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  • Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    C’était déjà dans les tuyaux depuis quelques mois, mais la municipalité ne voulait pas communiquer tant que tout n’était pas ficelé. C’est désormais entériné : après l’abandon de plusieurs projets, un espace mêlant activités culturelles, scientifiques, et loisirs, va investir les lieux d’ici décembre 2030. « C’est la concrétisation d’un projet qui tient à cœur aux Seynois, mais pas seulement car il présente un intérêt au-delà de la commune », se félicite Joseph Minniti (LR), le maire de la Seyne. Baptisé « Immersion », il sera porté par un groupement composé de 18 promoteurs, financeurs, architectes, bureaux d’études et partenaires. C’est la SAGEM qui, en sa qualité de mandataire, conduira le projet, qui devrait coûter 100 millions d’euros, uniquement financés par des investisseurs privés.

    Musée, hôtel, pôle d’innovations…

    Le projet se décompose en trois parties. Tout d’abord, un musée immersif de 3 400m² consacré aux enjeux environnementaux et climatiques de la Méditerranée, qui proposera, à l’aide de technologies de pointe, un parcours interactif autour des technologies de la mer et un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals. « L’ambition est de proposer une expérience extraordinaire qui fera se déplacer le public », explique Cyprien Fonvielle, représentant l’association Neede, partenaire pour la partie muséale.

    La seconde partie sera consacrée à un pôle d’innovations de 8 000m² composé d’un campus de recherche des métiers de la mer et de la transition écologique, d’un centre international de formations, d’un incubateur de startups, ou encore de bureaux et d’un fablab. Enfin, un espace d’événements, de vie et de services avec des espaces publics (jardin, hall, théâtre de la mer), un auditorium, un hôtel 4 étoiles de 3 400m², un restaurant de 500m² avec un roof-top, et un espace bien-être (spa public) de 800m², complètera cet ensemble.

    Après les différentes concertations, études d’impact et de risques, le permis de construire devrait être déposé d’ici décembre 2026. D’autres procédures administratives s’ensuivront, portant le début des travaux à décembre 2028. La Ville et le groupement porteur du projet espèrent ainsi 200 000 visiteurs annuels, pour des retombées comprises entre 3,5 et 4 millions d’euros.

  • La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    Après une petite mise au point politique rappelant que certains ont fait le choix de ne pas s’intégrer à la démarche de rassemblement des forces progressistes, la tête de liste d’Unis à gauche, Stéphane Sacco (GRS) a enjoint à ne pas se tromper de combat. « Nos seuls adversaires ce sont la droite et le cirque politique qu’elle impose aux Seynois, et l’extrême droite », précise-t-il. Ce qui signifie que « la porte reste donc ouverte à ceux qui partagent les mêmes valeurs ».

    Et de dérouler les grands points du programme qui va être proposé aux électeurs. Avec pour commencer, la création au sein de l’équipe municipale d’une mission inter-délégations dédiée à l’écologie. Afin que chaque projet puisse être analysé à l’aune de son impact environnemental, sanitaire et social.

    Pour une ville solidaire

    Parmi ces derniers, la réhabilitation du centre-ville qui devra être pensée comme un écoquartier. Mais aussi le développement des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque sur les bâtiments publics. L’équipe s’engageant également à favoriser les circuits courts en renforçant les Zones agricoles protégées et en mettant en place un plan alimentaire territorial.

    Et tout cela en rendant les habitants acteurs de la transition par « la création d’une véritable assemblée citoyenne de l’écologie ».

    Stéphane Sacco a rappelé ensuite que « la première des sécurités c’est d’avoir un toit et de pouvoir se loger dignement », en mettant en avant les 3 000 demandes de logements sociaux en attente sur La Seyne pendant que 500 appartements sont laissés vacants.

    Et de poursuivre : « Nous créerons un service municipal du logement pour accueillir, orienter et aider les locataires. »

    Autre axe fort qui va guider l’action de la nouvelle équipe municipale : le développement des services publics de proximité, afin que « la mairie soit la République au coin de la rue ».

    « Il est temps de recommencer à investir pour notre ville afin d’améliorer le quotidien de ses habitants et répondre à leurs besoins », a entonné ensuite Stéphane Sacco. Ne serait-ce que pour se doter des équipements dignes d’une commune de plus de 60 000 habitants.

