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  • L’établissement de Forcalquier encore en travaux pour la rentrée des élèves

    L’établissement de Forcalquier encore en travaux pour la rentrée des élèves

    Travaux d’isolation, ouverture d’un dispositif Ulis, parcours VTT… Les travaux du collège Henri-Laugier de Forcalquier étaient encore en cours, pour une somme de près d’un million d’euros, lors de la rentrée des élèves de 6e, mardi matin. La présidente du Département, Éliane Barreille (DVD), avait fait le déplacement pour l’occasion, pour souhaiter une bonne rentrée aux élèves et faire le point sur l’avancée des travaux, financés par sa collectivité. Alors que les petits 6e se jetaient dans les bras les uns des autres et s’exclamaient de joie à l’annonce de la composition de leur classe, les travaux d’isolation de leur nouveau collège étaient encore en cours.

    Les travaux vont ainsi continuer pendant que l’établissement est occupé. « Les gros percements sont faits. Les enseignants, qui s’inquiétaient, sont un peu plus rassurés en cette rentrée. Il y aura quelques désagréments. Les petits retards sont insignifiants au regard de la tâche qui a été accomplie », a affirmé le principal du collège, Grégory Mesnier. Le Département est venu lundi, pendant la réunion de rentrée du personnel enseignant, pour faire un point de sécurité et une visite. « Quand on veut que les choses se passent bien, il faut donner de l’information », a insisté Éliane Barreille. Au collège du Mont d’Or, à Manosque, où d’importants travaux sont également en cours, « à cause du défaut d’information, des enseignants et des parents n’étaient pas contents, alors qu’on fait 20 millions de travaux », a-t-elle ajouté. Une campagne d’information similaire est mise en place au collège Borrely, à Digne. « On a appris des difficultés », a souligné le directeur des collèges au Département, Thomas Galetti.

    Au collège de Forcalquier, la capacité d’accueil de certaines salles de classe, comme celle de la salle de physique, a été « maximisée par un jeu de passe-passe », en se débarrassant des « vieilles paillasses » pour accueillir davantage d’élèves, a expliqué le principal du collège. La salle de physique peut ainsi désormais accueillir 30 élèves, contre 18 auparavant. « La salle va être utilisée 26h dans la semaine, contre 6h auparavant. Aujourd’hui, on n’a plus les moyens d’avoir des groupes. Il faut pouvoir accueillir des classes entières », a affirmé Grégory Mesnier. « C’est idéal pour nous aussi, parce que s’il fallait agrandir le collège, cela aurait été plus coûteux », l’a félicité Éliane Barreille.

    Réduire la consommation énergétique

    Le nouveau dispositif Ulis permettra d’accueillir 12 élèves de 6e, 5e et 4e venus de l’ensemble des Alpes-de-Haute-Provence. Avec les travaux d’isolation, le Département espère aussi réduire la consommation énergétique de l’établissement.

    La présidente du Département a également fait des suggestions de futurs travaux à faire, comme le sol de la cuisine de la cantine, « franchement minable ». Elle a rencontré les agents et les a félicités du respect de la loi Egalim, avec l’utilisation de produits bio et locaux : « Vous êtes en plein dans ce que j’attends de vous ».

    Pour cette journée « de cohésion », les élèves de 6e avaient le repas offert. Le principal du collège avait déjà rencontré les futurs élèves de 6e et leurs parents, au mois de mai, afin de « désacraliser la rentrée ».

    « On a engagé des programmes sur les collèges qui sont absolument énormes », a conclu Éliane Barreille. « On vient toujours en compensation de l’état qui ferme ses vannes », a-t-elle par ailleurs déploré. Elle s’est ensuite rendue au collège d’Oraison.

  • À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    Nouveau look pour de nouvelles vies. C’est dans une cour fraîchement rénovée que les 6e du collège André-Chenier (12e) ont fait leur rentrée, mardi, accueillis pour l’occasion par Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et ses équipes.

