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  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu (LFI). Municipales, Marseille, niveau de l’extrême droite, rapport au Printemps marseillais, propositions… À vous la parole ⬇️

  • [Parcours] Robert Ménard, du gauchisme à l’extrême droite

    [Parcours] Robert Ménard, du gauchisme à l’extrême droite

    À moins de trois mois du scrutin, il est nécessaire de dresser le portrait du maire d’extrême droite de Béziers alors que la page Ménard pourrait se tourner en 2026 en dépit d’un sondage très controversé. La gauche s’est partiellement rassemblée au sein du Printemps de Béziers (PCF, PS, EELV, Place publique). Sa tête de liste Thierry Antoine (EELV) lance un appel à l’union au premier tour à LFI et Thierry Mathieu, conseiller régional de la majorité de Carole Delga. Si la droite LR apporte son soutien à Ménard, le RN présente une liste conduite par son secrétaire départemental, Julien Gabarron.

    Né à Oran, fils de pieds-noirs installés depuis un siècle, il est rapatrié en 1962 à l’âge de neuf ans pour aboutir dans un village de l’Aveyron avant de gagner le quartier de la Devèze, devenu l’un des plus chauds de Béziers depuis. Sa mère catholique et son père syndicaliste communiste devenu membre de l’OAS l’inscrivent dans un collège religieux. De quoi faire chavirer les esprits les mieux forgés.

    Il envisage un temps de poursuivre ses études au grand séminaire, avant de basculer à vingt ans dans la mouvance trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il y reste six ans avant de rejoindre le Ceres, le courant le plus à gauche du PS, qu’il quitte peu après l’élection de François Mitterrand en 1981. Nanti d’un CES en philosophie décroché à Montpellier, il se rêve journaliste et lance Radio Pomarède en 1978, à une époque où les radios libres sont pourchassées par le pouvoir giscardien. Au cours des poursuites judiciaires qui s’ensuivent, il trouvera un témoin de moralité : François Mitterrand. Embauché à Radio France Hérault en 1983, il quittera la station six ans plus tard.

    Et Rony Brauman découvre un « petit tyran domestique »

    C’est en 1985 que lui vient l’idée de fonder Reporter Sans Frontières avec trois de ses confrères de la presse locale et le soutien de François Mitterrand. S’y joignent Rony Brauman, figure de proue de Médecins sans frontières et Jean-Claude Guillebaud, grand reporter et prix Albert Londres. Ce qui devait être une agence de vente de reportages échoue et se mue en ONG de défense de la liberté des journalistes dans le monde. Ses deux cautions prestigieuses abandonnent quelques années après la fondation. Guillebaud en 1993 juge RSF trop proche de la presse anti-Chavez et aligné sur les États-Unis. Brauman suit en 1995 et s’en explique : « J’ai vu l’autre Ménard, le petit tyran domestique, sortir de sa chrysalide. Il a un ego exagérément enflé qui le pousse à être excessif. » Cinglant.

    Qu’importe pour Ménard, la marque RSF est lancée et son animateur avec elle. Cela lui vaut d’être appelé en 2008 par Cheikha Moza, épouse de l’émir du Qatar, à monter une structure identique à Doha. Dans un pays classé 80e pour la liberté de la presse, mais les trois millions de dollars (2,7 millions d’euros) alloués à l’organisation font oublier toute pudeur. L’aventure dure un an, jusqu’à ce que Ménard se rend compte que le pouvoir de l’émir al-Thani ne se discute pas.

    I-Télé le « remercie »

    Retour en France, il enchaîne les contrats dans les radios et télévisions avec une émission qui lui est dédiée. I-Télé (devenue CNEWS) le remercie en 2012 après avoir invité Bernard Lugan, un historien africaniste d’extrême droite qui ne fait autorité qu’auprès des militaires. En 2012, il trouve refuge auprès de Sud-Radio, moins regardante sur la nature des invités. L’année même où il est mis un terme à l’existence de la revue Médias qu’il dirige avec Emmanuelle Duverger, son épouse et dont RSF est actionnaire avec Stéphane Courbit, producteur de télévision. Tous deux jettent l’éponge après la perte par la revue de 80% de ses annonceurs après l’ouverture de ses colonnes à Jean-Marie et Marine Le Pen, Alain Soral (antisémite proclamé), Renaud Camus (théoricien du « grand remplacement »), entre autres.

