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  • L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    À quoi pouvait-on s’attendre d’un OM qui restait sur deux festivals offensifs ?

    Mais surtout un OM qui devait une revanche à ses supporters, après son match de reprise raté face à Nantes. Un OM qui défiait le champion d’Angleterre, et qui pouvait composter son billet pour, a minima, les barrages de la Ligue des Champions. Néanmoins, face à un Liverpool blessé, la mission n’a pas été aussi agréable que la balade de John et Yoko.

    Car les Reds ont rappelé qu’ils n’étaient pas un perdreau de l’année. Et que si les Marseillais voulaient goûter aux saveurs de miel d’un troisième succès consécutif, il leur faudrait se faire violence. La jouer collectif pour réaliser tout qu’ils devaient réussir.

    Mais à la pause, l’avantage était pour Liverpool. Les Anglais s’étaient montrés plus entreprenants, mieux inspirés dans leurs choix et plus incisifs à l’approche de la surface de Geronimo Rulli. Ils trouvaient la faille, sur coup franc, dans le temps additionnel de la première période.

    L’OM venait encore de craquer dans une de ces périodes de flottement précédant une fin de mi-temps. Après avoir passé quarante-cinq minutes à tenter d’exister, face à des Reds qui avaient eu le contrôle des débats.

    Les hommes de Roberto De Zerbi avaient déjà connu une telle situation. Face à Newcastle, ils avaient su renverser la vapeur en reprenant sur les chapeaux de roues. Ils revenaient d’ailleurs avec de meilleures intentions, plus présents dans la moitié de terrain anglaise. Mais sans parvenir à aller jusqu’au bout de leurs intentions.

    Le 25 novembre, Pierre-Emerick Aubameyang avait remis les pendules à l’heure dès la reprise. Pour ensuite balayer les Magpies. Mais Liverpool avait d’autres arguments à opposer. Notamment une défense bien en place. Et Alisson, un gardien aux réflexes de chat. À l’image de son duel gagné face à Mason Greenwood (52e).

    Là où les Reds s’appliquaient dans leurs remontées de balle, amenant souvent un danger sur le but de Geronimo Rulli, les initiatives olympiennes étaient trop « helter – skelter » comme aurait fredonné John Lennon. Un désordre qui profitait à des Anglais voyant se rapprocher la très belle opération, sachant tout ce qu’ils avaient à faire pour se faire un pas de géant vers une qualification directe en huitième de finale.

    Comme si la maîtrise liverpuldienne ne suffisait pas, un coup de main, bien involontaire de Geronimo Rulli, devait transformer la soirée marseillaise en dure nuit. L’OM voyait son rêve fou de bousculer Liverpool une nouvelle fois s’envoler, et avec lui l’espoir de revoir apparaître le soleil.

    Même s’ils n’ont jamais marché seul de leur soirée, les Phocéens n’ont pas été à la hauteur. Ils ont fait preuve d’une naïveté qui a permis à Liverpool de passer une soirée finalement tranquille. De celles qui montrent la différence entre un habitué des joutes de la Ligue des Champions, et d’un apprenti qui espère un jour s’inviter dans la cour des grands.

    Et aussi

    Nwaneri et Timber sont arrivés

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri, les deux premières recrues du mercato hivernal, ont atterri à Marignane, ce mercredi après-midi, et ont pu assister à la rencontre face aux Reds.

    Mmadi vers une prolongation

    La prolongation de contrat jusqu’en 2029 pour Tadjidine Mmadi serait bel et bien actée. Le jeune marseillais a marqué son premier but pro, fin décembre, contre Bourg-en-Bresse.

    Pas d’ultras à Paris

    La préfecture de police de Paris a pris deux arrêtés pour interdire la venue des supporters marseillais contre le PFC (31/01) et le PSG (08/02).

    Les Olympiens ne se sont pas trouvés

    Avant le coup d’envoi, il y a toujours des imprévus. Le forfait d’Emerson, victime d’une blessure musculaire lors du dernier entraînement, a obligé Roberto De Zerbi à revoir ses plans.

