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  • Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    En dominant Bayeux (9-0), l’OM a fait le job face au petit Poucet. Les Marseillais poursuivent leur épopée en Coupe de France. Un trophée qui s’est sensiblement ouvert avec l’élimination surprise du PSG. De là à penser que les Olympiens vont s’engouffrer dans la brèche et aller chercher un onzième trophée Charles-Simon, il y a un fossé que ne veut surtout pas franchir Roberto De Zerbi.

    Il a tenu à rappeler certaines choses, après la qualification de son équipe à Caen : « Nous avons fait un beau match, un match sérieux en respectant tout le monde, en premier lieu le football. » Puis il a noté quelques petits détails qui viennent ternir le tableau : « Il y a cette blessure d’Angel Gomes. » Avant de reconnaître que la chute du tenant ouvrait des perspectives. « C’est vrai que le PSG a été éliminé, mais nous, nous avons perdu contre Nantes [0-2, au Vélodrome, Ndlr], qui était avant-dernier de Ligue 1. Le foot, ce n’est pas que les grosses affiches. »

    Il savait que son OM avait tout à perdre face à Bayeux. Quelques jours après avoir laissé filer le trophée des champions à Koweit city, il attendait de ses hommes qu’ils sortent le grand jeu. Comme s’ils avaient face à eux un adversaire du calibre du PSG, et non évoluant en Régional 1. « Pour nous, je peux dire que ce genre de match avait tout du piège. Le défi est d’aborder tous les matches de la même manière. Ça passe par la préparation. » Il a ainsi reconnu avoir « insisté pour que ce match soit pris comme un match important. Pour moi, il n’y a pas de Trophée des champions, ou de Coupe de France ou autre… Tous les matches sont importants ».

    Rendez-vous le 3 février

    À Caen, l’Italien avait laissé quelques cadres au repos. Il en a profité pour relancer Angel Gomes. « Il a fait un bon match, mais il peut encore mieux faire », a-t-il admis. L’Anglais a certes ouvert le score, « mais il a encore perdu beaucoup trop de ballons ».

    C.J. Egan-Riley et Neal Maupay, entrés en seconde période, ont gagné en confiance. Chacun y est allé de son but. Et pour le second, le départ de Robinio Vaz à la Roma pourrait lui permettre de vivre une fin de saison plus sereine. À moins que lui aussi ne prenne le chemin de l’Italie.

    L’OM a donc gagné le droit de continuer à rêver. Rêver de conquérir enfin un titre. Sa prestation à Koweit city a montré que ce groupe en avait la capacité. Néanmoins, pour la Coupe de France, il faudra d’abord effacer Rennes.

    Les Bretons seront opposés aux Phocéens, en huitièmes de finale. Le duel aura lieu au Vélodrome, le mardi 3 février à 21h10. D’ici là, les Olympiens seront fixés sur leur sort en Ligue des Champions.

    Ils auront aussi disputé quatre matches de Ligue 1, où ils seront attendus au tournant par Roberto De Zerbi. Ce dernier qui veut que ses hoplites soient capables de produire la même qualité de jeu, que ce soit face au PSG, qu’ils retrouveront le 8 février, ou Lens, qui viendra au Vélodrome le 24 janvier, que face à Angers, chez qui ils iront ce samedi.

    La finale de la Coupe de France cherche son stade

    La Coupe de France 2026 entre dans sa phase finale, avec les huitièmes de finale à venir début février.

    Mais c’est l’échéance du 23 mai, date annoncée de la finale de l’épreuve, qui reste en suspense. En théorie, elle doit se disputer au Stade de France, navire amiral des enceintes sportives de l’Hexagone. Or, comme en 2024, l’enceinte dionysienne pourrait ne pas être disponible.

    Il y a deux ans, elle était monopolisée pour les Jeux Olympiques de Paris. Cette année, d’importants travaux structurels sont programmés dans ses abords proches. Ce qui compliquerait l’organisation de la finale. La Fédération cherche donc un éventuel stade de replis.

