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  • À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    La garantie de sécurité du site dépend des salariés ! » Ce dimanche, Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT du site, réaffirme la volonté des travailleurs de Fibre Excellence de poursuivre la mise sous protection du site le temps nécessaire à sa sécurisation complète.

    Pour rappel, après sa liquidation judiciaire c’est un mandataire judiciaire qui a pris la main sur la gestion de l’usine de pâte à papier, et le site devait officiellement fermer, vendredi 28 août, avec la fin du contrat de travail des salariés. Mais nombreux sont les travailleurs qui s’inquiétaient de la manière dont la transition allait se faire et pointaient des risques industriels (lire nos articles du 29/08 et du 27/08) pour le site classé Seveso. « On veut tout faire pour éviter un déversement accidentel de produits chimiques dans le Rhône, un incendie ou autre… Il faut donc que les mesures nécessaires pour maintenir l’intégrité du site soient prises avec les concernés », rappelle Jean-Michel Bulinge.

    D’où des tensions avec le mandataire judiciaire la semaine passée, jusqu’à un gros coup de chaud le jour de la fermeture où la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) est venue constater la situation. « On connaît le site comme personne. Il y a de l’acide, de la soude, des produits alcalins, des bactéries, de l’acide phosphorique pour le traitement des eaux dans les bassins d’aération… On leur demande le temps de sécuriser avec notre expertise », expliquait, ce vendredi, Yohan, opérateur aux 24 ans d’usine.

    « L’arrêté préfectoral

    nous donne raison »

    Et visiblement, les travailleurs n’étaient pas dans le faux puisque la préfecture des Bouches-du-Rhône s’est fendue d’un arrêté inédit dans la foulée de la visite des services de l’État. Cet arrêté prescrit « des mesures d’urgence » à l’adresse du mandataire-liquidateur. Ce dernier, que La Marseillaise a pu consulter, constate que « la mise en sécurité du site n’a pas été initiée » par ledit mandataire et « qu’il convient de maintenir au-delà du 28 août 2026 une présence humaine adaptée sur site ».

    Plus que ça, la préfecture va dans le sens de la CGT et tacle l’action du mandataire : « Le liquidateur est mis en demeure d’assurer la surveillance du site et le maintien des dispositifs de sécurité […] sur la base d’une organisation comprenant […] l’équipe proposée par la CGT. » En clair, les salariés ont pu rester tout le week-end sur l’usine, comme le préconisait l’organisation syndicale. « Cet arrêté est une victoire. Il nous donne raison, on voit bien que l’action du mandataire ne tient pas la route », réagit Jean-Michel Bulinge. « Fermer sans plus de sécurité c’est de l’inconscience… L’arrêt, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. On n’arrête pas une usine à papier comme une boulangerie », abonde Jaïr Flor-Pachi, délégué FO et mécanicien atelier qui est entré à Fibre Excellence en 2003 en intérim puis salarié en 2012.

    « Jusqu’au bout

    des opérations »

    D’où un week-end apaisé avant une nouvelle semaine qui s’annonce chargée pour les travailleurs papetiers. « On a une réunion ce lundi avec le secrétaire général de la préfecture et les représentants des différents services de l’État concerné par le dossier », développe le syndicaliste. Une rencontre où les enjeux sont grands pour l’avenir du site : « Nous allons demander le maintien des salariés sur site, a minima pour les postes nécessaires pour qu’il y ait une garantie environnementale et sécuritaire. » Cette revendication concerne une quarantaine de salariés. Reste à savoir combien de temps cette situation de mise en sécurité va durer et si la préfecture accède aux demandes des travailleurs. « Dans tous les cas, il faut le maintien des travailleurs jusqu’au bout des opérations », conclut Jean-Michel Bulinge.

  • À Marseille, pas de rentrée à l’école Sinoncelli trop à l’étroit

    À Marseille, pas de rentrée à l’école Sinoncelli trop à l’étroit

    Ce mardi, pas de rentrée scolaire pour les élèves de l’école élémentaire publique Sinoncelli, à Marseille (14e). Les instituteurs et institutrices de l’établissement ont décidé de faire grève afin de dénoncer le manque de places et les classes surchargées.

