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  • [C’est l’été] Patrimoine et chauves-souris à Caromb

    [C’est l’été] Patrimoine et chauves-souris à Caromb

    Après un pique-nique au bord du lac, place aux chauves-souris ! À la tombée de la nuit, il sera possible d’observer leurs déplacements à l’aide d’une caméra thermique, et écouter leurs ultrasons grâce à un détecteur spécifique.

    G.C.

    Gratuit sur inscription au 04.32.76.24.66

  • [C’est l’été] Clôture du Festival de la Lune à Carqueiranne

    [C’est l’été] Clôture du Festival de la Lune à Carqueiranne

    Un espace restauration est proposé dès 18h30, la projection en plein air est prévue à 21h, après une présentation du film par le réalisateur.

    G.C.

    Tarifs : 8 euros, 7 euros (réduit),
    5
     euros (- de 14 ans, chômeurs).

  • [C’est l’été] Visite pour toute la famille à Gap

    [C’est l’été] Visite pour toute la famille à Gap

    La lecture, en écho avec les œuvres, évoque l’aventure de deux sœurs en montagne.

    G.C.

    Dès 3 ans.
    Inscription obligatoire
    sur le site du musée ou au 04.86.15.30.70

  • [Entretien] Lucille Guenier : « Nos protocoles de sécurité ont été renforcés »

    [Entretien] Lucille Guenier : « Nos protocoles de sécurité ont été renforcés »

    La Marseillaise : Vous étiez à bord de l’Ocean Viking lorsque le navire a été attaqué par des gardes-côtes libyens. Pouvez-vous revenir sur les évènements ?

    Lucille Guenier : J’étais à bord, comme la plupart des équipes actuellement en mer, le jour de l’attaque. Les gardes-côtes libyens ont tiré sur notre bateau depuis le leur, de classe Corrubia, donc beaucoup plus petit, rapide et agile que le nôtre. Il n’y a pas eu d’abordage [assaut mené par un équipage pour monter à bord d’un autre navire, ndlr], mais c’était le risque. Depuis un an que l’attaque a eu lieu, aucune condamnation n’a été prononcée [malgré la plainte déposée par SOS Méditerranée, ndlr]. Les gardes-côtes libyens sont dans une totale impunité. Ils sont encore actifs. Il y a quelques semaines, nous avons même croisé le patrouilleur [navire des gardes-côtes], qui nous avait tiré dessus l’an dernier. Le constat aujourd’hui, après un an, c’est que rien n’a changé. Au contraire, les choses ont empiré. Ça a été un tournant pour nous en tant que personnel (…) mais pas au niveau politique. Ça n’a engendré aucune conséquence. Au contraire, le soutien aux gardes-côtes libyens par l’Union Européenne s’est amplifié.

    Vous parlez d’un tournant pour le personnel. Pouvez-vous en dire plus ?

    L.G. : D’abord, s’il n’y a eu aucune blessure physique, il y a eu des conséquences psychologiques. L’organisation a donc dû accompagner les équipes pour qu’elles puissent ensuite repartir en mer. Les opérations se sont arrêtées pendant quatre mois. Après, bien sûr, les protocoles de sécurité ont été renforcés et sont désormais beaucoup plus stricts. Il a fallu s’adapter au contexte et au fait que potentiellement, en faisant des sauvetages en mer, il était possible de se retrouver face à des gens qui tiennent des kalachnikovs alors que tout ce dont on dispose, nous, ce sont des gilets sauvetage. On a donc dû adapter nos protocoles de sécurité, accompagner le personnel navigant qui a été victime de cette attaque mais aussi celui qui ne l’a pas été et qui sait dorénavant que quand il opère en Méditerranée centrale, sur un terrain qui, a priori, n’est pas un terrain de guerre, il peut se retrouver sous la menace des balles.

    Avez-vous recueilli des témoignages de réfugiés d’interpellations violentes ?

