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  • La LDH de Toulon s’implique contre l’extrême droite

    La LDH de Toulon s’implique contre l’extrême droite

    Le président de la section de Toulon-La Seyne, Roland Biache, n’a jamais caché mener activement la bataille des idées, et en tout premier lieu auprès de la jeunesse, pour tenter, avec un volet éducatif et pédagogique, de démonter les préjugés et stéréotypes qui font le lit du repli sur soi et du racisme et sont nourris par l’extrême droite. Pas question donc à l’approche des élections municipales, dans un département qui a envoyé 7 députés sur 8 RN à l’Assemblée nationale, de ne pas s’engager et faire vivre la réflexion.

    C’est tout l’objet de la soirée conférence-débat de mercredi soir à la Bourse du travail de Toulon. Avec dès 18h l’intervention de Pascal Brun membre de la Coordination départementale contre l’extrême droite (Codex). Créée après le choc des municipales de 2014 où le FN rafle de nombreuses mairies varoises, dont Fréjus, elle regroupe des organisations progressistes du département. Et veut rappeler à quelques semaines du prochain scrutin qui est vraiment le FN/RN, et son imposture sociale.

    « L’extrême droite reste une mouvance qui préconise la haine, le racisme, la xénophobie, l’homophobie et le sexisme », interpelle la coordination.

    Puis ce sera au tour du sociologue Alain Hayot auteur de Face aux nouveaux monstres, le sursaut : Pour faire reculer les extrêmes droites (Les éditions L’Humanité) de livrer son analyse. Dans son livre, il déconstruit les mots-valises de la propagande réactionnaire et mortifère. Et invite à mener les batailles culturelles en prenant en compte les imaginaires de la peur et les représentations du réel.

    De quoi s’armer sainement pour mener le combat.

  • La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    Dans une ville et un département où les abus de biens sociaux se succèdent, Toulon en Commun a décidé de dédier une soirée à l’intégrité, la probité. Et pour faire vivre la réflexion a invité l’ancienne magistrate Eva Joly et le journaliste d’investigation Claude Ardid.

    L’occasion d’affirmer que dans un moment où la défiance envers la vie publique n’a jamais été aussi forte, la probité doit être un impératif démocratique fondamental. C’est autour de cette valeur cardinale que l’ancienne juge d’instruction, figure emblématique de la lutte contre la corruption, viendra apporter son expérience.

    « Toulon est réputé pour son stade Mayol, son équipe de rugby, sa rade qui est la plus belle d’Europe, mais elle est célèbrement connue aussi pour son clientélisme, ses condamnations, notamment de son ancien maire Hubert Falco (DVD) », constate Peire Costa (Régions et peuples solidaires). « La ville mérite mieux que ça et ça fait partie des points forts de notre programme pour les municipales », ajoute-t-il.

    La figure d’Eva Joly, ce qu’elle incarne dans son combat, étant « le meilleur signal que Toulon en Commun pouvait envoyer aux Toulonnais ». L’équipe affirme vouloir tourner la page de cette politique du clientélisme pour « construire une ville apaisée et redorer le blason de la politique ».

    Par la transparence

    « Et il n’y a pas eu que Falco à Toulon qui s’est fait condamner. Il y a aussi un ancien de ses adjoints Jean-Guy Di Giorgio après un procès retentissant », insiste André De Ubeda (PCF). Le responsable politique pointe d’ailleurs que, « depuis 1959 tous les maires de Toulon ont été condamnés, sauf François Trucy ». Et bien sûr, la maire sortante Josée Massi (SE).

    Et à cela se rajoutent tous les présidents du conseil départemental.

    Sans compter, complète-t-il, la suspicion de fraude électorale*, puisque deux personnes ont déposé, plainte après avoir retrouvé leur signature sur le cahier d’émargement, alors qu’ils n’étaient même pas à Toulon le jour du vote. « Le jour où ça va sortir ça va produire je l’espère, un sursaut de dignité en France et à Toulon », lance André De Ubeda.

    Et de poursuivre : « On fait confiance à la justice mais en tant que futur gestionnaire de la ville, on se doit d’adopter une démarche de transparence pour prévenir la corruption. » « C’est vraiment la solution : il faut de la vertu », approuve Pèire Costa.

    En attendant, ils se disent impatients d’écouter les recommandations d’Eva Joly. « Sur la base de son expérience, elle pourra nous suggérer des mesures pour combattre la corruption », conclut André De Ubeda.

