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  • [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    Organisée par la plateforme Epok’Tour qui propose « des visites vivantes et insolites », découvrez l’histoire d’« Avignon la Rouge » aux côtés d’un guide incarnant pour l’occasion l’un des personnages important de l’histoire de la ville, en costume d’époque afin de plonger à son époque et ainsi redonner vie au patrimoine. « C’est une immersion totale que l’on propose aux visiteurs. On oublie très rapidement la casquette de guide mais aussi que l’on est au XXIe siècle pour embarquer direction 1860 à Avignon », explique Séverine Baud, fondatrice d’Epok’Tour.

    Ici, Madame Pernod, épouse de Gaspard Pernod venu de l’Ain s’établir comme teinturier en soie et en indiennes en Avignon et mère de Jules-François Pernod, lui aussi dans les affaires familiales. Cette dernière doit remettre un courrier à Jean-Henri Fabre de la part de son fils. Tous deux recherchent une amélioration du procédé d’extraction des pigments de la garance, une plante qui donne une teinture rouge vif permettant de teindre les pantalons de l’armée. « à travers des anecdotes, des récits de la vie quotidienne sur l’adaptation industrielle de la ville, Madame Pernod raconte sa petite histoire dans la grande histoire. Un peu comme si elle racontait une histoire à des amis », poursuit la fondatrice.

    Vous l’accompagnerez donc dans sa mission qui débutera à l’angle de la rue des Teinturiers et de la rue Guillaume Puy. Elle vous guidera ensuite dans les ruelles de la ville pour vous faire profiter de cette visite à la fois historique et patrimoniale.

    Une histoire dans l’Histoire

    « Ce que l’on a voulu faire avec ce genre de visites c’est utiliser le patrimoine encore existant et visible pour raconter une partie de l’histoire d’une ville ce qui fonctionne très bien avec Avignon », ajoute-t-elle.

    Remontez le temps et découvrez ou redécouvrez l’activité industrielle et les grandes transformations d’Avignon en 1860, au rythme de l’industrie textile et au fil d’anecdotes sur ceux qui, comme son fils, ont contribué au succès de la Cité des Papes et de ses teintureries. Période à laquelle les « roues » de la rue du Cheval Blanc (actuelle rue des Teinturiers) tournent à plein régime…

  • Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Pour l’instant la loi autorise le « prélèvement » de loups à 19% de la population lupine dans tout le pays. À l’hiver 2023-2024, ils étaient entre 920 et 1 125 d’après un rapport de l’Office français de la biodiversité.

    80% des attaques de troupeau dans l’arc alpin

    À mi-2025, le préfet des Alpes-Hautes-Provence avait rapporté 87 attaques signalées pour 336 victimes et constatait des améliorations dans les mesures de protection des troupeaux, malgré la progression du loup dans le département. « Nous vous demandons instamment de valider le principe d’un prélèvement significatif dès 2026 à hauteur de 30% », écrivent, dans la lettre à Sébastien Lecornu les présidents des conseils départementaux de la région.

    Ce qui ferait passer pour 2026 le nombre autorisé de 205 loups tués en France à 325. L’immense majorité de la population lupine se concentre dans l’arc alpin, où sont répertoriées plus de 80% des attaques de troupeaux en France. « Ce fléau impacte durement nos troupeaux et engendre une vraie détresse morale et psychologique parmi les bergers », s’émeuvent les élus qui réitèrent une demande formulée de manière récurrente depuis 2023 mais restée sans réponse de la part des gouvernements successifs. « Loin de nous l’idée de vouloir préparer l’extinction de l’espèce lupine sur notre sol ! », plaident les élus des Départements, mais simplement de « tirer les conséquences » du déclassement récent du loup par l’Union européenne, d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée ».

  • Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    « Ça nous a permis d’exprimer quelque chose de fort en nous », explique avec émotion Charles Élie, conducteur de train depuis dix ans. Le documentaire Tous Cheminots a été projeté par l’association Casi dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, vendredi, devant un public venu en nombre pour débattre dans la foulée. Parmi les spectateurs, des cheminots, mais aussi des citoyens, représentants de travailleurs, des membres associatifs ou des élus.

