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  • Dumas, Cacciatore, Herrero en 1ere ligne

    Dumas, Cacciatore, Herrero en 1ere ligne

    Elles étaient 270 samedi en début d’après-midi dans les ronds. Sous la direction d’Alexandra Chantelauze et l’arbitrage de Michel Allari et Éric Chevalier. Après bien des ronds-points, des courbes et quelques épingles, pas trop bien négociées, nombreuses vont quitter la route avant la fin de ces premières heures de compétition. On retrouve donc ce dimanche matin les seize triplettes qui ont pour le mieux aborder toutes ces chicanes. Avec ces équipages-là, le Championnat Départemental aborde sa dernière ligne droite.

    Tout débute par un grand huit, fort attractif, passionnant même explosif. En priorité, ce choc qui n’est autre que la finale de l’an dernier entre les locales conduites par Christine Laprade qui doivent avoir soif de revanche et les tenantes les « Étoilées » emmenées par Lydie Lavaly.

    Autre partie à sensation, le duel entre les deux « teams » du Cercle St Barnabé, l’un drivé par Sabine Fara et l’autre piloté par Axelle Bernard. Sans oublier les six autres face-à-face qui s’annoncent aussi indécis qu’intéressant.

    À l’image de cette partie entre les « Vertes » de Biver ou Bazin, Maceri et Del Soccorro vont connaître une entame laborieuse, pour concéder 8 points à rien, avant d’enclencher, mettre le turbo et parvenir à s’imposer face aux joueuses de la Boule Carryenne avec comme pilote Marie Josée Tortia.

    Elles sortent les tenantes !

    Sur la route des quarts, Sabine Fara et ses partenaires ont encore une spéciale à franchir, avec les tenantes toujours en course. Ces championnes 2025 où Manon Mahé a remplacé Andréa Lavaly. Toutefois victimes d’un « ennui mécanique » ces dernières ne vont pouvoir exploiter au mieux leur puissance, et devront rentrer au stand. Elles en ressortiront un peu plus tard, pour disputer le carré des quarts. Dans la douleur, elles parviendront à s’offrir une qualification pour le régional de Château-Arnoux le 14 mai prochain.

    Le coup est double pour les « Étoilées » qui perdent dans ce tour la formation de Morgane Hautemayou. Défaite devant un surprenant trio de Carry avec au volant Martine De Santis.

    À ce stade de l’épreuve, on remarque aussi que deux équipages font sensation et roulent tambour battant. Les « Canourguaises » de Ghislaine Faralli et les « Ciotadennes » de Cassandra Dumas. L’impression est bonne car nous allons retrouver ces deux « bolides » en course pour le titre.

    Les Salonaises après avoir pris le meilleur sur les joueuses de St Barnabé, qui pour les circonstances ne seront que l’ombre d’elles-mêmes. Par ailleurs dans le duel des « Maritimes » entre La Ciotat et Carry, c’est sur deux « coups de feu » d’une valeur de 5 points, tirés par Cacciatore que les premières vont s’inviter à ce dernier tour de circuit. Les joueuses de St Barnabé et Carry devront passer par la case région à Château-Arnoux le 14 mai.

    C’est Marie Zala, une des principales dirigeantes du groupe qui lance le but de la finale. Dans ce duel, il semble que les filles de Salon aient laissé à la cave une partie de leur potentiel… La belle machine connaît des soubresauts, à l’appoint Faralli qui jusqu’alors jouait les castors a perdu ses repaires, Randrianarizafy n’a plus la bonne mire, quant à Fornelli dans son rôle de milieu, oui elle est au milieu… mais du gué, en même temps que ses partenaires.

    En face, boostées par leur succès du tour précédent, elles se montrent plus à leur avantage. Bien que concédant huit points en deux mènes, elles réalisent un plein qui leur permet de repasser en tête pour ne plus lâcher la pole position, jusqu’au terme de la 8e mène. À noter que dans la précédente en reformant une boule Dumas à retarder l’échéance. Pas pour longtemps, car dans la suivante après trois tirs manqués et dans la foulée un but qui s’isole sous la pression de Faralli. Herrero n’a aucun mal à glisser le point victorieux. Celui qui leur permet de glisser en première ligne et décrocher le titre.

