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  • Briançon arrive au Temple pour la dernière des Spartiates à domicile

    Briançon arrive au Temple pour la dernière des Spartiates à domicile

    S’il y a bien une discipline qui ne s’arrête pas durant les fêtes, c’est le hockey sur glace. Les autres sports collectifs sont en pause Noël, mais les Spartiates enchaînent les matches tous les deux à trois jours. Ce mardi soir (20h15), au Palais omnisports, Marseille accueille Briançon pour le compte de la 27e journée de Ligue Magnus. Une nouvelle rencontre à venir, ce sera déjà la septième du mois de décembre malgré la trêve internationale. Les six premiers matches n’ont pas apporté beaucoup de points aux joueurs de Luc Tardif Jr. 2 victoires, 4 défaites, dont une élimination en Coupe de France. Une partie folle où, malgré une remontée de quatre buts contre Chamonix, les Marseillais ont pris la porte lors de ce quart de finale (4-6).

    La dynamique est donc en faveur des Diables Rouges, puisque les Haut-Alpins restent sur trois succès de rang. Ils sont allés gagner sur la glace d’Angers, 2e du championnat, avant de s’imposer aux tirs au but à Anglet et d’éparpiller Chamonix au pied du Mont-Blanc (6-3). Trois déplacements victorieux de suite avant de voyager ce mardi aux bords de la Méditerranée. Briançon continue sa remontée et se positionne au 8e rang, dans une position très provisoire de barragiste, qui qualifierait l’équipe pour les play-offs. Bref, Marseille aura fort à faire face à une formation survitaminée, mais les locaux ne veulent pas manquer leur dernière représentation devant leur public, en 2025.

    MARSEILLE – BRIANÇON

    27e journée de Ligue Magnus

    Palais omnisports (20h15)

  • Ski alpin : un dimanche de rêve pour la Marseillaise Camille Cerutti

    Ski alpin : un dimanche de rêve pour la Marseillaise Camille Cerutti

    Une performance majeure lançant pour de bon sa saison olympique. La Marseillaise Camille Cerutti a brillé lors du week-end de Coupe du monde de ski alpin, à Val d’Isère (Savoie). Ce dimanche, elle a pris la 5e place du super-G avalin, réalisant le meilleur résultat de sa carrière, à 27 ans. Un déclic pour celle qui a joué yeux dans les yeux durant toute sa course avec des légendes comme Sofia Goggia et Lindsey Vonn, la « Speed Queen » aux 41 printemps. De la joie et une délivrance car son début d’étape en Savoie ne s’était pas bien déroulé. « Maintenant, je peux dire que c’était une très bonne journée mais ça a commencé en dents de scie. J’étais frustrée de ma course d’hier (samedi, 36e de la descente). J’avais à cœur de sauver mon week-end et de prouver que ce n’était pas mon niveau. »

    Cette piste et ce tracé correspondaient aux qualités de l’athlète licenciée à Risoul. « Après la reconnaissance, j’ai commencé à me dire que c’était peut-être pour moi. Les autres nations me le disaient aussi » raconte-t-elle, « vraiment contente » de son dimanche.

    Le slalom géant l’a délivré

    Une performance que la fonceuse des Bleues prend comme une revanche. En effet, elle avait déjà obtenu le meilleur résultat de sa carrière à Val d’Isère, avec une 11e place en 2021. Puis plus rien. « Après ce résultat, je me suis fait le genou et, depuis, je n’avais jamais réussi à accrocher un nouveau top 15. J’avais fait trois fois 16e, une fois 17e, je me suis dit que c’était peut-être un coup de chance ce top 15 à Val d’Isère. »

    Avec le ski affiché depuis le début de saison, fin octobre, la Marseillaise était proche d’obtenir une première référence. Une bourde au départ à Saint-Moritz l’a empêché d’entrer dans un premier top 10, mais elle a marqué ses premiers points en slalom géant (28e). Grâce à cette discipline, elle a repris confiance en ses capacités. Un coup de boost bienvenu avant les JO en février. « En fin de saison dernière, j’ai vraiment senti le besoin de refaire du géant. J’ai eu la chance d’avoir des coaches qui ont cru en mes capacités. Attaquer la saison en géant m’a fait beaucoup de bien. J’ai pris un top 30 alors que je suis meilleure en vitesse. Ça m’a un peu libéré », confie Camille Cerutti.

