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  • Les activités à ne pas manquer ce week-end

    Les activités à ne pas manquer ce week-end

    Bouches-du-Rhône: Les élancées vous donnent rendez-vous dans le département

    Ces samedi et dimanche, le festival « Les Elancées » est de retour tout au long du week-end pour une 28e édition dans six communes des Bouches-du-Rhône.

    Cet événement qui célèbre le cirque et la danse est organisé par Scènes et Cinés, scène conventionnée d’intérêt national Art et territoire. L’occasion, cette année encore de célébrer la rencontre entre les corps en mouvement et la poésie du geste. Sont donc au programme au Théâtre de Fos samedi et dimanche le spectacle « Ballroom » qui oscille entre jonglerie et musique. Le samedi uniquement découvrez « Le Mensonge », une expérience théâtrale et de la danse pour les enfants à partir de 6 ans. Du côté du Théâtre de l’Olivier à Istres « Le labyrinthe de l’oie » vous attend samedi pour découvrir les jeux en bois sous un angle nouveau. Dimanche, c’est à l’Usine que le rendez-vous est donné avec « Va de Bach », une ode à l’imagination pour toute la famille.

    Quant à l’Espace Robert-Hossein, il accueille le jeune public dès 7 ans dimanche pour « Eclipse-Immobiles » deux spectacles à destination des enfants. Enfin, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l’hôte du spectacle « hip-hop, est-ce bien sérieux ? » à voir à l’Espace Gérard-Philipe samedi et qui retrace l’histoire de la discipline dans un spectacle drôle et décalé.

    Infos, résa et tarifs sur scenesetcines.fr

    Vaucluse : la Geek Expo de retour à Avignon

    Le parc des Expositions d’Avignon vous donne rendez-vous tout au long du week-end pour une neuvième édition de la Geek Expo qui promet d’être encore plus riche que les huit autres années, déjà couronnées de succès.

    Toujours dans une optique de satisfaire les « geek » de tous âges et de tous horizons, le salon s’attachera à proposer des animations et des invités divers et variés. Fans de cinéma, d’effets spéciaux et de séries, de manga, de comics, de gaming, de VR ou de cosplay, tout le monde pourra sans aucun souci y trouver son compte. Parmi les invités stars cette année, vous pourrez rencontrer de nombreux acteurs de la saga mythique « Harry Potter » avec photocalls et dédicaces. Seront aussi présents des acteurs de doublage et des chanteurs sans oublier de nombreuses animations. Le tout sur plus de 7 800 m².

    Samedi de 9h30 à 20h et dimanche jusqu’à 18h. À partir de 16 euros l’entrée pour une journée.

    Var : Lire au Pradet vous attend ce week-end

    La Ville, en partenariat avec l’association Lire Au Pradet et la librairie Mille Paresses, présente la quatrième édition du Festival Lire au Pradet. Samedi et dimanche, l’Espace des Arts va vibrer au rythme de la littérature en accueillant plus de 40 auteurs.

    Une nouvelle édition placée sous le thème de la mer Méditerranée et des océans avec un engagement fort pour leur protection. En ce sens, l’association Explore et Préserve organise une conférence en présence de quelques auteurs du recueil Des nouvelles de la mer.

    Curiosité et découverte

    Cette année, c’est le romancier provençal René Frégni qui est à la présidence de l’événement qui réunira des talents divers et variés allant de l’illustratrice jeunesse Peggy Nille connue pour son univers très coloré à la romancière Sophie De Baere en passant par Nora Hamadi ou encore Tania De Montaigne. Toutes trois marraines du festival. Sera aussi présente la maison d’édition jeunesse tout droit venue d’Aix-en-Provence « Le Grand Jardin », éditeur coup de cœur de l’année.

    Entre rencontres, dédicaces, lectures, conférences, ateliers et spectacles, cette nouvelle édition du Festival Lire au Pradet promet un week-end placé sous le signe de la curiosité littéraire, des découvertes mais aussi de la sensibilisation à la préservation de l’environnement.

    Samedi et dimanche à partir de 10h.