    Sans l’international italien, c’est son flanc gauche qu’il a dû remodeler. En confiant le piston à Michaël Murillo, l’entraîneur olympien testait son entente avec Hamed Traoré, dans une entame où l’OM avait du mal à trouver ses marques, comme si le Vélodrome s’était transporté de Penny Lane.

    Il y a eu un premier avertissement, avec le but refusé à Hugo Ekitiké (23e). Puis une réaction marseillaise par Amine Gouiri, qui chauffait les gants d’Alisson (27e). L’OM devait rester dans le dur, pour finalement rentrer aux vestiaires avec un but de retard, concédé au plus mauvais moment.

    En début de seconde, et jusqu’à l’entrée de Pierre-Emerick Aubameyang, les Marseillais devaient entretenir l’espoir d’un renversement de situation. Mais un second but anglais venait clore le suspense.

  • Vaincre la peur, éloigner la guerre

    Vaincre la peur, éloigner la guerre

    Indéniablement, le contexte international marqué par la multiplication des conflits et l’instabilité, pèse lourdement sur les consciences en France. C’est en tout cas l’enseignement principal de l’enquête d’opinion Ifop/ Mouvement de la paix/ La Marseillaise/ l’Humanité.

    80 ans après les bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki dont les ultimes survivants sont venus témoigner dans notre région il y a quelques mois, 79% des Français se disent inquiets d’un usage accidentel ou volontaire de l’arme nucléaire, 64% jugeant cette perspective « probable ».

    Des données particulièrement nettes qui interviennent dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, l’instabilité au Moyen-Orient et l’intervention impérialiste de Donald Trump au Venezuela et ses vues sur le Groenland.

    La France pays de la diplomatie

    Face à ces bouleversements, les Français affirment un attachement croissant à la perspective de règlement des conflits dans le cadre multilatéral des Nations unis.

    71% des personnes interrogées souhaitent ainsi une participation avec les Nations unies à des opérations de maintien de la paix. Une opinion majoritaire quel que soit le genre, la catégorie sociale, la tranche d’âge et l’orientation politique, sauf chez les électeurs d’Éric Zemmour de la présidentielle de 2022 (47%). Preuve de l’influence en France du trumpisme ?

    La France, pays de la diplomatie doit redevenir un acteur majeur du multilatéralisme. Le conseil pour la paix proposé par Donald Trump en est l’antithèse. C’est l’affirmation de l’argent-roi, autre nom de la loi du plus fort.

    Si la France doit se préparer à toute éventualité, elle a le devoir de promouvoir une culture de paix fondée sur le co-développement et la prospérité. Seul le progrès partagé peut vaincre la peur et éloigner la guerre.

  • [Sondage] 79% de crainte d’un usage de l’arme atomique

    [Sondage] 79% de crainte d’un usage de l’arme atomique

    Les résultats de notre enquête d’opinion Ifop/ Mouvement de la paix/ La Marseillaise/ l’Humanité sont sans appel : les Français sont frappés de plein fouet par le climat mondial anxiogène. À la question posée à l’occasion des 80 ans des bombardements atomiques sur les villes d’Hiroshima et Nagasaki, « dans le contexte international actuel, diriez-vous que l’utilisation accidentelle ou volontaire d’une arme nucléaire vous inquiète », ils sont 79% à répondre « oui » et même 64% à juger ce cas de figure « probable ».

    Une profonde inquiétude qui s’accompagne néanmoins d’un souhait de voir la France s’engager dans « un processus d’élimination contrôlé des armes atomiques tel que prévu par les Nations Unies » puisque 64% des personnes interrogées y adhèrent. Une opinion nettement majoritaire même si elle est en recul par rapport à la même enquête menée en 2012 et 2018. C’est vrai pour les sympathisants de gauche (68%) comme ceux du camp présidentiel (68%) et même pour les sondés d’extrême droite (54%). Les ouvriers sont la catégorie sociale qui y est la plus favorable (66%).

    De façon contradictoire mais compréhensible au regard de l’instabilité mondiale, 69% des Français souhaitent que la France renouvelle et modernise ses armes atomiques. Un chiffre en forte augmentation en comparaison des années précédentes. Sur cette question un vrai écart hommes (78%)-femmes (60%) apparaît.

