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  • La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la Préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La Préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la Préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà doté de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la Préfecture, qui met l’accent sur la période « pré-électorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégré dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il.

    De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. «Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibérée, la décision devrait être rendue la semaine prochain.

  • Montpellier, en ballottage favorable

    Montpellier, en ballottage favorable

    De Clermont à Clermont. Le 1er novembre 2025, jour de la fête les morts, Montpellier plie à nouveau chez lui. Et enterre ses illusions. Tout au moins après neuf journées, deux défaites à domicile et un nul à Montauban, il fait fausse route. S’installe alors un climat délétère, où germent une crise de pouvoir venue de l’intérieur et un renversement possible du manager Joan Caudullo.

    Plus de quatre mois plus tard, à l’orée du dernier tiers du championnat, une aube nouvelle pointe à l’horizon. Celle de la renaissance de Montpellier, en lambeaux depuis le titre conquis en 2022.

    La métamorphose est spectaculaire. Sept victoires en neuf journées, quatre bonus offensifs, deux bonus défensifs à Pau et Toulon projettent le MHR à la troisième place du Top 14 avant son déplacement samedi 21 mars au stade Marcel-Michelin de Clermont du médiatique Héraultais Christophe Urios. Pour un choc au sommet entre deux clubs en plein renouveau. Et une même question pour l’un et l’autre : peuvent-ils arracher leur billet pour la phase finale dans un championnat très dense ?

    « On est très contents de s’installer aux six premières places. On est intraitables à domicile, où l’on réussit de belles performances en termes de contenu, et cela est très positif. Cela peut faire de belles choses en fin de saison. Vu d’où l’on vient, si on me donne la 6e place, je signe de suite. L’an passé, on n’a pas réussi à être parmi les huit premiers, être parmi les six ce serait donc très positif. Les joueurs, dont certains ont connu 2022 [année du titre, Ndlr] et 2024 [année du barrage pour le maintien], ont envie de vivre de belles choses. On a pour objectif d’être dans les six premiers, on a que cela en tête », éclairait le jeune entraîneur Joan Caudullo, intronisé à l’été 2024 et néophyte à ce poste.

    Reconquête d’une image brouillée après tant de dérives mercantiles, restauration d’une identité de jeu, remise en valeur d’un attachement au club : Caudullo, et ses adjoints estampillés MHR, fédèrent autour d’une ligne de conduite claire et y donnent du crédit à travers des résultats époustouflants après avoir essuyé les plâtres d’un apprentissage accéléré.

    « Avec mon jeune âge, l’an passé, j’ai voulu faire enchaîner les matchs à Billy Vunipola. Je me suis trompé. Il faut le mettre au repos de temps en temps. En mai et juin dernier, Billy était sur les rotules. Aujourd’hui, il a 20 ans », confesse le jeune manager, coupable d’avoir trop tiré sur la corde du 3e ligne centre anglais (33 ans). « On avait fini la saison à bout de souffle faute d’un effectif plus complet », abondait Didier Bès, en charge de la mêlée.

    « Il est costaud et les gens aiment jouer avec lui »

    L’ancien numéro 8 des Saracens et de l’Angleterre (75 sélections) aspire dans son sillage un paquet d’avant surpuissant, conquérant et dominateur dans tous les secteurs : mêlée, touche, rucks et défense. « Il est costaud et les gens aiment jouer avec lui », précise Caudullo. Grâce au travail méticuleux, et très vite reconnu de Geoffrey Doumayrou, Montpellier possède la défense la plus hermétique du Top 14 avec le Stade toulousain, champion et leader.

    Dans le chamboule-tout de l’hiver, Montpellier s’est peu à peu doté d’armes nouvelles. À savoir un jeu d’attaque, encore perfectible mais bénéfique avec sept bonus offensif, une alternance dans le jeu et une paire de demis autour du demi de mêlée écossais Ali Price et de l’ouvreur argentin Domingo Miotti, sur le point d’être prolongé. « cette charnière met en place ce que l’on a envie de mettre en place », savoure Caudullo.

