Blog

  • Agir pour une paix juste et durable

    Agir pour une paix juste et durable

    La paix pourra-t-elle advenir un jour au Proche-Orient ? Tant de sang, tant de larmes ont coulé que le désespoir s’étend un peu plus chaque jour dans les peuples palestinien et israélien et, au-delà, dans le reste du globe.

    Pour signer la paix, il faut être deux. Les terroristes islamistes du Hamas et l’extrême droite raciste israélienne n’y parviendront pas. Les peuples palestinien et israélien ne sont pas condamnés à vivre sous l’emprise du pire.

    Nelson Mandela palestinien

    Marwan Barghouti, élu député à deux reprises, est une figure porteuse d’un projet de réalisation des droits nationaux des Palestiniens, d’inspiration laïque et démocratique. Souvent comparé, y compris dans la presse israélienne, à Nelson Mandela, qui avait été lui aussi considéré comme un terroriste et emprisonné durant de longues années, il pourrait incarner un chemin de rassemblement et de paix pour son peuple.

    Côté israélien, même si le massacre antisémite du 7 octobre a renforcé le camp de l’extrémisme, des voix démocrates et progressistes n’ont jamais cessé de se faire entendre pour appeler à la résolution du conflit en commençant par une trêve.

    Mais l’absence de guerre ouverte n’est pas la paix. La situation tragique dans laquelle sont plongées les populations civiles de Gaza, où 73 000 morts ont été dénombrés, et de Cisjordanie, en témoigne.

    Créer les conditions d’une fin durable du conflit, c’est fonder la paix sur la justice, le droit international et garantir à ces deux peuples, deux États.

  • Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Une fuite de gaz, localisée « sur une résidence proche » selon le site des transports de la Métropole, a été détectée rue des Allumettes aux alentours de 17 heures, selon les informations recueillies sur place. S’il n’y a pas eu d’évacuation, plusieurs établissements, dont la gare routière et la bibliothèque Méjanes, ont été confinés jusqu’à nouvel ordre.

    Depuis 17h, aucun bus n’a pu partir de la gare routière et les points de départ ont été modifiés. Sur place, plusieurs médiateurs de la Métropole ont informé les usagers de l’évolution de la situation.

    Aux alentours de 18h, le quartier demeurait bouclé. « Nous ne savons pas pour le moment quand nous pourrons rouvrir », indiquaient les forces de l’ordre. Les informations concernant les départs de bus étaient disponibles sur le site de la Métropole.

    Toutefois, vers 18h20, les pompiers annonçaient « que la fuite de gaz était coupée depuis plus d’une heure. Il faut attendre la fin des relevés pour être sûr qu’il n’y ait pas de poches. Pas de retours à ce stade sur la fin des relevés en cours.»

    Les informations concernant les départs de bus et leurs horaires sont à retrouver sur le site de la Métropole et les applications de transport.

  • Vaucluse : un parcours de 62 kilomètres à vélo inauguré

    Vaucluse : un parcours de 62 kilomètres à vélo inauguré

    Sur la route, les cyclistes amateurs pourront découvrir les 40 bornes blanches et jaunes qui jalonnent ce parcours dont le dénivelé positif s’élève à 1 495 m.

  • « Sketches of Spain » lance et chauffe le Marseille jazz des cinq continents

    « Sketches of Spain » lance et chauffe le Marseille jazz des cinq continents

    Un voyage dans les musiques traditionnelles espagnoles dont s’enivrent le trompettiste new-yorkais Michael Leonhart et le danseur-chorégraphe Israel Galvan, « l’un des plus éminents représentants du flamenco contemporain », situe Hughes Kieffer, directeur artistique du Marseille jazz des cinq continents, à propos de ce spectacle qui lance le festival, mercredi 1er juillet à 20h, à la Vieille Charité. Les deux artistes revisitent cet opus dont les premières notes éclairent sur ce que la musique et ses mélanges ont fait de plus beau. Ses ingrédients ? une sauce à base de Concerto d’Aranjuez, composé par Joaquin Rodrigo 20 ans plus tôt, liée par le génie de Miles Davis, sur des arrangements de Gil Evans. Une œuvre mélancolique et ensoleillée qui nous tabasse l’âme dont Miles Davis disait : « Cette mélodie est si forte que, plus elle est jouée douce, plus elle est forte et, plus elle est jouée forte, plus elle devient faible. »

