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  • Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    À l’embouchure du Rhône, entre terre, mer et fleuve, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l’une des portes d’entrée de la Camargue. Érigée en municipalité distincte des territoires d’Arles et de Fos-sur-Mer en 1904, cette commune du bout du monde s’est bâtie autour de son port de transbordement. Plus de 120 ans plus tard, elle se dessine un nouveau visage en se tournant vers le tourisme, sans oublier son héritage. « Nous assumons pleinement cette histoire industrielle et maritime en la transformant en atout touristique », souligne l’adjointe au maire déléguée à l’attractivité Marion Castellani.

    Observation des flamants roses, plages naturelles, salins, randonnée, vélo, navigation entre Rhône et Méditerranée, découverte des métiers de la pêche, visite des sites portuaires et industriels en activité… La programmation, qui met en valeur les traditions camarguaises et provençales, tout comme le patrimoine ouvrier, porte ses fruits. « Port-Saint-Louis-du-Rhône confirme sa montée en puissance comme destination de nature, de littoral et de tourisme itinérant », poursuit l’élue. L’Office de Tourisme accueille chaque année plus de 5 000 visiteurs dans ses locaux, « un chiffre qui ne cesse de progresser », précise la directrice Mandy Girard-Marin. L’aire de camping-car, inaugurée en 2022, permet à elle seule d’accueillir près de 10 000 visites.

    Un tourisme

    quatre saisons

    Si la clientèle est majoritairement française (principalement issue de la région Sud, de l’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes), la Via Rhôna offre une visibilité européenne à Port-Saint-Louis-du-Rhône, située au terme du parcours reliant le lac Léman à la Méditerranée, avec des touristes venant d’Allemagne, des Pays-Bas ou encore d’Italie.

    Deux ports de plaisance, le port central et un partenariat avec des compagnies de tourisme fluvial permettent également d’accueillir une clientèle plus internationale. « Les Américains, les Canadiens et les Australiens », amateurs de balades sur le Rhône, sont particulièrement représentés. La Ville travaille à la création de nouvelles escales dans le cadre de la démarche Provence fluviale. Le futur Pôle Nautisme Mer, avec la réhabilitation des 300 hectares de la Presqu’Île du Mazet, doit renforcer l’accueil des plaisanciers, avec la création de 4 500 places à sec et à flot, tout en promouvant les métiers maritimes. « Ce projet repose sur deux principes : développer des activités écoresponsables et réinvestir intelligemment les friches pour valoriser le foncier disponible sans artificialisation inutile », précise Marion Castellani. Avec un objectif : « Allonger les durées de séjour tout en développant une activité touristique plus étalée sur l’année ». Le chiffre d’affaires est évalué à 220 millions d’euros, avec 570 emplois attendus à la clef.

  • Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Une dernière pour la route, pour boucler une saison ayant débuté à la fin de l’hiver. Clara Entresangle, 21 ans, a tenu son rang pour sa découverte des championnats d’Europe élites. À Birmingham, la jeune Vauclusienne arrivait avec le 5e chrono des engagées et a finalement pris la 6e place de la finale du 3 000 m steeple. Elle a pu faire la connaissance de nombreux athlètes de l’équipe de France. « Au début, c’était un peu impressionnant. J’ai rencontré toutes les personnes que je regardais encore à la télé l’année dernière. Mais entre les disciplines, tout le monde parle avec tout le monde et c’est assez sympa. »

    Un podium pour finir ?

    Également spécialiste du cross et de la route, l’athlète de Cavaillon court en compétition depuis le début de l’année. Ce 1er septembre, elle effectuera sa dernière course en 2026. Celle qui est entraînée par son père, Nicolas, sera au départ des Jeux Méditerranéens. Une compétition un peu spéciale, mettant souvent en avant la jeunesse. « Je pars du 27 août au 4 septembre. Pour cette année, ils voulaient mettre en avant les espoirs et essayer de sélectionner au moins un espoir pour chaque discipline. Et après, pareil, il y avait des minimas qu’il fallait réaliser pour pouvoir prétendre à cette sélection », détaille l’athlète.

