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  • Sébastien Delogu se désiste, mais LFI maintient ses listes dans 4 secteurs

    Sébastien Delogu se désiste, mais LFI maintient ses listes dans 4 secteurs

    Des larmes et des accolades à l’Afriki Djigui Theatri, ce mardi, où devant caméras et micros, le candidat insoumis, Sébastien Delogu, a annoncé son retrait. « Nous sommes face au RN le plus solide rempart. Partout dans notre pays où les Insoumis sont arrivés en tête et ont fait la démonstration de leur capacité à rassembler largement et à écouter les aspirations du peuple tout entier, pose-t-il. Mais ici, à Marseille, les socialistes sont arrivés en tête et ils ont fait la démonstration de leur irresponsabilité et de leur sectarisme. »

    Comme il n’a jamais cessé de le faire tout au long de la campagne, il dénonce l’attitude du maire sortant et candidat à sa succession avec le Printemps marseillais, Benoît Payan (DVG). « En refusant tout front antifasciste au second tour, [il] fait la démonstration éclatante que le combat contre l’extrême droite valait moins à ses yeux que la soif de pouvoir », balance Sébastien Delogu, estimant que « l’orgueil et l’égo d’un homme ne doivent pas précipiter notre ville dans l’abîme ».

    En revanche, dans les secteurs où il n’y a pas de risque RN, ce sera le maintien, le candidat appelant ses soutiens à s’engager là « où il y a quelque chose à faire ».

    L’extrême droite, « les premiers corrompus »

    En clair, dans les 1-7, avec le dissident écologiste Sébastien Barles, dans les 2-3 avec Alladine Abdallah Salim (LFI), dans les
    4-5 avec Léa Bijaoui et dans les
    15-16 avec Rabyata Boinaheri, pour « faire entrer notre programme de rupture dans les mairies d’arrondissement » espère Sébastien Delogu. De fait, mis à part dans les 13-14 avec 13,10% des suffrages, les Insoumis n’ont pas réalisé de score suffisant pour espérer peser sur le scrutin.

    Sinon, pas de consigne de vote, mais une certitude : le RN ne doit pas l’emporter. « Je veux dire aux Marseillaises et aux Marseillais que les premiers corrompus, ce sont l’extrême droite », martèle Sébastien Delogu, rappelant que « leur présidente, Marine Le Pen, est condamnée pour détournement de fonds publics. Leur candidat, Franck Allisio, est mis en cause pour détournement de biens publics. Et enfin, la candidate des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Sandrine D’Angio, condamnée pour favoritisme durant son mandat précédent ». Une évidence : « Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là. »

    Alors que Sébastien Delogu repart, refusant de répondre à la presse, Sébastien Barles en rajoute une louche. « C’est un retrait de combat », insiste-t-il. Et d’espérer avec les mairies de secteur, « créer une forme de “Parlement de Marseille fier et populaire” pour que les idées qu’on souhaitait porter comme nouvelles politiques publiques, soient portées à l’avenir à Marseille ». Sur l’extrême droite, « nos électeurs voteront en conscience, une conscience qui leur appartient », assure Léa Bijaoui, considérant avoir toutes ses chances dans son secteur, forte de 5 813 voix au premier tour, soit 16,64% des suffrages. « On a déjoué les pronostics », analyse-t-elle. Elle se félicite aussi au passage du score de Mathilde Lanté (Révolution permanente), « avec qui nous partageons pas mal d’idées ».

  • Clarté

    Clarté

    Le paysage des seconds tours est désormais fixé dans les différentes communes de notre région.

    Certains sont particulièrement inquiétants. C’est le cas à Carpentras où Francis Adolphe, l’ancien maire condamné, maintient sa liste face au maire DVG sortant, Serge Andrieu, prenant le risque de faire basculer la ville et sa communauté d’agglomération à l’extrême droite.

    C’est aussi le cas à Hyères, où le maire LR et président de la Métropole, Jean-Pierre Giran, a pactisé avec l’extrême droite pour contrer Véronique Bernardini, la candidate divers droite qui l’a devancé au premier tour.