    Ce documentaire retrace le « drame humain » qu’a représenté la mise en concurrence, à savoir la politique permettant à diverses sociétés de commercialiser leurs services de transport ferroviaire, mettant progressivement fin au monopole de la SNCF. Ici, le regard est porté sur la région Paca.

    Pour les cheminots, la libéralisation et la mise en concurrence ont détruit toute « l’âme » de la SNCF au profit d’une pure rentabilité. « Le pire, c’est que le train n’est même pas rentable de base », note l’un des cheminots présents. Ils expliquent comment l’État a tout fourni aux entreprises privées : trains, rails et matériel sous prétexte de mise en concurrence. « C’était un choix politique et l’incitation de l’Union européenne a été une aubaine. » Les cheminots racontent avoir été dépossédés de leur travail dans le service public. Les réactions fusent dans la salle : « La Poste, ça a été pareil ; France Télécom aussi ; EDF, pareil ! »

    « Des histoires familiales »

    La SNCF, ce sont « des histoires familiales », raconte un petit-fils de cheminot, qui ajoute : « On s’entraidait et un puissant tissu social existait. » « Regardez les autres pays européens, comme l’Angleterre, qui reviennent en arrière et refondent aujourd’hui leur service public de train », souligne un cheminot. Les voyageurs sont eux aussi concernés, confient les cheminots : « Ça complexifie tout d’avoir plein d’entreprises privées dans les mêmes gares, en termes de communication, de correspondances, etc. »

    L’ennemi reste le même pour tous les travailleurs présents dans la salle : le libéralisme. Avec un idéal commun, celui du service public fédérateur.

    Réservations : billetweb.fr

  • [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    « Quand je distribue mes flyers aux passants, ça donne tout de suite des frissons », s’amuse Kirsten Blom, à propos de l’image d’un homme se baignant au milieu d’un paysage finlandais enneigé. « Finalement, on propose une rencontre entre le Nord et le Sud », résume celle qui a fondé le festival L’Étoile du Nord, il y a une dizaine d’années dans le Limousin, avant de le faire déménager dans son sillage à Marseille. Dédié au cinéma et à la culture nordique, une manifestation qui s’élancera samedi 14 février dans la salle du Gyptis, dans le quartier de la Belle de Mai où cette Danoise a posé ses valises il y a deux ans.

    Top départ avec la projection d’Islande, un jour sans femmes. Un documentaire qui revient sur la grève historique des Islandaises d’octobre 1975, suivie par 90% des femmes du pays, aussi bien « travailleuses à l’usine que fonctionnaires ou mères au foyer ». Les réalisatrices Hrafnhildur Gunnarsdottir et Pamela Hogan font témoigner les leaders du mouvement de l’époque, parmi lesquelles « une est devenue juge et une autre, première femme présidente en Islande », situe Kirsten Blom.

    « Drôle et humain »

    Derrière la pointe émergée de l’iceberg du cinéma nordique, symbolisée par le réalisateur suédois doublement palmé à Cannes, Ruben Ostlund, se cache une production foisonnante que le festival entend faire découvrir. « Des films souvent assez drôles, enthousiastes et très humains », estime Kirsten Blom, pointant entre autres la projection en avant-première de The last viking. Réalisée par le Danois Anders Thomas Jensen, une comédie autour d’un braqueur qui, à sa sortie de prison, cherche à retrouver son frère (incarné par Mads Mikkelsen), « le seul à savoir où est caché le butin ».

    Des animations pour les enfants sont aussi prévues, à travers la diffusion du film jeunesse Gros-pois et Petit-point. À l’issue de cette séance, des petits gâteaux en forme de pois seront distribués au cours d’un « goûter en musique » assuré par une chorale d’habitants de la Belle de Mai chantant en Suédois, autour de la Sainte-Lucie, fête célébrée dans les pays scandinaves. Sans oublier une dégustation de smorrebrod, ces « tartines sur pain de seigle » répandues au Danemark. « On voit des films, on parle, on mange un bout ensemble. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de tous se rencontrer », affirme Kirsten Blom.

  • [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    La Marseillaise : Vous êtes de retour avec votre album Cavale sorti en 2025, il signe la fin de 3 ans d’absence. était-ce un besoin pour vous de remonter sur scène ?

