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  • Notre système de santé toujours grippé

    Notre système de santé toujours grippé

    La grippe jouera-t-elle les trouble-fêtes ? La réponse est oui. Dans notre région, la vague épidémique est forte et plus précoce que la normale. Elle met déjà notre système de santé sous tension avec une explosion des appels au Samu, une saturation des consultations en médecine de ville mais aussi des services hospitaliers.

    Tout se passe comme si les leçons de l’épidémie de Covid-19 n’avaient pas été tirées. La fragilité de notre système de soin est telle qu’un virus saisonnier récurrent comme celui de la grippe le met à mal.

    Pire, la défiance qui s’est installée vis-à-vis de la vaccination à l’occasion de la pandémie de 2019-2020 pèse désormais sur la prévention de la grippe. Les personnes fragiles et âgées de plus de 65 ans sont vivement invitées à se faire vacciner mais elles sont encore trop peu à franchir le pas. De même, une vaccination plus large permettrait de freiner les conséquences de l’épidémie et de protéger les actifs, durement frappés cette année.

    Un enjeu d’intérêt général

    C’est un véritable choix de santé publique à faire car seules les personnes à risque bénéficient d’une prise en charge à 100% du vaccin, les autres doivent le payer.

    Et pourtant, la grippe n’est pas une maladie anodine. Selon Santé publique France, elle a été responsable l’an dernier de 17 600 décès, d’environ 30 000 hospitalisations et de près de 3 millions de consultations chez un médecin.

    C’est dire si l’objectif de prévenir l’épidémie et celui de prendre au mieux en charge les malades sont un enjeu d’intérêt général.

  • L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    « Santé publique France prédit un pic épidémique qui pourrait arriver cette semaine ou la semaine prochaine », indique Olivier Reilhes, directeur de la Santé publique et environnementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Paca. Face à la vague importante de contaminations que connaît la région, le préfet a publié ce lundi un arrêté de réquisition de certains médecins généralistes à la demande de l’ARS.

    C’est la quatrième semaine consécutive que la région Paca est en phase épidémique, comme le reste des régions de France métropolitaine. La semaine passée, la région a enregistré « 2 000 passages aux urgences pour état grippaux et un peu moins de 500 hospitalisations la semaine dernière, ce qui équivaut presque au pic épidémique de l’année dernière », indique Olivier Reilhes. Une augmentation par rapport à la semaine précédente qui laisse penser au directeur que le pic de l’épidémie devrait avoir lieu cette semaine ou la semaine prochaine.

    Trois semaines d’avance

    Une grippe arrivée plus tôt de quelques semaines par rapport aux années précédentes, ce qui fait arriver la vague épidémique pendant les fêtes.
    « Mêmes chiffres que la saison dernière », pour l’heure.

    Le niveau très élevé d’activités hospitalières a obligé l’ARS à déclencher la mise en œuvre des plans de gestion spécifiques à ce type de situation.

    « Cela signifie que l’on prépare les établissements depuis plusieurs semaines. Pour assurer la prise en charge des cas à la fois aux urgences et en hospitalisation, explique le directeur de l’ARS Paca. Ça veut dire consolider les plannings de présence des personnels, un sujet sensible dans le contexte des fêtes de fin d’année. » Cela nécessite « des services saisonniers complémentaires avec des lits supplémentaires pour pouvoir absorber ce flux de patients. Cela signifie aussi sortir d’hospitalisation un certain nombre de patients qui ne le nécessitent plus pour les malades de la grippe ».

    Les gestes barrières et le port du masque ont également été remis en place, depuis le 8 décembre, dans de nombreux centres hospitaliers. Comme au sein de l’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) où le port du masque est de nouveau obligatoire pour les professionnels et les visiteurs, ainsi que le renforcement de l’hygiène des mains avec des distributeurs de gels hydroalcooliques réinstallés à certains endroits et l’augmentation des vaccinations au sein des professionnels.