    Le regard favorable porté sur les exportations d’armes reste minoritaire mais progresse à 47%. Les habitants des banlieues populaires y sont les plus défavorables (69%).

    Faut-il réduire les dépenses militaires ? L’opinion est minoritaire à 43% comme lors de la dernière enquête réalisée en 2018. Seuls les 18-24 ans y sont majoritairement favorables (52%).

    La volonté de voir la France s’inscrire dans le cadre multilatéral offert par les Nations unies est très marquée. 71% des personnes interrogées souhaitent une participation avec les Nations unies à des opérations de maintien de la paix.

    Fiche technique

    Institut

    Ifop pour le Mouvement de la paix, La Marseillaise et l’Humanité.

    Échantillon

    L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    Date de l’enquête

    Du 6 au 7 janvier 2026.

    Méthodologie

    La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

    La notice de cette enquête est consultable sur le site de la Commission des sondages.

  • « Une très forte tension entre aspiration à la paix et populisme »

    « Une très forte tension entre aspiration à la paix et populisme »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur ce conseil de paix créée de toutes pièces par Donald Trump ?

    Bertrand Badie : C’est assez sidérant. Penser qu’un conseil de paix puisse être présidé de manière très autoritaire et unilatérale par le président d’une des puissances qui sont les plus impliquées dans la guerre, ce serait comme si on demandait à Al Capone de présider un conseil de lutte contre la mafia ! C’est un défi d’abord au multilatéralisme, dans le prolongement immédiat de propos extrêmement hostiles tenus à l’encontre des Nations Unies qui sont pourtant en grande partie une invention étasunienne. On entre dans un temps de subjectivation des normes internationales qui ne transcenderaient plus les logiques de puissance, mais seraient dans leur prolongement, ce qui est la négation même du droit. C’est ignorer ce qu’est la nature présente des nouveaux conflits internationaux qui ne sont pas liés à leur origine mais à un phénomène très préoccupant de décomposition sociale, économique, institutionnelle, donc qui implique, au contraire, une mobilisation des instruments de sécurité humaine. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que les premiers à se précipiter ont été Victor Orban, le roi du Maroc, le ministre des Affaires étrangères de Biélorussie et maintenant Netanyahu.

    Groenland, Venezuela, Iran : les appétits de Trump sont qualifiés d’impérialistes ou de néocolonialistes mais vous jugez ces termes inadaptés. Pourquoi ?

    B.B. : Je me méfie toujours du recyclage des vieux mots qui avaient été forgés pour décrire des situations historiques tout à fait différentes. Il était un temps où l’interventionnisme américain se comprenait dans le contexte de la rivalité Est/Ouest. C’était l’époque de la bipolarité et de la guerre froide. On intervenait au Vietnam pour contenir indirectement la menace venant du camp soviétique. Puis, lorsque le mur est tombé, on intervenait en Irak pour changer le régime, le convertir aux vertus de la démocratie et du libéralisme : ces fameuses guerres de conversion. Aujourd’hui, la puissance est autofinalisée. On intervient non pas dans un but précis, comme le prescrivait en son temps Clausewitz, mais tout simplement pour montrer sa puissance. Chacun sait que ni l’intervention indirecte à Gaza, directe au Venezuela, potentielle au Groenland, ne correspondent à des visions stratégiques ou de démocratisation des systèmes politiques concernés. On découvre une forme nouvelle de puissance, qui est nue, complètement coupée du droit et des valeurs. Elle n’a pour fonction que de faire écho à une crise de la société américaine qui se sent régresser, dépossédée, victime de la mondialisation et d’en faire un instrument de gouvernement en soi, indépendamment d’autres préoccupations. C’est devenu la puissance pour la puissance.

    Vous soulignez dans votre livre* que ces puissances ne gagnent plus les guerres qu’elles mènent.

    B.B. : Absolument. Les États-Unis ont été vaincus dans toutes les guerres qu’ils ont menées depuis 1945, sauf celles menées en 1991 sous mandat des Nations Unies. Ils ont été battus au Vietnam, Afghanistan, en Irak, en Somalie. Trump lui-même en tire les conséquences en s’agitant sur la scène internationale, en menaçant, en faisant de la musculation diplomatico-militaire, mais en évitant d’envoyer, comme on dit en anglais, « boots on the ground », c’est-à-dire des hommes sur le terrain.

