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  • Pour Provence Rugby, briser la série à domicile de Nevers

    Pour Provence Rugby, briser la série à domicile de Nevers

    Débuter 2026 à l’extérieur par un déplacement à Nevers, difficile de faire plus rude. Provence Rugby est, ce vendredi (19h), sur la pelouse du stade du Pré Fleuri pour une rencontre, un défi, contre l’USON. Regarder le classement n’a que peu de sens avant ce match, tant la domination à domicile des joueurs de la Nièvre est forte, cette saison. Les calculs sont même très simples avec cette équipe. 0 victoire en déplacement et 0 défaite dans leur antre lors de cet exercice 2025-2026. Gagner chez eux est donc plus que périlleux et les Provençaux auront fort à faire pour prendre le maximum de points.

    Mais ces derniers restent sur une entame d’année convaincante. Pas plus tard que la semaine dernière, ils ont éparpillé façon puzzle le club de Grenoble (45-15). L’efficacité aurait même pu être plus grande, mais beaucoup de points positifs sont à tirer de cette partie. La défense sur les touches a été qu’excellente avec huit lancers perdus par les grenoblois, beaucoup trop élevé pour se montrer plus dangereux offensivement.

    Porté par son public, Provence a joué juste. Il faudra poursuivre cette dynamique ce vendredi, loin de ses bases. Nevers n’a plus perdu à domicile depuis le 9 mai 2025, avec une défaite 20-21 face à Aurillac. Si les Aixois veulent viser le top 2 à la fin de la saison régulière, c’est bien ce genre de matches qu’il faut gagner.

    NEVERS – PROVENCE

    17e journée de Pro D2

    Stade du Pré Fleuri (19h)

    Nevers : Mayo – Blanc, Paris, Pommelet, Rocher – Reynolds, Manevy – Noah, Kazubek, Kleynhans – Smith, Barjaud – Knox, Petriashvili, Ikahehegi

    Provence : Portela – Tui, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Vernet, Piefeleti, Wegrzyn

  • Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Après avoir été le fer de lance des grandes années du FC Martigues, notamment lors de la montée en Ligue 2 en 2024, puis un bref passage au FC Versailles en première partie de saison, le Vauclusien Karim Tlili a préféré revenir dans sa région natale en signant avec Aubagne au début du mois de janvier. « On s’est raté de peu l’été dernier », souligne l’attaquant originaire d’Avignon, qui avait reçu plusieurs propositions à la fin de l’aventure martégale. Il avait finalement choisi de rejoindre la région parisienne. Une expérience qui ne lui a pas pleinement enthousiasmé. « La mentalité du nord n’est pas la même que celle du sud », poursuit celui qui n’a disputé que huit rencontres sous les ordres de Jordan Gonzalez. « Ca ne me correspondait pas sur l’aspect mental, sur ce que représente le football pour moi. Dans le sud, on a une culture de la gagne. On est compétiteurs, on est râleurs, mais on n’est pas méchants. Mais si on doit se dire les choses pour gagner, on va se les dire », ajoute-t-il. Âgé de 35 ans, Tlili va désormais apporter toute son expérience à cette jeune équipe aubagnaise, actuellement cinquième de National, à seulement deux points du podium.

    Toujours ambitieux

    « Je suis là pour les aider à passer ce cap, apporter ma plus-value et ce que je sais faire », prévient l’ancien capitaine des Sang et Or, qui aurait pu signer dans des clubs de divisions inférieurs avec de meilleures opportunités financières. Et même si des clubs de Ligue 2 se sont intéressés à lui, il a préféré se rapprocher de sa famille. « Aubagne était le parfait compromis », martèle le numéro 9, toujours animé par la compétition. « Pour moi, ce qui fait la différence à ce niveau là, c’est le groupe. Tout le monde doit être concerné par le projet. Au-delà de ça, il faut que les gens soient solidaires les uns envers les autres », estime celui pour qui « monter est une aventure humaine ». Après deux semaines d’entraînement seulement avec les Jaune et Bleu, Karim Tlili s’est déjà parfaitement adapté à ses nouveaux coéquipiers. Il a notamment connu Mohamed Hamek, le meilleur buteur aubagnais, lorsque ce dernier évoluait à Sedan, et a surtout joué aux côtés du capitaine Nehari sous les couleurs du Pontet (N2) en 2016. « Les mecs m’ont super bien accueillis. On sent que c’est une atmosphère saine, que tous les joueurs sont solidaires les uns envers les autres. De toute façon, ça se reflète sur les six premiers mois qu’ils ont fait », note l’Avignonnais, persuadé qu’il a « énormément de similitudes avec Martigues ».