    L’année 2012 est riche pour Ménard. Il rejoint le Comité consultatif de Channel 9, fondé par Bidzina Ivanichvili, oligarque géorgien totalement inféodé à Moscou. En parallèle, il lance avec son épouse le site Boulevard Voltaire, où se retrouve une brochette de collaborateurs de droite extrême, voire conspirationniste.

    Ils sont bel et bien plusieurs dans sa tête. Au premier tour de la présidentielle de 2007, il dit avoir voté Bayrou et Sarkozy au second. En 2012, c’est Dupont-Aignan au premier et Sarkozy (« en se bouchant le nez ») en finale. On note une inflexion en 2022, lorsqu’il appelle à faire bloc derrière Emmanuel Macron. Avec le secret espoir d’entrer au gouvernement ?

    Mais « l’apothéose » de sa carrière tient à la conquête de la mairie de Béziers. Une victoire à la Pyrrhus face à une UMP essoufflée et le manque de légitimité de son candidat, une gauche affaiblie qui a maintenu son candidat dans une élection triangulaire.

    Sacré maire, la veine populiste Robert Ménard se déchaîne par voie d’affiches ou de décrets plus ou moins loufoques. Les murs se couvrent d’appels à vilipender le Midi Libre ou Ginette Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette, qui a eu l’outrecuidance de fermer son magasin biterrois. La police municipale, armée, est mise à l’honneur par un pistolet semi-automatique légendé « Désormais la police municipale a un nouvel ami ». Inscrit dans une logique droitière, il abaisse les impôts de 2 millions avant de s’en mordre les doigts : « Si c’était à refaire, je baisserais moins les impôts car ça pénalise la Ville. »

    Le fichage des chiens…

    Les arrêtés municipaux se multiplient. Il en est un qui impose le fichage de l’ADN des chiens de manière à remonter la piste des déjections. Un autre interdit de pendre du linge aux fenêtres ou interdit la floraison des paraboles. Vingt ans plus tard, il y a toujours autant de linge aux fenêtres et de paraboles sur les terrasses. Il en est un aussi pour verbaliser les crachats, qui ne fait que reprendre un décret du gouvernement de Vichy du 1942. Moins folklorique, il annonce en décembre 2015 la création d’une « garde biterroise » composée d’anciens gendarmes, militaires ou pompiers, qui a pour mission de signaler les actes suspects. L’existence de cette milice de bénévoles est retoquée par le tribunal administratif, comme le sont la plupart des arrêtés précédents. Autant d’échecs qui ont un coût pour la collectivité. On chiffre à 880 000 euros (dont 320 000 pour des affaires personnelles) les honoraires payés entre 2014 et 2019 aux très droitiers avocats parisiens Gilles-William Goldnadel et Jean-Marc Florand.

    Ramené sur les bancs de l’église par son épouse, il entreprend une croisade contre « l’islamisation de la France » et le « grand remplacement », chers à Renaud Camus et son épigone Éric Zemmour, qui passe par l’interdiction d’ouverture de nouveaux kebabs dans le centre-ville, accusés de contrevenir à la tradition judéo-chrétienne. Une tradition qui vire à l’obsession lorsqu’il installe une crèche dans l’enceinte de la mairie (contraire aux lois de la République et interdite à huit reprises par le tribunal administratif).

    L’inscription de Ménard dans la ligne de son ami Zemmour trouve pourtant ses limites. Lui qui a chiffré à 69,4% le nombre d’enfants musulmans en se fondant sur les prénoms a, lors d’un dîner parisien en sa compagnie, jugé « stupide » sa proposition d’interdire les prénoms musulmans. La rupture a été consommée lorsqu’il a accordé en 2022 sa signature à Marine Le Pen plutôt qu’à Zemmour.

    De Bayrou à Le Pen, en passant par Dupont-Aignan, Sarkozy et Macron, la girouette Ménard n’a pas fini de tourner au gré des vents venus de droite ou d’extrême droite.

  • Un centre de formation de chiens guides à Montpellier

    Un centre de formation de chiens guides à Montpellier

    Vasco, un labrador d’un an, fera sa rentrée le 15 janvier. Si tout va bien, dans 5 mois, il devrait être prêt à guider une personne déficiente visuelle dans ses trajets du quotidien.