    Cœur de Pirate : C’est toujours un besoin. J’ai une belle histoire avec le public en France depuis maintenant 19 ans, ce qui n’est pas négligeable. Donc je suis toujours heureuse de repartir en tournée et de les retrouver.

    Justement 19 ans de carrière en France, aux États-Unis mais aussi au Québec, c’est quoi
    le secret de cette longévité selon vous
     ?

    Cœur de Pirate : Je pense que je suis arrivée dans le milieu à un moment où les gens achetaient encore des disques, en 2008, donc l’impact que l’on avait en sortant de la musique était fou. J’ai eu la chance d’avoir un grand succès dès le début de ma carrière, ce dont beaucoup se souviennent. Il y en a qui me suivent depuis le début donc je pense que quand ils viennent me voir en spectacle c’est pour l’ensemble de ma carrière et pas juste les nouvelles chansons. Bien sûr qu’au passage ils peuvent découvrir une nouvelle chanson qui leur parle mais je ne pourrai pas dire exactement ce qui fait que ça marche encore (rires) !

    C’est un album très intime où vous avez écrit la grande majorité des textes ainsi que la musique. Que raconte cet album ?

    Cœur de Pirate : Le sujet principal de l’album c’est l’anxiété. Je pense que pendant longtemps j’ai voulu éviter ce genre de sujet en me demandant si ce n’était pas trop personnel ou si les gens allaient se retrouver dans ce que j’avais à dire. Finalement j’ai réalisé que l’anxiété est un sujet qui est universel sans compter qu’en ce moment c’est un truc de fou, les gens sont vraiment très stressés… Donc j’ai décidé de l’aborder car même si c’est très personnel c’est très général à la fois. Il y a beaucoup de stigmatisations sur les diverses formes que peut prendre l’anxiété.

    C’était important pour vous de vous raconter et de dire aux personnes qui vivent la même chose que vous qu’ils ne sont pas seuls ?

    Cœur de Pirate : Absolument. Je pense que je l’ai toujours fait dans mes albums même si je parlais d’amour autour de thématiques complexes comme les relations toxiques, certaines violences, etc. Là je ne voulais pas parler d’amour relationnel parce que je l’avais beaucoup exploré. En ce qui concerne le fait de libérer la parole je pense qu’on le fait tous un peu quand on est musicien parce que faire de l’art ça reste être engagé et être politique. Parler d’anxiété alors que c’est quelque chose qui a encore le dos large, que les gens ont tendance à rabaisser énormément ou alors de déresponsabiliser les personnes qui en souffrent… Et je ne parle pas que d’anxiété je parle de santé mentale en général. C’est important pour moi que les gens puissent se reconnaître, se retrouver dans mes chansons.

    Peut-on dire que « Cavale » est une introspection sur fond de journal intime que vous partagez avec le public ?

    Cœur de Pirate : C’est aussi une forme de thérapie. Quand j’écris une chanson ça me permet de comprendre aussi ce qui m’est arrivé c’est pour cela que je me sens très chanceuse d’avoir ce médium pour pouvoir parler de certaines choses mais c’est encore mieux si ça peut aider les gens.

    C’est un album mélancolique mais qui n’en est pas pour autant triste. Le fil rouge de « Cavale » est-il aussi celui de votre vie ?

    Je fais une musique en règle générale où il y a une dichotomie entre la musique en elle-même et les paroles de la chanson. C’est d’ailleurs ce qui me plaît parce que je pars du principe que l’on ne peut pas traverser les épreuves difficiles de la vie si on ne ressent que de la joie tout le temps. Je pense qu’il faut vivre une certaine tristesse pour progresser en tant qu’être humain. Selon moi c’est important de vivre ces émotions-là et de ne pas être dans le déni.

    Vous participez au Festival Avec le Temps, un événement engagé en faveur de l’inclusion notamment. C’est important pour vous de participer à un festival qui a du sens au-delà de l’aspect culturel ?

    Cœur de Pirate : Faire de l’art c’est politique et prendre position en tant qu’artiste via les plateformes c’est politique donc j’ai beaucoup de respect pour les festivals qui non seulement programment des gens qui sont ouverts et ont une parole libérée sur certains sujets et le line-up est très bon. Sans compter que j’adore Marseille, c’est ma ville de cœur puisque j’y passe tous mes étés et j’ai hâte de retrouver le public marseillais.

  • Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Un nouveau service public est mis à disposition des habitants des communes faisant partie du Parc naturel régional de la Sainte-Baume et des deux communes voisines à savoir Auriol, Ceyreste, Cuges-les-Pins, Roquefort-la-Bédoule ou encore Roquevaire et Trets.

    Un paysagiste conseil sera donc présent pour des permanences ouvertes au grand public six mercredis à partir du 25 février, dans le cadre de la récente adhésion du Parc au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône (CAUE 13). Un organisme public qui, depuis 45 ans, accompagne les particuliers les collectivités mais aussi les professionnels dans leurs projets d’aménagement tout en favorisant la qualité architecturale, urbaine et paysagère. Dans le département, pas moins de 112 communes sur les 119 totales ont adhéré au CAUE 13.

    Des conseils gratuits pour les particuliers

    Les particuliers auront donc l’opportunité de bénéficier de conseils à la fois neutres et indépendants adaptés au budget de chacun sur la façon de concevoir, aménager et entretenir les espaces extérieurs de manière esthétique et durable tout en favorisant la biodiversité. Et ce, que vous ayez un jardin, un balcon, un grand terrain ou une terrasse, le paysagiste prendra les spécificités de l’environnement du projet mais aussi les enjeux écologiques du territoire en choisissant des plantes locales, en créant des habitats pour la faune mais aussi en sélectionnant des végétaux adaptés au climat méditerranéen et à la nature au sol. Le tout en favorisant un jardin résilient, facile d’entretien qui soit économe en eau.

    Peu importe la taille de l’espace dont vous disposez, le spécialiste pourra vous aider à transformer le lieu en un espace de vie agréable, fonctionnel et bien pensé qui vous permettra aussi de rafraîchir naturellement votre intérieur limitant ainsi l’effet d’îlot de chaleur.

    Les permanences pour le parc naturel régional de la Sainte-Baume se tiendront au sein du service urbanisme et la mairie de Roquevaire les mercredis après-midi.

    Ce service gratuit sera également proposé aux habitants des 17 communes du Parc naturel régional des Alpilles à partir du 25 mars, pour neuf rendez-vous les mercredis matin au sein de la Maison du Parc naturel régional des Alpilles qui se trouve à Saint-Rémy-de-Provence.

    Pour participer aux permanences il est nécessaire de prendre rendez-vous
    au 04.96.11.01.20
    pour la Sainte-Baume
    et au 04.90.90.44.13
    pour les Alpilles.

  • La justice enjoint la Ville de retirer une croix du Luberon

    La justice enjoint la Ville de retirer une croix du Luberon

    Ce n’est pas une querelle de clocher mais de laïcité qui oppose, depuis plus de trois ans, la fédération vauclusienne de la Libre pensée et la commune de Robion. L’association, qui a comme vertu cardinale l’application de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, a dans son viseur la présence d’une croix en bois, dite de Corilou, sur les hauteurs d’un massif du Luberon.

    Après plusieurs courriers et échanges avec la Ville et la préfecture, la Libre pensée avait saisi le tribunal administratif de Nîmes pour faire retirer cette croix, contraire au respect de la laïcité car installée après 1905. Dans une décision du 6 février, la justice vient de donner raison à l’association et « enjoint le maire de faire procéder au déplacement de la croix litigieuse dans un délai de deux mois ». Hors monument funéraire, la loi veille « à la neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes » et « s’oppose à l’installation dans un emplacement public, d’un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d’un culte ou marquant une préférence religieuse ». Selon l’association, qui a produit plusieurs témoignages, la croix a été mise en l’état il y a moins de 20 ans.

    « Ce jugement confirme que la laïcité institutionnelle n’est pas une option, ni pour un maire, ni pour un préfet, et vient rappeler que le domaine public ne saurait être mis à disposition d’opérations de propagande religieuse », salue, dans un communiqué l’association, récusant toute christianophobie, assurant agir de la sorte « pour toutes les religions ». Une décision qui désole le maire Patrick Sintès (DVD), confiant à Ici Vaucluse, qu’il fera appel. Selon lui, la croix est historique et mémorielle. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’habitants s’émeuvent aussi de la disparition annoncée.

  • Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    En avril dernier, la date du 2 avait été retenue pour la visite de chantier du futur gymnase inclusif, sortant de terre à Saint-Chamand, juste à côté du château. Une date faisant écho à la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Dix mois plus tard, ce mercredi 11 février, le calendrier résonne encore d’un symbole pour l’inauguration de la structure, en ce jour de la loi de 2005, censée œuvrer à l’égalité des droits des personnes en situation de handicap. Un lieu qui va connaître ses premières activités ce samedi par un atelier de sensibilisation à l’autisme.

    Autant dire que l’émotion était forte dans les discours, à commencer par Sarah Hirsch, directrice de l’association Le Pas (Loisirs éducatifs et physiques adaptés sports), à l’origine de ce gymnase baptisé Jules-Maillet, du nom d’un ancien adhérent actif décédé il y a un peu plus de deux ans, à 27 ans. « Tu nous manques et tu es dans nos cœurs », adresse la directrice, en regardant Marc, le papa de Jules, qui a très fortement contribué financièrement à la création de ce gymnase. « Ton geste d’une immense générosité a permis de boucler ce projet à un moment où on était sans solution », salue Sarah Hirsch, remerciant aussi « la centaine de contributeurs » et son équipe désormais de 8 salariés.

    Un lieu ouvert à d’autres clubs

    Le projet d’un coût de 780 000 euros a été financé à hauteur de 30% par des fonds publics (Ville, Département, Région, CAF, MSA, Agence nationale du sport) ou privés comme la fondation Orange. « On n’a pas lâché l’affaire sur ce projet au long cours », résume la maire Cécile Helle (PS), rappelant que le sujet est en route depuis 7 ans. « On a été interpellé à raison sur la nécessité de rendre plus inclusive la pratique du sport et réaliser un tel gymnase », note l’édile, là où la municipalité a cédé le terrain pour un bail à construire. Le Pas espère aussi percevoir une subvention de fonctionnement, à ce stade bien indécise selon l’issue des urnes municipales. « À quelques semaines du renouvellement des conseils municipaux, j’adresse un message clair aux candidats, intégrez ces enjeux dans vos projets, l’égalité des chances doit être un pilier et pas un supplément d’âme », appuie Étienne Ferracci, président de la CAF de Vaucluse.

    D’une surface de 240m2, le bâtiment dispose d’un espace gymnase de 80m2 et devrait accueillir quelque 90 personnes régulièrement, dès l’âge de 3 ans et jusqu’à l’âge adulte. « Il a été conçu en suivant les recommandations de la haute autorité de santé et nos expériences de terrain », détaille Sarah Hirsch. Les fenêtres ne sont volontairement pas à hauteur des yeux, plusieurs notes de luminosité existent et le matériel est insonorisé. Mais le site se veut ouvert à tous, des partenariats avec des clubs sportifs classiques sont prévus.

  • L’horizon s’obscurcit pour les salariés d’Alinea

    L’horizon s’obscurcit pour les salariés d’Alinea

    « On sera là pour manifester notre colère, sans débordement, sans invectives », déclare, vendredi, Sébastien Laisne de la Couronne, délégué syndical central (CFDT) à Néomarché, maison-mère d’Alinea.

    À l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC (Sega ou Syndicat national des entreprises du groupe Auchan), les salariés feront un débrayage de 10h à 12h samedi devant le magasin Alinea, Zone des Paluds. Samedi dernier, ils étaient déjà une trentaine à s’être mobilisés, mais alors sans l’appui des syndicats.

    Depuis, les 249 salariés du magasin Alinea Aubagne et du siège social de l’enseigne dans la ville ont appris que le principal repreneur roumain d’Alinea, la SDC Holding, qui envisageait de reprendre 575 des 1 172 salariés de l’enseigne au niveau national, avait retiré son offre… L’enseigne a été placée en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier par le tribunal des activités économiques de Marseille.

    Offres inacceptables

    Si tout n’est pas perdu, la menace de la liquidation judiciaire de cette enseigne créée en 1988 à Avignon prend de plus en plus corps… « Le juge ne s’est cependant pas encore prononcé. Il le fera d’ici mi mars. Car tous les repreneurs qui ont fait des offres de reprise auprès du tribunal jusqu’au 26 janvier dernier, ont jusqu’au 2 mars pour présenter des offres bonifiées », explique le cédétiste.