    www.marseillejazz.com

  • Avec Pierre Paulin, le design fait son entrée au musée Fabre

    Avec Pierre Paulin, le design fait son entrée au musée Fabre

    « On est très heureux de faire entrer le design par la grande porte au musée Fabre en consacrant cette exposition à celui qui fut assurément un des plus grands designers français », introduit Juliette Trey, directrice du musée montpelliérain. Premier en région à proposer une grande rétrospective dédiée à la carrière de Pierre Paulin, le musée Fabre a bénéficié, pour ce projet, de l’accompagnement et du prêt de nombreux objets et archives provenant du Fonds Pierre-Paulin, ainsi que de prêts du Mobilier national, avec lequel le designer a coopéré durant 40 ans. Notamment une pièce qui constitue le clou de l’exposition : le Fumoir de l’Élysée (photo 1), une commande présidentielle réalisée sous Georges Pompidou. Resté en réserve depuis son démontage en 1974 et restauré pour l’occasion, il est exposé pour la première fois à Montpellier.

    Un design utile et confortable

    Né en 1927 à Paris, Pierre Paulin, venu s’installer en 1982 dans les contreforts des Cévennes et décédé à Montpellier en 2009, fut l’un des pionniers du design moderne. À travers un parcours chronologique, cette exposition retrace les différentes étapes de sa carrière, « qui épouse véritablement l’essor du design en France », commente la commissaire Florence Hudowicz, conservatrice en chef du patrimoine au musée Fabre. Le designer a marqué son époque par sa capacité à imaginer des formes nouvelles tout en restant attentif aux usages du quotidien. Et à l’impératif de confort. « Ce qui a fait le début de sa popularité, ce sont les salons des arts ménagers et décoratifs. Dès 1953, Paulin y expose et obtient immédiatement une reconnaissance populaire », rapporte Florence Hudowicz. « On est à l’époque où la modernité est en marche, avec le réfrigérateur, l’aspirateur… Une ère nouvelle s’ouvre pour le couple moderne. Paulin veut s’adresser au plus grand nombre, montrer que le design n’est pas du luxe ou du gadget, mais qu’il peut servir à améliorer voire transformer le quotidien. » Il va notamment façonner des fauteuils devenus iconiques -Mushroom chair (1960), Ribbon chair (1966), Tongue Chair (1967) – avec une structure simplifiée et un garnissage de plus en plus souple dans lesquels le corps se love. Des créations intemporelles alliant confort et élégance au service des usages, qui continuent d’incarner la modernité et d’inspirer aujourd’hui. « Dans l’effervescence des années 1960 et 1970, marquées par l’émergence de nouveaux modes de vie, de nouvelles technologies et d’un désir de liberté, il invente des formes inédites, souples et profondément humaines », souligne Michaël Delafosse, maire PS de Montpellier et président de la Métropole. « Cette exposition montre comment le travail de Pierre Paulin a été le produit de son époque, mais également sa dimension visionnaire », complète la directrice du musée.

  • [Entretien] Clara Gimenez : « On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort »

    [Entretien] Clara Gimenez : « On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous résumer votre parcours
    au PCF
     ?

    Clara Gimenez : J’ai adhéré au PCF à 14 ans en 2009 après un cours d’histoire sur Marx où j’ai découvert que des gens avaient une grille d’analyse de la société qui me correspondait assez. J’étais depuis un an chez les Jeunes communistes et j’ai adhéré à la cellule de Pignan. Vers 2013, j’ai intégré l’exécutif du conseil départemental aux côtés de Michel Passet. En 2014, j’ai été élue d’opposition à la mairie de Pignan puis j’ai déménagé à Montpellier et donc démissionné. Je suis membre du conseil national du PCF depuis 2018. Dimanche 21 juin, le débat a eu lieu et ma candidature a été retenue. Je suis élue dans la majorité de la Ville et de la Métropole de Montpellier depuis 2020.

    Certains militants attendent une gestion plus collective. Comment pensez-vous gérer la fédération ?