    Mais c’est au chef d’établissement, aux airs marqués de chef militaire, qu’est naturellement revenu le discours de « bienvenue » aux tout nouveaux collégiens. « Le collège André-Chenier jouit d’une extrême réputation. Cette réputation est due à notre travail, mais surtout au travail des élèves, a-t-il débuté. Notre projet d’établissement est intitulé “tradition et modernité“. Tradition, car nous sommes ici attachés à certaines valeurs : travail, discipline, respect, politesse. (…) Ici, c’est la norme et c’est obligatoire ». Une entrée en matière presque adoucie par la prise de parole de la présidente, centrée, elle, sur « la chance d’apprendre ». « L’entrée en 6e est un cap. (…) Vous allez changer. Comme vous pouvez le voir dans les différents rangs, vous avez des tailles différentes. Vous allez aussi grandir différemment dans la tête, dans le corps. Les personnes présentes aujourd’hui sont là pour vous aider à faire cette mutation », a-t-elle rappelé. Et de poursuivre : « La chance que nous avons dans notre pays, c’est de permettre à toute personne, d’où qu’elle vienne, quel que soit son milieu social, de pouvoir apprendre. Saisissez-la ! »

    Nouveaux locaux

    Une chance qu’on sait pourtant inégalement répartie, d’où, sans doute, la nécessité de la distribution du traditionnel kit de rentrée, remis à l’ensemble des jeunes lors de leur arrivée en 6e. Chaque élève entame donc sa scolarité dans le secondaire muni d’un ordinateur portable – dont le fonctionnement est interrompu à partir de 21h – une calculatrice scientifique Texas Instruments de niveau collège, et une carte C-Jeune, chargée à hauteur de 150 euros, utile pour payer une licence de sport, acheter des places de cinéma ou des livres. La carte est recréditée à chaque rentrée scolaire pour tous les collégiens.

    En plus de leur nouveau matériel, les 6e vont donc pouvoir profiter de nouveaux locaux cette année, comme leurs camarades des autres niveaux. Une salle polyvalente et un CDI équipés de ventilateurs au plafond, des brise-soleil aux fenêtres, une entrée sécurisée, un toit tapissé de panneaux photovoltaïques qui alimentent 44% des besoins énergétiques du bâtiment et un sol désimperméabilisé pour que les eaux de pluie soient absorbées : autant d’aménagements qu’auront permis les travaux de réhabilitation, pour un coût avoisinant les 10 millions d’euros pour le Département. Entamé il y a deux ans dans le cadre du projet Charlemagne, qui promettait la rénovation de 132 établissements entre 2017 et 2027, le chantier a été livré le 28 août. « La question, pour un collège urbain, qui existe et qui a été construit assez bien, était de savoir comment le mettre au goût du jour, c’est-à-dire faire en sorte qu’il soit conforme au programme de l’Éducation nationale tout en respectant les normes environnementales, a détaillé le directeur de l’architecture et de la construction au Département. La restructuration a permis d’amener le collège aux normes actuelles et permet un respect absolu de l’environnement, sachant que le Département a une politique très volontariste sur le sujet, la présidente est extrêmement regardante. » Des arbres doivent encore être plantés dans la cour centrale pour y amener de la fraîcheur.

  • Privés d’ascenseur les habitants se font porter

    Privés d’ascenseur les habitants se font porter

    « J’avais annulé tous mes rendez-vous chez le neurologue parce que je suis tombée deux fois dans les escaliers, explique Danièle, locataire du 7e étage que l’accompagnateur de SAMV aide à s’installer dans le « vertimove », un fauteuil monte-escaliers électrique. Maintenant, je peux y retourner, puisqu’Enzo me remonte. » Depuis huit mois, les locataires des 26 appartements du bâtiment 31 étaient privés d’ascenseurs.

    Enzo manie le fauteuil avec prudence pour conduire Danièle à l’extérieur. « Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas le prendre pour aller m’amuser en bas », rassure la dame. Mais au 31 de cette cité du 15e arrondissement, on ne rigole pas vraiment depuis huit mois. Comme dans beaucoup d’autres immeubles, « les pannes, on connaît, mais longues comme ça, on n’en peut plus », souffle une autre locataire dans le hall. Elle a déposé ses quatre sacs de courses dans en attendant l’aide de son mari pour grimper les étages les bras chargés. « On a bien tenté d’appeler le numéro, mais ils ne sont pas venus, explique-t-elle en désignant une affiche. Et c’est compliqué de s’organiser pour dire quand on arrive avec les commissions. »

