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  • Des militants en soutien aux dockers contre la guerre

    Des militants en soutien aux dockers contre la guerre

    Aux alentours de midi, le trafic sur la départementale 268, qui mène à Port-Saint-Louis-du-Rhône s’intensifie. Sur le rond-point qui donne accès au terminal conteneurs du Grand Port maritime de Marseille-Fos, une dizaine de collectifs de solidarité avec le peuple palestinien ont tendu drapeaux et banderoles pour soutenir la journée internationale des dockers contre la guerre. Les travailleurs de plus de 20 ports méditerranéens – en Italie, en Grèce, au Pays Basque, en Turquie, au Maroc… – se sont mis en grève ce vendredi 6 février pour s’opposer à la militarisation croissante des infrastructures de transport ainsi qu’à la complicité des directions portuaires et des gouvernements dans les guerres impérialistes, en particulier à Gaza.

    « La lutte contre le génocide est possible, mais il faut le désarmer là où il s’élabore : chez nous, affirme une représentante de Stop arming Israel qui souhaite garder l’anonymat. C’est à la fois la fabrication, par Eurolinks, la logistique par les camionneurs et ensuite le transfert via les armateurs maritimes qui représentent 80% du commerce mondial. » À Fos, les militants appellent au boycott de l’armateur israélien Zim, « qui affrète de manière hebdomadaire des bateaux pour envoyer entre autres de l’armement à Haïfa, mais pas que », explique Juliette Simon, du collectif BDS (Boycott, Divestment and Sanctions).

    Thierry Louchon, président du collectif solidarité Palestine, affirme : « Ça fait partie de l’isolement diplomatique et économique de l’État d’Israël, c’est un élément important. En Afrique du Sud, c’est d’abord la lutte du peuple qui a fait tomber l’apartheid, mais le boycott y a contribué, qu’il soit culturel, sportif ou économique. »

  • L’État et EDF attaqués en justice pour préjudice écologique

    L’État et EDF attaqués en justice pour préjudice écologique

    La dégradation de l’état écologique de l’étang de Berre est-elle imputable à l’État et son concessionnaire EDF ? C’est la question à laquelle le tribunal administratif de Marseille, saisi par l’Étang nouveau, va devoir répondre, à la suite de l’audience qui s’est tenue ce jeudi 5 février.

    L’association, créée en 1988 à Saint-Chamas, dénonce le préjudice subi par la plus grande lagune salée de France (15 500 hectares) dans laquelle la centrale EDF déverse 1,2 milliard de mètres cubes d’eau douce en moyenne chaque année, et la supposée « inaction » de l’État, déjà condamné pour carence fautive en 2006 par la Cour européenne de justice.

    À partir de 1966, l’eau de la Durance, qui « fournit 75% de l’eau consommée en région
    Paca
     », est détournée dans un canal usinier EDF équipé de 22 centrales pour assurer « 35% de la production électrique » du territoire, explique Jean-Luc Platon, administrateur de l’Étang nouveau. En bout de chaîne, l’usine de Saint-Chamas rejette dans l’étang de Berre une eau douce et limoneuse, mortifère pour l’écosystème de la lagune.

    Une situation dégradée depuis 1966

    Un rapport de la Commission parlementaire du développement durable et de l’aménagement du territoire, publié le 23 septembre 2020, retient ces déversements comme principal « facteur de déstabilisation de la masse d’eau ». Ce document pointe une « salinité constante avant 1966 à environ 32% » et une oxygénation « excellente jusque dans les couches profondes », qui se sont ensuite dégradées à l’apparition de la centrale hydroélectrique, avec une salinité variant entre 11 et 30% une augmentation de la stratification des eaux de l’étang, créant « des conditions anoxiques structurelles ».

    L’été 2018 a été le point d’orgue de cette détérioration, avec un épisode de malaïgue (un phénomène entraîne une chute du taux d’oxygène dans l’eau) qui a décimé la faune et la flore de l’étang. En cause : un « effet cocktail », selon le rapporteur public, dû à des températures élevées, une pluviométrie soutenue et des déversements massifs d’EDF qui a été autorisé cette année-là à procéder à des rejets exceptionnels en raison de travaux menés sur la Durance.