    Et l’objectif pour ce rendez-vous italien, à Taranto ? « Je ne connais pas encore la start-list exactement, mais d’après ce que j’ai compris, j’ai le deuxième temps. Donc, aller chercher un podium, ça pourrait être l’objectif. » Ensuite, viendront les vacances, avant de reprendre le chemin de l’entraînement afin de se préparer pour une saison 2027 qui s’annonce semblable à celle de l’année en cours.

  • La fin des barrages en Ligue Europa

    La fin des barrages en Ligue Europa

    Les barrages de la Ligue des Champions ont envoyé de nouveaux clubs en Ligue Europa.

    Les Néerlandais de Nimègue, les Écossais du Celtic et les Israéliens de Beer-Sheva ont rejoint la liste des adversaires potentiels d’un OM qui figurera dans le chapeau 1 de l’épreuve. Les Olympiens seront aux côtés du Bayer Leverkusen (Allemagne), Alkmaar (Pays-Bas), Olympiakos (Grèce), la Real Sociedad (Espagne), le Milan AC et la Juventus (Italie). Le huitième de ce groupe sera le perdant de Lyon – Fenerbahçe, qui se jouait mercredi soir.

    Avant ces barrages, il restait seize billets à attribuer. Dont douze par le biais des barrages de la Ligue Europa, dont les retours sont programmés ce jeudi.

    Certains ont pratiquement composté leur billet pour la phase principale, grâce à leur succès confortable à l’aller. C’est le cas de Poznan et Bialystok. Les deux clubs polonais ont nettement dominé Thun (7 – 0) et Iberia (4 – 0). Tout comme les Belges d’Anderlecht sont allés s’imposer au fin fond du Kazakhstan aux dépens d’Almaty (3 – 0).

    Plusieurs clubs, grâce à une victoire de trois buts d’écart à domicile, ont pris une belle option. C’est le cas de l’Étoile Rouge, Besiktas et Héraklion qui devront gérer leur avantage face à Plzen, Kaunas et le CSKA Sofia.

    Les derniers duels sont plus indécis, même si les Hongrois de Ferencvaros se sont imposés à Trabzon la semaine dernière. Les Turcs peuvent encore renverser la situation. Tout comme les Danois d’Aarhus au stade de la Luz face à Benfica. Enfin, les Arméniens d’Ararat et les Albanais de Rrogozhinë ont une carte à jouer, après le nul de l’aller face à Craiova et Lilleström.

    Barrages retour

    Ferencvaros (HON) – Trabzon (TUR) . (1 – 0)

    Ararat (ARM) – Craiova (ROU) ( 1 – 1)

    O. Nicosie (CHY) – St-Trond (BEL) (0 – 1)

    Plzen (RTC) – Etoile Rouge (SER) . (0 – 3)

    Lilleström (NOR) – Rrogozhynë (ALB) . (O – 0)

    Ibéria (GEO ) – Bial’ystok (POL) . (0 – 4)

    Salzbourg (AUT) – Mjällby (SUE) . (1 – 0)

    Anderlecht (BEL) – Almaty (KAZ) (3 – 0)

    Thun (SUI) – Poznan (POL ) (0 – 7)

    Kaunas (LIT) – Besiktas (TUR) (0 – 3)

    Aarhus (DAN) – Benfica (POR) (1 – 3)

    CSKA Sofia (BUL) – OFI (GRE) . (0 – 3)

  • Voile : dernier jour de courses à Martigues

    Voile : dernier jour de courses à Martigues

    Plus qu’un jour, et les voiles seront repliées, les remorques chargées et les médailles distribuées.

    La seconde séquence des championnats de France jeunes va connaître son verdict. Elle concerne les équipages en Open skiff, Tyka, F70, Nacra 15 et Feva RS qui, depuis lundi, ont pu s’en donner à cœur joie. Dans des conditions de navigation exceptionnelles.

    « Les conditions étaient bien, nous avions une bonne vitesse. Nous étions un peu en surrégime, mais nous avons réussi à maîtriser le bateau. Je suis un peu déçue de nos résultats, notamment notre première course. Nous nous sommes bien reprises dans la deuxième course » confie Lina, engagée en Tyka.