    *Départementales de 2021, quartier de la Beaucaire, à Toulon

    Eva Joly, la juge anti-corruption

    Eva Joly, aujourd’hui avocate, a été longtemps magistrate anti-corruption avant de s’engager en politique. Elle deviendra d’ailleurs pendant dix ans, membre du Parlement européen, où elle a été vice-présidente de la commission d’enquête sur le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et la fraude.

    En charge des affaires Tapie, Crédit Lyonnais ou Elf, elle est devenue le symbole d’une Justice qui rompt avec l’impunité aux puissants.

  • [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    La Marseillaise : Que ressentez-vous à l’idée de représenter la France, en hockey sur glace, pour ces JO ?

    Enzo Cantagallo : C’est beaucoup de fierté. Je suis très fier de représenter notre pays sur la plus grande des scènes. Mes collègues des Spartiates étaient contents pour moi et m’ont félicité ! Il y a de la pression, c’est une très grosse compétition avec de gros adversaires, mais la fierté de représenter mon pays dans le sport que je fais depuis tout petit passe devant. On a tous fait beaucoup de chemin dans l’équipe pour en arriver là.

    Comment se déroule votre arrivée au village olympique ?

    E.C. : On est arrivé sur place, à Milan, lundi en fin de journée, au village olympique. On prend nos marques, c’est bien qu’on y soit un peu avant le début. Il y a l’effervescence des Jeux, on en prend un peu plein la vue, entre le village, les autres athlètes, les installations et la patinoire. On a eu une semaine pour se mettre dans le bain et s’acclimater. Tout le monde avance dans la même direction dans l’équipe, j’ai vraiment hâte du début. Pour l’instant, on a commencé les premiers entraînements.

    Ces entraînements justement, sont-ils particulièrement intenses ?

    E.C. : On s’est entraîné le matin, ces derniers jours. Après un bon échauffement, on monte sur la glace pendant une heure, puis on retourne au village pour des meetings techniques avec le staff et des séances en salle de musculation. Ils nous donnent aussi un peu temps pour visiter le village et profiter ! Le hockey sur glace, c’est très intense. En match, on reste sur la glace 45 secondes avant chaque changement et on tourne sur trois périodes de 20 minutes. Pas plus de 45 secondes parce qu’après on est trop fatigué. Il faut de la force pour exister dans les duels. C’est pour ça qu’on travaille particulièrement nos adducteurs, hanches et épaules pour les contacts.

    Votre premier match est programmé mercredi, contre la Suisse. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous et les suivants ?

    E.C. : Les trois équipes qu’on va jouer, Suisse, République tchèque et Canada, sont vraiment de très grosses nations. La Suisse et la République tchèque se sont rencontrées en finale des championnats du monde récemment. Le Canada, c’est l’une, si ce n’est la meilleure nation du monde, avec quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Il y aura beaucoup d’adversité, ça va être quelque chose !

    Ces JO sont-ils aussi un moyen de mettre davantage en lumière votre sport ?

    E.C. : On a un rôle à jouer pour médiatiser le hockey sur glace en France. Le sport est en plein développement et on voit de plus en plus de monde dans les patinoires. D’ailleurs, c’est la première fois que l’équipe de France féminine est présente, et nous, les hommes, notre dernière participation remonte à 2002. C’est à nous de se servir de cet événement pour bien représenter le hockey français et amener de la médiatisation en France par nos performances notamment. On est sur une bonne lancée parce qu’il y a aussi, en 2028, les championnats du monde puis les JO 2030 organisés en France.

  • À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    Énergie, enfance et éducation. Voilà les thèmes abordés lors de la 2e réunion publique de campagne du maire sortant Loïc Gachon (PS). « N’y voyez pas de lien, il n’y en a pas », prévient-il face aux habitants venus en nombre dans la maison de quartier du Roucas. Et en fait si.

    « Les maîtres mots de notre politique, quel que soit le domaine, sont : protéger au présent et projeter dans l’avenir », explique l’édile. Ce mantra se traduit par une municipalité qui consacre « 40% de son budget à sa jeunesse », affirme Didier Saura, adjoint délégué à la communication. « Ce mandat, nous avons construit deux nouveaux groupes scolaires : Anne Sylvestre, et Robert Badinter, qui clôt la rénovation du quartier des pins. (…) Chaque année nous investissons 3 millions d’euros pour rénover et entretenir nos 12 autres écoles. »