    Début janvier, l’association France défi vision a ouvert le premier centre de formation pour chiens guides situé sur le territoire de l’ex Languedoc-Roussillon. « Jusqu’à présent, les bénéficiaires devaient se rendre à Toulouse ou à Marseille, où il y a deux ans d’attente pour recevoir un chien guide », explique Thierry Jammes, le président de l’association implantée dans le quartier du Millénaire.

    L’association cherche des familles d’accueil

    Prendre les transports en commun, contourner les obstacles, s’arrêter devant un passage piéton ou encore guider son maître dans un centre commercial bondé, les animaux seront formés par une éducatrice spécialisée dans le parc du centre, mais aussi dans les rues de la ville. « En plus de créer du lien social, le chien facilite grandement les déplacements et l’autonomie. Se déplacer avec une canne blanche est très stressant en comparaison. »

    Si les chiens seront formés du lundi au vendredi, ils ne passeront pas tout leur temps au centre pour autant. France défi vision cherche des familles pour accueillir les animaux, les soirs, les week-ends et pendant les vacances où ils pourront rencontrer de nouvelles situations de la vie quotidienne. L’association cherche aussi des familles d’accueil pour les chiots de 2 mois à 1 an, avant leur entrée au centre. « C’est une action bénévole mais tous les frais alimentaires, vétérinaires et d’équipement sont pris en charge. » Aucun prérequis pour les familles. Appartement, maison, animaux ou enfants, tous les profils sont les bienvenus.

    * Pour devenir famille d’accueil ou bénéficier d’un chien guide : presidence@francedefivision.fr.

  • Les deux maternités de Sète vont fusionner

    Les deux maternités de Sète vont fusionner

    En 2023, un rapport national rédigé par le professeur Yves Ville, de l’hôpital Necker à Paris, préconisait de réduire de 20% le nombre de maternités en France, visant notamment les structures avec une activité de moins de 1 000 naissances par an. L’épée de Damoclès qui menaçait déjà la maternité de la polyclinique Sainte-Thérèse et celle de l’hôpital Saint-Clair à Sète depuis 2023 vient de tomber. Au 1er juillet 2026, les deux plateaux techniques devraient fusionner et tous les accouchements auront lieu au sein de la structure hospitalière.

    « Une situation catastrophique » selon FO

    D’après l’ARS Occitanie, ce « rapprochement » est dû à la baisse des naissances ces dernières années sur l’Île singulière. Fin 2025, 470 et 414 naissances avaient été comptabilisées respectivement dans chaque établissement. Un chiffre qui n’est pourtant jamais passé sous la barre des 300 par an et par maternité, seuil sous lequel le code de la santé publique prévoit une fermeture.

    L’autre raison majeure de cette fusion est, bien sûr, budgétaire. Pour Sébastien Mazel, le secrétaire régional et départemental santé de Force ouvrière, « c’est une situation catastrophique qui traduit la politique économique nationale ». Il établit un lien entre la diminution de la natalité à Sète et une baisse d’activité dans les maternités et donc de bénéfices. « Mais ce raisonnement me gêne. On tente de faire de la rentabilité et de la gestion financière sur de l’humain. »

    Le syndicaliste s’inquiète pour une patientèle qu’il estime « lésée ». « Je n’ai rien contre l’hôpital public mais je pense que le citoyen devrait avoir le choix d’une institution ou d’une autre pour préparer une naissance. »

    La CGT optimiste

    Autre son de cloche du côté de Véronique Mauroy, la secrétaire générale de la CGT des hôpitaux du Bassin de Thau. « On ne voit pas ce rapprochement d’un mauvais œil. Actuellement, rien qu’avec le personnel de la maternité de l’hôpital, on est en capacité d’absorber 800 naissances par an [soit plus de 90% des naissances des deux établissements cumulés, Ndlr.]. Alors ce ne sera que mieux si du personnel arrive du privé. » D’après la secrétaire générale, la direction de l’hôpital serait en discussion avec les salariés de la polyclinique pour les replacer.

    « Une aubaine pour l’hôpital »

    « En plus, la maternité a été récemment rénovée, ce qui garantit de très bonnes conditions d’accueil pour les mamans et leur bébé », rassure Véronique Mauroy. Elle voit même cette arrivée de nouvelles naissances comme « une aubaine pour l’hôpital ». « L’établissement avait prévu des travaux dans quelques années pour rapprocher le bloc obstétrical du bloc opératoire. Avec ces nouvelles entrées, les financements seront certainement disponibles cette année. »

    L’ARS Occitanie se veut elle aussi rassurante et garantit des conditions d’accueil exemplaires à la maternité de l’hôpital Saint-Clair. Le service est équipé d’un plateau technique complet comprenant une salle de césarienne au bloc opératoire, trois salles de naissance, une salle physiologique et le matériel nécessaire à l’accueil des bébés prématurés.