    Une décision conséquente

    D’autres seconds tours semblent se clarifier. À Marseille, le retrait de la liste LFI pour la mairie centrale et celle des 13-14 était la seule issue honorable pour barrer la route à un RN particulièrement menaçant.

    En prenant cette décision, Sébastien Delogu et son équipe ont pris la mesure du danger et agi en conséquence devant l’impossibilité de fusionner avec le Printemps marseillais.

    Jordan Bardella ne s’y est pas trompé en fustigeant ce retrait sur les réseaux sociaux.

    Il reste à mobiliser les abstentionnistes, particulièrement nombreux dans les quartiers populaires et dans le monde du travail. Ce sont eux qui auraient le plus à souffrir d’une politique d’extrême droite menée à l’échelle de la 2e ville de France.

    La bataille de Marseille est centrale. La victoire des progressistes, des démocrates, des républicains n’est pas acquise.

    Dimanche, elle doit être franche et claire.

  • Le Printemps marseillais en rempart au RN

    Le Printemps marseillais en rempart au RN

    Le décor final est planté. À quelques heures de la date limite de dépôt des candidatures, l’insoumis Sébastien Delogu, qui avait promis de dégager Benoît Payan, le maire (DVG) sortant de l’hôtel de ville, a acté son échec. Arrivé en quatrième position du 1er tour des municipales dimanche, le député des quartiers nord a annoncé, mardi matin, son retrait de la course à la mairie centrale face « au risque » de victoire du Rassemblement national. Une annonce reçue avec froideur par Benoît Payan alors que la veille, une foule de partisans insoumis et de militants antifascistes était venue réclamer, avec force et dégradation, une fusion des listes aux fenêtres de son QG. La porte est restée close.

    Pari manqué

    La conclusion d’une campagne houleuse et arrogante dans laquelle l’insoumis, qui s’était promis de faire revenir aux urnes les habitants des quartiers populaires, n’a pas réussi son pari. Non seulement le taux de participation dans ces secteurs trop longtemps méprisés n’a pas connu l’engouement espéré, mais il n’a surtout pas réussi à rassembler. Dans une ville qui a placé Jean-Luc Mélenchon en tête du 1er tour de la présidentielle 2022 avec 31,12% des suffrages (108 423 voix), lui a plafonné à moins de 12%, réunissant péniblement 33 808 électeurs.

    Le 2nd tour se jouera donc dans une triangulaire avec un seul candidat désormais à gauche, Benoît Payan, crédité de 36,69% des suffrages dimanche, mais talonné de près (35,02%) par le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio (RN). Jamais l’extrême droite n’a été aussi haute à Marseille. Une progression en partie liée à la dégringolade de sa concurrente Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Département, représentante d’une droite républicaine locale quasi disqualifiée et qui jouera gros, dimanche prochain, à Marseille. Le retrait insoumis, qui libère un couloir au Printemps marseillais, a immédiatement fait réagir le président du RN, Jordan Bardella, qui a exhorté son homologue des Républicains, Bruno Retailleau, à « prendre (ses) responsabilités en obtenant le retrait » de Martine Vassal, ignorant que celle-ci n’a plus sa carte aux Républicains.

    Un retrait dans les 13-14

    Reste à savoir comment réagiront les électeurs de la France insoumise. Sébastien Delogu n’a pas été des plus clair, appelant « toutes celles et ceux qui ont accordé leur voix à ne pas abandonner la lutte antifasciste et notre programme politique ». Dans son esprit d’abord le soutien aux candidats insoumis restés en lice dans quatre des cinq secteurs où ils avaient franchi la barre des 10%. Des secteurs, les 1-7, les 2-3, les 4-5 et les 15-16, où la gauche apparaît majoritaire.

    Dans ce dernier (8e secteur), une voix s’est élevée, celle du collectif Ibrahim Ali, pour tirer la sonnette d’alarme (lire encadré) et éviter un scénario qui, en 2014, dans les 13e et 14e arrondissements voisins, avait vu l’extrême droite arriver au pouvoir. Une mémoire à vif qui a en partie conduit au retrait de Mohamed Bensaada (LFI) , quatrième (13,1%) dimanche, dans ce 7e secteur justement.