    La suite ? Justement, un géant, à Semmering (Autriche), le 27 décembre. Puis certaines impasses seront obligatoires avant les JO. « À l’approche des Jeux, je ferai des choix. Ce n’est pas possible de tout faire. L’objectif est d’arriver fraîche aux Jeux. » À Cortina d’Ampezzo, site olympique, Cerutti aura sa carte à jouer.

  • Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Le chapitre 2025 de l’histoire de l’Olympique de Marseille est désormais terminé. Chaque ligne a été écrite, apportant son lot de joie et de désarroi pour les supporters phocéens. Les Olympiens ont bouclé la moitié de leur saison, matérialisée par un retour remarqué en Ligue des Champions et une lutte pour le titre national toujours active. Ces quelques mois de football ont permis à certains joueurs de se démarquer. Trois seront mis en avant un peu plus bas, mais d’autres noms auraient pu figurer dans cette courte liste. C’est le cas de Pierre-Emerick Aubameyang, revenu avec succès d’Arabie Saoudite, mais aussi d’Igor Paixão, Brésilien aux dix contributions décisives, malgré sa préparation tronquée. Nayef Aguerd est à mettre en avant, lui qui a souvent porté la défense marseillaise depuis son recrutement.

    Mason Greenwood

    Footballistiquement, Mason Greenwood est le maillon incontournable de cet OM. Meilleur buteur de Ligue 1, il en est aussi l’un des meilleurs joueurs, sans aucun doute. En 22 matches disputés cette saison, l’ancien international anglais a inscrit 15 buts, réalisant également 4 passes décisives. Surtout, il a été une terreur dans les défenses adverses, laissant planer un frisson à chaque incursion dans la zone de vérité.

    Buteur dans toutes les positions, il a rarement été en difficulté. Même lors de mauvais matches comme l’OM-l’Atalanta où l’ex-Mancunien a tenté, a proposé, malgré le peu d’efficacité offensive. Le joueur a déjà passé un cap par rapport à sa première saison, où Roberto De Zerbi se plaignait parfois de son manque d’efforts. Sérieux 95% du temps, Greenwood n’est pas fait du même bois que les autres et le montre à chaque apparition.

    Arthur Vermeeren

    Arthur Vermeeren est une satisfaction, lui qui aurait pu ne jamais débarquer à l’OM. Arrivé en fin de mercato, après l’embrouille Rabiot-Rowe, le milieu belge a atterri dans les Bouches-du-Rhône avec l’étiquette d’ancien crack en manque de références ces dernières saisons. Du haut de ses 20 ans, il a finalement explosé un soir d’Europe, où un faible Ajax s’est retrouvé acculé par l’activité du néo-marseillais.

    Ensuite, durant l’automne, Vermeeren a montré que le milieu de terrain olympien n’était pas le même lorsqu’il était sur le banc. Concrètement, l’entrejeu n’était pas aussi impactant quand le joueur formé au Royal Antwerp ne jouait pas. Le numéro 18 des Phocéens a déjà prouvé sa valeur et tente, lui aussi, de se montrer incontournable aux yeux du staff. L’option d’achat à 20 millions d’euros du Belge pousse forcément les dirigeants olympiens à réfléchir sur son cas lors des prochains mois.

    Gerónimo Rulli

    Gerónimo Rulli a aussi sa part de responsabilités dans le bon début de saison de l’Olympique de Marseille. Le portier argentin a réalisé quelques grandes prestations pour sauver de précieux points. S’il n’a pas été récompensé de ses exploits sur la pelouse du Real Madrid (13 arrêts, défaite 1-0), ses parades contre le PSG ou encore Strasbourg ont permis à son club de récupérer les trois points à chaque fois.

    Mais il y a encore des points d’amélioration pour l’ancien joueur de l’Ajax. Son jeu au pied peut encore offrir certaines sueurs et deux ou trois passages à vide ont coûté. Son erreur à Lille notamment (0-1), mais également un manque de sérénité à Saint-Gilles, malgré la victoire. Un Gerónimo Rulli en bonne forme assure forcément un gros résultat à l’OM. Il sera primordial de poursuivre cette dynamique lorsque de plus grandes échéances se présenteront.