    L.G. : Oui, très souvent. Les personnes qu’on secourt ont souvent essayé plusieurs fois de traverser la Méditerranée centrale. Elles se font intercepter par des gardes-côtes libyens puis sont, en général, ramenées dans des prisons informelles où elles sont torturées ou rançonnées pour pouvoir sortir. Il y a tout un système de collusion entre les gardes-côtes libyens, les passeurs et les trafiquants de traite humaine. C’est documenté par des journalistes, mais aussi par de récents rapports des Nations Unies. Et ces gardes-côtes sont en partie financés par l’Union européenne, dans le cadre d’une politique d’externalisation des frontières. Des bateaux leur ont notamment été fournis par l’Italie.

    Si cette situation ne cesse pas, si le soutien aux gardes-côtes libyens continue, d’abord les gens vont continuer de périr en Méditerranée, et ensuite, un jour, des personnels d’ONG, qui essaient de porter assistance à ces personnes, seront blessés ou perdront leur vie.

    Entretien réalisé par Margot Milhaud

  • Un salon du chiot et du chaton interroge les pros

    Un salon du chiot et du chaton interroge les pros

    « Des animaux présentés pendant des heures sous des barnums, alors que la température avoisinait les 30°C, (…) régulièrement manipulés », décrit-elle, dénonçant les risques sanitaires et le stress subi par les bêtes. Elle déplore également la mécanique du « coup de cœur » qu’encouragent ces événements, hors du cadre réglementaire qui impose la signature d’un certificat assortie d’un délai de réflexion d’une semaine avant d’adopter. Pour éviter tout anti-datage à l’avenir, l’association propose « la mise en place d’un système national dématérialisé avec horodatage ou jeton électronique officiel ».

  • Un sursis pour les Roms de la Valentine

    Un sursis pour les Roms de la Valentine

    L’audience en référé suspension demandée auprès du président de la Cour d’appel par Maître Adam Borie, l’avocat des 250 personnes qui vivent sur la friche de l’ex-usine Procida, le long de l’Huveaune, et qui devait avoir lieu ce lundi 24 août a finalement été repoussée au 24 septembre après demande de renvoi du conseil du propriétaire d’une grande partie du terrain, Prodev.

    Deux opérations avortées

    Ce dernier assurant que le recours à la force publique pour expulser les familles ne serait pas demandé avant le 30 septembre. Où l’on apprend au passage que deux opérations d’expulsion ont été programmées puis annulées au cours de la période écoulée… C’est donc un « sursis » s’est félicité Maître Borie. De quoi permettre aussi aux enfants, tous scolarisés, de faire leur rentrée. En espérant qu’ils puissent mener leur année à son terme. Une audience en appel de la décision du 24 décembre reste programmée au 23 février 2027.

  • Dans le Vaucluse, une usine d’huiles essentielles mise en demeure de dépolluer

    Dans le Vaucluse, une usine d’huiles essentielles mise en demeure de dépolluer

    Une sorte de double peine. Dans la nuit du 2 au 3 août, un violent incendie a détruit 1 300 m2 de l’entreprise Rosier-Davenne, laboratoire de production d’huiles essentielles à Châteauneuf-de-Gadagne. Depuis, le site est fermé, au moins jusqu’à la fin du mois. « Nous prenons le temps nécessaire pour remettre les choses en place dans les meilleures conditions et assurer une réouverture efficace », note dans un courriel automatique Rosier-Davenne*.

    Au-delà du sinistre, l’impact sur le milieu environnant est placé sous haute surveillance et fait l’objet d’un suivi par la Ville et différents services sanitaires et environnementaux de l’État. Dans un communiqué le 7 août, la municipalité indiquait que « selon l’ARS, les polluants détectés ne présentent pas de toxicité majeure et leurs concentrations dans l’eau de la nappe restent faibles ». Mais, la situation « nécessite une surveillance attentive », estime la Ville dans une nouvelle communication, jeudi dernier. Insistant sur le fait que « les très fortes odeurs » pouvant être perçues ne « présentent pas de toxicité », la Ville invite à ne « pas consommer l’eau provenant des forages privés dans le secteur potentiellement concerné par la pollution de la nappe ». Pollution dont les « conclusions sur son étendue » sont à ce stade encore « prématurées ».

