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  • À Marseille, Sébastien Delogu se retire de la mairie centrale et des secteurs avec risque RN

    À Marseille, Sébastien Delogu se retire de la mairie centrale et des secteurs avec risque RN

    Entouré de plusieurs colistiers, Sébastien Delogu a continué de dénoncer « l’irresponsabilité» et le «pari inconséquent de Benoît Payan» qui avait déposé ses listes lundi en fin de matinée, sans accord avec LFI.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce mercredi.

  • Un plan dans l’Hérault pour lutter contre les violences faites aux femmes

    Un plan dans l’Hérault pour lutter contre les violences faites aux femmes

    C’est un fléau qui ne semble pas reculer. Malgré une sensibilisation et une médiatisation plus importantes, les violences faites aux femmes persistent dans notre société. Année après année, les chiffres continuent d’augmenter. L’année 2024 ne déroge pas à la règle : les violences sexuelles enregistrées en France ont progressé de 7%, les viols et tentatives de viol, de 9%. « Dans l’Hérault, nous nous inscrivons dans la tendance nationale d’une stabilisation des plaintes pour violences conjugales et d’une augmentation des violences sexuelles », soupire Chantal Mauchet, préfète héraultaise.

    Pour pallier la situation, la préfecture, le Conseil départemental et les procureurs de Montpellier et de Béziers ont signé, le 6 mars, le premier plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes pour la période 2026-2029. « Ce plan fixe un cap et formalise un partenariat riche. Nous avons pour responsabilité de mieux diagnostiquer et objectiver les violences faites aux femmes afin que nos politiques publiques soient pleinement adaptées aux besoins », poursuit Chantal Mauchet. Concrètement, ce plan prévoit une meilleure coopération entre les partenaires institutionnels en s’articulant autour de six axes : l’hébergement d’urgence, la formation et la prévention, le suivi des enfants victimes de violences, la lutte contre l’exploitation sexuelle, une meilleure communication et enfin l’objectivation des violences grâce à l’Observatoire des violences faites aux femmes de l’Hérault. En somme, pas de nouveau dispositif mais une amplification de l’existant grâce à une meilleure synergie.

    Judiciarisation des faits

    Notamment sur l’hébergement d’urgence. « Le nombre de places a plus que doublé depuis 2019, il y en a 137, voire 170 avec les places dans les hôtels. Nous voulons aller plus loin en intégrant les dimensions d’insertion professionnelle car les enjeux d’autonomie financière et de reprise de confiance en soi demeurent centraux », souligne la préfète. À cela s’ajoutent les deux Maisons des femmes -à Montpellier et Béziers- et un troisième établissement de ce type serait à l’étude en milieu rural, probablement dans les Hauts cantons héraultais.

    Surtout, les signataires insistent sur la judiciarisation des faits. « Cela constitue une étape essentielle sur le chemin de la reconnaissance et de la réparation pour les victimes », fait valoir Chantal Mauchet. En 2024, dans l’Hérault, 1 533 personnes ont été condamnées dans ce cadre.

    « Le traitement des violences conjugales est une priorité de notre politique pénale. En 2025, sur les 800 affaires poursuivables, il y a eu 300 poursuites et 220 déferrements. Les autres procédures ont fait l’objet de mesures alternatives. C’est une justice du quotidien qui est appliquée pour traiter au mieux ces faits d’une grande gravité », soutient Thierry Lescouarc’h, procureur de la République du tribunal judiciaire de Montpellier. Et de lister deux priorités : le renforcement de la protection des victimes, passant par des délais d’audience resserrés ainsi que l’utilisation d’outils comme les téléphones grave danger et les bracelets anti-rapprochement. « Notre seconde priorité concerne les enfants. Ce ne sont pas seulement des témoins mais des victimes à part entière. Cela implique de systématiser la prise en charge de l’intérêt de l’enfant, notamment concernant l’exercice de l’autorité parentale », indique Thierry Lescouarc’h.

