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  • À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    Justine Mettraux a apporté un petit air de grand large sur la rade marseillaise.

    Première femme du dernier Vendée globe, elle a été une marraine inspirante pour la centaine d’équipages venus en découdre dans une soixantième édition de la Snim qui aura révélé, une fois encore, le potentiel exceptionnel de la rade de Marseille.

    « Nous avons bénéficié de conditions météo favorables, ce qui nous a permis de proposer des régates très affûtées », souligne Henri Escojido. Le président de la Société nautique de Marseille est satisfait de ces quatre jours « qui sont un peu le tremplin d’un autre temps fort qui nous attend l’année prochaine ». Il évoque ainsi les 140 ans à venir d’une association toujours dynamique.

    Nouvelle classe

    Ce que ses membres ont offert aux 118 équipages engagés en est la preuve. « Avec cette année une nouveauté, puisque nous avons accueilli des J-70, une classe qui permet aux jeunes talents de se révéler », relève Henri Escojido. Les participants de cette classe étaient en répétition générale, Marseille devant en accueillir prochainement les championnats de France.

    Concernant la Snim en elle-même, « elle a permis de mettre en valeur les atouts de la rade de Marseille. Voir tous ces bateaux va sans doute susciter des vocations auprès des Marseillais », estime le président. Un président tout heureux de remettre deux nouveaux trophées à l’issue de cette 60e Snim. Celui du meilleur jeune en J-70, et une récompense pour la meilleure féminine.

    Avant de donner rendez-vous pour la 61e édition, dans tout juste un an.

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  • Istres chute à la dernière place

    Istres chute à la dernière place

    On devait s’attendre à un tel résultat final. Les pensionnaires d’Istres Provence Handball, avant-derniers de Starligue et potentiellement sous le coup d’une relégation en fin de saison, ont été défaits sur le parquet du Paris Saint-Germain (40-25), leader invaincu du championnat, dimanche après-midi, à l’occasion de la 22e journée. Cette 17e défaite de la saison, additionnée à la quatrième victoire des promus dijonnais, vainqueurs de Nîmes vendredi, a pour conséquence de voir les Taureaux descendre à la dernière place de Starligue, à ex æquo de Dijon avec neuf points. Mais leurs concurrents directs possèdent pour le moment un meilleur goal-average.

    Gaudin à l’aise

    Les Parisiens ont rapidement pris les rênes de cette rencontre. Ils ont progressivement creusé l’écart au score, jusqu’à compter douze buts d’avance à la mi-temps. L’ancien minot du Pauc, Noah Gaudin, et l’arrière gauche norvégien Simen Lyse, tous deux auteurs de six réalisations chacun, ont permis au PSG de rester leader invaincu en Starligue. Du côté istréen, Edmilson Araujo et Guilherme Borges Moraes Silva, ont tenté de maintenir le navire provençal à flot avec leurs cinq buts respectifs. Mais cela n’a largement pas été suffisant pour, a minima, faire trembler le cador francilien. Istres tentera de se rattraper dès vendredi prochain, lors du déplacement à Sélestat, pour quitter cette dernière place et, ainsi, sortir de la zone relégable. Un bol d’air inespéré.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • Des récits qui décentrent le regard aux Rencontres d’Arles

    Des récits qui décentrent le regard aux Rencontres d’Arles

    « Vous n’êtes pas sans avoir ressenti les tentatives de simplification et de réduction des narrations et récits en ce moment », rappelle d’emblée Christoph Wiesner. « Nous ne tenons pas à adoucir la violence du réel, mais en accueillons sa profondeur à travers les récits que nous présentons, à la croisée des routes, passages et fractures des territoires que nous explorons », situe le directeur des Rencontres de la photographie d’Arles, dont la 57e édition propose de « nouvelles cartographies » du monde, du 6 juillet au 4 octobre. Comme un immense carnet photographique dont le premier chapitre, intitulé « Indépendances », mettra le cap sur l’Afrique.

    Au Palais de l’Archevêché, Damarice Amao est la commissaire de l’exposition « Ghana ! », qui « revisite l’indépendance de ce pays de 1957 à 76 », dans le but de « redécouvrir le rôle que la photo a joué pour l’élaboration d’une nouvelle image d’une nouvelle nation ». Un panorama aussi bien dessiné par des clichés du moment, comme ceux de Paul Strand, issus de Ghana, an african portrait (1979), que plus contemporains.

