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  • FO ne lâche pas sur les suppressions de classes

    FO ne lâche pas sur les suppressions de classes

    Un an après son dernier congrès de mai 2025, le Snudi-FO (Syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeurs des écoles de l’enseignement public) de Vaucluse tenait, vendredi dernier à Avignon, son assemblée générale. Avec, d’une année sur l’autre, des problématiques qui s’étirent.

    Comme la révision de la carte scolaire, entraînant son lot de suppressions de classes et de postes malgré quelques ouvertures (nos éditions des 9 et 11 avril). Dans une riche résolution, l’AG a donné quitus au conseil syndical de plaider pour « la restitution des 12 postes retirés au département, l’annulation des fermetures et l’ouverture des classes demandées, et pour l’abaissement des effectifs dans toutes les écoles », mais aussi « la création d’au moins 5 postes de titulaires remplaçants de plus par circonscription et l’abandon de la départementalisation du remplacement ».

    Autre sujet fort de mobilisation, le rôle des AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap). Un rassemblement en intersyndical se tient d’ailleurs ce mardi (12h30) devant la direction académique afin que les AESH soit reconnus comme des fonctionnaires de catégorie B, « avec un temps plein de 24 heures hebdomadaires », précise le Snudi-FO. Dans la même veine, le syndicat demande « la scolarisation adaptée à chaque élève, en milieu ordinaire chaque fois que possible, en établissement spécialisé chaque fois que nécessaire » et dénonce « des situations ingérables et/ou dangereuses pour les personnels comme pour les élèves qui résultent de l’inclusion systématique ».

    En présence aussi d’Étienne Raoul, secrétaire général de l’UD FO 84, FO espère le retour de la semaine à 4 jours à Avignon à la rentrée 2027 et, plus largement, prépare les élections professionnelles qui se tiendront, du 3 au 10 décembre, dans toute la fonction publique.

  • Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    À chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit ?

    Sur le papier, l’idée est séduisante, à l’heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l’inflation et où la récession guette. « C’est une légende urbaine », balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. « On sait maintenant avec le recul, que même l’accueil d’un événement sportif a très peu d’impact sur les économies des pays qui les organisent », souligne le chercheur, auteur de Foot business : Les Trente Glorieuses (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, « l’Insee n’avait constaté qu’une très légère hausse de la confiance des ménages », dans un contexte économique déjà favorable, rappelle Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s’applique aux derniers grands rendez-vous sportifs français.

    Effets d’éviction

    Après les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d’euros, soit… 0,07 point du PIB. L’Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d’euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Alors, qu’espérer d’une compétition organisée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique ? « Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu’il y aura un impact sur le PIB », indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses « restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d’éviction assez importants », explique Hadrien Camatte. « Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n’irez pas au restaurant le samedi soir.» Moteur historique de la croissance française, « la consommation représente 1 600 milliards d’euros, soit 54% du PIB », précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de « voir dans ces 1 600 milliards un effet Coupe du monde parce qu’on a eu un peu plus d’affluence sur les terrasses ».

    Achats plaisir

    Les effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des événements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. « On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu’à 200 000 ventes de télés » de plus qu’une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. « Désormais, on est plutôt entre 80 000 et 120 000 », un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d’achat en berne, « on est dans l’achat plaisir. Le taux d’équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n’est pas très inquiet », affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l’événement.

    Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n’inquiète pas Frank Delvau, président de l’Umih Île-de-France, première organisation professionnelle de l’hôtellerie-restauration, car, dit-il, « les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c’est plutôt une bonne chose ». Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l’hôtellerie-restauration s’est nettement dégradé en mai, selon l’Insee, il n’est « même pas certain que l’effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur », estime Anthony Morlet-Lavidalie.

  • Ils dénoncent l’asphyxie de Cuba par les États-Unis

    Ils dénoncent l’asphyxie de Cuba par les États-Unis

    « Lobjectif premier, c’est de faire pression pour que nos députés se positionnent sur la situation à Cuba », martèlent Nicole Giraudi, présidente de France Cuba Marseille 13, et Alain Sicre, représentant de Cuba Coopération, alors qu’un débat sur le sujet doit avoir lieu ce jeudi 11 juin à l’Assemblée nationale. Tous deux font partie des organisations qui se rendront ce mardi devant la préfecture de Marseille. À leurs côtés, Moncada, le Mouvement de la paix et la Ligue des droits de l’Homme dénoncent eux aussi l’impact du blocus sur la population cubaine.