    Les Alpes : Les JO s’exposent à Briançon

    Après l’exposition qui retrace l’histoire des Jeux depuis l’Antiquité à la Cité Administrative, c’est au tour de la Cité Vauban d’accueillir une exposition unique centrée sur les Jeux olympiques et paralympiques.

    Alors que les Jeux 2026 en Italie débutent, à Briançon on se prépare à accueillir les Jeux olympiques d’hiver de 2030. « De Pékin 2022 aux Alpe Françaises 2030 » est une exposition pédagogique, sportive, culturelle et ludique qui retrace la grande aventure des Jeux d’hiver et les destins d’athlètes entrés dans la légende.

    Samedi et dimanche de 11h à 17h. Gratuit.

  • L’arrivée de La Marseillaise applaudie dans les Alpes

    L’arrivée de La Marseillaise applaudie dans les Alpes

    « Je trouve positif qu’il y ait du pluralisme dans les Hautes-Alpes »

    Agnès Rossi, conseillère régionale des Hautes-Alpes, présidente de la commission tourisme

    « La Marseillaise est porteuse d’espoir pour l’ensemble des travailleurs de notre département. On a besoin de l’avoir en kiosque tous les matins »

    Sylvain Moretti, secrétaire général de l’UD CGT des Alpes-de-Haute-Provence

    « L’arrivée de La Marseillaise est une excellente nouvelle »

    Élie Cordier, candidat à la mairie de Gap dans les Hautes-Alpes, tête de la liste « Union pour Gap »

    « La Marseillaise, avec les valeurs qu’elle porte, permet d’opposer publiquement une parole de progrès aux idées de régression »

    Sophie Delfino, secrétaire départementale du PCF des Hautes-Alpes.

    « À l’heure des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle on a besoin de vecteurs d’informations vérifiées et donc l’arrivée dans les Alpes de La Marseillaise, avec une histoire aussi riche que la sienne, y participe. »

    David Gehant, maire de Forcalquier, vice-président de la Région.

    « Je me languis d’avoir La Marseillaise sur le bureau le matin. Il faut se battre pour que tous les maires, quelle que soit leur opinion politique, fassent de même. Il faut que La Marseillaise soit attrayante, pour apporter un autre regard sur l’actualité. »

    René Villard, maire de Château-Arnoux-Saint-Auban

    « On est hyper-heureux de retrouver La Marseillaise. C’est ce que les gens confirment quand on va les voir le journal à la main. Ils trouvent chouette de renouer avec une part de notre histoire mais aussi de nous reconnecter au reste de la région. »

    Bertrand Perrin, secrétaire départemental du PCF des Alpes-de-Haute-Provence

    « J’espère que La Marseillaise contribuera à ouvrir les yeux des jeunes sur les dangers de l’extrémisme »

    François Balique, maire du Vernet. élu meilleur maire des Alpes-de-Haute-Provence (Trombinoscope)

    « Lire des gens pas resignés c’est bon pour la santé ! »

    Frédérique Laîné, cheville ouvrière des Amis de La Marseillaise dans les Alpes.

    « Un journal qui donne de l’écho aux mouvements qui appartiennent au spectre du progrès social, ça apporte du pluralisme »

    Lionel Tardy, maire de Rosans dans les Hautes-Alpes.

    « Pour nous LGBT, La Marseillaise est un contrepoids et une protection. Une protection de par la visibilité qu’elle nous apporte, un contrepoids envers tous les résidus homophobes qui salissent encore notre département. »

    Célia Fine, militante LGBT à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence.

    « La Marseillaise dont l’histoire et le présent sont marqués par l’engagement pour la Culture de la Paix, arrive dans les Alpes. Cette bonne nouvelle devient un point d’appui exceptionnel pour donner à connaître les mobilisations citoyennes qui irriguent nos territoires pour faire de la Paix le moteur des transformations sociales pour un monde plus juste, durable et soutenable. Bienvenue à La Marseillaise ! »

    Pierre Villard, responsable du Mouvement de la paix. Habitant des Hautes-Alpes.

  • À la rencontre des santons de Thérèse Neveu

    À la rencontre des santons de Thérèse Neveu

    Il y a cent-soixante ans, ce même 4 février, naissait à Aubagne Thérèse Neveu, place de Guin.