    Après une première saison presque blanche, le Puma (10 sélections) s’est imposé tout à la fois comme un bon animateur et surtout comme un buteur fiable. Miotti (29 ans) semble mettre fin à la malédiction des numéros 10 depuis le départ de François Trinh-Duc, gamin du Pic Saint-Loup magnifié par le passage fondateur de Fabien Galthié (2010-14). Avec Harry Plummer, l’ouvreur néo-zélandais de Clermont, l’international argentin, arrivé d’Oyonnax en 2024, est le meilleur buteur du championnat. Le rendez-vous face à une équipe auvergnate, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, promet d’être révélateur de l’état de forme et de l’ambition de Montpellier. Portés par un élan hivernal rédempteur, les partenaires du 3e ligne international Lenni Nouchi ne manquent pas d’obstacle sur la voie d’une qualification pour la phase finale. Ils ne comptent que huit points d’avance sur Toulon (7e) et Le Racing (8e). Et s’avancent vers un calendrier compliqué par cinq déplacements (Toulouse, Bordeaux, Castres, Lyon) pour seulement trois réceptions (Perpignan, Montauban et Pau).

    À défaut d’avoir fait le nécessaire à Montauban, en début de saison (22-22), le MHR est quasiment contraint d’obtenir un troisième succès à l’extérieur.

    Autres obstacles : la réintégration de Lenni Nouchi au terme d’un Tournoi frustrant et l’effet de contacts de Joan Caudullo avec Toulon. Garant d’un projet à moyen terme, le manager de Montpellier a été approché par le club varois pour succéder à Pierre Mignoni, promis à prendre du recul après son burn-out. L’avenir de Caudullo, a priori engagé à moyen terme, peut-il froisser la belle dynamique de Montpellier ?

  • En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    René Revol, le seul maire LFI de l’Hérault, peut-il conserver sa mairie de Grabels, dimanche 22 mars ? Au vu des résultats du 1er tour où il est arrivé en seconde position (34,65%) derrière son opposant historique Pascal Heymes qui a frôlé le hold-up au premier tour (49,4%), René Revol semble en ballottage défavorable.

    Mais le maire qui mène une liste d’union de la gauche et citoyenne croit dur comme fer en une « remontada ». « Depuis lundi, il se passe quelque chose d’extraordinaire : des gens m’appellent, les jeunes se bougent, même les enfants m’écrivent ! », raconte René Revol qui dit avoir recensé un millier d’abstentionnistes qui le soutiennent. « Ce n’est pas gagné mais c’est jouable. La remontada est en cours ! », positive-t-il sans penser que le retrait du centriste Régis Morvan, troisième avec 15,95% lui sera défavorable au 2nd tour, le 22 mars.

    Au-delà d’un électorat démobilisé au 1er tour (41,14% d’abstention contre 31,58% en 2014), le maire a connu diverses embûches. En raison d’une infection qui l’a conduit à 3 semaines de convalescence, il n’a pu mener campagne comme il aurait souhaité. D’autre part, il déplore la propagande anti-LFI menée par Pascal Heymes, l’ancien mandataire de François Fillon en 2017, qui a refusé jeudi 19 mars un ultime débat public que Midi Libre voulait organiser.

    Les opposants ont aussi joué sur la confusion et les amalgames avec le Hamas qui ont suivi le déploiement sur le fronton de la mairie de Grabels du drapeau de la Palestine en solidarité au peuple gazaoui massacré.