  • Des balades artistiques à la découverte de l’Archipel de Thau

    Des balades artistiques à la découverte de l’Archipel de Thau

    Les « balades artistiques en Méditerranée » ont été impulsées en 2023, à l’occasion des 20 ans de l’agglomération sétoise. « L’idée était de matérialiser et de donner un sens poétique à cet anniversaire en réunissant les 14 communes qui forment ce territoire dans 4 parcours différents jalonnés de créations contemporaines », explique Salvador Garcia, directeur artistique du projet. 20 ans, 20 œuvres pour célébrer à la fois le dynamisme culturel d’un territoire où vivent et travaillent plus de 200 artistes et la beauté des espaces naturels et du patrimoine historique qui le constituent.

    Trois ans plus tard, 16 œuvres contemporaines, confiées pour certaines à des artistes du cru, ont fait leur apparition dans le paysage, en résonance avec l’environnement dans lequel elles s’inscrivent. Quatre sont encore à venir, dont deux seront installées ce mois-ci ou le prochain. « Ces créations, en dialogue avec des sites naturels ou architecturaux emblématiques, révèlent la beauté de notre patrimoine, accompagnent des projets urbains ou offrent un nouveau regard sur nos paysages », se félicite Loïc Linares, président de Sète Agglopôle Méditerranée. D’un montant de 2 millions d’euros, le projet a été financé par la collectivité à hauteur de 800 000 euros et a bénéficié d’une aide de 200 000 euros de l’État.

    Une application dédiée

    D’ores et déjà, les visiteurs peuvent se lancer à la découverte de ce musée à ciel ouvert à travers 4 parcours (« les versants de Thau » : Villeveyrac, Poussan, Montbazin, Gigean ; « les étangs » : Frontignan, Vic-la-Gardiole, Mireval ; « les rivages de Thau » : Marseillan, Mèze, Loupian, Bouzigues, Balaruc-le-Vieux, Balaruc-les-Bains ; et Sète, ville-île). Pour guider les curieux, l’office de tourisme intercommunal a conçu une application gratuite pour Android et Apple, intitulée « BAM » (pour « Balades Artistiques en Méditerranée »). Elle permet « de se situer dans les parcours, de repérer les différentes œuvres et d’écouter des entretiens avec les artistes tout en découvrant ou redécouvrant le patrimoine de l’Archipel de Thau. L’idée étant de parcourir ces circuits en modes doux, à vélo ou à pied », précise Salvador Garcia.

  • Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    L’organisation du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise prend un nouveau virage, à l’approche de l’événement. Ce lundi, un convoi de dix personnes a réalisé la reconnaissance du tracé de cette 48e édition. L’objectif ? Parcourir les 150 km et s’arrêter sur les points clés du parcours, tout en appuyant sur l’aspect sécuritaire.

    Au casting, Jean-Luc Corréard, directeur de course, Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, plusieurs bénévoles et membres de l’organisation, dont Bernard Auguste, au volant de la voiture pilote, mais aussi Laurent Elleon, à la tête de la Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, venu en appui sur le Grand Prix. Deux représentants de la Fédération française de Sauvetage et de Secourisme étaient également présents. Ils seront une dizaine, le 1er février, pour veiller sur les potentiels blessés.

    Ce groupe a d’abord pris la route depuis Plan-de-Cuques pour rejoindre Allauch. Les deux communes voisines sont les hôtes des départs, fictif et réel. 4 km à parcourir et les 19 équipes engagées seront lancées, pour de bon, au moment où elles passeront devant le clocher de l’église. Dans ce premier quart de course, Thierry, bénévole, énumère toutes les intersections où il y aura des signaleurs. « Ici oui, là non, ce seront les gendarmes. » Toutes les 30 secondes, un œil sur son carnet pour vérifier ses infos. « Au total, ils seront 300 signaleurs sur la course. Il y en aura la moitié rien que sur Marseille », explique l’homme présent aux côtés de l’organisation depuis quelques années. à titre de comparaison, il n’y a que 60 signaleurs sur la Mercan’Tour Classic de Laurent Elleon. Ce dernier évoque le rôle de ces acteurs indispensables d’une course cycliste : « Ils sont placés sur des points jugés dangereux et servent à conserver la sécurité sur le tracé. Au cas où une voiture veut entrer sur le parcours, par exemple. D’ailleurs, chaque signaleur doit être majeur et avoir le permis. »