    Sœur de Louis Sicard, elle découvre le travail de l’argile. Celle que l’on surnomma « la Dame de Clastre », en référence à son atelier situé dans la cour de Clastre, l’un des plus importants d’Aubagne, a révolutionné l’art santonnier. Arrière-petite fille de Thérèse Neveu, Sylvie Prigent-Neveu avait prévu, ce mercredi 4 février au matin, de « monter à Garlaban » pour marquer le cent-soixantième anniversaire de la naissance de son aïeule, dont le portrait a été gravé sur un rocher par « le graveur de Garlaban ». Mais la menace de pluie a contrarié ces plans. La date de report sera bientôt annoncée sur aubagne.fr et santonneveu.fr.

    L’inspiration dans le réel

    Ce 4 février, Sylvie Prigent-Neveu, qui s’est dit « investie d’une mission pour faire vivre la mémoire de Thérèse Neveu », a commenté, l’après-midi, l’exposition de santons de son aïeule à l’hôtel de ville. Aucune date de fin d’expo n’a encore été annoncée. « Si vous les regardez de près, vous verrez la beauté des visages de ces santons », souligne-t-elle, devant un public d’une trentaine de visiteurs. En effet. La finesse des traits, l’expression de ces personnages en argile frappent. Par exemple, réunis dans la même vitrine, la bergère et le berger Charloun, un berger-poète. Chacun d’entre eux porte un agneau dans ses bras. Elle, blonde, les joues rosies par le grand air, a une expression un peu naïve. On croise aussi « Calendal, le pêcheur d’anchois de Cassis », « Vincent et Mireille », les personnages de la crèche…

    « Si l’on parle encore de Thérèse Neveu aujourd’hui, poursuit Sylvie Prigent-Neveu, c’est qu’elle a eu l’idée géniale de faire en santons, des personnes vivantes. » Son aïeule observait les gens autour d’elle : la fraisière de Beaudinard, le paysan d’Aubagne avec son ail sur l’épaule, le marchand de vin… Elle ne se limite pas alors à reproduire les santons typiques de la crèche, mais elle crée des personnages. Par exemple Jordan, Roustide, Bartoumieù, Margarido ou Virginie de Garlaban. Alors que jusque-là, les premiers santons, marseillais, étaient façonnés en terre crue, elle a la première l’idée de les cuire, ce qui va leur donner une longévité beaucoup plus grande ! « Les proportions, l’expression : les santons de Thérèse Neveu sont magnifiques pour l’époque », apprécie, ce jour-là, Lise Berger, santonnière désignée Meilleur Ouvrier de France (MOF) en 1979.

  • « La Marseillaise » à la conquête des Alpes !

    « La Marseillaise » à la conquête des Alpes !

    Au commencement, il y avait une poignée de lecteurs qui nourrissaient un projet un peu fou : créer les conditions de l’arrivée de notre journal dans les Alpes au nom du pluralisme, des valeurs de la Résistance dont il est porteur et de la nécessité de donner la parole aux sans-voix.

    Il y avait – il faut bien le reconnaître – une petite pointe de jalousie : pourquoi les Vauclusiens, avaient-ils eu droit depuis septembre 2022 au retour de La Marseillaise et pas les Alpins ? Notre journal n’est en effet pas tout à fait un inconnu dans les départements de montagnes. Cela fait une dizaine d’années qu’il est absent des Alpes-de-Haute-Provence et bien plus encore dans les Hautes-Alpes.

    En cause : les difficultés successives que notre titre a dû surmonter tout au long de son histoire.

    Mais le petit groupe de lecteurs opiniâtres n’en démord pas : le contexte a changé, La Marseillaise progresse, elle a gagné en qualité, les Jeux olympiques arrivent…

    Côté direction, la prudence est de mise. Si la détermination à faire exister La Marseillaise est en acier, les finances sont en porcelaine. Le message est clair : aide-toi, le journal t’aidera.

    Têtes dures

    Les voilà prêts à frapper à toutes les portes, en commençant par les organisations avec lesquelles notre journal est historiquement lié. La fédération communiste des Alpes-de-Haute-Provence organise en novembre 2024 un débat sur l’exigence de pluralisme de la presse à Digne, salle de l’Ermitage. L’UD CGT 04 inscrit la question à l’ordre du jour de son congrès prévu en mai 2025.