    Une triangulaire y opposera donc Sandrine D’Angio (RN), Tina Biard-Sansonetti, candidate du Printemps marseillais, et Marion Bareille, la maire (DVD) sortante, élue en 2020 après le retrait de la gauche. Arrivée derrière Mohamed Bensaada, elle se maintient malgré le risque de l’extrême droite. La valeur du déshonneur… Mais devant la défaite annoncée, à droite, toute place semble bonne à gratter pour s’accrocher à la Métropole. Dans le reste des secteurs, les seconds tours restent inchangés.

    Sébastien Delogu balaie la demande de retrait des 15-16 du collectif Ibrahim Ali

    Face au risque de voir l’extrême droite arriver au pouvoir, le collectif Ibrahim Ali a appelé, mardi, au retrait de la liste de la France insoumise dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille. La candidate LFI, Rabyata Boinaheri, est arrivée en 3e position (23,28%) dimanche, derrière le candidat du RN (29,22%) et Samia Ghali, la cheffe de file (DVG) du Printemps marseillais (36,96%). « Ibrahim est mort ici dans ce secteur sous les balles des colleurs d’affiches du FN. Nous avons une obligation morale de toujours lutter pour sa mémoire et pour les générations futures. Ici, seul le Printemps marseillais est en capacité de l’emporter, il doit avoir toute notre force », justifient les proches du jeune marseillais assassiné en 1995 sur l’avenue des Aygalades. Une proposition rapidement balayée d’un revers de la main par Sébastien Delogu, soucieux de faire « accéder au pouvoir dans les quartiers Nord de Marseille la première femme noire » et « faire dégager Samia Ghali ». Un vrai programme…

    Réactions

    Martine Vassal, candidate de la droite et du centre

    « Benoît Payan choisit LFI. Marseille en danger. Accord secret, arrangements entre amis… Le masque tombe. Pour sauver sa place, Benoît Payan s’aligne sur les plus radicaux. Nous ne nous soumettons pas. Nous tenons. Pour Marseille, désormais, nous sommes la seule voie face aux extrêmes ! »

    Franck Allisio, candidat RN

    « [C’est une] alliance tacite entre Benoît Payan et Sébastien Delogu. Il n’y a que les plus naïfs qui y ont cru, comme ceux qui ont cru que Madame Rubirola allait être maire de Marseille. Eh bien ! Ils refont le coup ! Le vrai maire de Marseille, ce ne sera pas Monsieur Payan, mais Monsieur Mélenchon »

    Valérie Boyer, sénatrice LR

    « Ne vous leurrez pas, voter Benoît Payan et Yannick Ohanessian, c’est voter pour LFI. Une autre voix existe, celle de Martine Vassal et Sylvain Souvestre »

    Pierre Huguet, adjoint au maire et candidat Printemps marseillais dans les 9-10

    « Face au danger du RN, Sébastien Delogu a pris ses responsabilités en se retirant. Dans les 9e et 10e, où le RN est arrivé en tête, Laure-Agnès Caradec (LR) doit en faire autant. Se maintenir, c’est prendre le risque assumé de faire gagner l’extrême droite. »

  • Les Spartiates de Marseille dos au mur avant le match 4

    Les Spartiates de Marseille dos au mur avant le match 4

    Après les deux victoires des Boxers de Bordeaux sur leur glace (3-2 t.a.b et 3-0), les Spartiates de Marseille se devaient de réagir, mardi soir, pour leur retour à domicile, à l’occasion du troisième match des quarts de finale de play-offs. Mais les hockeyeurs phocéens ont une nouvelle fois trouvé le chemin de la défaite (3-4 a.p.), permettant ainsi aux Girondins de mener trois à zéro dans cette série.

    Les protégés de Luc Tardif ont pourtant été entreprenants dès les premières minutes de jeu, où ils n’ont pas hésité à multiplier les offensives face à la cage de bordelaise. Cet état d’esprit conquérant a rapidement porté ses fruits, avec l’ouverture du score du défenseur et assistant-capitaine Fabien Bourgeois (1-0, 6’).