    L’avocat de l’association l’Étang nouveau Florian Tizot explique : « Pour que l’étang soit résilient, capable d’absorber les chocs thermiques et anthropiques, il lui faut un taux de zostères [des plantes aquatiques, Ndlr] suffisant pour se réoxygéner et se rétablir. Ce seuil, pour l’étang de Berre, est unanimement fixé à 1 500 ha. Avant l’ouverture de la centrale, il y en avait 6 500 ha. Aujourd’hui, à date, on est à 77 ha. »

    L’association réclame 200 000 euros au titre de réparation pour le préjudice moral et écologique à l’État et EDF. Une somme qu’elle souhaite allouer aux acteurs du territoire en capacité de multiplier la présence de ces herbiers.

    Un canal de dérivation

    Les conclusions du rapporteur public dans ce dossier risquent cependant de pousser le tribunal à rejeter la demande de l’Étang nouveau. Le magistrat plaide notamment des atteintes qui « s’inscrivent dans un cycle long et évolutif puisque l’état général de l’étang et les modalités d’exploitation de la centrale sont changeantes d’une année sur l’autre » et met en avant un protocole d’accord conclu le 16 septembre 2024 entre EDF et le Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre, suite à une médiation pénale engagée après la crise d’anoxie de 2018, qui prévoit la saisonnalité des rejets de la centrale. Une avancée insuffisante, pour l’association, qui défend l’arrêt total des déversements en misant sur une solution de dérivation qui permettrait de faire cesser le « gaspillage » et d’irriguer les plaines agricoles.

    Le tribunal administratif de Marseille rendra sa décision entre le 27 février et le 5 mars.

  • L’agrandissement d’Airbus va transformer le territoire

    L’agrandissement d’Airbus va transformer le territoire

    Dans les immenses hangars de l’usine Airbus Helicopters, les tout derniers engins H160 sont sur leurs chaînes de fabrication. Dans deux à trois ans, il y en aura un tiers en plus.

    C’est en tout cas le défi que s’est lancé Airbus, démarrant par la construction d’une nouvelle usine sur le site de Marignane. Vendredi, les ministres du transport Philippe Tabarot (LR) et Sébastien Martin (LR) sont venus sur place pour inaugurer le chantier d’un futur bâtiment de 31 000m². À l’intérieur, NextGen factory, cœur « de fabrication des rotors et transmissions, des pièces critiques nécessitant une fiabilité parfaite », détaille Laurent Mazoué, responsable du projet. « Nous allons entièrement informatiser le système de production, avec des machines de dernière génération et une logistique automatique », développe-t-il. 600 millions d’euros sont mis sur la table par le constructeur à cet effet, dont 25 millions d’aides de l’État au titre de France 2030. La création de 1 700 nouveaux emplois est à la clé pour supporter un accroissement d’activité de près de 40% selon le constructeur.

    Faire face à la croissance

    La raison de cette montée en cadence est simple. « Le marché mondial est en croissance constante », explique Bruno Even, PDG d’Airbus Helicopters lors du temps officiel. L’entreprise est « numéro un mondial, en tête du marché militaire », selon le dirigeant, revendiquant « un carnet de commandes de 544 hélicos ». Mais « notre site est vieillissant saturé et enclavé », poursuit Bruno Even, et c’est pour cela qu’Airbus « déploie une stratégie d’envergure pour améliorer sa compétitivité » avec le pacte territorial « Sud avenir hélico » regroupant État, Région, Métropole et les Villes de Vitrolles et Marignane. « Un environnement stable est la seule condition pour rester ici et être plus performant. Si on ne réussit pas la croissance sera captée par les concurrents », conclut-il.

    L’enjeu de ce pacte est de créer les conditions d’accueil nécessaires à la vie et surtout au transport des salariés, actuels comme nouveaux. « Il ne peut pas y avoir de développement industriel sans infrastructures de transport » relève à ce titre le ministre de l’Industrie Sébastien Martin. Le ministre des Transports Philippe Tabarot appuie : « Le pacte va au-delà de l’outil de production, il s’inscrit dans un projet de transformation territoriale. » « Une usine est performante quand les salariés peuvent s’y rendre facilement, dans des conditions acceptables. L’amélioration de la desserte des transports en commun, l’optimisation des liaisons intermodales et le développement du covoiturage doivent répondre aux besoins » des 12 500 salariés du site selon le ministre. « Quelle frustration quand 1 emploi sur 3 est refusé pour des questions de mobilité », conclut-il.

