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  • La Vallée de l’Ubaye propose un challenge d’exception

    La Vallée de l’Ubaye propose un challenge d’exception

    Imaginez-vous combiner effort physique et découverte patrimoniale. C’est ce que vont pouvoir faire, samedi, les participants de la première édition du Trail de l’Ubaye. Organisé par Wadeck Gorak, en partenariat avec la communauté de communes Vallée de l’Ubaye Serre-Ponçon, avec le soutien d’Ubaye Tourisme, ce nouveau rendez-vous inédit combine dépassement sportif et traversée du patrimoine militaire de la vallée.

    Près de 200 coureurs sont attendus pour cet opus inaugural prometteur, qui s’inscrit pleinement dans les tendances actuelles et devrait rapidement s’imposer dans le calendrier sportif des Alpes du Sud. Loin des parcours stéréotypés, l’épreuve mise sur la découverte de paysages surprenants, avec des passages inédits dans les couloirs et sur les pentes des ouvrages militaires Maginot de Saint-Ours et de Roche-la-Croix, ainsi que de la forteresse de Tournoux. Des tracés soigneusement repérés pour garantir la sécurité de tous. Ils empruntent principalement les circuits de visites guidées.

    Relancer la dynamique

    « L’Ubaye est un formidable terrain d’expression pour la discipline qui connaît aujourd’hui une demande fortement supérieure à l’offre », indique Mathilde Psaume. « Le trail de l’Ubaye à la découverte des forts répond à cette problématique en proposant un tout nouveau terrain de jeu avec des parcours insolites, qui permettent aussi de retrouver les basiques de l’activité. à savoir l’aventure, l’exploration et la course à pied sans file d’attente sur les sentiers », détaille la responsable du service événement d’Ubaye tourisme.

    Depuis l’arrêt, en 2021, de l’emblématique Ubaye Trail Salomon, la vallée n’a jamais perdu sa passion pour la course en montagne.

    « Ce nouvel événement ambitionne d’unir les forces et expertises locales pour remettre le trail au centre des activités sportives du territoire et créer une référence pérenne. Si pour ce premier volet environ 200 participants sont attendus », explique Wadeck Gorak. L’objectif est clair pour l’organisateur : atteindre, d’ici un à deux ans, le millier de coureurs.

    Trois niveaux sont proposés, avec des thématiques spécifiques. Le trail de la forteresse, sur 10 km, permettant une première approche du territoire. Le trail de la bataille, sur 18 km, avec un passage dans le fort de Tournoux, destiné à des trailers un peu plus aguerris. Enfin, celui des forts et ses 49 km, qui permettront de s’élancer à l’assaut des trois citadelles emblématiques de l’Ubaye, à savoir Tournoux, Roche-la-Croix et Saint-Ours.

    Les organisateurs ont aussi pensé aux accompagnateurs. Un village d’arrivée, avec des animations, sera aménagé sur l’esplanade Pellegrin, à La Condamine-Châtelard, de 10h à 17h.

  • Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    À travers un parcours à la fois chronologique et thématique, découvrez une vision du monde où le Sacré joue un rôle primordial, loin des religions telles que nous les pensons en Occident. En effet, pour les Incas, tout dans l’univers avait un caractère sacré de la nature aux hommes en passant par les ancêtres, le vivant et les dieux qui cohabitaient en parfaite harmonie.

    Ateliers et visites ludiques pour les petits

    Plongez au cœur de cette cosmovision andine lorsqu’au XVIe siècle, lors de la conquête espagnole, l’Empire inca s’étendait sur un immense territoire, bien au-delà des frontières du Pérou actuel. Dans le cadre de cette exposition, petits et grands pourront profiter de visites guidées pour les adultes mais aussi pour les enfants avec des visites ludiques proposées les samedis et dimanches à 16h30. À travers différents jeux et accompagnés par un médiateur ce moment à la fois ludique et pédagogique invite à découvrir les objets fascinants de la collection.

    Pour les plus jeunes toujours, un espace ludique a été installé au 3e étage de l’Hôtel départemental et offre de nombreuses activités autour de l’exposition entre 14h et 16h les samedis et dimanche. Sans oublier une chasse aux trésors andins. Avec leurs équipements d’aventuriers, les enfants vont pouvoir se lancer sur les traces de ces civilisations et sur celles du dernier empereur inca, tous les week-ends d’août et de septembre à partir de 14h et toujours au 3e étage du bâtiment.