  • À Marseille, riches vacances scolaires dans les musées

    À Marseille, riches vacances scolaires dans les musées

    Alors que l’hiver démarre et les frimas poussent à la paresse, pourquoi ne pas aller faire un tour au musée afin d’éviter que les minots ne tournent trop en rond ou qu’ils fassent une pause dans leur déglutition de friandises ? Au Mucem, plus qu’une quinzaine de jours pour aller s’alanguir et s’instruire devant Lire le ciel. Une exposition qui retrace l’histoire du regard porté sur les étoiles depuis l’Antiquité. C’est dans ce cadre que le musée de société marseillais propose une série d’activités dédiées à la jeunesse jusqu’au 4 janvier. Tandis que des visites guidées et contées plongeant les enfants, dès 4 ans, dans les mythes stellaires et autres « histoires astrologiques » auront lieu du 26 décembre au 3 janvier, le Mucem accueillera aussi à deux reprises Nadir. Un spectacle « poétique et sensoriel » avec projections d’« images célestes » dans les pas d’une petite fille qui « étudie le ciel et les constellations pour surmonter sa peur du noir ». Car Nadir désigne par ailleurs, indique le programme, « à la fois le point opposé au zénith en astronomie et un prénom d’origine arabe signifiant celui qui avertit ». Nimbé de l’univers des musiques proche-orientales, un voyage dans les étoiles guidé par Elsa Hourcade et ses cinq équipiers. Le musée dentelé situé sur le J4 sera aussi habité par les étoiles, le 31 décembre à 15h, avec la conférence spectacle Raoul Lala et les mystères du ciel, dans laquelle cette marionnette marseillaise « anime une drôle de conférence en direct des étoiles pour raconter aux enfants l’exposition ».

    De Borély au Muséum

    En ce qui concerne le réseau municipal des musées de Marseille, les propositions sont aussi nombreuses. C’est au Château Borély qu’on en compte le plus avec un panel d’activités s’inscrivant dans le sillage de l’exposition Infiniment bleu, qui explore l’histoire de cette couleur du XVIIIe à nos jours à travers la mode, la faïence, les arts graphiques et les bijoux. Prochain rendez-vous mardi 23 décembre à 10h avec l’atelier ludique « Mémo, loto & co » qui invite les tout-petits à user de leurs « capacités d’observation » en « jouant au cœur » du parcours. Le samedi 27 décembre, les minots pourront aussi participer aux Olympiades d’Apollon, jeu de l’oie géant déployé dans ce château où se cache « un cortège de nymphes, muses et autres divinités de l’Olympe ». Sous le nom de Sacrebleu, des visites guidées, parsemées de jeux et devinettes, auront également lieu le 23 décembre.

    Du côté du Muséum d’histoire naturelle, la visite valait déjà le coup pour l’exposition Aliçe et les drôles d’oiseaux, qu’il abrite depuis quelques jours. Une triple plongée dans l’univers du roman de Lewis Caroll Alice au pays des merveilles, dans celui du plasticien qui la réalise, Bernard Briançon, ainsi que dans les collections du Muséum. En plus de cela, un spectacle de contes y sera programmé les 24 et 26 décembre à 10h, autour des Nouvelles aventures d’Alice de Suzanne Barbaroux. Des visites « flash » de ce parcours aux accents délicieusement surannés et poétiques, ainsi qu’une série de « Petits jeux du Muséum », quizz ayant trait à l’exposition ont aussi lieu tous les jours jusqu’au 4 janvier, excepté les 25 décembre et 1er janvier.

    D’autres musées municipaux offriront eux aussi quelques activités, mais dans une moindre mesure parmi lesquels celui des Beaux-Arts et son « Mystère au musée », jeu de piste autour de ses trésors cachés.

  • La féérie de Noël vous attend dans les villes

    La féérie de Noël vous attend dans les villes

    Bouches-du-Rhône

    Istres. « Parade de Lune » au départ de la Maison des Traditions à 17h, suivie de l’arrivée du père Noël.

    Arles. Parade lumineuse et féerique à partir de 18h sur la place de la République. Dès 19h, feu d’artifice sur les quais du Rhône.

    Allauch. Une lecture de contes de Noël pour les enfants de 3 à 7 ans à la bibliothèque Dans la cabane aux histoires à 17h30.

    Var

    Le Lavandou. Spectacle de ventriloque gratuit « Un terrien dans la lune » au village de Noël sur le front de mer à 15h.

    Sanary-sur-Mer. Arrivée du père Noël et ses lutins sur

    le port à 15h. Goûter pour les enfants à 15h30 sur le parvis de la mairie.