    Retrouver le sourire à la maison

    Les Aubagnais reçoivent Paris 13 Atletico, onzième de National, ce vendredi (à 19h30) au stade De Lattre-de-Tassigny, pour le compte de la 17e journée de championnat. Les Jaune et Bleu n’ont remporté qu’un seul match à domicile depuis le début de la saison, après cinq matches nuls et une défaite. C.K.

    Groupe Aubagne : Gil, Nouichi – M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani, Abdallah, Rocchia – Ali Hamidou, Oudjani, Bentoumi, Hamek – El Kaddouri, Chaban, Tlili, Mayilla, A.Tafni, Berrabha.

  • Eurosport et Novo 19 sont les diffuseurs officiels du Grand Prix cycliste 2026

    Eurosport et Novo 19 sont les diffuseurs officiels du Grand Prix cycliste 2026

    La 48e édition du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise connaît plusieurs changements, dont un majeur sur le plan télévisuel. En effet, France 3 Provence, partenaire historique de l’épreuve, ne diffusera plus la course. Un nouvel acteur arrive cette année et jusqu’à la fin de l’année 2028 : Novo 19.

    Présente sur la TNT depuis septembre dernier, la chaîne lancée par le groupe Ouest-France a acquis les droits des FDJ United Series, le nouveau nom de la Coupe de France de cyclisme. Qui dit TNT, dit course en clair et disponible sur toutes les télévisions, sans abonnement.

    Le Grand Prix, premier événement sport de Novo

    Le Grand Prix est la première des 15 étapes au programme cette année, ce qui marque une autre nouveauté. Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, souligne le caractère historique de cette diffusion : « Novo 19 est une chaîne généraliste, mais qui n’a encore jamais diffusé de sport. Le Grand Prix sera donc la première épreuve sportive retransmise sur cette chaîne. à jamais les premiers, comme on dit chez nous. »

    Novo 19 assurera la co-diffusion de l’événement, puisque Eurosport va également retransmettre la course dans 50 pays. Il sera possible de suivre l’épreuve sur la chaîne et sa plateforme numérique HBO Max. Concernant les horaires, le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise ne sera pas diffusé en intégralité, pratique télévisuelle courante hors grandes courses du calendrier mondial. Les coureurs seront donc à retrouver à partir de 14h30. Il restera alors encore plus de 80 km à parcourir jusqu’au stade Vélodrome. Eurosport suivra légèrement plus tard avec une prise d’antenne à partir de 15 heures. Les téléspectateurs ne manqueront en rien la décision finale, puisque le peloton n’aura pas encore gravi le col de l’Espigoulier au moment de la diffusion des premières images. Les diffuseurs mettront en avant la course jusqu’en fin d’après-midi.

    A savoir

    Plusieurs coureurs locaux au départ

    Parmi les 133 coureurs présents au départ du Grand Prix 2026, plusieurs sont originaires de la région marseillaise. C’est le cas du tout jeune Maxime Decomble, membre de la Groupama FDJ, venant de La Ciotat. Clément Izquierdo vient lui d’Aubagne et sera au départ pour Cofidis.

    Les Crêtes absentes du parcours

    Dans ce tracé de 149,9 km, la route des Crêtes a été écartée. Pour deux raisons, d’après le directeur de course, Jean-Luc Corréard. La sécurité d’abord, l’Union cycliste internationale (UCI) aurait « fortement déconseillé » d’emprunter cet endroit. Ce changement permettra aussi d’avoir une autre physionomie de course, plus incertaine. Un casse-tête pour les staffs techniques.