    Les voitures se dirigent ensuite vers le Pas de la Couelle, appelé Petit Galibier en hommage au col alpin du même nom. Une première difficulté, mais une montée roulante, à 4,3% sur 7 km. Pas de quoi mettre à mal les favoris de l’épreuve, la descente technique étant « plus compliquée que la montée », d’après Bernard Auguste. Cet ancien marin, a l’habitude de tenir ce rôle, qu’il tient sur des courses amateurs et professionnelles de la région. « J’ouvre la course, j’ai un rôle de signalement. La règle me dit d’être au moins 500 mètres devant le peloton. Je préfère me mettre entre 1 et 2 km, car il y a toutes les motos suiveuses entre moi et les coureurs. C’est plus sûr », justifie t-il.

    Echanges autour des zones de ravitaillement

    Ce parcours 2026 traverse également le Var. Une bosse au niveau de Nans-les-Pins puis le col de l’Espigoulier, mais par le versant le plus facile. « C’est sinueux, mais peu pentu, contrairement à l’autre côté, plus dur, avec des lacets, mais aussi avec une plus jolie vue », détaille Bernard Auguste, en replaçant un ours en peluche vêtu d’un maillot vert au-dessus du tableau de bord. Le GPX, tracé numérique utilisé par les organisateurs, indique que nous sommes de retour dans les Bouches-du-Rhône pour la fin de course. Encore 70 bornes pour le peloton et les discussions se poursuivent à propos des zones de ravitaillement et de délestage des bidons.

    Les échanges sont plus vifs pour choisir le bon secteur car chaque course doit, désormais, avoir plusieurs espaces. Une obligation imposée par l’Union Cycliste Internationale (UCI). Une ligne droite, idéale pour garer les voitures des directeurs sportifs, a été choisie. Ensuite, la fin du Grand Prix est un retour droit vers Marseille. Cassis, le col de la Gineste, puis la descente jusqu’à la cité phocéenne. Aux alentours de 16h30, l’un des 133 coureurs au départ lèvera les bras devant le stade Vélodrome. Et deviendra le 48e vainqueur du Grand Prix cycliste.

  • Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Mais, après ces deux succès obtenus en déplacement, le retour à la maison, à Martigues, a été brutal pour les Marseillaises.

    Face à Saint-Étienne, la lanterne rouge, elles ont raté une occasion en or de creuser l’écart sur leurs rivales dans la course au maintien. C’est en début de seconde période que les Stéphanoises ont inscrit le but de la victoire, par Sofie Horneman, pour un succès 1 à 0.

  • Euskaltel-Euskadi, figure du cyclisme basque

    Euskaltel-Euskadi, figure du cyclisme basque

    C’est une équipe bien connue dans le monde du vélo qui débarque à Marseille. Euskaltel-Euskadi est présent dans le peloton mondial depuis 1994, malgré plusieurs absences pour raisons financières. L’équipe basque, reconnaissable par ses maillots oranges, possède une certaine pression sur ce Grand Prix 2026. En effet, par l’intermédiaire de Martin Gotzon, ils ont terminé 6e de la précédente édition. Pablo Urtasun, ancien coureur de la formation et directeur sportif adjoint, espère voir un petit groupe se jouer la victoire dans le final. « Ce sera un petit peu plus facile dans le final et c’est possible que le peloton monte plus vite l’Espigoulier. On va essayer d’avoir des coureurs qui passent la montagne et qui vont vite au sprint », décrit-il.

    Comme évoqué précédemment, Euskaltel-Euskadi est une équipe majoritairement basque. Une très grande partie de l’effectif et du staff viennent de cette région espagnole. L’empreinte locale est forte. « Nous sommes une équipe locale et, normalement, 80% de l’équipe vient du Pays Basque. Mais des coureurs étrangers nous aident aussi à atteindre nos objectifs comme le Français Paul Hennequin ou les frères Van der Tuuk. »

    Paul Hennequin

    absent à Marseille

    Les tuniques orange sont actuellement en ProTeams, c’est-à-dire la deuxième division mondiale. Avec leur budget, espérer grimper au premier échelon semble difficile. En 2026, ils ont 20 coureurs sous contrat et veulent jouer des victoires sur toutes les courses en dehors du calendrier World Tour. « Notre objectif est d’être dans le top 30 mondial à l’issue de la saison. Nous avons des qualités pour être bons sur les courses classées 1.1, 1.2 et 2.1 », espère Pablo Urtasun.