    Saint-Raphaël. Parade musicale en centre-ville de 10h à 12h et de 15h à 17h. Arrivée du père Noël et de la Parade des jouets à 18h au départ du parking du Beau Rivage. Feu d’artifice à 19h.

    La Garde. Défilé canin « Christmas dog show »au pied du grand sapin à 16h.

    Vaucluse

    Carpentras. Voyage sensoriel gratuit pour les familles au Forum des Patrimoines de 15h à 16h30 pour découvrir la table calendale.

    Avignon. Grand spectacle pyrotechnique et musical sur les berges du Rhône à partir de 19h.

  • [Un brin d’histoire de Noël] Le père Noël, l’héritier d’un rite ancien

    [Un brin d’histoire de Noël] Le père Noël, l’héritier d’un rite ancien

    Le basculement d’une célébration d’essence chrétienne vers une fête séculière et commerciale s’opère avec la fabrication du père Noël, icône dérivée de Saint-Nicolas de Myre au IVe siècle encore fêté le 6 décembre dans l’est et le nord de la France.

    Toute l’iconographie du père Noël qui se développe dans les années 30 avec sa barbe blanche, son uniforme rouge, son traîneau tiré par des rennes, procède de la laïcisation du Saint-Nicolas importé en Amérique par les colons néerlandais de la Nouvelle-Amsterdam qui en font leur Santa Claus. On considère la campagne publicitaire de Coca-Cola en 1931 comme fixant le standard du père Noël actuel. L’essor continue du personnage est « d’abord lié à l’amélioration progressive du niveau de vie » selon l’anthropologue Claude Lévi-Strauss qui voit dans ce bonhomme « un héritier du roi des Saturnales de l’époque romaine ».

    Le plan Marshall de 1948 qui déverse ses aides, véhicule avec lui ce personnage généreux, jovial et dodu qui descend le soir de Noël par les cheminées pour déposer ses cadeaux. Un événement singulier survient le 23 décembre 1951 à Dijon rapporté par France Soir : « Le père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. » Claude Lévi-Strauss s’empare de cet autodafé des curés qui dénoncent la « paganisation » de la fête de la Nativité. Son essai « Le Père Noël supplicié » investigue ce personnage qui « relève plutôt de la famille des divinités (…) sauf que les adultes ne croient pas en lui ». Sa fonction se rattache aux rites de passage et d’initiation de l’enfance au monde des adultes et traduit « une opposition plus profonde entre morts et vivants ». En voulant mettre fin au père Noël, les ecclésiastiques dijonnais n’ont fait que « restaurer une figure rituelle ».

  • [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    On dirait qu’un morceau de la Voie Lactée s’est détaché. Sur fond de ciel nocturne, des chemins de lumières chaudes et orangées courent en feston le long des quais du Port-Vieux. En fond, l’église Notre-Dame de l’Assomption, les façades alignées, jusqu’à la tour du musée ciotaden. Les guirlandes lumineuses, comme autant d’étoiles, sont tendues au-dessus des rues. Les barquettes marseillaises elles-mêmes, surlignées de lumières de la proue à la poupe, le long du mât, sur les cordages, prolongent le spectacle dans le port même.

    Les reflets dorés, dans les eaux sombres à la nuit tombée, enluminent le Port-Vieux. Alors que les pays nordiques s’enveloppent d’un manteau de neige, où glisse déjà, dit-on, le traîneau du Père Noël tiré par ses rennes, et chargé de cadeaux, La Ciotat fait rimer Noël avec sa propre personnalité maritime.

    Il est 18h15, en ce samedi du milieu de décembre, et les familles, les couples, flânent sans discontinuer sur les quais. La sono diffuse des chansons et réchauffe l’atmosphère froide du soir.

    On se prend en photo devant les barquettes illuminées par les associations Carènes et les Calfats de l’Escalet. On pose pour des selfies.

    Jean-Luc et Géneviève, des Gardois qui ont un pied-à-terre à La Ciotat, disent être venus ce soir se balader là « pour faire le plein de beauté. On a l’impression que cette année, le Port-Vieux est encore plus lumineux », avancent-ils.

    Un jeune couple, de Ceyreste, tout à côté, a le même ressenti. Leurs deux ados n’ont même pas rechigné à les accompagner. Déjà un miracle à mettre au crédit de Noël… « Toutes ces lumières apportent de la magie, de la féerie pour les fêtes », commente la jeune maman.