    « Il y a une impossibilité à vivre sur le sol cubain depuis les mesures prises par Donald Trump », se désole Nicole Giraudi. Ces nouvelles restrictions « empêchent l’approvisionnement du pays en pétrole, menacent de sanctions les entreprises étrangères qui travaillent à Cuba », et limitent les échanges touristiques. « Une asphyxie généralisée » qui s’ajoute au blocus en place depuis 1962, et qui impacte toute la population cubaine. « Ils n’ont plus que 2 à 4 heures d’électricité par jour, plus de médicaments, plus de systèmes de canalisation car ce sont des entreprises étrangères qui les installaient », souffle Alain Sicre.

    En plus de l’effondrement de l’économie, les associations craignent pour la vie des habitants. De nombreuses opérations urgentes sont reportées, l’eau n’est plus potable en raison des déchets qui s’accumulent. « Tout ça dans le silence de la France, qui est très timide sur le sujet. »

    Débloquer l’aide

    Si les associations locales poursuivent leurs actions, elles estiment aujourd’hui avoir atteint une limite. « On ne peut plus envoyer de conteneurs. On en a qui dorment dans des entrepôts, prêts à partir, avec du matériel médical, de la nourriture pour bébés… » Mais acheminer de l’aide est devenu quasiment impossible, notamment depuis que la compagnie maritime CMA CGM ne livre plus Cuba. « Il faut souligner les barrières mises à l’humanitaire. Ça ne peut plus attendre, on a besoin d’une volonté politique et de véritables coopérations », campe Alain Sicre.

    À quelques jours du débat prévu à l’Assemblée nationale, les associations espèrent obtenir des prises de position claires de la part des députés locaux. « Le gouvernement peut sanctionner, et dire que les entreprises françaises continueront de soutenir Cuba », estime Nicole Giraudi. De quoi rappeler que le sort de l’île dépend avant tout de la solidarité internationale.

    Un rassemblement à l’initiative du PCF Var mercredi à Toulon

    À la veille de la proposition de résolution portée par le PCF devant l’Assemblée nationale jeudi, la Fédération du PCF du Var appelle au rassemblement mercredi, à 17h30, place du Murier à Toulon. « Il est temps que la France se fasse entendre pour exiger la fin du blocus, la levée des sanctions américaines aux entreprises qui commercent avec Cuba, que notre pays rétablisse et développe des coopérations avec Cuba, et apporte de l’aide humanitaire », soutiennent les communistes varois. Cette mobilisation s’inscrit dans la lignée de leur engagement pour la cause, à l’image de la collecte de médicaments et de produits d’hygiène en faveur du peuple cubain organisée dans le département depuis le 11 avril. Une campagne qui « rencontre un grand succès », se félicite le PCF Var. Une distribution de tracts aura lieu en marge du rassemblement.
    Ad.B.

  • Mondial mexicain sur fond de contestation sociale

    Mondial mexicain sur fond de contestation sociale

    Ils réclament de meilleures conditions de travail ainsi qu’une réforme de leur système de retraite. Les enseignants mexicains, qui bénéficient d’une pension complète plafonnée à l’équivalent d’environ 850 euros, ont lancé une grève nationale et multiplient les actions dans les rues de la capitale à quelques jours du début de la Coupe du monde. Des cortèges de milliers de professeurs défilent aux quatre coins de Mexico, accentuant la pression sur le gouvernement. « C’est une bonne conjoncture. On croit qu’ils peuvent nous écouter un peu plus. On y croit ! Parce qu’on sait qu’avec ce genre d’événement, le gouvernement protège ses intérêts économiques », confie l’un des grévistes au média RFI.

    Un climat de tension à Mexico

    Mercredi, un groupe de manifestants a fait irruption au ministère de l’Éducation à Mexico, utilisant des lampadaires comme béliers lors d’une nouvelle journée de mobilisation. Des membres d’un groupe dissident du syndicat des enseignants, la Coordination nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE), ont « vandalisé un poste de garde », « pénétré dans la cour » et « brisé les vitres du hall d’entrée », selon des sources au sein du ministère. « Ils cherchent à provoquer une répression à l’approche de la Coupe du monde », a déclaré la présidente Claudia Sheinbaum lors d’une conférence de presse. « Nous ne céderons pas à la provocation », a-t-elle ajouté. Le gouvernement mexicain a consacré au moins 3 milliards de dollars aux infrastructures liées à la Coupe du monde de football, qui débutera le 11 juin, tout en procédant depuis plusieurs années à des coupes budgétaires importantes dans l’éducation publique. Une hausse de 9% des salaires des enseignants, annoncée par la présidente en mai, n’a pas suffi à apaiser les tensions. « À qui va profiter la Coupe du monde ? Aux grands patrons et aux banquiers ! Comment est-ce possible qu’il y ait autant d’argent pour eux, tandis que nous et nos enfants devenons toujours plus précaires ? », s’interroge une enseignante en colère.