    Des courses jeunes au programme

    Des animations se tiendront tout au long de la journée, autour du Grand Prix, le 1er février. Le matin, une course de jeunes se déroulera avec plusieurs clubs de la région, dont celui du Vélo Club La Pomme Marseille.

    Des animations se tiendront tout au long de la journée, autour du Grand Prix, le 1er février. Le matin, une course de jeunes se déroulera avec plusieurs clubs de la région, dont celui du Vélo Club La Pomme Marseille.

  • Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    À jamais les premiers. Une phrase presque devenue un slogan, souvent employée pour mettre en avant la belle épopée des Olympiens lors de la Ligue des Champions victorieuse en 1993. Mais, au-delà du ballon rond, la cité phocéenne peut se targuer d’accueillir en son sein la première course professionnelle du calendrier cycliste, par l’intermédiaire du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Comme le veut la tradition, l’événement se déroule quelques jours avant la grande épreuve voisine de l’Étoile de Bessèges.

    « Ces deux belles compétitions, on les doit aux deux Rolland (Villalonga et Fangille) », rappelle Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. « Leur passion du vélo et du beau sport a donné naissance au Grand Prix et à l’Etoile. Deux magnifiques compétitions qui sont portées par des bénévoles à l’engagement sans faille », ajoute-t-il.

    Une équipe qui s’est d’ailleurs renforcée avec l’expérience de Jean-Luc Corréard, directeur de course de cette 48e édition, où 19 équipes (4 WorldTeam, 10 ProTeam et 5 Conti) se disputeront la victoire finale. « On a voulu garder cette liaison entre le Nord et le Sud de Marseille », insiste l’emblématique dirigeant de l’AVC Aix, qui connaît les routes de la région comme sa poche. Il a pu le prouver en détaillant l’intégralité du parcours lors de la conférence de presse de présentation, ce jeudi, dans la « salle des rotatives » au siège de La Marseillaise, où « le renouveau du journal s’exprime à travers ces lieux et sa fidélité à son histoire », comme l’a souligné Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal.

    « Le départ fictif aura lieu à Chateau-Gombert (13e arrondissement), avant de prendre le départ en bas de la côte des Termes. On retrouvera le parcours traditionnel, avec des passages par Gréasque, Belcodène et Peynier, pour enchaîner vers le Pas de la Couelle, que l’on surnomme dans le milieu “le petit Galibier” », développe Jean-Luc Corréard, persuadé qu’une première sélection sera déjà faite à ce niveau de la course.

    Finish au Vélodrome

    Les 133 coureurs qui voudront inscrire leur nom au palmarès de cette course d’ouverture de la Coupe de France, rebaptisée FDJ United Series, prendront ensuite la direction du massif de la Sainte-Baume, pour réaliser l’ascension du col de l’Espigoulier. Et si la route des Crêtes a joué le rôle de juge de paix depuis 2020, ce passage périlleux ne sera pas emprunté pour des raisons de sécurité, suite aux conditions climatiques « évolutives de la veille au soir », mais sportives, « pour changer la physionomie de la course ». Le spectacle final se produira sur le boulevard Michelet, devant le stade Vélodrome, comme lors du sacre de l’Américain Neilson Powless, en 2023.

    Parmi les grands noms attendus, le médaillé d’argent aux JO de Londres 2012, Bryan Coquard (Cofidis), l’ancien champion de France Jordan Labrosse (Décathlon CMA-CGM) et le quatrième de la dernière édition, l’Espagnol Eduard Prades (Caja Rural-Seguros RGA), auront de belles chances de victoire.

    Pour suivre l’actualité de cette 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, un enveloppant dédié à l’épreuve sera proposé autour du journal du week-end des 31 janvier et 1er février. Un compte-rendu de l’épreuve sera réalisé dans notre édition du lundi 2 février.