    « Les gens ont besoin de ça »

    Les eaux du port frissonnent, et les reflets dorés des lumières se mélangent. On croise des familles tout à fait dans le thème, avec des minots coiffés de serre-tête qui imitent les bois de rennes. Sans doute sont-ils allés faire un tour au marché de Noël, où les chalets sont installés jusqu’au 24 décembre place Evariste-Gras. Les illuminations, qui comprennent aussi la crèche flottante, à proximité du baromètre, demeureront jusqu’au 10 janvier avec l’arrivée des Rois Mages, accompagnés de personnages et d’animaux dans une ambiance provençale.

    À quelques pas du musée ciotaden, Keltoume, une Lyonnaise senior, entourée de deux copines, donne libre cours à son enthousiasme : « Nous sommes ébahies et émerveillées. » Elle enchaîne : « Les gens ont besoin de ça. On vit une période difficile, et toutes ces lumières nous mettent du baume au cœur et nous amènent de la joie ! ».

    Le trio a assisté au mapping* (projection) sur la façade du musée ciotaden, « où un enfant rêve de Noël et fait le tour du monde », esquisse Keltoume. Là aussi, la magie est à l’œuvre. Sur le bâtiment, on apercevra le Père Noël juché sur son traîneau, des décorations s’épanouir, des ours polaires passer… Le voyage, accompagné de musique, amènera le spectateur en Afrique, en Chine, au Mexique, en Australie…

    * Spectacle de 8 minutes, projeté toutes les 30 minutes

  • Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Élue depuis 2014, d’abord sur la liste de Patricia Talet, puis ensuite sur son nom il y a cinq ans et demi, Fabienne Vera (PCF) se lance à nouveau dans la course aux municipales (15 et 22 mars) à Vedène. La 4e commune la plus importante du Grand Avignon (11 000 habitants) est dirigée par Joël Guin (DVD) depuis 2008 et actuel président du Grand Avignon. Si ce dernier est prêt à rempiler pour un 4e mandat de maire, il ne briguera pas en revanche la tête de l’agglomération. Il aura déjà fort à faire pour conserver sa mairie face à une possible autre liste issue de sa majorité avec Philippe Maire et celle du RN, menée par l’élu sortant Geoffrey Fallami.

    « Face à la droite et à son extrême, les Vedènais doivent avoir une alternative », pose Fabienne Vera qui présentera une liste divers gauche, Vedène autrement. Alors que le RN a fait de la Ville une cible gagnable, « nous sommes en première ligne face à l’extrême droite qui sème la division parmi nos concitoyens et dans les communes alors que tout doit être mis en œuvre pour vivre ensemble, libres, égaux, dans la fraternité », appuie la tête de liste, qui sera secondée par Karim Benanane.

    « Avec les services publics de proximité, les communes sont des lieux de résistance, de construction et d’alternatives indispensables contre le délitement des liens sociaux dont souffrent les habitants », souligne cette militante, bien connue aussi du droit au logement. Fabienne Vera a, en perspective, des réunions publiques avec Anticor autour de la probité ou sur la laïcité, et plaide « pour des régies publiques agricoles et de l’eau ». Propreté et tranquillité publique, sécurité pour piétons et cyclistes, plan annuel pour la réhabilitation des routes et trottoirs, moratoire sur les futures constructions ou démocratie participative sont quelques-uns des axes du programme. « Nous appelons à choisir la voie des élus progressistes et de gauche pour refuser le désespoir d’une société libérale qui abandonne ces concitoyens », conclut Fabienne Vera.

  • Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Après avoir été le candidat du Nouveau front populaire aux élections législatives dans son canton, Patrick Blanès (PS) incarnera une liste Divers gauche à Cavaillon pour les élections municipales en mars prochain.

    Il a en effet été élu par la cinquantaine de membres du collectif « L’Élan citoyen » il y a quelques jours pour incarner une liste « en cours de constitution », mais d’horizons politiques divers, tels que des membres du PCF, des Insoumis, de Génération.s, et surtout « de deux tiers de personnes non encartées » autour « de valeurs communes », poursuit le cadre de l’industrie de 57 ans.