    Une Martégale à suivre

    Si la compétition reste ouverte, certains affirment déjà leur volonté d’aller chercher le titre. C’est le cas de Côme Zunquin. « Globalement ça a bien fonctionné. L’objectif ici c’est de gagner donc je vais essayer de continuer comme ça », a confié le Royannais, en très bonne position dans la course d’Open Skiff.

    Une classe dans laquelle une Martégale pourrait tirer son épingle du jeu. Ligon Chikli reste dans la course, pour un podium. Elle est à la lutte avec Océane Bègue et Capucine Bouron, dans un duel opposant Atlantistes à Méditerranéennes.

    Les participants ont pu goûter aux délices de la navigation sur l’étang de Berre. Lundi, les conditions se sont rapidement intensifiées, avec des rafales atteignant jusqu’à 25-30 nœuds en fin d’après-midi ! Une météo difficile, mais les courses étaient spectaculaires sur le plan d’eau martégal.

    « La météo est avec nous depuis le début. Nous avons pu proposer plusieurs courses, chaque jour. Et nous nous attendons à avoir un vent plus fort jeudi, pour le dernier jour de compétition » annonce Bertille Beurel, responsable de la communication de ces championnats de France.

  • [Maj] Vaincre Agen et démarrer du bon pied pour Provence Rugby

    [Maj] Vaincre Agen et démarrer du bon pied pour Provence Rugby

    Les souvenirs du frustrant access match contre Perpignan sont désormais lointains et Provence Rugby négocie en ce moment un nouveau virage dans son histoire. Annoncés grands favoris de la saison de Pro D2, les Aixois démarrent, ce jeudi soir, le premier de leurs trente travaux vers le titre de champion.

    Pour l’ouverture de l’exercice 2026-2027, le SU Agen est le premier adversaire des Provençaux. Sur le papier, ce concurrent venu du Lot-et-Garonne a tout du piège. Cette semaine, Philippe Saint-André a rappelé tous les tracas causés par les pensionnaires du stade Armandie l’an passé. « Jeudi, nous avons un match très important contre Agen. C’est la seule équipe, la saison dernière, à nous battre chez elle et ils sont également venus gagner ici. »

    « Il ne faudra pas se poser de questions »

    En effet, le SUA s’était imposé 27-23 chez eux avant de débarquer à Maurice-David pour l’emporter 24-22. Un succès obtenu lorsque les Aixois étaient dans une spirale négative (5 défaites consécutives). La dernière victoire à domicile contre Agen remonte à 2024, il y a presque deux ans jour pour jour, le 30 août. Léo Drouet et Adrien Lapègue étaient déjà marqueurs d’essais lors de cette soirée.

    Les deux équipes ne se découvrent pas du tout puisqu’elles ont toujours été de vieilles connaissances, souvent adversaires de haut de tableau en Pro D2. Par ailleurs, l’Argentin Mauricio Reggiardo entame sa seconde saison à la tête du club agenais, lui qui a passé les quatre années précédentes à Aix-en-Provence. Autant dire qu’il connaît sur le bout des doigts son concurrent de la semaine.

    Andres Zafra a été officiellement intronisé capitaine pour la saison à venir et le joueur colombien voit sa formation prête à se confronter au championnat. « Je trouve qu’on a fait une très bonne prépa. Les nouveaux sont arrivés un peu plus tôt que les autres, ils se sont très bien intégrés. Les anciens, on a tout fait pour qu’ils se sentent bien. On a bien bossé physiquement et techniquement, détaillait le deuxième ligne. Il y a des nouveaux joueurs qui vont nous apporter de l’expérience, de la nouveauté, plein de bonnes choses. Comme Philippe l’a dit, il va falloir bien démarrer par rapport à l’année dernière. Je pense qu’on a un peu de pression parce que c’est le premier match, on est favoris, mais jeudi soir à 21h, il ne faudra pas se poser de questions. »

    Dans le premier groupe de la saison, nous retrouvons six recrues, dont quatre sont titulaires. La première ligne est entièrement remodelée avec Pontanier, Giudicelli et Cotet alignés. Romain Trouilloud est lui placé à l’ouverture.