    Ces deux formations prendront la route du Nord pour aller disputer le « France » les 20 et 21 juin à Douaisis-Agglo. Nous devrions les retrouver, quelques jours plus tard dans les allées du Parc Borély pour le G.P. Féminin Paprec La Marseillaise.

    Fiche technique

    Demi-finales

    1)Dumas bat Martine De Santis – Élisabeth Galasso – Michèle Query (B. Carryenne) 13 à 8

    2) Faralli bat Sabine Fara – Stéphanie Fournier – Séverine Roche (C. St Barnabé) 13 à 0

    Finale

    Cassandra Dumas, Mégane Cacciatore, Sandra Herrero (Boul. Ciotadens) battent Ghislaine Faralli, Valérie Fornelli, Véronique Randrianarizafy (B. des Canourgues) 13 à 9

  • Groupama FDJ-United à la table de la performance

    Groupama FDJ-United à la table de la performance

    C’est une des équipes phares du cyclisme français et international, présente notamment sur le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise et au départ des grands tours. Alors qu’elle file vers ses 20 ans, l’équipe cycliste Groupama-FDJ United continue d’être à la pointe de la technologie, aussi bien en matière de vélos que d’équipements portés par ses coureurs.

    Chaque membre dispose de quatre machines de route et trois de contre-la-montre. « Elles sont le fruit d’une réflexion commune, menée avec le constructeur et nos techniciens. Pour exemple, nous avons pu gagner 4% d’aérodynamique en redessinant les bidons. Sur l’étape la plus dure du Tour de France, cela peut faire gagner 14 secondes », indique Philippe Maudui, directeur de course.

    Mais, au-delà de son matériel de pointe, le staff technique de l’équipe World Tour française apporte une attention toute particulière à la nutrition de ses coureurs. « Nous avons mis en place un programme personnalisé qui est très apprécié », souligne Lucas Papillon.

    Des pâtes à tous les repas

    Les menus que le nutritionniste et son équipe concoctent tournent essentiellement autour d’un aliment clé : les pâtes. « Nous en proposons pratiquement à tous les repas et même parfois au petit-déjeuner », confesse-t-il. Afin d’être autonome dans ses choix, l’équipe a même ouvert ses portes à un nouveau partenaire, français, spécialisé dans cet aliment, Panzani. « Un repas de cycliste de haut niveau, c’est en moyenne 80% de pâtes. Nous avons des formes différentes, afin de garder le plaisir d’un repas partagé. Chaque coureur va choisir en fonction de ses besoins », détaille Lucas Papillon.

    Il note aussi que « le régime n’est pas le même sur une course d’un jour, par rapport à une épreuve par étapes. Il faut gérer les apports de glucides et de lipides. Sur un grand tour de trois semaines, il y a une demande énergétique croissante ». Dans ce domaine, la Groupama-FDJ United est autonome. Avec un food-truck et une cuisine ambulante qui suit l’équipe sur les courses.

    Marc Madiot, figure emblématique de la formation, reconnaît : « Je mangeais déjà des pâtes, mais désormais, la nutrition est mieux éduquée et les coureurs sont mieux informés. »

    CHIFFRES

    1,6

    Panzani, nouveau partenaire de l’équipe, fournit 1,6 tonne de pâtes chaque saison, afin d’assurer le ravitaillement de l’ensemble des coureurs. Les pâtes sont préparées à la demande. Sur le Giro, 80 kg seront consommés.

    80%

    C’est la part que représentent les pâtes dans l’alimentation d’un coureur. « Les pâtes sont proposées à chaque repas, y compris au petit-déjeuner. Chacun est libre d’en consommer ou non », indique Lucas Papillon.

    197

    Chaque année, l’équipe fait assembler 197 vélos. Chaque coureur reçoit quatre machines de courses et trois machines de contre-la-montre. L’équipe utilise également 15 000 bidons et 3 à 4 paires de roue par jour de course.

  • Une satisfaisante parenthèse bleue pour Héléna Mathon

    Une satisfaisante parenthèse bleue pour Héléna Mathon

    La découverte de l’équipe de France A est toujours un moment particulier dans une carrière. Porter le maillot des Bleues est un accomplissement, un premier pas vers le très haut niveau. C’est ce qu’a vécu Héléna Mathon, la semaine dernière. La joueuse de Plan-de-Cuques (22 ans) a été appelée par le sélectionneur, Sébastien Gardillou, pour les deux derniers matches de qualifications à l’Euro. Au Kosovo et contre la Finlande, la pivot a vécu une première de qualité.