    Il planche désormais avec son équipe sur les éléments programmatiques. Sans en dévoiler les détails, il confie vouloir « remettre le bonheur et le bien-vivre des habitantes et des habitants au cœur des décisions municipales ». Pour cela, il entend « renforcer les services publics » pour des « quartiers apaisés ». Aussi « une économie locale dynamique », en donnant un « meilleur accès à l’emploi », mais pas « à n’importe quel prix, en ne cédant pas au chantage par l’emploi et en ne bradant pas des terres agricoles », appuie-t-il. Sans oublier des « actions concrètes face aux dérèglements climatiques ». Avant de glisser qu’il y a forcément « des sujets délicats qui se poseront, tels que la sécurité, qui peuvent appeler à la fermeté ».

    Le tout en établissant « un autre rapport entre élus et habitants ». Ce qu’il souhaite matérialiser en mettant en place des « commissions extra-municipales » sur des thématiques telles que la jeunesse, la vie associative ou l’environnement, et dans lesquelles des personnes pourront siéger. « Et pas juste un show descendant de 10 minutes pour la forme », embraye-t-il. Gauche Cavare ne se veut pas gauche caviar.

    Plus de temps

    La course à la mairie de Cavaillon est donc bien lancée, mais peu de voitures sont sur la ligne de départ. Pour l’heure, seule l’actuelle députée d’extrême droite de la deuxième circonscription de Vaucluse, Bénédicte Auzanot (RN), a officialisé sa candidature, tandis que celle du maire sortant, Gérard Daudet, est attendue dans les prochaines semaines. « On n’a évidemment pas l’intention de laisser la mairie au RN. Mais il faut être clair : on ne propose pas un programme en réaction. On souhaite surtout une adhésion à ce que l’on propose », confie celui qui est aussi secrétaire fédéral du Parti socialiste de Vaucluse. Tout en piquant la candidate à la flamme, qui « ne connaît même pas la ville », car n’y vivant point, alors que lui est né et a fait « tout » son « parcours à Cavaillon ». Et d’insister que, cette fois-ci, il a eu, avec le collectif, le temps d’organiser une campagne dans des « temps normaux et prévisibles », contrairement aux législatives où il « n’avait que 48 heures pour se décider ».

  • Marc Vuillemot pointe les retards de la rénovation urbaine à La Seyne-sur-Mer

    Marc Vuillemot pointe les retards de la rénovation urbaine à La Seyne-sur-Mer

    Validé par l’État en 2019, le NPNRU du centre-ville de La Seyne a connu quelques retards à l’allumage. Avec pour seule réalisation concrète la rénovation de la place Germain-Loro et du parvis des Maristes, en 2020, sa mise en œuvre a débuté en septembre, avec quatre axes : logements, commerces, équipements et espaces publics. À ce titre, 102 logements seront rénovés et une médiathèque construite à Calmette sur le site de la crèche Joseph Vincent. Les travaux sur les places Hoche, Martel Esprit et Baptistin Paul débuteront fin janvier (pour six mois), tout comme ceux de l’Îlot Calmette. Ceux de la place Perrin (4 mois), et de la place Laïk fin 2026.

    « L’habitat est la pierre angulaire du programme »

    Initiateur du projet, Marc Vuillemot relève qu’il « eût été républicain de préciser quelle équipe l’a conçu. On ne fera pas croire qu’il a fallu cinq ans pour une seule modification : la localisation de la médiathèque, et la baisse de 70 à 12 du nombre de berceaux de la future crèche. » Il pointe aussi la décision de la mairie de freiner les « opérations immobilières prévues pour reloger les familles dont les appartements vont être restructurés, en particulier sur l’ancienne école Cotton et la friche Altavilla » alors que « l’habitat est la pierre angulaire du programme ».

    Basma Bouchkara et Cheikh Mansour, adjoints au logement et à la politique de la ville, et liés pour les élections municipales (la première soutenant la candidature du second), en prennent aussi pour leur grade. Marc Vuillemot les qualifie de « girouettes » s’étant opposées à la construction des logements sociaux durant leurs mandats, avant de « plaider pour leurs créations, qualifiant de “démagogie, irresponsabilité [et] égoïsme” les positions de la majorité municipale… dont ils font partie ».

    Malgré tout, pour l’ex édile, « l’important est que les opérations puissent enfin démarrer, même s’il est peu probable que les calendriers (2026-2029), habilement programmés avant l’élection municipale, pourront être tenus ». Ce dernier appelle, de fait, « les candidats attachés à la restructuration humaniste et sociale (…) à s’engager, dans un esprit de continuité républicaine et sans esprit revanchard, à mener à bien sans le remettre en cause le programme enfin sur les rails ».