    1ère journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Provence Rugby : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Colombet – Trouilloud, Coville – Tuisue, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Cotet, Giudicelli, Pontanier

    Agen : Dupichot – Laloi, Muscarditz, Ramoka, Etcheverry – Soulan, Bellot- Matakaiongo, Lebian, Tolofua – Demotte, Delemarle – Heiland, Socino, Lombard Buret

    Denis Philipon revient sur le coup Wembanyama

    À l’occasion du point presse organisé lundi au stade Maurice-David, le président Denis Philipon est revenu sur le passage de la star du basket Victor Wembanyama. Le géant de 2m24 s’était entraîné cinq jours à Aix.

    « Ça a été fait par connexion. Ne me demandez pas tous les détails. Ça, ce sont les secrets de notre cuisine et de la force de notre équipe. Victor avait plusieurs possibilités et il a choisi la Provence. C’est le gendre idéal. En plus, il a tout le reste. Au-delà de ses 2,24m, il est intelligent, il est modeste, il est plein d’humilité », rapportait le président. Le club compte sortir les images de sa venue au cours du mois de septembre, s’il obtient toutes les autorisations nécessaires. Une question de droit d’images.

    P.G.

  • Le Medef invite Roussel et Lisnard à débattre

    Le Medef invite Roussel et Lisnard à débattre

    C’est sur le court Philippe-Chatrier que les deux hommes politiques aux visions radicalement opposées échangeront. Le Medef organise lors de son université d’été, la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), un débat entre Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français et le très libéral David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) sur le thème « le courage de produire » de 12h05 à 12h30. Ils répondront ainsi, en quelques minutes, à cette question centrale et cruciale : « comment redonner à la France l’envie, les moyens et la capacité de produire ? »

    Cette séquence s’inscrit dans une volonté de l’organisation patronale de peser dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Dans son discours introductif, le président du Medef Patrick Martin a rappelé, comme un avertissement : « nous sommes nombreux et, dans nos entreprises et autour, on nous écoute, on nous fait confiance plus que jamais dans l’Histoire. N’oublions jamais la puissance de notre collectif avec ses 240 000 entreprises qui emploient 12 millions de salariés, partout en France ». Il insiste : « nos convictions sont libérales (…), nous voulons un programme présidentiel de libertés », a-t-il dit, rejetant « la collusion, la collision des prophètes de malheur » et enjoignant à « faire voler en éclat le carcan qui étouffe notre pays et libérer son énergie et ses ambitions ».

    Pour clôturer son événement, le Medef a invité, toujours sur le court central de Roland-Garros, sept des – très nombreux – candidats déclarés à l’élection présidentielle à répondre aux questions de cinq chefs d’entreprise à partir de 16h45. À savoir : Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Le Pen. Ces derniers réagiront par ailleurs aux résultats de la consultation lancée par le Medef en association avec Opinion Way.

  • Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Le député LFI de Marseille Sébastien Delogu est convoqué ce jeudi matin en audition libre, après l’ouverture d’une enquête en flagrance par le parquet de Marseille. Celle-ci fait suite à un dépôt de plainte de trois policiers pour outrage, après une intervention lundi après-midi dans l’immeuble du 2e arrondissement où réside le parlementaire. Alors que les agents en civil du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun intervenaient pour le vol d’une montre de luxe, ils affirment que le député les a empêchés d’entrer dans l’immeuble et leur aurait lancé, selon les informations de La Provence, que « La République c’est moi, trous du cul ». Des propos contestés par l’avocat de Sébastien Delogu, qui indique que le ton a monté lorsque le député a demandé à un agent de s’identifier alors qu’il s’introduisait dans l’immeuble en bloquant la porte. Dans un courrier à la préfète de police déléguée, il affirme que le policier l’a insulté en disant qu’il était « une merde » et qu’il « puai[t] de la gueule », avant de le pousser avec le poing refermé sur la poitrine. Il annonce déposer plainte auprès du procureur de Marseille pour « violences volontaires et faits commis par des personnes se présentant comme fonctionnaires de police ». Il a également demandé la conservation des bandes de vidéosurveillance de l’immeuble, diffusées dans la presse et les réseaux sociaux, pour appuyer ses dires.