    Christian, arrivé à Vitrolles il y a une quinzaine d’années, salue les efforts de la Ville en matière « de qualité de services publics ». « Je sors du conservatoire pour un cours de guitare, ma fille d’un cours de danse, et mon fils est à Névache en classe neige dans le centre municipal qui est un excellent vecteur de lien social et de vivre-ensemble. »

    En matière d’énergie aussi, la majorité de Loïc Gachon tente de mettre au point un service public avec la communauté d’énergie photovoltaïque citoyenne. Lancé au printemps dernier, ce projet concerne particuliers, professionnels et bâtiments communaux. « La commune a signé avec groupement d’entreprises un contrat de concession de trente ans, détaille Isabelle Rovarino, conseillère municipale au numérique. Pour démarrer les panneaux solaires sont placés sur 25 bâtiments municipaux, ce qui représente une production de 8 GW, soit la consommation électrique de 2 000 foyers. » Un projet qui devrait occuper la liste de Loïc Gachon en cas de réélection.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • À Marseille, la droite veut décentraliser la propreté

    À Marseille, la droite veut décentraliser la propreté

    La propreté a beau être une compétence métropolitaine, la droite marseillaise a rejeté la faute des problèmes de saleté dans la ville sur le maire sortant. Au lendemain de la présentation des propositions du Printemps marseillais en la matière (notre édition du 05/02), le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano, a dénoncé « un contre-feu soigneusement préparé en amont » à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi. « Benoît Payan a organisé une Marseille encore plus sale qu’il ne l’avait trouvée », accusait-il. Pour preuve, il dénonce « une police de la propreté qui a pour instruction de ne pas sanctionner », mais aussi l’état des parcs et jardins ou des plages, gérés par la municipalité, des promesses de campagne d’embauche d’agents pour la brigade de la propreté qui pour lui auraient dû être réalisées pour le mandat, les délégations confiées à deux adjointes marseillaises pour la voirie et la propreté. Faisant fi des collectes insuffisantes, de la gestion défaillante des déchets professionnels par la Métropole. Pour la droite, la solution passe par plus de décentralisation, la municipalité ayant refusé de récupérer la responsabilité de la propreté faute de moyens suffisants. « La propreté, la voirie doivent être gérés par les maires de secteurs », défend l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles. L’équipe de Martine Vassal défend aussi « une politique agressive de verbalisation pour l’extrême minorité qui salit Marseille », explique Romain Simmarano. Avec des embauches pour la seule police municipale. « Je ne pense pas qu’on ait besoin d’augmenter le nombre d‘effectifs de la propreté. Là, on est bien », juge Bruno Gilles.

  • Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    « Avec Franck Allisio, la proximité, c’est l’efficacité ! », vantent les visuels publiés par les équipes du député RN de Marignane, candidat aux municipales à Marseille. Dans la foulée de la droite et du Printemps marseillais, celui-ci a annoncé ce mardi les noms de ses têtes de liste dans les huit secteurs de Marseille. « Dans les 6e et 8e arrondissements, Jean-Baptiste Rivoallan fait de la sécurité sa priorité », déclame Franck Allisio dans un clip doublé d’une musique épique.

    Cette désignation vient ainsi récompenser l’un des premiers transfuges de la droite ralliés à l’extrême droite. Ancien président du groupe de la majorité de Martine Vassal au conseil métropolitain, l’élu alors classé divers droite avait quitté ses rangs début juillet 2024 en apportant son soutien aux candidats d’extrême droite pour les législatives anticipées. Celui qui avait choqué, en 2021, en désignant un élu du Printemps marseillais comme un « homme de couleur » (notre édition du 20/10/21) avait ensuite rallié l’UDR d’Éric Ciotti au mois de septembre, avant d’œuvrer à débaucher d’autres élus de droite, particulièrement dans les 11-12 où il est aujourd’hui élu. Il est désormais vice-président de l’UDR, le seul de son parti à obtenir une tête de liste à l’extrême droite.

    Le chef d’entreprise a pourtant ses habitudes loin des 6e et 8e arrondissements où il a été désigné.

    Inscrit sur les listes

    Selon plusieurs témoignages, il habite en effet en plein centre-ville de Carry-le-Rouet, sur la Côte bleue, dans une belle maison avec piscine à deux pas du port de plaisance. Son nom figure bien sur l’interphone et sur la boîte aux lettres, son ancienne société – la présidence a été transférée à sa femme début 2024 – y est bien domiciliée. « Je le croise très régulièrement, et de temps en temps au PMU », témoigne un riverain qui le connaît. « Je vis à Marseille depuis vingt ans, et aujourd’hui dans le 8e. Le reste appartient à ma vie privée », oppose sèchement le candidat, qui est bien inscrit sur les listes électorales de l’arrondissement selon nos informations. Quoi qu’il en soit, il suffit d’un lien avec sa commune pour pouvoir s’y présenter, que ce soit par le paiement d’une taxe foncière, d’un loyer, de la contribution directe d’une entreprise… Reste donc à savoir si la proximité fait l’efficacité.

  • Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    « Avec Franck Allisio, la proximité, c’est l’efficacité ! », vantent les visuels publiés par les équipes du député RN de Marignane, candidat aux municipales à Marseille. Dans la foulée de la droite et du Printemps marseillais, celui-ci a annoncé ce mardi les noms de ses têtes de liste dans les huit secteurs de Marseille. « Dans les 6e et 8e arrondissements, Jean-Baptiste Rivoallan fait de la sécurité sa priorité », déclame Franck Allisio dans un clip doublé d’une musique épique.

    Cette désignation vient ainsi récompenser l’un des premiers transfuges de la droite ralliés à l’extrême droite. Ancien président du groupe de la majorité de Martine Vassal au conseil métropolitain, l’élu alors classé divers droite avait quitté ses rangs début juillet 2024 en apportant son soutien aux candidats d’extrême droite pour les législatives anticipées. Celui qui avait choqué, en 2021, en désignant un élu du Printemps marseillais comme un « homme de couleur » (notre édition du 20/10/21) avait ensuite rallié l’UDR d’Éric Ciotti au mois de septembre, avant d’œuvrer à débaucher d’autres élus de droite, particulièrement dans les 11-12 où il est aujourd’hui élu. Il est désormais vice-président de l’UDR, le seul de son parti à obtenir une tête de liste à l’extrême droite.

    Le chef d’entreprise a pourtant ses habitudes loin des 6e et 8e arrondissements où il a été désigné.

    Inscrit sur les listes

    Selon plusieurs témoignages, il habite en effet en plein centre-ville de Carry-le-Rouet, sur la Côte bleue, dans une belle maison avec piscine à deux pas du port de plaisance. Son nom figure bien sur l’interphone et sur la boîte aux lettres, son ancienne société – la présidence a été transférée à sa femme début 2024 – y est bien domiciliée. « Je le croise très régulièrement, et de temps en temps au PMU », témoigne un riverain qui le connaît. « Je vis à Marseille depuis vingt ans, et aujourd’hui dans le 8e. Le reste appartient à ma vie privée », oppose sèchement le candidat, qui est bien inscrit sur les listes électorales de l’arrondissement selon nos informations. Quoi qu’il en soit, il suffit d’un lien avec sa commune pour pouvoir s’y présenter, que ce soit par le paiement d’une taxe foncière, d’un loyer, de la contribution directe d’une entreprise… Reste donc à savoir si la proximité fait l’efficacité.

  • Quatre années pour se projeter

    Quatre années pour se projeter

    Alors que l’Italie inaugure les Jeux de Milan-Cortina, l’Hexagone se tourne déjà vers une échéance majeure : les Jeux olympiques d’hiver 2030, confiés aux Alpes françaises par le Comité international olympique (CIO) en juillet 2024. Cette échéance, la quatrième organisation française après Chamonix (1924), Grenoble (1968) et Albertville (1992), dépasse la seule ambition sportive : elle interroge le devenir de nos montagnes à l’heure du changement climatique et de la redéfinition des modèles touristiques.

    Vision d’avenir

    Les défis sont nombreux. D’abord, tenir le cap de la préparation. La loi olympique a été adoptée, ce jeudi. Une « boîte à outils » présentée comme essentielle, accordant des dérogations en matière d’urbanisme, de sécurité ou de logement. Reste que les débats sur l’environnement, l’artificialisation des sols ou la gouvernance demeurent vifs.

    Le projet Alpes 2030 pâtit d’une crise ouverte au sein de son comité d’organisation (Cojop), après les démissions, en deux mois, de sa directrice des opérations, de son directeur de la communication et du président du comité des rémunérations.

    Avec un budget de 3,4 milliards d’euros, la France espère démontrer que des Jeux d’hiver peuvent être maîtrisés et adaptés aux enjeux d’aménagement contemporains. En misant sur des infrastructures existantes et une organisation répartie sur divers sites. Un nouvel esprit olympique doit s’inventer dans les Alpes françaises : celui d’un événement qui conjugue spectacle, responsabilité et vision d’avenir. Il reste quatre ans pour se projeter. D’ici-là, laissons les athlètes briller.