    « Une aide au portage de courses est aussi proposée, mais par la Régie de quartier », souligne le directeur technique de 13 Habitat. Il souhaite coordonner les services d’aide aux personnes à mobilité réduite, au portage ou à la descente des ordures ménagères « sur un seul numéro d’appel, pour plus de simplicité ». Quand une panne s’éternise, « qu’on ait des problèmes de santé ou qu’on soit valide, à partir du 3e ça devient pénible », reconnaît la responsable de l’agence Belvédère. Elle n’a pourtant enregistré « que trois demandes » depuis la mise place du service, le 20 août dernier, parce que « les gens n’osent pas et il faut le temps que l’information passe… ».

    Pannes d’ascensoristes

    « C’est inhumain d’être assigné à résidence », convient Damien Vanoverschelde. Le directeur général de 13 Habitat est venu assister à l’expérimentation de cette aide à la mobilité. « C’est une première pour 13 Habitat, mais ce système a déjà été expérimenté ailleurs. Nous souhaitons le déployer sur tout le département quand il y a des pannes ou quand il y a une mise à l’arrêt pour des travaux programmés », précise-t-il. Il convient que le délai de réparation est particulièrement long sur cet appareil : « Il y a eu un incendie criminel qui a détruit le hall et la cage en janvier. La police avait mis des scellés. Puis on a remis le hall en état. Mi-juin, on a demandé le rétablissement de l’électricité. Enedis n’a répondu que le 22 juillet, puis est intervenu le 12 août. L’ascensoriste va pouvoir lancer les travaux ».

    Mais la problématique des pannes récurrentes d’ascenseurs est plus large. C’est « sur ce constat » que s’est créée l’association, puis la société de services SAMV, explique son directeur, Fouad Ben-Ahmed, qui développe depuis 10 ans les services de portage et commence à constituer une équipe à Marseille. « On est intervenu sur plusieurs résidences sociales et copropriétés, comme au Mail dans le 14e. Le fauteuil passe aussi dans l’escalier en colimaçon ». Pour lui, les ascensoristes « n’ont plus de stock depuis le Covid, car c’est cher. C’est pour ça qu’il y a des délais pour les pièces manquantes ».

    « Oui, il y a un vrai sujet sur les ascenseurs, admet Damien Vanoverschelde. Quand il y a une panne, on est tributaire des pièces. Elles sont en métal ou avec des composants électronique qui proviennent de Chine. Le blocage du détroit d’Ormuz n’a pas arrangé les choses. » Il reste qu’au XXIe siècle, remettre au goût du jour la chaise à porteurs, tout électrique soit-elle, pour remédier à un souci national du marché des ascensoristes, ça vous scotche aux escaliers ! Quid de la loi visant à contraindre toute la chaîne de responsabilité à agir sans délai, proposée par le député PS des Bouches-du-Rhône, Laurent Lhardit, et adopté il y a un an par l’Assemblée nationale ?

  • À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    « J’ai pas les mots », reconnaît Aurélia Gomez. C’est un grand jour pour beaucoup, ce mardi matin, surtout pour cette mère de famille. Dès 8h, les rayons du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres illuminent les visages, tout aussi rayonnants, des enfants et de leurs parents pour cette rentrée à l’école maternelle Di Lorto.

    Les émotions se mélangent à l’heure des grands chamboulements. « Joseph est calme, mais François est tout excité », illustre Aurélia Gomez à propos de ses garçons de 5 et 3 ans, qui entrent respectivement en grande et en petite section de maternelle. « Ça fait un petit pincement au cœur », reconnaît-elle, mais « on souffle un peu », plaisante son mari, Jean Gomez, avec cinq enfants scolarisés.

    « Depuis trois ou quatre jours, elle me dit : on y va, on y va, on y va ! », se réjouit une autre mère en évoquant l’impatience de sa fille. Dès le portail franchi, un panneau donne le ton de ce qu’est la scolarité à la sauce martégale : « Ici, pour les écoliers, l’accueil du soir, les sorties au cinéma et au musée, la musique, la danse, le sport, c’est gratuit. » Et ce ne sont pas les seules décharges pour les familles, car tous les élèves reçoivent, lors de ce jour de rentrée, un kit de fournitures choisies par leurs professeurs.

