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  • Quelle indignité

    Quelle indignité

    « Qui imagine le général De Gaulle mis en examen ? » La phrase, lancée à Nicolas Sarkozy par son ex-Premier ministre, François Fillon, à l’occasion de la primaire de la droite en 2016, avait fait réagir l’ex-président de la République. « Quelle indignité, quelle indignité », s’était-il récrié.

    Depuis, la justice est passée. Les deux représentants de la France des honnêtes gens ont été condamnés. Avec une singulière gravité pour Nicolas Sarkozy.

    Qui imagine le général De Gaulle en prison ? Sans doute personne.

    Et comme si la fonction présidentielle n’avait pas été suffisamment abîmée par la condamnation d’un ex-chef de l’État, l’hôte actuel de l’Élysée – de ce fait garant de l’indépendance de la justice – l’a reçu vendredi. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a, quant à lui, promis de lui rendre visite.

    Graves attaques

    La mise en scène de l’incarcération de Nicolas Sarkozy, arraché à sa femme et ses enfants, sous l’œil de caméras complaisantes, n’en est pas moins sidérante.

    Que des militants et élus qui ont aimé, soutenu, côtoyé Nicolas Sarkozy, compatissent n’est pas un problème en soi. En revanche, qu’ils se permettent de mettre en cause l’autorité judiciaire et qu’ils y soient encouragés au sommet de l’État par des déclarations et attitudes irresponsables, est très grave.

    D’autant plus que ces mises en cause émanent d’un camp politique qui n’a de cesse de réclamer la tolérance zéro, la sévérité, le retour de l’autorité et qualifie volontiers les prisons de « club Med ».

    Dans la crise politique que nous connaissons, ces attaques contre la Justice et l’état de droit ont trouvé un renfort enthousiaste à l’extrême droite. Objectif : discréditer l’autorité judiciaire et expliquer que l’exécution provisoire des peines est illégitime pour mieux installer dans l’opinion la possibilité d’amnistier Marine Le Pen et ses complices.

    Quelle indignité. Quelle indignité !

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Isabelle Epaillard

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Isabelle Epaillard

    Rénovation urbaine, copropriétés dégradées, fracture sociale, conditions de vie dans les quartiers populaires…

    À vous la parole ⤵️

  • Des PFAS présents dans l’air dans toute la région Occitanie

    Des PFAS présents dans l’air dans toute la région Occitanie

    Gendarme de la pollution
    atmosphérique, l’Atmo Occitanie analyse régulièrement la qualité de l’air dans la région. Un enjeu de santé majeur, la pollution de l’air étant responsable de 40 000 décès chaque année, d’après Santé publique France. « Le coût pour la Sécurité sociale est évalué à plus de 100 milliards d’euros. Donc il y a un certain nombre d’actions qui peuvent être mises en œuvre avec les données que nous produisons », souligne Émilie Dalix, présidente d’Atmo Occitanie.

    Si l’observatoire mesurait jusque-là la présence de pesticides, cette année -c’est la nouveauté- l’étude prend également en compte la détection des perturbateurs endocriniens (PE) et des Pfas, polluants éternels. « Les perturbateurs endocriniens sont issus de la combustion, de la dégradation de matières comme les plastiques ou encore les répulsifs anti-moustiques. Nous avons voulu suivre les Pfas dans les retombées de poussière et de pluie puisque des réglementations sont en train de se déployer. Nous souhaitons faire des premières évaluations pour avoir des éléments d’échange sur ce que l’on peut respirer », détaille Dominique Tilak, directrice d’Atmo Occitanie. Pas moins de 192 molécules (88 pesticides, 56 PE et 50 Pfas, deux molécules étant recherchées dans les pesticides et les PE) ont été analysées sur dix sites de la région.