    « On demande de prendre en considération le fait que nous sommes en REP + [réseau d’éducation prioritaire] et donc les élèves que l’on accueille ont des nombreuses difficultés, explique Géraldine Pauc, enseignante dans l’école. Et donc, avoir 27 élèves en CE2, ce n’est pas possible. »

    Les enseignants exigent ainsi depuis l’année dernière l’ouverture d’un préfabriqué afin de permettre d’avoir des classes supplémentaires. « Car on a les instituteurs, mais pas l’espace. » Certaines classes de CP ont pourtant été divisées en deux, afin de réduire le nombre d’élèves, mais se retrouvent dans la même classe, n’améliorant donc pas la prise en charge des élèves. « On nous a dit que l’on pouvait mettre un rideau entre les deux », rit jaune Géraldine Pauc. Le personnel enseignant réclame donc l’installation d’un préfabriqué pour avoir des classes supplémentaires ainsi qu’un plafonnement du nombre d’enfants pouvant s’inscrire. « Surtout qu’une nouvelle école a ouvert juste à côté, mais on ne nous décharge pas d’élèves », se désole la maîtresse. Contactée, la mairie de Marseille affirme « avoir pris en compte ce besoin d’avoir plus d’espaces d’accueil, s’être saisie du sujet et s’atteler à mettre en place des solutions ».

  • Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    C’était le sujet inflammable depuis le début de l’été à Avignon : la situation financière laissée par la précédente municipalité Helle (PS), qualifiée de « champ de ruines » par son successeur Olivier Galzi (DVD). Audit, conseil municipal tendu avec rejet du compte administratif, puis, mi-juillet, placement de la Ville dans « le réseau d’alerte au titre de l’année 2025 ». « Cette lettre confirme point par point ce que nous avons dit », se satisfaisait tristement le maire.

    Mais dans les faits, qu’est-ce que ce réseau et quelles en sont les conséquences ? Il s’agit d’un dispositif national piloté dans chaque département par les services de la préfecture et la direction départementale des Finances publiques (DDFIP). Contactée, cette dernière nous a livré des éléments de fonctionnement, au-delà de toute appréciation politique. « Ce qui est au moins partagé, c’est qu’il y a eu sur l’année 2025 une dégradation des comptes de la Ville d’Avignon », dit-on pudiquement à la DDFIP, admettant qu’être « dans ce réseau d’alerte est un signal qui peut avoir des conséquences économiques ».

    La genèse de ce réseau

    La DDFIP tient les comptes de toutes les collectivités locales. Chaque année, elle établit « sur la base d’un certain nombre de ratios financiers issus des comptes des collectivités locales » un classement. Une note sur 100 qui tient compte de la capacité d’autofinancement, de la rigidité des charges (dépenses obligatoires par rapport à toutes les autres dépenses globales de la collectivité), de l’endettement mais aussi du potentiel fiscal (les taxes et redevances sur lesquelles la Ville a un levier). Un classement purement interne partagé avec la préfecture avec des « indicateurs qui permettent de mettre en exergue un état financier correct ou un état financier dégradé ». Sans détailler la note, il faut être bien en dessous de la moyenne pour que la collectivité soit contactée, bien que dans une ville comme Avignon, des échanges ultra-réguliers ont lieu entre les services financiers et la DDFIP sur toutes sortes de problématiques comptables.

    L’entrée dans le réseau

    « Quand le score descend, au-dessous d’un certain niveau, là, on se dit “il faut qu’on contacte la collectivité et qu’on s’explique avec elle” », schématise la DDFIP. S’ensuit un dialogue où les services de l’État exposent les ratios qui se retrouvent à des moyennes supérieures à des communes de même strate. Contrairement à une mise sous tutelle où la Chambre régionale des comptes prend la main, là les échanges se font sur le partage du diagnostic et les conseils pour redresser la barre : « La lettre envoyée au maire d’Avignon est “une appréciation” de la situation suite à nos discussions et les mesures qui nous semblaient nécessaires de prendre, plutôt vues sous l’angle comptable. » Mais en aucun cas, la mise en place du réseau d’alerte entraîne une main mise de l’État sur les comptes et des mesures coercitives. « C’est clairement à l’exécutif local d’avoir son programme et de décider ce qu’il a envie de faire, de prendre ses responsabilités sur l’élaboration de son budget, les dépenses, ses décisions stratégiques, ses investissements », fait valoir la DDFIP.