    Parmi les 20 cyclistes sous contrat cette année, il y a donc un Français. Ancien membre de l’équipe Nice Métropole, le sprinteur de 23 ans, Paul Hennequin ne reviendra pas en région Sud ce 1er février. Le Tricolore n’est pas présent dans le groupe pour le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. « Non, il ne sera pas à Marseille. Il sera à Majorque, nous pensons qu’il aura deux occasions de sprinter là-bas. Vu que l’Espigoulier sera probablement rapide, ce sera trop difficile pour lui de passer et de jouer la victoire. » Comme en 2025, Euskaltel-Euskadi aura l’occasion de jouer les trouble-fêtes dans les Bouches-du-Rhône et de fièrement mettre en avant le drapeau rouge-blanc-vert.

  • Le Provençal en août, Joël Cantona dans le coup

    Le Provençal en août, Joël Cantona dans le coup

    C’est un ouf de soulagement que peuvent pousser les amateurs du Jeu Provençal.

    Le Provençal n’est pas mort, leur Provençal patrimoine de notre région revient sur le devant de la scène. C’est une très bonne nouvelle. Cette année 2025 de transition avait mis le doute sur la poursuite de ce monument des boules plus que centenaire. C’eut été un coup presque fatal pour une discipline déjà en proie à des difficultés. Et on le sait, le Provençal est un peu la locomotive de la discipline.

    Heureusement notre confrère La Provence a mis les bouchées doubles pour faire perdurer ce concours mythique avec des modifications notables, notamment la date habituellement fixée fin juillet est cette fois établie du 27 au 30 août. Le vrai chamboulement vient du début de la compétition qui aura lieu le jeudi pour se terminer le dimanche. Une première dans l’histoire du concours. Cette innovation ressemble à un pari qui peut être gagnant.

    La deuxième grosse information c’est la présence d’un soutien de taille dans l’organisation. Celle de Joël Cantona. L’ex-joueur olympien devrait faire partie du projet.

    L’agence « Joël Cantona organisation » a déjà été dans l’élaboration du championnat de France de Beach Soccer, les étapes françaises du championnat d’Europe, et la coupe du monde à Marseille en 2008.

    Nous en saurons plus sur l’investissement de la société Joël Cantona dans les prochains jours.

  • Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pour les joueurs dorénavant il faudra prendre part aux compétitions en tenue sportive. Haut et bas identique (short ou bas survêtement). Cette décision peut faire bondir certains licenciés au goût vestimentaire un peu plus recherché. J’en connais un proche très peu enclin à changer sa garde-robe pour une partie de boule. J’ai nommé mon ami Francis Casanova chroniqueur comme moi au journal La Marseillaise. Des exemples comme lui, il faut les multiplier. De plus, lorsque les partenaires seront différents et dans d’autres départements, il faut s’adapter et changer de tenue pour la circonstance. Un casse-tête.

    Pas de points en compétition sans arbitre

    La pétanque n’a jamais été considérée comme un sport pour la majorité des licenciés mais un loisir. D’ailleurs un autre point du règlement modifié ne concerne que 10% des licenciés. En 2026 les points ne seront pas attribués dans les compétitions sans la présence d’un arbitre. Un coup d’épée dans l’eau.

    La FFPJP a décidé de lancer la licence numérique avec code-barres qui devait contenir toutes les informations ! On demande aux licenciés, avec une grande partie de vétérans sans notion informatique, de télécharger, valider, ouvrir des applications. C’est lourd, très lourd comme manipulations. Heureusement la version papier reste de mise.

    Pas de changements

    en 2026

    La possibilité de modifier le règlement sera examinée lors du congrès de la Fédération internationale de pétanque au mois d’avril. Il n’y aura donc pas de changement de règlement en 2026. Si la proposition du corps arbitre est adoptée lors de ce congrès (interdiction de toucher le terrain, reboucher un trou), alors ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

    Enfin quitter un club pour un autre à un coût financier important, allant de 50 à 200 euros pour un joueur élite. Cher non ?

    Toutes ces nouvelles règles sont pour le moins impopulaires mais peuvent-elles être toutes appliquées ? Un proche avenir nous le dira.