    Le vendredi suivant, le 12 décembre, la stratégie de prévention des risques a été ajoutée aux gestes barrières au sein de l’apr.-HM. Chaque patient hospitalisé, peu importe la raison de son admission, est dorénavant dépisté afin de l’orienter vers une chambre simple ou double suivant les résultats. Au service pédiatrie, les parents accompagnants sont également testés. Un moyen de contenir les transmission de maladie.

    Une meilleure couverture vaccinale

    Une épidémie dont le variant K semble être en grande partie responsable. D’abord arrivé au Royaume-Uni, il est maintenant très répandu en France. « On est sur de la transmissibilité élevée mais il ne semble cependant pas avoir un excès de sévérité, explique Olivier Reilhes. Le pourcentage de personnes hospitalisées après passage aux urgences est globalement stable et proche de ce qu’on a connu l’année dernière. »

    Une épidémie qui pour le moment semble être équivalente à celle de la saison dernière. « On pense qu’elle est à peu près égale mais on n’en est pas sûr. On sait en général que pendant les fêtes, il y a un brassage de population : les gens se retrouvent en famille, donc ça accentue la transmission du virus », précise le haut fonctionnaire.

    Un brassage qui rend encore plus nécessaire la vaccination, qui a par ailleurs été plutôt bien suivie avec 900 000 doses distribuées sur la région, et 42% des personnes à risque vaccinées, soit autant qu’à la fin de la campagne de l’an passé. Le directeur de l’ARS Paca rappelle également l’importance des gestes barrières « que l’on connait bien mais que l’on n’applique plus toujours », déplore-t-il. Ainsi, il rappelle l’importance du masque s’il l’ont ressent des symptômes, l’aération des pièces et un lavage régulier des mains.

  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • Le Gard et l’Hérault en fête

    Le Gard et l’Hérault en fête

    Mialet (Gard)

    Quand le Père Noël se cache à la Grotte de Trabuc

    La commune cévenole, Mialet, abrite la caverne du Père Noël ! Les différents paysages souterrains de la célèbre Grotte de Trabuc sont mis en lumière par des scénographies poétiques qui invitent les visiteurs à plonger dans l’univers d’une grotte enchantée et musicale. La traversée peut se faire grâce au dispositif d’audioguide ou en toute liberté en faisant voler son imagination. En suivant le sentier des bougies, des espaces surprenants attendent les visiteurs au détour des galeries, tels que le jardin des licornes, l’observatoire du lac, les animaux de la forêt autour de la cascade, la plaine des grands rennes, la joyeuse fabrique des lutins, jusqu’à la rencontre du bonhomme en rouge. Attention, au pays du Père Noël cévenol la température est de 14 degrés.

    Du 20 au 24 et du 26 au 30 décembre. 13,40 euros, gratuit pour les moins de 5 ans.

    Montpellier (Hérault)

    La fabuleuse crèche languedocienne

    La crèche languedocienne offre une représentation la plus fidèle possible de la vie dans notre région vers la moitié du XIXe siècle, par des éléments architecturaux typiques, des métiers traditionnels, des costumes de l’époque… Avec près de 250 santons habillés sur 40 m² de décor, ce n’est pas une simple crèche, mais la représentation d’un village de la région montpelliéraine. Costumes et bâtiments sont la réplique de ceux existants à l’époque, des panneaux contigus donnent d’utiles explications sur l’architecture et le mode de vie. Rien n’est oublié : la culture de la vigne et de l’olivier, l’élevage ovin, les petits métiers d’antan, les personnages hauts en couleur de Montpellier, les danses traditionnelles (animées par des mécanismes), les joutes…

    Du 21 décembre au 2 janvier de 14h30 à 18h. Salle Pétrarque. Gratuit.