    Inca, héritage sacré des Andes, jusqu’au 27 septembre à l’hôtel départemental des expositions du Var à Draguignan.

  • [Patrimoine] L’Hôtel de Pesciolini et ses atlantes baroques

    [Patrimoine] L’Hôtel de Pesciolini et ses atlantes baroques

    L’hôtel de Pesciolini est classé au titre des monuments historiques depuis l’an dernier en tant que « rare témoignage de l’urbanisme, de l’architecture et de la sculpture baroques à Marseille, placé dans la scénographie urbaine exceptionnelle du Cours Belsunce issue de l’agrandissement urbain du dernier tiers du XVIIe siècle ». Sa porte a d’abord été inscrite au titre des monuments historiques en 1929. L’immeuble a subi il y a deux ans un incendie qui a heureusement vite été circonscrit.

    L’historien Georges Reynaud a retracé l’identité de cette demeure de la noblesse marchande qu’il qualifie de « pièce maîtresse du baroque marseillais ». En avril 1672, Amant de Venerosi-Pesciolini, issu d’une lignée de banquiers et de négociants toscans ayant fait souche à Marseille, achète à son beau-père un terrain à bâtir d’environ 180m2 près du couvent des Récollets qui alors fait face au cours à l’angle de la rue de Dauphine, actuel rue National. Ce beau-père, c’est Barthélemy Cousinéry, un conseiller du commerce élu second échevin de Marseille en 1668.

    Amant engage les entrepreneurs César Portal et Alexandre Casteau pour construire son hôtel particulier avec des boutiques au rez-de-chaussée au prix convenu de 10 200 livres. La pierre vient des carrières de la Couronne. Initialement, il demande aux bâtisseurs de prendre exemple sur les atlantes sculptés par Pierre Puget pour l’hôtel de ville de Toulon en 1657. En cours de projet, le commanditaire se ravise et veut des atlantes semblables au luxueux hôtel d’Espagnet bâti en 1651 au 38, cours Mirabeau à Aix-en-Provence. Les atlantes de l’hôtel de Pesciolini avaient leur pendant de l’autre côté de la rue d’Aix avec deux cariatides portant le balcon d’un hôtel disparu. Leur symétrie composait un fond de scène à l’extrémité montante de ce cours royal.

    On ne sait pas si Pesciolini y a vécu. Jean-Paul de Foresta, juge de paix, louait la demeure en 1692. L’hôtel est vendu en 1708 à Joseph Villet, un courtier royal qui le revend en 1714 à Gantel-Guitton, futur seigneur de Mazargues. Durant la Révolution, son fils qui fut maire de Marseille de 1779 à 1782, s’enfuit à Lyon après l’incendie de son château de Mazargues. L’hôtel particulier est alors vendu en 1794 aux enchères à Barthélémy Girard, un ancien charcutier, puis en 1806 à Jean-Sylvestre Reynard, raffineur de sucres et négociant en denrées coloniales. Endetté jusqu’au cou, il le revend quinze ans plus tard à Jean-Joseph Martin, le savonnier le plus riche de Marseille. L’historien Georges Reynaud identifie trois commerces en 1848 dont des bains publics coté rue d’Aix et un débit de tabac à l’angle. Une salle de billard est sans doute installée selon lui dans l’entresol.

    À présent, son propriétaire, l’important professionnel de l’immobilier Auguste Lafon, a prévu de restaurer l’édifice pour établir un commerce et un restaurant en pied d’immeuble, un local de stockage au premier étage, des bureaux associatifs au second, et des logements du 3e au 5e étage. Une autorisation de travaux a été délivrée par la conservation régionale des monuments historiques. Le permis prévoit de restituer les chapiteaux ioniques. Les pierres de parement et les modénatures seront restaurées en pierre de la Couronne. Les seuils des portes et commerces, et les soubassements, le seront en pierre de Cassis. Un protocole de restauration des sculptures doit être élaboré. Le Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine sera associé aux protocoles de nettoyage des parties sculptées. Les menuiseries de fenêtres anciennes XVIIe et XVIIIe en façade et les impostes seront restaurés. Les vantaux de la porte d’entrée seront remplacés sur modèle du XVIIe. Un ferronnier d’art bichonnera le garde-corps de ce somptueux balcon.