  • [Entretien] Navid Shomali : « La solution en Iran ne peut venir que du peuple »

    [Entretien] Navid Shomali : « La solution en Iran ne peut venir que du peuple »

    Des manifestations d’ampleur secouent l’Iran depuis plus de deux semaines. Un mouvement qui, à l’origine, était lié au coût de la vie, mais s’est rapidement étendu et réclame désormais la chute du régime, qui est prêt à tout pour sa survie. Quelque 3 428 personnes auraient ainsi été tuées depuis le début du mouvement de contestation, a annoncé, mercredi, l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10 000 arrestations. Un véritable massacre mené par les Gardiens de la Révolution de la République islamique. Des rapports font état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays », affirme l’ONG Human Rights Watch.

    La Marseillaise : Pensez-vous comme le chancelier allemand que le pouvoir iranien vit ses « derniers jours » ?

    Navid Shomali : Les dirigeants européens ont déjà décidé que le régime devait être changé. Certains parlent d’une transition « en douceur », d’autres rappellent leurs ambassadeurs et essayent de réduire leur représentation diplomatique. Le problème est qu’ils ne connaissent pas nécessairement l’Iran. Ils aimeraient que l’Iran soit pro-Occident et pro-Otan dès demain. C’est loin de la réalité. La révolution iranienne de 1979 a mis deux ans à atteindre son stade final, avec des millions de personnes dans les rues. Ce régime brutal, qui dispose de l’un des appareils militaires et sécuritaires les plus redoutables du Moyen-Orient, est conscient que s’il quitte le pouvoir, il n’aura nulle part où se cacher. Il va donc s’accrocher et résister. C’est pourquoi nous sommes très préoccupés par l’ingérence politique des Israéliens, des Britanniques, des Français, des Allemands, des Portugais et de tous les membres de l’Otan. Cela compromettra les attentes sincères des personnes qui sont descendues dans la rue en 2009, 2017, 2018, 2019 et 2022. À chaque fois, ils ont réussi à forcer le gouvernement à reculer. Le régime peut utiliser ces déclarations pour affirmer que les manifestants sont manipulés par des puissances étrangères. Notre parti exige que ces ingérences cessent immédiatement.

    Quelles sont les revendications des manifestants ?

    N.S. : Les manifestations de ces deux dernières semaines sont directement liées à la propagation rapide de la pauvreté ainsi qu’à la corruption en Iran. L’accumulation de richesses par une petite minorité d’individus extrêmement riches, alors que la majorité de la population lutte pour satisfaire ses besoins les plus élémentaires, est insupportable. Ils constatent également que ce ne sont pas seulement des acteurs extérieurs qui ont conduit le pays à sa situation actuelle, mais aussi le régime et ses partisans, ses alliés et les membres de leur famille, par leur corruption endémique et leur pillage effréné de l’économie. Ce sont eux qui, au cours des trois dernières décennies, ont amassé des sommes d’argent astronomiques. Pendant ce temps, les travailleurs ne sont pas payés, les entreprises et les industries font faillite. Environ 60% de la population iranienne vit en dessous du seuil de pauvreté. C’est pourquoi ils sont dans la rue et prêts à sacrifier leur vie pour changer ce régime et offrir à leurs enfants et aux générations futures une vie digne.

    Le fils de l’ancien Shah, Reza Pahlavi, se positionne comme un acteur clé. Est-ce vraiment ce que souhaite le peuple ?