    Des Pfas sur tous les sites

    Ainsi, ce ne sont pas moins de 105 molécules qui ont été retrouvées dans l’air occitan (47 pesticides, 50 PE et 10 Pfas). « Au niveau des pesticides, on retrouve depuis plusieurs années fréquemment le prosulfocarbe, le Folpel, fongicide utilisé sur les vignes et le pendimethaline, un désherbant que l’on retrouve dans les grandes cultures », poursuit Dominique Tilak. Une tendance à la baisse est observée sur la plupart des sites, sauf le Gard viticole « mais la concentration cumulée est basse ». Les zones urbaines ne sont pas épargnées par les pesticides puisque dix ont été retrouvés à Montpellier -50 PE et 10 Pfas – et 14 à Toulouse – 56 PE et 6 Pfas. Les polluants éternels sont donc présents sur l’ensemble des sites (10 ont été enregistrés sur le site gardois urbain -mais le TFA, produit à Solvay n’était pas recherché). « C’est une première en France. Quel que soit l’endroit ou le moment, nous respirons des PE et des Pfas dans les environnements suivis. Nous sommes au début d’une étude qui durera au moins trois ans. On espère pour pouvoir continuer et voir les évolutions. »

  • Le savon La Corvette s’expose à Paris

    Le savon La Corvette s’expose à Paris

    Le MIF Expo de Paris est l’un des plus grands rendez-vous nationaux dédiés à la fabrication française. « Nous avions déjà candidaté sans succès 2 fois, mais ce coup-ci, c’est la bonne. C’est une immense fierté pour les 45 salariés de Marseille qui portent le savoir-faire de cette PME qui va fêter ses 131 ans » annonce avec un grand sourire Guillaume Fiévet président de la Corvette, savonnerie du Midi. À l’Élysée, c’est le cube de 300g extra-pur et olive qui représentera le savoir-faire local.

  • [Carte postale] Plongée dans les villages de Lisbonne

    [Carte postale] Plongée dans les villages de Lisbonne

    Marseille est connue pour être la ville aux 111 villages. Du côté de Lisbonne, il y a de quoi rivaliser. Car, à quelques encablures des sites qui font la notoriété de la capitale portugaise, existent des unités villageoises qui proposent une plongée dans un Portugal moins exposé à la pression touristique. Où un café coûte 80 centimes, et les sourires sont accrochés aux lèvres des passants, lorsqu’il vous clament un «bom dia» en vous croisant dans la rue.

    São Domingos de Benfica est de ces villages urbains, où les rues pavées, si elles ne sont pas comme les calçadas du centre historique, sont autant de rappel de ce que fut cette bourgade avant d’être rattachée au grand Lisbonne.

    A mi-chemin des stades de la Luz, antre du grand Benfica, et José Alvalade, où l’OM va aller défier le Sporting du Portugal, ses habitants ont souvent le coeur rouge et blanc, couleurs du double vainqueur de la Ligue des Champions. Pas Antonio. «Moi, mon club de coeur, c’est Belenenses!» annonce le gardien de l’auberge Comtesse, qui donne sur le Largo de Palma. C’est le coeur battant du «village», à deux pas du vieux stade du Palmense, d’où des centaines de gamins ont appris à jouer au football, avant de tenter l’expérience chez le grand voisin Benfica. «Ils promettent monts et merveilles, mais pour un qui va réussir, des centaines vont être dégoûtés du football» poursuit-il. Alors, pourquoi choisir Belenenses, club de Belem, qui a aussi évolué en Ligue 1 portugaise? «Parce que ce club a dit non au foot-bussines. Cela lui a coûté cher, car il a été renvoyé en septième division. Mais, avec de la patience et des gamins comme ceux de São Domingos, ses dirigeants sont en train de reconstruire un club sain, aux portes de la deuxième division» explique-t-il.

    Au quotidien, Antonio gère les va-et-vient des familles d’étudiants lors des rencontrées universitaires, le campus n’est qu’à deux pas. Et s’amuse à regarder cette jeunesse venue de toute la planète découvrir un Portugal authentique. Où ils peuvent se sustenter d’une costelho de novilhos pour 7 euros à la Pérola de Palma, la cantine du quartier où se mêlent les générations. Sachant qu’à six stations de métro, le Lisbonne des cartes postales les attend.

