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  • Le Syndicat des avocats de France soutient les mouvements lycéen et étudiant

    Le Syndicat des avocats de France soutient les mouvements lycéen et étudiant

    Par Emmanuel Docteur, avocat au barreau de Marseille

    Depuis le 21 septembre, les lycéen·nes et les étudiant·es se mobilisent partout en France pour faire entendre leur voix et leurs préoccupations, pour dénoncer les conditions d’études et le manque de moyen dans le service public de l’éducation.

    Les lycéen·nes et les étudiant·es ne sont pas en dehors de l’État de droit et de l’espace démocratique, elles et ils bénéficient de la liberté de réunion, de la liberté d’expression et de la liberté de manifester. Le SAF ne peut que se satisfaire que la jeunesse s’empare de l’exercice de ses droits et de ses libertés. Pourtant, au lieu d’entendre les préoccupations légitimes des lycéen·nes et des étudiant·es et d’y répondre, le gouvernement choisit de réprimer leur mobilisation et de museler leur parole. Le SAF dénonce avec indignation la violente répression qui s’abat sur le mouvement lycéen. Cette répression s’est notamment illustrée par des centaines d’interpellations selon le ministre de l’intérieur et par un nombre important de manifestant·es blessé·es, et mutilés. Le SAF tient à rappeler les droits de toutes les personnes interpellées et placées en garde à vue à l’occasion de ce mouvement : le droit de garder le silence ; le droit d’être assisté par un avocat (une obligation pour les mineurs.es) ; l’obligation pour les mineur·es, de prévenir leurs parents ; le droit de faire prévenir un proche ; le droit de voir un médecin qui est une obligation pour les moins de 16 ans. Le SAF tient aussi à rappeler que filmer les forces de l’ordre est légal et nécessaire dans un contexte de tensions et de violences. De nombreuses interpellations donnent lieu à des gardes à vue et des défèrements dans des procédures qui pourtant sont lacunaires ou ineptes juridiquement, le défèrement étant ainsi détourné.

    Le SAF appelle l’ensemble des membres de l’institution judiciaire à ne pas se laisser tromper. La répression s’est accentuée avec les centaines d’arrêtés préfectoraux pris partout en France pour interdire les rassemblements aux abords des lycées et pour autoriser la surveillance des mouvements lycéens par drone. Le SAF s’élève contre cette politique administrative disproportionnée et accompagne, partout en France, des actions juridictionnelles afin de contester les arrêtés préfectoraux dangereux pour les libertés fondamentales des lycéen·nes et des étudiant·es. Le SAF apporte son soutien aux lycéen·nes et étudiant·es qui manifestent pour un meilleur service public de l’éducation et un avenir meilleur.

    Le SAF se tiendra aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es le 6 octobre, pour défendre le service public de l’éducation et les libertés d’expression, de réunion et de manifestation.

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail avocats@lamarseillaise.fr

  • Franck Allisio se sépare de son collaborateur accusé d’antisémitisme

    Franck Allisio se sépare de son collaborateur accusé d’antisémitisme

    En pleine affaire Bardella, voilà un dossier qui plombe un peu plus encore l’effort de respectabilité du Rassemblement national. Le député RN des Bouches-du-Rhône, Franck Allisio, a d’ailleurs annoncé, vendredi, mettre fin au contrat de son attaché parlementaire Louis Grégoire, après la publication d’une enquête de Libération consacrée à d’anciennes publications diffusées sur Facebook par ce collaborateur.

    Dans un communiqué, l’élu d’extrême droite affirme avoir reçu son collaborateur suite à la parution de l’article. « Ces écrits dont il est accusé étaient inconnus de tous et antérieurs à son recrutement par l’Assemblée nationale », déclare-t-il ce vendredi. « Afin de lui laisser le temps de la clarification, j’ai pris la décision de mettre fin à son contrat », ajoute Franck Allisio.