  • Dimitri Estimbre en bonne position à Bédarieux

    Dimitri Estimbre en bonne position à Bédarieux

    Nous avons montré que nous sommes capables de rassembler, d’innover et de proposer des solutions concrètes pour améliorer notre quotidien. » Dimitri Estrimbre va-t-il transformer l’essai dimanche 22 mars ? Au soir du premier tour, le jeune candidat de la gauche unie, tête de liste de « Bédarieux la dynamique citoyenne » a viré en tête avec un score de 42,36% des suffrages exprimés. Il supplante le maire sortant Francis Barsse qui pointe à 37,54% tandis que le candidat de l’extrême droite, Alexandre Gesp, réalise 20,10%. Cette triangulaire pourrait voir se confirmer la dynamique d’une liste tournée vers l’avenir de la cité héraultaise de 6 000 habitants et se présente aussi comme le meilleur rempart face aux idées néfastes de l’extrême droite. Dimitri Estimbre en appelle aux habitants : « Nous avons besoin de votre confiance pour concrétiser ce projet. » À savoir une ville qui garantisse « l’accès aux services publics et aux soins garantis pour tous »« l’environnement est protégé et la transition écologique une priorité »« la culture et l’éducation sont des leviers de cohésion sociale », où « la parité n’est pas une simple alternance de femmes et d’hommes sur une liste mais se traduit dans les faits ».

    La mobilisation, clé du succès

    L’équipe de « Bédarieux la dynamique citoyenne » assure également que « chaque habitant a sa place et sa voix dans les décisions ». Le jeune tête de liste, postier de métier, insiste : « Nous sommes prêts à travailler avec tous ceux qui partagent ces valeurs, sans exclusive. Nous sommes convaincus que notre ville peut être un exemple de solidarité, de créativité et de démocratie. »

    Le 15 mars, 500 électeurs sur 835 inscrits sur les listes électorales de Bédarieux ont voté, un taux de participation de 59,88% qui pourrait augmenter au second tour au regard de l’enjeu de cette triangulaire. La mobilisation est la clé du succès pour Dimitri Estimbre.

  • [Tribune] Un Juif avec Benoît Payan

    [Tribune] Un Juif avec Benoît Payan

    Marseille n’est pas une ville comme une autre. Son histoire, depuis plus de 2600 ans, est basée sur l’immigration et la vie en société de femmes et d’hommes venant d’abord du bassin méditerranéen puis de contrées plus lointaines.

    Le vivre ensemble est un fait qui définit Marseille. Cette ville fait du bruit, crie, s’engueule, mais a une unité qui en fait sa spécificité mais aussi son attractivité. Et elle a l’OM qui fédère toutes et tous, marseillaises et marseillais d’ici et d’ailleurs. Outre toutes les « communautés » issues du monde entier, il y a la deuxième « communauté » Juive de France. Aujourd’hui, sur la liste du candidat d’extrême droite, se trouve un avocat qui se revendique comme juif.

    De nombreux juifs font campagne en sous-main ou ouvertement pour cette liste, notamment soi-disant car seul, en France, le parti d’extrême droite RN aurait soutenu l’état d’Israël après le 7 octobre.

    Cependant, ils ont probablement oublié, au mieux, que le RN est le successeur légal, juridique et en pensée du FN qui fut fondé avec Le Pen père par les Waffen-SS Léon Gaultier et Pierre Bousquet membres de la division Charlemagne de la Waffen-SS ainsi que par François Brigneau (de son vrai nom Emmanuel Allot) membre de la Milice française et Roland Gaucher vichyssois et militant d’extrême droite.

    Ces personnes du siècle passé ont sur les mains au moins symboliquement par leurs actions, en ces temps sombres, le sang d’un nombre incalculable de juifs déportés pendant la deuxième guerre mondiale. Le RN porte ce fardeau d’avoir été soutenu et d’être encore soutenu par des personnes aux idées similaires et il en reste le porte drapeau. Ce n’est pas parce que son président, avec la petite fille de Le Pen, est allé à Yad Vashem qu’il se serait repenti comme le laissent entendre de nombreux juifs à Marseille.

    Le repentir ou retour en hébreu se dit Techouva : la Techouva ne peut être réalisée que si 6 actions sont faites : Reconnaître ses fautes, Regretter ses fautes, Abandonner ses fautes, Se confesser verbalement, Promettre de ne pas recommencer, Réparer. Ce ne sont pas des larmes de crocodile coulées à Jérusalem qui suffiront à faire ce repentir.