    Palavas-les-Flots (Hérault)

    Les flots enchantés, des fêtes les pieds dans le sable

    Le boulevard Joffre de Palavas-les-Flots se métamorphose jusqu’au 4 janvier. Véritable lieu magique en bord de mer, il invite petits et grands à vivre la féerie des fêtes à travers des illuminations, des spectacles poétiques (comme celui de la Compagnie Les Enjoliveurs, le 22 décembre à 17h, notre photo), des concerts, des déambulations féeriques, des manèges mais aussi des gourmandises et des produits artisanaux de qualité. Un rendez-vous incontournable pour se plonger dans l’esprit de Noël et partager la chaleur et la convivialité des fêtes de fin d’année. Toutes les déambulations ont lieu dans le village de Noël et dans la rue Saint-Roch. Tous les spectacles fixes se jouent sur la scène au milieu du village de Noël.

    Tous les jours jusqu’au 4 janvier. Gratuit. Programme complet sur le site palavaslesflots.com

    Nîmes (Gard)

    Des mythes heureux au Musée de la romanité

    Les histoires de la mythologie finissent mal, en général ? Pas toujours ! Avec Cupidon, Ariane, ou encore Apollon, pour Noël, le Musée de la romanité à Nîmes propose des visites pour découvrir des mythes à la fin heureuse garantie, tous les jours du 20 décembre au 3 janvier à 15h30.* L’occasion aussi de visiter l’exposition temporaire « Gaulois, mais Romains » autour de laquelle des ateliers sont proposés pendant les fêtes. Notamment pour les plus petits (3 à 5 ans) avec « Paupiette et les Gallo-romains »** où l’on suit les aventures d’une petite laie. Grâce aux œuvres de l’exposition, à des histoires et des activités, Paupiette raconte aux enfants et à leurs parents comment on vivait chez les Gallo-romains.

    *Du 20 décembre au 3 janvier, 15h30. Tarif enfant : 6€, adulte : 12€,, 9€ (réduit), 3€ (adhérent); Durée 1h. **Mercredis 24 et 31 décembre, 10h30. Tarif enfant : 3€ adulte : 9€, 3€ (adhérent) Offre famille (2 adultes + 2 enfants) : 21€. Durée 1h.

  • [Rétro 2025] Gard : abattoir sauvé, halles critiquées

    [Rétro 2025] Gard : abattoir sauvé, halles critiquées

    Fermé mi-janvier suite à la liquidation judiciaire prononcée en décembre 2024 par le tribunal de commerce, l’abattoir d’Alès a pu être sauvé in extremis au prix d’une privatisation de l’outil.

    Après plusieurs mois de procédures et de travaux de remise aux normes, la structure reprise par Olivier Roux, l’ancien directeur de l’abattoir de Tarascon et actuel patron d’Atelier spécialisé viande (ASV), a finalement pu rouvrir ses portes le 11 septembre. A peine 11 salariés y travaillaient à la reprise contre une vingtaine auparavant. Essentielle, l’installation, qui ne tourne qu’à 50%, va devoir faire ses preuves pour durer.

    Les halles de la discorde

    A Nîmes, un projet qui aurait pu sembler consensuel fait jaser. Il s’agit de la rénovation programmée des halles historiques (140 ans). Le flou entretenu par la municipalité de Jean-Paul Fournier est tel qu’en mai, un collectif a fait part de ses craintes, réclamant une véritable concertation. L’absence d’objectif ou même de visuel de ce que sera le lieu en 2029 suscite la méfiance. Combien d’étals demeureront ? Ce lieu de vie peut-il se gentrifier et devenir un lieu de consommation bling bling, comme à Béziers où les halles privatisées par Robert Ménard ont changé d’atmosphère et de clientèle ? A Nîmes ou Béziers, les halles, enjeu des municipales.

  • [Rétro 2025] À Béziers, Ménard s’en prend encore aux quartiers populaires

    [Rétro 2025] À Béziers, Ménard s’en prend encore aux quartiers populaires

    Interdiction de la vente des canettes de bière à l’unité, zèle pour la construction d’un centre de rétention administrative… On ne compte plus les fois où, en 2025, Robert Ménard s’en est à nouveau pris aux populations précaires, quelles que soient leurs nationalités.

