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  • Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Susciter l’engagement. Tel est l’objectif de la convention signée, mercredi, entre la classe défense du collège Yves-Montand de Vinon-sur-Verdon et la Flotille de perfectionnement du surfacier de Toulon (FPS). Une unité créée en 2024 pour l’adaptation des marins à l’emploi sur les bateaux. Celle-ci vise « à améliorer la performance des marins de toutes spécialités (porte avion, frégate, porte-hélicoptères…) », décrit son commandant, le Capitaine de frégate Guillaume Soubirant.

    « Promouvoir la défense » et « apporter du sens »

    Une unité qui s’appuie notamment, face à la vitesse de développement des nouvelles technologies, sur des outils numériques (simulateurs de conduite et propulsion, et de lutte sous la mer), qui « permettent de former quand les bateaux ne sont pas là », explique le capitaine. À son service également, un laboratoire d’innovation (FANLAB), qui agit sur la conception et le déploiement de solutions opérationnelles.

    Ce type de partenariat permet, pour la FPS, de « promouvoir les valeurs de défense, ouvrir notre unité vers l’extérieur et montrer ce qu’on fait, avec un aspect mémoriel, en particulier dans le cadre des 400 ans de la Marine », projette Guillaume Soubirant.

    Des marins de la FPS rendront visite aux collégiens -avant leur rentrée en classe de 3e – en mai. Ces derniers feront le chemin inverse l’an prochain, pour découvrir les métiers de la Marine. « C’est la première classe de défense de l’établissement. C’était un projet auquel on tenait, dans le cadre de notre parcours avenir. Le lien armée-nation est primordial. Vinon est un territoire isolé. Les jeunes ont besoin de sens, ce partenariat va en apporter », se réjouit Agnès Tarquin, principale du collège Yves-Montand.

  • Sébastien Batista tout feu, tout flamme

    Sébastien Batista tout feu, tout flamme

    Le joueur de la Boule Aixoise est en grande forme. La semaine dernière il s’est illustré au Jeu Provençal en disputant la finale du Super Challenge à Saint-Victoret. Le week-end dernier, c’est dans son exercice de prédilection, la pétanque qu’il a brillé.

    Il a éclaboussé de toute sa classe une compétition où la concurrence est féroce.

    Une victoire et un titre après lequel il court depuis quelques années : « J’adore le tête à tête, c’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue. J’ai échoué en 2024 en finale contre Marc Cognard “Fafou”. » Un premier titre en senior qui lui fait d’autant plaisir après celui perdu cette année-là.

    En jeune sous la houlette de Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle, le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux.

    « J’ai commencé assez tard la pétanque (14 ans). Mes années d’adolescence ont été riches puis plus tard j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’avais des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Pendant deux jours il l’a prouvé.

    « Mon parcours a été assez linéaire durant ce championnat. Samedi j’ai battu mon copain de club Gino Deslys, un vrai prétendant au titre. C’était un test grandeur nature. Dimanche à la sortie des poules en 8e de finale j’ai bataillé face à Nathan Minati de La Pauline mais je m’en suis sorti in extremis (13 à 12). »

    Tombeur de Hatchadourian

    La suite ne fut que du bonheur pour l’Aixois. Une victoire face à Sébastien Fernandez (Boule Camarguaise Martigues) et surtout un exploit contre l’icône de la pétanque Michel Hatchadourian favori de l’épreuve.

    Batista a réalisé un sans-faute en prenant l’initiative sans jamais se désunir. Pris au piège, Hatchadourian n’a jamais pu retourner la situation et devait s’incliner logiquement (9-13).

    Dans l’autre demi-finale, on retrouve Bryan Renard finaliste 2025. Une belle régularité pour le joueur de la Boule des Alpilles d’Eyguières. Hélas pour lui, il ne peut reproduire la performance de l’année précédente en cédant contre l’excellent Jean-Antoine Cano.

    Ce dernier ne peut pas contester la supériorité de Batista dans une finale à sens unique. Il a raté sa finale mais obtient sa place pour le championnat de France les 25 et 26 juillet à Bergerac tout comme le lauréat.

    Bryan Renard, Michel Hatchadourian et Éric Sava (Boule Barquaise) auront la possibilité d’accrocher le France le 25 mai au Pontet.