    N.S. : Pendant 47 ans, les Pahlavi ont vécu dans un luxe absolu grâce aux milliards de dollars qu’ils ont détournés de l’Iran. Lorsque Reza Pahlavi est interviewé, son ignorance de la situation est flagrante. Un document de 200 pages distribué à ses partisans propose clairement une dictature. Bien sûr, pas ecclésiastique, mais une dictature qui conduirait à la création d’un régime despotique dans lequel personne ne serait libre, l’ordre capitaliste serait maintenu et l’Iran serait un allié des États-Unis et d’Israël. Il n’a aucun programme politique, économique, social ou culturel clair pour résoudre les problèmes urgents de plus de 90 millions d’Iraniens. Après 47 ans de régime islamique et 50 ans de pahlavisme avant cela, l’Iran aura vécu sous la tyrannie pendant près de 100 ans. C’est pourquoi les esprits les plus brillants et les plus visionnaires d’Iran doivent s’unir pour trouver un moyen de sauver le pays. Cet homme n’est pas accepté par la population, mais chaque jour, les médias occidentaux invitent dans leurs émissions des politiciens et des personnalités publiques qui font l’éloge de la monarchie, affirmant que Pahlavi bénéficie d’un fort soutien international. Le problème est que l’opposition à l’intérieur du pays a été brutalement et totalement réprimée pendant longtemps, réduisant l’arène de la lutte interne à néant depuis la fin des années 1980.

    La France, le Royaume-Uni et le Portugal ont rappelé leurs ambassadeurs pour dénoncer la répression des manifestants.

    N.S. : Ce sont ces mêmes gouvernements qui ont poussé à l’adoption de sanctions plus sévères contre l’Iran. En octobre, ils ont affirmé que l’Iran avait abrogé ses responsabilités en vertu de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Cependant, le régime et un certain nombre d’experts en droit international ont affirmé que cet accord avait en fait été abrogé par les États-Unis en 2018, lorsque Trump s’en est retiré. L’accord stipulait que si l’un des six partenaires se retirait, il serait rompu. Ces gouvernements rêvent de revenir à l’ère coloniale et retrouver leurs positions. C’est le contraire de ce que l’on attend de pays qui se décrivent comme démocratiques et prétendent respecter le droit international. Si les gouvernements occidentaux n’interviennent pas, la République islamique pourrait s’effondrer sous la pression populaire interne à l’Iran. La solution en Iran ne peut venir que du peuple. Seuls les Iraniens ont le droit de décider du sort de notre pays et de la voie politique qu’il empruntera.

    Pensez-vous qu’il y aura une intervention militaire américaine sur le sol iranien ?

    N.S. : Personne ne peut prédire ce que Donald Trump va faire. Un jour, il dit une chose, et le lendemain, il fait le contraire. Les Américains et l’Occident ont clairement échoué à évaluer correctement la situation en Irak en 2003. Il a fallu de nombreuses années pour pacifier ce pays, sans parler de lui apporter un semblant de stabilité pendant de nombreuses années après cela. Et en termes de superficie, l’Iran est près de quatre fois plus grand que l’Irak. Il n’est donc pas impossible que le régime iranien et les États-Unis reviennent à la table des négociations pour parvenir à un accord. Les Américains auront bien sûr le dessus et finiront par l’emporter, car le régime théocratique est prêt à tout pour rester au pouvoir. Le grand perdant sera le peuple iranien. C’est pourquoi nous espérons que les forces progressistes, démocratiques et nationalistes, ainsi que la classe moyenne, les enseignants, les infirmières et les femmes, s’uniront pour former un front uni qui aspire à la paix, à la démocratie et à un avenir dans lequel les vastes ressources de l’Iran seront utilisées pour construire un pays prospère. En renforçant la solidarité et l’unité d’action entre toutes les forces sociales progressistes engagées dans cette lutte, nous nous efforcerons de faire face simultanément à la dictature au pouvoir et aux menaces de l’impérialisme américain.

  • Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival international Jean-Rouch, porté par le Comité du film ethnographique, revient pour une 11e édition au Mucem, jeudi et vendredi. Au programme, huit documentaires « avec une qualité narrative et de tournage », explique Aude Fanlo, responsable du département recherche et enseignement au Mucem.

    Une programmation « hors les murs », qui permet d’unifier les collections du Mucem avec des productions audiovisuelles. « J’ai le sentiment qu’on peut y voir deux langages qui nous défamiliarisent avec le flux d’information », campe Aude Fanlo. Cette année, le festival a reçu le soutien de la Cinémathèque du documentaire.