    En tant que Juif, membre de la liste de Benoît Payan, je ne peux imaginer que la mémoire de la Shoah ait été mise au rebut et remplacée par les horreurs des massacres du 7/10 par ceux des Juifs qui ont et vont voter pour l’extrême droite.

    L’extrême droite qui exclut, qui divise, qui attise la haine entre les personnes, n’a rien à voir avec le judaïsme. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est-il écrit dans la Torah. Seule aujourd’hui la liste de Benoît Payan peut permettre d’apaiser la plus belle ville de France.

  • Municipales à Nîmes : des acteurs du monde taurin soutiennent Vincent Bouget

    Municipales à Nîmes : des acteurs du monde taurin soutiennent Vincent Bouget

    « Pour nous, la tauromachie est un art, une culture populaire et un humanisme dont les valeurs n’ont rien à voir avec celles du Rassemblement National. Nous ne pouvons nous résoudre à voir l’aficion instrumentalisé par une idéologie fasciste ou des contre-vérités déshonorantes. Nîmes en Commun apparaît comme la seule liste en mesure de gagner contre l’extrême droite à Nîmes, et c’est pourquoi nous soutenons Vincent Bouget. » Ces lignes sont signées Frédéric Pascal, Alain Bonijol, Thomas Joubert, Marc Reynaud, Jacques Durand et Jean-Michel Mariou. Ces personnalités du monde taurin, dont trois toreros – Frédéric Pascal, fondateur du syndicat des toreros français, Alain Bonijol et Thomas Joubert – et les écrivains Jacques Durand et Jean-Michel Mariou, ont tenu à rendre cette tribune publique après la prise de position d’une autre personnalité du monde taurin, Simon Casas, en faveur de l’extrême droite.

    « Une imposture historique » dénonce Jean-Paul Boré
  • Les communes vauclusiennes où l’extrême droite est très menaçante

    Les communes vauclusiennes où l’extrême droite est très menaçante

    Fusion de l’extrême droite à Carpentras

    Arrivé en tête au premier tour avec 26,71% des voix, la liste du député RN Hervé de Lépinau a fusionné avec celles de Bertrand de la Chesnais (14,33%) et de Christian Richaud-Simoni (8,50%). Cette union des listes d’extrême droite fait craindre le pire pour Carpentras. Car pendant ce temps, la gauche part divisée. Serge Andrieu, le maire DVG sortant arrivé deuxième du scrutin avec 25,17% des suffrages réclame le retrait de son prédécesseur Francis Adolphe qui a recueilli 24,29% des voix. Un appel également relayé par la fédération PS de Vaucluse.

    Orange pourrait rester brune

    À Orange, c’est sans grande surprise deux listes d’extrême droite qui font la course en tête, celle de Jacques Bompard (Ligue du sud, 32,87%) talonné par le lepéniste Jean-Dominique Artaud (28,15%). Antoine Boudet (DVG, 11,52%) s’est retiré sans accepter la fusion avec Carole Normani (DVC, 17,89%).

    À Cavaillon, un maintien décrié

    Malgré une demande de retrait émanant de son propre parti, le socialiste Patrick Blanès se maintient dans la course des municipales à Cavaillon. Le candidat de la gauche unie est arrivé en troisième position dimanche avec 17,97% des voix. Culminant en tête, la députée RN Bénédicte Auzanot est en ballotage favorable (43,91%) face au maire DVD sortant Gérard Daudet (38,16%), pour lequel PS, LFI et G.s, appellent à voter.

    Un duel droite/extrême droite à Bédarrides

    C’est un duel très serré qui opposera dimanche le représentant du RN Guillaume Taddio à Joël Sérafini (DVD). Seules 67 voix ont séparé les deux candidats au premier tour des élections municipales à Bédarrides avec respectivement 38,17% et 35,92% des suffrages. Le retrait de Jean-Claude Ruscelli (DVD), laisse espérer un report des voix en faveur du candidat républicain.

