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  • « Il faut des campagnes de sensibilisation grand public »

    « Il faut des campagnes de sensibilisation grand public »

    « Le climat est hostile en ce moment. Quelles que soient les discriminations, la montée des courants conservateurs et de l’extrême droite favorisent la libération de la parole », dénonce Stéphane Bernard, le coprésident de l’association organisatrice de la Pride à Marseille. Ce dernier fait le lien, comme l’adjointe à la Ville de Marseille déléguée aux luttes contre les discriminations, Marie Batoux, entre la libération de la parole et la hausse des violences : « Que ça soit de manière anonyme sur les réseaux sociaux avec une violence verbale ou des violences physiques comme on peut le voir, c’est en augmentation. »

    Côté terrain, il insiste sur un grand « manque de prévention » qui pourrait réduire ces violences. « Le gouvernement, via la Dilcrah [Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT Ndlr], a mis une certaine pression sur les différentes plateformes et sites de rencontre pour mieux protéger de ces actes. Mais il faudrait des campagnes qui s’adressent à un plus grand public, pour expliquer que les guets-apens dont on parle peuvent s’étendre à tout le monde », développe-t-il.

    Celui qui « intervient en milieu scolaire » insiste sur la nécessité d’une « sensibilisation » aux questions de harcèlement ou de consentement, par exemple via le programme Evars (Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité). « Il n’y a pas assez de volonté politique », martèle-t-il, visant « le rôle de l’État ».

  • « Il faut travailler sur toutes les formes de discrimination »

    « Il faut travailler sur toutes les formes de discrimination »

    Si elle note que « beaucoup de choses ont été réalisées lors de la 1ère mandature », citant notamment la mise en place du Centre LGBTQIA+ en 2023, elle souhaite en premier lieu « établir avec les associations une feuille de route pour définir les priorités » et veut faire un « gros travail de diagnostic à faire avec les acteurs concernés ». « Il faut accompagner, renforcer l’accompagnement et écouter l’ensemble du tissu associatif, que la Ville les accompagne sur leurs propres diagnostics », développe-t-elle. Sur les guets-apens homophobes spécifiquement, elle analyse : « Ce qui est très inquiétant c’est la libération de la parole que permettent la présence et les propos d’élus du Rassemblement national. Ce côté masculiniste qu’ils enclenchent ouvre la porte à ce genre de violences, de guets-apens qu’on a connus y compris à Marseille. »

    Une « libération de la parole » qui contribue à ses yeux, plus ou moins directement, à « légitimer des groupes masculinistes très actifs sur les réseaux sociaux et légitimer leurs paroles qui posent vraiment question, sur la place des femmes dans la société ou pour les minorités genrées… ». Concrètement, elle a dans le viseur deux points : « Permettre d’avoir des politiques éducatives qui travaillent sur les formes de discrimination » et « sanctuariser les lieux safe ».

  • Julia Peironet poursuit son combat dans l’opposition à La Garde

    Julia Peironet poursuit son combat dans l’opposition à La Garde

    « Ces dernières semaines, je me suis faite discrète. Il m’a fallu finaliser les comptes de campagne, reprendre pleinement ma vie de famille, mise entre parenthèses pendant près de deux ans, retrouver mon activité professionnelle à temps plein et m’accorder une courte pause pour retrouver l’énergie nécessaire à la suite », commence celle qui a mené en tête de liste la bataille pour les municipales à La Garde. En soulignant que « la campagne a été particulièrement éprouvante, marquée par des contre-vérités et des attaques personnelles ».

    Julia Peironet tient à remercier toutes celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance et leur soutien, ainsi que toute son équipe pour la loyauté et l’énergie exemplaires de chacun. « Dans les moments de doute comme dans ceux d’espoir, ils ont toujours été présents avec conviction et générosité dans cette aventure humaine », insiste l’ex-candidate, en se disant fière du chemin parcouru à leurs côtés. Et de poursuivre : « Je continuerai, avec énergie et passion, à exercer pleinement mon rôle d’élue d’opposition : contrôler l’action municipale, garantir la transparence et défendre l’intérêt général. »

    Puis en s’adressant à celles et ceux qui ont choisi de faire confiance à l’équipe sortante, qu’elle n’est donc pas parvenue à convaincre sur la pertinence du projet porté par les progressistes, elle déclare : « Vous apprendrez à me connaître lors des six prochaines années. L’engagement ne s’arrête pas à une élection. Il se poursuit chaque jour, ensemble, au service de tous. »

    Le combat plus que jamais va continuer, donc.