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé en début d’après-midi ce mercredi qu’il « apporte évidemment [son] soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République », rappelant qu’une enquête est ouverte. Le député de son côté dénonce être « harcelé par les chiens de garde de Vincent Bolloré » face à la présence de journalistes devant son domicile.

  • Fibre Excellence à la croisée des chemins

    Fibre Excellence à la croisée des chemins

    La date fatidique du 28 août se rapproche pour les ex-salariés du site Fibre Excellence de Tarascon et la situation commence à se tendre sensiblement.

    Alors que c’est ce vendredi que l’usine de pâte à papier doit définitivement fermer ses portes, après sa liquidation judiciaire le mois dernier, les travailleurs du site occupent toujours leur ancien lieu de travail. Et ce mercredi, ils se sont même opposés à la venue d’une entreprise de maintenance industrielle qui doit prendre en charge la transition post-fermeture. « La présence de cette entreprise ne répond ni aux besoins ni à la mise en sécurité du site. On ne les laisse pas rentrer ! », dénonce Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT dans l’après-midi. Rappelons qu’après la liquidation du site, les salariés avaient été rappelés à leurs postes pour assurer la sécurité de l’usine classée Seveso alors qu’ils recevaient leurs lettres de licenciement. Ils avaient tiré la sonnette d’alarme sur un risque industriel réel lié à cette transition (lire notre article du 24 août). « Les effectifs prévus par le manutentionnaire ne correspondent pas aux besoins de sécurité. Il n’est pas capable de maintenir les installations en état », développe le syndicaliste. De quoi provoquer un coup de chaud sur le pays d’Arles avec des tensions entre salariés et nouveaux venus. Le tout, piloté par un mandataire judiciaire qui a en main le site depuis sa liquidation. « La situation est tendue, le mandataire judiciaire a menacé de se retirer et de laisser à l’abandon le site ! On lui dit chiche, allons-y, la balle sera dans le camp du préfet ! Et on ne laissera pas un site Seveso rempli de produits chimiques à l’abandon », relate Jean-Michel Bulinge. La CGT entend d’ailleurs interpeller la préfecture des Bouches-du-Rhône une nouvelle fois sur la situation « dans les deux jours à venir ».

    Si c’est la sécurité du site à l’instant T qui préoccupe ses anciens salariés, c’est bien l’avenir du site qui en dépend. « Selon ce qui va être fait, ou pas, les installations pourraient être dégradées. Alors que les salariés font toujours tout tourner », rappelle le délégué syndical. D’où le combat actuel pour les préserver.

    Plusieurs scénarios possibles

    Car même liquidé, l’usine ne restera pas en l’état et une reprise du site est toujours possible : « C’est le mandataire judiciaire qui a la main, il peut vendre le site au plus offrant ». En clair, plusieurs scénarios sont sur la table : « Un repreneur peut toujours acheter le foncier et en faire ce qu’il veut… Il peut reprendre les salariés, créer une activité différente. Dans le pire des scénarios, on se retrouve avec un ferrailleur qui va démanteler et revendre au poids de la ferraille », développe Jean-Michel Bulinge.

    Ce débat sur l’avenir du site a justement fait l’objet d’une longue communication de la Région Sud, ce mardi. « Depuis la décision de liquidation, la priorité de la Région est de transformer cette crise industrielle en opportunité de réindustrialisation, tout en protégeant les salariés et l’ensemble de la filière bois », explique la collectivité. Avant d’assurer qu’elle a « diligenté une première étude économique afin d’organiser un tour de table d’investisseurs et d’industriels pour préserver l’avenir du site ». Une étude qui « a permis de cibler les domaines stratégiques pour une reconversion : BTP, logistique, économie circulaire ». Forcément, cette piste n’a pas la faveur des salariés : « Convertir le site coûterait 10 fois plus cher que trouver une solution pour reprendre l’outil actuel ». Reste que la Région entend poursuivre dans cette voie avec l’annonce du « lancement d’une seconde étude approfondie avec l’agence de développement économique risingSUD [entité de la Région, ndlr] ». Autant dire que le dossier est loin d’être conclu… Et si l’avenir de l’usine tarasconnaise est assombri, il est un peu plus clair pour celui de son usine-sœur de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, rescapée de la liquidation. Et notamment grâce à l’action de la Région Occitanie, dirigée par Carole Delga (PS) qui a déposé une offre de reprise avec un industriel.