    Fournitures gratuites

    « On évite aux parents de payer les fournitures, normalement, ils en ont assez pour toute l’année », affirme le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, venu à la rencontre des parents et enfants avec l’adjoint (PCF) à l’éducation, Gilles Picard. Une politique indispensable pour l’édile : « Notre ambition est la même pour les tout-petits comme leurs parents, celle de pouvoir s’émanciper », insiste Gaby Charroux. Cela implique 4 659 élèves dans l’enseignement primaire, répartis dans 205 classes, dont plus d’un tiers sont des maternelles. Un budget de 230 000 euros y est consacré comme chaque année.

    La maternelle Di Lorto a également fait l’objet de travaux de rénovation durant l’été, à l’image des autres établissements de la Ville. « Nous avons fait de gros efforts sur les cours de récréation, pour la protection du soleil et pour créer de l’ombre », rappelle Gaby Charroux. « Chaque classe et réfectoire dispose d’un brasseur d’air et chaque dortoir est climatisé », complète-t-il. De plus, la maternelle Di Lorto dispose désormais d’un cabinet de toilettes accessible dans le hall d’entrée, ainsi que d’un éclairage à LED.

    La présence du maire et de son équipe devant cette école, située au centre du quartier prioritaire de Notre-Dame-des-Marins, accompagné de la police municipale, prend un sens singulier pour cette rentrée. « Aucun mauvais lien ne doit empêcher l’émancipation de tous », reprend Gaby Charroux, citant notamment la pression du trafic de drogue dans cette cité quasi sexagénaire. « Le principe dans ce quartier est d’inscrire l’école au cœur, à côté le centre social (…). Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public et social », affirme l’édile, rappelant la lutte pour le maintien du bureau de poste de Ferrières ou encore celle pour la réhabilitation tant attendue du quartier. « Cela fait plus de dix ans que la réhabilitation doit être engagée », rappelle Gaby Charroux.

    La présence policière est aussi un enjeu. « La police municipale n’est pas là parce que le maire aussi, mais parce qu’elle a été réorganisée. Il y a cinquante agents, dont une brigade de quartier, qui sont en opération tous les jours, car je demande de la tranquillité pour les habitants du quartier », conclut le maire.

    La quiétude observée ce mardi matin lors de cette rentrée, tout comme l’attitude détendue des parents et des enfants rencontrés, semble témoigner des effets positifs de cette approche globale.

  • L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    Après avoir conclu un accord de « libre-échange » avec le grand pays d’Amérique latine, l’Union européenne commence à se mordre les doigts et va suspendre à partir de jeudi les importations de volaille et de bœuf brésiliens, a indiqué Bruxelles, qui attend des garanties du Brésil sur le respect de ses règles sanitaires.

    À ce stade, la Commission européenne reproche au Brésil de ne pas avoir apporté de garanties suffisantes sur la conformité de ses produits avec les règles européennes contre l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’élevage. « Le Brésil est un partenaire important de l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin d’assurer leur conformité à ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, les exportations vers l’UE pourront reprendre », a précisé une porte-parole de l’exécutif européen.

    La suspension des importations brésiliennes concerne aussi les œufs et le miel. Bruxelles n’a pas souhaité donner de calendrier pour la reprise des importations. Sollicité par l’AFP, le gouvernement brésilien n’a pas commenté l’annonce dans l’immédiat, bien qu’il ait fait valoir en mai qu’il « prendrait rapidement » toutes les mesures nécessaires pour que le commerce reprenne. Concernant la volaille et le miel, un audit est en cours et doit s’achever vendredi. S’il s’avérait concluant et que les pays européens donnent leur feu vert, les exportations de volaille brésilienne vers l’UE pourraient de nouveau être autorisées dans les semaines qui viennent. Les délais pourraient en revanche être plus longs pour le bœuf. « En raison de la durée des cycles de production selon les espèces animales concernées, la date à partir de laquelle le Brésil pourrait être en mesure de certifier sa conformité aux exigences de l’UE varie selon les filières », précise ainsi la Commission européenne.

    L’UE veut donner des gages de sa vigilance, alors qu’elle a été vivement critiquée par le secteur agricole et la France après avoir signé en janvier 2026 un accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay.