  • Marsatac : rap, pop et électro à la fête au Parc Borély

    Marsatac : rap, pop et électro à la fête au Parc Borély

    « Je suis le symbole de ce que le rap est devenu : une musique décomplexée qui touche tout le monde », aime à dire Niska, tête d’affiche de la soirée d’ouverture du festival Marsatac, vendredi 12 juin au Parc Borély. À ce compte-là, rien d’étonnant à ce que ce rappeur, qui développe ses rimes sur des musiques aussi bien inspirées de la pop occidentale que de l’Afrique, n’ait écoulé, la semaine passée, tous les billets d’un double concert au Stade de France prévu en 2027 en seulement quelques heures. « La soirée du vendredi met à l’honneur ce que le rap fait de mieux aujourd’hui », indiquent les organisateurs de ce festival qui programmera aussi, lors de cette date inaugurale, une « nouvelle génération de talents rap », constituée d’artistes comme Jeune Morty, Huntrill et La Rvfleuze. Au menu également, la chanteuse martiniquaise Meryll, qui swingue de la pop au dancehall en passant par le hip-hop, ou encore l’artiste aux sons électro-orientaux, Ino Casablanca.

    Boss lady et jeunes talents

    Soirée la plus attendue de Marsatac, la date du samedi 13 juin se jouera à guichets fermés. Le Parc Borély accueillera alors Théodora, phénomène de la pop francophone engagée et féministe, alias « Boss lady », qui a fait chavirer les cœurs et les hanches avec des tubes comme Kongolese sous BBL ou Fashion Designa, ainsi que le rappeur Disiz, à l’origine de l’album On s’en rappellera pas, où figure d’ailleurs le titre Mélodrama interprété avec une certaine… Théodora. Jeune chanteuse guyanaise de dancehall à la trajectoire ascendante, la Pas jalouse Bamby, comme le suggère l’une de ses chansons phares, sera aussi très attendue par la jeunesse qui déferle à chaque climax du printemps sur le Parc Borély au moment de Marsatac. La journée de clôture du dimanche 14 juin a, elle, « été pensée comme une grande fête populaire », notamment marquée par une « programmation solaire majoritairement marseillaise avec des collectifs qui soutiennent la place des femmes et minorités de genre sur scène et défendent un droit inaliénable à la différence ».

  • Des soirées guinguette pour redonner vie à Peyruis

    Des soirées guinguette pour redonner vie à Peyruis

    « Cela manquait aux Peyruisiens de se réunir » : face au manque d’animations, de commerces et de cafés pour faire vivre le village, la mairie de Peyruis espère réunir autour des soirées guinguette, qui seront lancées ce vendredi et continueront toutes les semaines jusqu’à la fin de l’été. L’objectif est aussi « de marquer le début de la nouvelle municipalité », explique Floriane Idini, adjointe déléguée à la communication, alors que Lila Desjardins (DVG) vient d’être élue en mars première femme maire de Peyruis. « C’est la première fois que la mairie met en place des animations récurrentes de la sorte. Avant, c’était les associations qui étaient aux manettes. Cela manquait d’événements réguliers qui pouvaient rassembler tout le monde », avance-t-elle. « Là, la mairie centralise, organise, et les associations viennent se greffer, et pas le contraire », détaille-t-elle. La mairie a spécialement fait l’acquisition d’un grand container, installé sur la place Fauchier, où auront lieu les soirées guinguette, pour stocker les tables, les chaises et les frigos.

    Au programme : concerts, soirées danse, soirée pitchoun, salsa, rock, méchoui, fresque collective, accordéon, kermesse ou encore karaoké. Des élus de la mairie seront présents à chaque soirée pour veiller à leur bon déroulement. Pour la première soirée, la mairie a voulu attirer en programmant la gagnante de l’édition suisse de The Voice Kids et un célèbre saxophoniste de la région. La municipalité a prévu des partenariats avec 14 entreprises locales qui ont accepté d’être les sponsors de ces soirées guinguette. Chacune a donné entre 60 et 300 euros pour ce projet.

