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  • Avec Amandine Béché,un couloir droit au top

    Avec Amandine Béché,un couloir droit au top

    Chez les Marseillaises, le trombinoscope a son importance. Durant l’été, les supporters du club ont pu découvrir une vingtaine de nouveaux visages, staff compris. Un bouleversement de l’effectif en long, en large et en travers pour permettre à l’équipe d’assumer ses ambitions. Parmi les nouvelles têtes apparues lors de l’intersaison : Amandine Béché.

    Jeune latérale droite, la Bretonne franchit également un cap avec cette venue dans les Bouches-du-Rhône. L’acclimatation a été rapide, puisqu’avec un tel chamboulement, tout le monde devait s’habituer au plus vite. « J’ai été super bien accueillie par le staff, les joueuses. On a eu beaucoup de recrues, le staff a changé, donc ça a permis à toutes de s’intégrer en même temps. Et puis c’est un staff qui se connaissait déjà, donc ils avaient déjà leurs automatismes entre eux et franchement, ça s’est super bien passé », raconte la principale intéressée.

    La joueuse n’a beau avoir que 24 ans, elle a déjà connu cinq clubs professionnels avant de rejoindre Marseille. Formée à Guingamp, elle s’est aussi développée à Nantes, Fleury, Montauban et Strasbourg, jusqu’en juin dernier. À l’OM, la défenseure née à Rennes souhaite s’installer sur la durée : « Avant, c’est vrai que j’étais vraiment jeune et je pouvais me permettre de beaucoup bouger. Là, c’est sûr que le club a des ambitions sur le moyen et long termes, donc j’ai l’envie de prendre part à ce projet-là. »

    « Une athlète, au sens propre du terme »

    Une autre donnée majeure est entrée en considération au moment des négociations : le coach. Nicolas Chabot a été « élu meilleur coach du championnat la saison dernière », comme le souligne Amandine Béché, un élément qui a fait pencher la balance du côté des Marseillaises.

    Le nouvel entraîneur phocéen fait d’Amandine Béché l’une de ses joueuses les plus utilisées. Du haut de son mètre 64, elle a débuté les trois rencontres de championnat disputées par son équipe cette saison. Elle est piston droit dans le 3-5-1-1 de Chabot, un dispositif peu utilisé dans le monde professionnel. « Déjà la saison dernière, je jouais à ce poste-là, que je connais bien. Je me sens mieux utilisée parce que j’ai tout mon couloir et je peux être aussi bien offensive que défensive. »

    Son coach abonde : « C’est une joueuse qui a des qualités très importantes sur l’aspect défensif, qui a d’énormes qualités en termes de volume de jeu, d’intensité. C’est une athlète au sens propre du terme. On essaie de la développer d’un point de vue tactique, sur les idées, sur la variété avec ballon, sur la capacité à être un peu plus tranchante dans les 30 derniers mètres. On est contents de son rendement, mais on sait que c’est une joueuse qui est capable d’aller chercher encore plus. »

    Après un début de saison canon, la Bretonne pourrait devenir l’une des incontournables de l’effectif marseillais lors des huit prochains mois.

  • La Bourse du travail d’Arles privée d’agent d’accueil dès lundi

    La Bourse du travail d’Arles privée d’agent d’accueil dès lundi

    « Si on est là, c’est qu’on a l’intention de ne pas partir », affirme d’emblée Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca, en conférence de presse à la Bourse du travail d’Arles, vendredi midi. Les six unions départementales ont investi la Bourse du travail d’Arles pour leurs travaux en soutien à la lutte de l’Union locale CGT face à la procédure d’expulsion demandée par le maire (Horizons), Patrick de Carolis.

    Car depuis le mardi 29 septembre dernier, la Ville a élargi le conflit. « Le maire nous a signifié mettre fin à la mise à disposition de l’agent d’accueil et d’entretien des locaux », explique Nicolas Bourcy, secrétaire de l’UL CGT. « Ce poste a été créé en 1900 par la même délibération du conseil municipal qui installait la Bourse du travail et qui n’a jamais été remise en cause », précise-t-il.