    « Franchement, c’était une semaine assez intense. On a eu pas mal d’entraînement, de matches, mais je l’ai super bien vécu. C’était quelque chose d’incroyable, c’était une bonne expérience. Le groupe vivait bien, les coéquipières étaient toutes bienveillantes, donc je repars avec une très, très bonne impression de cette semaine », décrivait-elle.

    Déjà qualifiée, la France a choisi de faire tourner et de donner sa chance à plusieurs jeunes du championnat. En plus de Héléna Mathon, Eva Mbata, Lucie Modenel ou encore Léa Fargues faisaient leurs grands débuts, entourées par les taulières aux 271 sélections au cumulé, Laura Glauser et Tamara Horacek. Gardillou a souligné avoir été « agréablement surpris » par les prestations de la joueuse du HBPC, laissant entendre qu’elle « avait marqué des points ».

    La principale intéressée réagit : « Oui, c’est une bonne chose, je suis très contente. Après, quand je rentre en équipe de France, le but est de se faire remarquer, c’est d’être performante pour y rester. Bien sûr, mon but, c’était que je me fasse remarquer, que je sois performante. »

    Joueuse de la rencontre pour sa 2e sélection

    Avec quatre buts, plusieurs interceptions et une intensité importante en défense, Héléna Mathon a reçu le titre de joueuse du match, dimanche, à Poitiers, contre la Finlande (39-16). Un bel accomplissement, pour gratifier ses efforts de la semaine. « C’est une belle récompense. En plus, il y avait ma famille qui était là pour ma première fois en France et un de mes premiers matches en sélection. Franchement, très contente qu’au deuxième match, je sois élue joueuse du match », expliquait la joueuse formée à Nantes.

    Désormais, retour à une vie plus classique, avec les deux derniers mois de la saison de Ligue Butagaz Énergie pour viser le plus haut possible au classement. Avant, peut-être, de revoir son nom dans la liste des sélectionnées pour le match amical contre la Suède, le 26 septembre prochain.

  • Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Fin janvier, lors de la présentation de son programme, Olivier Galzi (DVD) avait surpris l’auditoire en évoquant le partenariat prétendument méconnu entre le Louvre et le musée avignonnais du Petit Palais. « Apprenons à valoriser notre marque », enjoignait le candidat alors que pourtant, le musée a rouvert il y a deux ans, avec la venue de la directrice du musée du Louvre pour remettre à jour le partenariat qui fête ses 50 ans cette année.

    « Et si demain le Petit Palais d’Avignon devenait le Louvre Avignon ? », clame, lundi, Olivier Galzi sur ses réseaux sociaux, au sortir d’une rencontre à Paris avec le nouveau directeur du Louvre, Christophe Leribault. La publication du néo maire laisse à penser qu’il est à la manœuvre pour monter de toutes parts un rapprochement inédit. Ce que n’ont pas manqué de dénoncer, dans les commentaires, d’anciennes élues de l’ex-majorité de Cécile Helle. « La récupération ne fait aucun doute, le travail initié avec le Louvre ne date pas de ce rendez-vous et il a fallu des négociations et pour arriver au Louvre en Avignon », recadre Anne-Catherine Lepage (PCF) quand la conseillère départementale (DVG) et ex-adjointe, Laurence Lefèvre ironise : « L’annonce témoigne que finalement Olivier Galzi apprécie ce qui a été fait pour l’attractivité de notre ville. »

    On serait tenté de dire que le maire est passé maître dans l’art de faire du neuf avec du vieux. « Depuis la venue de l’ancienne directrice, rien n’a été fait, le partenariat est tombé à l’eau et s’enfonçait dans les limbes », assure Olivier Galzi auprès de La Marseillaise. Son rendez-vous de lundi lui aurait permis d’acter un nouveau slogan. « Une marque Louvre Avignon, simple et efficace, plutôt que l’ancienne illisible Musée du Petit palais Louvre en Avignon », annonce-t-il. Depuis 1976, le musée du Petit Palais abrite le plus important dépôt de peintures du Louvre en région. L’an dernier, une œuvre du peintre florentin Cimabue avait été prêtée.

