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  • Coupe de France : le point sur le 1er tour départemental

    Coupe de France : le point sur le 1er tour départemental

    Certains clubs ont programmé leur rencontre : 9 mai 15h : B. La Pauline – Boulègue Miramas et 10 mai 9h : B.Puyricardenne – AB Maillane Percy.

    Focus sur la rencontre A.B. Jules Lenoir – Amis de Saint-Julien

    Sous l’impulsion

    des frères Journoud

    Disputée au pays des frères Lumière, cette ville où le jeu de boules fut porté sur les fonts baptismaux. Les locaux vont avoir la meilleure entame, portant à leur actif 4 parties en individuel. Ils vont en effet s’imposer avec leur féminine Valérie Tortorici par Johan Valero, Laurent Fernandez et Bruno Ripert. Lesquels vont prendre le meilleur respectivement sur Mireille Pellissier, Enzo Brunello, Frédéric Campanello et Louis Blanco.

    Pour les visiteurs Nicolas et Thomas Journoud en disposant de Florent Fabry et Patrice Cascales parviennent à limiter la casse. Dans l’épreuve 2, celle des binômes, la formation du capitaine Didier Pellissier se montre à son avantage.

    En effet, Muriel Ben Hocine et son fils Thomas Journoud, puis Campanello et Nicolas Journoud et enfin Blanco et Brunello vont prendre le meilleur sur leur vis-à-vis à savoir Tortorici -Valéro,, Claude Morati – Bruno Ripert et Antoine Michaël et Laurent Fernandez.

    Dès lors et avant d’aborder la 3e phase, la donne est simple pour les joueurs de Jules Lenoir deux victoires sont impératives, à la poursuite de la coupe de France, alors que pour les Marseillais un seul succès suffira à leur bonheur.

    Il sera l’œuvre des frères Journoud qui associés à Muriel leur Maman vont s’imposer 13 à 7 face à Valérie accompagnée de Valéro et Fernandez.

    Vainqueurs sur tous les fronts, Nicolas et Thomas Journoud auront bien été les éléments déterminants de cette qualification.

  • Championnat départemental doublette : Hatchadourian-Fernandez intouchables

    Championnat départemental doublette : Hatchadourian-Fernandez intouchables

    On l’avait écrit, prédit, et ils l’ont fait. Michel Hatchadourian et Jérémy Fernandez ont dominé de la tête et des épaules ce championnat départemental doublette. Par la même occasion, ils ont propulsé une nouvelle fois la Boule Aixoise en haut de l’affiche. D’autant plus haut que les finalistes Stéphane Pagni et Sébastien Batista sont également licenciés à la Boule Aixoise. Comble de tout, cette finale est un remake de la finale triplette disputée à Eyguières avec deux acteurs en moins (David Rivièra et Renato Uhlmann). On y a cru un moment à la victoire du binôme Pagni-Batista, mais l’avantage acquis en début de partie (8 à 2) a fondu comme neige au soleil face à la machine infernale adversaire où aucune lacune n’a transpiré par la suite. (13 à 8).

    Cette domination sans partage éclipse quelque peu les performances des autres candidats. On pense à Aimé Courtois (Boule Verte). Il revient en haut de l’affiche en s’inclinant en demi-finale face à Batista avec son jeune équipier Jean Baptiste Govindin.

    Coup de chapeau également aux vieux de la vieille André Contreras et Patrick Piacentino (Fos). Ils ont chuté contre les futurs vainqueurs. Rapidement distancés, ils n’ont pas pu revenir dans la partie malgré deux belles opportunités au tir de Piacentino. Quelle belle prestation de Contreras. Il a presque lutté à armes égales avec son vis-à-vis. C’est peu dire.

    Dans ce long et périlleux voyage de deux jours terminé à la Boule de Vitrolles, lieu devenu régulier des parties finales, on a retrouvé les hommes en forme du moment. Michel Adam et Babacar Donde ( Boule 1mModérée) déjà demi-finaliste en triplette ont perdu aux portes du carré d’honneur, tout comme leur copain de club Philippe Roux et William Francone.