    Réactions

    Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal « La Marseillaise »

    « La Marseillaise passe un cap important, cette année, puisque cela fait désormais cinq ans que nous avons repris le journal, dont la société éditrice a été poussée dans le précipice par la crise Covid. L’histoire nous a appris l’humilité, nous connaissons la grande fragilité de La Marseillaise. C’est sa liberté aussi, son indépendance des pouvoirs d’argents et cela ne nous prive pas d’ambitions nouvelles. »

    Maryan Barthélémy, directeur des évènements du groupe La Marseillaise

    « Ce 48e Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise représente un enjeu très important pour le journal. Il contribue à son rayonnement à l’international grâce aux nombreuses diffusions audiovisuelles et à tous les articles de presse déjà parus dans la presse spécialisée cyclisme, bien entendu dans le quotidien La Marseillaise et sur les réseaux sociaux. Cela ne va faire que s’amplifier jusqu’au jour J. »

    Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Les 19 équipes au tableau sont d’ores et déjà appelées à nous donner un beau spectacle et au Grand Prix une belle compétition qui, sans aucun doute, ralliera le public. Le 1er février sera une belle journée pour la Coupe de France de cyclisme et pour le rayonnement de La Marseillaise. Que tous ces hommes et ces femmes de Bessèges ou de Marseille soient remerciés pour leur engagement et leur fidélité. »

    Jean-Luc Corréard, directeur de course du GP Cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Je suis très heureux et très fier du challenge qui m’a été proposé de prendre la direction de cette épreuve. Depuis quelques semaines, je travaille avec une équipe formidable. C’est là que le sens du mot bénévole ressort complètement, on avait tendance un peu à l’oublier. Et moi-même étant dans le monde du vélo, comme Claudine (Fangille) et Patrick (Sorin), ça me donne envie de repartir pour 30 ans. »

    Pierre Huguet, adjoint au maire de Marseille chargé de l’éducation

    « Nous sommes fier d’accueillir cette 48e édition du Grand Prix Cycliste de Marseille – La Marseillaise. Le trajet, qui va du Nord au Sud de la ville, rappelle son unité. C’est important pour la Ville, parce que cette course ouvre le calendrier européen et la Coupe de France. Marseille est une terre de sports et se conjugue aussi avec le cyclisme. Il correspond également à notre politique sportive : du sport pour tous. »

    Claudine Fangille, directrice et fille du créateur de l’Etoile de Bessèges

    « Je suis à l’Etoile depuis toujours, parce qu’elle est plus âgée que moi. J’ai connu la fusion quand Rolland Villalonga a rencontré mon papa à Lunel. La jonction entre l’Etoile et le journal La Marseillaise a eu lieu en 1987. Et, depuis, notre amitié n’a pas changée. Comme celle qu’ont connu les deux Rolland. Ils se ressemblaient beaucoup. Nous sommes ainsi tous devenus une grande famille. »

  • L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    « Ce n’est pas une création sur Claude McKay. Elle montre plutôt comment sa pensée peut nous éclairer aujourd’hui », prévient le réalisateur Mathieu Verdeil, créateur, aux côtés du saxophoniste et flûtiste Lamine Diagne, de Kay ! Lettres à un poète disparu, qui prend ses quartiers vendredi 16 janvier sur la scène du Théâtre du Bois de l’Aune. Un spectacle gratuit offert par la Région Sud dans le cadre de la « tournée mosaïque ».

    Irriguée par des images d’archives, cette création musicale et vidéo noue un dialogue avec l’esprit de Claude McKay, poète vagabond et fils de fermier jamaïcain débarqué en 1912 aux États-Unis, avant de fuir les persécutions raciales du Sud pour New York et agiter le mouvement de renouveau artistique et littéraire afro-américain, Harlem Renaissance, qui inspira plus tard la Négritude chère à Aimé Césaire et Léopold Senghor. Comme le rappelle Mathieu Verdeil, Kay ! Lettres à un poète disparu « met en lumière sa pensée qui questionne alors déjà la mondialisation, la colonisation. On retisse l’histoire depuis les lynchages aux États-Unis qui font écho au mouvement Black lives matter »