    Une alerte

    qui n’a rien d’inédit

    Début juillet, la Ville parlait d’une décision « inquiétante car très rare ». Or, être placé dans ce réseau d’alerte, si évidemment n’est pas gage de bonne nouvelle, n’a rien d’exceptionnel. Avignon l’a déjà été il y a plusieurs années. La DDFIP assure qu’actuellement « d’autres communes ou collectivités de Vaucluse » sont aussi en alerte. « On informe le maire en disant que l’on considère que la commune est en alerte et lui décide d’en parler ou pas », expose la direction des Finances publiques.

    La sortie du réseau

    C’est un peu comme un concours annuel, mais inversé où l’on ne souhaite pas être admis. « Chaque année, il y a des collectivités qui entrent dans le réseau d’alerte, d’autres qui en sortent », décrit la DDFIP. En fonction ainsi des ratios précédemment cités, la situation est revue annuellement lorsque les comptes sont établis. S’il n’y a pas durée maximale autorisée pour rester dans ce réseau, le but est d’en sortir rapidement. Y rester peut avoir « des conséquences très directes au bout d’un moment avec des tensions de trésorerie sérieuses pour honorer des factures ou payer les salaires ». La majorité municipale élabore « un plan de redressement » qui sera évoqué lors du prochain conseil municipal le 28 septembre. Le budget supplémentaire sera voté, 6 millions sont à trouver pour parvenir à l’équilibre selon Olivier Galzi. Mais pour l’heure, pas d’autre réunion n’est programmée entre le maire et les Finances publiques.

  • Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Pour le duo, la date du 23 septembre est soulignée sur leur calendrier.

    Trois jours après le Clasico OM-PSG, Christopher Pratt et sa jeune co-skipper Maïlys Radulic-Ferrat seront au départ du Mondial de course au large. Une épreuve qui se disputera jusqu’au 3 octobre, et dont Marseille, leur port d’attache, sera le point de départ et d’arrivée.

    Il s’agit là d’une grande première pour la course au large dans le bassin méditerranéen, à l’occasion de laquelle le duo espère porter haut les couleurs de la cité phocéenne à bord de Sunfast 30 OD. Ils seront vingt équipages à briguer la victoire.

    Un timing idéal

    C’est au début du printemps, lors de la Massilia Inshore Cup 2026, que le duo Christopher Pratt, 45 ans, et Maïlys Radulic-Ferrat, 22 ans, s’est formé. « Ayant déjà en tête que le championnat du Monde de course au large se déroulerait à Marseille, je me suis mis à chercher une jeune équipière à qui je pourrai transmettre le virus de la course au large. C’est là que l’on m’a parlé de Maïlys en me disant qu’elle était super douée. Je l’ai appelée directement. Ce qui est marrant, c’est que lorsque je faisais du 470, je naviguais aux côtés de sa mère ! », se souvient Christopher Pratt.

    De son côté, l’étudiante en Staps à Brest, qui a plutôt l’habitude du 49er FX et de l’olympisme, est surprise du coup de fil. Elle explique : « Ce n’était pas du tout prévu, j’étais en cours, et j’ai directement sauté sur l’occasion. Je n’avais jamais fait de gros bateaux, mon projet olympique était un peu en stand-by et la course au large était quand même dans un coin de ma tête. Le timing était idéal. »

    La Massilia Inshore Cup se déroule comme dans un rêve : 4 manches, 4 victoires et le duo décide d’envoyer un dossier à la Fédération française de voile pour représenter la France lors des championnats du Monde. Une réponse favorable tombe début juillet et le projet est lancé.

    L’objectif principal reste le championnat du Monde. Mais d’ici la fin septembre, le duo pourra se jauger dès cette semaine sur les Sunfast 30 OD du Mondial, d’abord lors d’un entraînement de 48 heures, puis lors du trophée Semac.

    Les 48 heures de navigation leur permettront de retrouver des automatismes et le trophée, lui, leur permettra de se confronter à des adversaires, chose qu’ils n’ont pas faite depuis la Massilia Inshore Cup. « Chaque heure, chaque minute passées sur le bateau, c’est toujours du temps de gagné », souligne Christopher Pratt.

  • Montpellier a tenu tête au PSG mais cède son Trophée des Champions

    Montpellier a tenu tête au PSG mais cède son Trophée des Champions

    Si certains pensaient que le Trophée des Champions serait un petit match de reprise, opposant le champion au vainqueur de la coupe, cela n’a pas été le cas.