    « Elle a été convoquée le mardi 29, à 17h30, pour lui dire oralement qu’elle doit aller à l’espace Van-Gogh le lendemain, sans ordre de mission écrit », reprend Nicolas Bourcy. « Elle a demandé à être accompagnée par le syndicat, ce qui lui a été refusé. C’est une façon brutale de s’en prendre à une fonctionnaire et dépositaire de mandats syndicaux », estime le responsable.

    Une « attaque » financière

    Le profil de l’agent muté n’est pas anodin. « C’est une militante de la CGT, mandatée à la Formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, équivalent des anciens CHSCT dans la fonction publique », précise Nicolas Bourcy, qui voit dans cette mesure « une attaque contre l’ouverture du bâtiment ».

    Sur un autre terrain et toujours mardi 29 septembre, l’UL CGT d’Arles a également été informée que « le maire d’Arles a demandé au tribunal administratif de rehausser le montant de l’astreinte financière », d’après Nicolas Bourcy, ainsi que le paiement de l’astreinte jusqu’alors fixée à 50 euros par jour depuis la mi-septembre.

    Pour Patrice Kantarjian, il s’agit de « la remise en cause du rôle de la CGT dans la société ». « Ce matin, des lycéens ont toqué à notre porte car ils savent qu’on peut les aider à se débarrasser de ceux qui nuisent à leur combat, à visibiliser leurs revendications », assure le secrétaire régional. « La CGT contrevient à certains intérêts. Mais notre rôle dans le dossier Fibre Excellence nous honore, nous avons pris nos responsabilités, contrairement à ce que dit le maire de Tarascon, allié de Patrick de Carolis, quand nous avons protégé l’usine, remis les installations de sécurité en marche et mis en lumière l’incapacité du mandataire », assène Patrice Kantarjian.

    « S’acharner à museler la CGT depuis trois ans est une pratique de mairies d’extrême droite », tranche Nathalie Bazire, secrétaire confédérale CGT. « Il faut se raisonner et retrouver la voie de la négociation », appuie-t-elle.

    Contactée, la Ville d’Arles a refusé de répondre à nos questions.

  • Les Lanceurs d’Arlettes plantent leurs chapiteaux à Odysseum

    Les Lanceurs d’Arlettes plantent leurs chapiteaux à Odysseum

    Après trois années passées au parc Sophie-Desmarets, dans le quartier de La Mosson, avec le festival « Arlette ton cirque », les Lanceurs d’Arlettes étrennent un nouveau projet. Du 3 octobre au 21 novembre, le collectif investit un terrain situé boulevard Télémaque, à Odysseum, pour y installer « Arlette ton Chap’ », un lieu culturel éphémère à la fois scène, espace de création et lieu de convivialité. Deux chapiteaux rouges et jaunes accueilleront, pendant sept semaines, spectacles, concerts, ateliers, artistes en résidence et rendez-vous festifs.

    « On reprend notre itinérance, grâce notamment à l’acquisition d’un chapiteau », explique Léalou Brau, co-coordinatrice de la manifestation. Achetée en 2025 grâce au budget participatif de la Ville de Montpellier, cette structure permet au collectif d’imaginer de nouvelles implantations.

    Sept semaines
    sous les chapiteaux

    Pour cette expérience à Odysseum, un deuxième chapiteau a été prêté par une association amie. Le premier sera transformé en ring du 15 octobre au 1er novembre pour accueillir « Arlette ton Catch », une création des Lanceurs d’Arlettes réunissant huit artistes autour d’un mélange de cirque, théâtre, catch spectacle et humour absurde. Douze représentations sont prévues, du jeudi au dimanche. Un spectacle créé par le collectif, « qui a ensuite pour ambition d’être joué sous chapiteau en itinérance », précise Léalou Brau.