    Au cœur de la réflexion

    Parmi les œuvres proposées, le film Le Grand Tout, réalisé en 2025 par Aminatou Echard, sera projeté ce vendredi 16 janvier à 19h30. Ce documentaire retrace le voyage de la réalisatrice au Niger, en 2023. L’œuvre se présente comme une introspection de sa place de femme blanche et française dans un pays autrefois gangrené par la colonisation. Elle décide de s’y rendre, s’appuyant ainsi sur les travaux laissés par sa mère, ethnologue.

    « C’était l’histoire de Nicole [sa mère, Ndlr], pas la mienne », table Aminatou Echard dès les premières minutes du film. Son but n’est pas de se mettre à la place de l’ethnologue qu’était sa mère, explique la réalisatrice : « Je ne voulais pas du tout me mettre dans cette posture, car je suis très critique de cette place, de par ma nationalité et ma couleur de peau. » Sur le terrain, elle dit faire face à un problème. « Pourquoi leur parler d’une blanche qui a travaillé “sur eux” ? », s’interroge-t-elle.

    Elle témoigne de l’impossibilité, à ses yeux, à contourner son identité et essaie de déplacer cette conscience et interroge sa propre représentation. « J’aimerais que le film suscite la réflexion, qu’il fasse réfléchir et ne laisse pas au repos le spectateur », espère-t-elle.

    Du 15 au 16 janvier. Gratuit. Programme sur mucem.org

  • [Théâtre] « L’ange du foyer » brise le silence des féminicides à Ollioules

    [Théâtre] « L’ange du foyer » brise le silence des féminicides à Ollioules

    Elle ne cesse de labourer, depuis une vingtaine d’années, les champs de la famille et des marges. Après Les sœurs Macaluso, Bestie di scena, La Scorecata ou encore Misericordia, Emma Dante présente en première française, du jeudi 15 au samedi 17 janvier sur la scène du théâtre couvert de Châteauvallon, L’Angelo del Focolare. La dramaturge et metteur en scène italienne y ausculte encore la cellule familiale avec un spectacle traversé par les violences faites aux femmes. « Au sein d’une famille, un jour, la violence habituelle du mari envers sa femme se transforme en féminicide. La femme gît sur le sol, morte. Mais sa mort ne suffit pas : personne ne la croit », indique le programme de la scène nationale Châteauvallon Liberté. Un déni et une violence s’abattant sur elle, comme un jour sans fin. « Ainsi, la femme, tel l’ange du foyer, sera contrainte de se lever et de reprendre la même routine, nettoyant la maison, s’occupant des tâches ménagères, préparant les repas pour son fils et son mari, s’occupant de sa belle-mère âgée. Chaque matin, les membres de sa famille la trouvent morte et ne la croient pas. »

    « Nous faire avoir honte »

    « J’aime les corps défectueux, sur scène. Ils imposent une autre réalité, engendrent des situations précaires qui ont davantage à voir avec la vie », écrit dans sa note d’intention Emma Dante. Selon elle, le théâtre est un sanctuaire où pleurer, prier, s’indigner se soigner, ajoute cette femme de théâtre pour contextualiser L’Angelo del Focolare, « l’ange du foyer » en français. Sur le plateau, quatre comédiens incarnant les rôles familiaux, Leonarda Saffi, Giuditta Perriera, Ivano Picciallo et Davide Leone pour évoquer le silence pesant qui entoure les féminicides et parfois l’impasse de la banalité du mal.

    Un spectacle « entre la farce et la tragédie », résume le programme, qui constitue un « lieu d’émerveillement comme d’horreur », estime la dramaturge qui fait parler des corps et des esprits meurtris, hantés, en quête d’évasion d’une prison mentale qui ne dit pas son nom. Pour elle, « le corps doit parler plus que les mots », justifiant ainsi son utilisation pour la pièce de dialectes comme le napolitain et le palermitain, « langues des exclus et des pauvres qu’on ne comprend plus ».