    Malgré une égalisation girondine (1-1, 11’), les hockeyeurs marseillais ont repris l’avantage grâce à un sublime tir de loin signé par l’attaquant tchèque Jan Dufek (2-1, 17’).

    Galvanisés par le soutien de leurs supporters, les Spartiates ont été freinés dans leur dynamique à cause d’une longue interruption de 40 minutes avant de débuter le deuxième tiers-temps : un trou s’est formé dans la glace et a dû être comblé. Fait qui s’est d’ailleurs reproduit en plein milieu de la deuxième période, suspendant la rencontre pendant près de 50 minutes.

    Selon les techniciens de l’enceinte, la surfaceuse était mal réglée depuis le début de la journée. Suite à un problème électronique, trois centimètres de glace ont été raclés, au lieu d’un demi centimètre, ce qui a fragilisé la glace par endroit.

    Ces longues pauses n’ont toutefois pas empêché un beau spectacle de se produire par la suite. Passant à côté de leur premier power-play (phase de supériorité numérique), les Spartiates se sont retrouvés quelques minutes plus tard en situation d’infériorité numérique et ont vu les Boxers égaliser (2-2, 30’).

    Mais ce n’était sans compter sur le défenseur tricolore Yohan Coulaud, qui a permis aux Marseillais de reprendre le dessus au tableau d’affichage (3-2, 32’). Les Spartiates se sont de nouveau retrouvés en supériorité numérique à la fin du deuxième tiers-temps, mais toujours sans succès. Un point qu’ils devront rectifier dès ce mercredi pour le quatrième match de la série. Les Bordelais, portés par l’efficacité offensive de Mathieu Pompei, ont recollé au score deux minutes avant la fin de la deuxième période (3-3, 39’).

    Malgré deux power-play dans le dernier tiers-temps, les hockeyeurs phocéens n’ont pas réussi à faire la différence dans le temps réglementaire. Les prolongations ont été de très courte durée : en 18 secondes, Tommy Giroud a planté le but décisif. Pour la plus grande joie des Boxers et la plus grande tristesse des courageux spectateurs qui sont restés jusqu’au bout de la désillusion.

    Camille Kadoum

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    MARSEILLE 3
    BORDEAUX 4
    3e match des quarts de finale de play-offs – Ligue Magnus
    Tiers-temps : 2-1, 1-1, 0-0
    Au Palais Omnisports Marseille Grand-Est (4 545 spectateurs)
    Arbitres : MM. Cregut et Herrault

    Buts pour Marseille : Bourgeois (5’18, ass. Colotti), Dufek (16’40, ass. Coulaud et Bourgeois), Coulaud (31’01, ass. Cantagallo et Asten)

    Buts pour Bordeaux : Pompei (10’35, ass. Boscq et Ouellet Beaudry ; 38’02, ass. Boscq), Morin (29’38, ass. Giroux), Giroud (60’18, ass. Lamarche)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Wong, Gonnard, Joubert, Asten, Colotti (cap), Dair, Dufek (ass), Welsh, Da Costa, Valtonen. Entraîneur : Luc Tardif

    BORDEAUX : Papillon, Dubeau – Boscq, Tournier, Pageau, Kindl, Lamarche, Ouellet Beaudry – Guidoux, Guillaume (ass), Tomasino, Pompei (ass), Poudrier (cap), Ragot, Puffer, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : Olivier Dimet

  • À Arles, les écologistes votent Nicolas Koukas

    À Arles, les écologistes votent Nicolas Koukas

    « La liste portée par Jecilla Regad (LFI) ne s’étant pas qualifiée pour le second tour, nous prenons acte de ce résultat avec lucidité et responsabilité, en remerciant sincèrement toutes celles et ceux qui nous ont accordé leur confiance », indique le texte.

    « Ce soutien répond à une exigence politique forte : empêcher la reconduction de l’équipe actuelle et rompre avec une politique qui, depuis trop longtemps, ne répond pas aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques des habitants », affirme le groupe local et le sénateur écologistes pour qui « les enjeux écologiques sont immenses : préservation des espaces naturels et agricoles, protection de la Camargue, adaptation au changement climatique, lutte contre les inégalités territoriales, développement de mobilités durables et d’un modèle économique soutenable. Ces défis exigent une vision claire, une volonté politique forte et une connaissance fine du territoire ».