    Montpellier, qui avait gagné la précédente édition, était bien décidé à conserver le précieux sésame. Ne serait-ce que pour s’offrir un succès de prestige, avant d’entamer une nouvelle saison en Starligue. Les coéquipiers de Valentin Porte y sont presque parvenus. Sans un passage à vide de cinq minutes au retour des vestiaires, sans doute le PSG aurait concédé son troisième échec consécutif dans cette compétition.

    C’est là que le match s’est joué. Alors que le PSG avait rejoint les vestiaires avec un handicap de quatre buts, la reprise tonitruante des Parisiens a désorganisé le collectif héraultais. Symboliquement, c’est Luka Karabatic qui a permis au PSG d’égaliser à 12-12. Avant que Sebastian Karlsson puis Ferran Solé ne donnent un court avantage de deux buts au PSG.

    Suffisant pour rester devant, jusqu’à un dernier assaut où les tensions se sont exacerbées. Montpellier réclamant un tir à 7 mètres pour une faute volontaire sur Drévy Paschal qui aurait pu amener une prolongation. Les arbitres ne les ont pas suivis. Et le PSG s’est imposé d’un but. « Nous sortons du match avec pas mal de frustration », regrette le coach du MHB Erick Mathé. Son capitaine Valentin Porte retient quant à lui que « quatre mecs plaquent un de nos joueurs qui venait de récupérer la balle et il n’y a pas penalty. Nous ne sommes pas vraiment récompensés. Ça gâche un peu la fête. »

  • Le Provençal : l’équipe de France conserve son titre

    Le Provençal : l’équipe de France conserve son titre

    C’est une victoire significative de trois grands champions et un clin d’œil au regretté Patrick Pedragosa qui avait triomphé en 2024 mais qui nous a subitement quittés il y a quelques semaines. Thierry Terreno l’a remplacé avec le talent et l’expérience qu’on lui connaît. Cette triplette partait un peu dans l’inconnu jeudi avec deux joueurs en manque de compétition : Benmostefa et Rouvin. Mais le talent a parlé et les deux hommes ont élevé leur niveau de jeu au fil des tours.

    Sans dénigrer les autres joueurs, l’apogée de cette édition est arrivée en huitièmes de finale face au trio Christophe Martello, Julien Martinez et Anthony Kerfah. Un duel presque fratricide, accroché, intense, au cours duquel les tenants ont dû puiser dans leurs ressources pour décrocher leur qualification (13 à 12), avec une mène d’anthologie, quatre frappes pour ne pas succomber.

    Mais une fois ce gros obstacle franchi, Rouvin, Benmostefa et Terreno ont progressivement pris le contrôle de la compétition. On pensait le finaliste 2024 Philippe Stievenart associé à Claude Salle et Alain Valdés capable de les contrarier en demi-finale mais leur prestation a été en deçà de leur talent.

    « Un hymne à la vie »

    À noter également, une nouvelle défaite dans l’autre demi-finale pour Hervé Fontani, , éliminé en demi-finale comme lors de la dernière édition avec ses deux jeunes partenaires Enzo Paolucci et Juan Lopez, le champion de France doublette qui défendra son titre la semaine prochaine à Briançon. Le grand varois aurait voulu inscrire une nouvelle fois son nom au palmarès pour honorer la mémoire de son neveu disparu il y a quelques mois.

    Leurs bourreaux sont l’équipe surprise de ce 108e Provençal. Une équipe solide, solidaire avec comme chef de file Jean Pierre Rambla, le miraculé. Déjà demi-finaliste en 2013, battu par Kerfah, il est revenu créer un exploit authentique. Faire une finale du Provençal après un AVC subi il y a un mois à peine. C’est un miracle, un hymne à la vie.

    Il a livré une prestation haut de gamme au tir, bien aidé par un Frédéric Poutet que l’on découvre mais très solide et Pasquin Cristofari plus connu dans le milieu.

    Cette triplette a tout bousculé sur son passage pour venir échouer face aux maîtres de la discipline. Leur départ prometteur dans cette finale (4 à 3) laissait présager un combat équilibré. Mais le plus difficile face au Team France est de tenir la distance. Un terrible coup d’accélérateur permettait à Rouvin et les siens d’engranger cinq points alors que le score était de 5 à 4 en leur faveur.10 à 4. Le handicap était trop lourd. Deux mènes après, la cause a été entendue.

    Au terme d’un parcours assez linéaire, les tricolores restent les maîtres de l’épreuve.