    À noter la bonne organisation de la Boule Berroise qui accueillait la phase finale de ce championnat..

    Coupe de France Fréjus s’impose face à La Crau

    La veille de ce championnat départemental, La Crau recevait Fréjus pour le premier tour de la Coupe de France. Un choc de titan remporté par les Fréjussiens supérieurs et quantitativement.

  • Robineau supplante tout le monde

    Robineau supplante tout le monde

    Dans le Var considéré comme le plus difficile de France, il y avait des allures de championnat de France, voire du monde lors de certaines confrontations. Et contrairement aux prévisions des spécialistes, ce ne sont ni Henri Lacroix, ni Dylan Rocher, ni Diego Rizzi. ni Jean-Michel Puccinelli qui ont triomphé à La Crau mais l’immense Stéphane Robineau sous les couleurs de Fréjus bien sûr.

    Dans une finale extraordinaire il a conclu par un carreau lors d’un frappant gagné-manquant perdu (13 à 12) face à un adversaire tout aussi impressionnant en la personne de Ligan Doerr (La Crau). Les deux joueurs iront au championnat de France à Bergerac les 25 et 26 juillet dans la peau de favoris.

    Dans l’Hérault, c’est le jeune Florian Redon du club de Castries qui est l’heureux élu.

    Dans le Gard, Louis Molinas a dominé les débats en s’imposant contre Theo Bernard de l’ACB Barjac. un seul qualifié au championnat de France. Bernard devra passer par le championnat d’Occitanie le 25 à Auch pour avoir une nouvelle chance d’aller au France. Il sera accompagné par Tyson Molinas vainqueur du barrage entre les demi-finalistes.

    Tombeur de Philippe Rayne en 8e de finale et Gilles Gayraud en demi-finale. Le joueur de Bédarrides Baptiste Ruscelli a gagné le titre dans le Vaucluse en dominant Faouzi Djouad (Boule Atomique Orange) en finale.

    Dans les Alpes-Maritimes, Adrien Delahaye transfuge du Var et champion l’an dernier s’est incliné en finale sous les couleurs de son nouveau club le Case de Nice contre Mason Buche également du Case.

    Dans les Hautes-Alpes, le duel des Gapençais entre Manuel Pascal (Kro Gapençais) et Mickaël Arsac (Pelleautier) a tourné à l’avantage du premier nommé.

    Des Transferts déjà réussis

    Parti de Nice pour atterrir dans le Rhône à Bron Terraillon Mickaël Bonetto a déjà réussi son pari en remportant le titre individuel contre son coéquipier de l’équipe de France et du club Christophe Sarrio.

    À un degré moindre Marc Cognard a également justifié son transfert de la Boule Modérée à la Boule du col Saint-Georges (Corse).

    Il s’incline à Ajaccio en finale du championnat Corse-du-Sud contre Kévin Bonvarlet.

  • La Boule Communale de Saint-Chamas se qualifie

    La Boule Communale de Saint-Chamas se qualifie

    Inéluctablement les parties se jouent, pour qu’à la date butoir du 10 mai la série des 24 rencontres au programme de ce 1er tour départemental soit terminée. Pour l’heure seul le Cercle St-Barnabé qui vient d’être rejoint par la Boule Communale de St-Chamas sont qualifiés pour le tour suivant.

    Focus sur l’opposition entre les « Saints » Chamas et Cannat

    À St-Chamas ! Sous un violent mistral et par un froid glacial la Boule Communale locale accueille la Boule Joyeuse Moderne de St-Cannat. Sous l’arbitrage d’Eric Chevalier. Après les individuels le score est de 6 à 6

    Les visiteurs avec Nadia Gruner, Franck Munot et Julien Tomasini et les locaux par Alain Tardieu, Alexy Écora et Alexandre Guemain ont chacun remporté leur partie.

    Les joueurs de la capitaine Vanessa Iwanczuk vont remporter deux Doublettes la mixte composée d’Aurélie Pechier – Alex Guemain et celle de Franck son époux acoquiné à Alain Tardieu. Pour les visiteurs David Gabriel et Yannick Richaud s’imposent mais cela ne change pas la donne.