    On attendait beaucoup du duo Jean-Marc Foyot-Gino Deslys. Ils ont, en partie, rempli leur contrat en s’inclinant 12 à 13 face à Batista-Pagni dans un quart de finale à suspense.

    Un clin d’œil également à Christophe Gérard et Fabrice Dran derniers représentants de la Boule verte de Biver tenante du titre avec Viola orphelin de Laurent N’Guyen. Il n’a pas négocié la dernière journée comme il le souhaitait en compagnie de Louis Marsille.

    Pour la Boule Aixoise c’est l’eldorado quatre titres (Batista tête à tête), (Marsille-Hatchadourian doublette mixte) Rivièra-Fernandez-Hatchadourian triplette), et ce dernier acquis dimanche avec en sus deux finalistes. On est presque dans l’excellence.

    Les qualifiés

    Les vainqueurs et finalistes iront au championnat de France

    Michel Hatchadourian et Jérémy Fernandez(Boule Aixoise) et Sébastien Batista et Stéphane Pagni (Boule Aixoise)

    Qualifiés pour le Championnat de France les 29 et 30 août à Saint-Florentin (89)

    Demi-finalistes : Patrick Piacentino et André Contreras (Boule des Pins) et Jean-Patrice Govindin et Aimé Courtois(Boule Verte – Biver)

    Qualifiés pour la Région le 24 mai au Pontet (84)

    3e équipe qualifiée pour la Région

    Jean-Marc Foyot et Gino Deslys (Boule Aixoise)

    Et de trois

    Le verdict est tombé sur le championnat doublette des Bouches-du-Rhône et Michel Hatchadourian a engrangé son troisième titre. Seul Sébastien Batista a su arrêter le champion Arménien. C’était lors d’un tête à tête. Les initiés ne sont pas étonnés de la performance de ce tireur à l’adresse pure, au caractère bien trempé. Il n’a pas d’égal dans les Bouches-du-Rhône et très peu en France et dans le monde. Rappelons que le canonnier Aixois a déjà trois titres nationaux dans son escarcelle : Triplette 2016 Montoro et Fournie, tête à tête en 2019 et doublettes Bonvarlet 2022. Certains veulent le comparer aux grands d’aujourd’hui. Mais Hatchadourian n’a pas d’égal également dans sa personnalité, son style, sa manière de s’élancer comme si c’était une partie de cabanon. Comme s’il ne connaissait pas la pression. Un tireur hors-norme.

    Ailleurs dans la région, les favoris à la fête

    Dans la majorité des départements, il n’y a pas eu de surprise. Dans le Var, Dylan Rocher et Diego Rizzi (Fréjus) ont assumé leur statut avec un énième titre. Même cas de figure pour Mickaël Bonetto et Christophe (Bron) Sarrio dans le Rhône. Ben et Tyson Molinas n’ont pas manqué la doublette dans le Gard sous les couleurs de Com.Nem Nîmes. La seule surprise vient des Alpes-Maritimes où ni Baudino, ni Delahaye et Baudino, ni Lucchesi ne paraissent dans le carré final. Kévin Meiss et Christophe Calissi (Boule des Eucalyptus) ont été sacrés. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les pensionnaires de la Boule Estoublonnaise Nicolas Panichi et Adrien Tognini se sont imposés. Dans le Vaucluse, Brandon Cano poursuit sa moisson après le titre acquis en doublette mixte avec Virginie Castor, il récidive en compagnie de Gino Dubois. Un nouveau titre pour Carpentras. Dans l’Hérault, Florian Redon est sur un nuage. Le champion tête à tête c’est une nouvelle fois distingué avec une victoire en double associé à Patrice Buche (JBC de Castries). Enfin, dans les Hautes-Alpes, victoire de l’équipe du cercle pétanque sport Gap composée de Mickaël Rosati et Jean Villeret.