    L’autre chapiteau cultivera l’esprit guinguette. On pourra y manger, boire un verre au Bar’Arlette, écouter de la musique ou découvrir un spectacle. Les mercredis seront tournés vers les familles, avec ateliers de clown et d’initiation aux arts du cirque, spectacles jeune public et café des parents. En octobre, les jeudis proposeront des jams musicales, avec des instruments à disposition. Les vendredis et samedis soirs, concerts et spectacles prolongeront les soirées jusqu’à 0h30.

    La programmation, « à l’image d’Arlette : populaire, curieuse, festive et un peu imprévisible » entend également faire circuler les artistes. Des compagnies locales seront invitées à se produire. Et lorsque le spectacle maison « Arlette ton Catch » aura quitté le chapiteau, en novembre, celui-ci accueillera des compagnies en résidence. « On a à cœur de faire de cette manifestation une plateforme d’échanges, de rencontres, de partage avec les publics, mais aussi entre artistes », souligne Léalou Brau.

    Parmi les temps forts annoncés, le festival Cosmos investira les lieux du 13 au 15 novembre, pour « trois jours de propositions artistiques, entre spectacles, cabaret et univers cosmique » et le 21 novembre, le duo de musique électronique il:lo clôturera cette première édition. Deux vide-greniers sont également prévus, les 18 octobre et 1er novembre.

    Contrairement au festival Arlette ton Cirque, cette nouvelle aventure est entièrement autoproduite. « On va donc devoir mettre en place une billetterie », indique la coordinatrice, mais les tarifs resteront accessibles (entre 8 et 12 euros, gratuit pour les enfants).

    * Toute la programmation sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram) des Lanceurs d’Arlettes.

  • Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    À 27 ans, Mathieu Smaïli, enfant du club, au RCT depuis 2010, fait désormais partie des cadres du vestiaire toulonnais, malgré un temps de jeu restreint (un match cette saison, 14 l’an dernier). « C’est un mec d’ici, un leader », décrit un autre joueur du cru, le talonneur Pierre Damond. « Il connaît l’ADN du club. En tant que jeunes, on s’inspire de joueurs comme lui ou Jérémy Sinzelle, pour apprendre et progresser. Il fait le lien, il sait ce qu’est être dans cette position. » Pour Franck Azéma, qui l’a retrouvé cet été après l’avoir connu à ses débuts, de 2021 à 2023, le natif de Hyères « a toujours les mêmes qualités. Mais je le trouve plus constant, affirmé au sein du groupe ». Néanmoins, « c’est toujours à prouver sur le terrain, par la régularité et la consistance dans les performances. C’est un joueur complet, qui comprend très bien le rugby, qui travaille beaucoup pour l’équipe. On veut le voir exploser complètement ».

    Le principal intéressé aussi. À un an de la fin de son contrat, celui qui est arrivé au club en 2010 sait que son avenir est en jeu, alors qu’il doit faire face une concurrence dantesque (Brex, Fickou, Jones…). « C’est l’année où j’en ai le plus, pourtant, j’en ai eu ! », retrace-t-il. « Mais c’est excitant, il faut s’en inspirer. » Sans faire de calcul, pour l’instant : « Pour l’avenir, je ne sais pas. La direction prendra des décisions, moi aussi. Je ne vais pas dire que je n’y pense pas, car c’est mon club de cœur. Mais je donne tout sur chaque opportunité, j’essaie de m’éclater, de prendre du plaisir ».

  • Les députés espagnols rejettent les décrets sur le Droit au logement

    Les députés espagnols rejettent les décrets sur le Droit au logement

    C’est vers11 heures que devait débuter la séance extraordinaire des Cortès (parlement) au cours de laquelle aller se dérouler le débat parlementaire puis le vote. Un vote qui aboutissait en milieu d’après-midi au rejet des deux décrets proposés par le gouvernement, le premier par 178 voix contre et 172 voix pour, et le second par 184 contre et 166 pour.