  • La Région Occitanie veut sauver l’usine Saint-Gaudens

    La Région Occitanie veut sauver l’usine Saint-Gaudens

    « Nous avons fait la moitié du chemin et allons poursuivre le travail jusqu’à la prochaine audience du Tribunal de commerce, le 8 septembre. Rien n’est gagné. Mais une dynamique est engagée. J’irai jusqu’au bout pour donner un avenir industriel durable à Saint-Gaudens, à ses salariés et à la filière pâte à papier française ». Déterminée à ne pas voir s’éteindre l’emploi industriel, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (PS), a déposé lundi, via l’agence régionale des investissements stratégiques de la collectivité (Aris), une « offre consolidée » de reprise pour la deuxième usine du groupe Fibre Excellence située à Saint-Gaudens en Haute-Garonne.

    Le groupe Soprema

    autour de la table

    Contrairement au site provençal de Tarascon, le tribunal de commerce de Toulouse a laissé un sursis aux quelque 300 travailleurs occitans. L’offre pilotée par la Région Occitanie comprend « 90 millions d’euros d’investissement bouclés, un business plan solide et plusieurs industriels autour de la table », précise Carole Delga. Parmi eux, l’entreprise Soprema, un groupe indépendant alsacien au chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros en 2025, spécialisé « dans le domaine de l’étanchéité, mais également comme un spécialiste de la couverture, des sous-couches phoniques et de l’isolation », comme l’indique le site de l’entreprise dont le siège est à Strasbourg. Soprema emploie 5 700 salariés en France, plus de 13 000 dans le monde.

    « Je garde aussi pour ambition d’offrir des perspectives pour le site de Tarascon » a aussi déclaré la présidente de la Région Occitanie.

  • L’indécence des Baumettes en procès

    L’indécence des Baumettes en procès

    Après la prison de Luynes (notre édition du 26 août), le tribunal administratif de Marseille se penche ce vendredi sur les conditions de détention aux Baumettes. Le Syndicat des avocats de France (SAF) et l’Observatoire international des prisons (OIP) ont en effet déposé conjointement un référé liberté, pour « faire cesser les atteintes graves et manifestement illégales portées aux libertés fondamentales des personnes détenues ».

    La procédure intervient après la publication au mois de janvier, d’un rapport du Comité européen pour la prévention de la torture, rattaché au conseil de l’Europe, qui va jusqu’à parler d’une transformation « en un entrepôt humain », mais aussi après les visites successives de l’ordre des avocats du barreau de Marseille, du contrôleur général des lieux de privation de liberté et des députés LFI Sébastien Delogu et Ugo Bernalicis, qui dressent des « constats officiels, récents et concordants », affirme la requête, en particulier lors des dernières vagues de chaleur. « La suroccupation, le couchage sur un matelas posé au sol, l’exposition durable à des températures excédant 32°C, la défaillance de l’aération, la prolifération des nuisibles, l’insalubrité des douches et des cours de promenade et l’absence d’intimité sanitaire portent atteinte à la dignité et à l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants », résume le document. Il rappelle aussi les défaillances de l’établissement pénitentiaire mises en lumière par le meurtre d’un détenu, le 9 octobre 2024, dans le quartier des arrivants, en soulignant que la surpopulation augmente les actes de violence. Surtout, une partie des visites ont été réalisées après l’inauguration par Emmanuel Macron en décembre dernier de l’extension des Baumettes 3, qui devait résoudre une partie de ces problèmes. « On peut construire, agrandir, dans tous les cas reste le problème de l’accès aux soins, des moyens que l’on donne pour permettre à chaque détenu d’être dans des conditions dignes », pointe Me Maxime Carrez, qui porte la requête. Et de rappeler qu’ « une bonne partie des personnes sont détenues sans avoir été jugées, pour certaines innocentées et libérées ».