  • Manon Mahé reine de Provence

    Manon Mahé reine de Provence

    Après trois défections. Elles étaient finalement 180 au départ de l’épreuve.

    Tout a débuté samedi et après une demi-journée de compétition, passant de la phase poule avec un peu de casse chez des joueuses qui généralement réalisent de plus longs parcours. Ne cherchez plus les Ghislaine Faralli, Anny Gautier dans une poule où les locataires avaient du coffre, ou encore Anaïs Audry, et quelques autres dans une phase où pour quatre-vingt-dix des participantes vont sonner la fin du voyage.

    Pour la suite, le sport continue, avec quelques belles oppositions, des parties attractives et bien indécises à l’image de ce duel familial, une « guerre des ‘’Étoiles’’ » entre les Septèmoises Lysiane Bernard et Chrystelle Carel. Cette dernière va s’imposer 13 à 12.

    Ou encore cette partie entre l’expérimentée, demi-finaliste l’an dernier, bardée de titre, entre autres le GP Féminin La Marseillaise, Sabine Fara et « l’Étoile montante » Mélissa Marsille, encore junior l’an dernier et qui entre dans la cour des grandes avec une carte de visite qui inspire le respect.

    En cours de route, nous avons perdu quelques belles prétendantes, pourrait-on dire, à l’image de Mireille Pellissier dès la sortie des poules, ou encore un peu plus loin Mégane Cacciatore, Axelle Bernard, Morgane Hautemayou, Amandine Blanche. Cécile Trujas, Lydie Lavaly, Marine Rocchietta, Anaïs Barghamian et bien d’autres…

    Le lendemain, avec toujours le président Patrick Fara aux manettes et à l’arbitrage Michel Borghino, on aborde les huitièmes de finale.

    Ferrara tombe la tenante

    Un beau choc au programme : la championne en titre contre une de ses dauphines. Sylvie Tarrin va bien lutter mais ne pourra prendre la route des quarts.

    Trois clubs comptent deux équipes qualifiées à ce stade. Si les joueuses des Pieds Tanqués Miramas et de l’Étoile Bouliste septèmoise s’évitent, il n’en sera pas de même pour les joueuses du Cercle St Barnabé. Deux heures plus tard, c’est Séverine Roche vainqueur ici même il y a une paire d’années qui laisse sa partenaire prendre à son tour la route des quarts.

    Côté des Septémois, la journée semble couler comme un long fleuve tranquille pour Manon Mahé qui domine largement Isabelle Rivière. Plus surprenante cette deuxième joueuse, Audrey Boulanger, qui va s’imposer face à la jeune Mélissa Marsille. Ce qui n’est pas de la tarte. La Septèmoise que l’on découvre va le faire avec beaucoup d’application et un petit zeste de coup favorable, qui booste d’un côté et imprègne le doute de l’autre.

    Un autre résultat attire l’attention : la victoire de Dorothée Seriat-Gautier. Arrivée sur le circuit il y a peu, la sociétaire de la Modérée va prendre sur le fil, le meilleur sur Nadia Lourdault qui fut championne de ligue il y a trois ans.

    On bascule vers les quarts, pendant que Manon Mahé poursuit sa marche, semble-t-il à cet instant, triomphale. On note que Dorothée Seriat-Gautier ne tient pas à se faire rouler dans la farine par Audrey Boulanger. Cette dernière ne réédite pas la performance de sa précédente qualification et quitte la route en quart. Tout en laissant entrevoir de réelles possibilités.

    S’il est un duel qui s’attarde à rendre son verdict, c’est celui qui met en opposition la championne Pauline Lucchesi à Charlotte Ferrara. Pour cause, Cette dernière s’impose aux forceps 13 à 12. Résultat d’une partie de haute intensité et riche en suspense… Entre-temps, Dolores Vercellotti avait éloigné Sophie Roubaud.