    Quelques mois auparavant, mars 2025, la poignée de têtes dures décide de se constituer en comité départemental des Amis de La Marseillaise avec la bénédiction de Serge Baroni, président de l’association.

    Frédérique Laîné en prend les rênes. Avec la foi du charbonnier, elle remue ciel et terre. Dès la première réunion, une quarantaine répondent présent et adhèrent au comité. Puis la machine s’emballe et gagne le 05.

    Les Amis de La Marseillaise des Alpes participent à la diffusion de « l’appel qui sème l’espoir » lancé par notre titre et plusieurs associations de protection du vivant pour promouvoir la biodiversité à l’occasion de l’arrivée du printemps. Le texte est imprimé sur une Une de La Marseillaise ensemencée. Une première dans la presse : il suffit de couvrir votre journal avec un peu de terre, d’arroser et des fleurs des champs en sortent.

    Dans les Alpes, l’opération revêt un sens supplémentaire : il s’agit de semer les graines d’une possible arrivée du journal. Le bouche à oreille s’amplifie en marge des manifestations syndicales et sur les marchés. De plus en plus de citoyens commencent à y croire.

    Pour forcer le destin, les Amis de La Marseillaise décident d’une date : le 2 novembre 2025, aux Mées, se tiendra un repas populaire de soutien au journal avec un débat portant sur les médias et la démocratie. La salle est pleine à craquer : de simples citoyens, des responsables associatifs, politiques, syndicaux, culturels, et des maires de tous horizons. Plus de 3 500 euros de dons versés et des idées pour aller plus loin.

    En janvier 2026, c’est décidé, le comité de surveillance du groupe La Marseillaise donne le feu vert.

    Tout au long de ce week-end et de la semaine qui suit, les Amis de La Marseillaise seront sur les marchés des deux départements pour diffuser leur journal. À la Une il est désormais écrit « Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse &… Alpes ! »

    Le défi ne fait que commencer.

    « verbatim »

  • Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un vrai temps de grenouille ! Voilà bien longtemps que bottes, imperméables et parapluies n’avaient pas été aussi tendance dans la garde-robe hivernale des Héraultais et des Gardois… Ça n’aura échappé à personne : en décembre et janvier, le ciel s’est épanché comme jamais, ou presque.

    Sur ces deux premiers mois d’hiver 2026, « les précipitations représentent quatre fois la normale à Montpellier et 2,7 fois à Nîmes », indique Florence Vaysse, de Météo France. Avec notamment un mois de décembre exceptionnellement pluvieux, « record à l’échelle de chaque département depuis 1960 », souligne la référente territoriale pour l’ex Languedoc-Roussillon. « Les précipitations mensuelles de décembre 2025 représentent 3 à 5 fois la normale dans l’Hérault (5 fois sur la région de Montpellier) et 2 à 3 fois la normale dans le Gard (4 fois le long du Vidourle d’Aigues-Mortes à Villevieille) », précise Florence Vaysse. Le mois de janvier se démarque lui aussi des précipitations moyennes habituellement enregistrées à cette période, mais dans des proportions un peu moindres : 2 à 4 fois la normale dans l’Hérault et 2 à 3 fois la normale dans le Gard.

    Deux épisodes ont été particulièrement remarquables : l’un au mois de décembre, juste avant Noël, du 19 au 23 du 19 au 23 décembre et l’autre un mois plus tard, du 17 au 19 janvier. Décembre et janvier confondus, « cela faisait plus de 45 ans qu’on n’avait pas connu un tel cumul dans l’Hérault (439,7 mm enregistrés à la station de Montpellier-aéroport) et près de 30 ans dans le Gard (239,9 mm à Nîmes-Courbessac) », indique Florence Vaysse.