    Louis Grégoire travaille aux côtés de Franck Allisio depuis les municipales de 2020. Il l’a ensuite suivi au conseil régional puis à l’Assemblée nationale. L’enquête publiée le 8 octobre par nos confrères de Libération rapporte que celui-ci a partagé entre 2018 et 2022 plusieurs publications faisant référence à l’extrême droite radicale, à des auteurs collaborationnistes ou relayant des contenus à caractère raciste, complotiste et antiféministe sur un compte privé suivi par le député RN.

    Le site y a relevé pêle-mêle, « des apologies de l’Allemagne hitlérienne, des conseils de lecture collaborationnistes, des blagues racistes et des slogans fascistes », à travers des messages présentant le débarquement allié de 1944 sous un angle favorable à l’Allemagne nazie, des références à Robert Brasillach ainsi que différentes publications visant des femmes, des migrants, des musulmans ou des juifs.

  • La Seyne-sur-Mer : pour s’armer intellectuellement contre l’extrême droite

    La Seyne-sur-Mer : pour s’armer intellectuellement contre l’extrême droite

    Une soirée de réflexion proposée autour de deux de ses livres aux titres évocateurs : « L’Arabe, nouveau bouc émissaire du capital » et « Du fascisme historique au nouveau fascisme ».

    Dans un département où l’extrême droite ne cesse d’augmenter son influence et ses prises de guerre, comme l’ancien bastion de gauche qu’était l’ex-Cité des Chantiers où va se dérouler l’initiative, nul doute que les échanges seront féconds. Comme l’analyse d’André Prone qui fournit de la matière pour continuer le combat.

  • Avignon : l’intégration de jeunes étrangers en pratique à EDF

    Avignon : l’intégration de jeunes étrangers en pratique à EDF

    À l’occasion de la Semaine nationale de l’intégration, il a rencontré trois jeunes étrangers en situation régulière accompagnés par l’association 1par1. « Le bénéfice est réciproque pour les jeunes comme pour l’entreprise. Il y a tout à gagner dans ces situations-là », pointe le représentant de l’État. Arrivés mineurs en France, Azhem, Abdoulaye et Abdouramane sont tous les trois passés par un CAP, puis un bac pro avant d’intégrer un BTS. « L’objectif pour tous est qu’ils signent un CDI, car la formation reçue est unique », pointe Olivier Soulage, directeur de filiales.

  • Une exposition sur l’histoire locale du Front populaire à Gap

    Une exposition sur l’histoire locale du Front populaire à Gap

    Pour les 90 ans du Front populaire, l’institut d’Histoire sociale CGT du département (IHS-CGT 05) organise une exposition itinérante « Le Front populaire dans les Hautes-Alpes », composée de dix-sept panneaux retraçant à la fois le contexte national mais surtout le déroulement de cette période dans le département. La première étape a lieu ce samedi à Gap au Foyer des jeunes travailleurs à partir de 10h. À 16h, le court-métrage de fiction « La Rage au cœur », qui se déroule dans le bassin minier du Nord, sera diffusé, suivi d’une conférence sur les aspects marquants du Front populaire dans les Hautes-Alpes, présentée par Philippe Cottet, président de l’IHS-CGT 05.

    « L’idée est d’ensuite démultiplier l’événement », explique-t-il. En novembre, l’exposition sera disponible à L’Argentières : « C’était la ville ouvrière du département, avec son usine d’aluminium. 800 salariés : c’était énorme pour le département ! » Après un nouveau passage à Gap en janvier 2027, l’exposition ira jusqu’à Veynes, « la ville cheminote ». Plusieurs panneaux retracent l’histoire de ces villes au moment du Front populaire. « Ce qui caractérise le département à cette époque, c’est que ce n’est pas un territoire industrialisé, donc le syndicalisme n’est pas fort au départ », explique Philippe Cottet, auteur du livre Les Hautes-Alpes dans le Front Populaire 1936-1938. Les visiteurs sont amenés à découvrir notamment deux luttes emblématiques du département : la grève du BTP à Gap, première grosse mobilisation locale, grâce à laquelle les salariés ont obtenu des avancées sociales. Puis, celle de l’usine textile La Cotonnière à Savines : un conflit d’un an, qui s’est soldé par un échec. Une exposition qui, Philippe Cottet l’espère, fera écho aux enjeux politiques actuels.