    Un premier plan triennal qui en amènera d’autres. Mais tous le reconnaissaient, le chemin à parcourir est encore long. « La lutte contre les violences faites aux femmes est l’affaire de tous. »

  • Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    L’heure a sonné pour les hockeyeurs marseillais. Menés deux à zéro dans leur série des quarts de finale de play-offs face aux Boxers de Bordeaux, ils vont devoir profiter du double retour à la maison pour réduire l’écart au tableau d’affichage. Et ainsi aller de l’avant après les deux désillusions sur la glace girondine. « Le premier match a été serré sur le plan du score, parce qu’on a été solidaires défensivement et que Libor (Kasik, le gardien) a fait un match excellent, mais on a été dominés dans pas mal de parties du jeu, mais pas parce qu’on a été un peu approximatifs avec le palet », déplore Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates de Marseille, conscient que ses protégés n’ont passé que huit minutes en zone offensive, « ce qui est très faible », contre vingt-quatre minutes pour les Boxers de Bordeaux. Cela ne les a pas empêchés d’inscrire deux buts, sur des situations de power-play (supériorité numérique), pour aller en prolongations (défaite aux tirs au but).

    Avantage maison

    « Au bout du compte, on aurait pu aller chercher cette victoire », martèle le technicien marseillais, frustré d’être passé à côté d’une superbe opportunité dès le premier match de la série. Malgré un score plus lourd dans le deuxième match (3-0), les Spartiates ont montré plus de solidité dans tous les aspects. « On retourne à la maison avec des certitudes défensives, mais il va falloir qu’on fasse mieux offensivement à 5 contre 5 », lance Tardif, qui compte sur le soutien du public marseillais pour faire la différence.

  • « J’essaie de créer une équipe qui peut prétendre monter »

    « J’essaie de créer une équipe qui peut prétendre monter »

    La Marseillaise : À sept journées de la fin de Pro D2, vous êtes actuellement troisièmes, à deux points seulement de Colomiers. Comment analysez-vous votre saison en cours ?

    Philippe Saint-André : En début de saison, on a eu trois ou quatre premiers matches qui étaient un peu compliqués. Beaucoup de nouveaux joueurs, de nouveaux staffs et de nouvelles choses à mettre en place. On s’est bien rattrapés au début de l’année 2026, puis on a connu une petite dynamique négative avec un expulsé et pas mal de blessés. Maintenant, on profite de la trêve pour retrouver les joueurs au travers d’une semaine d’entraînement importante, où l’on va notamment partir en stage au Portugal pendant trois jours. On s’apprête à entrer dans le sprint final de la saison. Notre objectif, c’est d’abord de faire les phases finales. Après, ça serait bien de finir second, derrière une équipe de Vannes qui a vraiment fait la différence.

    Votre concurrent direct Colomiers est justement votre prochain adversaire, jeudi 26 mars (19h) au stade Maurice-David…

    P. S.-A. : On se prépare déjà pour ce match-là. Après, sur les sept matches, quatre auront lieu à domicile. On a donc un calendrier assez favorable. Mais il va falloir retrouver avant toute chose une très bonne dynamique de victoire, retrouver nos points forts, comme la conquête, notre qualité à marquer des essais rapidement et à être solide dans le un-contre-un. Ce match face à Colomiers sera déterminant dans la course à la deuxième place, surtout qu’il est toujours mieux d’éviter un match de barrage et un match supplémentaire. Même si Montauban nous a prouvé le contraire l’année dernière en accédant au Top 14 malgré une sixième place en régulière.

    Provence Rugby était réputée pour son invincibilité à domicile, mais votre équipe parvient à avoir de très bons résultats à l’extérieur cette saison. Qu’est-ce qui a changé ?

    P. S.-A. : Si tu veux être une équipe et prétendre monter en Top 14, il faut être une équipe constante, qui prend des points en permanence. C’est ma philosophie. Après, on n’est pas content des défaites à domicile, ça c’est sûr. Surtout le non-match contre Agen. Par contre, on est déjà à cinq victoires à l’extérieur. Beaucoup de points de bonus défensifs récupérés à l’extérieur. On a même gagné un match contre Nevers avec une victoire bonifiée. J’essaie de créer une équipe qui peut prétendre monter en Top 14. Tu ne peux pas gagner de 50 points à domicile et en prendre 50 à l’extérieur. Il ne faut jamais rien lâcher.