  • À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    Lancé en janvier 2025, l’organisme milite pour développer des coopérations solidaires entre la France et Cuba, faire la lumière sur réalité cubaine actuelle et réclamer l’arrêt du blocus imposé à l’île depuis 1960. Ce rendez-vous était aussi l’occasion de diffuser le film documentaire d’Alain Sabatier De la Camargues à la Cienega de Zapata, deux régions qui ont signé, en octobre, un projet de collaboration.

  • [Entretien] Eddie Jacquemart : « La Sécurité sociale du logement, c’est du gagnant gagnant »

    [Entretien] Eddie Jacquemart : « La Sécurité sociale du logement, c’est du gagnant gagnant »

    La Marseillaise : Dans quelle ambiance s’est déroulé ce congrès ?

    Eddie Jacquemart : Nous avons eu des débats très intéressants qui étaient globalement assez techniques. Mais il y a de l’inquiétude autour des financements et notamment du financement de l’Anru [Agence nationale pour la rénovation urbaine, Ndlr]. C’est un secteur où il y a beaucoup d’idées mais où les acteurs se sentent freinés par le poids de l’État.

    Comment qualifieriez-vous
    la situation du logement aujourd’hui ?

    E.J. : La situation du logement est dramatique. Ceux qui galèrent au niveau du boulot, au niveau du pouvoir d’achat, sont désabusés parce que personne ne répond à leur problème. Nous avons un Président qui veut finir le boulot qu’il a commencé au lendemain de sa première élection quand il voulait baisser de 5 euros les APL.

    Que pensez-vous de Vincent Jeanbrun, le nouveau ministre du Logement ?

    E.J. : Il est dans la lignée de Guillaume Kasbarian, qui voulait virer les pauvres des HLM pour mettre des gens encore plus pauvres. Malgré le résultat des élections après la dissolution, le Président ne change pas de politique. On sait donc ce que ça va donner avec un gouvernement qui repart bien à droite et ça m’inquiète pour la situation du logement.

    Qu’allez-vous lui demander ?

    E.J. : Nous allons lui demander de supprimer la RLS (Réduction de loyer de solidarité) qui est une ponction de 1,3 milliard sur les budgets des organismes sociaux. Si on redonne 1,3 milliard d’oxygène aux bailleurs sociaux, ils ne vont pas les mettre de côté. Ils vont construire, entretenir, rénover et ça va donc relancer la machine économique. Aujourd’hui, nous sommes dans un moment où il faut relancer la machine économique et quoi de mieux que d’investir dans le logement pour cela ? Si l’on construit beaucoup, on va avoir des entreprises du bâtiment qui vont avoir du boulot, des ouvriers locaux qui vont pouvoir travailler, il va y avoir du chiffre d’affaires et du PIB. Donc allons-y ! Construisons du logement social. On va résoudre à la fois la crise du logement et la crise économique. Mais pour cela, il faut accepter de faire de l’investissement.

    Que proposez-vous contre les maires qui ne respectent pas le nombre légal de logements sociaux ?

    E.J. : Aujourd’hui, la loi de la République prévoit des amendes. Je pense qu’il faut supprimer la possibilité d’amende et mettre en place l’inéligibilité des maires récalcitrants. Il faut les obliger à construire. Il faut changer la loi SRU pour enlever la possibilité de payer des amendes, sauf dans les cas exceptionnels de villes de littoral qui n’ont plus de terrain par exemple. Nous avons donné consigne à nos fédérations d’être très attentives sur cette question lors des prochaines élections municipales.

    Comment fonctionnerait la sécurité sociale du logement que vous portez ?