    Triangulaire à Monteux

    Pour faire barrage au frontiste Patrice de Camaret, en tête au premier tour (47,42%), Carine Blanc (DVC) s’est retirée au profit de Christophe Mourgeon (DVC), arrivé second (21,62%). Le candidat de gauche Michel Mus a fait le choix de se maintenir.

  • Le Secours populaire héraultais recrute des familles d’accueil

    Le Secours populaire héraultais recrute des familles d’accueil

    Offrir un peu de vacances à des enfants cet été, c’est le projet du Secours populaire français (SPF) de l’Hérault. Cette année encore, l’organisation appelle à se mobiliser ceux ou celles qui souhaiteraient aider des enfants de 6 à 10 ans en situation précaire à partir en vacances du 13 au 27 juillet et du 27 juillet au 10 août. L’année dernière, 18 familles du département avaient adhéré au dispositif. Une « bonne nouvelle », pour Anne-Marie Petit, coordinatrice des projets vacances de la fédération du SPF 34, qui espère bien cette année refaire encore mieux.

    Initié dans les années 1960, le projet « Familles de vacances » est un des piliers fondateurs de l’association. « Le programme d’aide aux enfants à partir en vacances est le plus vieux du Secours populaire », explique Anne-Marie Petit. Un projet d’aide remis en place par le Secours populaire de l’Hérault il y a une « quinzaine d’années ».

    « On cherche à offrir parfois ne serait-ce qu’une journée de pause à des enfants en difficulté. Pour la plupart, ils viennent de milieux précaires et de grandes zones urbaines. Dans l’Hérault, nous accueillons des enfants de divers horizons, on est en contact avec les fédérations de région parisienne, des Yvelines et de Strasbourg », témoigne la responsable. Une parenthèse souvent déterminante pour ces jeunes, pour lesquels les vacances restent un luxe inaccessible alors « qu’un enfant sur trois n’a pas la possibilité de partir », selon les chiffres du SPF.

    Devenir famille d’accueil

    Cette démarche d’accueil d’enfants en situation de précarité est assez facile, assure Anne-Marie Petit. « Pour devenir famille d’accueil, le principe est simple : correspondre à nos valeurs : accueil, partage et entraide. » Un modèle bien rodé pour les enfants et les familles, qui sont accompagnées dans cette action. « Nous suivons les familles qui s’engagent dans ce projet, on les rencontre, on s’assure que tout se passe bien pour les enfants et pour elles, c’est un projet conjoint », explique la représentante du SPF 34. Sorties, activités, moments en famille ou simples instants de repos loin de leur environnement habituel, la coordinatrice le certifie : « Cela change vraiment les choses pour ces enfants de 6 à 10 ans, changer d’air ça aide. »

    Cette année, 10 des 18 familles qui ont participé l’été dernier sont à nouveau au rendez-vous. Pour cette édition, le Secours populaire de l’Hérault espère bien inciter davantage de personnes à rejoindre « Familles de vacances ». « On aimerait avoir 7 familles de plus que l’an dernier, pour atteindre 25 familles », confie Anne-Marie Petit.

    * Si vous êtes intéressé vous pouvez contacter
    l’association à cette adresse
     : famillesdevacances@spf34.org ou ce numéro : 07.77.31.44.14.

  • À Lodève, pas de fusion mais une gauche rassemblée

    À Lodève, pas de fusion mais une gauche rassemblée

    Si les deux listes de gauche n’ont pas réussi à fusionner, les discussions ont néanmoins abouti au retrait de Sébastien Rome, qui voit certaines de ces propositions reprises par Fadilha Benammar-Koly. En ligne point de mire, la menace d’une victoire de la droite. En effet, au lendemain du premier tour, Claude Laateb (DVD) récolte 39,20% des suffrages, loin devant la représentante socialiste Fadilha Benammar-Koly (28,82%) et l’insoumis Sébastien Rome (21,48%). « Ce premier tour a montré que la gauche est bien implantée à Lodève. Nos deux listes ont une courte avance mais nous sommes devant », soutient Fadilha Benammar-Koly. Une courte avance certes, mais qui implique une union des suffrages si à gauche veut conserver la mairie. D’autant que Jean-Michel Salvador (divers) arrivé quatrième avec 10,49%, s’est retiré donnant des voix potentielles à Claude Laateb.