    Avec pour commencer, « un cinéma proposant une offre à la fois grand public et art et essai ». Le site envisagé étant celui de l’ancien commissariat.

    Mais aussi, poursuit-il, une Maison de l’industrie et de la mer. « L’identité industrielle et ouvrière de La Seyne-sur-Mer n’est pas une mémoire figée, elle est un patrimoine vivant, un levier de développement, et un socle pour construire l’avenir », insiste-t-il. Celle-ci serait dotée d’un lieu d’exposition et d’une salle polyvalente à disposition des associations et des acteurs culturels.

    « Nous agirons également tout de suite pour rouvrir en gestion publique la piscine restée fermée trop longtemps, qui est essentielle pour les scolaires, les associations sportives et les familles », ajoute-t-il.

    Et de poursuivre : « Nous voulons une ville humaine, solidaire, qui va de l’avant et prépare l’avenir… Nous sommes l’antidote au RN. »

    Puis en citant Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce soit fait. » Une conclusion qui a entraîné un torrent d’applaudissements dans la salle.

    Et aussi

    Plus d’éducation populaire

    Isabelle Renier (l’Après) est intervenue sur la situation dans les quartiers populaires où se cumulent les inégalités sociales. « Trop de jeunes grandissent avec moins de perspectives que les autres, trop de personnes âgées doivent choisir entre se chauffer ou se soigner », lance-t-elle, en rappelant que la pauvreté n’est pas une fatalité. L’équipe de Stéphane Sacco entend donc renforcé entre autres l’éducation populaire et le soutien aux associations structurantes.

    Un centre de santé

    Brigitte Cheinet (PCF) a pointé de son côté que « l’accès aux soins devient une urgence nationale et territoriale ». Et rappelle que certaines villes ont déjà mis en place un centre de santé public en lien avec l’hôpital. Et que c’est vers ce processus que compte s’engager la gauche avec « un système qui remette l’humain, la solidarité et l’égalité au cœur de la santé ».

    Nouvelle traversée

    Au sujet de la traversée du port, Éric Marro lance : « Oublions les idées de pont ou de tunnel très chers… »

    L’idée est plutôt de profiter de donner au centre-ville un grand espace public qui pourra jouer un rôle de catalyseur commercial. Et de déplacer les voies de circulation en supprimant les angles droits qui provoquent les bouchons, tout cela en gagnant sur la mer. Les bateaux déplacés seraient relogés à côté de la Société nautique des Mouissèques.

    Ville de sport

    Valérie Romboni (GRS) a précisé que « la pratique sportive doit être accessible à tout le monde, peu importe le niveau de pratique, l’âge, le genre, les revenus, le quartier, pour les personnes valides comme celles en situation de handicap ». En rappelant qu’investir dans le sport pour tous, c’est investir dans la santé publique, dans la jeunesse, dans le lien social. Et faire le choix d’une société plus juste et plus égalitaire.

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Après avoir, dit-il, « commencé sa campagne à bas bruit » si bas, d’ailleurs, qu’elle était jusque-là inaudible -, Gérard Gazay, 68 ans, élu en 2014 puis 2020, a annoncé, jeudi, qu’il entrait désormais dans le vif du sujet. Dans un environnement où les candidats « sans étiquette » fleurissent, il a déclaré : « Nous affirmons ce que nous sommes, une équipe de droite et du centre, de l’écologie sympathique et raisonnable jusqu’au parti Les Républicains. Nous n’avons aucune concession à faire avec l’extrême droite et avec l’extrême gauche. »

    Bruno Genzana, président du Nouveau Centre, s’est dit « très heureux » d’apporter le soutien de sa famille politique à Gérard Gazay. « J’ai été longtemps vice-président du Département des Bouches-du-Rhône. Les villes sont souvent en compétition et il faut peser pour remporter le morceau. Durant ces deux mandats, tu as été extrêmement engagé, volontaire. Tu défends pied à pied, avec des arguments très solides, les intérêts d’Aubagne. Par exemple le Val’Tram, qui va être inauguré dans quelques semaines », développe le conseiller régional.