    E.J. : La sécurité sociale du logement ne coûtera quasiment rien à l’État car il y a deux volets. Le premier se compose d’une caisse de solidarité nationale comme pour la sécurité sociale de la santé. Nous la finançons en centralisant tous les dispositifs qui existent actuellement comme le Fonds de solidarité logement (FSL) des départements, l’argent des CCAS ou celui des bailleurs sociaux qui ont aussi des fonds de solidarité. On rajoute une petite taxe sur les bailleurs : de 2% pour le privé et 1% pour le conventionné. On va ensuite donner une indemnité sociale aux locataires qui seront dans des situations d’accident de la vie comme la perte d’un proche, perte d’un travail, maladie grave, arrêt de travail de plus de X mois. Cette aide est dégressive tous les six mois car en parallèle, on aide le locataire à trouver une solution à sa situation. Ça coûtera bien moins cher que l’hébergement hors structure et permettra de limiter l’hébergement d’urgence qui coûte très cher à la société. Le deuxième volet consiste à sanctuariser tous les dispositifs existants qui sont protecteurs pour l’habitant, comme l’encadrement des loyers, les DPE (Diagnostic de performance énergétique), le permis de louer, etc. pour créer un véritable service public du logement. La Sécurité sociale du logement, c’est du gagnant-gagnant pour tout le monde.

  • À Montpellier, les deux gares enfin connectées

    À Montpellier, les deux gares enfin connectées

    Exit la gare « fantôme » Montpellier Sud de France. Inaugurée au milieu des champs en juillet 2018 au sud-ouest d’Odysseum, la gare TGV va être enfin connectée à sa jumelle Saint-Roch en centre-ville.

    Samedi 18 octobre, une extension de la ligne 1 de tramway depuis Odysseum fera du parvis de Sud de France, au cœur du quartier naissant Cambacérès, le nouveau terminus des rames bleues aux hirondelles. « Avec autour bientôt 8 000 étudiants et 15 000 salariés, les halles Nova et de l’innovation ou le Purple Campus, on ne pourra plus parler de gare fantôme », insiste Julie Frêche (PS). « L’abandon du dernier mandat va être réparé », ajoute la vice-présidente de la Métropole aux mobilités qui reproche à l’ancien président Philippe Saurel son inaction passée (2014-2020).

    Depuis le 29 septembre, la marche à blanc du tramway fonctionne sans encombre, ce qui laisse augurer, samedi 18 octobre, d’une inauguration réussie qui sera égayée d’une « touche artistique ».

    Saint-Roch et Sud de France reliées en 20 min

    Cette extension de 1,3 km devrait permettre à la ligne 1 qui transporte chaque jour en moyenne quelque 150 000 voyageurs d’en acquérir 3 800 supplémentaires. En heures de pointe, toutes les 4 minutes une rame reliera les deux gares « en 20 petites minutes ».

    Connectée à Odysseum, qui attirait 14 millions de visiteurs par an avant même l’arrivée de Primark, Sud de France n’est plus qu’une simple gare, selon Julie Frêche. « C’est une aire d’influence de Montpellier à Sète avec l’autoroute à proximité et deux vélos lignes qui connectent au centre-ville. » L’élue socialiste ajoute que le VéloBox, via l’application M’Ticket, sera connecté.

    Bientôt la ligne de bustram numéro 2 passera par là, en lieu et place de l’actuelle ligne 15 de bus. Des stations Modulauto d’autopartage vont également être ajoutées aux abords de la gare TGV ainsi qu’une nouvelle station de taxis sur le parvis nord, face au nouveau terminus du tramway.

    Enfin et c’est un scoop, Julie Frêche annonce que fin 2026 la gare routière actuellement située à Sabines sera déplacée au Sud (côté Boirargues) de la gare TGV. La nouvelle gare routière accueillera notamment les « bus Macron » et les bus Lio du réseau régional développé par Carole Delga (PS).

  • En Occitanie, des PFAS présents dans l’air

    En Occitanie, des PFAS présents dans l’air

    Gendarme de la pollution
    atmosphérique, l’Atmo Occitanie analyse régulièrement la qualité de l’air dans la région. Un enjeu de santé majeur, la pollution de l’air étant responsable de 40 000 décès chaque année, d’après Santé publique France. « Le coût pour la Sécurité sociale est évalué à plus de 100 milliards d’euros. Donc il y a un certain nombre d’actions qui peuvent être mises en œuvre avec les données que nous produisons », souligne Émilie Dalix, présidente d’Atmo Occitanie.