    Si vous deviez retenir le joueur qui vous a le plus marqué à ce stade de la saison, ce serait lequel ?

    P. S.-A. : Parmi toutes les statistiques, (Setareki) Bituniyata a marqué 11 essais cette saison. Il est dans le top 5 des franchiseurs, des offloads et des plaquages offensifs. Il a commencé au poste d’ailier et s’est bien reconverti comme trois-quarts centre. On a un bel effectif, mais c’est vrai que Bituniyata est un joueur qui fait la différence pour le moment.

  • Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Dans chaque tempête, il y a toujours une éclaircie. L’horizon s’est obscurci depuis le début de l’année calendaire à l’Olympique de Marseille. Les changements en interne ont été nombreux, sur le banc aussi un nouveau visage est apparu et le léger rayon de soleil transperçant les nuages est venu du terrain.

    Habib Beye s’est montré lucide et transparent depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône : son équipe ne joue pas très bien, en tout cas sur une partie entière. « Le contexte n’était pas simple et nous n’avons pas réussi à mettre du rythme. Nous avons joué de manière très sécuritaire. La deuxième mi-temps, en revanche, nous a permis d’emballer un peu plus le match, notamment grâce au soutien des supporters », dira le coach en conférence de presse. Mais ses joueurs ramènent tout de même de bons points et les Olympiens ont enchaîné un troisième succès de suite en Ligue 1, ce week-end.

    Deux clean-sheet consécutifs -contre Toulouse et Auxerre-, ce n’était plus arrivé depuis début novembre pour l’OM. Brest et, déjà, Auxerre n’avaient pas réussi à inscrire un seul but dans leur affrontement respectif face aux Phocéens. C’est quelque chose que l’on retrouvait chez le Stade Rennais de Beye. Cette capacité à savoir gagner des matches, même quand le niveau de jeu n’atteint pas des sommets. Un point qui peut être positif, mais qui ne va pas satisfaire longtemps le public marseillais, toujours avide de beau football, que ce soit dans la victoire ou la défaite.

    Des adversaires directs encore moins réguliers

    Justement, dans un Vélodrome bien calme durant 45 minutes, vendredi soir, l’OM a été timoré, avant de reprendre pied avec une intensité plus importante et des changements tactiques efficaces. L’entrée d’Emerson et le passage dans une sorte de 4-2-2-2 ont donné un nouveau souffle. La différence s’est vue immédiatement, notamment grâce à l’impact offensif d’un duo que l’on est amené à revoir ensemble : Gouiri- Aubameyang. « Nous savions qu’Auxerre allait défendre bas et Amine, avec sa qualité technique, peut faire la différence face à une équipe fatiguée », justifiait Habib Beye. Un choix payant puisque l’international algérien était au bon endroit au bon moment lors de l’unique but de la rencontre. De quoi poursuivre une dynamique alors que les adversaires directs ne font que trébucher.

    Lyon semble déjà exténué et n’a pas gagné en Ligue 1 depuis quatre matches. Rennes a lâché des points après une bonne série, mais Monaco et Lille grattent des positions au classement. Le Losc est le prochain adversaire des Marseillais, ce dimanche (17h15), et une victoire des pensionnaires du Vélodrome serait un avantage important. Surtout avant deux semaines de trêve, qui doivent permettre de recharger les batteries et de poursuivre cette progression dans le jeu. « Il reste huit rencontres et nous devons rester devant », souligne simplement l’ex-défenseur sénégalais.