    En juin 2025, la municipalité avait voté pour le Petit Palais la « mise en œuvre du partenariat, grandes orientations du projet scientifique et culturel et des interventions bâtimentaires nécessaires ». « Quand on a la chance d’avoir des œuvres du Louvre dans un musée municipal, il faut aller au-delà de l’ouvrir de temps en temps », pointe Olivier Galzi qui revendique « quelque chose de plus ambitieux pour améliorer l’effet de marque et en réduisant le cahier des charges budgétaire ». Le maire évoque un projet à 30 millions d’euros, quand la délibération de juin avoisinait « les 15 millions d’euros HT ». Quoi qu’il en soit, l’exposition annoncée pour les 50 ans cette année n’est plus à l’ordre du jour.

    Galzi et le trop-plein palestinien au Festival

    Invité mardi sur France Inter et interrogé sur la pièce qui l’avait marqué l’an dernier au Festival d’Avignon, Olivier Galzi a confié ne pas y avoir été présent. Ce qui n’a pas empêché le maire (DVD) de constater une omniprésence gênante à ses yeux : « J’ai été un peu choqué par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne », se hasarde-t-il estimant que « la culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser ». Des propos largement repris et qui lui ont valu de nombreuses remontrances. F.C.

  • Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Ce jeudi, une quarantaine de stands d’entreprises locales jalonnent la salle du Quattro de Gap. Et, parmi les candidats, CV en main, beaucoup ne sont pas majeurs. Aussi, lorsqu’une candidate de 18 ans se présente devant le syndicat de l’hôtellerie et restauration des Hautes-Alpes, sa directrice, Véronique Gauchat, taquine : « 18 ans ? Vous êtes vieille ! » Depuis plusieurs années en effet, elle observe que les candidats se font plus jeunes. « Il y a de plus en plus d’adolescents curieux de découvrir le monde professionnel et d’être plus indépendants, explique-t-elle. D’autre part, les temps sont durs et les parents ne peuvent plus autant aider, alors ils doivent être autonomes par eux-mêmes. »

    Anticiper l’année universitaire

    Parmi les lycéens, la majorité souhaite allier une première expérience valorisante à un revenu qui permet d’envisager plus sereinement la prochaine étape, les études. « Un peu stressée » par cette première rencontre avec le marché de l’emploi, Manon, 16 ans, en 1ère générale à Gap, prépare déjà l’avenir. « Pour mes études, il me faudra partir dans une grande ville, il n’y a pas grand-chose à Gap. Alors si je peux commencer à mettre de côté… »

    Pour les étudiants, le salaire de l’été est crucial pour assurer les dépenses à venir, et surtout le loyer. Laura, 20 ans, de Gap, vient de se réorienter et entamera une formation en bijouterie à Marseille à la rentrée. « J’ai été deux ans à Aix en licence et même en vivant en Crous et en ayant la bourse, la vie y était très chère, explique-t-elle. Même si, à Marseille, c’est un peu plus abordable, il me faudra mettre de côté pour payer mon logement. » D’autant que les loyers augmentent, et même en Crous, où ils ont grimpé de 6% en moyenne en France depuis deux ans. Une hausse, que Paloma, 21 ans, étudiante en psychologie à Aix, venue chercher un job pour soutenir ses études, a ressentie. « Mon 9m2 me coûtait 248 euros l’an passé, il coûte désormais 275 euros par mois », explique-t-elle. Une augmentation qui peut sembler marginale, mais qui est à mettre en perspective avec un coût de la vie étudiante qui aurait augmenté de 4,12% entre 2024 et 2025 et de 32% depuis 2017, selon l’Unef. Autre difficulté, concilier emploi saisonnier et volonté de profiter de l’été, un peu, quand même. « Si possible, j’aimerais éviter le service en restauration, c’est très speed, tu as rarement tes soirées de libre, et les horaires peuvent changer d’un jour sur l’autre… », expose-t-elle.