    Faire revivre le village

    Pour chaque soirée, cinq food-trucks seront présents et vingt grandes tables seront installées pour permettre à toutes et tous de se rassembler en dégustant le plat de leur choix et en profitant du spectacle. Les programmes détaillés seront distribués dans toutes les boîtes aux lettres des habitants, des commerçants ou encore des écoles du village cette semaine.

    « Si cela fonctionne bien et que les habitants sont en demande, on pourra recommencer l’année prochaine de début juin à septembre », avancent Floriane Idini et Julie Roux, conseillère municipale déléguée aux entreprises. « Il a fallu tout mettre en place très rapidement pour réaliser ce projet en temps et en heure », expliquent les deux nouvelles élues depuis le mois de mars.

    Faire revivre le village, délaissé de ses commerces, était au cœur du programme de Lila Desjardins, conseillère départementale en binôme avec René Villard (PCF) et ancienne élue d’opposition. La candidate divers gauche menant une liste sans étiquette avait remporté l’élection municipale haut la main en mars, avec 50,7% des voix, et était seulement à 26 voix d’être élue maire dès le premier tour. Face à elle, la candidate RN-UDR Aurélie Abeille, qui avait récolté 19% des voix, et le maire sortant DVG Patrick Vivos, qui en avait récolté 29%. Lila Desjardins a également le projet d’ouvrir un café brasserie dans le village et de réunir les commerces sur la place Fauchier. Elle déplorait le manque d’investissement et de demandes de subventions de la municipalité précédente pendant sa campagne. Elle espère aussi déplacer les écoles du village, qui sont « dans un état lamentable ».

    Tous les vendredis jusqu’à fin août, de 18h à 22h, place Fauchier. Méchoui sur réservation.

  • La mairie d’Aubagne veut fédérer pour le nouvel hôpital

    La mairie d’Aubagne veut fédérer pour le nouvel hôpital

    Lancé au lendemain de la crise du Covid, dans le cadre d’un plan d’investissements prévu par le gouvernement à la suite du Ségur de la Santé, le projet de construction d’un nouvel hôpital à Aubagne n’avance pas assez vite d’après la nouvelle municipalité. Censé s’implanter dans la zone des Gargues, dont le foncier n’a toujours pas été acquis, l’établissement doit, en théorie, être livré en 2032. De quoi pousser la mairie à réclamer un coup d’accélérateur.

    Vendredi, à l’occasion du conseil municipal, les élus se sont donc prononcés à la faveur d’un vœu en quatre points. À commencer par la création d’un « front territorial commun », aux côtés des 19 communes directement impactées par la construction de l’hôpital. L’objectif : faire bloc, « au-delà des étiquettes partisanes », pour « exiger le maintien des enveloppes budgétaires » auprès des collectivités territoriales impliquées dans le financement du projet. La Ville invite également lesdites communes à envisager une participation financière à l’achat du foncier, pour l’instant prévu à l’unique charge d’Aubagne.

    La Région Sud, la Métropole Aix-Marseille et le Département des Bouches-du-Rhône sont également interpellés et invités à « confirm[er] et accélér[er] leurs engagements financiers respectifs afin de sécuriser l’enveloppe globale du projet ». Leur mobilisation est aussi nécessaire à la réalisation des infrastructures de transport (Val’Tram, BHNS) et de voirie, « indispensables à la desserte et à la sécurité du site des Gargues ». « La faisabilité et le succès de cet hôpital dépendent de son accessibilité », a en ce sens souligné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Dans l’attente du préfet

    Le vœu appelle également à la signature « dans les meilleurs délais » de la Déclaration d’utilité publique (DUP) par le préfet des Bouches-du-Rhône, une procédure administrative permettant de réaliser une opération d’aménagement sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d’utilité publique. Un document ici nécessaire pour entamer les négociations avec les actuels propriétaires. « Il faut qu’on ait suffisamment avancé au deuxième semestre de l’année sur les acquisitions foncières pour que l’État accepte, dans la foulée, de lancer les concours d’architectes, détaille une source proche de la municipalité. Et ces concours d’architectes, si on veut que l’hôpital soit livré en 2032, il faut les lancer en 2027. » Pour coordonner efficacement toutes ces instances, Mohammed Salem, ancien président de la commission médicale de l’hôpital d’Aubagne, a été nommé délégué spécial auprès du maire. Une nomination fortement critiquée, au passage, par Gérard Gazay, l’ancien maire (LR) d’Aubagne. D’ailleurs, son groupe n’a pas pris part au vote de ce vœu.