    Père de la photographie ivoirienne, dont l’objectif a été témoin de la libération du pays du joug colonial français, Paul Kodjo (1939-2021) sera quant à lui mis en lumière à l’espace Croisière, particulièrement les décennies post-indépendance, où son travail « avant-gardiste » s’est fait « miroir la société » et de ses évolutions à travers le genre du photo-roman qu’il affectionnait.

    Indépendances encore, à la salle Henri-Comte, avec Thato Toeba, artiste vivant entre « Amsterdam, le Lesotho et l’Afrique du Sud. Elle utilise le collage, le photomontage et travaille à partir d’archives de seconde source pour découvrir de nouveaux récits et échapper à ceux des puissances coloniales », décrit Christoph Wiesner.

    La photographe franco-algérienne Katia Kameli présentera quant à elle le 4e chapitre du Roman algérien, œuvre iconographique conséquente amorcée il y a dix ans dans laquelle elle recoud la grande histoire aux petites. « Entre Afrique et Méditerranée, de nombreuses expositions donnent de nouvelles voies et perspectives pour notre futur. »

    « Traversées »

    Les Rencontres d’Arles seront donc irriguées par de nombreuses « traversées, comme autant de voyages autour du monde et en particulier de la Méditerranée », résume Aurélie de Lanlay. à l’Abbaye de Montmajour, la photographe française contemporaine Anne-Lise Broyer, qui « retouche ses photos à partir de crayons à papier », dixit la directrice adjointe du festival, proposera « un voyage d’Alger à Beyrouth, de Tipasa à Baalbek, en passant par Pompéi, Marseille et Césarée, qui explore le motif de la ruine pour interroger les héritages historiques, drames et conflits qui s’y déroulent ».

    De ruines, il sera aussi question à la Maison des peintres, avec une exposition de la peintre marseillaise Orianne Cintar Olive, fruit de sa « traversée des désastres du Nord au Sud du Liban ». Bruno Boudjelal racontera pour sa part, à la Commanderie Sainte-Luce, « son impossible voyage entrepris en Afrique », dans Goudron : Tanger-Le Cap, où « cadrages décentrés et photos floues évoquent une longue errance à travers des frontières impalpables ».

    Ovnis en série

    Promesse des 77e Rencontres d’Arles, « relire la complexité du monde » passera aussi par la « mise en valeur de fonds d’archives », par exemple de figures tutélaires comme Ming Smith, première photographe afro-américaine dont une partie du travail a été acquise par le Musée d’art moderne de New York. à voir à l’église Sainte-Anne. Un pas de côté et un décentrage des regards qui ira même lorgner jusque dans le monde extraterrestre avec un parcours imaginé par Philippe Baudouin à Croisière, Nous ne sommes pas seuls, où il « présente images d’archives et contemporaines pour explorer l’imaginaire » lié à cet univers.

    Les thèmes de dame nature et de nos amies les bêtes seront aussi au cœur de la programmation, notamment à La Mécanique générale, théâtre de l’exposition Modèle animal, qui revient sur « 200 ans de photographie » qui, depuis son invention, « a capté la vie animale », pointe Christoph Wiesner à propos de ce parcours nourri par les clichés de 160 photographes, parmi lesquels « Jane Evelyn Atwood, Sophie Calle, Salgado ou encore Sugimoto ».

  • Sophie Binet réclame le « blocage » des prix

    Sophie Binet réclame le « blocage » des prix

    Dans un entretien publié lundi soir par Ouest‑France, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, plaide pour « un blocage des prix de l’énergie ». « Il faudrait fixer un prix maximum à la pompe, de 1,70 € par exemple, en limitant les prix de vente des pétroliers », affirme-t-elle. Une prise de position exprimée à la veille de la réunion des syndicats représentatifs – CFDT, CGT, FO, CFE‑CGC et CFTC – avec le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure. Le rendez-vous, prévu ce mardi à 17h30, est consacré aux prix des carburants et à l’inflation.