    Des « eaux lointaines » mais pourtant si proches

    « Si nous devons mourir, que ça ne soit pas comme des porcs. Traqués et parqués dans un enclos infâme, tandis qu’autour de nous, des chiens aboient fous de rage et de faim, se moquant de notre sort maudit », écrit en 1919, Claude McKay, dans la première strophe d’If we must die. Un poème révolté contre le Red summer, émeutes qui avaient fait des centaines de morts dans l’Amérique ségrégationniste d’alors. Le spectacle dresse ainsi en écho « le tableau des luttes pour l’émancipation des noirs aux États-Unis », résume Lamine Diagne.

    Autour de ce musicien, l’incandescence lucide du poète résonne au rythme du jazz et du hip-hop, au sein d’un quintette composé aussi du guitariste Wim Welker, du pianiste Ben Rando, du contrebassiste Christophe Lincontang et du batteur Jérémi Martinez. Le jazz, comme cette musique que Claude McKay a pu entre autres entendre sur les quais de Marseille et dans le quartier réservé, derrière le Vieux-Port, au milieu des années 1920. Dans cette « fosse », un quotidien au bouillonnement culturel et interlope où navigue « le prolétariat pittoresque venu des eaux lointaines, mer des Caraïbes, golfe de Guinée, golfe persique, golfe du Bengale, mer de Chine, archipel indien », tel qu’il l’écrit dans son roman culte Banjo (1929). Une longue escale de McKay qui apparaît évidemment dans Kay ! Lettres à un poète disparu.

    Vendredi 16 janvier à 20h30. www.boisdelaune.fr

  • À Aix, un cirque grimpe les sommets du Grand Nord

    À Aix, un cirque grimpe les sommets du Grand Nord

    Grand aventurier avide d’explorer des contrées lointaines, le trampoliniste Mathurin Bolze saute de terre en terre. Cap pour cette fois-ci le grand Nord pour celui qui a conçu et mis en scène Immaqaa, ici peut-être, visible au Grand théâtre de Provence (GTP) vendredi 16 et samedi 17 janvier. À l’origine de ce cirque aérien dans lequel sept circassiens – voltigeurs, acrobates et autres trapézistes – s’escriment à monter des sommets, il « cherche à localiser notre Nord magnétique, c’est-à-dire partir vers nos propres confins », synthétise-t-il en images.

    « L’essence et l’essentiel »

    Tandis que les impérialistes de tous poils se disputent actuellement la conquête du Groenland, Mathurin Bolze entend, lui, « saisir l’essence et l’essentiel » du Grand Nord. En inuktitut, parmi les principales langues inuites, Immaqaa signifie « peut-être ». Comme le « peut-être du climat et de la glace, de la nuit infinie au jour vacillant ». Une incertitude proclamée au rythme d’une création musicale et sonore du compositeur-baroudeur Philippe Le Goff qui s’exprime dans ce spectacle « inspiré par la découverte d’un journal de bord d’explorateurs restés prisonniers de la banquise ». Une création son, lumières et vidéo retranscrivant cette ambiance polaire et une invitation au voyage et à la contemplation, tout autant qu’à la vigilance.

    Vendredi 16 et samedi 17 janvier à 20h. Entre 10 et 38 euros

  • Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    « L’ARS a détruit des gens. » Lundi soir, au sein de l’Hôtel de ville d’Apt, on ne décolérait pas contre la décision de l’agence régionale de santé de mettre un terme à l’activité de chirurgie à l’hôpital. La Ville organisait une soirée de remerciements au personnel et ensemble de soutiens, mobilisés pendant six mois contre ce choix.