    L’Angelo del Focolare, un spectacle qui entend briser le mur du silence des féminicides. Car le théâtre, explique Emma Dante, permet « l’enquête. On y surmonte ses peurs et on formule de nouvelles questions. Mais le théâtre est aussi un crime, comme disait Carmelo Bene [acteur, réalisateur et metteur en scène italien de la nouvelle avant-garde littéraire en Italie, 1937-2002, Ndlr]. Il doit faire mal, nous faire avoir honte de quelque chose d’injuste qui est sous nos yeux, mais que nous ne parvenons plus à voir. »

    Jeudi 15 et vendredi 16 janvier à 20h ainsi que samedi 17 janvier à 18h. Entre 5 et 30 euros

  • Narcotrafic, logement et agriculture au menu du préfet de Vaucluse

    Narcotrafic, logement et agriculture au menu du préfet de Vaucluse

    Malgré un « horizon un peu bouché », le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, n’a, lors de ses vœux aux personnalités du département ce mardi 13 janvier en début de soirée, pas manqué d’évoquer les nombreux projets lancés sur le territoire.

    Lors de son discours, après avoir rapidement évoqué les réussites de 2025 comme le Festival d’Avignon, le passage du Tour de France ou encore l’arrivée des nouveaux avions de chasse Rafale à la base aérienne d’Orange, il a notamment appuyé sur la lutte contre le narcotrafic comme première « priorité de l’État pour 2026 ».

    « Je suis sensible au fait que ce n’est pas seulement un problème de sécurité, c’est vraiment un problème de société », a-t-il ainsi lancé. Évoquant que la problématique a été évoquée lors des vœux des maires auxquels il a assisté ces dernières semaines, il estime que « c’est une bonne chose que cette prise de conscience se fasse sur l’ensemble du territoire ». Et assure que l’État a notamment « investi de façon importante dans les outils juridiques » à sa disposition, citant comme « exemple concret » les fermetures « d’un certain nombre d’établissements qui perturbent la vie quotidienne ».

    « La ville sur la ville »

    « Mais la sécurité n’est pas notre seule priorité », embraye-t-il immédiatement, affirmant que « sur le plan agricole, écologique et économique, l’État pense qu’il doit se rendre en soutien à une transition adaptée aux réalités locales ». Il souhaite ainsi continuer à « soutenir le développement d’une agriculture nourricière », sans évoquer que les syndicats d’agriculteurs enchaînent les mobilisations devant la préfecture ces dernières semaines. Un maintien de l’agriculture qui « passe aussi par la préservation des terres agricoles ». À concilier donc également avec « l’enjeu logement » et le travail avec les communes sur « la réhabilitation, l’acquisition, l’amélioration et la reconstruction de la ville sur la ville ».

    Il s’est aussi exprimé sur l’hôpital d’Apt, assurant être attentif à la promesse de l’ARS d’injecter 10 millions d’euros pour moderniser le site, qui vient de perdre son service de chirurgie. En fin de propos, il évoque finalement la volonté de décentralisation du Premier ministre Lecornu comme une « opportunité à saisir collectivement » et estime « qu’il faut être exigeant avec l’État dans ce domaine ».

  • Succès pour la déchetterie éphémère en centre-ville d’Avignon

    Succès pour la déchetterie éphémère en centre-ville d’Avignon

    « Il faut absolument le refaire, c’est une super idée », lance une dame croisant les équipes de ramassage des déchets du Grand Avignon, ce mercredi 14 janvier, alors qu’une déchèterie éphémère a été mise en place par l’intercommunalité et la Ville d’Avignon sur la place Pie.