    « Plus que jamais, Arles a besoin d’un nouveau cap », concluent-ils.

  • Le collectif Ibrahim Ali réclame le retrait de LFI dans les 15-16

    Le collectif Ibrahim Ali réclame le retrait de LFI dans les 15-16

    Avec son éternel calme, Mbaé Tahamida Mohamed, alias « Soly », fondateur du « Centre culturel à usage de la rue » B Vice, établi à la Savine (15e), appelle ce mardi, avec le collectif Ibrahim Ali, au retrait de la liste de la France insoumise dans les 15e et 16e arrondissements.

    En fin de matinée, Sébastien Delogu, le candidat LFI, député du secteur, avait son retrait de la course à la mairie centrale mais le maintien de la liste de Rabyata Boinaheri. Elle est arrivée dimanche en 3e position dans les 15-16 avec 23,28% des suffrages, derrière le candidat du Rassemblement national (29,22%) et Samia Ghali, la cheffe de file (DVG) du Printemps marseillais sur le secteur (36,96%).

    « Partout où il y a un risque de voir le Rassemblement national accéder au pouvoir, nous appelons au retrait des insoumis et dans le 15-16, ce risque est très fort, c’est mon ressenti, mon analyse et celle de sa famille », explique cet inlassable gardien de la mémoire de son ami Ibrahim Ali.

    Les proches du jeune marseillais, assassiné en 1995 d’un balle dans le dos par des colleurs d’affiches du Front national ont en effet publié un communiqué allant dans ce sens et appelant à « faire barrage à l’extrême droite » : « Ibrahim est mort ici dans ce secteur sous les balles des colleurs d’affiches du FN, nous avons une obligation morale de toujours lutter pour sa mémoire et pour les générations futures. Ici, seul le Printemps Marseillais est en capacité de l’emporter, il doit avoir toute notre force », indique le texte

  • Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    1er secteur

    1er et 7e arrondissements

    Quadrangulaire. Avec 43,25%, quatre points de plus qu’en 2020, Sophie Camard, la maire (GRS) sortante, réalise le meilleur score du Printemps marseillais sur la ville et se présente en ballottage favorable dans la quadrangulaire qui s’annonce au second tour. Arrivée en deuxième position, la candidate de l’extrême droite, Clémence Parodi (RN) atteint les 21%, le score réalisé il y a six ans par Sabine Bernasconi (LR). Omniprésent dans les médias, Romain Simmarano (Ren.) ne franchit pas la barre des 14%. Pour éviter cette déroute annoncée, le porte-parole de Martine Vassal (DVD) avait pourtant « fait tapis » en annonçant, vendredi, à 24 heures du 1er tour, un référendum sur le tram des Catalans, projet phare de sa candidate défendu mordicus depuis des mois au grand dam du Printemps marseillais… La liste insoumise de Sébastien Barles (Vaï) recueille 18,62% des suffrages.

    2e secteur

    2e et 3e arrondissements

    Triangulaire. Fief de la gauche et terre d’élection de Benoît Payan en 2020, le 2e secteur a renouvelé sa confiance au maire sortant Anthony Krehmeier (PS). Malgré plus de 60% d’abstention, le Printemps marseillais progresse même de 14 points (39,55%) par rapport à 2020. Dans ces arrondissements qui ont élu successivement Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard à l’Assemblée, le candidat insoumis Alladine Abdallah Salim obtient 27% des suffrages. Ils se retrouveront en triangulaire avec Marie Bermejo (18,38%), la candidate RN. La droite qui avait 40% des suffrages éparpillés en trois listes en 2020, en récolte rassemblée, six ans plus tard, moins de sept. Solange Biaggi (LR) est créditée de 6,69%.