    En fin d’études, le passage par un emploi saisonnier peut aussi sécuriser le moment de transition vers un travail qui correspond au diplôme obtenu. « Je ne suis pas forcément venue chercher un emploi en lien avec mes études, explique Lolita, 24 ans, qui vient d’achever un master en communication à Lyon. Pour elle, un salaire d’été permettrait d’anticiper plus sereinement une installation dans une grande ville où elle a plus de chances de trouver un emploi pérenne. « Et puis, ça me fait aussi une pause dans mes journées passées sur internet à chercher un travail en lien avec ma formation… ce qui est assez anxiogène », admet-elle. Le secteur saisonnier permet aussi de rester actif tout en mettant de côté, et il demeure l’un des rares secteurs où l’embauche est dynamique, alors que 21,5% des actifs de 15 à 24 ans sont en recherche d’un emploi selon l’Insee.

  • Alpes-de-Haute-Provence : des médecins solidaires pour pallier les déserts médicaux

    Alpes-de-Haute-Provence : des médecins solidaires pour pallier les déserts médicaux

    Dr Baro, d’Annecy, Dr Brissot, de Moselle, Dr De Mailloux, des Deux-Sèvres… Ces soignants sont tous venus passer une semaine au centre de santé Médecins Solidaires du Brusquet, village près de Digne-les-Bains où il n’y avait plus de médecin depuis 2016. L’association rassemblant plus de 1 000 médecins généralistes installe des centres de santé dans des zones rurales constituant des déserts médicaux, pour permettre aux habitants d’avoir un médecin traitant. Pour cela, elle reçoit des aides financières importantes des communes, très demandeuses de les recevoir. Au Brusquet, la municipalité a acheté le bâtiment, une ancienne maison dans laquelle les médecins se sont installés. « On a conventionné avec les communes alentour, et chacune participe aux frais de fonctionnement du cabinet », explique le maire.

    « Beaucoup de patients nous disent : c’est la première fois que je me sens écouté et que je suis ausculté », relate Aline Hélène, coordinatrice du centre, qui joue à la fois un rôle de secrétaire, d’assistante médicale et de gestionnaire du budget et des stocks. « C’est très compliqué pour trouver un médecin ici », témoigne Julie Capello, patiente habitant Le Brusquet, touchée de voir autant de médecins venir des quatre coins de la France pour soigner les locaux.

    Des citadins qui viennent se soigner au village

    Les habitants ont encore plus de mal à voir des spécialistes, et doivent très souvent aller à Aix, à Marseille ou à Gap. « Parfois, on appelle pour essayer d’avoir des rendez-vous plus rapidement, mais, même pour nous, c’est compliqué », atteste la coordinatrice. Beaucoup d’habitants se retrouvent sans médecin traitant lorsque le leur part à la retraite. De nombreux patients viennent même de Digne-les-Bains, pourtant ville préfecture, pour se soigner dans ce petit village. « Si vous aviez une carte de fidélité, je gagnerais des points ! », lance l’un d’entre eux. « À Digne, tout est plein, il n’y a plus de place chez aucun médecin », témoigne-t-il.

    Cette semaine, c’est le Dr Yves Baro, venu d’Annecy, qui officie. « Je ne devais pas être là, mais le médecin qui devait venir s’est cassé le bras », explique-t-il. « Il y a plein de patients qui passent la porte et disent : Docteur, merci, vous êtes là ! », se réjouit le médecin. « Cela me permet de garder le contact avec la médecine. Je suis retraité depuis un peu plus d’un an, et j’ai beaucoup de mal à la quitter. » Un tiers des médecins solidaires sont retraités, tandis que les actifs posent des congés pour exercer dans ces centres en zones rurales. « Il y a aussi des jeunes médecins qui ont terminé leur cursus d’études, mais qui ne sont pas encore installés et qui décident de temps en temps de consacrer une semaine à Médecins Solidaires », relate Dr Baro. Au Brusquet, les médecins ont leur logement réservé juste au-dessus du cabinet médical, et peuvent même venir accompagnés de leur conjoint et de leurs enfants.

    « Pour nous, ça a été vraiment un gros plus pour la commune. Du fait que ce cabinet se soit installé, on commence à avoir des demandes d’autres professions médicales. On a eu un psychologue, une prothésiste, des kinés qui veulent s’installer sur la commune », se réjouit le maire.