    Emmanuel Macron qui affirme « pour être libre, il faut être craint ». Que vous inspire cette rhétorique ?

    B.B. : Ce n’est plus actuel, ni pertinent. Aujourd’hui, on a montré que la puissance n’impressionnait plus. Et de façon d’autant plus remarquable, que le plus souvent c’est le faible qui gagne sur le fort. Ce qui importe, ce n’est pas d’être craint, c’est d’être crédible. Dans notre monde tel qu’il est, toutes les forces et toutes les puissances brutes ne sont plus nécessairement craintes. En revanche, une force crédible, l’est à deux égards. Car, d’une part, il faut savoir convaincre que l’on a une proposition raisonnable de paix qui puisse susciter la confiance de l’adversaire, et ça, c’est ce qui manque à la diplomatie européenne. D’autre part, il faut montrer que l’on a une capacité d’action qui soit adaptée aux données et aux paramètres nouveaux des conflits, ce qui est loin d’être le cas.

    Face à cela, quel est le rôle de cette « mystérieuse énergie sociale » ?

    B.B. : Pendant des siècles, les sociétés étaient tenues en dehors des relations internationales qui étaient, comme disait Raymond Aron, l’affaire du diplomate et du soldat. Or aujourd’hui, et depuis que la mondialisation est en marche, que la communication sociale s’est généralisée, on assiste progressivement à une appropriation sociale des relations internationales. De plus en plus, les forces sociales entrent sur la scène internationale et pèsent un poids remarquable sur celle-ci. La résilience sociale du peuple ukrainien a été l’un des facteurs majeurs d’échec de l’armée russe qui n’a pas réussi à conquérir Kiev au bout de quatre ans. Pour Gaza, l’opinion publique internationale s’est très fortement mobilisée, notamment sur les campus, la thématique palestinienne s’est insérée dans les revendications sociales des personnes, obligeant les gouvernements d’Europe occidentale à reconnaître l’État de Palestine, les États-Unis et même Israël, à mettre fin à une boucherie qui avait atteint pourtant déjà les 100 000 morts. C’est l’avenir des relations internationales : cette capacité de créer de l’empathie, de voir s’unir, se confondre les souffrances internationales.

    Les réseaux sociaux favorisent cela ?

    B.B. : C’est l’explication de cette insertion fulgurante de la nouvelle génération, la Gen Z, dans les affaires politiques mondiales. D’abord au Sri Lanka, au Bangladesh, au Népal, puis ensuite à Madagascar et au Maroc, tout ça renvoie à une nouvelle génération qui ne ressemble pas aux précédentes, qui est surconnectée. Vous avez dans le monde 3 milliards d’individus qui sont connectés, y compris jusque dans les bidonvilles africains. Il y a une visibilité du monde qui suscite l’empathie, l’intérêt pour des causes extérieures et quelquefois lointaines, qu’autrefois, les individus n’auraient même pas connu.

    Le sondage Ifop (lire p.2) publié ce jour témoigne des tensions qui traversent notre société…

    B.B. : Vous avez dans la société une très forte tension entre une aspiration à la paix qui est puissante, transhistorique, que vous retrouviez même à l’époque de la guerre froide et, simultanément, une vague néopopuliste qui se construit autour d’une peur de la mondialisation, d’un sentiment croissant de rétraction nationale et identitaire. Elle s’exprime notamment par une hostilité à l’égard de la migration, du commerce mondial, une volonté protectionniste, souverainiste, de repli national. Cela conduit, paradoxalement, à rendre très impopulaire un personnage comme Donald Trump, mais à le rendre également fascinant, avec le désir secret de faire la même chose chez soi. C’est tout le danger du national-populisme aujourd’hui que de créer en même temps un appétit de paix et une demande sociale de puissance pour se rassurer face aux incertitudes imaginées de la mondialisation.