    C’est dans cette même optique que la préfecture a pris, le 10 août, un arrêté mettant en demeure Rosier Davenne « de faire cesser toutes pollutions au milieu naturel et mettre en œuvre les mesures prescrites ». L’État s’inquiète notamment de « l’incertitude sur l’étanchéité » du bassin de rétention enterré du site, qui a récupéré une partie des eaux de l’extinction de l’incendie. Idem, ces mêmes eaux souillées se sont « déversées dans le réseau d’eaux pluviales qui se rejette dans le cours d’eau le canal du Moulin ». L’arrêté somme le labo de réaliser plusieurs mesures à court terme (une ou deux semaines) ou plus long terme (un à deux mois). L’entreprise doit, par exemple, « vider, sous une semaine, tous les effluents contenus dans le bassin de rétention » ou « réaliser le pompage des eaux polluées stagnantes dans le fossé, puis son curage » mais aussi « effectuer une étude sur l’état du bassin de rétention » et « procéder, sous deux mois, au nettoyage du site ».

    * Qui n’a pu être jointe.

  • « La Marseillaise » honore les résistants qui l’ont fondée

    « La Marseillaise » honore les résistants qui l’ont fondée

    Moment solennel au siège de La Marseillaise, ce lundi, date anniversaire de la première parution légale de notre journal.

    Pour la première fois, l’hommage rendu à nos fondateurs tombés au combat se tient
    dans les locaux rénovés de La Marseillaise, là où se tenaient les rotatives du Petit-Marseillais, journal collaborationniste pris d’assaut pour les résistants pendant l’insurrection de Marseille. « Ces locaux ont été pris par les armes… on a toujours refusé de les quitter par le tribunal de commerce », glisse Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise.

    Sur la plaque, les noms de Léon Paranque, Jean De Bernardy, Francis Aicard et Mala Kriegel rappellent le sacrifice que fut le combat pour faire vivre notre journal et pour libérer la France du joug nazi.

    Léo Purguette, président et directeur éditorial, s’incline devant leur mémoire et rappelle « La Marseillaise est un journal d’information et de résistance contre les battus de 1944 qui cherchent à ressortir des poubelles de l’histoire ».

    Dehors, les participants ont fleuri la plaque de la place du Journal La Marseillaise.

  • Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique devrait être inauguré à Manosque à la mi-octobre, dans le cadre du dispositif national Quartiers de demain, qui permet à neuf villes françaises de réhabiliter des quartiers prioritaires en prenant en compte les impératifs écologiques.

    « La pose du gazon synthétique est prévue fin septembre, pour une semaine. L’avantage qu’on a sur le produit qu’on a pris, c’est qu’il n’y a pas besoin de substrats supplémentaires. Cela réduit largement le coût d’entretien », avance Laurent Fournaise, le directeur des services techniques. « À terme, la tribune devra également être étendue l’an prochain, et un tunnel sera construit sous une passerelle » pour séparer joueurs et public, selon le maire DVD de Manosque Camille Galtier. L’objectif de cette modernisation est aussi de créer « un lieu de vie dédié aux familles et convivial, en co-construction avec les habitants », a avancé Caroline Paolasso, conseillère municipale déléguée au Quartier de Demain. « Les épisodes pluvieux dégradent les pelouses. Le synthétique est une bonne alternative qui subit moins de dégradations, nécessite moins d’entretien et engendre un taux d’occupation plus important », a expliqué Allel Benferhat, directeur du service des sports.

    « Toutes les infrastructures sportives de la ville seront rénovées d’ici 2030, alors qu’en 2020 on était très en retard », a par ailleurs affirmé le maire. « On donne les infrastructures sportives aussi bien au basket, au hand et au rugby pour permettre de monter au dernier niveau national. » La modernisation du stade est réalisée pour un coût d’environ 1 million d’euros. La ville compte sur cette modernisation pour améliorer les conditions de pratique, la sécurité et la qualité de l’équipement. Ces travaux s’inscrivent dans le projet plus large de transformation de la Plaine des Sports et des Loisirs, destiné à moderniser le site et à favoriser la pratique sportive. Les travaux comprennent notamment les terrassements, la création d’un système de drainage et le passage de l’éclairage en LED.