  • Nouveau chantier de sécurisation sur la RD902

    Nouveau chantier de sécurisation sur la RD902

    Les travaux dureront cette fois dix semaines, du 7 septembre au 13 novembre, sous réserve des conditions météorologiques. Ils auront pour but de sécuriser la route face aux effondrements réguliers de blocs de roche venant des falaises rocheuses et se dérouleront au niveau du secteur dit « des Crèches ». Lancés depuis l’automne 2022, ce secteur fait l’objet d’un plan pluriannuel de travaux mené par le Département des Hautes-Alpes.

    Deux voitures renversées par un bloc de pierre

    « C’est un axe très important pour le Département et pour ce territoire, affirme Marcel Cannat, vice-président du Département chargé des routes. Un axe qui se situe en montagne et qui est délicat à travailler. Une étude d’itinéraire, menée il y a quelques années, a caractérisé le risque sur l’ensemble de cette route et déterminé que le secteur des crèches était celui qui présentait le plus haut niveau de risque et donc d’urgence de traitement. »

    Une nécessité brutalement revenue dans l’actualité à la suite d’un accident survenu le 21 août. Deux blocs de pierre massifs se sont alors détachés sur la RD902, percutant deux véhicules, dont l’un a même été projeté dans la rivière, blessant grièvement les deux occupants. Un accident qui « ne fait que confirmer la nécessité d’intervenir et le bien-fondé de ces travaux, qui ont certes un impact sur notre organisation quotidienne, mais qui visent une sécurité accrue sur cet axe », a rappelé Marcel Cannat. La circulation sera alternée sur le secteur concerné pendant la durée des travaux, selon le Département, seules quelques microcoupures de la circulation sont à envisager pour certaines opérations spécifiques.

  • Rando, kayak, escalade… pour un festival au grand air

    Rando, kayak, escalade… pour un festival au grand air

    Randonnée, VTT, trail… De nombreuses activités de pleine nature seront proposées pendant le festival de l’Outdoor et de la Rando, organisé par Provence Alpes Agglomération du 17 au 20 septembre. Les sorties, au tarif unique de cinq euros, se déploieront sur 35 communes avec quatre villes de départ. De nombreuses activités gratuites seront proposées au Village de l’Outdoor au plan d’eau de Digne : kayak, paddle, tyrolienne, mur d’escalade, slackline… Un show VTT d’ouverture, le jeudi soir au pump-track, et une grande soirée-concert gratuite le samedi soir, l’événement mobilisera 200 bénévoles et 60 partenaires.

    Avec ce festival, l’agglomération invite le public à découvrir la diversité des paysages bas-alpins, et met en avant l’offre d’activités en pleine nature qui y sont proposées : circuits VTT, parcours de trail, itinéraires pédestres… L’objectif est aussi d’encourager le tourisme intersaison et de démocratiser les activités de pleine nature en les rendant accessibles, avec « une programmation ouverte aux familles, aux scolaires, aux débutants comme aux pratiquants confirmés », explique Provence Alpes Agglomération.

    Faire découvrir les sentiers du bassin dignois

    L’origine de ce festival remonte à 2004, avec la création de la Fête de la Randonnée par l’ancienne communauté de communes des Trois Vallées, qui regroupait auparavant Digne-les-Bains, Entrages, Marcoux, Mézel et La Robine-sur-Galabre. « L’objectif était alors de proposer chaque année, à l’automne, une journée de balades et de randonnées encadrées, pour faire découvrir les sentiers du bassin dignois », relate Provence Alpes Agglomération, la communauté de communes qui rassemble désormais Digne, Château-Arnoux ou encore Peyruis, et qui organise le festival. « En 2017, avec sa reprise par Provence Alpes Agglomération, le rendez-vous s’élargit aux 46 communes du territoire et à un nombre croissant d’activités de pleine nature », se réjouit l’intercommunalité.

    En 2025, le Festival avait rassemblé plus de 7 000 participants sur quatre jours. La Journée des Minots, un temps fort entièrement dédié aux scolaires, avait alors été créée. Cette année, le Festiv des Minots prend une nouvelle dimension en s’invitant également sur les bases nautiques de Volonne, de Sainte-Croix-du-Verdon et à Seyne.