  • Sciences Po Aix à l’épreuve du climat

    Sciences Po Aix à l’épreuve du climat

    Mars 2026, l’Institut d’études politiques (IEP) d’Aix-en-Provence célèbre ses 70 ans. Et pour ouvrir l’année universitaire, Alessia Lefébure, qui entame sa première année à la tête de l’institution, présente ce lundi la ligne de conduite de Sciences Po Aix pour l’année à venir. Année au cours de laquelle l’établissement s’attache à renforcer son engagement en termes de « développement durable, de la responsabilité sociétale et de l’engagement collectif ». À ses côtés, pour une conférence face aux étudiants, Marine Braud, fondatrice de la société de conseil Alameda, autrice du livre Qui aurait pu prédire ? et ancienne conseillère écologie au cabinet d’Élisabeth Borne, alors au ministère de la Transition écologique. « Sciences Po en général, a pour mission principale de former à partir de la recherche en sciences humaines et sociales des gens qui vont prendre des postes à responsabilité dans tous les secteurs d’activité qu’ils soient privés ou publics, contextualise Alessia Lefébure, d’ailleurs première femme à la tête de Sciences Po. On considère que l’enjeu de la transition écologique est un enjeu majeur et transversal. Au moment de cet anniversaire, au moment où je prends mon poste, on l’inscrit de façon encore plus lisible, plus volontariste, plus affirmée, comme ligne de fond qui va orienter tout ce que l’on fait, dans la formation, dans la recherche et dans la gestion de l’établissement. » Les « festivités », de ce 70e anniversaire, vont durer 12 mois, jalonnés de rendez-vous, d’invitations de « figures inspirantes », et une demande d’adhésion au label DD and RS. Entre autres. « J’étais sur ces bancs il y a 20 ans, les décideurs publics et privés que je rencontre aujourd’hui ont le même logiciel, dans lequel la transition écologique rentre difficilement. Un logiciel de croissance, où les symboles de réussite ne sont pas forcément bons pour la planète, explique Marine Braud. Je trouve ça très bien que mon école se pose ces questions-là, jusque dans la question des enseignements. » En toile de fond donc, former « différemment » les prochains décideurs. « En invitant des personnes [comme Marine Braud], on contre-attaque en montrant qu’on peut être quelqu’un qui réussit, en adoptant un mode de vie différent. On propose des alternatives, ce sera à eux de choisir », estime Alessia Lefébure.

  • Du neuf dans d’anciens taudis de la Coutellerie

    Du neuf dans d’anciens taudis de la Coutellerie

    Un ancien hôtel meublé misérable et en péril depuis des décennies vient d’être réhabilité par la Société française d’habitat économique (SFHE), une filiale du groupe Arcade. Les 10 chambres d’origine du 27, rue Coutellerie (1er) ont été transformées en 5 logements de type T2.

    « Il s’agit de logements locatifs intermédiaires (LLI), des logements à loyers réglementés à des tarifs inférieurs au prix du marché. À la Coutellerie, les loyers seront 15 à 20% en deçà du prix du marché, afin de permettre l’accès à un logement abordable au plus grand nombre, dans un secteur particulièrement tendu », détaille le bailleur social.

    L’immeuble de 5 étages avec une façade en 4 fenêtres, est la propriété de SFHE depuis 1995, année de sa mise en péril. En janvier 1994, c’était un hôtel meublé très dégradé, propriété du groupe Amhôtel, que la commission de sécurité avait déclaré non conforme aux règles de sécurité, alertant sur son instabilité structurelle, ses infiltrations d’eau. Un an plus tard, le 3 février 1995, les toilettes d’une chambre au 2e étage cédaient, laissant sa locataire « accrochée à son lavabo, les pieds dans le vide », écrit Le Provençal. « La sécurité des occupants est gravement menacée », diagnostique un architecte, justifiant l’arrêté du 24 février 1995 qui ordonne l’évacuation, donnant un délai d’un mois aux occupants pour partir, laissés sans proposition de relogement, ce qui témoigne de ce qu’était la gestion des risques avant même la prise de fonction de Jean-Claude Gaudin. Le Provençal se faisait l’écho du sort de la locataire sinistrée qui en avril se maintenait avec son ami dans la même chambre semi-effondrée tout en s’acquittant de 1 300 francs de loyer.

    Un foyer pour femmes isolées jusqu’en 2014

    L’immeuble est ensuite devenu un foyer pour femmes isolées. En janvier 2014, l’immeuble est frappé d’un péril non imminent. Le foyer ferme. Après une quasi-décennie d’abandon et devant « l’aggravation des désordres constructifs », la Ville a relancé en décembre 2023 le dossier, menaçant de travaux d’office. D’où la lourde opération de confortement structurel finalement engagée qui a permis en octobre 2025 de prononcer la mainlevée de tous les arrêtés de mise en sécurité.

