décembre contre Saint-Vallier (61-71).

    Bercy leur tend les bras

    « Il y a une confiance collective et de bonnes individualités qui nous permettent d’exister, tant offensivement que défensivement. Et une envie de se rattraper de la saison dernière, concrètement, qui avait été une saison très compliquée, avec un maintien sur la dernière journée », se remémore Hakim Sayah, l’emblématique capitaine du Smuc Basket, qui a fait son grand retour, cette saison, après avoir été éloigné des parquets pendant un an.

    Sous la houlette de trois entraîneurs, Laurent Nicolas (coach principal), Mo Kanté (coach spécialisé dans la défense) et Charles Michée (coach spécialisé dans l’attaque), l’équipe universitaire a changé d’identité par rapport aux années précédentes, où certaines individualités prenaient le pas sur le collectif. « Aujourd’hui, on mise beaucoup sur l’aspect défensif », signale le capitaine Sayah, persuadé que ce style de jeu leur permet également « d’attaquer plus facilement ». Le recrutement, en début de saison, de l’ex-ailier salonais Louis Galbrun et de l’intérieur anglais Boban Jacdonmi allait en ce sens. « La mayonnaise a bien prise dès le début », se réjouit Geoffrey Cavanna, qui a passé la barre des 2 000 points en Nationale 2. « Les jeunes prennent de plus en plus de place, mais on a un noyau d’anciens qui est quand même assez solide et assez sain », ajoute-t-il, conscient que ce bon mélange fait leur force. Aussi bien en championnat qu’en Coupe de France, où le Smuc s’est qualifié pour les quarts de finale. Ils ne sont plus qu’à deux matches d’une finale historique à Bercy.

  • Les salariés du centre de santé de Manosque inquiets

    Les salariés du centre de santé de Manosque inquiets

    Les salariés du centre de santé Oxance de Manosque se sont réunis mardi avec la CGT pour discuter de leurs inquiétudes concernant une potentielle fermeture du centre, le réseau mutualiste Oxance étant en procédure de sauvegarde. « Confronté à des contraintes économiques durables, nées lors de la crise sanitaire, le groupe a engagé une démarche de sauvegarde afin de stabiliser sa situation financière, rééchelonner sa dette et se donner le temps nécessaire pour construire un plan de redressement », a indiqué Oxance.

    L’avenir d’Oxance en suspens

    Les salariés attendent de nouvelles mesures d’Oxance qui doivent être annoncées en CSE le 26 mars. La CGT a insisté sur sa volonté de préserver l’offre de soins abordable pour tous et les emplois, alors que plus de 20 000 personnes n’ont pas de médecin traitant dans le département. Certains patients viennent de Digne-les-Bains ou des Hautes-Alpes pour se soigner au centre Oxance de Manosque. « Si le centre de Manosque ferme, comment la population sera-t-elle prise en charge ? », se sont interrogés les participants à la réunion.

    Les salariés ont déploré le fait qu’Oxance « ne donne pas suite à de jeunes médecins qui veulent venir y travailler ». Avec la CGT, ils ont évoqué le besoin de soutien des collectivités aux centres de santé. Ils ont reproché au maire de Manosque de ne pas les soutenir. « La municipalité actuelle considère que contrairement à l’hôpital, la collectivité n’a pas vocation à financer directement un centre de santé privé », a répondu le cabinet du maire.

    Les syndicats prévoient des rassemblements vendredi à Marseille et mercredi à Lyon et doivent être reçus par les ARS à cette occasion. Ils ont également rédigé des pétitions.

    Rassemblement devant l’ARS de Marseille, 132 bd de Paris, le 6 mars à 11h30.