    3e secteur

    4e et 5e arrondissements

    Quadrangulaire. Didier Jau, le maire (EELV) sortant progresse légèrement (38,93%) par rapport au score réalisé par Michèle Rubirola en 2020 (37,38%). Dans ce secteur qui a profondément basculé à gauche, Bruno Gilles, l’ex-député maire (Hor.) a perdu pied (16,89%) et devance in extremis l’insoumise Léa Bijaoui (16,64%). Le candidat de l’extrême droite, Thomas Battesti (RN) est en embuscade, en 2e position avec 20,18%. En décrochant 7,34% des suffrages, la candidate trotskiste de Révolution permanente est en mesure de fusionner. Aucune décision n’a été prise pour l’heure. Reste une inconnue, les abstentionnistes, sachant que seuls 57% des électeurs se sont rendus aux urnes dimanche.

    4e secteur

    6e et 8e arrondissements

    Triangulaire. Après la victoire de Laurent Lhardit (PS) aux législatives, la gauche confirme son ancrage dans ce fief historique de la gaudinie. Olivia Fortin, la maire (Mad Mars) sortante arrive en tête avec 36,6% des suffrages. C’est douze points de plus qu’en 2020, et 2 300 voix d’avance (32,21%) sur le candidat d’extrême droite Jean-Baptiste Rivoallan (UDR). La triangulaire qui se profile au second tour avec Catherine Pila (LR) la place en ballottage favorable, délestée des candidatures de Victoire Diethelm (LFI), Christine Juste et du représentant d’Erwan Davoux. « Je veux croire que notre projet fraternel, solidaire et écologique puisse remporter la confiance des habitants », glisse la candidate du Printemps marseillais.

    5e secteur

    9e et 10e arrondissements

    Triangulaire. « Historique. » Le Printemps marseillais ne boude pas son plaisir de voir Pierre Huguet (G.s) pointer en seconde position (28,77%) d’un secteur compliqué qui a élu en juillet 2024 un député UDR quasi inconnu. Sans surprise, l’extrême droite arrive largement en tête du 1er tour : Éléonore Bez double son score de 2020 et s’affiche à 44,87%. Orpheline de Lionel Royer-Perreaut (Ren.), la droite dérape avec Laure-Agnès Caradec (LR) en 3e position (16,46%). Pour le Printemps marseillais, les réserves de voix de la candidate de la France insoumise (8,10%) ne suffiront pas mais Pierre Huguet veut y croire : « Il va falloir aller chercher les abstentionnistes [47, 44%, Ndlr] et ceux qui n’ont pas fait le choix du Printemps marseillais au 1er tour mais ne veulent pas du RN. Le seul bulletin qui permet de faire barrage est le nôtre à Marseille comme dans les 9-10. »

    6e secteur

    11e et 12e arrondissements

    Triangulaire. Comme dans les 9-10, le RN était favori sur ce secteur aux mains de la droite. Si le maire (LR) sortant, Sylvain Souvestre, résiste (23,47%), le grand remplacement de la droite est à l’œuvre. En 2020, les listes LR, Horizons, et Renaissance, éparpillées, représentaient 45% des suffrages. Olivier Rioult, transfuge de la droite vassaliste, en totalise désormais 43% sous l’étiquette RN. Il devance de plus de 10 000 voix, le candidat du Printemps marseillais, Yannick Ohanessian (PS). Arrivé second avec 26,67%, il « appelle l’ensemble des électeurs attachés à la République à prendre conscience de l’enjeu », et espère convaincre un électorat très peu mobilisé dans le 11e arrondissement. « Il y a un vrai delta de participation à aller chercher, comme cet électorat centriste qui au 1er tour a fait des choix différents mais n’acceptera jamais de voir le RN gagner une mairie de secteur. Une mobilisation générale doit s’opérer dimanche. »

    7e secteur

    13e et 14e arrondissements

    Quadrangulaire. Sandrine d’Angio, nièce de Stéphane Ravier et ex-maire de secteur, est arrivée en tête dimanche (39,78%). L’équivalent du total de voix réalisé par Tina Biard-Sansonetti, la candidate (PS) du Printemps marseillais (26,42%), et l’insoumis Mohamed Bensaada qui plafonne à 13,10%, juste devant la maire (DVD) sortante, Marion Bareille. « Dans les 13-14, on sait le mal qu’a fait le RN », rappelle Tina Biard-Sansonetti. « Il n’y a pas eu plus de sécurité, ils ont fermé des services publics de proximité et ont divisé notre secteur en excluant des enfants sur leur religion supposée ou la nationalité de leur parent. Je suis convaincue que ce secteur peut se relever, pour cela il faut être unis et j’appelle les habitants à se rassembler derrière ma candidature pour transformer ce secteur. C’est la seule alternative. »