  • « Les mammifères s’adaptent de manière similaire face aux changements »

    « Les mammifères s’adaptent de manière similaire face aux changements »

    Jérémie Naudé : C’est notre hypothèse, car nous avons tous un cortex orbitofrontal – là où augmente le taux de noradrénaline face à un changement durable – et un locus coeruleus – où est produite la noradrénaline. Et que ce soit un chat, un éléphant ou un humain, quand l’environnement change et que la nourriture n’est plus au même endroit, les règles d’adaptation sont les mêmes. Mais il faudrait vérifier que c’est bien conservé.

    Comment ?

    J.N. : Des collègues à Lyon étudient ces questions chez les primates. Chez l’humain, c’est difficile de mesurer un taux de noradrénaline dans le cerveau. Mais il y a une possibilité avec des électrodes de stimulation profonde. Cela se fait de plus en plus avec des patients atteints de pathologies comme la maladie de Parkinson. Il est possible d’ajouter une sonde à noradrénaline.

    Le dysfonctionnement de ce mécanisme de production de noradrénaline pourrait-il être impliqué dans des troubles psychiatriques ?

    J.N. :C’est possible, par exemple dans des troubles compulsifs où une personne refait à l’identique les mêmes actions. Cela peut aussi être impliqué dans des troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) souvent réglés par des psychostimulants – qui augmentent les niveaux de dopamine ou de noradrénaline dans le cortex. Mais nous sommes encore loin de faire ces liens.

  • « Un pari fou et réussi » : le Corso de la lavande a lancé sa 80e édition à Digne

    « Un pari fou et réussi » : le Corso de la lavande a lancé sa 80e édition à Digne

    Un miracle perpétué » : le maire de Digne, Julien Di Benedetto (SE), a ouvert, vendredi soir, la 80e édition du Corso de la lavande, célébration emblématique et traditionnelle des Alpes du Sud.

    « C’est à nous tous que revient l’immense honneur de le préserver », a avancé le maire lors de la soirée d’ouverture, saluant « tous les présidents des comités des fêtes qui ont sacrifié une partie de leur vie pour que vive le Corso ». Julien Di Benedetto a, comme beaucoup de Dignois, grandi sur les chars iconiques de cette fête sud-alpine. « Vous pouvez compter sur moi pour continuer à fêter longtemps le Corso », a-t-il promis vendredi.

    Les festivités se poursuivront tout au long du week-end et jusqu’à mardi soir. Au menu ce samedi matin : un marché provençal, suivi de nombreux concerts toute la journée. À 21h, une « rencontre sous forme de joute musicale entre différentes nationalités » aura lieu au palais des congrès.

    Une surprise dimanche

    Dimanche, le public pourra assister à une démonstration de distillation de la lavande dès 9h30, place du Général-de-Gaulle. Un pré-défilé aura lieu à 14h boulevard Gassendi, puis le véritable défilé à 15h, avec seize chars et seize groupes internationaux. Une surprise est annoncée à 21h, place du Général-de-Gaulle, avant le grand bal prévu à 22h15.

    à l’occasion du Corso, la Ville met en place un dispositif exceptionnel de circulation, de stationnement et de sécurité. Pendant toute la durée du Corso, le boulevard Gassendi (partie basse) sera entièrement réservé aux animations et aux défilés. La circulation et le stationnement y sont interdits jusqu’à jeudi 23h.

  • Tichadou investigation, l’émission qui remet au centre le lien social à Port-de-Bouc

    Tichadou investigation, l’émission qui remet au centre le lien social à Port-de-Bouc

    Bonsoir à tous et bienvenue dans le 20h spécial Tichadou investigation. » Le ton y est pour cette émission réalisée par les ados du centre social Tichadou durant cette semaine passée et terminée vendredi.

    Au programme, « une enquête consacrée au rôle des centres sociaux : comment accompagnent-ils les habitants au quotidien et quels sont les défis auxquels ils font face », annoncent les deux speakerines, promettant reportages et témoignages.