    L’association Médecins Solidaires a lancé un appel aux généralistes, et espère ainsi créer « plus de 800 centres de santé sur tout le territoire ». Elle a été fondée par le Dr Martial Jardel, qui avait entrepris à la fin de son internat un « tour de France des déserts médicaux ». Il a ainsi constaté que certaines personnes n’avaient pas vu de médecin depuis des années, et a fondé l’association avec l’idée : « Plutôt que de demander beaucoup à peu de médecins, autant demander peu mais à beaucoup », alors que de nombreux généralistes en zone rurale sont en burnout.

  • À Martigues, les surveillants de baignade de demain en formation

    À Martigues, les surveillants de baignade de demain en formation

    « On n’a pas d’équipements comme ça à Marseille », s’émerveille Brahim Timricht, de l’association marseillaise Le Grand bleu, à propos de la piscine Avatica de Martigues. Cinq jeunes martégaux de 18 à 23 ans font des allers-retours dans le bassin de 25 mètres ce mercredi matin, sous les yeux de leur enseignant Houssine Naouar. Tantôt en nage libre, tantôt sur le dos et sans les mains, parfois une pause avant de reprendre, le programme est soutenu.

    Un emploi garanti à la fin

    Normal. Depuis lundi, la structure marseillaise connue pour enseigner la nage et plus encore aux enfants a débarqué à Martigues pour former des jeunes adultes au Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA). « Pour les préparer il faut améliorer leur pratique de la natation », explique l’enseignant. « En plus de la préparation physique, on apporte de la technique, chaque épreuve est chronométrée », détaille-t-il avant de lancer un nouvel atelier « prise de dégagement ».

    En binôme, un stagiaire simule une noyade pendant que l’autre doit le saisir au poignet, plaquer son bras au buste, puis le « remorquer » le plus loin possible, la tête hors de l’eau. « À l’examen il faut tenir 10 mètres. Pour l’entraînement je leur en demande 25 comme ça on est serein », confie Houssine Naouar. « Le cardio il est fini, on aurait dû commencer par ça », lance Thomas Miseranni, 18 ans et benjamin de l’équipe, essoufflé après avoir tracté son camarade Nabil Boukelkoul.

    Ce dernier est entré grâce au centre social Notre-Dame-des-Marins. « J’étais à un stade où j’en avais marre de l’école, je voulais quelque chose de professionnalisant », relate-t-il. « En plus la formation est gratuite, c’est pas négligeable et on trouve du taf partout : plages, piscines, campings et croisières. » Une préférence ? « Les croisières, ce serait pas mal », confie-t-il.

    Après la séance, les jeunes sont en formation générale au secourisme de 11h à 17h pause comprise, pendant 15 jours. « On sort 50 sauveteurs aquatiques par an depuis 15 ans », souligne Brahim Timricht du Grand Bleu. « Cette nouvelle formation, financée par la Politique de la Ville de l’État nous donne une ampleur départementale. À la sortie, l’emploi est positif à 100% », assure-t-il, une aubaine pour « les jeunes envoyés par les centres sociaux, la Ville la Mission locale et France travail ».

    Cela suscite des vocations. En fin de séance, Thomas Miseranni ose : « Je suis volontaire pour être maître-nageur. » Le CFA du Grand Bleu sera sa porte d’entrée, la même que son enseignant dix ans plus tôt.

  • Dans les yeux des minots du Secours populaire

    Dans les yeux des minots du Secours populaire

    Dans le cadre du Printemps des solidarités, la fédération varoise du Secours populaire avait invité mercredi après-midi les enfants dans le Parc des oiseaux, au Pont du Las à Toulon, pour une très motivante chasse aux œufs. « Cette période est importante pour rappeler que, pour nous, la solidarité n’a pas de frontières », commence Olivier Masini, le secrétaire départemental.

    Et d’expliquer les multiples projets montés, notamment « pour répondre aux nombreuses urgences dans plus de 60 pays, avec des partenaires locaux ». Olivier Masini insiste sur le fait que le Secours populaire n’exporte pas la solidarité mais s’appuie sur place sur un maillage associatif déjà existant et avec lequel il travaille parfois depuis 30 ou 40 ans, selon les pays. « On a à peu près 200 partenaires et 250 projets qui sont suivis », ajoute-t-il.