    11 partis et mouvements en soutien

    Notamment président de la fédération 13 du Parti radical, Georges Panagiotou a revendiqué : « Soutenir Gérard Gazay, ce n’est pas un calcul de notre part, c’est le choix de la loyauté face à l’opportunisme, du rassemblement face à la division, de l’expérience face à l’improvisation. » Sylvie Brunet, présidente du MoDem 13, a loué « les valeurs » du maire, « la transparence, le dialogue, le respect des autres quelle que soit leur appartenance politique ». à l’exact opposé de tout ce que dénoncent les détracteurs du maire et candidats en lice, notamment, à gauche, Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun).

    Sur la « photo de famille » jeudi il y avait donc aussi, autour du maire sortant, Georges Cristiani, président de l’Union des maires de Provence (qui regroupe 100 maires sur 119), Christophe Madrolle, président de l’Union des centristes et écologistes, Pierre-Gilles Tronconi (Écologie et modernisme), l’UDI, Horizons, LR, Cap sur l’avenir (parti de Renaud Muselier), et Nouvelle Energie pour la France (parti de David Lisnard, maire de Cannes). Le 24 janvier prochain, Gérard Gazay inaugurera son local de campagne. Vers le 9 février, il présentera son programme, et sa liste mi-février.

  • La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    Si les noms de colistiers proches et le programme restent encore à déterminer, la liste à gauche lance publiquement sa campagne. Rangée derrière Marc Pena, député PS de la 11e circonscription, la liste d’union Aix Avenir, composée des forces de gauche et écologistes (hors LFI), s’est affichée, mercredi soir dans son local rue Granet, derrière son candidat, pour une première rencontre avec le public. Marc Pena est d’ailleurs le premier des quatre candidats en lice pour le fauteuil de maire à avoir tenu une rencontre publique dans un contexte de campagne qui commence à peine à frémir. Chez Philippe Klein (Hor), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), les meetings n’ont pas encore commencé. Sophie Joissains, maire sortante (UDI), n’a toujours pas officialisé sa candidature.

    Chez Aix Avenir, c’est donc l’épineuse thématique du logement qui a été choisie pour rassembler les premières foules. Un débat animé par divers acteurs sur le sujet, dont Agnès Daures (DVG), conseillère municipale d’opposition dans le groupe Aix-en-Partage mené par Marc Pena, et commenté par les chefs de file des composantes de l’union. Pour le candidat, Aix « fait face à une crise du logement d’une ampleur inédite (…) notre ville ne respecte pas la loi SRU et accuse un déficit de près de 3 000 logements sociaux ».

    Promesses

    Avant d’annoncer : « Nous mettrons en œuvre une politique du logement d’abord, en considérant qu’avant toute autre aide, la priorité est de permettre à chacun d’avoir un toit », avec « une transparence totale dans les procédures d’attribution des logements », un « encadrement des loyers » et une « lutte contre les logements vacants et une régulation ferme des locations à courte durée ». Outre les promesses de campagne, le constat de mal logement est là, parmi les intervenants et le public militant, comme curieux. L’une des habitantes d’Encagnane évoque les nuisibles, le froid subi dans cette résidence. Un autre, participant aux maraudes sociales pointe le manque de solutions pour sans-abri : « J’en connais deux qui sont décédés sur la période [hivernale, Ndlr.]. » Constat similaire pour Emma Rose, cette étudiante dont la thèse est axée sur les solutions accueil des personnes à la rue dans Aix. Insalubrité, appartements qualifiés de passoires thermiques, logements délaissés… L’éventail des problématiques est large, le rôle de la majorité pointé du doigt. « On a en face de nous une municipalité bourgeoise et de droite dont le moins qu’on puisse dire c’est que le logement pour tous n’est pas sa priorité, et qu’elle préfère la spéculation immobilière au logement social. Ça campe le décor », pointe Agnès Daures. « Il va falloir se battre pour gagner deux fois. D’abord pour que Marc [Pena] soit élu maire : c’est déjà de ça qu’il s’agit. Le second combat est celui du jour d’après. (…) Il va falloir se battre pour que la commune ai les moyens d’appliquer tous les projets, toutes les propositions qu’on a entendues ce soir. C’est la deuxième étape du combat politique », estime David Tessier (PCF). À suivre.

  • Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    « Faire preuve de fraternité, c’est tout d’abord apprendre à se connaître soi-même et avoir la capacité à se mettre à la place de l’autre. » Le maire communiste de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, s’est montré quelque peu philosophe lors de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population, salle Gagarine, ce jeudi soir. L’élu a notamment abordé le « vivre-ensemble, qui fait que peu importe d’où nous venons, nous construisons une société fondée sur le respect de l’autre, de ses différences et de ses aspirations ».

    Le premier magistrat n’a pas manqué de rappeler « la signature historique du contournement autoroutier », de la Ville, obtenu après 50 ans de lutte des élus communistes de Port-de-Bouc et de Martigues. Laurent Belsola a d’ailleurs salué la présence de Pierre Dharréville et de Gaby Charroux, figures de ce combat

    « Le budget fond »

    Le maire, candidat à sa réélection, a rappelé le rôle des élus locaux, « en première ligne pour répondre aux habitants, malgré le peu de reconnaissance pour leur travail et leur statut ». « Nous faisons face à une équation quasi insolvable : comment apporter des réponses à nos administrés lorsque les budgets des communes fondent comme neige au soleil ? », tance l’élu. « La tâche est difficile, elle demande du courage et de l’espoir », conclut le maire, entouré du conseil municipal… à l’exception du conseiller d’opposition Pascal Spanu (RPR), soutenu par l’extrême droite aux municipales .

  • Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    La campagne officielle n’a pas démarré, mais Bruno Gilles (Horizons) est déjà dans le dur. L’ex-député-maire du secteur, candidat de la droite sur les 4e et 5e arrondissements pour les municipales, dénonce une tentative de déstabilisation. « C’est la première fois en quarante ans que je dépose trois plaintes en quinze jours », explique l’ancien patron de la fédération LR des Bouches-du-Rhône. La première pour des menaces de mort, a été déposée le 19 décembre. La deuxième suite au cambriolage de sa permanence, date du 29 décembre, et la dernière pour harcèlement, diffamation et dénonciation calomnieuse, du 9 janvier. « Ça prend de l’énergie, du temps et de l’argent », souffle-t-il.

    Violence politique

    Au cœur de la polémique, le portail de la cité HMP des Chutes Lavie, installé en 2019 par l’assemblée de copropriétaires. « Je n’étais même plus maire, mais on me fait porter le poids de tous les mécontents de ce portail », s’agace Bruno Gilles, accusant à demi-mot l’actuelle mairie de secteur d’en faire une affaire politique avant les élections. « Une histoire hallucinante s’écrit. Dans le quartier, on me dit : mais pourquoi as-tu fermé ce portail ? En gros, je suis un méchant. Donc, je dis stop ! Je n’y suis pour rien », martèle l’élu de droite, acculé dans son fief. « S’attaquer aux Chutes Lavie où je suis né, où je vis depuis trois générations, où j’ai mes meilleurs bureaux de vote… J’y fais plus de 60% au 2e tour en triangulaire. Peut-être qu’ils veulent ronger ce petit os jusqu’à la moelle ? »

    Romain Simmarano (Ren), porte-parole de Martine Vassal, candidate (DVD) à la mairie centrale, est venu en soutien. « C’est le symbole d’une violence politique qui rappelle des époques qu’on croyait révolues. Et le silence de l’héritier des méthodes Guerini, qui est Benoît Payan, est un silence coupable », tance le protégé de Renaud Muselier. Lui, choisit de taper sur le maire (DVG) de Marseille au moment ou sa candidate est distancée par le candidat (RN) d’extrême droite dans le dernier sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA.

    Dans ce climat plombant, Bruno Gilles esquisse des projets : piétonniser une partie du boulevard Chave, sécuriser les abords des écoles, réaménager la place Sébastopol. Rappelant son opposition à l’implantation de la Halte soin addiction, il plaide « la concertation », critique « les décisions imposées » arguant que lui « sait faire ». Le fiasco de la concertation sur la réhabilitation de la place Jean-Jaurès, sous le dernier mandat Gaudin, n’en est qu’un contre exemple.