    En route sur la voie royale

    Après la pause repas, on approche de l’heure de vérité, avec un bouquet final que l’on n’attendait peut-être pas, mais ce dernier carré a de l’éclat, avec des joueuses qui se sont ouvert un nouvel horizon.

    On va voir Charlotte Ferrara pousser dans ses derniers retranchements Manon Mahé. Avant que la sociétaire des Amis de St Julien ne soit vaincue 13 à 9. Toutefois la fleur au fusil !

    À une heure plutôt propice à la sieste, un choc entre les « Do Do » va nous tenir bien éveillés. « Do » rothée qui fait un peu figure de néophyte au royaume des intégrales et « Do » lores plus expérimentée. Souvenons-nous qu’en 2007, elle avait remporté le concours La Marseillaise des Jeunes. Au final, 13-12 pour la sociétaire du Cercle St Barnabé, mais que le spectacle fut agréable à être vécu, grandiose même, avec un florilège de phases, d’actions qui ont soulevé tour à tour l’enthousiasme des deux kops.

    La particularité de ces deux finalistes, c’est qu’elles ont débarqué il n’y a pas bien longtemps dans leur club respectif, avec dans leurs bagages un fort potentiel de talent.

    Manon Mahé et Dolores Vercellotti vont disputer une finale dont le but sera lancé par la déléguée Christiane Calenzo.

    L’étoile paraît filante avec Manon qui prend le meilleur départ. Dolores qui semble avoir laissé beaucoup d’énergie au tour précédent, parvient à revenir titiller son adversaire. Il y a deux points dans la balance, mais dans la douzième mène Manon Mahé glisse les deux qui vont permettre de décrocher le graal. De bleue vêtue, la tunique de championne avec un couvre-chef à l’effigie de son sponsor, et couverte de fleurs par Farid Djoghal le président du club qui accueillait l’événement, elle pouvait satisfaire aux flashs des paparazzis, elle qui était devenue la reine de la Provence.

    Quarts de Finale

    1) Pauline Lucchesi – Charlotte Ferrara 12-13

    2) Manon Mahé – Michelle Cazorla 13 – 2

    3) Dorothée Sériat-Gautjer – Audrey Boulanger 13 -7

    4) Dolores Vercellotti bat Sophie Roubaud 13 à 9

    Demi-Finales

    Charlotte Ferrara – Manon Mahé 9 – 13

    Dolores Vercellotti bat Dorothée Sériat – Gautier 13 à 12

    Finale

    Manon Mahé – Dolores Vercellotti

    Evol. Score :1-0 // 3-0 // 6-0 // 6-1 // 8- 1 // 8-3 // N // 8-6 // 11 – 6 // 11 -8 // 11-9 // 13-9

    Place qualificative à la ligue au Pontet

    Audrey Boulanger bat Michèle Cazorla 13 à 6

    Pauline Lucchesi – Sophie Roubaud 13 – 2

    Pauline Lucchesi – Audrey Boulanger 13 – 7

  • Tabilo vise un deuxième sacre sur les courts aixois

    Tabilo vise un deuxième sacre sur les courts aixois

    Pour les spécialistes de la petite balle jaune, il s’impose sans conteste comme le grand favori de cette 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole. Alejandro Tabilo (28 ans, 43e mondial), tête de série n°2 cette semaine derrière l’Américain Alex Michelsen (21 ans, 37e), arrive au Country Club aixois avec l’ambition de remporter ce Challenger pour la deuxième fois de sa carrière, après son sacre en 2024. « J’étais en très grande forme cette semaine-là. J’ai joué avec beaucoup de confiance. Les premiers matchs ont été un peu accrochés, surtout celui face à [Hugo] Gaston. J’ai traversé quelques problèmes personnels, mais j’ai su m’en sortir », se souvient le Chilien, né à Toronto, au Canada.