  • Châteauneuf-le-Rouge : une nouvelle récompense pour le Fournil du village

    Châteauneuf-le-Rouge : une nouvelle récompense pour le Fournil du village

    C’est une distinction de plus pour Franck et Céline, les gérants de la boulangerie-pâtisserie de ce village du Pays d’Aix. En effet, cette nouvelle récompense vient s’ajouter à celles qu’ils ont reçues pour consacrer l’excellence de leur production dans les catégories meilleur croissant, meilleure baguette tradition et meilleur Colombier. « Toute l’équipe est très fière de cette nouvelle victoire », ont réagi les gérants. Leur secret ? Un flan crémeux, constellé de grains de vanille, et une pâte croustillante. Situé place Auguste-Baret, le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.

  • [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    Séraphine, 14 ans en 2de au lycée Martin-Bret de Manosque (04)

    Le prix des produits alimentaires dépend fortement de l’organisation des entreprises qui vont les produire et les distribuer. En France, il y a environ 350 000 fermes, environ 23 000 entreprises de transformation alimentaire, et 6 centrales d’achat alimentaires qui concentrent entre 85% et 90% des parts de marché. Cette concentration leur donne un pouvoir de négociation énorme vis-à-vis des autres entreprises.

    Ces centrales se livrent une compétition féroce sur les prix, ce qui se répercute notamment sur les comportements des autres entreprises. Pour maintenir des prix aussi bas, il faut produire en très grande quantité avec des ingrédients bon marché qui sont souvent pauvres, voire mauvais, pour la santé humaine. Les produits bio signalent le fait de ne pas employer certains produits pour cultiver, un effort souvent récompensé par un prix généralement un peu plus élevé mais souvent amplifié dans la grande distribution.

    Les produits locaux sont souvent produits sur des plus petites fermes, en plus petits volumes et offrent la possibilité de connaître les manières employées par les agriculteurs. »

    Mikaël Akimowicz. Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • RSA : le conseil départemental de Vaucluse retoqué sur une suspension

    RSA : le conseil départemental de Vaucluse retoqué sur une suspension

    Depuis cinq ans, le Vaucluse est le département qui accuse la plus forte baisse du nombre d’allocataires du RSA, à -32% quand la moyenne nationale tourne autour de -4% sur la même période. Si le Département vante sa politique de « remise au travail », syndicats et élus de gauche dénoncent une marche forcée avec une politique drastique de suspensions/radiations, comme l’exposait encore la CGT fin juin en amont de la séance plénière.

    Le 21 septembre dernier, une décision de justice vient de recadrer le conseil départemental : le Conseil d’État a demandé au Département de revoir sa copie sur le cas d’une allocataire, qui ne s’était pas présentée à une réunion obligatoire, et dont les droits avaient été suspendus pour 4 mois en 2024. Or, cette dernière s’était justifiée en présentant un arrêt maladie qui autorisait les sorties du domicile. Si au départ, le tribunal administratif de Nîmes avait rejeté la demande de l’allocataire, le Conseil d’État vient de la rétablir dans son bon droit. Il annule le jugement du tribunal administratif du 30 avril 2025 et condamne le Département à verser 3 000 euros aux avocats de l’allocataire. La juridiction estime que « la preuve d’un motif légitime tenant à l’état de santé de l’intéressé peut être apportée notamment par la production d’un arrêt de travail, sans que puisse être opposée à son bénéficiaire la circonstance que cet arrêt autoriserait la sortie du domicile ».