    Nappes phréatiques :

    « des situations favorables à très favorables »

    Le bilan est d’autant plus marquant dans l’Hérault « que cet hiver très pluvieux succède à 7 hivers secs ». De quoi requinquer les nappes phréatiques, cette période de pluie ayant été répartie dans le temps (les jours de pluie ont été nombreux) et l’intensité des épisodes, limitée. « Lors des épisodes cévenols ou méditerranéens, on peut avoir 100 à 200 mm de pluie dans la journée. Du fait des très fortes intensités, l’eau n’a pas le temps de s’infiltrer dans les sols et les nappes, il y a beaucoup de ruissellement », explique Perrine Fleury, hydrogéologue du BRGM. « Là au contraire, on a les épisodes ont duré plusieurs jours, donc à chaque fois on a eu beaucoup plus de temps pour que ça s’infiltre. La recharge des nappes est donc beaucoup plus efficace que si tout était tombé en une seule journée », détaille l’hydrogéologue.

    « Les niveaux des nappes phréatiques sont partout à la hausse, avec des situations favorables à très favorables à l’échelle de l’Hérault comme du Gard », poursuit-elle. « On est sur les niveaux d’une situation décennale humide, c’est-à-dire que l’on n’observe qu’1 année sur 10. » Les stocks sont donc en train de se reconstituer largement. La préfecture de l’Hérault a d’ailleurs levé, le 5 février, toutes les restrictions relatives aux usages de l’eau dans le département.

    Il faut dire que la saison – automne et hiver – est propice au rechargement des nappes : « Les végétaux consomment beaucoup moins d’eau. Laquelle peut donc s’infiltrer plus facilement dans les sols. » Pour autant, « on va tout de même avoir besoin de précipitations au printemps, puisque les nappes se vidangent : les pluies qui s’infiltrent maintenant vont s’écouler en souterrain, alimenter les cours d’eau pendant les mois à venir. Cela dit, vu le niveau très haut actuellement, même s’il ne pleut pas beaucoup on ne devrait pas être sur des sécheresses comme on a pu les observer ces 2-3 dernières années », estime Perrine Fleury. Pour l’heure l’hiver n’est pas terminé. Météo France prévoit notamment encore un temps perturbé, donc pluvieux, sur la première quinzaine de février. Avec un message de vigilance martelé par Florence Vaysse : « Les épisodes méditerranéens et cévenols sont plus fréquents en automne, mais ils peuvent aussi se produire en hiver et au printemps. Cet hiver 2026 nous le rappelle ! Il faut rester prudent. Dans l’Hérault, on se souvient du drame de Puisserguier le 28 janvier 1996. »

    Amélie Goursaud

  • Sète, le logement au cœur de la campagne

    Sète, le logement au cœur de la campagne

    Tourner la page de la droite affairiste de François Commeinhes et offrir de nouvelles perspectives aux Sétois. Tel est le pari des progressistes de l’île singulière qui fut dirigée par la gauche de 1996 à 2001 avec François Liberti (PCF).

    Vingt-cinq ans de droite plus tard, Sète a conservé des atouts : son lido, ses fêtes et festivals, son port développé par la Région… Mais les difficultés l’assaillent. Avec un taux de chômage de 12,7% et un revenu moyen d’à peine 19 960 euros, la précarité a explosé. Le narcotrafic gangrène l’île de Thau. Si Sète regagne des habitants depuis 2024, beaucoup sont retraités : 32% des Sétois le sont, ce qui élève la moyenne d’âge (48 ans au lieu de 37 ans à Montpellier) et réduit la part des actifs (35,5% contre 45%).

    Le logement semble être le nœud du problème, lié au succès touristique de la ville. Il est devenu inaccessible car trop rare et inadapté aux revenus modestes de la population. « On a construit pour les investisseurs, pas pour répondre aux besoins réels », regrette Laura Seguin. Résultat : « Beaucoup de jeunes ne peuvent plus se loger à Sète à l’année », pointe la tête de liste « Nouvelles pages pour Sète ». Soutenue par le PCF, LFI, Les Écologistes, Génération.s ou le Parti occitan, sa liste citoyenne qui assume ses valeurs de gauche promet de « réguler les meublés de tourisme type Airbnb » en instaurant des « seuils » par quartier. La loi Le Meur permet aussi de « réserver les constructions neuves à la résidence principale ». Laura Seguin souhaite accroître l’offre de logements sociaux « à l’échelle de l’Agglo » et faciliter l’accession à la propriété via le bail réel solidaire (BRS). Enfin, la tête de liste veut « mettre l’accent sur la rénovation urbaine du bâti ancien en faisant des avances des aides de l’Anah aux propriétaires ».