    Le score étant de 12 à 9. Cette équipe de St-Cannat doit s’illustrer impérativement dans les deux triplettes. Si le suspense est bien chaud le temps est très froid. La triplette mixte locale va s’imposer par la plus infime des marges.

    Pechier, Tardieu et Guemain ont assuré de ce fait l’essentiel.

    Par conséquent le succès des visiteurs Gabriel, Richaud et Tomasini ne leur permet pas de combler leur retard, tout en leur laissant bien des regrets. Score Final : St-Chamas 17 – St-Cannat 14

    Au programme

    Vendredi 3 Avril : B. de Cassis – B. Brets Barjaquets Rognac

    Samedi 4 : Leï Pétouliers – B. Saintoise Ste Maries

    Dimanche 5 : B. Doria – B. Tarasconnaise.

  • Alexis Sanchez n’a rien lâché et conserve sa médaille d’or

    Alexis Sanchez n’a rien lâché et conserve sa médaille d’or

    L’air du Gers a réussi à Alexis Sanchez, qui ramène un nouveau titre de champion de France dans sa catégorie de para-aviron. Sur le plan d’eau de Cazaubon, le pensionnaire de l’Avi sourire n’a pas fait de détails. Dans l’épreuve du 2 000 mètres, il s’est offert une victoire magistrale. Avec à la clé un troisième titre consécutif de champion de France.

    Les conditions n’étaient pourtant pas favorables. Programmée les 28 et 29 mars, l’épreuve s’est déroulée dans des conditions hivernales, sur une eau difficile à manœuvrer. Mais l’expérience a parlé en faveur d’Alexis Sanchez.

    Cap sur avril

    Il n’est pas le seul à avoir fait briller les couleurs marseillaises sur les plans d’eau. À Manosque, sous une pluie battante, ses compagnons ont décroché des places sur les divers podiums des championnats inter-départementaux. Pour son retour à la compétition, après un mois d’absence, Hotman décroche une très belle 2e place. Guillaume et Sylvain ont également brillé en remportant chacun leur course dans leur catégorie respective. Chez les filles, l’Avi sourire réalise un beau doublé, Sofia termine 1ère suivie d’Eva.

    Ces performances prometteuses lancent idéalement les divers équipages du club marseillais vers la régate qualificative de Montauroux qui aura lieu le 5 avril prochain. C’est une étape cruciale avant les Championnats de France à Bourges, qui auront lieu en juin.

    Dans la foulée, le club proposera la « Randonnée des 2 Bases », le 12 avril.

    Plus qu’un défi sportif, ce parcours de 25 km relie la base nautique de Corbière au Stade Nautique Florence-Arthaud.

  • Les Marseillais du FC Fizios dans le dernier carré national

    Les Marseillais du FC Fizios dans le dernier carré national

    La belle aventure du FC Fizios joue la prolongation en Coupe de France FSGT.

    Les Marseillais ont en effet franchi une nouvelle étape, le week-end dernier, en allant vaincre sur leurs terres les Toulousains du TOAC. Une rencontre qui a débuté de la meilleure des façons, avec l’ouverture rapide du score par les porteurs du maillot ciel qui ont ouvert le score dès la cinquième minute.

    S’ils ont dominé la première demi-heure, les Fizios ont connu un passage à vide à l’approche de la pause. Ce dont profitèrent les Toulousains pour égaliser. « Nous savions que ce serait un combat. Ce genre de match, ça se joue aussi avec le cœur. Nous sommes restés unis du début à la fin, et aujourd’hui nous sommes fiers de représenter les Bouches-du-Rhône en demi-finale, pour la deuxième année consécutive », souligne Théo Pentagrossa.

    Car les gars dont il est le capitaine courage ont su reprendre la main après le repos. Plus engagés dans les duels et plus tranchants offensivement, ils reprennent le contrôle de la rencontre.

    Récompense

    Leurs efforts étant récompensés d’un penalty, transformé à la 56e, qui permettait aux Fizios de mener à nouveau. Et de ne plus offrir la moindre faille face aux réactions toulousaines.

    Tenant du titre après leur sacre en 2025, les Fizios continuent de rêver d’un doublé historique. En demi-finale, prévue le 25 avril, le FC Fizios recevra le FC Cantoulousain, adversaire bien connu. Les deux équipes s’étaient déjà affrontées à ce stade de la compétition l’an dernier, avec une qualification marseillaise au terme d’une séance de tirs au but.