    L’une de ses décisions unilatérales les plus commentées fut sans doute le choix d’étendre, durant tout l’été (vacances scolaires incluses), son arrêté municipal instaurant un couvre-feu pour mineurs de moins de 15 ans. Une mesure motivée à l’époque par les émeutes dans les banlieues (suite à la mort du jeune Nahel tué par un policier), qui avait déjà fait réagir en 2024, bien que le Conseil d’État n’ait pas jugé opportun de l’annuler.

    N. Cossange : « Mépris de classe »

    Se sentant pousser des ailes, le shérif de la cité Paul Riquet a donc remis ça en ciblant des quartiers populaires. De 23h à 6h du matin, les mineurs de moins de 15 ans résidant en centre-ville, à la Devèze ou à Irranget-Grangète se sont donc vus confinés chez eux jusqu’au 30 septembre, mais aussi pendant les vacances scolaires et la nuit d’Halloween, le 31 octobre. Le tout sous couvert de lutter contre le trafic de drogue.

    « Robert Ménard réduit la question de la délinquance aux quartiers populaires. Il affiche un mépris de classe qui est aussi un aveu d’impuissance : sa politique de ravalement de façade sans lien avec la nécessité de services publics est un échec », commentait alors l’opposant Nicolas Cossange (PCF).

    Du côté de la LDH 34, Sophie Mazas n’en démord pas. « L’article 34 de la Constitution dit que toute mesure de restriction de liberté doit se faire au niveau du Parlement. Son arrêté est directement contraire à la loi. »

  • [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    La Marseillaise : Quelle est votre source de satisfaction principale au travers de cette saison 2025 riche en événements pour votre club ?

    Patrick Sorin : Dans le cadre de notre projet « Ambition la Pomme 2028 », notre objectif principal reste la formation des jeunes. L’année qui se termine a été très intéressante parce qu’on est à 70 victoires toutes sections confondues. J’en profite pour parler de l’école de cyclisme, qui est d’ailleurs championne régionale pour la première fois, où l’on a cumulé tout au long de la saison plus de 100 podiums et 11 titres régionaux. On conforte donc notre place de leader régional sur le cyclisme sur route. Et j’estime qu’on est proche d’ailleurs du podium national sur la formation des jeunes. Je pense qu’on va atteindre la barre des 300 licenciés dans très peu de temps, dont une centaine de jeunes. Ce qui est extrêmement réjouissant dans un contexte national qui n’est pas celui-là.

    La section cyclo-sportive nommée « Cyclo Compèt », créée il y a moins d’un an, s’avère déjà être un succès. Quelle est la prochaine étape de ce projet ?

    P.S. : On s’est donné un objectif pour 2026. La Fédération française de cyclisme a créé, il y a quelques années, un trophée Label d’Or. Ça porte sur une quinzaine de cyclos sportifs en France. Il y a un classement par équipe annuel et national. Notre objectif est de nous retrouver en 2026 sur le podium de ce trophée Label d’Or. Nos cyclos sportifs concernés par cette section reçoivent des entraînements programmés de la part de Claire Lafforgue, notre directrice U19. Je suis très satisfait qu’il y ait une porosité entre les sections.

    Concernant l’organisation de vos événements, quel est le plan de bataille pour la saison à venir ?

    P.S. : Les Bosses de Provence, ça y est, c’est parti. La 31e édition, l’an prochain, aura lieu le 26 septembre. Mais on a un deuxième événement qui grandit aussi : celui qu’on organise au Ventoux chaque été avec Bernard Hinault et les urologues. Ça ne cesse de grandir avec un retentissement qui devient international puisqu’il y a des Belges, des Hollandais, des Anglais et des Suisses qui nous rejoignent. C’est super intéressant parce que les urologues invitent leurs patients atteints d’un cancer de la prostate et sortant d’une chimiothérapie, à essayer de monter le Ventoux. Toujours dans un esprit de solidarité et de convivialité.