    « Ils font des marges énormes et des bénéfices records. En mars, les traders de TotalEnergies ont spéculé sur la crise et fait un milliard de bénéfices », a également dénoncé Sophie Binet. Elle ajoute : « Les taxes devraient être modulées, en fonction des prix de l’énergie et, à moyen terme, la TVA devrait être à 5,5% sur tous les produits de première nécessité y compris l’énergie. Nous militons pour le retour des tarifs réglementés sur les prix du gaz et de l’électricité, fixés en fonction des coûts de production et non du marché ».

    « Taxer profits, dividendes et très hauts revenus »

    Interrogée sur l’hypothèse d’une taxe sur les surprofits des pétroliers, Sophie Binet a plaidé pour « taxer les profits, les dividendes et les très hauts revenus ». « Il est aussi nécessaire de mettre en place de vraies mesures pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles : une planification dans laquelle par exemple, on exige des constructeurs automobiles français qu’ils produisent en France un petit véhicule électrique bon marché », a-t-elle complété dans les colonnes de Ouest France.

    Le pétrole s’est installé, lundi, autour des 110 dollars le baril, dans un marché suspendu au conflit au Moyen-Orient où Donald Trump menace de s’en prendre aux infrastructures vitales iraniennes, et guettant de possibles négociations.

    Le ministère de l’Économie a annoncé, vendredi soir, le lancement prochain d’un « prêt flash carburant » avec Bpifrance, pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient.

    Des sommes de 5 000 à 50 000 euros pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) des secteurs éligibles : transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent « au minimum 5% du chiffre d’affaires », a précisé Bercy.

    Des mesures pour compenser la hausse

    Les prêts seront « distribués via un canal 100% numérique par Bpifrance », la banque publique d’investissement, avec une « mise à disposition des fonds sous 7 jours », a indiqué le ministère dans un communiqué.

    Les entreprises devront cependant répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d’aubaine : avoir été créées il y a plus d’un an, et accepter de donner accès à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire.

    La durée de ces prêts sera de 36 mois, « incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois », selon le communiqué. Ils seront disponibles dans l’Hexagone ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer.

    Ces mesures pour compenser la hausse des prix des carburants due à la guerre au Moyen-Orient avaient été promises par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

  • Festival de Pâques : la « Passion » selon Bach

    Festival de Pâques : la « Passion » selon Bach

    Renaud Capuçon et Dominique Bluzet ont tenu, dès la création du Festival de Pâques, à ce que son épicentre soit marqué par l’exécution, en alternance, des deux seules Passions de Bach qui nous sont parvenues. Le Vendredi saint de cette 13e édition était donc consacré, au GTP, à la Passion selon saint Jean.

    Pour restituer cet immense monument de la musique sacrée, deux ensembles et cinq solistes étaient invités pour une exécution que l’on n’hésitera pas à qualifier de parfaite. L’ensemble Il Caravaggio, sa cheffe Camille Delaforge et le chœur accentus en dressent une architecture pleine d’élan dramatique et de lumière. La lecture en est toujours passionnante. Tout y est d’une grandeur et d’une sensibilité remarquables.

    La Saint Jean exécutée en 1723 à l’église Saint-Thomas de Leipzig est plus dramatique que la Saint Mathieu, composée en 1727. Bach s’y montre plus sensible aux péripéties et aux bouillonnements des sentiments. En témoignent les poignants arias et les chœurs où s’anime la fureur de la foule. Cette Passion s’inscrit dans la parenthèse géniale que constitue le chœur d’ouverture, une des plus belles pages jamais écrites, et le chœur « Ruht wohl, ihr heiligen Gebeine » (Reposez en paix, saintes dépouilles) qui exprime un moment de paix et de recueillement après la mise au tombeau du Christ. Deux moments de grand recueillement, où le chœur accentus prouve qu’il est une des meilleures phalanges du moment. Camille Delaforge reste attentive à la clarté du discours, à la limpidité du message.