    Un comité de pilotage, en présence de toutes les institutions impliquées, doit avoir lieu le 26 juin.

  • Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Elles veulent poursuivre sur leur lancée et œuvrer pour le débat démocratique. Engagées au sein de Toulon en Commun lors des élections municipales, Marie-Elise Vidal, 23 ans, et Charlotte Clementi, 28 ans, toutes deux militantes écologistes, ont lancé, dans l’entre-deux-tours, le mouvement « Jeunesse Populaire Toulonnaise », face au risque de voir le RN accéder au pouvoir, mais aussi avec la volonté de redonner une voix à la jeunesse face au « sentiment que la politique se fait sans eux. On s’est dit qu’il fallait un élan pour réveiller les consciences, et travailler sur la jeunesse car à Toulon, il n’y a pas cette dynamique présente dans d’autres villes », soutient Charlotte Clementi.

    Un lieu qui dépasse

    les clivages partisans

    C’est donc dans cette optique que les deux amies veulent aujourd’hui créer une Maison de la démocratie, « un lieu physique mais aussi conceptuel, où tous les citoyens peuvent débattre ». Une idée née de leur expérience de campagne : « On a constaté que les jeunes n’étaient pas très engagés, mais aussi qu’il y avait une méconnaissance globale des enjeux locaux. »

    Pour changer cela, et lutter contre l’abstentionnisme, « une des bases du projet », cultiver la confiance est primordial : « Il faut informer les gens, pour qu’ils se sentent écoutés, participent, comprennent les choses, et que les décisions ne soient pas simplement prises à la mairie », appuie Marie-Elise Vidal, qui voit en ce projet une possible rampe de lancement pour « des projets participatifs, où les gens seraient consultés sur ce qu’ils veulent mettre en place, dans leur rue, leur quartier ».

    S’il sera protégé par une charte de respect des valeurs républicaines, de la tolérance et de la diversité, « ce qui pourrait de fait exclure certaines personnes », le lieu se voudra ouvert à tous, sans distinction d’âge, et au-delà des clivages partisans. Car il s’agira aussi de « comprendre pourquoi nous avons autant de désaccords, et pourquoi n’y aurait-il pas des choses pouvant nous rapprocher dans une politique de ville. On ne veut pas être reconnu à travers nos attaches partisanes. Chacun aura son espace », affirme Marie-Elise Vidal.

    Un concept basé sur des expériences similaires en place à Tours et Montpellier, par exemple, pour lequel les deux militantes espèrent un engagement de la mairie, avec qui un rendez-vous est prévu dans les jours à venir. « Il faut que ce soit ancré dans la vie toulonnaise. La mairie y a tout intérêt, pour inclure les citoyens et lutter contre le mécontentement », veulent-elles croire.

  • Ce qui va changer dès août pour Aubagne en « Ligue 3 »

    Ce qui va changer dès août pour Aubagne en « Ligue 3 »

    La Ligue 3 professionnelle verra le jour en août. Elle s’inscrit dans une feuille de route clairement définie : bâtir un championnat financièrement pérenne, plus attractif autour d’un « produit » mieux valorisé, et davantage ancré dans les territoires en renforçant l’intégration des clubs au sein de leur écosystème local. L’objectif est également d’en faire une compétition plus innovante, à travers l’évolution du format, de l’arbitrage et des règlements sportifs et financiers.

    Système de play-offs

    Sur le plan sportif, la future Ligue 3 s’inspirera du modèle de la Pro D2 en rugby. Le championnat réunira 18 clubs, qui s’affronteront en matches aller-retour sur 34 journées. Les deux premiers du classement accéderont directement à la Ligue 2, tandis que les équipes classées de la 3e à la 6e place disputeront des play-offs pour décrocher une place en barrage. Le vainqueur de ces phases finales affrontera ensuite le 16e de Ligue 2 lors d’une double confrontation aller-retour, avec un billet supplémentaire pour l’échelon supérieur à la clé. À l’autre extrémité du classement, les trois derniers seront relégués. Cette réforme s’accompagne également d’une refonte de la pyramide des compétitions nationales. À partir de la saison 2026-2027, l’actuel National 2 prendra l’appellation de N1, tandis que le N3 deviendra le N2.