  • Une bouffée d’espoir

    Une bouffée d’espoir

    Il y a la dette, le déficit public… tout le monde doit passer à la caisse, c’est comme ça, nous expliquait doctement la semaine dernière, David Amiel, le ministre des Comptes publics, rappelant le cap donné par Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron qui se résume
    en trois mots : « Austérité, austérité
    et austérité.
     » Mais attention, nous disait aussi le ministre, les très riches ont déjà donné les deux dernières années… il ne faudrait surtout pas les accabler de gros mots comme « impôts », « taxes », « prélèvements », « contribution » ou « charges ». Leur représentant syndical, le président du Medef, Patrick Martin, dénonce avec force le « carcan » français et appelle en bon capitaliste à « libérer » l’économie selon un axiome bien connu : moins d’impôts, moins de charges, plus de marges, plus de dividendes.

    Moins de salaires, plus de profits

    Cette course aux profits maximum et court-termiste, poursuivie des décennies durant, tape le mur, de plein fouet. Lorsque des salariés sont obligés d’aller aux Restos du cœur ou au Secours populaire pour manger, lorsque des centaines
    de milliers de familles n’arrivent plus à se loger correctement, lorsque
    les travailleurs qui
    ont pour ambition de vivre dignement et honnêtement de leur labeur, n’arrivent plus à faire un plein d’essence pour se rendre au bureau ou à l’usine, quand les budgets des services publics et des collectivités sont réduits à la portion congrue. Détricotant, fil après fil, notre modèle social français. Cette année d’élection doit nourrir l’espoir d’un changement radical de politique en lien direct avec ce mouvement social en ébullition. Comme
    une bouffée d’espoir.

  • La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    Il devrait avoir près de 4 600 élèves en moins cette année, d’après les prévisions académiques, à faire leur rentrée à partir de mardi dans l’académie Aix-Marseille. Dans l’académie de Nice, ce sont 3 000 élèves en moins dans le premier degré, annonçait la rectrice. Des chiffres entérinant la baisse démographique annoncée.

    Mais cette diminution du nombre d’élèves ne s’accompagne pas de celle des effectifs par classe. Les syndicats de l’Éducation nationale dénoncent des fermetures de classes en « cascade ». Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont par exemple 40 classes qui ont été supprimées dans le secondaire. Une nouvelle carte scolaire qui avait déjà suscité des mobilisations en mars et avril.

    Pour la FSU 13, cette baisse démographique aurait dû être l’occasion de rattraper le retard de la France dans l’encadrement des minots. « Pour retrouver le taux d’encadrement de 2017 au second degré dans le département (Bouches-du-Rhône), il faudrait ouvrir 56 postes au collège et au lycée », dénonçait Nicolas Bernard-Hayrault, secrétaire départemental du Syndicat national des enseignants du second degré, lors d’une conférence de presse vendredi. Des revendications qui n’empêcheront pas les professeurs du premier et second degrés d’accueillir au mieux leurs élèves, malgré des moyens qu’ils estiment très insuffisants (lire aussi pages 2 et 3).

    Tournée des élus

    Les écoliers et les enseignants ne seront pas les seuls à retrouver le chemin de l’école. Les élus municipaux, départementaux et régionaux passeront eux aussi sous les préaux et dans les salles de classe des établissements scolaires du territoire pour lancer cette nouvelle année scolaire.

    Ce lundi, c’est le recteur Benoit Delaunay, qui fera sa rentrée, avec la traditionnelle conférence de presse. Il rassemblera au sein du rectorat à Aix-en-Provence les journalistes afin de présenter les nouveautés et les enjeux de cette nouvelle année scolaire 2026-2027.

    Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, sera lui présent à 8h à l’école Clair Soleil 1 à Marseille (14e). L’occasion pour l’édile de distribuer des kits de fournitures scolaires aux élèves afin d’alléger la facture du mois de septembre des parents.

    Distribution de tablettes

    Du côté de la Région, le président (Ren.) Renaud Muselier, dont la collectivité a en charge l’ensemble des lycées de la Région Sud, sera à Aix-en-Provence pour accueillir les lycéens de Paul-Cezanne et du lycée polyvalent Vauvenargues en compagnie de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. Il y distribuera de nouvelles tablettes numériques aux élèves.

    De son côté, Martine Vassal, la présidente (DVD) du conseil départemental, en charge des collèges sera à André-Chénier (12e) ce mardi matin. Elle a fait une première présentation vendredi des dispositifs mis en place en cette rentrée pour l’ensemble des collégiens avec à la clé, kits de fournitures scolaires, ordinateurs portables ou encore carte Cjeune, « près de 800 euros d’économies pour les familles d’un élève entrant en 6e ».