    La directrice Yannick Combaluzier en est. « C’est la troisième année de notre cycle d’éducation aux médias, après le travail de presse écrite et photo l’été dernier », explique-t-elle. « Ce travail permet à l’ado de questionner l’info à laquelle il est exposé sur les téléphones », reprend-elle, mais aussi « de parfaire son expression orale et sa posture », selon la directrice.

    Le réalisateur Alexandre Mameli, venu pour la 10e fois au centre social, leur avait proposé trois thèmes. Les ados ont retenu le centre social car « ça nous concerne plus », justifie Kella, qui rentre en 1ère au lycée.

    « Faire les interviews c’était de la patate »

    Tous les rôles ont été distribués et échangés. « J’ai pris la caméra, le son au casque, monté le fond vert, mis les lumières », liste Sofiane, 13 ans. Mais sa partie préférée était de faire les interviews : « C’était de la patate », dit-il. Kella a préféré filmer et faire la voix off. « C’était un peu un mélange entre poser ma voix et parler normalement », détaille-t-elle.

    L’émission complète est disponible sur la page Facebook du centre social.

  • Liberté provisoire pour l’artiste El Mahdi Lyoubi

    Liberté provisoire pour l’artiste El Mahdi Lyoubi

    Immense soulagement pour El Mahdi Lyoubi et ses soutiens ce vendredi : le rappeur et cinéaste marocain est désormais en liberté provisoire, après plus de quinze nuits passées à la prison d’Oukacha, à Casablanca. L’artiste, depuis plusieurs années installé à Marseille, a été arrêté mi-juillet lors d’une visite dans son pays d’origine. Il est poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle », notamment, d’après ses proches, pour ses prises de position en faveur de Gen Z 212, mouvement de protestation de la jeunesse marocaine, né en septembre dernier.

    « Si notre joie est immense, nous sommes cependant dans l’attente de sa prochaine audience, le 2 octobre », modère tout de même son comité de soutien. Car le rappeur, connu sur scène en tant que Mehdi Black Wind, risque toujours une condamnation allant de six mois à deux ans de prison ferme, ainsi qu’une amende allant de 20 000 à 200 000 dirhams, soit d’environ 1 800 à 18 600 euros. « Nous sommes heureux de savoir que Mahdi va pouvoir retrouver sa famille et ses proches. Toutefois, notre inquiétude est vive quant à ce que cette offensive contre la liberté d’expression au Maroc représente », ajoutent ses soutiens dans un communiqué.

    Plusieurs rappeurs arrêtés

    Trois autres rappeurs ont été poursuivis pour des motifs similaires par la justice marocaine depuis l’automne 2025. Jawad Asradi et Hamza Raid d’abord, respectivement condamnés à trois mois et un mois de prison avec sursis, notamment pour des passages dans leurs chansons soutenant le mouvement Gen Z 212. Souhaib Qabli ensuite, qui a écopé de huit mois de prison ferme et d’une amende de 1 000 dirhams pour avoir dénoncé la corruption et la normalisation des relations entre son pays et Israël.

  • Marseille, l’annulation du festival Hip-Hop Non-Stop fait polémique

    Marseille, l’annulation du festival Hip-Hop Non-Stop fait polémique

    Ils disent vouloir reconnaître l’importance des cultures urbaines dans l’identité marseillaise, là, c’est tout le contraire. » Selon Cédric Claquin, coordinateur du festival Hip-Hop Non-Stop, une réunion organisée au mois de mai avait confirmé le soutien financier de la ville de Marseille et des mairies de secteur pour l’édition 2026 du festival. Coup de théâtre la semaine dernière, lorsqu’il apprend que finalement, les subventions n’ont pas été votées lors du dernier conseil municipal.

    « Une logique

    de renouvellement »

    « C’est très peu respectueux du travail qu’on fait depuis cinq ans, ou même depuis quatre mois, de nous le dire moins de deux mois avant le festival, tout en nous ayant donné des signaux positifs avant », déplore-t-il. « J’ai demandé un rendez-vous début juillet pour avoir des explications, personne ne m’a répondu. Je suis énervé, parce que dans ce silence, il y a du mépris », poursuit le coordinateur du festival, également directeur adjoint de l’association Urban Prod, qui, à la demande de la municipalité, organise la fête depuis sa création en 2021. « On arrivait à super bien travailler, il y avait une confiance réciproque », regrette-il.