  • À Gap, un débat municipal marqué par de vifs échanges

    À Gap, un débat municipal marqué par de vifs échanges

    Ce lundi, le conseil municipal s’est tenu au Quattro, en attendant que la salle dédiée à l’hôtel de ville soit rendue accessible aux personnes à mobilité réduite comme l’exige la loi depuis 2005. Une mesure réclamée par les militants insoumis de Gap en marge du dernier conseil. Si ce déplacement a été salué par l’opposition comme le maire, la concorde fut de courte durée. l’atmosphère s’est vite tendue lorsqu’Elie Cordier, élu de l’opposition de gauche, a interrogé Roger Didier sur sa décision d’augmenter la somme des indemnités annuelles des collaborateurs de son cabinet, de 206 000 à 352 000 euros par an, doutant du bien-fondé de ce choix « au vu du contexte économique que nous connaissons. » Ce à quoi Roger Didier a répondu que cette somme était seulement un plafond permis par la législation.

    Des indemnisations qui scandalisent l’opposition

    Par la suite, Aurélie Allemand, conseillère d’opposition de gauche élue pour la première fois, s’est étonnée qu’à Gap les élus d’opposition ne perçoivent aucune indemnité de mandat. Une mesure justifiée par Roger Didier en raison du manque de présence de ces derniers dans les commissions électorales. Des absences que Charlotte Kuentz, élue d’opposition du mouvement citoyen Ambition pour Gap, a expliqué en raison de « de l’impossibilité totale de débattre » au sein desdites commissions. Elie Cordier a également questionné les augmentations décidées pour plusieurs élus de la majorité durant le précédent mandat et proposé l’idée émise plus tôt par Axel Berriaud, élu d’opposition de gauche, d’indexer les indemnités des conseillers sur leur taux de présence en conseil, proposition qui n’a pas été retenue par le maire.

  • L’art contemporain sur les traces de la mémoire à Toulon

    L’art contemporain sur les traces de la mémoire à Toulon

    Des photogrammes travaillés sur du papier photosensible, grâce aux étincelles d’une disqueuse, pour créer des traces prenant la forme d’« une pluie de flammes » : une technique mise au point par Nicolas Daubanes pour le projet « Aujourd’hui, les dix hauts lieux de la mémoire nationale », proposé par l’Office national des combattants et des victimes de guerre et mené depuis 2024 par l’artiste dans les dix hauts lieux de la mémoire nationale. Son exposition « Allons voir les avions décoller », dont le vernissage a lieu ce samedi à 11h30 au Mémorial du Mont Faron, en est la conclusion.

    Celle-ci propose sept œuvres qui mettent en scène deux figures : « Le Génie de la Navigation », communément appelé « Cuverville », statut iconique du port de Toulon, et des navires bombardés lors de la Seconde guerre mondiale. Deux emblèmes évoquant l’histoire d’une ville et de son port militaire, entre sabordage et bombardements, que Nicolas Daubanes usite pour « questionner la notion de résistance ». À travers sa technique novatrice et étincelante, pensée au hasard de ses bricolages personnels, il y a « l’idée de montrer le bruit de la guerre », et « peut-être, de palper ce moment présent de la bataille ».

  • Dernière ligne droite pour la 10e édition d’Impulsion

    Dernière ligne droite pour la 10e édition d’Impulsion

    À l’origine de ce festival se trouve la compagnie En Phase. Créé en 2007, ce groupe de danse hip-hop « est axé sur la transmission, avec des ateliers sur l’année, auprès des jeunes. Mais on est également dans la création de spectacles », explique Mathilde Wallard, membre et chargée de communication de la compagnie. Elle révèle : « Ce qui nous a motivés à lancer le festival, c’est le partage de la culture hip-hop, avec toutes ses valeurs : c’est le faire ensemble, c’est l’échange. Un festival, c’est la meilleure occasion de pouvoir échanger avec le public. »

    S’il s’agit déjà la 10e édition, c’est notamment grâce à la Ville d’Aubagne, qui « a toujours très bien accompagné, en fournissant différents lieux pour le festival comme l’espace des Libertés ou l’espace Art & Jeunesse ».