    Entretien réalisé par Camille Kadoum

    Parmi les événements prévus dans
    leur calendrier, le Vélo Club la Pomme organisera au début du mois de juillet
    le championnat régional U15, U17 et U19, rebaptisé sous le nom de Grand Prix de Belconnen.

  • Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    La petite visite à Marseille valait le détour. Les basketteurs de Fos Provence Basket, qui restaient sur trois contre-performances d’affilée en championnat, ont retrouvé le chemin de la victoire face à Saint-Vallier (111-98), samedi soir au Palais des Sports de la cité phocéenne, à l’occasion de la 17e journée de Nationale 1. « C’est une très belle victoire », se réjouit Emmanuel Schmitt, entraîneur de la formation provençale. « On avait déjà à cœur de casser cette série de défaites, surtout face à une équipe qui va sûrement se qualifier pour la poule haute et devant un beau public pour lequel on se devait de montrer un beau spectacle », enchaîne le technicien suisse, conscient que les rencontres des « Marseille Basket Series », dont ce premier acte a fait « sold-out », sont des occasions pour ses joueurs de sortir de leur routine à la Halle du Dr Henri Giuitta. Sous les yeux du récent président et ancien entraîneur des BYers, Rémi Giuitta, les Fosséens ont atteint pour la première fois de la saison la barre des 100 points. Au-delà de l’apport habituel du meneur international bahamien Dominick Bridgewater, l’ailier américain Kareem Thompson a su tirer son épingle du jeu avec ses 30 points. « Il a été agressif beaucoup plus que ses derniers matchs », remarque Emmanuel Schmitt. « C’est un garçon qu’on a choisi pour qu’il amène de l’agressivité, de l’intensité et de la percussion. On attend de lui qu’il prenne davantage ses responsabilités », ajoute-t-il, fier de l’état d’esprit de ses protégés après une première partie du mois de décembre compliquée. « La saison est très longue en Nationale 1, il y a donc forcément des hauts et des bas », souligne l’arrière provençal Tom Dary-Sagnes. « Après, on est au courant qu’on a une cible dans le dos, donc forcément toutes les équipes vont vouloir nous faire déjouer. Mais à nous de rester concentrés, de continuer à travailler sur notre jeu, sur les attitudes et ne jamais se relâcher. Et je pense que si on est dans ce mindset-là, on va être difficile à prendre », poursuit le natif de Lyon, lucide sur la rude concurrence autour de la troisième place au sein de la poule B. Fos-sur-Mer a pour l’instant l’avantage, mais Mulhouse et Berck se rapprochent dans leur rétroviseur.

    FOS-SUR-MER 111 (53) SAINT-VALLIER 98 (46)

    17e journée – Nationale 1

    Au Palais des Sports de Marseille.

    1/4 temps : 30-28, 23-18, 30-27, 28-25. FOS-SUR-MER : Merignat, Bridgewater (25 pts, 2 rebs et 10 pass), Thompson (30 pts, 5 rebs et 2 pass), Dary-Sagnes (11 pts, 3 rebs et 3 pass), Doucouré (13 pts et 2 rebs), Bernaoui (14 pts, 10 rebs et 3 pass), N’Goli, Mendy (9 pts, 6 rebs et 1 pas), Karabi (8 pts, 6 rebs et 2 pass), Bourama (1 pt et 2 rebs). 23 fautes personnelles, dont 2 exclusions (Karabi et Bridgewater).

    Entraîneur : E. Schmitt

    SAINT-VALLIER : Archinard (15 points, 3 rebonds et 4 passes décisives), Hoyaux (7 pts et 6 rebs), Derradji (7 pts, 2 rebs et 7 pass), Sidibe (4 pts et 5 rebs), Thimon (3 pts, 1 reb et 1 pas), Jogminas (21 pts, 6 rebs et 3 pass), Rasolonjatovo (16 pts, 3 rebs et 6 pass), Bosc (2 rebs et 2 pass), Houblon, Yao-Delon (20 pts, 1 reb et 2 pass), Neree (5 pts et 1 reb). 32 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Yao-Delon, Bosc et Hoyaux). Entraîneur : A. Casimiri

  • OM : le grand retour de Neal Maupay comme titulaire

    OM : le grand retour de Neal Maupay comme titulaire

    L’attaquant de 29 ans, entré en jeu pour deux petites minutes seulement face à l’OGC Nice récemment (21 novembre, victoire 1-5), n’avait plus été titularisé par l’entraîneur italien depuis le 6 avril 2025 lors de la réception du Toulouse FC au stade Vélodrome (victoire 3-2).