    Tabilo entrera en lice ce jeudi, en huitième de finale, face à l’Espagnol Roberto Bautista Agut (38 ans, 93e mondial). Ce dernier, autre référence sur terre battue, a récemment annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue de la saison, à l’image de Stanislas Wawrinka (41 ans, 106e) et David Goffin (35 ans, 236e). « Ce sera un match difficile », insiste l’ex-membre du top 20, actuellement en pleine préparation pour Roland-Garros, où son classement lui permet d’intégrer directement le tableau principal.

  • Grand Avignon : ces désignations d’élus qui font grincer des dents

    Grand Avignon : ces désignations d’élus qui font grincer des dents

    Trois semaines après son élection à la présidence du Grand Avignon, Olivier Galzi tenait sa première vraie séance du mandat, ce mercredi soir. Seize rapports très techniques et administratifs, largement consacrés à la désignation des élus au sein des commissions, syndicats mixtes ou sociétés publiques locales.

    « J’espère que l’on ne nous fera pas prolonger les débats de manière inutile », prévient d’entrée le président (DVD), un peu plus d’une semaine après une séance similaire en conseil municipal d’Avignon où chaque vote s’est fait à bulletins secrets avec une opposition de gauche et d’extrême droite sans voix au chapitre. « Ce sont des listes de consensus politiques où chaque commune est respectée en fonction de sa représentativité et du résultat des urnes », brosse Olivier Galzi. Trop peu au goût des élus de gauche d’Avignon et de Morières qui ont par moments présenté une liste concurrente. Cela « afin d’acter notre regret d’un manque de représentativité », justifie Mathilde Louvain (LFI) quand le président, oscillant entre agacement et dédain, demande à chaque fois si la liste est maintenue « alors que nous connaissons le résultat d’avance ». « Une posture, déplore-t-il à l’issue de la séance, il y a des sensibilités politiques qui sont habituées à faire ralentir les débats plutôt qu’à les avancer. »

    Une commune carencée pour siéger chez GDH

    Un nom fait tiquer la gauche, celui de Pascale Bories, maire LR de Villeneuve et 1ère vice-présidente en charge de l’habitat, pour siéger au sein du bailleur Grand delta habitat. « Quel signal politique envoie-t-on en élisant la représentante d’une commune qui ne respecte pas la loi SRU en étant déficitaire et pénalisée sur le logement social [364 000 euros, lire notre édition de mercredi] alors que 30 000 demandes sont en attente en Vaucluse », s’interroge Rémy Blanc (PCF). « Je suis désignée au titre de la délégation que j’occupe », répond Pascale Bories, Olivier Galzi ajoute qu’elle n’avait pas postulé d’elle-même. « Villeneuve n’a pas à rougir [taux d’environ de 14%], le rattrapage est long et la loi SRU comporte des défaillances », estime la maire gardoise.

    Autre choix, qui n’a pas fait réagir, mais qui peut questionner : la désignation de Joël Guin, ex-président du Grand Avignon, à l’assemblée générale de Tecelys. Cette SPL en charge notamment des transports dont il est le PDG, et qui est au cœur de lourdes accusations de défaillances et gestion de la part de l’ancien directeur général des services. Faut-il y voir un renvoi d’ascenseur d’Olivier Galzi au fait que Joël Guin ne se soit finalement pas représenté à la présidence ? « Personne n’a appelé l’ascenseur pour moi, j’ai monté les étages comme un grand », répond le maire d’Avignon. Joël Guin louvoie : « Je n’ai rien négocié, j’attends de discuter avec Olivier Galzi, on verra si je reste président. »

  • Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    « Aucune perspective », « absence de vision consolidée », « très fragile »… Des conseillers d’opposition ont fortement critiqué mercredi le budget présenté par la majorité du président de l’intercommunalité, le maire de Digne Julien di Benedetto (SE). « Gérer une collectivité, ce n’est pas juste équilibrer un budget, mais voter un cap, et ce cap n’est pas clair », a déploré Pascal Rovere, conseiller communautaire et municipal d’opposition à Digne-les-Bains. « On nous présente un budget prudent, mais nous, on voit un budget qui avance sans vraiment choisir. On a du mal à voir où on va. Plusieurs millions d’euros sont prévus en investissement sans qu’on sache exactement de quoi il s’agit », a-t-il lancé.