    Un nouveau diffuseur

    Côté diffusion, les 309 rencontres de Ligue 3 – saison régulière et play-offs compris – seront retransmises en intégralité et en exclusivité sur Ligue 1+ au cours des trois prochaines saisons. Une évolution majeure pour les supporters, puisque les matches du championnat quitteront la gratuité de FFFtv pour intégrer une offre payante. La programmation s’articulera autour de deux créneaux. Chaque journée débutera le jeudi à 20h45 avec l’affiche principale, diffusée en prime time dans une case dédiée, sans concurrence avec la Ligue 1 ou la Ligue 2. Les huit autres rencontres se joueront le samedi à 15h et seront proposées à la fois sur des canaux individuels et dans le cadre d’un multiplex. Un horaire choisi pour concilier visibilité télévisuelle et affluence dans les stades.

    Aides doublées

    Le budget consacré à la Ligue 3 atteindra 12,3 millions d’euros, contre 5,8 millions en 2025-2026, dont 70% seront directement redistribués aux clubs. L’ensemble des 18 équipes bénéficiera désormais d’un montant d’aides uniformisé, dans un cadre harmonisé reposant sur un statut professionnel fédéral commun. Le plafond d’aide par club pourra atteindre 450 000 euros, contre 180 000 euros en 2022-2023 et 300 000 euros cette saison. Cette enveloppe intègre une nouvelle politique d’aide aux déplacements, fixée à 50 000 euros pour chaque club.

    Recours vidéo inédit

    Véritable laboratoire d’innovations dans plusieurs domaines, notamment l’arbitrage, la nouvelle Ligue 3 accueillera la première expérimentation en France du « Football Video Support ». Ce dispositif d’assistance vidéo, plus léger que la VAR utilisée en Ligue 1, offrira aux entraîneurs la possibilité de disposer de deux challenges par match pour demander un recours à la vidéo sur une action relevant du protocole VAR. Sa mise en place s’accompagnera de l’intégration d’un quatrième arbitre, contribuant à la professionnalisation du championnat.

    Sans synthétique

    La Ligue 3 imposera, dès la saison 2027-2028, l’utilisation de pelouses en gazon naturel ou hybride. Les terrains synthétiques seront progressivement retirés du championnat, même si des dérogations temporaires pourront être accordées à certains clubs.

  • Des journées de l’archéologie pour redécouvrir l’histoire de la ville

    Des journées de l’archéologie pour redécouvrir l’histoire de la ville

    Les Journées européennes de l’archéologie se déploient partout en France, et dans plus de 30 pays européens. À Marseille, l’événement rassemble « 35 rendez-vous gratuits avec plus d’une centaine d’experts qui sont mobilisés : des archéologues, des chercheurs, mais aussi des médiateurs », explique Gwenaël Richerolle, adjoint (Écologistes) délégué au patrimoine municipal et aux équipements culturels municipaux. « Cela s’insère dans une politique culturelle de la Ville de Marseille, qui vise à créer un attachement entre les publics avec le patrimoine archéologique et culturel », souligne-t-il.

    « Parler de notre histoire »

    Parmi les propositions, le 9 juin, le public est invité à une conférence détaillant les résultats d’une fouille archéologique, menée en 2025 dans les quartiers nord de la ville, et qui avait révélé l’existence d’un vignoble grec antique. La conférence mettra en lumière le rôle central de la viticulture dans l’économie de Massilia, sous quatre siècles d’occupation, entre les Ve et IIe siècles avant J.C. En effet, ces journées marquent également un temps pour « parler de notre histoire, puisque Marseille est la ville la plus ancienne de France », confie Gwenaël Richerolle.

    Ce samedi 13, c’est l’inauguration de « L’art de la matière : maquettes marseillaises », aux archives municipales. Une exposition qui présente 29 maquettes et 16 aquarelles de monuments emblématiques de la cité phocéenne jusqu’au 17 octobre. « C’est l’occasion de redécouvrir en 3D nos monuments », partage l’élu. « Le week-end est entièrement construit pour les familles, avec des ateliers qui sont pensés pour tous les âges. » Entre autres : bacs de fouilles, ateliers d’art préhistorique et pariétal, poterie, tissage ou encore un atelier d’archéologie navale… « Au-delà de l’aspect ludique, il y a la possibilité de découvrir les métiers de l’histoire de l’art et de l’archéologie. »

    Programme complet sur le site de la Ville de Marseille.