    « On a fait cette action pour répondre à un vrai besoin. Et cela évite les dépôts autour des points de collecte. Pas tout le monde ne peut se rendre en voiture en déchèterie », explique Laurence Lefevre, adjointe au maire d’Avignon déléguée à la qualité de vie. Ainsi, de 8 heures à 14 heures, chacun était libre de déposer les encombrants au personnel présent sur place. Ceux-ci ont ainsi pu trier les objets par catégorie et même proposer ceux encore en état au don sur place. Pas moins de 150 personnes ont utilisé le service avant midi.

    « Je n’ai pas de moyens de transport et je n’ai pas tout le temps envie de demander à un voisin. Il faut le faire ici, mais aussi en extra-muros », s’exclame Françoise Blanchouin, la septuagénaire et habitante de l’intramuros de la Cité des Papes, qui vient tout juste de déposer un grille-pain et un transistor qui ne fonctionnent plus. « Ce sera aux prochaines équipes de maintenir cela, mais c’est un succès », estime de son côté Régis Vaz, responsable des encombrants au Grand Avignon.

  • Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    À La Seyne, où l’on recense pas moins de huit candidats à la mairie, l’ex-majorité a explosé, entre le maire sortant Joseph Minniti, le dissident Jean-Pierre Colin – qui n’a pas encore officialisé sa candidature -, et le proche de Nathalie Bicais Cheikh Mansour. Investi par Horizon, ce dernier affiche la volonté de « rassembler avant tout des gens compétents. Sur le plan local, les étiquettes comptent moins ». À cet égard, il revendique une liste qui va « du centre gauche à la droite républicaine », sur laquelle figurent d’anciens membres de la majorité qui se positionnent à gauche (Cassandra Verani-Laï, Stéphane Lancellotta, Basma Bouchkara), d’autres à droite (Christine Cuniberti, Christian Dupla), ainsi que l’ancien président de la fédération varoise de l’UDI, Laurent Dahmani, alors que celle-ci a rejoint le camp Minniti.

    La menace RN à Toulon influence les élections

    S’ils avaient déjà rallié la majorité, le choix des trois élus précités de soutenir un candidat de droite plutôt qu’une des trois listes de gauche réside dans la question des « sensibilités. Ces listes sont beaucoup plus à gauche que nous. On se revendique de centre gauche. Cela dit, il n’y a pas d’entente possible avec ces listes, qui considèrent qu’on est de droite », justifie Stéphane Lancellotta, adjoint de quartier ouest. « Quand on est de gauche, on est centré sur le social. En tant qu’élue au logement, je vois que ce ne sont que des idéologies. Par exemple, la politique de logement menée par l’ancien maire Vuillemot était divagante, avec 600 logements fermés, Terres du Sud Habitat [ancien bailleur social seynois, Ndlr.] en déficit, obligeant l’État à regrouper les logements sociaux avec Toulon Habitat Méditerranée », dénonce Basma Bouchkara.

    Sur le logement, et dans une optique plus large, Cheikh Mansour ne veut plus laisser à Toulon « le monopole de la Métropole. Tout à coup, tout le monde s’intéresse à la Seyne car en cas de victoire du RN à Toulon, la Seyne va devenir une pièce maîtresse de l’échiquier politique métropolitain, puisque ce sont les conseillers métropolitains qui feront basculer la présidence d’un côté ou de l’autre. Je dénonce cette politique politicienne. Avant de porter atteinte à la souveraineté des Seynois, ils feraient mieux de demander aux candidats de droite à Toulon de s’entendre s’ils veulent éviter que le RN prenne la ville », pointe l’adjoint à la sécurité, qui tiendra un meeting le 26 février au casino JOA.

  • À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    Certains, en entendant les discours prononcés par Laure Lavalette, mercredi soir, dans un Palais Neptune comble, sans en connaître la locutrice, auraient pu lui donner Toulon – à défaut du bon Dieu – sans confession. Une heure durant, la porte parole du RN, qui se présente sans étiquette pour attirer un maximum d’électeurs réfractaires à son ancrage partisan d’extrême droite, a déroulé le fil parfait des bonnes convenances nécessaires à l’entreprise de dédiabolisation de son parti nationaliste. De celles qu’on attend d’un élu local, dans une ville chahutée par les déboires de ses prédécesseurs, parmi lesquels le frontiste Jean-Marie Le Chevallier, dont le passage à la mairie (1995-2001), a laissé des souvenirs douloureux, sinon des traumatismes.