    La séance a débuté alors qu’une marche de centaines de manifestants a rejoint le Parlement en provenance de la Puerta Del Sol, où des dizaines de tentes ont été montées depuis pratiquement une semaine, suite à l’expulsion de Maricarmen, 87 ans, par un fonds vautour. Maricarmen est devenue le symbole de cette lutte pour le droit au logement et contre les fonds spéculatifs. Les fortes mobilisations dans tout le pays ont permis d’aboutir rapidement à l’examen de décrets qui étaient déjà en préparation depuis plusieurs mois.

    Rappelons le contenu des décrets soumis au vote, ils prévoient notamment : le renforcement de la protection contre les expulsions jusqu’en 2030 ; la réglementation des locations saisonnières et des chambres d’hôte ; l’interdiction pour les fonds spéculatifs « fonds vautours » d’acheter des logements jusqu’en 2028 ; ainsi que la prolongation de deux ans des contrats de location en cours arrivant à échéance avant le 31 décembre 2028. Pour le second décret : renouvellement automatique des baux.

    Un message à Maricarmen

    C’est la ministre du Logement, Isabel Rodriguez, qui est intervenue en premier pour appeler à un vote majoritaire alors que Junts (indépendantistes catalans) a annoncé, dès jeudi soir, que ses députés voteraient contre ces décrets.

    Rappelons que le gouvernement de gauche tient sa majorité depuis 2023 grâce au vote des députés de Junts, un vote qui avait été négocié en échange de la promesse d’amnistie des indépendantistes catalans. Isabel Rodriguez à la tribune de l’assemblée a dédié son message à Maricarmen : « Aujourd’hui nous allons légiférer pour que plus personne ne souffre d’une expulsion, pour donner de l’espérance aux jeunes qui veulent acquérir un logement et qui ne peuvent pas faute de moyens et nous voulons mettre un coup d’arrêt à la spéculation. » La ministre a ajouté : « Maricarmen, vous avez réveillé les consciences. »

    Isabel Rodriguez s’est adressée au Parti Populaire pour qu’il vote en faveur des décrets : « C’est l’heure de vérité, leur lance-t-elle. Ou vous êtes avec les vautours, ou vous êtes avec les gens ». La ministre a ensuite rappelé la responsabilité du Congrès aujourd’hui : « Toute l’Espagne nous interpelle pour le droit au logement, jusque devant ce Parlement des manifestants attendent nos décisions », s’adressant à nouveau au PP et à Junts : « Si vous ne votez pas pour vous, votez aux moins pour vos électeurs. Les fonds vautours quand ils expulsent un locataire, il ne lui demande pas pour qui il vote. »

    Des rassemblements prévus ce samedi

    Les débats précédant le vote ont duré plusieurs heures, chaque groupe parlementaire a pu s’exprimer. Gerardo Pisarello pour Sumar a dénoncé « les spéculateurs représentés par la droite qui, par son vote, va permettre l’expulsion de grands-mères, d’enfants, de jeunes couples, le peuple n’oubliera pas votre trahison, Vox et Parti populaire vous aller voter contre des millions d’Espagnols qui ont du mal à payer leur loyer. »

    En colère après l’annonce du rejet des textes, les centaines de manifestants qui ont patienté toute la journée devant le Parlement ont regagné la Puerta del Sol, où des assemblées préparent déjà les actions à venir. Ce samedi, plus de cinquante rassemblements sont déjà prévus dans les principales villes d’Espagne et la décision est prise, avec le syndicat des locataires, de construire une riposte quartier par quartier.

  • Les députés poursuivent l’examen de la loi intégrale

    Les députés poursuivent l’examen de la loi intégrale

    Cent neuf. C’est le nombre de féminicides perpétrés depuis le début de l’année 2026 en France, selon le collectif NousToutes. Le 27 septembre dernier, au Havre, une femme de 70 ans a été tuée par son conjoint à coups d’haltères. Ce dernier a appelé lui-même la police. Sa victime avait déjà porté plainte contre lui 14 ans plus tôt.