    Dans un communiqué, la Ville explique que cette décision s’inscrit dans « une volonté de réorienter les politiques en faveur des cultures urbaines », avec « des formats plus diversifiés, mieux répartis sur le territoire et davantage en phase avec les attentes des artistes, des habitants et des acteurs culturels », détaille-t-elle.

    Pour sa part, Cédric Claquin « ne croit pas à cette réponse », il reproche à la Ville de « prétendre connaître ces besoins sans avoir fait aucune étude ». À ce sujet, il répond : « Nous, on avait fait une étude en 2021 avec les acteurs du graf, de la danse et du rap pour se renseigner sur leurs besoins. On est connectés à 35 collectifs, on a des milliers de personnes qui nous répondent ». Le coordinateur du festival tente de comprendre : « Qu’est-ce qui ne plaît pas à la mairie ? Le fait qu’on fasse de l’émergence artistique de talents en devenir, qu’on travaille sur la place des femmes et des minorités de genres, qu’on aille dans les quartiers ? On ne serait pas assez territorialement diversifiés mais on va déjà dans 4 ou 5 secteurs de la ville différents », liste-t-il.

    Le budget consacré à la culture n’ayant pas été réduit, Cédric Claquin estime que la décision de la municipalité « n’est clairement pas un problème de moyens, mais un vrai problème de choix ». De son côté, la Ville de Marseille précise s’être « engagée à prendre en charge les dépenses déjà engagées dans le cadre de la préparation de cette édition, afin de ne pas pénaliser financièrement la structure ». La Ville « demeure pleinement engagée en faveur des cultures urbaines dont elle reconnait le rôle essentiel dans le dynamisme culturel de Marseille », conclut-elle.

    Un coup dur, mais pas fatal

    Malgré l’annulation du festival cette année, Cédric Claquin et ses partenaires ne se laissent pas abattre. « Sur les réseaux sociaux, on reçoit énormément de marques de soutien, on n’a jamais eu autant de commentaires. Ça nous donne juste envie de préparer 2027 avec un nouveau format, d’élargir encore plus nos collaborations, ça nous donne envie de ne rien lâcher ».

  • Des caravanes occupent à nouveau des terrains de rugby à Marseille

    Des caravanes occupent à nouveau des terrains de rugby à Marseille

    Je suis président d’un club, pas gestionnaire de la mairie », vitupère Augustin Marie, président du club Marseille Rugby Méditerranée. Depuis dimanche dernier, les terrains du stade Mouton (11e) sont occupés illégalement par une centaine de caravanes de gens du voyage. « Ça ne date pas d’hier, depuis 15 ans c’est la même chose… L’année dernière, on a mis neuf mois à récupérer nos vestiaires », poursuit-il. Alors que les entraînements doivent reprendre le 3 août, le président exprime son inquiétude : « Nous sommes bénévoles et c’est nous qui en payons le prix. Je ne sais pas comment on va faire. »

    Responsabilités

    Alors que sur les réseaux sociaux, le maire de secteur (RN), Olivier Rioult, multiplie les messages et se sert de la polémique pour enfoncer la Ville de Marseille et se mettre en avant, Augustin Marie est clair : « Ce n’est pas une histoire de politique. C’est la faute de toutes les institutions qui n’ont pas fait leur travail, la Métropole qui n’a pas les aires d’accueil suffisantes, la Ville qui nous doit des installations sportives… »

    Contactée, la Ville de Marseille « rappelle que la Métropole est compétente en matière d’aménagement des aires d’accueil et des aires de grand passage des gens du voyage ». La mairie ajoute avoir « saisi le juge des référés du tribunal administratif ». Pour la municipalité, il est indispensable de « garantir un accueil digne des gens du voyage, dans le respect de leurs droits », sans quoi la mairie « ne peut pas légalement solliciter du préfet l’évacuation directe d’un terrain communal ».

    Contactée, la Métropole n’a pas répondu à notre sollicitation.