    Leurs mesures concrètes

    Soutenu par le PS, Place Publique, le PRG, Génération Écologie et l’Engagement, Sébastien Denaja fait lui aussi du logement une priorité. L’ancien député PS prône des « quotas par quartier » pour les Airbnb et la réduction de la durée de mise en location saisonnière de 120 à 90 jours. « On veut s’inspirer de Michaël Delafosse à Montpellier ». Il compte sur le BRS ou le prêt social location-accession pour favoriser l’accès à la propriété. Il propose des « prêts municipaux à taux zéro et l’interdiction des résidences secondaires dans les programmes neufs ». Sa liste à 80% citoyenne « Sète, allons ensemble » qui va, dit-il, « de la gauche républicaine aux centristes humanistes », a l’intention de construire du logement social. Pour favoriser le « turnover » dans le parc public, Sébastien Denaja compte sur une « bourse d’échange entre locataires, des déménagements clé en main pour les seniors ou un encadrement des loyers temporaires ». Mais pour le conseiller régional PS, « le logement se réglera d’abord par le travail ». « La création d’emplois c’est la base. » S. Denaja mise sur le développement de l’économie portuaire, imagine une « technopole de l’économie bleue » et un tourisme mieux réparti sur l’année.

    De son côté, Laura Seguin veut freiner le « tout tourisme », qui « confisque une partie de l’espace public, produit de l’emploi saisonnier précaire ainsi qu’une dépendance à la voiture ». La chercheuse en sociologie veut repenser le quartier Est pour l’économie en « favorisant l’installation d’entreprises culturelles et créatives », des métiers d’avenir dans la transition écologique, l’économie sociale et solidaire, le recyclage des déchets ou l’économie maritime (entretien des bateaux). Face à la crise conchylicole, elle propose de créer un espace dégustation au port du Barrou et de « protéger l’étang en investissant dans les réseaux d’assainissement défaillants ». Enfin, Laura Seguin mise sur la commande publique pour créer de l’emploi grâce aux retours en régies (lire ci-dessous).

    Sur le volet social, S. Denaja promet un « grand plan contre la solitude et l’isolement ». Il veut « recréer du lien en ville » via des maisons pour tous, des bancs, des abris bus avec toit, des petits terrains couverts de pétanque ou encore un « foyer de restauration intergénérationnel en cœur de ville ». Pas de « projet pharaonique », les finances étriquées de la Ville (+30% de dette en 6 ans) nécessitant du « sérieux » dit-il. L. Seguin assure, elle, avoir les marges de manœuvre (150 000 euros) pour offrir la cantine à « tous les enfants » et vise la gratuité des transports en commun. « On le défendra à l’Agglo. »

  • Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    La Marseillaise : Comment se sont déroulées les discussions après l’annonce de Gaëlle Lévêque ?

    Fadelha Benammar-Koly : Nous nous sommes assez rapidement entendus pour partir sur un binôme d’élues issues de la majorité, à savoir Nathalie Rocoplan et moi. Il y a six mois, je n’étais candidate à rien, donc il a fallu se poser la question. Beaucoup de travail a été fait dans la précédente mandature, mais il en reste encore beaucoup. Nous avions envie de poursuivre ce qui a déjà été mené et de continuer l’union que nous avions avec d’autres forces à gauche.

    Quelles sont vos priorités ?

    F.B.-K. : Nous en avons cinq ! D’abord « une ville qui bouge », qui concerne l’économie, la mobilité, la culture et le sport. « Une ville qui protège », avec les questions de sécurité mais pas que car la protection c’est aussi le logement et la santé. « Une ville belle », avec l’occupation de l’espace public pour tout le monde. « Une ville fraternelle » car la solidarité est un pilier de la ville de Lodève et nous avons par exemple un plan de lutte contre la solitude. Et enfin « une ville qui dialogue », parce que les gens veulent s’impliquer et être entendus. Je crois beaucoup au trio élus, agents et citoyens. Nous sommes la liste des solutions.

    En quoi êtes-vous en rupture avec la municipalité sortante ?