    Une décision qui a pris effet au 31 décembre et qui est officiellement en vigueur depuis le 6 janvier. Consultée par La Marseillaise, la « décision de suspension totale et immédiate de l’autorisation d’activité de soins de chirurgie » est motivée par la dissolution du groupement de coopération sanitaire de moyens (GCS) entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt. Un outil classique de coopérations entre établissements pour mutualiser les moyens mais aussi les autorisations d’activités. « L’autorisation de chirurgie a été subordonné à la condition particulière de mettre en œuvre cette autorisation d’activité dans le cadre d’un GCS », estime l’ARS dans ses motivations. Or, ce GCS a été dissous au 31 décembre dernier. « L’engagement auquel était assorti l’autorisation de chirurgie n’est plus respecté (…) dès lors l’autorisation peut être suspendue ou retirée », justifie l’ARS.

    La fin de l’activité chirurgie à Apt avait été annoncée en juin dernier. Pourtant, dès début septembre 2024, l’hôpital d’Avignon a entamé la manœuvre, par un courrier de son directeur Pierre Pinzelli « notifiant sa demande de retrait du GCS entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt ». Ce GCS avait pour mission initiale de « fluidifier la filière de prise en charge des patients sur le pays d’Apt et conforter l’accès aux soins spécialisés en établissements publics ». Un accès aux soins qui se fait désormais à… Cavaillon. Curieuse conception.

  • Le cadastre d’Orange va fermer en septembre

    Le cadastre d’Orange va fermer en septembre

    L’antenne d’Orange du SDIF (Service départemental des impôts fonciers), plus communément appelé le cadastre, va fermer ses portes le 1er septembre prochain et déménager à Avignon.

    Pour une intersyndicale des finances publiques de Vaucluse, constituée de Solidaires Finances publiques, CGT Finances publiques et Force ouvrière DDFIP 84, c’est « l’illustration de la diminution du service au public à la DGFIP », confient-ils dans un communiqué de presse commun. Le service permettait notamment aux administrés du nord du département de régler leurs problématiques liées aux taxes foncières. « Je pense notamment aux personnes habitant à Valréas et qui devront aller jusqu’à Avignon pour une évaluation foncière ou une rétention. C’est encore un service public qui s’en va dans un département rural et l’un des plus pauvres de France », abonde Henri Santucci, co-secrétaire de la CGT Finances publiques en Vaucluse.

    Une décision confirmée par la Direction départementale des Finances publiques (DDFIP), qui la justifie en assurant que « 95% des rendez-vous pris se réglaient en amont par téléphone, car les agents appellent systématiquement les personnes concernées et que le déplacement n’était très souvent pas nécessaire ». Elle précise donc que l’impact d’une fermeture « était minime » et qu’« il n’y a plus aucune raison de rester là ». Les six employés du cadastre vont soit être mutés à Avignon, seul service du genre encore ouvert en Vaucluse, soit être intégrés dans d’autres services du site des Finances publiques d’Orange. « Tout le monde reste en Vaucluse », assure la direction, qui précise que cette décision avait été annoncée aux salariés du site au printemps dernier.

    Aspect historique

    Les syndicats appuient également sur l’aspect historique de cette décision. Le cadastre étant, d’après eux, « inscrit au patrimoine de la ville depuis 2 000 ans », avec les premiers plans cadastraux de la commune, qui dressent l’inventaire de ses propriétés foncières ainsi que l’emprise au sol des bâtiments qui les occupent, datant de l’époque romaine.

    Ils craignent également des fermetures en cascade. « Pour rappel, huit trésoreries du département ont été supprimées pour créer trois services de gestion comptable, de véritables “usines à gaz” déconnectées du réseau, avec un accueil physique réduit à la portion congrue », poursuivent-ils dans leur communiqué. Ils exigent dans cette même lettre « le maintien des antennes et la transformation de celles-ci en services de pleine compétence pour répondre aux besoins des contribuables », et particulièrement à Orange, où ils craignent que le bâtiment ne soit totalement déserté à terme.

  • Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Fort des échos positifs rencontrés auprès de la population lors de ses différents échanges, l’équipe de « Bollène, à gauche » avait pris soin de demander l’interdiction de circulation devant son local de campagne, ce mardi soir, à l’occasion de l’inauguration de ce lieu qui, depuis déjà plusieurs semaines, accueille débats et réflexions sur le programme municipal en cours d’élaboration. La salle s’est en effet avérée trop petite pour contenir la foule de sympathisants.