    « On n’a aucune visibilité sur ce que ces investissements vont financer. Le minimum, c’est de donner une visibilité aux nouveaux élus que nous sommes. Aujourd’hui, la façon dont cela nous a été présenté est très fragile », a martelé la conseillère (Ren.) Sandrine Cosserat, qui a demandé au président de reporter le vote de la partie investissement. Elle a par ailleurs déploré l’absence de plan pluriannuel d’investissement.

    « Un budget de début

    de mandat »

    « Si on était arrivés avec un plan pluriannuel d’investissement tout prêt, vous nous auriez dit que c’était antidémocratique. Si on était allés très vite, on n’aurait pas fait les choses correctement, vous nous l’auriez reproché et vous auriez eu raison », lui a répondu le président. « Il ne faut pas oublier que ce budget est un budget de début de mandat, donc il n’y a pas de miracles. Chaque chose en son temps », a-t-il ajouté. « Le recours à l’emprunt est en hausse, mais la capacité de désendettement est très favorable. Le taux d’endettement a permis d’envisager de beaux projets », a affirmé le vice-président délégué aux finances, Marc Bondil. Ce dernier a proposé de conserver les mêmes taux d’imposition que les années précédentes, ce qui a été adopté à 93,5% des votes. « On ne peut pas approuver des projets, puis venir contester les moyens de les financer », a de son côté défendu le vice-président Bruno Acciaï.

    Le budget a finalement été adopté avec 65 voix pour, 5 contre et 8 abstentions. « Il y a des défis immenses à relever. Nous devons donner l’image d’une agglomération forte qui va se battre pour exister et pour ses services publics », a lancé Julien di Benedetto.

    Les délégations des vice-présidents et des conseillers délégués ont également été attribuées à l’occasion de ce conseil. Le premier vice-président Philippe Bertrand sera ainsi délégué à l’aménagement du territoire, tandis que Lila Desjardins, septième vice-présidente et maire DVG de Peyruis, sera chargée du développement économique et numérique.

  • Yoann Richomme teste son « Paprec » en Bretagne

    Yoann Richomme teste son « Paprec » en Bretagne

    Le 17 mai, à bord de son « Paprec », Yoann Richomme prendra le départ d’une des courses les plus emblématiques : la Solitaire du Figaro.

    Pour s’y préparer, le Varois est allé naviguer dans les eaux bretonnes, afin de se familiariser avec les conditions locales. Il a pris le départ de plusieurs régates, durant lesquelles il est allé crescendo, peaufinant la maîtrise d’un Imoca revu et corrigé.

    Après la solo « Guy Cotten » et le trophée Laura Vergne, ce dernier couru en double avec Martin Le pape, Yoann Richomme a enchaîné sur le trophée Banque Populaire Grand Ouest, cinq jours de course en double au départ de Concarneau, disputé la semaine dernière. Un parcours exigeant durant lequel la flotte devait remonter jusqu’à l’archipel de Chausey puis longer de nouveau la Bretagne avant de traverser le golfe de Gascogne jusqu’à un point situé à la latitude d’Arcachon, et de revenir dans le Finistère.

    Les conditions de course ont été éprouvantes. Yoann a même donné de sa personne, « une déferlante m’a projeté dans le cockpit et je suis retombé sur la barre ». Mais à l’arrivée à Concarneau, le tandem figurait dans le top 10.

    À l’issue de cette préparation express, Yoann Richomme reste toutefois confiant. « J’ai pu rencontrer des conditions très différentes, naviguer au contact, tester les réglages et gommer mon déficit de vitesse à certaines allures. » Dans cet apprentissage, il souligne le rôle de Martin qui a été « un excellent co-skipper pour m’épauler », et rappelle au passage à quel point la concurrence est forte et qu’il « faudra rester sage dans mes objectifs à la Solitaire du Figaro Paprec », où « les paramètres pour être performant sont très nombreux ».