    Maupay méritait sa titularisation selon De Zerbi

    « Il a joué parce qu’il l’a mérité », lance l’entraîneur italien, justifiant son choix par les bonnes prestations de celui qu’il considère « comme son fils » aux entraînements de ces dernières semaines. Malgré son côté volontaire, Neal Maupay n’a jamais réellement existé dans cette rencontre. Que ce soit comme pivot devant la défense, dans la surface ou bien même en essayant d’être à l’initiative d’une action potentiellement dangereuse. Mais rien ne lui a souri à Bourg-en-Bresse.

  • L’OM termine par un festival

    L’OM termine par un festival

    Entre l’Olympique de Marseille et la Coupe de France, les choses n’ont pas toujours été évidentes. Le club phocéen a connu plusieurs mésaventures au cours de
    ces 25 dernières années, avec des défaites face à des écuries semi-professionnelles comme Andrézieux-Bouthéon, Carquefou ou Canet-Roussillon, pour ne citer qu’eux. Compte tenu de ces passifs, l’affiche du 32e de finale de la Coupe de France 2025-2026 face à Bourg-Péronnas, pensionnaire du championnat National dans lequel évolue Aubagne, pouvait susciter certaines craintes en amont.

    Mais les Olympiens ne sont pas tombés dans le piège de cette compétition, cette fois-ci, en plantant pas moins de six buts dans la partie. « On a fait un match sérieux », se réjouit Roberto De Zerbi, insistant sur le fait que la prestation de ses protégées n’était pas parfaite, à cause d’un trop grand nombre d’occasions de but concédées. L’avant-centre burgien, Sidi Cissé, s’est retrouvé à cinq reprises dans une situation favorable dans la surface. Heureusement pour les Phocéens, aucune de ses tentatives n’a fait mouche.

    « On sait qu’il y a toujours de mauvaises surprises qui peuvent arriver, sachant qu’on menait seulement d’un but à la pause », souligne le technicien italien, soulagé d’avoir ouvert rapidement le score grâce à une tête du capitaine Leonardo Balerdi sur un corner exécuté par Angel Gomes, intéressant dans le cœur du jeu olympien. Le défenseur argentin a ainsi inscrit son premier but de la saison, lui qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis le 21 janvier 2024 (2-2 contre Monaco). Mais le réel déclic est apparu en seconde période, où Mason Greenwood – meilleur buteur de Ligue 1 – est à l’origine d’un florilège de buts. Pierre-Émile Højbjerg et Igor Paixão, éléments moteurs de cette rencontre, ont suivi le mouvement, avant que les entrants Bilal Nadir et Tadjidine Mmadi concluent l’après-midi avec deux boulets de canon imparables. Et ainsi, terminer l’année 2025 en beauté. « J’ai dit à mes joueurs qu’on a fait un bon début de saison, positif, avec des résultats importants. Après, il faut toujours faire mieux », lance De Zerbi, conscient que le mois de janvier s’annonce déjà capital.

    BOURG-PERONNAS 0 (0) MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

    Mmadi au top

    Âgé de 18 ans, Tadjidine Mmadi a inscrit son premier but avec l’équipe professionnelle, dimanche après-midi, pour sa troisième apparition seulement. L’international U20 français, récemment rentré de la Coupe du Monde avec les Bleuets, a déjà fait sensation cette saison en Youth League après son doublé face au Real Madrid. Il semble promis à un bel avenir.