    *Aux éditions Odile Jacob

  • [Sondage] 79% des Français redoutent l’usage de l’arme atomique

    [Sondage] 79% des Français redoutent l’usage de l’arme atomique

    Les résultats de notre enquête d’opinion Ifop/ Mouvement de la paix/ La Marseillaise/ l’Humanité à paraître ce jeudi sont sans appel : les Français sont frappés de plein fouet par le climat mondial anxiogène. À la question posée à l’occasion des 80 ans des bombardements atomiques sur les villes d’Hiroshima et Nagasaki, « dans le contexte international actuel, diriez-vous que l’utilisation accidentelle ou volontaire d’une arme nucléaire vous inquiète », ils sont 79% à répondre « oui » et même 64% à juger ce cas de figure « probable ».

    Retrouvez l’intégralité des résultats de notre sondage dans La Marseillaise de ce jeudi.

  • Les travaux route de Galice à Aix-en-Provence sont finalement reportés

    Les travaux route de Galice à Aix-en-Provence sont finalement reportés

    Initialement, la route de Galice devait entamer des travaux de réfection de voirie dès ce début de semaine. Finalement, le chantier, dont la fin était prévue pour la mi-février est reporté. La Ville évoque un « report technique » et la date de reprise n’est pas encore connue. Le chantier, qui devait se dérouler de nuit, entre 6h et 22h afin d’éviter les complications de circulation. Si l’intervention est repoussée, l’objectif reste inchangé.

    Sécuriser les voies

    L’intervention, s’inscrit dans le cadre du transfert de plusieurs axes routiers de la Métropole Aix-Marseille-Provence vers la Ville d’Aix-en-Provence, à la suite de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles de 2014 (loi Maptam). La route de Galice, ancienne RD 64, fait partie des voies intégrées au domaine public communal et a été identifiée comme prioritaire en raison de l’état dégradé de sa chaussée. Selon les zones sur la route, les travaux devraient comprendre « un rabotage de la chaussée, la pose d’une couche d’assise et/ou la réalisation d’une nouvelle couche de roulement », indiquait la Ville dans un communiqué de presse. Tout au long du chantier, une communication « régulière » devrait être établie avec les riverains et usagers de la route. Notamment en cas d’évolution du calendrier ou des conditions de circulation. Pour rappel, « le programme s’inscrit dans le cadre des missions techniques et réglementaires de gestion de la voirie et vise à garantir la qualité et la sécurité du réseau routier communal », rappelait la Ville en amont du lancement des travaux.

  • OM-Liverpool : la RTM modifie les lignes et leurs fréquences à partir de 17h ce mercredi

    OM-Liverpool : la RTM modifie les lignes et leurs fréquences à partir de 17h ce mercredi

    L’accès à la Tribune Jean Bouin et au Virage Nord se fait uniquement par la station Rond-Point du Prado, Métro 2.

    L’accès à la Tribune Ganay et au Virage Sud se fait uniquement par la station Sainte Marguerite Dromel, Métro 2 et Tramway 3.

    Plus d’infos pour le retour.

    Métro M1, M2 : renforcés de 16h30 à fin de service- Fermeture station Périer dès 22h15, vers Gèze.

    Bus B1 :

    9 arrêts non desservis en direction de Campus de Luminy: Castellane, Prado Dupré, Prado Périer, Prado Borde, Prado Louvain, Prado Rodocanachi, Rond Point du Prado, Métro Rond Point du Prado, Michelet Huveaune.

    10 arrêts non desservis en direction de Castellane : Michelet Ramon, Michelet Huveaune, Métro Rond Point du Prado, Rond Point du Prado, Prado Rodocanachi, Prado Louvain, Prado Borde, Prado Périer, Prado Dupré, Castellane

    – Terminus Castellane déplacé à au PEM Sainte Marguerite (terminus de la ligne 16)

    Bus 23, 44, 452 arrêts non desservis en direction de Beauvallon, Collège Roy d’Espagne, Marseilleveyre : Métro Rond Point du Prado, Négresko

    3 arrêts non desservis en direction de Métro Rond Point du Prado : Mazargues Négresko, Négresko, Métro Rond Point du Prado – Terminus Métro Rond Point du Prado déplacés à Mazargues Etienne Milan (Bus 23)

    Consultez le plan du terminus reporté : Plan piéton

    Bus 41

    7 arrêts non desservis en direction du terminus Métro Rond Point du Prado : Place Delibes, Paradis Wulfran Puget, Paradis Lord Duveen, Paradis Mistral, Paradis D’Urville, St Giniez et Prado Saint-Giniez Déviation à partir de la rue Paradis, bd Périer et av du Prado.