    En marge de la signature du pacte, Philippe Tabarot affirme que l’État va « accélérer la logistique d’infrastructures » de transport de passagers et de fret, ferroviaire comme routier, prenant l’exemple des contournements de Martigues – Port-de-Bouc et Fos-Salon.

    Académie de l’hélicoptère

    En parallèle du volet industriel et mobilité, un nouveau centre de formation baptisé « académie de l’hélicoptère » a été annoncé pour 2030 sur le site Cap Horizon, à Vitrolles. L’ambition est de former d’ici 5 700 travailleurs dans la filière d’ici 2032, « un signal fort adressé à la jeunesse » selon Philippe Tabarot. 9,5 millions d’euros y ont été consacrés avec le programme France 2030.

    « Les transports doivent répondre aux besoins »

  • Mobilisation devant le collège Gabriel-Péri

    Mobilisation devant le collège Gabriel-Péri

    Dès 7h devant le collège Gabriel-Péri, une vingtaine de parents d’élèves se sont mobilisés ce vendredi. La raison : l’absence régulière, et non remplacée, d’une professeure de français, précisent les parents d’élèves. « Sur l’académie, il faut avoir trois semaines d’arrêt complet pour avoir un remplacement, donc nos élèves se retrouvent sans cours », rapporte une mère parmi l’Association de parents d’élèves, à l’appel de l’action. Sa fille, est en 5e. Cette mère estime que la situation ne s’arrête pas seulement à cette enseignante. Il serait question d’une professeure de sport absente pendant trois mois, « qui vient seulement d’être remplacée ».

    « On nous dit qu’il n’y a plus de subventions, plus d’argent, plus de contractuels. Mais pour nos enfants, qui perdent des heures de cours ? poursuit cette parent d’élève. On demande à ce que dans ces cas-là il y ait au moins un doublon. » De son côté, le rectorat assure que « la situation est déjà prise en charge par les services académiques. Une enseignante titulaire remplaçante sera en poste à compter de la semaine prochaine ».

  • La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    On a voté à l’unanimité la reprise du travail suite aux réponses obtenues », annonce Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT Marins de Marseille, ce vendredi soir à la sortie de l’assemblée générale des travailleurs. L’organisation « suspend le mouvement social » entamé lundi 2 février, notamment suite à plusieurs réunions en préfecture et avec les directions des deux compagnies des marins, La Méridionale et Corsica Linea. « On a un calendrier très précis pour un cycle de réunions de travail sur le programme commun des deux compagnies par rapport à la concurrence déloyale », développe Frédéric Alpozzo, évoquant un « document complet ».

    Le tout, en parallèle « d’une médiation », annoncée la veille par le ministère des Transports. « Il y a toutes les parties prenantes dans les différents cycles de réunions, on a des avancées », commente le syndicaliste. Avant de prévenir : « Ce n’est qu’une suspension, si les discussions se passent mal, on retourne au combat ! ». Pour rappel, ils dénoncent un « dumping social » de certaines compagnies maritimes usant de pavillons internationaux « sur les lignes territoriales françaises à passagers ». « Les marins de ces bateaux n’ont pas de contrats français et sont payés entre 650 et 1 200 dollars par mois », rappelait la CGT Marins, qui défend le pavillon français et son socle de droits sociaux.

    Il faut dire que leur mouvement avait provoqué des remous. Ce vendredi, à l’usine d’Airbus Helicopters de Marignane, Philippe Tabarot, le ministre des Transports, jouait la carte du dialogue social. « Je souhaite que l’apaisement revienne. Je comprends l’émoi d’un certain nombre de salariés par rapport à cette concurrence qu’ils jugent déloyale », assure-t-il. Si les marins réclament des garanties pour l’emploi au pavillon français depuis des mois, le ministre semble aller dans leur sens en affirmant qu’il « lutte contre le dumping social » notamment sur les liaisons transmanche.