    « Nous avons engagé une opération ambitieuse pour sécuriser durablement le bâtiment, préserver sa structure existante et recréer de nouveaux logements confortables et spacieux », explique-t-on chez SFHE. Le sauvetage de l’immeuble représente 1,9 million d’euros d’investissement. « C’était une opération lourde qui a nécessité une purge complète des planchers avant d’entreprendre une restructuration plus cohérente des 10 studios en 5 logements », décrit Sofian Sahraoui, chargé d’opération chez SFHE. « Cela a pris du temps et deux études structurelles car il fallait vraiment être minutieux et ne pas prendre de risque sur du bâti ancien. On a utilisé des matériaux qui n’alourdissent pas l’immeuble. D’où le choix de poutres Nailweb qui associent l’aluminium et le bois. C’est un beau projet qui s’achève. » L’aménagement intérieur est quasi fini. La façade a été totalement refaite, magnifiant le balcon et sa ferronnerie possiblement du XVIIIe. L’arrivée des locataires est prévue en mai.

    Le 27, rue Coutellerie n’a jamais cessé durant un siècle d’accueillir une population modeste. Ses « garnis » ont nourri la chronique locale. A défilé au 27, rue Coutellerie toute une population modeste et laborieuse, exerçant des petits métiers, serveur, marin de passage, tricoteuse, repasseuse, brodeuse, femme de ménage, etc. Madame Renée, « une vraie voyante venue de Paris » y faisait en 1906 commerce de ses prédictions. En 1916, la police y cueille un marin chinois, « contrebandier d’opium ». En 1934, l’hôtel meublé est tenu par la veuve Marie Mabile. Pour l’anecdote, Le Petit Provençal du 28 novembre 1897 y avait interviewé dans sa chambre un marin de la Pénitentiaire qui surveillait dans une chaloupe les abords de l’île du Salut où est alors détenu le capitaine Dreyfus.

    Une nouvelle page se tourne pour cet immeuble sauvé qui va retrouver une vie, et soulagé 5 locataires dans la difficile quête d’un logement à Marseille.

  • Alerte sécurité à la savonnerie du Fer à cheval

    Alerte sécurité à la savonnerie du Fer à cheval

    La savonnerie du Fer à Cheval, fondée en 1856 prône une fabrication authentique et traditionnelle. Fêtant ses 170 ans cette année, le bâtiment, classé monument historique, peut toutefois présenter certaines contraintes en matière de sécurité industrielle, notamment pour la modernisation des installations. L’inspection du 12 novembre 2025, destinée à vérifier le respect des dispositions de l’arrêté préfectoral de mise en demeure du 30 juin 2023, a révélé de nouveaux manquements sécuritaires. Le Q18, à savoir le compte rendu de vérification des installations électriques, conclut que « l’installation électrique peut entraîner des risques d’incendie ou d’explosion ». Le chargé de la bonne application du droit de l’environnement, a relevé que « 12 extincteurs et 4 robinets d’incendie armés (RIA) [étaient] non satisfaisants ».

    L’inspection constate également des faits inquiétants liés « à un stockage de soude fuyard et la rétention maçonnée associée est également fuyarde ». En bref, la soude utilisée pour fabriquer le fameux savon de Marseille fuit. Problème : le produit est corrosif et dangereux. Le bac de rétention, censé servir de protection en cas de fuite de soude, est lui aussi fissuré.

    Aussi, le préfet des Bouches-du-Rhône a mis « l’entreprise en demeure de se mettre en conformité avec les normes de sécurité demandées, dans un délai de deux mois », en vertu des dispositions de l’article L.171-8 du Code de l’environnement, Contacté, les communicants de l’entreprise expliquent « ne pas être au courant de cet arrêté » et mettent la faute sur « la vétusté du bâtiment qui a 170 ans ».

  • Une nouvelle saison de menus insolites et populaires

    Une nouvelle saison de menus insolites et populaires

    À l’occasion de la première édition du Sirha Méditerranée, Provence Tourisme a présenté la programmation de Marseille Provence Gastronomie 2026, ouverte sur le territoire.