    C.G. : Je partage le besoin du travail collectif. On est toujours plus intelligents à plusieurs. Seul on va plus vite, mais collectivement on va plus loin. À 31 ans, j’ai encore beaucoup à apprendre de mes camarades. Je vais aller à la rencontre des sections et des cellules qui organisent des fêtes durant l’été et des responsables dans les mois à venir. On va travailler collectivement à la proposition d’un exécutif départemental à la mi-juillet, qui sera composé d’une petite dizaine de personnes. Le conseil départemental désignera les camarades qui en seront. L’idée c’est d’avoir une représentation la plus diverse possible et d’avoir des camarades qui aient des responsabilités, des missions, pas un groupe de bureaucrates. L’ambition c’est, en septembre, de pouvoir adopter une feuille de route départementale qui vienne décliner les décisions du congrès départemental.

    Qu’attendez-vous du congrès national et pourquoi soutenir la base commune du conseil national ?

    C.G. : J’attends de ce congrès qu’il permette de partir en ordre de marche pour la période qui s’ouvre, qui n’est pas seulement la présidentielle. Je souhaite un débat sur : qu’est-ce qu’un Parti communiste utile demain pour le monde du travail ? J’attends des débats sur les modalités d’organisation, notre stratégie, notre vision. C’est pour cela que j’ai soutenu le texte du conseil national. Je crois que c’est un texte qui nous permet de nous réinscrire dans le paysage. Pas uniquement sur la présidentielle, même si je pense qu’il y a une nécessité d’avoir un candidat. Pas forcément pour le score qu’on fera, mais pour se saisir de tous les moyens qu’on aura pour parler à notre classe sociale, la reconquérir et faire grandir la conscience de classe. C’est aussi une étape dans la réflexion sur ce que pourrait être le socialisme à la française comme moyen d’atteindre une société communiste, qui rompe profondément avec la société capitaliste.

    Quelle sera votre position vis-à-vis des partenaires de gauche dans l’optique des futures élections ?

    C.G. : Je défendrai mon point de vue dans ma réunion de section mais au final ce sera une position collective, je crois à démocratie interne. Je porterai le choix de tous les communistes. Pour ce qui est des relations avec nos partenaires de gauche, c’est la question du rapport de force des luttes dans le pays. Ces dernières années, on a déjà prouvé qu’on savait faire des accords de sommet, ce n’est pas un problème. La réalité c’est qu’on a une gauche qui, toute mouillée, ne dépasse pas 30%. La question c’est : comment on fait grandir des choses dans la population. Pour moi, c’est la clé. Historiquement la gauche a toujours été forte quand le PCF était fort. On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort. C’est la tâche à laquelle je vais m’atteler dans les mois qui viennent dans l’Hérault et au plan national. Ce sera l’une des conditions de la victoire de la gauche. Dans l’Hérault, on a eu davantage de votants
    [sur les 4 textes, Ndlr]. Quand on fait le travail, on arrive à enrayer l’érosion naturelle des adhérents en faisant des adhésions et en fidélisant nos adhérents. Il faut poursuivre le travail engagé de reconstruction des cellules au plus près des lieux de vie de nos adhérents, ce qui est de nature à encourager la participation régulière aux différents moments forts du parti. Avoir de plus petites réunions permet de s’exprimer plus facilement, notamment pour les nouveaux adhérents, c’est moins intimidant.

    Pour vous, que signifie être communiste en France en 2026 ?

    C.G. : C’est vouloir rompre avec le système capitaliste tel qu’il est aujourd’hui, vouloir transformer profondément la société dans laquelle on vit. C’est avoir à cœur de reconstruire une conscience de classe qui nous permette de gagner la lutte des classes. C’est aussi être au plus près des habitants où qu’ils soient, apporter des réponses concrètes à leur quotidien. Mais c’est aussi coller des affiches, distribuer des tracts, car ce sont des moyens pour reconquérir cette conscience de classe.

  • Le marché du livre d’occasion est-il la solution ?

    Le marché du livre d’occasion est-il la solution ?

    En 2022, la part de l’occasion dans le marché du livre a atteint les 20%, selon une étude de 2024 menée par le ministère de la Culture et la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia). Pour autant, celle-ci représenterait toujours moins de 10% de la valeur du marché.