    Des « conséquences économiques ravageuses »

    « Nous sanctionnerons sévèrement ceux qui ne respectent pas les règles. Mais tout n’est pas entre les mains de l’État », justifie Philippe Tabarot, citant les « difficultés liées au port de Sète, de compétence régionale ». De quoi renvoyer à la fameuse « médiation » lancée par son ministère. Laquelle doit « produire des conclusions rapides, dans un délai de six à huit semaines ». Il faut dire que même la Corsica Linea a dénoncé, dans un communiqué de presse diffusé vendredi matin, « les conséquences économiques ravageuses de l’expansion du dumping social ». Et a pointé directement des « compagnies maritimes opérant sous pavillons internationaux moins-disant, en dehors de tout respect du socle social minimal imposé par la loi française ». Philippe Tabarot s’est félicité de « la levée du mouvement de grève (…) les deux médiateurs désignés sont à l’œuvre pour parvenir à un apaisement durable avec tous les acteurs », précisait-il vendredi soir.

  • Le transport fluvial entre Fos et Lyon se renforce

    Le transport fluvial entre Fos et Lyon se renforce

    Axe majeur pour le développement du Grand Port maritime de Marseille, la liaison MeRS (Méditerranée-Rhône-Saône) bénéficie de plusieurs annonces d’investissements inédits, ce vendredi. Et ce, à la suite d’un déplacement du ministre des Transports, Philippe Tabarot, et du président-directeur général, de la CMA CGM, Rodolphe Saadé, à Lyon, la veille. Et son entreprise montre les muscles avec « le lancement d’un projet de barge fluviale électrique et hybride sur l’axe Fos-Lyon ». Un navire « durable » de 185 mètres de long et d’une capacité de 156 EVP [équivalent vingt pieds, unité de mesure de volume de conteneurs]. La mise en service de la barge est « prévue à l’horizon 2028 » et implique « la création de stations de recharge dédiées le long du Rhône ».

    40 millions pour

    un terminal

    L’entreprise annonce aussi « investissement de 40 millions d’euros » pour moderniser les installations du Lyon Rhône Terminal (LRT). Si les travaux « seront lancés dès cette année », l’horizon est fixé à 2030 cette fois et dans l’objectif de « doubler les volumes fluviaux et ferroviaires ».

    D’un autre côté, le port de Marseille-Fos, la compagnie nationale du Rhône (CNR) et les voies navigables de France (VNF) s’associent pour le lancement d’un « nouveau dispositif d’aide pour soutenir le transport fluvial de conteneurs entre Fos et Lyon ». Le tout, afin de participer à la régularité des flux sur le fleuve puisque les financements entendent « aider les opérateurs fluviaux à maintenir leurs services même en cas d’aléas ». Le port et la CNR participent à hauteur de 100 000 euros chacun quand les VNF mettent 50 000 euros sur la table. Concrètement, le dispositif « repose sur une aide forfaitaire et un suivi mensuel ».

  • À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    Ce lundi 9 février donne le coup d’envoi des déclarations de candidatures aux municipales. Les postulants ont jusqu’au 26 février, 18 heures, pour s’enregistrer. Un délai que pourraient exploiter jusqu’au bout Paul-Roger Gontard (La Convention) et David Fournier (PS). La candidature en son nom du premier reste l’ultime inconnue du casting à Avignon. Les deux actuels adjoints de la majorité de Cécile Helle, qui soutient David Fournier, n’ont eu de cesse de discuter depuis des mois.

    Depuis début janvier et le renoncement de Joël Peyre (PRG) puis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier – qui a fortement exhorté Paul-Roger Gontard à en faire autant -, les deux élus ont intensifié leurs discussions. « Je ne peux pas en dire plus pour le moment, un point sera fait très prochainement », nous a répondu, ce vendredi, Paul-Roger Gontard. Même tonalité chez David Fournier : « Je ne souhaite pas encore m’exprimer sur le sujet, patience… »

    Si la raison pousse à s’entendre afin de peser le plus à gauche, face notamment à la concurrence de la liste LFI de Mathilde Louvain, soutenue par le PCF, Génération.s et Avignon collectif, ce n’est pas à n’importe quel prix. « Personne ne peut gagner seul », martelait encore Paul-Roger Gontard en début de semaine dans un communiqué, ajoutant que « si des convergences de vues existent, des espaces de compromis sur les priorités du programme et sur la façon d’agir au mieux sont encore à trouver », afin d’envisager « une coalition pour le bien d’Avignon et du Grand Avignon ».