  • La FI présente les 13 piliers de sa « politique de rupture » à Marseille

    La FI présente les 13 piliers de sa « politique de rupture » à Marseille

    Conscient d’avoir « des défauts, réels, et supposés », le député LFI se présente comme « l’alternative crédible » face à « six ans de cirque », c’est-à-dire : « Martine Vassal qui a déjà le Département et la Métropole et veut être maire » et « Benoît Payan qui veut être maire avec la Métropole en sous main ». Sébastien Delogu veut être « le maire de Marseille, rien que de Marseille, mais de toute la ville », fort d’une candidature « avec un grand collectif ».

    La France insoumise marseillaise présente un programme de 380 mesures pour une ville « plus juste, solidaire et apaisée ». En rupture avec la Métropole comme Benoît Payan, mais en rupture avec la municipalité, Sébastien Delogu veut reprendre la main sur les compétences « voirie, propreté et transports ». Mais de façon radicale : « Supprimer Aix-Marseille-Provence » avec la proposition de loi que le député a déposé le 23 décembre.

    Une gestion de proximité pour « deux fois plus de transports marseillais. En démultipliant les lignes de bus dans les quartiers et des tram au Nord et vers La Valentine », exige Mohamed Bensaada, qui brigue la mairie des 13-14. Pour la sécurité également, souligne Léa Béjoui, en lice pour la mairie des 4-5, « plutôt que de recruter d’avantage, faire en sorte que la police municipale soit plus investie en prévention, en médiation ». Côté logements, l’objectif de « 30 000 offres supplémentaires » s’appuie sur un moratoire sur les démolitions Anru et sur la construction, la rénovation et la réquisition de logements vides. Déceptions aussi sur les piscines. Nord et Luminy, revues en version complexes sportifs, n’ont pas rouverts. « Des kits piscine pour tous et des petits bassins répartis sur l’ensemble de la ville », propose Victoire Diethelm, candidate à la mairie des 6-8.

    Déçus, mais confiants

    De nombreuses propositions étaient déjà portées par le Printemps marseillais. Encore adjoint au maire aujourd’hui, cofondateur de Vaï, Sébastien Barles soutient la liste LFI et précise : « Ce sont les renoncements que nous pointons. Comme l’encadrement des loyers, c’est une grosse déception. » Le programme LFI promet de faire mieux sur « l’opposition au croisièrisme, aux data centers » ou à « Sodexo, dans les cantines, que nous voulons remunicipaliser ». Avec quel budget et comment faire jouer ce rapport de force ? Rien de très chiffré encore. « Nous irons chercher des crédits à l’échelle européenne, on mobilisera les participations citoyennes », annonce le candidat.

    La campagne surfe sur l’électorat de ceux pour qui Vassal en a déjà trop fait contre Marseille et ceux pour qui Payan n’en aurait pas assez fait. Sur le terrain du mécontentement, comment se démarquer face au RN ? « J’ai largement démontré que le RN votait les lois contre la population. Je suis le seul à l’avoir affronté plusieurs fois dans des débats », défend Sébastien Delogu.

  • Des librairies de plus en plus ciblées par l’extrême droite

    Des librairies de plus en plus ciblées par l’extrême droite

    Dans un contexte où les intentions de vote pour le candidat RN à Marseille prennent de l’ampleur, les librairies qui se veulent refuge de l’esprit critique sont en proie à de plus en plus d’agressions. C’est ce que nous confie Michel Touzet, l’un des fondateurs de la librairie Transit, boulevard de la Libération (1er) à Marseille, qui a vu sa vitrine taguée d’une croix celtique « par l’extrême droite » assure-t-il. « Nous avons porté plainte, sachant qu’il y a très peu de chance qu’on retrouve le type qui a fait ça, mais au moins, la justice s’en occupe, la police fera une enquête, un dossier sera ouvert, ajoute le libraire. Ça permet que, si jamais la situation empire ou s’ils recommencent, cela ne tombe pas tout d’un coup du ciel. »

    « Il y a eu un changement »

    Pour Michel Touzet, dont la librairie associative dénonce depuis 13 ans déjà le fascisme et l’extrême droite à travers les livres proposés et ses soirées, « il y a eu un changement, ils n’hésitent plus. La librairie est un fond de pensée critique, de textes progressistes, notamment antifascistes, donc on est mêmes étonnés que ça n’arrive que maintenant ». Pour lui, le phénomène s’explique en partie par les scores élevés de l’extrême droite « aux législatives ». De quoi libérer, à ses yeux, « pas mal de gens. Ils se permettent de faire des choses maintenant ».