    « Un éleveur européen

    n’a aucun moyen

    de rivaliser avec moi »

    Le Brésil a été retiré en mai d’une liste de pays respectant les règles de l’UE relatives à l’utilisation intensive d’antibiotiques dans l’élevage, sous la pression de ce secteur après la signature de cet accord.

    En 2025, le Brésil était le deuxième exportateur vers l’UE de viande bovine, avec plus de 92 000 tonnes de produits bovins, représentant plus de 713 millions d’euros. « Un éleveur européen n’a aucun moyen de rivaliser avec moi » et si les gouvernements « importent de la viande bon marché, ils vont anéantir l’agriculture de leur pays », a déclaré à Carlos Roberto dos Santos, un éleveur de Barretos, dans l’État de São Paulo (sud-est). Le produit qu’il utilise pour ses bêtes les « aide à digérer l’herbe » pour qu’elles prennent « plus de poids, il ne sert pas à traiter une maladie », admet-il.

    Selon les règles européennes, l’utilisation d’antimicrobiens en élevage dans le but de favoriser la croissance ou d’augmenter les rendements est interdite. Ces mesures font partie d’une politique européenne visant à lutter contre la résistance des microbes aux médicaments, en évitant les recours inutiles aux traitements antibiotiques.

    D’après l’Organisation mondiale de la Santé, les superbactéries résistantes aux antimicrobiens (RAM) sont directement responsables de plus d’un million de décès et contribuent à près de cinq millions de morts supplémentaires chaque année.

  • L’avenir se prépare aussi dans la cour des écoles, à Toulon

    L’avenir se prépare aussi dans la cour des écoles, à Toulon

    Pas du tout intimidés par cette énième rentrée des classes, certains élèves ne cachent pas leur enthousiasme devant l’école Brusquet, dix minutes avant l’ouverture des portes. Comme Tom, qui, interrogé, s’écrie spontanément : « C’est trop bien ! Je suis trop content ! »

    La maire de Toulon Josée Massi (SE) vient d’arriver et la visite du groupe scolaire, dans lequel la Ville vient de terminer cet été d’importants travaux, va bientôt commencer en compagnie du préfet du Var, Simon Babre, et du Dasen, Jean-Roger Ribaud. L’investissement public a porté notamment sur la désimperméabilisation de la cour. Un espace qui était auparavant entièrement bitumé et sur lequel le sol a dû être décaissé sur environ 50 cm, avant de recevoir de la terre pour être végétalisé.

    Le projet a été coconstruit pendant environ un an avec les élèves, les enseignants, la Ville et une paysagiste, explique le directeur de l’établissement, Mickaël Rioualen. L’objectif étant à la fois de répondre aux souhaits des enfants et aux usages pédagogiques tout en faisant sensiblement descendre la température dans ce nouveau lieu dédié aux jeux, au repos, mais aussi au sport et aux apprentissages.

    La cour comprend entre autres des bancs, un échiquier, une salle de classe extérieure et un jardin potager. « Un excellent support pédagogique », alimenté par une citerne de récupération des eaux de pluie, dans lequel les enfants interviennent régulièrement.

    Avec les jeunes pousses

    Pour ce qui est des autres plantations végétales, la Ville a ici misé sur le respect des élèves en supprimant les protections précédemment installées ailleurs.

    « C’est une évolution importante par rapport aux premières cours aménagées par la Ville », explique la première magistrate. Plus de ganivelles dont les pointes ont été jugées dangereuses, ni même les cordes qui les avaient remplacées, mais pouvaient être utilisées comme balançoires.

    Autre avantage constaté avec ces sols désormais drainants : ils ont permis d’éviter l’inondation de la cour lors du dernier épisode méditerranéen, alors que ce phénomène était récurrent auparavant. Ils contribuent également à faire évoluer les pratiques d’entretien vers des méthodes plus vertueuses.

    « Auparavant, les feuilles mortes des platanes étaient ramassées puis évacuées en sacs-poubelles. Désormais, elles sont soufflées dans les massifs et restent sur place, se décomposent et participent au fonctionnement naturel du lieu », explique encore Mickaël Rioualen. Avec donc une réduction des déchets verts et une matière organique bénéfiques aux plantations.