    LFI, Grand Avignon

    dans la balance

    « Il y a encore un espace pour trouver une coopération dans un contrat de gouvernance, mais cette clarification doit arriver aujourd’hui », disait-il, il y a déjà deux semaines. En creux, la clarification repose sur une alliance avec LFI au second tour, récusée par Paul-Roger Gontard, et même Place publique qui parle de « ligne rouge ». David Fournier temporise sur le sujet renvoyant à « une décision collégiale », à l’issue du premier tour.

    Autre sujet central, l’agglomération. Adepte des circonvolutions, Paul-Roger Gontard n’a jamais clamé frontalement son envie d’accéder à la présidence du Grand Avignon, même si tout laisse à penser qu’il y songe, parlant d’Avignon en grand et projet de territoire. « Avignon doit reprendre le capitanat », assume-t-il. Un deal que ne peut lui promettre en l’état David Fournier, devant aussi jauger le bénéfice/risque de voir un concurrent interne prendre la lumière et les puissants leviers du Grand Avignon.

  • Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Le collectif Solliès-Pont cœur à gauche, qui regroupe des militants associatifs, politiques et des citoyens guidés par l’intérêt général, vous donne rendez-vous ce samedi à 17h au Foyer Quiétude. Au programme de ce moment d’échange la présentation des colistiers et leurs propositions pour une ville plus écologiste et solidaire.

    Une liste qui se revendique fièrement de gauche et écologiste et qui souhaite gérer la ville en associant les habitants par la concertation voire la consultation sur les grands projets.

    Réunion publique

    Contrairement à ce que fait, selon l’équipe Solliès-Pont cœur à gauche, le maire sortant André Garron (DVD), qui mène la ville de manière un peu trop à leur goût « personnelle et autoritaire ».

    La liste conduite par Christiane Vincent (apparentée PCF) propose entre autres la rénovation de la gare. Mais aussi d’améliorer la mobilité en travaillant avec le Département pour rendre le Zou plus accessible, avec des bus plus fréquents.

    Le développement des pistes cyclables et aménagement pour vélo sont bien entendu également sur les tablettes de la gauche. Ainsi que la mise en place de navettes gratuites à l’intérieur de la commune afin de répondre aux besoins des habitants.

    L’équipe vous attend à cette prochaine réunion publique pour détailler ce projet susceptible de répondre aux défis environnementaux et sociaux et rendre la commune plus solidaire, participative et citoyenne et pleinement engagée dans la transition écologique.

  • Hervé Granier, maire sortant, présente la totalité de sa liste et son programme

    Hervé Granier, maire sortant, présente la totalité de sa liste et son programme

    Il y a exactement 6 ans et 1 jour, c’était le 4 février 2020, je présentais ici même dans cette salle le programme et l’équipe qui allait m’accompagner », lance Hervé Granier, maire sortant de Gardanne et candidat à sa réélection.

    Ce jeudi soir, le candidat encarté LR mais à la tête d’une liste sans étiquette, a présenté face à « 450-500 personnes » la liste de ses colistiers, une « équipe est composée de femmes et d’hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes catégories socioprofessionnelles, de toutes croyances, d’opinions politiques ou religieuses parfois différentes ». Parmi les 10 premiers colistiers, les noms familiers de Sandrine Zunino-Ghougassian actuelle adjointe aux finances, Antonio Mujica, actuel premier adjoint, Arnaud Mazille – Hagobian, actuel adjoint à la culture et Alain Giusti, actuel adjoint à l’urbanisme. Les noms de Claire Campodonico, Alexandra Bessi, Vincent Randazzo, Sophie Cucchi Gilas et Magali Scelles apparaissent publiquement pour la première fois dans l’entourage politique de Hervé Granier. « Quoi qu’il arrive, nous terminerons cette campagne avec la même équipe qui vous est présentée ce soir parce que jamais, nous ne nous allierons et ne fusionnerons avec aucune liste ni avec aucun de mes adversaires », martèle néanmoins Hervé Granier. Et de balayer les grandes lignes de son programme, avec comme cheval de bataille la sécurité, et une promesse : en 2027, « la cause municipale sera la lutte contre le harcèlement scolaire », annonce-t-il, notamment.