    Après une « grosse soirée » vendredi 10 pour ouvrir l’événement et célébrer les 10 ans d’existence du rendez-vous, la semaine s’est déroulée entre plusieurs stages. Tous les jours, les inscrits pouvaient suivre un stage de hip-hop avec Miguel Nosibor et un atelier breaking avec Bboy Harry. Ce stage se terminait avec Loïc Elice qui partageait sa maîtrise de la house. Pour les plus friands de dessin, un stage de graff était également proposé par l’artiste Kista. Un événement qui se veut centré sur les plus petits, acceptés dès 6 ans sur la majorité des ateliers. Dimanche dernier, à l’espace des Libertés, on a pu retrouver un cours d’éveil à la danse pour les 3-6 ans, suivi d’un atelier hip-hop en duo adulte/enfant, proposé gratuitement.

    Trois spectacles

    au menu dimanche

    Mais le festival est loin de se conclure, avec encore trois jours de festivités jusqu’à ce week-end. On débute ce vendredi 17 avril avec la soirée-concert gratuite, où sept artistes vont s’enchaîner pour animer de 19h à 23h. L’occasion de retrouver des artistes locaux comme Ekloz, Falzar ou encore Typhee.

    Samedi, un vent de compétition soufflera, avec un « battle break’n down » rassemblant les meilleurs danseurs de la région dans un format un contre un électrique. Des phases de qualification ouvertes à tous ont lieu avant la compétition pour celles et ceux qui veulent tenter leur chance. Pour assister à l’événement, il faudra débourser la somme de 5 euros en réservant en ligne ou de 7 euros sur place.

    Le clou du spectacle est prévu ce dimanche 19 avril, avec les élèves de la compagnie En Phase, qui présenteront leurs shows réalisés dans l’année. Au total, « plus de 200 danseurs âgés de 6 à 30 ans monteront sur scène ». Une belle manière de terminer en réunissant parents, enfants et amis devant le travail de leurs proches. Trois spectacles de 2 heures chacun se succéderont à partir de 15h. Pour y assister, la réservation est obligatoire en ligne pour la somme de 5 euros, gratuit pour les moins de 10 ans.

    Programme complet du festival sur festival-impulsion.com

  • Le pétrolier fantôme russe quitte le golfe de Fos

    Le pétrolier fantôme russe quitte le golfe de Fos

    Arraisonné par la marine nationale le 20 mars puis dérouté et immobilisé dans le golfe de Fos-sur-Mer quelques jours plus tard, le pétrolier-cargo Deyna a quitté les eaux territoriales françaises ce jeudi. La société propriétaire a été condamnée à une amende dont le montant n’a pas été communiqué pour avoir omis de justifier la nationalité du navire par le tribunal judiciaire de Marseille.

    En provenance de Mourmansk en Russie, le navire avait été intercepté au sud des îles Baléares, en Méditerranée occidentale, arborant un pavillon mozambicain, ce qui avait éveillé les soupçons des autorités. Après la montée à bord de l’équipe de visite, l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré. Un signalement a été fait au procureur de la République de Marseille, compétent au titre du tribunal maritime.

    Il s’agit du troisième pétrolier intercepté par la France présumé comme appartenant à la flotte fantôme russe, qui permet à Moscou de contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine, à l’instar de l’embargo sur le pétrole imposé par l’Union européenne depuis juin 2022, qui interdit l’importation de brut et de produits raffinés russes, ou du plafonnement du prix du baril de pétrole à 60 dollars imposé par le G7 et l’Union européenne. D’après Benjamin Jensen, du Centre d’études internationales et stratégiques (Washington), environ 70% du pétrole russe exporté par voie maritime le serait à bord de ces pétroliers utilisés clandestinement.