    À noter également, dans
    un autre quart de finale, côté provençal, la défaite du FC Garlaban face à l’USMT Ivry (3-4).

  • La Fédération italienne de football sous le feu des critiques

    La Fédération italienne de football sous le feu des critiques

    La malédiction des barrages a encore frappé l’Italie : absente des deux dernières coupes du monde, la Nazionale a été privée du Mondial 2026 par la Bosnie qui a arraché sa qualification aux tirs au but (1-1 après prolongation, puis 4 tirs au but à 1) en finale des barrages européens, mardi soir, à Zenica.

    Une habitude, mais le choc pour tout un pays, fou de « calcio », n’en reste pas moins difficile à encaisser, comme l’a résumé la Gazzetta dello Sport : « Une autre défaite historique pour le football italien. » Le célèbre quotidien écrit : « C’est un cauchemar sans fin, une malédiction, une apocalypse. On est en dehors de la Coupe du monde, encore une fois, pour la troisième fois consécutive, et c’est la plus terrible car on s’est fait mal à onze minutes de l’Amérique. » Ivan Zazzaroni, directeur du Corriere dello Sport, pointe : « Notre échec n’est malheureusement pas seulement un fiasco, le troisième d’affilée. C’est l’effondrement total d’un système. Il apparaît comme un échec conjoncturel, mais il s’agit en réalité d’une crise structurelle. »

    « Crise profonde »

    « Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé », a écrit le ministre italien des Sports, Andrea Abodidans, dans un communiqué au lendemain de la défaite. Selon le ministre, « ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC (Fédération italienne de football) », présidée depuis 2018 par Gabriele Gravina.

    Dans des propos tenus en marge d’une remise de prix et rapportés par la presse italienne, le ministre a rappelé que les deux prédécesseurs du patron de la Fédération avaient, eux, démissionné après les échecs de 2014 (élimination dès la phase de poules du Mondial brésilien) et de 2018 (élimination par la Suède en barrages pour la Coupe du monde en Russie). « Je m’attends à une réponse plus ciblée de la Fédération italienne. Le président [Giancarlo] Abete, après la Coupe du monde 2014, a un sursaut de dignité, le regretté [Carlo] Tavecchio fit la même chose après les barrages contre la Suède et il démissionna », a-t-il déclaré. « Je pourrais être contraint d’agir en passant par le Parlement, mais je préférerais laisser cette décision à la FIGC (…). Ce qu’il faut, c’est ne pas nous tromper à nouveau ni faire semblant que rien ne s’est passé », a ajouté le ministre.

    à l’issue du barrage perdu aux tirs au but contre la Bosnie à Zenica, Gabriele Gravina, pour devancer les appels à sa démission, a convoqué pour la semaine prochaine un conseil fédéral qui devra « faire un bilan », a-t-il expliqué. Une première réunion, avec les représentants des ligues professionnelles (Serie A, Serie B et Serie C) et des associations des joueurs et entraîneurs, est programmée dès jeudi.

    Dès mardi soir, le patron de la FIGC a reconnu que le football italien vivait « une crise profonde, une crise générale qui nécessite une réflexion globale qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne ».

    Gravina a fait à plusieurs reprises référence au gouvernement, pour regretter des blocages, ce qui n’a pas plu au ministre des Sports. « Le gouvernement, a objecté ce dernier, a concrètement démontré son engagement en faveur de tout le mouvement sportif italien, je considère objectivement incorrect de tenter de nier ses propres responsabilités concernant la troisième non-qualification consécutive à la Coupe du monde en accusant les institutions d’un supposé manquement. »

    Le président de la FIGC a aussi suscité des réactions virulentes de grands noms du sport italien, en qualifiant les autres sports, en comparaison avec le football, d’« amateurs ». « Une insulte faite au sport italien », a regretté le champion du monde 2025 de saut en longueur, Mattia Furlani. Le biathlète Tommaso Giacomel a fait preuve d’ironie sur Instagram avec son message « si le foot est professionnel, alors [Jannik] Sinner est un amateur ».