    « Le Conseil d’État rappelle que la solidarité ne peut pas se gérer à coups de soupçons », réagit, dans un communiqué, Rémy Blanc. Le conseiller départemental PCF note que « cette décision éclaire d’une lumière crue les pratiques de contrôle et de suspension du RSA en Vaucluse ». « La solidarité départementale semble avoir pour objectif, non pas d’accompagner les personnes vers l’autonomie, mais de faire sortir des personnes du RSA à tout prix. Elle accentue ainsi des situations de vulnérabilité et entraîne la bascule de la précarité vers la grande précarité », conclut Rémy Blanc. Contacté le Département, prend acte de la décision et s’y pliera, assurant désormais qu’un arrêt de travail, même autorisant les sorties, sera un motif valable pour décliner un rendez-vous.

  • Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France en Paca, ainsi que Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, ont animé, mardi matin, la conférence de presse automnale de la Banque de France.

    Après avoir opéré un éclairage sur la conjoncture économique et budgétaire à l’échelle nationale, un focus a été effectué sur la situation dans la région.

    Géopolitique et canicule

    La hausse du prix du pétrole a été évoquée à plusieurs reprises au cours de la conférence, en raison de la situation au Moyen-Orient. Si les chocs pétroliers des années 1970 étaient plus importants et plus pérennes que celui en cours, « le pouvoir d’achat en produits pétroliers est nettement plus dégradé aujourd’hui que pendant les années 1970. Entraînant ainsi un impact sur les ménages bien plus important, surtout sur les plus modestes », précise l’Insee. Ce dernier a également observé les conséquences économiques de la canicule, à travers le secteur de l’agriculture : « La baisse de rendement agricole coûterait ainsi 0,1 point de croissance annuelle à l’économie française, là où les projections indiquent une croissance de 0,4% en France, sur l’année 2026 ».

    En région Paca, la Banque de France observe « un niveau d’activité et d’emploi légèrement meilleur qu’à l’échelle nationale, avec un secteur tertiaire marchand performant sur le long terme, même si le taux de chômage continue de grimper, atteignant 8,3% au deuxième trimestre 2026 ». Du côté des entreprises, « l’enjeu à retenir est la croissance. Notre rôle sera alors de les accompagner au mieux dans cette direction », complète Éloïse Lecouturier, cheffe du département des entreprises à la Banque de France Paca.

  • Les Républicains veulent afficher une unité retrouvée

    Les Républicains veulent afficher une unité retrouvée

    C’est au milieu des bruits de raquette et des séances de musculation que la fédération des LR des Bouches-du-Rhône a fait sa rentrée, ce jeudi soir, au Set Squash de Marseille. Avec l’ambition d’afficher un visage uni, trois mois après l’élection du vice-président de la Région, Ludovic Perney, à sa tête.

    « On a retrouvé une dynamique que nous n’avions pas depuis de longues années », célèbre le maire des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro. « Il y a une fédération qui reprend vie autour de Ludovic Perney », complète le vice-président de la Métropole, David Ytier. « En quelques mois tu as réussi à rassembler », le félicite la troisième adjointe de La Ciotat, Eva-Pauline Bonan, qui vient d’adhérer.

    Mais dès son mot d’accueil, le responsable de la circonscription Noé Blin avertit les anciens dissidents : « Le renouvellement, c’est changer les habitudes, considérer qu’une décision collective doit être respectée. » Message envoyé au national, après les dissidences aux sénatoriales. Invitée à prendre la parole en signe d’apaisement, l’ancienne candidate à la tête de la fédération, Catherine Pila, salue justement la victoire de la sénatrice Valérie Boyer, applaudie par tous. « Elle a été affublée de tous les noms, et elle y est arrivée à contre-courant », souligne-t-elle. Le président de la fédération, pour sa part, regarde davantage vers les échéances à venir, la présidentielle mais aussi les législatives, où il souhaite un candidat pour chaque circonscription. Et les échéances locales. « Nous devons préparer un nouvel espoir pour Marseille », assume-t-il, souhaitant une opposition « ferme et constructive ». Hors des murs du conseil municipal, où pour la première fois le parti n’a plus d’élus. Y.S.