    Bus 482

    arrêts non desservis en direction de Hôpital Clairval : Métro Rond Point du Prado, Michelet Huveaune

    3 arrêts non desservis en direction de Métro Rond Point du Prado : Michelet Ramon, Michelet Huveaune, Métro Rond Point du Prado – Terminus Métro Rond Point du Prado déplacé à Ste Marguerite Dromel (boulevard de l’Huveaune)

    Plan

    Bus 723 arrêts non desservis :

    Place Ferrié, Hôpital St Joseph, Métro Rond Point du Prado- Terminus Métro Rond Point du Prado déplacé à au 4 bd de l’Huveaune (à proximité du PEM Ste Marguerite)

    Plan

    En fonction de l’évolution de la situation d’autres dispositions peuvent être mises en place. Carte interactive sur Info Trafic.

  • Des constats, des appels mais pas de bilan pour les vœux de la maire d’Aix-en-Provence

    Des constats, des appels mais pas de bilan pour les vœux de la maire d’Aix-en-Provence

    Un discours long d’une trentaine de minutes, amputé de tout bilan, toute perspective. La faute, de nouveau, aux temps préélectoraux qui empêchent Sophie Joissains, maire sortante (UDI), de présenter les projets aixois passés et à venir.

    L’officialisation de son entrée en campagne n’est donc pas pour tout de suite : les vœux protocolaires, tenus ce mardi au Grand Théâtre comme le veut la tradition ne sont pas, en ce début 2026, le lieu pour aborder l’échéance. « Aujourd’hui, la loi, en cette période préélectorale ne permet pas de faire le bilan, c’est un peu controversé par la jurisprudence mais aucun risque ne peut être pris. Elle interdit aussi de faire des prospectives. Cela fera partie d’un temps différent », précise derrière son pupitre Sophie Joissains.

    Néanmoins, face à la salle comble, composée des maires du Pays d’Aix, des conseillers départementaux et régionaux, des personnalités de la justice, des forces de l’ordre, de secours et autres, quelques messages ont pu être glissés entre les lignes d’une description lisse de la Capitale de Provence et le constat d’une « année ou l’histoire semble frapper à notre porte, où le monde nous interpelle ».

    Sur le thème de la sécurité, un acquis aura été souligné par Sophie Joissains : « Des difficultés, il y en a de nombreuses, (…) la première étant l’impérieuse nécessité d’assurer la tranquillité et la sécurité de tous nos concitoyens, poursuit la première magistrate. Nous avons eu la joie de voir arriver 12 agents [policiers nationaux, Ndlr] de plus à la CSP d’Aix. Merci Monsieur Bruno Retailleau, qui l’a décidé à l’époque. »

    Sécurité, santé, agriculture

    Autre appel martelé par la maire, quelques jours seulement après la mobilisation des agriculteurs contre l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur : « Il nous faut aussi accompagner nos agriculteurs à qui l’on impose des normes toujours plus strictes en même temps que des accords de libre-échange inacceptables, en les empêchant ainsi de travailler efficacement et de gagner leur vie décemment. Je rappelle ici qu’ils sont les garants de notre souveraineté alimentaire. Notre agriculture ne peut être une variable d’ajustement. Les agriculteurs, qui travaillent sept jours sur sept, doivent pouvoir vivre de leur travail. » Après ces mots en direction des agriculteurs, sans mention d’une rencontre entre l’édile et les figures de la contestation agricole lors de leur mobilisation sur Aix, c’est un constat sur le système de santé que la maire tire. « Les médecins et infirmiers libéraux, à qui l’on demande toujours plus, ne parviennent plus à maintenir à flot un système de soins qui fait notre fierté dans le monde entier. Il n’y a pas si longtemps, nous étions confinés et faisions claquer nos poêles et casseroles chaque soir à nos fenêtres pour saluer notre personnel soignant (….) ils font partie des trésors de la France », poursuit Sophie Joissains.