  • « La nuit des griots » éclaire Marseille en musique

    « La nuit des griots » éclaire Marseille en musique

    Poètes et musiciens transmettant la tradition orale en Afrique de l’Ouest depuis la nuit des temps, les griots irriguent pour la 11e fois l’esprit d’un festival créé en 2016 par Issiaka Kouyaté. Un activiste culturel burkinabé vivant à Marseille où il imagine l’édition 2026 de La nuit des griots, qui diffuse sa verve musicale dans la ville jusqu’au 10 avril et lors de laquelle « les sons » de cette partie du globe « se revisitent entre afro pop et électro folk ». Des musiques actuelles ouvertes aux quatre vents du monde symbolisées dès l’ouverture du 3 avril, à La Paillotte, rue Crudère (6e), rhumerie où la guitariste franco-nigérienne Ellé enivrera de sa folk en langue anglaise comme peule. Du « blues touareg » à « l’intimité de la folk américaine », il n’y a parfois qu’un pas, qu’elle franchit avec jubilation.

    Gambie, Mali, Cameroun…

    « Première femme virtuose de la kora », cette harpe-luth mandingue, Sona Jobarteh se produira quant à elle le lendemain, à l’Espace Julien. Cette multi-instrumentiste et chanteuse bouscule depuis une quinzaine d’années cet univers très masculin, cultivant sans discontinuer « l’identité culturelle, l’amour et le respect, tout en restant fidèle à son héritage gambien ».

    « Les artistes de La nuit des griots dessinent ainsi une nouvelle Afrique, plus audacieuse et à la joie de vivre toujours aussi contagieuse », livrent les organisateurs d’un festival lors duquel se produira également, le 9 avril au Makeda, Yeko, projet réunissant six artistes maliens et ouest-africains « pour dresser un portrait musical de chacun ». La Cité de la Musique abritera pour sa part, le 10 avril, des concerts de la chanteuse et guitariste camerounaise Joys Sa’a, puis du groupe Sahel roots.

  • Gilles Barbier, ses insolenceset ses lignes de fuite

    Gilles Barbier, ses insolenceset ses lignes de fuite

    Avertissement préalable, cette exposition peut choquer, ébahir ou bien rebuter. Gilles Barbier est un artiste plein d’humour, d’intelligence et d’habileté. Il est né en 1965, son œuvre est situable au niveau de deux grands sculpteurs-installateurs du XXe, César et Richard Baquié. Son atelier est implanté dans la Friche de la Belle de Mai, ses plus récentes expositions furent programmées à Bruxelles, Rodez et Nantes. Claire Durand-Ruel, Antoine de Galbert, les Frac et les musées figurent parmi ses collectionneurs. Un parcours en ville complète son exposition, chez Didier Webre, 4 rue Bonneterie, chez Bernard Plasse 37 rue Sylvabelle jusqu’au 4 avril et chez Digitale, 11 avenue de Mazargues. Le MAC présente « Naufrages » et « Les anges désarticulés ».

    Pas besoin de se prendre la tête pour appréhender les déplacements, les émotions difficilement formulables que ces pièces suscitent. Nanti d’une barboteuse et d’un nœud papillon, un peintre voudrait crâner en face de son chevalet, des couleurs hideuses dégoulinent autour de lui. Une tête et des pieds en gruyère sont criblés de trous. Du goudron et des plumes figent l’ultime pavane, les tongues d’un troisième figurant.

    Tout ceci, c’est à la fois de l’obstination et du premier degré plus ou moins bancal. Puisqu’il s’agit des moulages du visage de l’artiste dont le grotesque et la dérision se renouvellent constamment, la tendresse et la compassion sont incontrôlables.

    L’entremêlement du mort et du vif

    En mi-parcours, en face des fac-similés de ce qu’on voit sur une table, les apprêts d’un festin et le frigidaire du boucher, la saturation est à son comble. Les gestes et la distance du montreur apparaissent impeccables ou bien impardonnables, c’est selon. La froideur et la précision du chirurgien ont sculpté la barbaque des quartiers de viande rouge désossée. La découpe et la finition jusqu’auboutiste furent intenses. La bidoche, les glacis des saucisses persillées, la dégringolade des têtes de veaux pansus, le crâne fendu du cochon et les pâtés en croûtes peuvent procurer selon l’humeur du moment gêne, admiration béate ou bien écœurement.