    Et de poursuivre : « Aujourd’hui, on veut mettre l’accent sur la situation que nous connaissons, avec des enjeux majeurs, comme la question des urgences climatiques, environnementales, qui se multiplient, quels que soient les continents, et en France aussi, on l’a bien vu, avec l’augmentation des phénomènes d’inondations, parfois meurtrières, d’ailleurs. » Mais aussi pour faire face aux conséquences des conflits armés qui se multiplient à travers le monde. Et qui s’intensifient.

    Le responsable associatif rappelle l’implication du SPF il y a trois ans, avec l’Ukraine, pour aider sur place, à la frontière, les personnes qui quittaient leur pays. Mais aussi, après, dans l’accueil des familles : « Dans le Var, en 2024, on suivait à peu près 400 familles ukrainiennes, ce qui est énorme. » Et aujourd’hui, avec la situation au Proche-Orient catastrophique, notamment au Liban, pas question de baisser les bras.

    « On n’oublie pas bien entendu la Palestine, parce que là, maintenant, on a l’impression que c’est réglé et qu’on peut passer à autre chose alors que la situation est dramatique pour les populations », insiste-t-il. Ni, bien sûr, « les amis de Cuba qui subissent un blocus qui ne date pas d’hier mais qui s’intensifie là aussi ». Pour faire face aux problématiques d’énergie, explique-t-il, le Secours populaire a lancé une opération visant à acheter 1 000 kits de panneaux solaires afin d’aider les familles sur place.

    La solidarité en partage

    Pendant la conférence de presse les minots des familles accueillies apprennent avec les autres à se connaître pour mener ensemble leur quête de l’après-midi.

    En les regardant passer devant le stand, Olivier reprend : « Ce qui est important, dans le climat dans lequel nous vivons aujourd’hui, c’est de montrer que la différence de culture est une véritable richesse. C’est important dans un monde où on voit, malheureusement, les situations de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie monter en flèche. »

    Et de poursuivre : « On est là pour construire des ponts, pour communiquer. » Une culture à l’opposé, cela dit en passant, des valeurs portées par l’extrême droite qui propose, au contraire, de bâtir des murs et le repli sur soi.

    Au sujet des programmes de développement suivis par la fédération varoise, le secrétaire départemental met également en avant la construction d’une maison des femmes, au Népal, pour la défense de leurs droits. Mais aussi des forages de puits, dans le sud de Madagascar pour faire face aux sécheresses de plus en plus graves chaque année.

    Un Secours populaire on le voit sur tous les fronts pour faire vire la solidarité ici, où la pauvreté continue de gagner du terrain, comme à l’international où la guerre et les catastrophes font des ravages, parce « le combat est le même », insiste Olivier Masini.

    Et pour pouvoir continuer de construire et d’élargir cette solidarité sans frontière, le Secours populaire a bien conscience que le meilleur vecteur c’est les enfants. « Ils sont les citoyens de demain », réaffirme le militant. D’où le travail réalisé sur l’accès aux droits pour que tous puissent exprimer demain leur pleine citoyenneté.

    Pour l’heure tout le monde goûte le plaisir d’être ensemble, dans le partage.

  • L’œnotourisme, une priorité pour les Vignerons Indépendants

    L’œnotourisme, une priorité pour les Vignerons Indépendants

    Pour son assemblée générale, la Fédération des Vignerons indépendants Var Alpes Corse avait l’embarras du choix parmi les sublimes domaines viticoles qui jalonnent ses départements d’appartenance (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Corse-du-Sud, Haute-Corse et Var). Elle a choisi celui de Bunan, jonché dans les premières pentes de la Sainte-Baume, à la Cadière-d’Azur.

    Créée en 1979 au niveau national, la Fédération accompagne au quotidien ses 7 000 vignerons-adhérents dans la défense de leur métier, en tant qu’organisation syndicale, s’appuyant à cet égard sur 33 fédérations départementales, et fait remonter leurs demandes au niveau national. Elle contribue à améliorer les compétences des vignerons dans tous les aspects de leur activité à travers de nombreux services : conseils, notamment juridiques, conditions d’achats privilégiées, formations, informations… Elle constitue un relais entre l’adhérent et la Confédération nationale, les douanes, les fraudes, la Chambre d’Agriculture, l’interprofession, les Organismes de défense et de gestion (ODG), et de manière générale tous les organismes professionnels agricoles et institutions publiques.