    F.B.-K. : Nous aurons une liste renouvelée aux deux tiers. Il y a une envie de renouveau dans la ville et c’est normal. Nous sommes là pour concrétiser ce renouveau tout comme la continuité est importante car des projets et des programmes ont été enclenchés et il faut les mener à terme. C’est le cas pour le parc municipal ou le pôle d’échanges multimodal par exemple. Nous voulons aussi qu’il y ait plus de dialogue avec la population.

    Quelles sont vos propositions pour le cœur de ville ?

    F.B.-K. : J’ai pu faire un tour du centre avec un paysagiste et je me suis rendue compte que le centre-ville n’était pas bien identifié. Il y a tout un travail de signalétique à réaliser pour qu’il devienne une balade. Les aménagements piétons doivent aussi être revus. Et il faut revoir également le plan de stationnement pour pouvoir consommer dans les commerces de proximité.

    Pourquoi l’union avec l’ancien député insoumis Sébastien Rome n’a pas été possible ?

    F.B.-K. : Quand on veut l’union, on montre une attitude favorable à l’union. L’union existe avec notre liste qui s’appuie sur des socialistes, des communistes, des citoyens, Génération.s et peut-être demain les écologistes. Sébastien Rome veut l’union de la gauche derrière lui. Ce n’est pas une posture d’humilité, d’autant que tout le monde est uni et qu’il n’y en a qu’un qui est à l’extérieur.

  • À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve-lès-Avignon, la campagne municipale s’installe dans un climat de plus en plus politique. Deux visions de la ville s’affrontent frontalement. Maire depuis 2020, Pascale Bories (LR) brigue un second mandat avec la liste « Villeneuve avance », dans la continuité de la majorité de droite en place depuis plus de vingt ans. Si l’édile sortante revendique un bilan axé sur le cadre de vie, la sécurité et l’attractivité, sa gestion est aujourd’hui critiquée : fiscalité parmi les plus élevées du département, équipements municipaux fragilisés, difficultés persistantes des commerçants du centre ancien.

    Face à cette continuité assumée, Anne Daniel, conseillère municipale d’opposition et militante écologiste, conduit la liste citoyenne « Parce que j’aime Villeneuve ». Professeure des écoles et engagée sur les questions d’inclusion, elle incarne une alternative ancrée à gauche. Son projet met en cause une fiscalité jugée déconnectée des services rendus, ainsi qu’une politique d’urbanisme accusée d’alimenter la spéculation immobilière au détriment de l’habitat permanent et des jeunes actifs.

    Centre-ville en souffrance

    La mobilisation récente des commerçants du centre historique, auteurs d’une lettre ouverte aux candidates, illustre l’inquiétude grandissante face à la baisse de fréquentation et à la fragilité économique locale. Elle met en lumière un enjeu central de ce scrutin : celui d’une ville attractive pour les touristes mais de plus en plus difficile à vivre pour ses habitants à l’année.

  • Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Je suis inquiète. Ils disent qu’ils vont tout changer dans le centre-ville et que si le tabac n’a pas ouvert depuis trois semaines, c’est la faute de la mairie », lance, paniquée, Françoise en apercevant Fadelha Benammar-Koly déambuler dans le centre-ville de Lodève. « Ne t’inquiète pas », lui rétorque avec son habituel grand sourire celle qui est également élue régionale et que l’on dit proche de Carole Delga. La conseillère municipale socialiste ne passe pas inaperçue dans sa ville. Elle qui a grandi dans cette ancienne cité industrielle se souvient avoir joué dans la Grande rue et dans l’impasse surnommée par les bambins « le fond ». Aujourd’hui, elle vit toujours dans le cœur du village et elle ne peut faire deux pas sans être interpellée.

    « Ça, c’est une boulangerie extraordinaire qui n’est ouverte que deux fois par semaine. Ils ont tout compris. Regardez le monde qu’il y a. Ici, c’est la ressourcerie, qui fait partie du dispositif Zéro chômage », détaille-t-elle. Comme beaucoup de villes moyennes excentrées d’un grand pôle urbain, Lodève est particulièrement touchée par le chômage, qui culmine à 13,6%, soit près du double du niveau national. Pour tenter d’enrayer ce phénomène, le dispositif « Zéro chômage » s’appuie sur l’association L’abeille verte, qui a permis d’embaucher 160 personnes en CDI. « La ressourcerie n’est que l’une des treize activités que nous avons », explique Florent Cottinet, qui gère l’association. « Sur les 1 000 personnes sans emploi à Lodève, 500 sont déjà venues nous voir. Nous sommes très sollicités car beaucoup de Lodévois veulent travailler à Lodève. Il y a un vrai sujet de mobilité ».