    Des démarches engagées pour un pavillon

    D’après les autorités, la société propriétaire du Deyna a
    « pris l’engagement d’obtenir dans les meilleurs délais un nouveau pavillon » et aurait « déjà accompli de nombreuses démarches en ce sens ».

    Ce jeudi, le bateau était déjà localisé à des centaines de kilomètres des côtes sur le site Marine Traffic, partant en direction du port de Rizhao en Chine.

  • Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Un murmure parcourt les travées de l’hémicycle métropolitain, au moment où l’argentier de l’institution annonce l’addition. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », lance David Ytier.

    Ce jeudi après-midi au Pharo, la présentation du premier rapport d’orientations budgétaires de la mandature a pris un ton inhabituel quand il a fallu partager l’ampleur d’un déficit dont le successeur de Martine Vassal assure n’avoir pris connaissance que ce lundi. « Nous nous attendions à quelques haies, mais c’est une vraie muraille que nous avons », illustre le vice-président (LR) aux finances. En cause, les ponctions de l’État, à hauteur de 60 millions d’euros, bien plus que ce qui avait été anticipé. « Nous sommes parmi les quelques territoires les plus frappés en France par les choix de la loi de finances », souligne-t-il. Surtout, le déploiement des nouvelles infrastructures de transports, de l’extension du tramway aux nouveaux bus à haut niveau de service font exploser les coûts d’exploitation de 81 millions d’euros (notre édition du 16/04).

    Alors le nouvel exécutif métropolitain présente à l’hémicycle un budget volontairement en déficit, de 123 millions d’euros. Et met toutes les pistes sur la table. « Face à ça, il n’y a pas 36 solutions : c’est soit des augmentations d’impôts, soit des réductions drastiques, soit un mixte des deux. Ou soit on demande à l’État de décider lui-même. C’est eux qui nous imposent cette situation, c’est à eux de l’assumer », tempête le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Une menace agitée qui se double d’un appel face aux perspectives de voir dérailler les finances métropolitaines face aux charges de la RTM. « Soit l’État nous donne les moyens d’avoir une politique des transports ambitieuse, soit on ne pourra pas doter ce territoire des équipements qu’il mérite. »

    En face, seul le RN ferme la porte à toute recette fiscale supplémentaire, « une ligne rouge infranchissable », plastronne le député Franck Allisio. « Nous n’avons qu’un point en commun, d’avoir perdu les élections, alors je vous appelle à un peu d’humilité », le douche Romain Simmarano. « Nous avons besoin de ressources pour que nous puissions déployer les politiques nécessaires », abonde l’ancien député PCF Pierre Dharréville.

    « Les transports c’est la vie »

    « Il faut vite renégocier le pacte financier et fiscal, la méthode avait fonctionné », rappelle donc la maire (GRS) des 1er-7e, Sophie Camard, avant que l’institution n’approuve la préparation d’un nouveau pacte de gouvernance. Bientôt présidente de la RTM, la maire adjointe (DVG) Samia Ghali avertit : « Les choix qui ont été faits par le passé, je ne m’en sens pas comptable. » Mais elle défend la poursuite des chantiers. « Les transports, c’est la vie », lance-t-elle.

    « Nous n’avons pas de regret à avoir sur nos investissements », approuve le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Et appelle à ce que la Métropole obtienne ce que seule la région parisienne a la possibilité de faire, d’augmenter le versement mobilité payé par les entreprises au-dessus du plafond des 2% de leur masse salariale. « Il faut que le versement mobilité soit au niveau : un point, c’est 220 millions d’euros », répète-t-il, par trois fois, tandis que le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux appelle à solliciter les autres collectivités, pour préserver les dotations aux communes.

    Dans l’immédiat, c’est la conférence des maires ce mardi qui aura à trancher dans les arbitrages. Absent de la séance pour pouvoir rencontrer le président de la République, le maire (DVG) de Marseille a lui pu plaider la cause métropolitaine directement au plus haut sommet de l’État. Avant que ses habitants n’en fassent les frais.

    NOMINATIONS EN SÉRIE DANS LES ORGANISMES MÉTROPOLITAINS

    Une vingtaine de structures ont vu leurs représentants métropolitains désignés ce jeudi, des régies d’eau aux parcs régionaux. En particulier trois structures clé, dont la Ville de Marseille vise la présidence.