    Selon une salariée du magasin Alinea à Aubagne, syndiquée au CGC- CFE- SEGA, « les négociations des syndicats au sujet du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sont au point mort. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a un appel à mobilisation samedi ». Sébastien Laisne précise : « On n’est pas du tout d’accord avec ce que nous proposent les actionnaires de l’association familiale Mulliez (AFM). Si on se place dans la situation la plus défavorable, c’est-à-dire la liquidation judiciaire, la prime de PSE passerait de 5 000 euros par salarié licencié à environ 2 500 euros. Les salariés ne peuvent pas accepter d’être traités comme ça ! » Dans le tract diffusé par la CFDT, on peut lire : « Les salariés subissent aujourd’hui les conséquences de décisions prises par un actionnaire qui en 2020 avait déjà procédé à un redressement judiciaire afin d’écraser les dettes dans son propre intérêt. » Aujourd’hui encore, « ce sont des centaines d’hommes et de femmes qui s’apprêtent à perdre leur emploi. L’actionnaire reste sourd à l’appel des salariés », poursuit le tract. « La galaxie Mulliez pèse des milliards, mais les salariés sont licenciés à moindre coût… »

    Vendredi matin, le candidat aux municipales Jean-Pierre Squillari (liste Aubagne en commun, gauche, écologistes et citoyens) a publié un communiqué. « Je veux assurer les salariés de ma solidarité pleine et entière. Avec mes amis, nous nous tenons à leur disposition », écrit le candidat. « Le secteur du commerce évolue, c’est un fait. Mais ce n’était pas la première alerte pour Alinea. L’anticipation n’a pas été au rendez-vous. Quand un groupe verse des dividendes massifs et qu’une filiale s’effondre, la question des priorités est posée », commente-t-il.

  • La Région en butte aux coupes budgétaires de l’État

    La Région en butte aux coupes budgétaires de l’État

    Jamais une séance plénière du conseil régional n’aura été aussi rapide. En moins de deux heures ce vendredi matin, l’entièreté de l’ordre du jour était balayée. Et pour cause, il n’y figurait, en dehors des questions orales et motions, que deux points à l’ordre du jour. Dont un passage obligé : le débat d’orientations budgétaires, préalable à l’adoption du budget prévue au mois d’avril.

    En guise d’introduction, le vice-président (Centriste) délégué aux finances Jean-Pierre Colin alerte sur « un amoncellement inquiétant de nuages ». L’addition des coupes budgétaires certes est moins sévère que ce qui était initialement prévu. Mais aux 60 millions d’euros déjà retirés en 2025 s’ajoutent de nouveau 60 millions d’euros en moins pour les finances régionales. La collectivité se rattrape grâce aux hausses des taxes sur les cartes grises et la mise en place du versement de mobilité régionale, dont le taux a été rapidement divisé par deux face à la fronde patronale. « La Région se donne des moyens pour poursuivre les priorités de la mandature sans renoncement », promet l’élu seynois. À savoir la rénovation des lycées, les infrastructures routières et ferroviaires, la transition écologique et surtout l’accueil des Jeux d’hiver 2030.

    « Le problème n’est pas d’investir », tente dans l’opposition d’extrême droite Coline Houssays (RN). Mais malgré cela elle réclame « une ligne rouge financière explicite ». Et s’oppose au nom de son groupe à la trajectoire financière régionale en déplorant « une région hyperactive ». « À quoi servirait un budget équilibré face à une région qui stagne ? À rien ! » l’interpelle le président du groupe majoritaire Pierre-Paul Leonelli face à la tentation austéritaire de l’extrême droite. « En ce qui concerne notre hyperactivité, tant mieux, ironise à sa suite Renaud Muselier. Mais je ne suis pas un canard sans tête qui court partout : nous nous sommes fixé un cap, et dans la région, ça fonctionne plutôt bien. » Il assume les coupes réalisées – « nous ne sommes pas le tiroir-caisse des autres collectivités » – et la priorité donnée aux Jeux « pour accélérer l’aménagement de notre territoire et avoir des arbitrages positifs sur l’ensemble de nos dossiers ». Et d’énumérer toutes les avancées récentes, du rail à l’industrie.