    Puis, citant ces mots : « On était un pays de producteurs, d’ingénieurs, de médecins, on est devenus un pays d’inspecteurs et de contrôleurs », prononcés par Jean-Louis Borloo, cofondateur de l’Union des démocrates et indépendants (UDI). Sophie Joissains enchaîne sur le constat d’un « pays où un porteur de projet se trouve face à une demande d’autorisation et vient souvent passer dans des commissions de contrôle toutes indépendantes des unes des autres, ce qui, sur le plan intellectuel, peut être satisfaisant, mais ce qui, sur le plan pratique, fait en sorte que ce porteur de projet, s’il a le malheur d’avoir un avis défavorable d’une de ces instances, se retrouve à attendre des mois (…) Ça ne peut plus durer. » Alors « face aux fractures, face aux ruptures, aux violences nouvelles, le narcotrafic n’est pas des moindres, la commune doit être un refuge (…) j’ai dit ce que j’avais à dire sur beaucoup de choses, je continuerais ailleurs, ce débat ».

    Ce sera par un hommage à sa prédécesseure Maryse Joissains, « un maire bâtisseur », absente ce soir-là pour raison de santé, que Sophie Joissains a conclu son discours.

  • Montpellier : mobilisation pour l’ouverture de lieux d’hébergement d’urgence

    Montpellier : mobilisation pour l’ouverture de lieux d’hébergement d’urgence

    Emmitouflés dans leurs manteaux, les manifestants protestent contre le manque de solutions d’hébergement. « Des personnes dorment jour et nuit dehors, dans le froid et l’indifférence totale », dénonce Samuel Forest, fondateur de Solidarité partagée. Un constat partagé par les associations de terrain présentes, qui alertent sur la saturation des dispositifs existants.

    La France connaît une vague de froid intense depuis le mois de décembre, ayant déjà causé à Montpellier la mort d’un jeune homme de 29 ans le 30 décembre dernier. Dans ce contexte, le plan départemental « grand froid », qui permettrait notamment l’ouverture de places supplémentaires d’hébergement, le renforcement des maraudes et la mobilisation de lieux d’accueil exceptionnels, n’a pas été déclenché. À travers cette mobilisation, le collectif entend interpeller la Mairie pour qu’elle agisse, anticipe et se prépare à de futurs épisodes de grand froid, afin d’éviter de nouvelles tragédies liées au manque de ressources.

    Une pétition a été lancée et a déjà recueilli près de 600 signatures. Elle devait être remise au maire, Michaël Delafosse, mais aucun représentant du collectif n’a pu être reçu. Les manifestants sont restés à l’extérieur, devant les grilles fermées de la mairie.

    Si cet appel à l’aide s’expriment devant l’hôtel de ville, la mise à l’abri est une compétence qui relève d’abord de l’État, via la préfecture. Le collectif citoyen compte néanmoins sur la Mairie comme acteur de proximité, en capacité d’agir « à la marge », notamment à travers le Plan communal de sauvegarde (PCS) qui permet à la commune de mobiliser ponctuellement des locaux, de coordonner les acteurs et de répondre à des situations d’urgence. La pression citoyenne est ainsi perçue comme un levier lorsque l’État ne déclenche pas le plan grand froid, comme c’est le cas actuellement.

    « L’ouverture ponctuelle de locaux municipaux pourrait être reproductible », confirme Michel Calvo, adjoint aux solidarités, avant de rappeler les limites de l’action municipale : « On est au bout de notre solidarité. On a ouvert 200 pensions de famille, 150 places de logements intercalaires, racheté un hôtel pour les jeunes avec des titres de séjour. On ne peut pas suppléer aux compétences de l’État. »

    Les manifestants redoutent les conditions météorologiques annoncées par Météo France, avec de fortes pluies attendues dans les prochains jours, une situation particulièrement critique pour les personnes à la rue en période de froid.