    Habileté sémantique

    Était-ce nécessaire face à une audience acquise à sa cause ? Qu’importe. Tout y était, sur le fond comme sur la forme. Dans une ville qui attache une importance capitale à l’identité locale, la députée RN, native de Gironde, a commencé par évoquer ses attaches territoriales : « Il y a 28 ans, une toute jeune femme trouva l’amour : il était Toulonnais. À mon arrivée dans la plus belle rade d’Europe, l’accueil si chaleureux des familles toulonnaises m’a aidée à m’y sentir adoptée. Après avoir dit oui à celui qui devint mon mari, c’est ici que nous avons élevé nos cinq enfants. » Une carte postale, point de départ d’un fil rouge familial usité pour présenter ses colistières, dont elle aime à rappeler le nombre d’enfants. Elle omet étrangement de le faire quand il s’agit de colistiers.

    Ils sont 15 à être présents, ou plutôt XV. Une équipe de rugby, corde sensible du terroir sur laquelle la candidate d’extrême droite tire sans modération. En tête de gondole, Sébastien Soulé, policier national dont l’histoire a inspiré le film Bac Nord, désigné comme son « futur adjoint à la sécurité », première thématique évoquée, et qui « sera, en tant que femme et maman, (sa) priorité. » En deuxième ligne – poste qu’il occupait durant sa carrière de rugbyman -, David Gérard, tout droit désigné pour les sports. À chaque personnalité, une thématique. Et rien ne manque, du social à la santé, en passant (ironiquement) par l’environnement, la culture, l’associatif… et le droit, défendu avec vigueur, depuis des mois par « Marine et Jordan », qu’elle n’oublie pas de saluer.

    La copie se veut propre. Sans évoquer la diversité, elle parle de chacun des quartiers toulonnais et le jure : « L’heure de la réconciliation est venue. Nous n’exclurons personne. » Sauf peut-être celles et ceux qui n’ont pas les bonnes grâces de son parti, qu’ils n’aient pas de papiers ou militent en faveur de l’avortement. Nombreux sont ceux qui répètent, à juste titre, qu’il ne faut pas confondre enjeux nationaux et locaux. Mais, si l’échelon municipal est celui de l’action, il peut rapidement s’avérer être celui de l’entrisme idéologique. Méfions-nous, donc, des ambitieux, tant habiles à dissimuler les opportunistes.

  • Le réalisateur Robert Guédiguian à l’Eden, à La Ciotat

    Le réalisateur Robert Guédiguian à l’Eden, à La Ciotat

    Alors que son prochain film Une femme aujourd’hui devrait sortir en salles au printemps ou à l’été prochain, Robert Guédiguian, cinéaste proche du monde ouvrier viendra à la rencontre du public samedi 17 janvier.

    Dans la plus ancienne salle de cinéma du monde, et ce n’est pas une exagération de langage, deux de ses films seront projetés.

    À 18h, La villa (2017), film en compétition à la Mostra de Venise fait se retrouver trois frères et sœur venus au chevet de leur père mal en point. L’intrigue se déroule dans une calanque, en hiver. Bientôt « la fratrie voit débarquer des militaires, à la recherche de migrants rescapés d’un naufrage… ». À 21h, Les neiges du Kilimandjaro (2011), film en compétition à Cannes en 2011, sélection Un certain regard, lauréat du Prix Lux 2011 du Parlement européen, sera diffusé. Le film met en scène Michel et Marie-Claire, couple heureux depuis trente ans, « fier de ses combats syndicaux et politiques. Ce bonheur vole en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit… ». Dans ces deux films, le réalisateur fait tourner ses acteurs fétiches : l’actrice (son épouse) Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan. La soirée sera présentée par Isabelle Masson.