    Le ténor Cyrille Dubois ne se contente pas de la neutralité d’un narrateur extérieur au drame. Son évangéliste vit la Passion qu’il commente. Il en est le témoin douloureux et compatissant. Le chant est beau et les accents sont touchants. Le Christ du baryton-basse Guilhem Worms est fait de chair et d’âme. La soprano Marie Lys, le contralto Marie-Nicole Lemieux (quel luxe !) et le baryton Mathieu Gourlet (Pilate) finissent d’habiter cet immense édifice luthérien. Comme le disait Aragon, « celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas » y trouvent matière à méditation.

    Brahms en double

    Le week-end pascal se poursuivait samedi soir. Renaud Capuçon endossait la double casquette de chef et de soliste. À la tête de l’Orchestre de chambre de Lausanne, il accompagnait son frère Gautier Capuçon au violoncelle pour le Double concerto de Johannes Brahms. Un mot manque dans notre langue pour décrire pleinement cette complicité fraternelle, éclatante ce soir-là. Gautier reste toujours attentif aux gestes de son frère, à ceux des autres pupitres. Le Double concerto met en miroir une double sensibilité, une double lecture qui est « une » dans l’intention, la sensibilité, le toucher de l’instrument. La direction de Renaud Capuçon laisse l’orchestre, dont il est le directeur artistique, déployer son talent, comme un accord parfait.

    En deuxième partie, la première Sérénade de Brahms, composée près de trente ans avant le Double concerto, laisse deviner le plaisir que le violoniste prend à la direction d’orchestre. Le geste est ample, affirmé dans son romantisme assumé.

  • À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    La biscuiterie de Forcalquier, installée dans une ancienne forge du XIXe siècle, a repris les locaux de la boulangerie mitoyenne qui a fermé ses portes il y a quelques mois. Elle a ainsi pu doubler sa surface et réorganiser l’atelier, désormais ouvert au public. Elle promet à ses visiteurs une « expérience immersive au plus près du geste de nos biscuitiers, de façon à comprendre les coulisses de la fabrication », avec l’atelier de production ouvert sur la boutique, grâce à ses grandes vitres transparentes.

    L’ancienne forge avait été transformée en biscuiterie en 2014. « On a pu développer ce savoir-faire de biscuitier qui valorise de belles filières agricoles locales, comme le dernier moulin familial à Malijai, dont toutes nos farines sont issues », explique Laure Pierrisnard, directrice générale en charge des manufactures du groupe Territoire de Provence, auquel la biscuiterie appartient.

    32 tonnes de biscuits y sont fabriquées chaque année. « Des recettes très traditionnelles issues des savoir-faire provençaux, comme les macarons de Haute-Provence, les navettes, avec une recette revisitée par Pierre Hermé, les croquants, le gibassier », détaille Laure Pierrisnard.

    « Il a fallu qu’on se batte, avec le maire de Forcalquier, pour que l’on poursuive la construction de ce bâtiment, parce qu’on était à deux doigts d’arrêter le projet en 2020 », s’est rappelé Michel Dalmasso, vice-président du conseil départemental, présent à l’inauguration.

    Xavier Pannecoucke, sous-préfet de Digne-les-Bains, a salué « l’entreprise emblématique ». Le premier adjoint au maire de Forcalquier, Gérard Vasseur, était également présent.

  • Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Après un an et demi de fermeture due à un incendie ravageur survenu en mai 2024, la clinique de l’Espérance, successeure de l’hôpital privé Sainte-Marguerite d’Hyères, a rouvert ses portes en janvier. Même structure, mais changement de nom et de direction : après sa mise en liquidation judiciaire en mars, l’établissement a été repris par le groupe Almaviva Santé en mai 2025, qui a investi environ 15 millions. 110 des 255 emplois que recensait l’hôpital ont pu être sauvegardés.

    La clinique a ainsi été inaugurée, jeudi soir, en présence de Véronique Bernardini, maire d’Hyères, Jean-Louis Masson, président (LR) du Département du Var, et Yann Coléou, PDG du groupe Almaviva.

    Malgré des effectifs moindres, la clinique assure un certain nombre de services, seulement pour les patients adultes : hémodialyse, médecine et chirurgie (maxillo-faciale, stomatologie et chirurgie orale ; vasculaire et endovasculaire ; viscérale et digestive ; gynécologie-obstétrique à l’exception des accouchements ; ophtalmologie, urologie ; orthopédique et traumatologique ; plastique et reconstructrice…). Avec un bloc opératoire et un service stérilisation totalement rénovés.