    8e secteur

    15e et 16e arrondissements

    Triangulaire. Dans ce secteur d’élection du député Delogu, où 62% des électeurs n’ont pas voté, Samia Ghali (DVG) s’est imposée avec force (36,96%) et devance les candidats RN, Thibaut Charpentier (29,22%), et LFI, Rabyata Boinaheri (23,8%). On notera qu’avec 5,15%, le candidat (Ren.) Gérard Blanc obtient le plus faible score de la droite sur la ville. Samia Ghali va s’évertuer à convaincre et lance un message à Delogu : « Dans sa circonscription, son score est divisé par quatre. Moi, je le multiplie par deux. Après les municipales, il y aura d’autres élections et dans la vie on est responsable de ses actes, pour aujourd’hui comme pour demain. Moi j’ai toujours été claire face au Front national. Si on est un homme de gauche qui aime le peuple, quand on arrive 4e on se retire. »

  • [Tribune] Empêchons l’extrême droite de s’emparer de nos mairies

    [Tribune] Empêchons l’extrême droite de s’emparer de nos mairies

    Au soir de ce premier tour des élections municipales, les scores des listes d’extrême droite sont très élevés dans notre département.

    Dans de nombreuses communes, le risque de voir l’extrême droite accéder aux responsabilités municipales est réel.

    Pour nos organisations syndicales, faire barrage à l’extrême droite, c’est d’abord répondre concrètement aux besoins de la population : faire le choix de politiques sociales volontaristes, investir dans les services publics, mener des politiques écologiques ambitieuses et renforcer la démocratie sociale.

    Partout où elle accède au pouvoir local, l’extrême droite s’en prend aux contre-pouvoirs, aux solidarités et aux libertés associatives et syndicales.

    Nos organisations savent comment se traduit l’arrivée de l’extrême droite aux commandes de mairies :

    – Droit syndical bafoué,

    – Remise en cause des subventions et pressions sur les associations,

    – Droits des femmes attaqués,

    – Politiques écologiques et climatiques abandonnées,

    – Solidarités et vivre-ensemble patiemment détruits…

    Face à cette situation,

    la mobilisation citoyenne

    est indispensable

    Nous appelons l’ensemble des citoyens et citoyennes à se mobiliser massivement au second tour. Nous appelons les forces politiques à faire preuve de responsabilité afin d’empêcher l’accession de l’extrême droite à la tête d’une seule commune des Bouches-du-Rhône.

  • Le monde d’après #Meetoo donne de la voix à Ollioules

    Le monde d’après #Meetoo donne de la voix à Ollioules

    C’est en quelque sorte le cabaret d’un futur proche. En 2027, à Paris, dix ans après l’onde de choc provoquée par #Metoo, mouvement qui appelle les femmes à prendre la parole pour faire connaître les agressions en tous genres dont elles sont victimes. « Depuis que les femmes parlent et qu’on les écoute, de nouvelles pathologies apparaissent qui alertent l’OMS et la communauté scientifique. » Non sans ironie ni acuité, le point de départ de Sur le cœur, Fantasmagorie du siècle 21, écrit et mis en scène par Nathalie Fillion.

    Retour à la vie

    Se jouant du 18 au 20 mars dans les studios du Baou, compris sur le site de Châteauvallon, une pièce musicale dont l’intrigue se déploie dans une unité d’un grand hôpital dirigée par deux soignants foutraques. Parmi les patients, Iris « est placée en observation car elle a brutalement cessé de parler. La chambre d’hôpital devient le lieu de toutes les fictions et fantasmagories », présente l’auteur de cette création portée par quatre interprètes au cordeau et une création sonore d’Estelle Lambert qui scande les silences et des émotions si longtemps renfrognées.