    « Nous avons beaucoup de points communs »

    Les discussions ont donc commencé le 16 mars. Mais celles-ci semblaient patiner. Si bien que Le 17 mars, socialistes et insoumis semblaient partir chacun de leur côté. Mais la raison l’a finalement emporté. « Les 21,48% des votes pour Sébastien Rome représentent une partie importante de la population, on ne pouvait faire comme si elle n’existait pas. De plus, nous avons beaucoup de points communs dans notre programme, ce qui est une bonne nouvelle », poursuit la candidate. Les négociations se sont poursuivies jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé. « L’ensemble des conditions techniques pour l’union étaient présentes. Toutefois, le temps nécessaire pour organiser un réel travail commun n’ont pas été réunies. C’est pourquoi, en responsabilité face à la menace d’une droite trumpiste, nous avons décidé nous retirer du deuxième tour », écrit l’équipe de Sébastien Rome dans un communiqué. La socialiste s’est engagée à reprendre plusieurs mesures du programme du leader LFI l’insoumis, notamment la gratuité des fournitures scolaires, la création d’une foncière municipale et une politique environnementale plus ambitieuse. « Ce qui est important, ce n’est pas les étiquettes des partis mais l’amélioration du quotidien des Lodévois, défendre les services publics », souligne Fadilha Benammar-Koly. Aux Lodévois de trancher.

  • Agde en passe d’être submergée par la marée noire

    Agde en passe d’être submergée par la marée noire

    Douze ans après Béziers, la quatrième ville de l’Hérault va-t-elle basculer à l’extrême droite ? Le scénario n’a plus rien d’une science-fiction. Longtemps endigué par la droite aux municipales, le vote RN est désormais décomplexé en Agde, où Aurélien Lopez-Liguori s’était offert un spectaculaire bain de foule aux côtés de Jordan Bardella début février.

    L’image avait choqué les progressistes et ne s’est pas démentie dans les urnes. Depuis dimanche 15 mars, c’est bien le député RN qui caracole en tête avec 38,44% et 6 381 voix. Soit 2 840 de plus que son premier et seul challenger Thierry Nadal. En obtenant 21,33% des suffrages, le candidat divers droite réalise un moindre pourcentage qu’en 2020 (28,39%) mais cumule 286 bulletins de plus grâce à une meilleure participation (62,61%).

    S. Frey paye les pots cassés de l’ancien maire G. d’Ettore

    Surtout, il devance le maire sortant Sébastien Frey, dont le score catastrophique (20,74% pour 3 442 voix) l’a conduit à se retirer du jeu mardi 17 mars. Ce n’est pas que cet édile LR était plus mauvais qu’un autre bétonneur, mais d’une part il a pâti de la déconfiture de son camp siphonné au plan national par le RN. D’autre part et surtout, il paye très cher les casseroles de son prédécesseur Gilles d’Ettore (LR). Pris dans les filets de la voyante ventriloque Sophia Martinez,
    G. d’Ettore, qui avait été contraint à la démission le 31 mai 2024, est mis en examen pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption ».

    Dimanche 22 mars, il ne restera donc que deux listes pour en découdre, puisque les deux candidats divers droite Jean-Marc Bentajou (5,52%) et Didier Irailles (0,78%) ne sont en capacité de se maintenir. Pas plus que le jeune Arthur Labatut (PRG) dont la liste divers gauche (qui avait refusé de rejoindre l’écologiste Bertrand de Pontual) est éliminé avec 6,52% (1 082 voix). Dans une ville où l’abstention n’a pas été énorme (37,39%) et où A. Lopez-Liguori pourrait récupérer quelques voix de la dissidente d’extrême droite Fabienne Varesano (6,67%), c’est dire si le sursaut des progressistes agathois relève désormais de l’exploit.