  • La crypte révèle l’histoire de Digne

    La crypte révèle l’histoire de Digne

    Mausolées, murs vieux du Ier siècle, basilique du Ve… De nombreux vestiges témoignent du passé et de l’histoire de la ville de Digne au sein de la crypte archéologique de la cathédrale Notre Dame Du Bourg. Le projet de création de cette crypte a vu le jour dans les années 1980, « alors que la cathédrale était en très mauvais état et menaçait de s’effondrer », explique Amin Sankon, guide pour la crypte. L’architecte des monuments historiques Francesco Flavigny a donc été appelé pour constater les dégâts : « il était temps de faire quelque chose pour sauver cet édifice, et sa solution a été d’enlever la toiture et voir l’état des fondations », relate le guide. Mauvaise surprise : l’architecte se rend alors compte que la cathédrale est construite sur une nappe aquifère, laissant l’eau circuler et causer des dégâts. Pour maintenir les murs de la cathédrale, il décide d’installer un plancher en béton armé. En faisant ses sondages, il retrouve de nombreux vestiges archéologiques. La priorité devient ainsi de conserver ces derniers, tout en construisant le plancher pour éviter que la cathédrale ne s’écroule. Demande est faite à l’État de lancer une vaste campagne de fouilles.

    Gabrielle Démians d’Archimbaud, professeure à Aix-en-Provence précurseure de l’archéologie médiévale, se saisit alors du lieu et mène la campagne de fouilles, qui commencera enfin en 1987. Des « armées d’archéologues » débarquent alors, raconte Amin Sankon. « Dans les années 1960, l’archéologie médiévale n’était pas vraiment un sujet. C’était une discipline toute nouvelle, on s’intéressait surtout à la préhistoire et à l’antiquité en archéologie. Comme il y avait beaucoup de textes écrits sur l’époque du Moyen-Âge, on disait que ce n’était pas la peine de mener des fouilles », explique le guide.

    L’archéologue aixoise demande ensuite une deuxième autorisation pour mener d’autres campagnes de fouilles afin de partir à la recherche d’un baptistère. « Elle ne trouve pas le baptistère, mais en revanche elle va trouver deux mausolées : l’un du IIIe siècle et l’autre du IVe », exposés aux yeux des visiteurs dans la crypte, relate Amin Sankon.

    Le déplacement

    du centre-ville

    Une troisième campagne de fouilles permet à l’archéologue de trouver des vestiges de la ville de Dinia, Digne à l’antiquité. « Voilà comment ont débuté ces fouilles et comment le musée a vu le jour plus tard en 2010 », conclut le guide qui propose des visites les vendredis après-midi.

    « Les recherches ont permis de retrouver les origines antiques de la ville de Digne. Les fouilles ont permis de localiser l’emplacement exact de la ville de Dinia, Digne à l’époque antique, qui était enfouie entre 4,5 et 6 mètres de profondeur », explique Josiane Richaud, responsable de la crypte archéologique.

    Digne est l’une des rares villes à compter deux cathédrales. « La ville antique s’est développée autour de la cathédrale Notre Dame du Bourg, puis l’évêque, qui était le seigneur des lieux, va se déplacer et construire son château dans le centre-ville actuel de Digne. Les gens vont petit à petit s’agglutiner autour de cette construction, et finalement la ville va se déplacer », relate la responsable de la crypte. Le château de l’évêque va finalement être détruit « par les Dignois pendant les guerres de Religion, pour éviter qu’il devienne un bastion protestant », avance Josiane Richaud. Le pape va finalement demander à l’évêque de choisir entre les deux églises, et Saint-Jérôme est ainsi devenue co-cathédrale. « La première et la vraie cathédrale, historiquement, c’est Notre Dame du Bourg », affirme la responsable de la crypte.

    Rue du Prévôt, Digne-les-Bains