    Euroméditerranée

    Est nommé en représentant titulaire de la Métropole le maire (PS) des 2e-3e, Anthony Krehmeier, avec comme suppléant le maire (PCF) des 15e-16e, Jean-Marc Coppola. La municipalité aura aussi à désigner ses propres représentants.

    Provence Métropole Logement

    Sont nommés au conseil d’administration sept titulaires représentant le conseil métropolitain : Martial Alvarez, Audrey Garino, Tina Biard-Sansonetti, Audrey Gatian, Julien Rossi, Jean-Marc Signes, Pierre Huguet. S’y ajoutent six personnalités qualifiées : Romain Canicave, Candice Letourneur, Morgane Dutertre, Jean-Marie Angeli, Jean-Pierre Rolland, Hanifa Taguelmint. Et une représentante de l’association Habitat alternatif social, Cécile Suffren.

    Régie des transports métropolitains

    Sont nommés au conseil d’administration André Molino, Jean-Pierre Serrus, Gaby Charroux, Romain Simmarano, Frédéric Vigouroux, Eric Chevalier, Samia Ghali, Nicolas Hue, Marie Batoux, Julien Harounyan, Audrey Gatian, Julien Rossi, Josette Furace, Clara Jaboulay, Pierre Huguet, Amine Kessaci, Arnaud Drouot. S’y ajoutent en personnalités extérieures Christian Pellicani et Vincent Kornprobst, en représentants des usagers Jean-Marc Maini, Ouahid Boustila, Olivier Couqueberg, en représentante du conseil départemental Valérie Guarino, en administrateur désigné par la chambre de commerce et d’industrie Jean-Michel Lacaux.

    ONZE CONSEILLERS DÉLÉGUÉS POUR LE BUREAU

    Après la désignation de vingt vice-présidents lors de sa première séance (notre édition du 08/04), le conseil métropolitain a désigné ce jeudi onze conseillers délégués qui siégeront également dans son bureau. C’est le cas du maire (LR) d’Allauch, Lionel de Cala, de l’adjoint (PS) au maire de Marseille délégué aux finances Joël Canicave, de l’adjointe (DVD) à la maire d’Aix déléguée à la jeunesse, Kayané Bianco Roatta, du maire (SE) de Cornillon-Confoux Daniel Gagnon, du maire (DVG) d’Ensuès-la-Redonne, Michel Illac, de l’adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, Audrey Garino, du maire (DVD) de Venelles Arnaud Mercier, de l’adjoint (DVG) au maire de Marseille délégué à la propreté Hedi Ramdane de la maire (DVD) d’Auriol Véronique Miquelly, du maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon et enfin du maire (DVD) de Simiane-Collongue Philippe Ardhuin. « Les délégations seront connues dans quelques jours, sans surprises, en tenant compte des compétences », indique le président LR de la Métropole, Nicolas Isnard. En précisant qu’un certain nombre d’élus « auront une lettre de mission pour s’occuper de domaines particuliers que nous ne souhaiterions pas oublier ».

  • Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    La célèbre Symphonie n° 3 Héroïque de Beethoven conclura le concert. Conçue en hommage à Napoléon Bonaparte, que Beethoven admirait comme une figure emblématique de la Révolution, la symphonie perdit sa dédicace lorsque Bonaparte se proclama empereur. Déçu, le compositeur raya son nom de la partition. Reste une Symphonie Héroïque dédiée « à la mémoire d’un grand homme », qui marque un tournant de l’histoire de la musique et affirme le génie du compositeur.

    En ouverture, Igor Stravinsky rend hommage à Claude Debussy avec la Symphonie pour instruments à vent, composée en 1920, deux ans après la disparition du musicien français. Stravinsky parlait d’un « hommage, mais non d’une imitation » : une œuvre sobre, mais traversée aussi par l’âpreté rythmique et la force expressive propres au compositeur russe.

    Le concert mettra également en avant le Double Concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms, écrit à la fin de sa vie pour sceller la réconciliation avec son ami le violoniste Joseph Joachim. Cette page lumineuse, où les deux solistes dialoguent d’égal à égal, sera interprétée par Da-Min Kim, violon solo de l’orchestre, et Xavier Chatillon, violoncelle solo, deux musiciens emblématiques.