    C’est dans ce contexte, mais aussi celui de l’onde de choc provoquée par le viol et le meurtre de la petite Lyhanna, la soumission chimique et les viols répétés subit par Gisèle Pélicot perpétrés par son mari et des dizaines d’hommes, l’affaire Le Scouarnec, ancien chirurgien reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles sur 299 victimes, que l’Assemblée nationale a débuté, jeudi dans l’hémicycle, l’examen de la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes, soutenue par plus de 240 députés issus de huit groupes politiques différents.

    Violences économiques

    et administratives

    Composé de 70 articles, son objectif est de s’attaquer à la chaîne des violences. La rapporteure socialiste Cécile Thiébaud-Martinez en est la rapporteure. Sur l’article premier qui vise à définir les violences sexistes et sexuelles et intrafamiliales, les députés ont voté, vendredi, contre l’avis du gouvernement, pour l’ajout de la notion de violences économiques, parmi lesquelles le non-versement de la pension alimentaire, des cas de vol ou d’extorsion. « Une vraie violence pour les femmes », commente la députée socialiste Colette Capdevielle, rappelant qu’« en France, une pension alimentaire sur trois n’est pas payée ». Cette définition a donc été élargie, et vu l’ajout d’une mention aux thérapies de conversion.

    La députée communiste Elsa Faucillon a retiré son amendement sur les « violences administratives » qu’elle entend proposer plus tard dans la discussion : « On le voit à la fois pour les femmes étrangères, mais pas seulement ; le fait de confisquer des papiers, comme des titres de séjours, sont des violences administratives qui peuvent s’inscrire à la fois dans le cadre d’un contrôle coercitif, mais également comme un espace d’emprise de cumulation de violences ».

    Création d’une haute autorité indépendante

    Puis, dans un hémicycle clairsemé, les députés ont adopté dans l’après-midi l’article 2, qui entérine la création d’une instance indépendante chargée d’évaluer l’application et l’efficacité des mesures de lutte contre les violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. Cette haute autorité sera composée « de parlementaires, de magistrats, d’experts, de chercheurs, de représentants d’associations et des collectivités territoriales », et publiera annuellement un rapport sur le nombre de féminicides en France, et celui des infanticides, mais aussi des décès de mineurs « consécutifs à des violences ». C’est l’une des 140 recommandations portées par la coalition féministe et enfantiste, qui regroupe plus de 300 associations.

    La députée du groupe écologiste et social, Clémentine Autain, interroge le gouvernement sur le budget alloué à cette haute autorité et son indépendance. La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, agacée par les nombreuses interpellations en ce sens, assure : « J’ai déjà précisé qu’à partir du moment où la loi serait votée à l’Assemblée nationale, toute l’étude d’impact serait livrée avec l’évaluation budgétaire associée. » Dont acte.

  • Le CIDFF des Alpes de Haute Provence poursuit son action pour les femmes étrangères

    Le CIDFF des Alpes de Haute Provence poursuit son action pour les femmes étrangères

    Dans le cadre de la semaine de l’intégration, organisée de lundi à vendredi par la préfecture et le ministère de l’Intérieur, le CIDFF espère donner de la visibilité à ses actions pour les femmes étrangères, peu identifiées par leur public cible. « Le CIDFF n’est pas forcément identifié sur ce public-là. On nous identifie souvent sur le droit des femmes, mais on accompagne aussi les personnes primo-arrivantes ou étrangères », explique Wided Halaoua, directrice du CIDFF 04.

    Le CIDFF tient par exemple une permanence juridique en droit des étrangers pour les victimes de violences, et accompagne les femmes primo-arrivantes pour leur insertion professionnelle. « On a un dispositif qui s’appelle Opération’elles, qui soutient les femmes étrangères et primo-arrivantes à travers des journées d’ateliers collectifs qui permettent de travailler la confiance en soi, la connaissance des droits en France, la valorisation des compétences, l’interculturalité, la déconstruction des stéréotypes de genre… Donc c’est accompagner les femmes vers l’emploi, mais plus généralement, lever les freins qu’elles peuvent rencontrer », précise la directrice. Le CIDFF intervient également au Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada).