    Après l’ampleur du « désastre » provoqué par #Metoo, « quelque chose bouge enfin », se satisfait Nathalie Fillion, qui « interroge les résonances d’un phénomène qui nous ébranle tous ». Sur le cœur, Fantasmagorie du siècle 21 ou une parabole hospitalière qui habite l’esprit et redonne un coup d’accélérateur à notre palpitant.

    P.A.

    Entre 5 et 30 euros.

  • « Ma musique est très mélangée. C’est le fruit de mon époque »

    « Ma musique est très mélangée. C’est le fruit de mon époque »

    La Marseillaise : Vous êtes d’origine marocaine, né en Espagne et vous avez grandi en France. Qu’est-ce que ça vous apporte au niveau musical
    et personnel ?

    Ino Casablanca : J’ai commencé à produire et composer vers mes 17-18 ans et je rappais timidement dans mon coin. Je ne me rendais pas compte à quel point ça a influencé ma personnalité. J’ai une certaine ouverture qui me semblait aller de soi, mais en réalité, pas tant que ça. Parler plusieurs langues ouvre des manières de réfléchir et musicalement, ça m’a confronté à différents environnements et cultures. Cela a nourri ma musique de manière naturelle. Je n’aurais jamais été celui que je suis sans ce parcours.

    Comment définissez-vous
    votre musique ?

    I.C. : Franchement c’est très difficile, ma musique pourrait se décomposer en mille qualifications. Rien que le fait que je chante et rappe, les gens sont perdus, alors que moi ça ne me paraît pas bizarre ou incompatible. Au niveau des genres, c’est très mélangé. Ma musique est le fruit de mon époque.

    Vous avez été nommé dans la catégorie révélation masculine aux Victoires de la Musique en février. Comment vivez-vous cette ascension fulgurante ?

    I.C. : C’est assez fatigant : la tournée, défendre son projet, cultiver son inspiration… Tu peux te perdre au milieu de cette ascension si tu n’arrives pas à te jauger. Il faut donc prendre du recul et chaque semaine, je me pose de nouvelles questions. Je n’ai pas le temps de me poser et de me rendre compte de ce que tout cela représente vraiment.

    Est-ce que vous vous attendiez à ce que votre musique soit autant fédératrice ?

    I.C. : Non pas du tout, tant que je n’en avais pas la preuve, je ne m’en rendais pas compte. Ça me touche beaucoup. Je pense que c’est juste dans ma personnalité. Dans la vie de tous les jours, je rassemble des personnes qui n’ont a priori rien à voir, selon les gens qui nous divisent. Mais j’ai envie de prouver que c’est des conneries et que ces divisions n’ont pas lieu d’être.

    Votre première tournée a débuté à Marseille au Makeda en octobre, c’était comment ?

    I.C. : C’était l’un des meilleurs publics. Exceptionnel ! Un public très chaleureux et souriant. Dans toutes les villes où je vais c’est comme ça, mais j’ai senti un truc spécial à Marseille.

    Vous avez participé à un concert en soutien pour la Palestine en décembre dernier. Pourquoi cet engagement vous tient-il à cœur ?

    I.C. : Pour moi, c’est absolument normal, au-delà d’être important. Qu’est-ce que j’aurais pensé de moi si je n’y étais pas allé ? Il n’y a pas de question à se poser, et que ce soit pour la Palestine ou pour n’importe quel peuple opprimé, qui se fait voler son territoire ou à qui on enlève la dignité humaine. Avant d’être artiste, j’étais déjà comme ça. J’aurais juste fait avec les moyens du bord.

    Comment vous positionnez-vous par rapport au contexte politique en France ?

    I.C. : C’est déplorable de céder à la haine et à la facilité de rejeter la faute sur l’autre. Des responsables politiques ont intérêt à se déresponsabiliser des soucis qu’ils causent. C’est inquiétant, mais en même temps, j’ai assez confiance en notre génération. C’est peut-être un peu naïf de ma part… certainement d’ailleurs. Ceux qui ont le pouvoir et la main sur les grands médias orientent la pensée des gens comme ils le souhaitent. Il n’y a plus de place pour l’esprit critique, le libre arbitre. Le curseur de ce qui est extrême ou pas est du coup déplacé. Pour la société, politiquement, c’est dangereux.