    À l’heure de dresser le bilan 2025, un petit contraste apparaît de prime abord : malgré un chiffre d’affaires en hausse (+8,3%, de 625 000 à 677 000 euros), la Fédération des Vignerons indépendants Var Alpes Corse enregistre un déficit de 73 000 euros. « Il était budgété », rassure son trésorier Pierre Boyer, qui avance une trésorerie de plus de 400 000 euros et des capitaux dépassant les 1,1 million d’euros.

    Entre communication

    et simplification

    En cause : l’augmentation du budget communication (+78 000 euros). « La communication devient importante par la force des choses. Exister ne suffit pas, il faut le faire savoir », martèle Ludovic Walbaum, secrétaire général de la Fédération des Vignerons indépendants de France, qui avait fait le déplacement. Cela passe par le développement des packagings, mais surtout, de l’œnotourisme, « un aspect économique important », alors qu’il « paraissait inconcevable de faire payer les visites de nos exploitations il y a quelques années », soutient Ludovic Walbaum. Dans cette optique, la Fédération locale a lancé la plateforme « Passez au domaine », une sorte d’appli de rencontres avec les domaines viticoles, basé sur un faux questionnaire de personnalité, qui fonctionne en réalité par géolocalisation pour drainer de potentiels clients chez le vigneron le plus proche d’eux. Celle-ci recense plus de 3 000 visites depuis son lancement l’été dernier.

    Autre cheval de bataille pour l’œnotourisme : la simplification. « Nous vivons une crise profonde marquée par des charges toujours plus lourdes », déplore Nathalie Roubaud, présidente des Vignerons indépendants Var Alpes Corse. « Et il n’y a toujours pas d’assouplissement des règles, ni de clarification fiscale. » Un certain nombre de freins sont relevés : règles d’urbanisme inadaptées, cadre fiscal, délais de traitement… Des obstacles que la mission interministérielle sur l’agritourisme, à laquelle a participé la Fédération, et dont le rapport a été déposé fin mars, doit participer à assouplir, bien qu’aucune mesure n’ait encore vu le jour. « Mais désormais, les mondes de l’agriculture et du tourisme se parlent », positive Ludovic Walbaum. Toujours dans une visée de simplification, ce dernier milite pour la création d’un guichet unique européen des droits d’accises (impôts indirects frappant certains produits, dont le vin), pour faciliter la vente aux particuliers européens, qui demeure bien souvent un casse-tête fiscal.

  • La Région Sud aide Fibre Excellence

    La Région Sud aide Fibre Excellence

    « La Région Sud avait accordé un prêt de 3 millions d’euros, dont 2,3 millions restent aujourd’hui à rembourser. Elle est prête à y renoncer pour soutenir la continuité de l’activité », annonce la collectivité, dans un communiqué de presse diffusé ce mercredi, à propos de la situation de Fibre Excellence, l’entreprise produisant de la pâte à papier dont un de ses sites est situé à Tarascon. Notons que cette créance avait été prise lors de la reprise de l’entreprise en 2021 et que la proposition de la Région se fait « dans le cadre d’une solution de reprise crédible et durable ». « La Région Sud est pleinement mobilisée pour défendre les emplois et préserver ce site, un acteur important de la souveraineté industrielle de notre pays. Fidèles à nos engagements depuis 2021, nous sommes prêts à prendre nos responsabilités », développe le président du conseil régional, Renaud Muselier (Ren.).

    « Merci pour le coup

    de pouce »

    Côté CGT, on accueille cette mesure positivement mais sans sauter au plafond non plus. Laurent Quinto, représentant de la Filpac-CGT sur le site de Tarascon « remercie la Région pour le coup de pouce » et loue un acte « qui n’est pas rien ». Mais il déplore surtout que « l’intersyndicale n’ait pas été reçue par la Région Sud malgré plusieurs demandes » et décrit cette aide régionale comme « pas suffisante au regard des enjeux ». Le syndicaliste prend exemple sur la Région Occitanie dirigée par Carole Delga (PS) : « On aurait aimé que la Région Sud s’engage autant que l’Occitanie, qui propose une entrée au capital. »