    Départ le 17 mai.

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • La CGT porte plainte contre ArcelorMittal pour délit d’entrave

    La CGT porte plainte contre ArcelorMittal pour délit d’entrave

    « Arcelor va s’expliquer devant les juges pour ses mensonges et ses entraves au CSE et à la CSSCT », lance Zidane Mérabet, récemment élu délégué syndical central CGT à l’assemblée générale du syndicat CGT de l’aciérie de Fos-sur-Mer, qui s’est tenue mercredi à la Maison de la mer et du sport. Le syndicat CGT a annoncé à cette occasion lancer une procédure judiciaire pénale en citation directe au tribunal correctionnel à l’encontre de l’entreprise et de quatre dirigeants du site.

    En cause selon Me Julie Andreu du cabinet TTLA, avocate de la CGT, « un délit d’entrave de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ». Plus précisément, la direction est accusée d’avoir « caché un prélèvement positif et délibérément menti en réunion » à ce propos. « Les agissements de la direction sont révélateurs de cette infraction, d’où la citation directe devant le tribunal correctionnel car nous estimons avoir tous les éléments pour se dispenser d’une enquête préliminaire », affirme l’avocate.

    « Des documents modifiés »

    Le secrétaire général du syndicat CGT de l’usine Stéphane Martins de Araujo, resitue le contexte de cette démarche. « Nous avons lancé une procédure de danger grave et imminent [DGI, Ndlr.] sur un calorifuge situé au finissage », une procédure liée à la présence d’amiante pour demander une action et permettre d’exercer un droit de retrait. « Nous avons forcé la direction à faire un prélèvement de contrôle et à accompagner le préleveur. Les deux chefs présents étaient très confiants pour nous dire que ce serait forcément négatif. Le lendemain, en même temps qu’on avait réunion, nos camarades nous ont avertis qu’ils avaient vu le préleveur revenir », raconte le responsable. Les syndicalistes ont alors contacté le préleveur pour connaître la raison de son retour, qui doit normalement faire l’objet d’une information auprès des dépositaires de la procédure DGI, en l’occurrence la CGT. « Sa réponse a été “on m’a demandé de revenir car les prélèvements étaient amiantés” », affirme Stéphane Martins de Araujo.

    « Le jour d’après la direction nous a présenté le rapport : aucun prélèvement n’était amianté. Ils nous ont demandé de lever le DGI, nous leur avons dit que c’était inacceptable et qu’ils avaient modifié des documents agréés Cofrac », tonne le syndicaliste, visiblement en colère. « Ils ont mis la pression aux autres syndicats pour faire lever le DGI. Quand on vous dit qu’ils nous envoient à la mort c’est réel ! » conclut le responsable. Zidane Mérabet abonde en ce sens. « Ce combat dépasse la boîte, quand on voit les déchets amiantés transportés par camions parfois non bâchés et traités comme des déchets industriels banals, cela met en danger tout le monde. » La première audience de citation directe est programmée au 7 juillet.

    Préjudice d’anxiété

    Outre cette procédure, le syndicat est en campagne sur le préjudice d’anxiété lié à l’amiante et aux produits cancérigènes ouverte à tous les salariés et sous-traitants. « Les expositions diffuses et étalées dans le temps n’ont jamais été limitées à une seule substance. L’amiante reste présent partout malgré son interdiction en 1997 », détaille Zidane Mérabet, faisant état de « 600 salariés en suivi médical renforcé amiante dans l’entreprise », et 200 de plus l’ayant quitté. Rendez-vous le 28 mai au conseil de prud’hommes de Martigues.