    Les femmes primo-arrivantes ont souvent quitté leur pays à cause de violences, ou en ont subi pendant leur parcours migratoire. Le CIDFF 04 est ainsi amené à accompagner des situations dans lesquelles les violences peuvent être directement liées au parcours ou au contexte d’origine : mariage forcé, excision, violences subies au cours du parcours migratoire…

  • Les entreprises de Forcalquier formées à l’autoconsommation

    Les entreprises de Forcalquier formées à l’autoconsommation

    Des entreprises de la zone d’activité des Chalus ont été formées lors d’un atelier, vendredi, à l’autoconsommation, une gestion de l’énergie « citoyenne et collective » : des producteurs et des consommateurs d’énergie s’unissent au sein d’un collectif pour gérer et partager entre eux l’énergie produite. Les membres définissent ensemble les règles de répartition de l’énergie.

    Frank Van de Velde, des Centrales villageoises, une coopérative qui promeut l’énergie renouvelable, a présenté ce dispositif aux adhérents de l’association d’entreprises. Sa coopérative promet de n’utiliser que des zones anthropisées, déjà artificialisées, comme des friches, des toitures ou des parkings. Elle a déjà un projet sur une ancienne décharge polluée à Banon, qui pourrait alimenter 100 foyers. « On va dispatcher et vendre cette énergie aux plus proches, c’est-à-dire aux habitants, aux entreprises de la commune de Banon et ses alentours », explique Frank Van de Velde. Cette consommation locale évite d’avoir des pertes dues au transport, avance-t-il. La coopérative promet « un prix compétitif » et une baisse de la facture des utilisateurs de cette énergie renouvelable.

    « On a à peu près 70 opérations d’autoconsommation collective qui fonctionnent sur la région », a précisé Joël Viard d’Enedis. « Quand est-ce qu’on lance un projet ici ? » se sont réjouis les participants, tous adhérents de l’association des entreprises de la zone d’activité des Chalus, à la fin de la présentation.

    Pour de meilleures conditions de travail

    Justine Cannelle, de la Chambre des métiers et de l’artisanat, a ensuite présenté le nouveau dispositif « mon parcours économie d’énergie », qui vise à « sensibiliser à la rénovation énergétique des locaux professionnels ».

    Justine Cannelle aide les entreprises à trouver des subventions ou des aides auxquelles elles sont éligibles pour de la rénovation énergétique. Elle se déplace également dans des locaux pour des prédiagnostics, identifier les sources de déperdition de chaleur et préconiser des actions à mettre en place. « L’objectif, c’est que vous fassiez des économies d’énergie, mais aussi, de travailler sur le confort au travail, notamment si vous avez des salariés. Quand on travaille dans une boulangerie, que d’année en année, on a de plus en plus chaud, et qu’on a un local orienté sud, c’est intéressant de se projeter sur les années futures et de se dire que les conditions de travail vont être de plus en plus difficiles si on n’agit pas maintenant sur le bâtiment », a-t-elle avancé.

    Joël Viard d’Enedis a finalement sensibilisé les entreprises à la consommation responsable : « Il y a des moments de la journée où l’on produit plus que ce qu’on consomme. La surproduction peut détériorer des équipements sensibles. Cela amène de la surtension et du survoltage », a-t-il expliqué. Il a par exemple conseillé de recharger son véhicule électrique, d’utiliser son ballon d’eau chaude ou de faire ses lessives « pendant la cloche solaire », le pic de production, plutôt que la nuit, où il n’y a pas de production.

  • Le spectacle de la migration s’offre à vous

    Le spectacle de la migration s’offre à vous

    Créé en 1993 par l’organisation non-gouvernementale BirdLife International, plus grande alliance mondiale d’organisations de protection de la nature, l’événement EuroBirdwatch débute, comme chaque année, le premier week-end du mois d’octobre et se poursuit jusqu’au 11 octobre. En France, c’est la Ligue de protection des oiseaux (LPO) qui mène l’événement et propose des événements pour vivre le merveilleux spectacle de la migration.