    Au cinéma L’Eden théâtre, boulevard Clemenceau. Pass soirée : 18 euros avec 2 films et une formule apéritive.

  • Le maire de Ventabren Frédéric Vigouroux entre en campagne

    Le maire de Ventabren Frédéric Vigouroux entre en campagne

    Premier adjoint avant de devenir maire en 2022, élu par le conseil municipal après la démission de Claude Filippi, Frédéric Vigouroux se présente pour le scrutin de mars 2026. Le maire sortant, qui se présente comme de centre droit et « libéral », est donc candidat à sa succession en menant pour la première fois une liste dont il est à la tête. Cette dernière est renouvelée à près de 65%. Cette liste, complète, n’a elle pas d’impératif de sensibilité politique. « Mon parti, c’est Ventabren. Si cela convient à mes colistiers, ils sont les bienvenus », précise le candidat.

    Son entrée en campagne, Frédéric Vigouroux, récemment adhérent au label Maires de Provence, l’entame en « confiance ». D’abord parce qu’après ces quatre années de mandat, « il y a une bonne satisfaction sur le mode de fonctionnement général ». Frédéric Vigouroux poursuite : « J’ai quatre ans à mon actif, au cours desquelles les personnes qui se sont intéressées à la vie communale ont pu voir comment je fonctionne, quelles sont mes priorités et où j’ai pu réaliser les projets que nous avions. »

    Ces dernières années, le bilan présente, entre autres, la création de commission « extra-municipales » d’où est née la commission énergie, laquelle a permis de créer un parc solaire permettant d’alimenter 5 000 habitants. Côté sécurité, « entre 2022 et 2024, c’est 72% de baisse des cambriolages », selon l’élu, des patrouilles de nuit instaurées et une trentaine de caméras de vidéosurveillance en plus.

    Pause pour l’urbanisation

    « Je suis très satisfait de notre mode de fonctionnement. On a aussi mené des projets divers, la liste est longue. On est passés en éclairage LED, on a fait des trottoirs, des évacuations d’eau, deux grands parkings, des parcs d’enfants… Et un projet auquel je tenais pour la biodiversité avec la création d’un poste de référent biodiversité, mais aussi lancé un projet de sanctuaire biodiversité qui est en cours de développement [qui permet de protéger 903 espèces, Ndlr.] et j’en suis très content. Dans nos cantines, on a mis le maximum de ce qu’on trouvait en produits bios, on a incité les associations à se développer… Tout ça en maintenant des finances saines avec de bonnes marges de manœuvres. Et sans augmenter les impôts : je reste libéral de mentalité », détaille le candidat.

    Pour l’avenir, l’un des axes de la campagne du maire sortant sera « la biodiversité, je suis catégorique ». Sur Ventabren, estime le candidat, l’urgence est à la préservation du territoire, de ses espaces naturels et de sa faune. Concernant le logement, « sur le prochain mandant, pas de lotissement, ni d’immeubles (…). Il y aura une pause sur l’urbanisation d’ensemble », hormis les projets qui ne suscitent pas de « clivages » entre habitants et en harmonie avec le paysage. Pour la suite du mandat, s’il est élu, Frédéric Vigouroux prévient : « On aura beaucoup moins d’aides donc la possibilité de faire moins de projets. Il va falloir concentrer nos projets pour faire ce que j’appelle le service après-vente pour les 2 000 personnes qui sont arrivées. Ne pas urbaniser davantage la commune pendant 6 ans permet aussi d’absorber ce qui a été fait. Ce sera le gros travail pour le prochain mandat. Il faut mener sa barque pour avoir une commune sur le long terme ou il fait bon vivre, préservée, qui garde ses espaces naturels et ne cède pas à la pression immobilière. »

    Pour développer ses axes de campagne, le candidat tiendra une première réunion publique le 31 janvier à 11h, salle Sainte-Victoire.