    De son côté, ArcelorMittal « n’entend pas commenter une procédure en cours ». Plus largement, elle rappelle ses engagements : « La santé et la sécurité au travail sont une priorité absolue pour ArcelorMittal. Sur le site de Fos-sur-Mer, les évolutions en matière de santé et de sécurité reposent sur des investissements permettant d’améliorer la protection collective, mais aussi sur un dispositif de prévention complet, associant formation, amélioration continue des pratiques et suivi médical de tous les salariés », assure-t-elle. « Ces sujets de santé et de sécurité sont au cœur des échanges réguliers avec les instances représentatives du personnel », affirme l’entreprise.

  • Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Un centre de référence en matière de technologies de pointe pour la défense, d’aéronautique, de spatial : le projet de « Tech Valley » du pôle d’activités d’Aix-en-Provence est lancé. Ce mercredi, ce nouveau pôle du Paap, qui se veut être « d’envergure nationale » a été présenté dans l’un des amphithéâtres de The Camp. Sur quinze hectares dont 40 000m2 de bureaux et de locaux d’activité, des laboratoires de recherche, des centres de formation « positionnés sur les marchés civils et militaires de l’aéronautique légère », seront installés sur une zone de l’aérodrome d’Aix les Milles, labellisé France 2030.

    Un projet d’ampleur

    Ici, seront aussi développés l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les technologies à « haute valeur stratégique »… « Ce projet, est d’ores et déjà sur le bureau du commissaire européen [aux stratégies industrielles] », précise Jean-François Dubost, président du Paap et ex-adjoint aux finances de la Ville. Le projet, qui se veut d’ampleur, est porté par l’association des entreprises du Pays d’Aix (Paap), Edeis concessions, délégation de service public de l’aérodrome, la sous-préfecture, pôle de compétitivité Safe mais aussi la Ville, et la Semepa, en charge de la réhabilitation d’un site de trois hectares, comprenant un ancien bâtiment de l’État-Major de la région aérienne sud. « Nous sommes en ordre de bataille pour apporter notre pierre à ce bel édifice, rapporte Éric Chevalier, son président et premier adjoint de la Ville. L’objectif, en accord avec l’état et sous l’impulsion de Jean-François Dubost était d’acquérir auprès de l’état des terrains et de concevoir le projet pour permettre l’installation de cette cité [spatiale]. On avance rapidement. »

    Justement, où en est ce projet ? Selon Sabine Montiès, directrice des investissements Edeis Concessions, les études de conception sont finalisées. Les premiers travaux pourraient être lancés à la mi-2027.

    « La première filière industrielle de la région, c’est l’aéronautique. pointait Jérôme Perrin, directeur général du pôle Safe, qui a mené des études sur les besoins et filières aéronautiques, autour de la future Tech Valley. Depuis le spatial sur l’est de la région et l’aéronautique sir la partie Ouest, avec une concentration forte dans mes Bouches-du-Rhône et sur le territoire de la Métropole. » Installer la Tech Valley à Aix suit donc une logique économique, et vise « une capacité d’accueil » d’emploi de 2 500 personnes ainsi qu’une réserve pour la formation et une pépinière d’entreprises d’environ 5 000m2. Si le projet est économiquement « faisable » selon Jérôme Perrin, ce dernier précise « qu’on n’a pas de grand groupe qui nous dit s’installer sur le site d’Aix-en-Provence. Il va falloir aller convaincre au cas pas cas ». Pour le maire (UDI), Sophie Joissains, ce projet et une aubaine pour « avancer » vers une « économie florissante et d’avenir, qui nous permette dans les années qui viennent d’être les plus performants possibles ». Tout en restant« réservée » sur l’aéronautique :« Nous avons des riverains extrêmement vigilants sur les nuisances sonores. » Autre point de vue sur ce projet, dessiné par le Colonel Guillaume Michel, directeur de cabinet du Général commandant de l’école de l’air et de l’espace, la défense. Et préparer « Les esprits. Non pas pour la guerre, mais pour l’éviter ».