    Le public pourra retrouver l’un des événements phares des sept éditions précédentes du Marseille Provence Gastronomie : les dîners insolites. Organisés du 1er au 31 juillet à travers le territoire des Bouches-du-Rhône, ils seront une nouvelle fois placés sous la direction artistique d’Emmanuel Perrodin. Une vingtaine de repas sont prévus afin d’« offrir une réelle expérience culturelle et gustative », comme le décrit Isabelle Brénond, directrice générale de Provence Tourisme. Comme les années précédentes, les tarifs devraient se situer entre 80 et 100 euros. Chaque dîner proposera un menu en cinq plats, boissons comprises, mettant à l’honneur les chefs et les produits locaux du département.

    Deux street food festival au programme

    Autre temps fort : l’organisation de deux street food festivals. Le premier se tiendra à Aix-en-Provence, au parc Jourdan, les 18, 19 et 20 juin. Le second aura lieu à Marseille, sur l’esplanade de la Major, les 10, 11 et 12 septembre. D’après le succès des éditions précédentes, l’événement devrait attirer plusieurs milliers de personnes chaque soir, de 17h à minuit. L’entrée restera gratuite afin de permettre au public de partager la gastronomie locale autour de grandes tablées et de DJ sets, avec des produits issus du savoir-faire du territoire.

    Parmi les nouveautés de cette édition figure le « banquet bouillabaisse » prévu le 9 septembre, à la veille du street food festival de Marseille. Préparé par plusieurs chefs locaux, ce grand dîner réunira près de 400 convives de 18h à 23h. Les tarifs n’ont pas encore été communiqués mais la présidente de Provence Tourisme souhaite rendre cet événement « le plus accessible possible ».

    Des expériences originales

    Autre expérience originale : un dîner olfactif organisé à Istres le 29 mai, pouvant accueillir jusqu’à 120 personnes sur réservation. Ce repas s’inscrit dans le cadre des Rencontres parfumées 2026 et mêlera senteurs et saveurs le temps d’une soirée.

    L’événement met également en avant son engagement environnemental. Désormais certifié ISO 20121, un label qui atteste d’une gestion durable d’événements, Provence Tourisme souhaite « approfondir encore plus son engagement de durabilité », assure Isabelle Brénond. « Nous voulons sensibiliser les partenaires sur ces sujets afin qu’ils s’engagent à leur tour. » Les organisateurs encouragent notamment l’utilisation de vaisselle réutilisable, le tri des déchets et la valorisation des produits locaux. Des actions de sensibilisation et des animations pédagogiques seront aussi proposées afin d’impliquer le public et les partenaires dans cette démarche écologique.

    Pour tout renseignement et réservation : https://mpgastronomie.fr

  • Quatre gares touchées par une grève d’un sous-traitant

    Quatre gares touchées par une grève d’un sous-traitant

    On va perdre plusieurs centaines d’euros avec la reprise ! » Bruno Bilny, représentant syndical CGT pour l’entreprise PY Facility, s’inquiète du passage des salariés sous pavillon d’Onet Accueil d’ici le 1er avril. Une inquiétude telle qu’une « cinquantaine de salariés » sont en grève, depuis ce samedi 14 mars, dans les gares de Marseille Saint-Charles, de Toulon, d’Aix-TGV et Avignon-TGV.

    Un passage dans le cadre d’un appel d’offres, lancé par la SNCF qui est donneuse d’ordre sur le marché de l’accompagnement des personnes à mobilité réduite (PMR). « On fait monter et descendre les personnes à mobilité réduite dans les trains, on les aide et accompagne », explique Amandine Benoit, également représentante CGT. D’habitude, les reprises se déroulent sans accroc : « Tous les 5 ans, nous sommes soumis à des appels d’offres, avec souvent des reprises, il n’y a jamais eu de problèmes. » Mais cette fois, il y a un couac puisque le transfert ne concerne pas « les conquis sociaux précédents ». Les salariés perdraient « tickets restos, chèques vacances et Noël » tout en payant « une mutuelle plus chère ». Cerise sur le gâteau : « Notre 13e mois, la prime d’été, le dimanche payé double, tout est indexé sur le salaire. Là, la nouvelle direction a annoncé que tout allait être mis en une prime fixe et pas indexée », conclut Bruno Bilny.