    Ces œuvres ne se contentent pas de décrire et de dénoncer les marchandises, la noirceur et la cruauté du monde. Ce qui violente leur apparition, c’est aussi la crasse de la bêtise, l’immaturité des humains et leur manque de solidarité. Pas plus qu’une farce indigeste, « ceci n’est pas une performance » : nos corps et nos regards sont tous ensemble embarqués.

    Regards de Provence, jusqu’au 27 septembre.

  • À Toulon, une conférence pour s’emparer des droits humains et faire reculer la haine

    À Toulon, une conférence pour s’emparer des droits humains et faire reculer la haine

    Les résultats des urnes dans le département, la montée de l’extrême droite et la banalisation de paroles racistes montrent qu’il y a urgence à mobiliser tous les outils de résistance civile et à les faire connaître plus largement. C’est ce que propose de faire ce soir le Comptoir des idées à l’Hélice avec une conférence intitulée « Des droits de l’Homme aux droits humains : la société civile toujours concernée », animée par Pierre Mitrano, un Varois membre du conseil national d’Amnesty International.

    « On compare beaucoup la période dans laquelle on se situe aux années 1930, et c’est sûr qu’on vit aujourd’hui des choses que nos aïeux ont vécues. La grosse différence, c’est que depuis, l’humanité s’est dotée de textes pour prévenir ces erreurs », explique-t-il pour commencer.

    À la société civile donc de s’en emparer et de se lever pour faire respecter le droit. Et de poursuivre : « Nous tous, au quotidien, on peut être porteurs de ces valeurs pour bloquer, ou du moins ne pas propager des discours toxiques qui peuvent discriminer les personnes, prononcés parfois même sans que son émetteur s’en rende compte. »

    Une sensibilisation qu’Amnesty international exerce auprès des jeunes publics au sein des établissements scolaires. Une éducation aux droits humains qui s’opère de manière très pratique par des mises en situation, et des échanges, précise le militant.

    Le travail de sensibilisation d’Amesty international

    « Aussi surprenant que ça puisse paraître, beaucoup ne connaissent pas ces textes. Beaucoup ne savent pas que ça existe », ajoute-t-il. Il précise : « On a l’impression que ça leur passe un peu au-dessus de la tête et que ce n’est pas du tout dans leurs préoccupations, qui sont davantage tournées vers l’immédiateté de la consommation que par le vivre ensemble. » Et ce alors même qu’ils sont souvent visés par des discriminations.

    L’objectif, insiste Pierre Mitrano, est de leur faire comprendre qu’on ne peut pas vivre en société avec des préoccupations uniquement physiologiques et qu’il y a des règles pour respecter l’autre et que les autres nous respectent.

    Des mises en situations ludiques basées sur la réflexion qui amènent à la prise de conscience, avec parfois « des étincelles dans les yeux ». Ils peuvent alors découvrir que les discriminations dont on leur parle sont des situations qu’ils vivent presque quotidiennement, sans toujours réussir à mettre des mots dessus.

    Le militant des droits humains développe : « Ce sont eux qui, petit à petit, nous livrent des témoignages qui montrent clairement qu’ils sont discriminés, que ce soit par leurs origines, par leur âge, leur quartier ou leur couleur de peau. »

    L’idée est également de les aider à prendre conscience, dans le même temps, que des petites vannes qu’ils s’échangent parfois entre eux sont aussi discriminatoires. Et comment de « victimes », ils se transforment en « agresseurs ». Même si la personne qui émet ces propos-là ne se rend même pas compte de leur sens et de leur portée.

    « Justement, on est là pour ça, pour montrer que quand on lance un “Sale pédé !” ou qu’on parle de “travail d’Arabe”, des insultes malheureusement courantes, ce n’est pas anodin, que derrière, il peut se cacher quelque chose », insiste Pierre Mitrano. L’occasion de leur montrer que ces propos peuvent activer des idées et des actions aussi.

    « On leur explique que ça peut amener jusqu’à l’apartheid, et on sait que l’apartheid peut amener jusqu’au génocide », rappelle le membre du conseil national d’Amnesty international.

    Le public d’adultes de ce jeudi soir en tirera certainement matière pour continuer la lutte de tous les instants et participer pleinement à faire société.