    Si l’observatoire mesurait jusque-là la présence de pesticides, cette année -c’est la nouveauté- l’étude prend également en compte la détection des perturbateurs endocriniens (PE) et des Pfas, polluants éternels. « Les perturbateurs endocriniens sont issus de la combustion, de la dégradation de matières comme les plastiques ou encore les répulsifs anti-moustiques. Nous avons voulu suivre les Pfas dans les retombées de poussière et de pluie puisque des réglementations sont en train de se déployer. Nous souhaitons faire des premières évaluations pour avoir des éléments d’échange sur ce que l’on peut respirer », détaille Dominique Tilak, directrice d’Atmo Occitanie. Pas moins de 192 molécules (88 pesticides, 56 PE et 50 Pfas, deux molécules étant recherchées dans les pesticides et les PE) ont été analysées sur dix sites de la région.

    Ainsi, ce ne sont pas moins de 105 molécules qui ont été retrouvées dans l’air occitan (47 pesticides, 50 PE et 10 Pfas). « Au niveau des pesticides, on retrouve depuis plusieurs années fréquemment le prosulfocarbe, le Folpel, fongicide utilisé sur les vignes et le pendimethaline, un désherbant que l’on retrouve dans les grandes cultures », poursuit Dominique Tilak. Une tendance à la baisse est observée sur la plupart des sites, sauf le Gard viticole « mais la concentration cumulée est basse ». Les zones urbaines ne sont pas épargnées par les pesticides puisque dix ont été retrouvés à Montpellier -50 PE et 10 Pfas – et 14 à Toulouse – 56 PE et 6 Pfas. Les polluants éternels sont donc présents sur l’ensemble des sites (10 ont été enregistrés sur le site gardois urbain -mais le TFA, produit à Solvay n’était pas recherché). « C’est une première en France. Quel que soit l’endroit ou le moment, nous respirons des PE et des Pfas dans les environnements suivis. Nous sommes au début d’une étude qui durera au moins trois ans. On espère pour pouvoir continuer et voir les évolutions. »

  • Masta Ace voyage en rimes à Marseille avec Marco Polo

    Masta Ace voyage en rimes à Marseille avec Marco Polo

    Après avoir tant apporté au hip-hop depuis 45 ans, quelle heureuse surprise de voir Masta Ace toujours actif. Du mythique Juice crew guidé par le pionnier Marley Marl dont il a été un compagnon de route à la fin des années 1980, jusqu’à l’album intime et adolescent The falling season (2016), un maestro. Avec des rimes dangereusement mélodieuses attestées par les opus Slaughta house et Sittin’ on chrome, lors de son climax dans les « nineties ». Du rap dansant au rap de rue. Des airs qui ont marqué New York et le monde du rap, que le public marseillais aura peut-être l’occasion d’entendre mardi 21 octobre au Molotov. Sur cette scène située à la jonction de la rue d’Aubagne et de Notre-Dame du Mont, Masta Ace se produira aux côtés du rappeur et producteur canadien Marco Polo.

    Boom bap

    Si leurs routes s’étaient croisées sur le son Do it man en 2004, augurant des multiples collaborations, les revoilà 20 ans plus tard à signer Richmond Hill, album dont les « rythmes incisifs rencontrent des paroles encore plus percutantes sur la vie, les classes sociales et la culture », stipule le programme.

    Le Mc made in Brooklynn y délivre ses couplets comme une série d’uppercuts. Toujours asséné dans un calme olympien, un punch qui se boit comme du petit-lait sur les instrus de Marco Polo, « producteur qui honore la tradition du sample avec style, sans s’enliser dans la nostalgie ». Du boom bap dans la tradition du rap new-yorkais, modèle inaliénable depuis des lustres, où la grosse caisse et la caisse claire servent la rime. Pas étonnant que Masta Ace soit un modèle pour plusieurs générations de rappeurs, et même d’un certain Eminem.

    Mardi 21 octobre à partir de 20h30. Entre 19 et 21 euros. www.lemolotov.com