    L’école dispose également aujourd’hui d’un mur d’escalade, de deux terrains de basket, un de handball et même un autre de pétanque. Une offre diversifiée qui n’a entraîné aucun conflit d’usage, insiste le directeur. Au contraire. « Ça crée encore plus de liens et de bienveillance entre les élèves », insiste Mickaël Rioualen. Et de conclure : « Ça a changé radicalement la manière de voir l’école. Et de vivre l’école. »

    Ravie des résultats enregistrés ici aussi, Josée Massi les a replacés dans une politique globale d’adaptation de la ville au changement climatique, sans rien sacrifier au confort des élèves. La municipalité prévoit notamment de généraliser des salles fraîcheur (climatisées) dans les écoles à l’horizon de la prochaine rentrée.

  • Le réchauffement climatique au centre du tableau à Avignon

    Le réchauffement climatique au centre du tableau à Avignon

    Un peu plus d’un mois après avoir été dévorée par les flammes, la cité éducative de l’école des Grands-Cyprès, à Avignon,ne présente plus que quelques barres de fer qui dépassent du bâtiment. Pour cette rentrée scolaire, mardi, devant quelques écoliers qui pénètrent dans l’établissement accompagnés de leurs parents, le maire Olivier Galzi (DVD) se réjouit cependant de l’ouverture, « ce qui n’était pas du tout gagné », assure-t-il.

    Accompagné de son adjoint à l’éducation, Laurent Rochut, qui était lui-même professeur des écoles en région parisienne avant de devenir aujourd’hui directeur de plusieurs théâtres, le premier édile en a profité pour faire un point sur la situation. D’après lui et ses services, la reconstruction de la cité éducative devrait prendre « entre un an et demi et deux ans ». Mais la question de la forme se pose aussi. « Si on reconstruit la même structure pour qu’elle finisse dans le même état, ça ne sert à rien », pousse-t-il, rappelant qu’il existe une suspicion d’incendie criminel. Et déplorant « des millions qui sont partis en fumée ».

    Pour rappel, le feu avait pris dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 juillet, au pied d’un pylône en bois. Puis l’isolant en paille compressée choisi lors de la construction n’avait fait qu’attiser les flammes. Ce bâtiment devait aussi servir à accueillir des classes pour permettre la poursuite de travaux dans les écoles primaires et maternelles. Pour l’heure, les services ont surtout veillé à boucher plusieurs fuites, les bâtiments étant inondés lors des épisodes pluvieux. Pour l’heure, quelques Algeco servent de solution de fortune.

    Au-delà du dossier des Grands-Cyprès, Laurent Rochut explique que la municipalité souhaite surtout réaliser « un inventaire » des écoles avignonnaises. Ce qui permettrait ensuite de « lister des priorités ».

    Hautes températures

    Des priorités parmi lesquelles figure notamment la température dans les bâtiments. Au sein des classes, où quelques-uns des 8 535 écoliers d’Avignon affluent tantôt avec le sourire, tantôt aussi en larmes, on murmure parmi enseignants et parents qu’il fait trop chaud. Dans le nouveau réfectoire des Grands-Cyprès, tout juste inauguré, l’air est lourd. Tout comme dans les bâtiments plus anciens. « On nous avait dit qu’il y aurait des rideaux occultants et des brasseurs d’air. Il n’y a ni l’un, ni l’autre », peste Olivier Galzi, réitérant ses piques envers l’ancienne municipalité. « Rafraîchir les écoles est une priorité budgétaire. On commence à réfléchir pour installer une salle climatisée par école, surtout les réfectoires. Mais la végétalisation est aussi en haut de la pile », assure son adjoint.