    À Montpellier, Waldeck Moreau a ouvert sa librairie L’Opuscule il y a sept ans et y a toujours proposé une majorité de livres neufs. « Je constate cependant qu’il y a de plus en plus de demande pour les livres d’occasion, explique ce professionnel. Nous allons donc ouvrir une salle dédiée, parce que notre local s’y prête. » Selon lui, cette augmentation de la demande s’explique par les prix plus bas et la baisse du pouvoir d’achat. « Les gens nous demandent aussi de plus en plus de livres de poche », affirme-t-il. Un constat confirmé par l’étude de la Sofia, qui montre que c’est avant tout pour payer moins cher leurs livres que les Français achètent d’occasion. Les considérations écologiques ne pèsent pratiquement pas dans leurs motivations.

    Par ailleurs, 4 Français sur 10 ont déjà revendu d’occasion un livre. S’ils cherchent avant tout à gagner un peu d’argent, deux revendeurs sur trois cèdent moins de 10 livres par an, représentant un gain inférieur à 50 euros.

    De son côté, le groupe Gibert-Joseph, qui se revendique première librairie indépendante de France, a été placé en redressement judiciaire à la fin du mois d’avril 2026. Le jour même, le Figaro rapportait que le groupe avait pour plan de miser sur « un virage stratégique autour du livre d’occasion ». Le groupe réaliserait déjà 35% de son chiffre d’affaires sur ce segment et espère doubler la part de ses ventes d’ici à 2029.

    La librairie Gibert-Joseph de Montpellier, elle, ne serait pas concernée par cette procédure de redressement judiciaire. L’enseigne n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Un marché massivement

    opéré en ligne

    Mohammed Samari, lui, a ouvert sa librairie d’occasion la Gare aux livres, à Nîmes, en 2021. Il est aujourd’hui en reconversion et veut se lancer dans la vente en ligne. « Peut-être que ça dépend des villes mais à Nîmes, l’occasion ne marche pas si bien, explique-t-il. Même quand je faisais des livres à un euro pour les étudiants, ça ne partait pas tant. Peut-être aussi que les boîtes à livres, qui sont nombreuses ici, participent à la baisse des ventes… En tout cas, je suis persuadé que l’avenir est à la vente en ligne : même Vinted s’est mis à vendre des livres d’occasion. »

  • La région Occitanie enregistre un bilan touristique contrasté à l’aube de l’été

    La région Occitanie enregistre un bilan touristique contrasté à l’aube de l’été

    Le calendrier des jours fériés était favorable aux échappées touristiques ce mois de mai. Alors que la saison des ponts s’achève pour laisser place à l’arrivée de l’été, l’Occitanie y a enregistré 20 millions de nuitées touristiques, soit 31% de sa fréquentation depuis le début de l’année.

    Mais le pont de l’Ascension et le week-end de la Pentecôte ont affiché une fréquentation en retrait par rapport à l’année précédente. L’agence Ad’Occ privilégie la piste météorologique pour justifier le recul des réservations.

    Préparer l’été

    Désigné comme le plus chaud jamais enregistré en France, le printemps 2026 a été singulier. Marqué aussi bien par cette anomalie de +1,7°C en moyenne par rapport à la période 1991-2020, que par l’environnement géopolitique instable, ce climat global a impacté les professionnels du secteur.

    Fin avril, 60% d’entre eux redoutaient un impact négatif des tensions internationales sur leur activité. Une inquiétude qui coïncide avec le ralentissement des arrivées aériennes internationales en France : le pays s’efface légèrement derrière d’autres Européens comme l’Espagne et l’Italie. Il est cependant à noter que les clientèles françaises demeurent majoritaires sur l’ensemble de la région et génèrent une fréquentation
    similaire à 2025. Plus d’un acteur du tourisme sur deux tire un bilan positif de ce mois de mai, un niveau de satisfaction en retrait de 5 points par rapport à mai 2025. Mais l’agence Ad’Occ reste optimiste : Airbnb, qui représente 81% de l’offre d’hébergement en Occitanie, annonce des réservations pour juillet et août qui dépassent les scores de l’an passé. Parmi les destinations choisies, les espaces urbains sont donnés favoris et Toulouse se distingue avec une nette avance.

    Pour Vincent Garel, administrateur de l’agence, « le tourisme est l’un des moteurs de l’attractivité de l’Occitanie. Dans un contexte marqué par des décisions de voyage de plus en plus tardives, les perspectives estivales restent encourageantes et témoignent de la confiance accordée à notre destination ». Les prochaines semaines seront décisives.

    Oriane Castan