    L’Orchestre philharmonique de Marseille sera placé sous la direction de Lawrence Foster, qui a largement contribué au rayonnement de la formation. Ce dernier concert de la saison symphonique affiche complet.

  • Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Depuis plusieurs semaines, Souleimane Mohammedi a repris le régime brocoli – carottes – blanc de poulet.

    Le pensionnaire du Team Larbi Mohammedi va en effet remonter sur le ring, pour disputer, le 25 avril au Pasino d’Aix-en-Provence un combat capital pour sa jeune carrière. Il a donc renoué avec ses habitudes, notamment six heures de travail par jour, sous la houlette de Max Boulanger, son nouveau préparateur physique.

    « Cette fois, c’est plus dur, car j’ai décidé de changer de catégorie », reconnaît-il. Jusqu’à présent, l’Aixois boxait en poids moyens. Mais, afin de booster sa carrière, il n’a pas hésité à se lancer le défi de descendre en super-welters.

    Ce qui signifie perdre du poids, avec les 69 kg comme ligne rouge. « C’est un nouveau régime alimentaire, avec plus de contraintes. Il me reste une semaine pour être au poids », confesse-t-il. Pourquoi avoir fait ce choix ? « Mon père me voyait dans cette catégorie et cela me trottait dans la tête. C’est la catégorie reine de la boxe, où ma boxe peut s’exprimer au mieux. Et c’est surtout plus de portes qui s’ouvrent », continue-t-il.

    Le rendez-vous du 25 avril est désormais dans sa ligne de mire. Pour Souleimane Mohammedi, ce sera le combat de la maturité. « Ma vie a changé depuis ma dernière sortie. Je me suis marié. Je me suis aussi posé beaucoup de questions sur ma vie, savoir si je devais persévérer ou tourner la page. » Néanmoins, la passion pour le noble art a été la plus forte.

    Nouvel itinéraire

    Il y a eu un premier combat, en novembre dernier, pour se remettre dans le bain. « Je sortais d’une période où mon corps jouait les montagnes russes. Heureusement, mon GPS interne a su calculer un nouvel itinéraire et maintenant, je me retrouve face à un adversaire qui va déterminer beaucoup de choses », estime-t-il.

    Sous la houlette de Max Boulanger, Souleimane Mohammedi enchaîne les séances de travail intense. « Il m’apporte beaucoup, me permet d’évoluer, tout en conservant ma façon spectaculaire de boxer. » Son objectif, en descendant chez les super-welters, « c’est d’être enfin décisif en allant chercher une victoire avant la limite ».

    Jusque-là, ses succès ont été construits sur une intelligence du combat. Sa capacité à esquiver et placer des coups pour prendre des points. Cette fois, c’est avec ses poings qu’il compte bien faire la différence. « Certains m’ont dit que je me mettais en danger, en affrontant Uisma Lima. Mais si je veux être dans la continuité, c’est contre des adversaires qui sont plus forts que moi sur le papier que je dois maintenant me montrer », insiste-t-il.

    Ce combat face à un ancien champion du Monde, s’il tourne à son avantage, ouvrira de nouvelles perspectives à l’Aixois. Avec la possibilité d’intégrer le top 15, voire top 10 mondial. Ce qui signifie tenter de conquérir une ceinture mondiale majeure.

    Uisma Lima, un adversaire compliqué

    Pour son prochain combat, Souleimane Mohammedi prend des risques.

    L’Aixois va affronter l’Angolais Uisma Lima, pour ce qui sera sa plus difficile opposition depuis qu’il s’est lancé dans la boxe professionnelle. Surnommé El Monstro (le Monstre), il compte un titre de champion du Monde IBO en super welters, décroché le 31 mai 2025 face à Shervantaigh Koopman,

    Ce gaucher très mobile compte quinze victoires en dix-sept combats. Sur ses quinze succès, le dernier face à Luis Enrique Moralès aux points le 31 janvier dernier, dix l’ont été par KO. Le 11 octobre 2025, il s’est attaqué au titre vacant en WBA. Mais il a été battu, sur KO, par Jaron Ennis.