  • Les acteurs de l’hébergement d’urgence disent « non » à l’État dans les Bouches-du-Rhône

    Les acteurs de l’hébergement d’urgence disent « non » à l’État dans les Bouches-du-Rhône

    Un non, « en lettres majuscules ». Unies, la vingtaine d’associations qui agissent dans l’hébergement d’urgence dans les Bouches-du-Rhône opposent un front commun aux directives reçues par courriel, lundi soir, de la DEETS (Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités), demandant de remettre à la rue six ménages actuellement hébergés à l’hôtel, faute de mieux.

    Une décision qui arrive au bout de lentes restrictions. « Il y a eu, depuis deux ans, une sélection sur des critères de vulnérabilité, sur l’âge, la présence de bébés, les malades », explique Christophe Magnan, administrateur du SIAO 13, plateforme en charge notamment du 115. Puis « les critères ont laissé place à un critère », les femmes victimes de violences, poursuit-il, pour arriver à un conditionnement à « la persistance d’une menace active ». Ce qui a « conduit le SIAO à orienter entre 0 et 2 personnes par jour » avec 267 personnes sans solution, s’indigne-t-il. Puis, « il nous a été interdit de proposer des solutions d’hébergement d’État à des femmes isolées, enceintes, ou ayant au moins un enfant de moins de 3 ans », au motif qu’elles relèvent de la compétence du Département.

    Le courriel de la DEETS vient couronner le tout. « Il s’agissait de nous demander de mettre fin à l’hébergement de six ménages en hôtel avec au moins trois enfants en bas âge », précise Christophe Magnan. Au total, 19 personnes sont priées de retourner à la rue, faute de proposition alternative, pour répondre à un objectif « comptable », fixé par l’État, de 1 500 nuitées par jour. Inacceptable pour les associatifs, qui ont signifié leur refus d’obéir en retour de message. « Non, le groupement ne mettra pas ces personnes à la rue. Ni celle-là, ni les suivantes », martèle le responsable du SIAO13.

    En toute illégalité

    Pour des raisons humanitaires, évidentes, et légales. Car selon les articles L. 345-2-2 et 2-3 du Code de l’action sociale et des familles, le droit à l’hébergement d’urgence est inconditionnel, rappelle Thierry Mila président de la Fédération des acteurs de la solidarité Paca Corse, réclamant au passage l’ouverture du dialogue pour la mise en place d’une stratégie durable et de moyens « budgétaires à la hauteur ».

    Les associations se disent prêtes à engager un recours en justice si le préfet venait à utiliser la force publique. Toutes craignent que cette instruction ne soit qu’un « ballon d’essai ». Comme cela s’est passé « à Strasbourg, Bordeaux, Toulouse ou Montpellier », témoigne Thierry Mila. Même si, dans les faits, bien que concepteur de la base de données du SIAO, qui sert à établir des statistiques et coordonner l’action des travailleurs sociaux, l’État ne dispose pas, a priori, des noms et de la situation exacte des familles.

    Cette décision s’inscrit dans un contexte déjà catastrophique. Avec 5 400 places d’hébergement d’urgence disponibles dans les Bouches-du-Rhône, 9 000 demandes ont été recensées par le SIAO, 4 000 personnes sont toujours en attente, à la rue ou dans un hébergement de fortune. Et ce n’est que « le sommet de l’iceberg », pointe Francis Vernède, directeur régional Paca de la Fondation pour le logement des défavorisés, quand seulement une personne sur cinq appelle le 115. Il souligne aussi un manque de vision, dont le coût sera social, sanitaire, judiciaire. En se mettant « dans la peau d’un libéral », il insiste : « Proposer des hébergements dignes à des ménages, c’est pourtant leur donner la possibilité, demain, de devenir solvable, de participer à l’économie classique. »

    À la suite du SIAO, les fédérations d’acteurs sociaux puis le Secours catholique, ce vendredi, ont aussi interpellé le préfet par courrier. Le maire de Marseille a également pris la plume, s’adressant directement au Premier ministre.

    Contacté de nouveau par La Marseillaise, le préfet n’a pas répondu. Cette instruction intervient dans une certaine vacance administrative, où la préfète déléguée à l’égalité des chances, promue préfète de l’Aisne, prendra ses fonctions au 31 août, ainsi que son remplaçant.