    L’établissement est aujourd’hui doté de 86 lits (contre 150 avant) : 17 en service de médecine, 26 en chirurgie (hospitalisation complète), 28 en chirurgie ambulatoire et 15 en unité de soins continus. 25 places supplémentaires s’ajouteront avec le centre de dialyse, pour le moment délocalisé à Toulon.

  • Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    La mobilisation ne faiblit pas. Alors que « le budget alloué aux établissements scolaires ne cesse de baisser malgré des effectifs constants voire en hausse », au lycée Paul-Langevin, l’équipe pédagogique proteste en se relayant dans une grève tournante, les mardis et les jeudis. « On a perdu 4 heures d’enseignement par semaine en dix ans, contextualise Amélie Barbet, professeure de lettres modernes. C’est incessant, le temps d’exposition aux savoirs ne cesse de baisser et c’est dramatique ». Depuis 2013, le nombre d’heures accordé par élève a chuté de 18%.

    Sentiment d’injustice

    Concrètement, la baisse de la dotation globale horaire a entraîné « la fermeture des spécialités numérique et sciences informatiques, littérature étrangère en langue anglaise, langues et cultures de l’antiquité, alors qu’on était le dernier établissement de tout le bassin à la proposer », note Marina Reboul, pour le collectif Langevin en Lutte, dans une pétition qui a déjà reçu près de 1 000 signatures.

    « Ce sont de belles spécialités, qui ne sont certes pas très rentables aux yeux de nos chers dirigeants dans leur logique comptable, mais qui sont indispensables, s’émeut Amélie Barbet. On a aussi perdu la spécialité théâtre qui était un moment suspendu le mercredi après-midi et était très fréquentée. Il y avait aussi une classe prépa Sciences-po qui permettait d’ouvrir des perspectives, surtout dans un territoire éloigné comme celui de Martigues. On a l’impression d’être abandonnés, que tout est pour les élites urbaines ».

    L’enseignante déplore « une école à deux vitesses qui installe une espèce de dichotomie de plus en plus profonde entre enseignement privé et public » : « Il y a un grand sentiment d’injustice ».

  • [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des municipales à Martigues ?

    Axel Samuel : Nous avons gagné une bataille locale, après avoir constitué et maintenu un rempart contre la droite et l’extrême droite. Dans nos perspectives, nous continuerons à montrer les errances de l’extrême droite et de la droite, comme par exemple au niveau national à la commission parlementaire de l’audiovisuel public, leur rôle dans le racisme ambiant, les amendements du RN sur les fraudes à la Sécu, sans oublier localement l’embauche d’un vieux lepéniste et ancien paramilitaire comme collaborateur du député RN en place. Notre enjeu politique est aussi de donner une meilleure visibilité au Bouclier Martégal dans cette société fracturée qui divise les gens.

    Comment comptez-vous agir ?

    A.S. : Les élus communistes sont déjà sur le terrain, dans les luttes, à défendre la classe menacée de fermeture à Louise-Michel, le budget de Langevin, la flottille pour Gaza et les habitants de Notre-Dame-des-Marins. Sans oublier de soutenir les travailleurs de Kem One. Notre Parti va poursuivre le travail de terrain avec les « cafés coco », les marchés solidaires, la vente de La Marseillaise, nos soirées internationalistes pour la paix au Liban, à Gaza, et partout. Mais aussi les campagnes sur les droits des femmes, l’environnement ou le narcotrafic. La campagne municipale a éveillé des consciences et nous avons 25 nouveaux adhérents à accueillir lors d’un temps dédié. Ils verront leur premier congrès à l’été.

    Qu’est-ce que le congrès du PCF ?

    A.S. : Un moment statutaire important pour faire notre bilan et positionner le Parti dans la France de demain, notamment avec les élections à venir. Quels rapports de force ? Comment forger les unions pour que chacun, même les abstentionnistes, reprenne en main son destin pour construire de nouveaux jours heureux. Le PCF a sa place dans ce processus. Nous défendons un intérêt de classe, la notion n’est pas obsolète, elle a vocation à être popularisée et mise au centre de notre projet.