    Cette orientation intervient alors qu’en même temps, la nouvelle municipalité a mis à l’arrêt le projet de végétalisation des cours d’écoles lancé par la précédente équipe municipale. À ce jour, seule l’une des sept cours initialement prévues doit être transformée en « Fraîch’ cour ». Et c’est justement à l’école primaire Louis-Gros, la seule chanceuse végétalisée durant l’été, qu’Olivier Galzi poursuit sa visite de rentrée. Alors que pour l’heure, seules de vastes étendues de terre entrecoupent la cour d’école quasi neuve, avec des jeux ou encore des cages de football. « Les arbres arrivent à l’automne », assure le directeur de l’école, Julien Nazon. « Il faut trouver des solutions face au réchauffement, c’est évident. Il faut réfléchir à comment faire, car il n’y a pas les bases », poursuit Olivier Galzi. Qui n’est pas non plus totalement fan de la réalisation qu’il a sous les yeux, assurant que « la boue va salir les classes dès qu’il pleut et augmenter le travail des équipes de nettoyage ».

  • Le FC Septèmes fête ses 45 ans d’existence

    Le FC Septèmes fête ses 45 ans d’existence

    Des maillots, shorts et chaussettes ont été gracieusement offerts par le FC Septèmes à l’ensemble des participants. Une attention qui illustre parfaitement l’esprit dans lequel cette rencontre a été imaginée : faire plaisir, rassembler et entretenir les liens qui se sont construits au fil des années autour du football.

  • [Handball] Plan-de-Cuques s’attaque à la meilleure équipe d’Europe

    [Handball] Plan-de-Cuques s’attaque à la meilleure équipe d’Europe

    C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap que les pensionnaires du Handball Plan-de-Cuques s’apprêtent à défier, ce mercredi, à l’occasion de la deuxième journée de championnat. Et quel cap : les Guerrières se déplacent sur le parquet du Metz Handball, champion d’Europe en titre.

    « On sait que ça va être un match très compliqué », reconnaît Angélique Spincer, entraîneure des Provençales. La technicienne de 42 ans ne se voile pas la face au moment d’aborder ce déplacement XXL. « On reste lucides sur le rapport de force. C’est une équipe qui n’a pas perdu chez elle depuis plusieurs saisons. »

    Pour autant, pas question de se présenter en victime annoncée. « On a vraiment envie de produire notre jeu, d’avoir du contenu dans ce qu’on va faire et de progresser par rapport au dernier match. Je ne veux surtout pas que l’on subisse leur jeu », insiste Spincer, alors que son groupe doit encore trouver ses automatismes. Avec quatre recrues arrivées à l’intersaison, dont deux gardiennes, le collectif provençal est encore en phase de rodage.

    Le calendrier, lui, ne laisse guère de répit. Pour débuter sa saison, Plan-de-Cuques doit uniquement affronter des formations européennes lors de ses trois premières journées.

    Un baptême du feu particulièrement corsé, mais qu’Angélique Spincer assume pleinement. « C’est la réalité du haut niveau, mais on y est préparés et on espère qu’on progressera match après match. »

    Une réalité que l’ancienne internationale française (69 sélections) connaît désormais sur le bout des doigts. Présente sur le banc du HBPC pour une septième saison consécutive, elle mesure surtout le chemin parcouru par le club provençal depuis sa prise de fonction.

    « Le club a bien évolué depuis. Je suis à peu près sûre que si, il y a six ans, on nous avait dit qu’on en serait là, on nous aurait peut-être ri au nez. Sportivement, au niveau de la structure, il y a encore plein de choses à améliorer, mais on va dans le bon sens. »

    Alors, malgré l’énorme défi qui attend ses joueuses à Metz, la technicienne savoure la trajectoire du club. « C’est une fierté quand même d’avoir un petit village comme Plan-de-Cuques parmi toutes ces grosses équipes qui existent dans ce championnat. Je pense qu’on est respecté et craint par certaines équipes », martèle-t-elle, en affichant clairement l’objectif d’être européen à la fin de la saison.

    En Moselle, les Guerrières auront donc un Everest à gravir. Mais au-delà du résultat, c’est aussi une occasion de mesurer les progrès d’un groupe en construction face à ce qui se fait de mieux en Europe.

    2e journée – Ligue Butagaz Energie

    À 20h, aux Arènes de Metz

    PLAN-DE-CUQUES : Quiniou, Boudekhane (g) – Loquay, Sousa, Berrais, Puleri, Daniels, Kromoska, Antonissen, Auriac, Dembele, Naal, Martel (cap), Perret, Nkindanda.

  • Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Les dirigeants olympiens ont toujours été actifs le dernier jour du mercato. Que ce soit le 31 août ou le 1er septembre, les heures avant la clôture n’ont jamais été de tout repos pour les fans marseillais. Chacun était scotché devant son écran, attendant les infos sur une nouvelle arrivée. Il y a 9 ans, ils étaient tous si bien ensemble que l’annonce du « grantatakan », Kostas Mitroglou, avait été faite après minuit, alors horaire de fermeture du marché des transferts. Pas plus tard qu’en 2025, Benjamin Pavard, Matt O’Riley et Arthur Vermeeren ont eu la permission de débarquer à Marignane ce fameux dernier jour.

    Le contexte est différent en cette fin d’été 2026. L’OM avait jusqu’à 19h59, ce mardi, pour enregistrer une recrue, mais sans surprise : le néant. Les départs n’ont pas été assez conséquents et Frank McCourt n’a pas pu mettre la main à la poche, la DNCG bloquant toute transaction. Les Phocéens peuvent encore ajouter un ou plusieurs joueurs à leur effectif grâce aux transferts nationaux libres, mais pas plus. Karl Toko Ekambi est le nom sortant du chapeau, l’ex-Lyonnais pourrait arriver libre dans les prochains jours. L’occasion de renforcer une attaque peu dense, comptant les titulaires Gouiri, Harit et Paixão, plus les jeunes Mmadi et Abdallah.

    Ce dernier jour du marché des transferts pouvait accoucher de départs. Plusieurs éléments à forte valeur marchande et/ou salaires élevés auraient pu quitter le navire : Højbjerg, Paixão, Emerson, Kondogbia. à noter qu’un départ de Quinten Timber semblait à l’étude, mardi soir, avec la piste Crystal Palace, revenu à la charge pour enrôler le milieu de 25 ans, le marché anglais se concluant à minuit (après notre bouclage). Deux visions se sont opposées : celle du propriétaire Frank McCourt, désireux de générer un maximum de rentrées d’argent, et celle du secteur sportif, avec Genesio et Lorenzi en tête, qui souhaitaient conserver un effectif compétitif avant les échéances importantes de l’automne.

    Que des départs

    Les hommes de terrain ont donc fait pencher la balance de leur côté, avec Igor Paixão qui n’a pas rejoint l’Angleterre, alors que Pierre-Emile Højbjerg n’est pas parti en Angleterre ou en Italie. Attention, des départs sont toujours possibles puisque certains marchés restent ouverts cette semaine [voir ci-contre]. Le bilan est simple : aucun joueur n’a signé à l’OM durant l’été, une situation inédite pour un club français engagé dans une compétition européenne. Ils ont tout de même été nombreux à quitter les Bouches-du-Rhône depuis le mois de juin. Dix au total, en comptant les fins de prêts de Nwaneri, Pavard et Vermeeren et le départ libre de Bilal Nadir vers Hambourg.

    Officiellement, trois joueurs ont été définitivement achetés avec le capitaine Timothy Weah, Facundo Medina et Hamed Junior Traoré, mais les deux derniers cités sont déjà repartis sous d’autres cieux. C’est aussi le cas pour Pierre-Emerick Aubameyang (La Corogne), Gerónimo Rulli (Manchester City), Leonardo Balerdi (AS Roma) et bien sûr Mason Greenwood (Fenerbahçe), dont l’OM ne verra que 60% des 39 millions d’euros récoltés. Un amincissement forcé, et le serrage de ceinture est toujours de mise.

    Le mercato encore ouvert dans certains pays

    Dans les cinq grands championnats, le marché des transferts s’est clos ce mardi 1er septembre. C’était à 19h59 pour la France, 20h pour l’Italie et l’Allemagne, minuit pour l’Espagne et l’Angleterre. D’autres pays ont choisi d’étirer ce mercato pour quelques jours supplémentaires.

    C’est le cas pour les Pays-Bas et les États-Unis (mercredi soir), la Belgique et le Qatar (jeudi soir) et le Portugal et la Turquie (vendredi 23h59).

    Les départs vers l’Arabie Saoudite sont encore possibles pour une longue période. Les Saoudiens ne fermeront le marché pas avant le 12 octobre prochain. En Europe, ce dernier ouvrira à nouveau le 1er janvier 2027.