    C’est un Bollénois de fraîche date et encore plus récemment père de famille, Théo Falques, qui prenait la parole en premier afin d’expliquer son engagement sur la liste. Pour ce professeur, membre de la France insoumise, Bollène est une ville très bien située et dotée d’un fort potentiel, mais plombée par une urbanisation trop éparpillée où la place de la voiture est trop importante. Il souhaite développer en priorité les déplacements doux. Autre colistière jeune maman et bollénoise de toujours, Reine Bougrine, appuie sur la jeunesse, se rappelant avoir bénéficié de centres de vacances aujourd’hui fermés. Enfin, Patricia Ramière Baumann, membre de l’Anacr et jeune retraitée, plaide pour apaiser les relations entre les élus, la direction et le personnel communal, afin de redonner tout son sens à ce service public.

    Déjà candidat en 2020 (10,5%), Daniel Barrière (PCF) s’est placé comme le candidat de la gauche, alors que le maire-candidat sortant Anthony Zilio (SE) en était issu en 2020 et mène une majorité très diverse. Plus de justice sociale, de paix, d’écologie, de culture, et d’actions envers la jeunesse ont été les orientations énoncées par Daniel Barrière.

  • Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Ce n’était plus qu’une formalité. Après avoir annoncé il y a 20 jours entrer en négociations avec David Fournier (PS) et « l’union de la gauche » aux municipales, Benoît Belvalette a transformé officiellement l’essai ce jeudi lors d’un point presse. Le candidat Place publique était déjà présent samedi dernier à l’inauguration du local de campagne de David Fournier. « C’est un moment fort de la campagne », estime Benoît Belvalette, « même si c’est douloureux et qu’il y a un travail de deuil » de ne pas avoir à conduire une liste.

    Fin décembre, celui qui est aussi co-référent Place publique 84 reconnaissait que le sondage paru dix jours plus tôt et le créditant de 2% avait douché tous les espoirs. « Ce n’est pas un échec, on est une jeune formation, désormais on entre dans une autre étape de campagne », veut-il garder le sourire. Il insiste sur le fait que « le risque RN et l’intérêt d’Avignon » sont bien plus importants que les ego. Et d’adresser un message à Paul-Roger Gontard (La Convention), autre adjoint sortant encore en lice : « Tu fais un mauvais choix si tu maintiens ta liste, il faut être responsable et rejoindre l’union de la gauche. » Une supplique qui vise aussi, sans trop d’espoir, le PCF et Génération.s. Mais ces deux partis de la majorité doivent officialiser, aux côtés du collectif Avignon citoyen, ce vendredi leur soutien à la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    Après Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste, David Fournier enregistre donc un soutien supplémentaire. « Vous apportez de la fraîcheur et des attitudes saines, cet élan a bousculé en bien l’échiquier politique », remercie David Fournier.

    Le premier adjoint en lice

    Celui-ci a accordé trois places éligibles et une charnière à Place publique. Benoît Belvalette, Maurine Monnard et Claude Nahoum, actuel premier adjoint, devraient truster ces sièges. « Si on n’a pas de convergences programmatiques, on va droit dans le mur », prévient Benoît Belvalette, qui réfute donc toute « alliance de circonstances ». Fort soutien à la jeunesse, évaluation des politiques publiques ou renouvellement des élus sont édictés en priorité. Fin décembre, le chef de file de Place publique souhaitait un renouvellement de 2-3. « On est revenu dessus, c’est plus compliqué à appliquer dans une large union », pondère-t-il. N’attendant pas qu’on lui pose la question, Benoît Belvalette évoque le sujet LFI, une ligne rouge pour Place publique : « On n’a pas changé, un accord n’est pas possible pour nous. » Même au second tour ? « On prendra une décision collégiale, l’avis de Place publique sera important », tranche David Fournier quand, mardi, LFI s’était montré ouvert au dialogue.