    La librairie Transit est loin d’être la seule à avoir subi des attaques. C’est ce phénomène que va dénoncer la branche Métiers du livre de l’union syndicale SUD Culture Solidaires, lors d’une conférence de presse, ce vendredi à Paris. Leur avocat, Maître Laforcade, sera présent. Un guide d’autodéfense juridique en cas d’attaque sera présenté pour aider les libraires à « faire les bonnes démarches », souligne Michel Touzet. Pour ce dernier, hors de question de se laisser faire : « On ne changera pas de ligne, ça serait nous désavouer. J’arrêterais tout si on devait nous dire qu’on ne pouvait plus faire comme avant. Ça serait sans moi. Ça veut dire qu’ils auraient gagné. » Il ajoute, prudent : « On est un peu plus attentif à notre sécurité. On doit être au moins deux à chaque fois pour ne pas qu’il y ait de mauvaises surprises. »

  • Le futur campus privé ouvrira en 2026 Porte d’Aix

    Le futur campus privé ouvrira en 2026 Porte d’Aix

    « Des écoles dans le numérique, il y en a très très peu dans la région, alors, on vient combler un manque », assure François Stephan, directeur général de l’ECE (école d’ingénieurs), en présentant l’ampleur du futur campus « Omnes éducation », en construction Porte d’Aix. Le colosse universitaire, institution privée, implanté au cœur de la ZAC Saint-Charles, ouvrira ses portes aux étudiants post-bac dès la rentrée 2026. Le site accueillera en son sein trois écoles : Inseec (Institut des hautes études économiques et commerciales), ECE (école centrale d’électronique dédiée à l’ingénierie du numérique) et Sup de Pub (école de communication).

    L’école d’ingénieurs sur Parcoursup

    « Les trois écoles constituent un triptyque pédagogique. Les étudiants pourront travailler ensemble sur des projets », revendique Sylvain Coulange, directeur du campus « Omnes éducation » à Marseille. À terme, le site accueillera 2 600 étudiants sur six étages et dans une surface globale de 6 500 m2. Le directeur général de l’ECE, François Stephan, espère que « d’ici 3 ou 4 ans, 500 élèves soient inscrits à l’ECE Marseille ».

    Le bâtiment, encore en travaux, « sera prêt à accueillir les étudiants en septembre 2026 », assure le directeur du campus. Une fois achevé, le bâtiment comprendra 47 salles de cours, un amphithéâtre de 175 places, une bibliothèque universitaire, un studio photo et vidéo, un rooftop de 500 m2, une salle de sport, des salles de projet ainsi que des cafétérias.

    L’annonce de l’ouverture de ce site, dès la rentrée 2026, résonne avec l’ouverture de Parcoursup le 19 janvier pour les étudiants de terminale, ainsi qu’avec la tenue du salon de l’étudiant à Marseille, ces 16 et 17 janvier. « Le programme ingénieur de l’ECE à Marseille sera proposé sur Parcoursup pour permettre aux étudiants de s’inscrire, via concours, à notre école », précise François Stephan. Les élèves, pour entrer en première année dans cette grande école, seront sélectionnés selon leur dossier et leurs notes au concours Avenir sur Parcoursup.

    Logement « via Airbnb »

    Une promotion de 50 élèves est ouverte en 2026. Le coût annuel de « la grande école de l’ingénierie et de l’IA » est d’environ 10 000 euros. Elle accueille 25% de boursiers du Crous. Interrogés sur la question du coût de la vie étudiante et du logement, Sylvain Coulange, François Stephan et Marc-Henri Desportes, président exécutif du groupe « Omnes éducation », signalent que « 25% de nos étudiants sur Marseille se logent via Airbnb ». Une visite du directeur d’Airbnb est prévue prochainement, lors d’une masterclass, afin « d’évoquer ces questions de logements ». Par ailleurs, « deux résidences étudiantes privées sont en train de se construire à proximité », ajoutent-ils, pouvant permettre aux étudiants de se loger.