    Chaque année, à l’automne, des centaines de millions d’oiseaux migrateurs quittent leurs lieux de reproduction et entament un long vol vers leurs zones d’hivernage, parfois situées à plusieurs milliers de kilomètres ; ils effectueront le voyage en sens inverse au printemps. Ainsi, le terme migrateur désigne une espèce effectuant des déplacements saisonniers, passant les périodes de reproduction et hivernale dans deux régions distinctes, selon un schéma répété d’année en année.

    Divers points d’observation

    Si cet événement vous intéresse et que, vous aussi, vous voulez vivre ce beau spectacle, quatre rendez-vous ont lieu ces samedi et dimanche : trois dans les Bouches-du-Rhône samedi et dimanche, puis un dans le Vaucluse le dernier jour du week-end.

    D’abord à Lançon-de-Provence, samedi, pour observer la migration post-nuptiale depuis le rocher de Château-Virant, un éperon rocheux de 26 mètres qui offre un point de vue exceptionnel sur la montagne Sainte-Victoire, la chaîne de l’Estaque et l’étang de Berre. De belles surprises vous y attendent à partir de 9h et jusqu’à midi, munis de jumelles et longues-vues.

    À Lambesc également, samedi, la LPO Paca du Pays d’Aix tiendra une permanence d’observation des oiseaux migrateurs de 9 heures à 13 heures au niveau de la citerne des Binets.

    Dimanche, c’est au Puy-Sainte-Réparade, toujours dans les Bouches-du-Rhône, que vous êtes conviés pour participer à une balade avec plusieurs points d’observation aux panoramas divers entre le Luberon, la Sainte-Victoire, les gravières de la Durance, les terres agricoles… et, au loin, les Opies. Le départ est prévu à 8h30 au niveau de la colline de La Quille, située sur la commune de La Cride.

    Autre temps fort, dans le Vaucluse cette fois-ci, avec les naturalistes du groupe local qui vous accueillent dans le pittoresque village de Suzette pour participer à un moment d’observation au départ du chemin des Pradas à 8h. L’occasion d’admirer la migration des oiseaux en partance pour le Sud de l’Europe et l’Afrique, où ils prendront leurs quartiers d’hiver. Pour y participer, il vous faudra apporter vos jumelles.

  • L’addiction au centre d’une rencontre organisée par et pour les jeunes

    L’addiction au centre d’une rencontre organisée par et pour les jeunes

    Ce samedi à Vitrolles, au complexe sportif Coubertin, plus de 120 jeunes de centres sociaux des Bouches-du-Rhône participeront à une journée de rencontres et de débats organisée par le réseau Jeunesse de l’Union des centres sociaux du département. L’occasion de faire un pas de côté et de nouer des liens avec des jeunes venus d’autres structures sociales.

    La thématique de cette 9e édition de cette journée intitulée « Jeunes ensemble » : l’addiction. Sucre, écran, réseaux sociaux, cigarettes électroniques, les pratiques addictives seront abordées dans toute leur diversité, au-delà des seuls drogues et alcools. Une thématique choisie par les jeunes.

    Depuis plusieurs mois, une vingtaine de jeunes « moteurs » s’affairent pour préparer les animations de la journée : parcours avec des lunettes de simulation d’alcoolémie, théâtre forum, jeux de société et échanges sur leur propre rapport aux addictions.

    Si ce sont bien les jeunes qui encadreront eux-mêmes les événements, ils bénéficieront de l’appui de l’association Réseaux 13, qui œuvre pour l’accès à la santé dans les quartiers populaires de Marseille.

    « Ça fonctionne bien parce que ce sont des jeunes qui parlent à d’autres jeunes de sujets qui les concernent directement » précise Pascale Balian, chargée de mission de l’Union des centres sociaux des Bouches-du-Rhône.