    L’Abeille verte sera aussi au cœur d’une visite samedi 7 février du candidat Sébastien Rome accompagné pour l’occasion de Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise. L’ancien député de la circonscription a officialisé sa candidature à Lodève début janvier « pour changer Lodève ». Ancien adjoint de feu la maire socialiste Marie-Christine Bousquet, l’Insoumis est devenu très critique de la majorité sortante, notamment sur le manque d’écoute de la population.

    L’ancien député tape là où ça fait mal, car le manque de dialogue et de démocratie participative est une critique récurrente de la maire Gaëlle Lévèque. la tête de liste PS Fadelha Benammar-Koly l’a d’ailleurs identifié et propose des rencontres avec les habitants toutes les semaines au marché pendant toute la durée du mandat. Sébastien Rome a de son côté détaillé tout un programme pour une « démocratie vivante » qui s’appuie sur un budget participatif, un référendum d’initiative citoyenne locale, l’attribution de la présidence de la commission des finances à l’opposition et la création d’un conseil municipal des jeunes. « Nous voulons aussi que les citoyens puissent poser des questions, avant, après, voire pendant le conseil municipal pour remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants », ajoute-t-il.

    Claude Laateb sans programme pour l’heure

    Face à ces deux listes de gauche, deux candidats de droite ont annoncé leur volonté d’incarner l’alternance. Si le commerçant Jean-Michel Salvador propose en effet une liste « Ambition citoyenne pour Lodève  » , la menace de voir basculer Lodève à droite vient plutôt de Claude Laateb, à la tête de la liste « Lodève Autrement ». Chef d’entreprise et délégué de la Ligue professionnelle de football, le chef de l’opposition au conseil municipal, qui n’est pas encarté dans un parti politique mais assume un ancrage à droite, avait frôlé l’élection en 2020.

    S’il a déjà présenté sa liste, Claude Laateb consulte mais n’assume pour l’instant aucun programme. Il se cantonne à promettre « plus de rigueur dans les dépenses publiques » et la réalisation d’un « audit pour connaître réellement l’état financier de la ville » avant de « faire des promesses ». À un mois et demi du scrutin, le flou règne donc sur les grandes orientations qu’il souhaite mettre en place. « Pendant six ans, pas une idée, pas le moindre travail sur un dossier. Pensez-vous vraiment que donner la ville aux revanchards et aux retourneurs de veste va rétablir l’image de la commune ? », taclait de son côté, auprès de Midi Libre, Sébastien Rome pour évoquer la candidature de Laateb.

    Mais il reste toujours une inconnue avant le scrutin à Lodève : que va faire l’extrême droite ? Si le soutien du Rassemblement National à Claude Laateb a longtemps été évoqué, le candidat aurait finalement refusé tout rapprochement avec le RN. Rangée derrière l’ancien conseiller régional Gérard Maurin en 2020, l’extrême droite avait réalisé 6,45% des voix. Celui-ci travaille à la constitution d’une nouvelle liste mais semble rencontrer des difficultés puisqu’aucune annonce de candidature n’a encore été effectuée.

    « Nous voulons remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants »

  • Le grand JT des territoires du 7 février

    Le grand JT des territoires du 7 février

    Sommaire :

    Sécurité sociale : vers la fin du système de protection sociale en 2027. La fragilité économique de notre système est pointée par un député.

    Top départ des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina en Italie avec la découverte des mascottes en peluche de ces J.O. fabriquées en Ille-et-Vilaine.

    Milan c’est aussi la « LVMH Watch week ». Rencontre avec Anthony Ledru PDG de Tiffany & Co et Jean-Christophe Babin PDG de Bvlgari qui présentent les nouveautés de ces marques.