  • Apollonia : prison ferme et mandat de dépôt pour une ribambelle d’escrocs

    Apollonia : prison ferme et mandat de dépôt pour une ribambelle d’escrocs

    « Vous êtes le corps et la tête pensante avec votre épouse de l’escroquerie en bande organisée », a lancé la présidente Azanie Julien-Rama à Jean Badache, 71 ans, serein voire décontracté dans la salle de la caserne du Muy, où plus d’une centaine de victimes se pressaient.

    Plus de vingt ans après les faits, l’escroc hors norme a été condamnée jeudi, avec son épouse Viviane, 69 ans, à la même peine de 7 ans d’emprisonnement ferme – contre dix ans requis – assortie d’un mandat de dépôt à effet différé et pour chacun 2,5 millions d’euros d’amende. Leur fils adoptif Benjamin, 48 ans, écope de 4 ans dont un an sous bracelet et 100 000 euros d’amende. Ce qui a pu être saisi à hauteur de 20 millions d’euros de leur immense patrimoine est confisqué, ainsi de leur villa luxueuse à Cassis, d’un palais à Marrakech. Le tribunal reste convaincu qu’ils ont lessivé à l’étranger une grande partie de leur fortune accumulée de 1997 à 2009 en vendant 5 305 biens immobiliers pour un montant phénoménal de 1,239 milliard d’euros.

    Le tribunal reste convaincu que Jean Badache « continue de tirer une certaine fierté » de ses agissements, mû qu’il était par « une volonté de revanche sociale et d’enrichissement hors-norme ». Le couple a organisé la dissimulation des revenus avec des montages financiers complexes entre la Suisse, le Luxembourg et le Maroc, preuve encore du « caractère extraordinairement lucratif » de leur escroquerie.

    Le tribunal a décortiqué le système Apollonia, société aixoise de conseil en investissements immobiliers qui s’est attachée le concours « d’hommes de loi pour donner une apparence de légalité et de respectabilité à ses opérations » qui aboutiront à la plus grande escroquerie immobilière et financière jamais commise en France. Apollonia, dissoute par le jugement, a soutiré 35 millions d’euros de dividendes en plumant 762 victimes ficelées – surtout des médecins – puis étouffées sous les empilements de crédits, même si selon le tribunal, rien n’établit que les banques savaient. Un de ses meilleurs commerciaux a dit que Jean Badache les poussait en leur disant « tous les matins un pigeon se lève et il faut aller chercher ».

    « Un enrichissement

    hors-norme »

    Les quatre commerciaux sont lourdement condamnés. Jusqu’à 5 ans ferme, 300 000 euros d’amende, confiscation de biens et interdiction définitive de gérer contre François Melis, le commercial qui a généré le plus gros chiffre d’affaires, s’assurant 1 million d’euros par an de revenu.

    Le système consistait à déposséder l’acquéreur du contrôle du déroulé des opérations organisées pour être opaques afin de prévenir tout contact entre les emprunteurs et les banques. Dès le départ, chacune des opérations allait être « forcément déficitaire quels que soient les aléas économiques » et « conduire nécessairement à la ruine des acquéreurs ».

    Quant aux notaires, si le Lyonnais Philippe Rambaud est relaxé « faute d’établir qu’il avait eu connaissance du processus délictueux », deux autres sont reconnus coupables d’avoir fait allégeance à Apollonia « par aubaine financière » : l’Aixois Jean-Pierre Brines, 77 ans, écope de 5 ans de prison dont 2 ans sous bracelet vu son âge, et 700 000 euros d’amende. « Sans vous, Apollonia n’aurait pas pu prospérer. Vous avez détourné votre office par volonté d’enrichissement. » Le Marseillais Philippe Jourdeneaud, 65 ans, qui a agi « de manière servile », écope de 5 ans dont 18 mois ferme sous bracelet, 300 000 euros d’amende. Pour les deux, une même interdiction définitive d’exercer.

    Complice de l’escroquerie et de blanchiment en bande organisée, l’avocat d’Apollonia, Me René Spadola, 61 ans, qui avait en main les éléments sur le processus frauduleux mis en place, écope de 5 ans de prison dont 2 sous bracelet, 300 000 euros d’amende et l’interdiction définitive d’exercer dans l’immobilier.

    « Les personnes condamnées sont entièrement responsables. Il nous incombe de réparer intégralement le préjudice », dit le tribunal, qui a fixé des dates d’audiences pour les intérêts civils.