    Le gymnase Gambardella, aménagé le 4 janvier après la vague de grand froid, a depuis fermé ses portes. En parallèle, les places en foyers restent limitées, et certaines personnes sans domicile ne s’y sentent pas à l’aise ou ne parviennent pas à y accéder. Pour beaucoup, ces réponses ponctuelles apparaissent inadaptées face à l’ampleur de la situation. « Ils n’ont ouvert que quatre jours, ce n’est pas assez. Il existe d’autres solutions, comme Coallia, mais il n’y a pas beaucoup de logements. Tu passes la journée à l’abri, puis tu te retrouves dehors la nuit », témoigne Bruno.

    Si l’hiver appelle une action urgente et immédiate, Fatima, à la rue depuis une vingtaine d’années, tout comme ce collectif de citoyens, rappellent que la question de la mise à l’abri ne devrait pas se poser uniquement en période d’intempéries, mais tout au long de l’année.

    Souhaitant prolonger la mobilisation au-delà de ce rassemblement, les organisateurs annoncent une réunion publique sur le sans-abrisme ce mercredi 14 janvier à18 h30, à la Maison des Chômeurs, 4 rue Adolphe Mion (proche place Carnot).

  • Le mal-être des personnelsde bloc de l’hôpital d’Avignon mis à l’index

    Le mal-être des personnelsde bloc de l’hôpital d’Avignon mis à l’index

    L’exercice du droit de retrait des soignants des blocs opératoires de l’hôpital d’Avignon en novembre 2024 n’aurait, en fin de compte, pas vraiment changé la donne. Ce mardi 20 janvier, la CGT de l’établissement de santé, en se basant sur les conclusions d’un rapport d’expertise d’un cabinet agréé, assure qu’il y règne « un environnement propice à la souffrance, aux risques sanitaires et à la dégradation des soins ». Les soignants vont interpeller la maire d’Avignon et présidente du conseil de surveillance, Cécile Helle (PS), ce mercredi sur le sujet lors de la cérémonie des vœux.

    Cette enquête avait été commandée par la direction du centre hospitalier Henri-Duffaut suite à l’exercice du droit de retrait, pendant 20 jours, de plusieurs dizaines de soignants du service afin que leur souffrance au travail soit reconnue. Un mouvement lancé suite à l’annonce de la réorganisation des plages horaires d’ouverture, qui étaient alors passées de 8 à 10 heures par jour. Des conclusions communiquées en décembre 2025 à la direction ainsi qu’aux syndicats du site. Celui-ci a été construit à l’aide de témoignages de 49 personnes travaillant aux blocs.

    « Logique de gestionnaire »

    Un document qui n’a pas été communiqué à la presse mais dont certains points ont été évoqués par la CGT, qui regrette une absence de communication avec la direction. Alors que le syndicat évoque un directeur, sans le citer, qui « persiste dans une logique exclusivement gestionnaire » sans « jamais évaluer la charge de travail réelle », le pilotage de l’établissement serait décrit dans le rapport comme « hors-sol », assure le syndicat. « On nous avait fait des promesses qui n’ont pas été tenues. On en arrive à des situations comme des burn-out et une souffrance profonde », dénonce Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Houria Boudia, infirmière anesthésiste au bloc et experte au F3SCT, instance regroupant des représentants du personnel, constate que ce rapport « valide à 100% notre droit de retrait » et assure que « la démission du directeur est attendue par les équipes soignantes et médicales ».

    Contacté par La Marseillaise, le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, explique de son côté que « ce rapport ne peut être commenté tant qu’il n’est pas présenté aux instances », à savoir le F3SCT, qui devrait se tenir d’ici le mois de février. Car cela créerait « une nouvelle distorsion dans le fonctionnement des établissements et le droit du travail ». Tout en s’étonnant de l’engouement autour de cet audit, il affirme que cette enquête a été lancée à son initiative et se félicite d’un « processus très concerté, très travaillé, très préparé », avec « l’objectif de ne pas créer de zones d’affrontements, de conflits ou de frottements, mais de travailler ensemble ». Il demande « d’arrêter la personnalisation des choses », car le bloc opératoire « n’est pas sous la gestion directe de la direction générale », tout en étant « extrêmement attentif à ses travaux ».