  • La maire sortante Josée Massi et ses grands projets pour Toulon

    La maire sortante Josée Massi et ses grands projets pour Toulon

    Toulon est une ville qui avance, et qui avance dans une bonne direction », commence Josée Massi, vendredi après-midi dans son QG de campagne, la ruche comme elle l’appelle. Et d’expliquer donc souhaiter poursuivre la transformation de Toulon engagée depuis plus de 20 ans. « Je veux continuer à bâtir une ville dynamique, qui avance avec confiance, avec un projet concret », insiste-t-elle. avec des réponses concrètes.

    Le premier point fort développé étant celui de la sécurité, « la première des conditions de la liberté, de la fraternité et de l’égalité ». Au programme, l’installation de commissariats de proximité et l’augmentation encore de 25% du nombre de policiers municipaux pour passer à un total de 200. Mais aussi la poursuite du partenariat avec la Police nationale et le Parquet, à l’image de la convention partenariat signée depuis trois ans.

    Sur les tablettes également, l’amélioration du service au quotidien des habitants, en fluidifiant les relations avec l’administration. Sur le bâti, un grand plan de rénovation va être entrepris dans les quartiers notamment au Las et à Saint Jean, à l’image de ce qui a été fait dans le centre ancien.

    Un Central Park toulonnais

    Concernant l’attractivité économique, le grand projet « de Mayol à pipady » est également réactualisé, et « il avance ». « Là, on a déjà passé une délibération en septembre (…) Et on va continuer », assure la maire sortante.

    Avec au final, « un Central Park à la toulonnaise, avec la mer en plus ». Un jardin dédié à la biodiversité avec un parc urbain agrandi. Un espace nommé la Fabrique bleue sur lequel s’élèvera « un centre des congrès ambitieux » afin de développer « un tourisme d’affaire des 4 saisons » favorable à l’économie locale. Et pour recevoir ces congressistes : un complexe hôtelier de standing.

    Josée Massi souhaite également renforcer Toulon dans sa position de ville universitaire. L’occasion de rappeler qu’en 2001, il y avait 1 000 étudiants dans le Port du Levant et qu’ils sont aujourd’hui 10 000. Et de poursuivre : « On va continuer avec de nouvelles filières. On a traité avec l’école des Mines et un collège naval, va venir s’installer. » Ce qui implique de créer des logements pour les accueillir.

    « Mon ambition, c’est de faire du quartier Courdouan – Portes d’Italie et campus, un nouveau quartier étudiant », précise la première magistrate. L’autre projet phare, étant les 180 logements étudiants sur l’ancien immeuble de la CAF, à la Rode. Au niveau de l’écologie l’équipe de « Toulon, mon parti » prévoit la plantation de 2 500 arbres, la poursuite de la végétalisation des cours d’école et de la ville, c’est-à-dire lorsque c’est possible les places et les trottoirs.

    Pour ce qui est des mobilités, « Toulon – Mon parti » compte s’appuyer sur le Bus à haut niveau de service et un réseau renforcé. Mais aussi le RER métropolitain et les navettes maritimes, avec de nouvelles lignes qui pourraient être créées pour rejoindre Le Mourillon, par exemple. Pour ce qui est du vélo, Josée Massi s’engage à transformer les tronçons en un réseau continu et sécurisé, avec parmi les aménagements attendus celui de l’avenue de la République. Autre grand sujet qui anime la Rade et sur lequel elle a été très claire : « On ne sortira pas Mayol de Toulon, c’est l’âme de la ville. » Ce qui ne veut pas dire que des investissements ne vont pas être encore consentis. Comme la couverture des tribunes.

    Parmi les autres grands projets dont on risque de beaucoup parler, c’est l’aménagement des berges de la rivière des Amoureux en promenade à la Rode. « Les travaux ont commencé », affirme Josée Massi pour couper la chique aux septiques.