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  • La Métropole toujours au bord du déséquilibre

    La Métropole toujours au bord du déséquilibre

    Comme un retour vers le futur pour les difficultés financières de la Métropole Aix-Marseille. Son hémicycle doit ce jeudi reprendre la copie budgétaire arrêtée par le préfet au mois de juin, après la mise sous tutelle de l’institution. Mais tandis que sont déjà parties les convocations, le groupe de la gauche métropolitaine a demandé au président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard d’ajourner la séance, sans succès pour l’instant.

    « Nous ne sommes pas à dix jours près », plaide le maire (DVG) de Marseille dans un courrier adressé ce mardi, en assurant que ces dix jours « peuvent en revanche être déterminants pour éviter de prendre, dans l’urgence, une décision qui déstabiliserait immédiatement les budgets de nos communes ». Et pour cause. Comme le révélait La Marseillaise, la copie révisée pendant l’été fait porter la plus grosse part des coupes dans les dotations reversées aux communes à la Ville de Marseille, à hauteur de 36 millions d’euros. En échange, la Métropole créait un fonds de concours, inscrit à l’ordre du jour ce jeudi, pour compenser « euro par euro » ces pertes en soutenant les investissements de chaque commune.

    Retour sous la tutelle ?

    Mais une note préfectorale datée du 2 septembre, a semé le trouble. Alors que 90 communes – dont Marseille – avaient déjà déposé leurs demandes, celles-ci « sont sans valeur » avant le vote des conseils, écrit la préfecture, qui cadre les dépenses pouvant être financées face à une formulation de la délibération qui « prête à confusion ».

    Alors le maire de Marseille en profite pour proposer de n’inscrire aucune coupe dans les dotations aux communes, que ce soit les attributions de compensation (AC) reversées sur la base de l’ancienne taxe professionnelle ou la dotation de solidarité (DSC). Et donc d’adopter un budget modifié en déséquilibre, à rebours des obligations légales. La décision aurait pour conséquence de faire intervenir de nouveau la chambre régionale des comptes pour formuler « en concertation avec la Métropole les mesures qu’elles estimeront nécessaires au rétablissement de l’équilibre » avant un vote de l’hémicycle, écrit-il, écartant toute « mise sous tutelle ».

    « Décaler d’une semaine ne changera rien sur le fond », soupire le vice-président (LR) aux finances, David Ytier. Et d’interpeller : « Est-ce que nous sommes prêts tous ensemble à redonner les clés du budget au préfet et à la chambre régionale des comptes ? Il y a de fortes chances qu’il se passe la même chose, voire pire, et ils ne proposeraient pas un fond de concours pour compenser ce que les communes perdraient en fonctionnement ». Lui met en avant les rectifications de la décision budgétaires modificatives notamment pour payer les salaires des agents (1,8 million d’euros), soutenir des associations (3,5 millions). Et les concessions faites aux Marseillais avec une baisse annoncée de leur taxe d’enlèvement des ordures ménagères et un vote immédiat de la dotation de solidarité pour 2027. « À un moment il faut voter », appuie David Ytier. Un vote à risque : pour tailler la dotation de solidarité, il faut une majorité des deux tiers. Mais hors de question pour les élus marseillais d’assumer une perte de 36 millions, tandis que deux élus à droite manifestent déjà leur opposition. L’extrême droite quant à elle cultive l’ambiguïté stratégique. « Nous ne soutiendrons aucune augmentation d’impôts », répète Jean-Baptiste Rivoallan (UDR) qui « réserve [son] vote pour la séance » alors qu’est inscrite à l’ordre du jour une révision de la cotisation foncière des entreprises et la suppression d’exonérations « que nous étions les seuls à appliquer » souligne le vice-président aux finances. Faute de majorité, la Métropole ne pourra pas verser les attributions de compensation qui profitent surtout aux communes industrielles. Un déséquilibre financier qui risque de faire voler en éclat le fragile équilibre politique, alors qu’une réunion le 15 septembre à Aix du pacte financier et fiscal doit fixer des perspectives pour la Métropole.

  • Une victoire ouvrière qui infuse

    Une victoire ouvrière qui infuse

    1336 jours de lutte et une victoire ouvrière qui dure pour les ex-Fralib. Les lecteurs de La Marseillaise ont suivi avec assiduité le développement de ce combat hors-norme.

    Une bataille titanesque contre la fermeture de l’usine de thé et d’infusions décidée par le groupe Unilever.

    Il y a eu des hauts et des bas. Beaucoup de doutes. L’occupation du site pour protéger l’outil de travail. L’espoir avec un projet de reprise en coopérative. La victoire et la formidable aventure humaine qui se poursuit depuis 10 ans.

    Scop-Ti n’est pas aujourd’hui une coopérative parmi d’autres, c’est un symbole de combativité et d’espoir dans un monde du travail qui manque de victoires depuis trop longtemps.
    La leur infuse dans les consciences : des ouvriers maîtres de leur destin, ça existe et ça fonctionne.

    La classe

    Avec la même détermination qu’à leurs débuts, les Fralibs devenus des Scop-Ti, se projettent dans un développement de leur activité en s’appuyant sur les réseaux militants et la qualité de leurs produits.

    En misant sur les circuits courts,
    les arômes naturels,
    les plantes cultivées en France, les emballages recyclables et compostables, les Scop-Ti ont aussi pris en compte l’impératif écologique, mieux que n’importe quel grand groupe qui investit des millions dans le marketing sur
    ces sujets.

    Regardés de toutes parts comme un exemple de courage et de réussite collective, les Scop-Ti méritent d’être aidés à aller encore plus loin. La Marseillaise continuera longtemps de leur ouvrir ses colonnes tout simplement parce qu’ils ont la classe… ouvrière !

  • Le Scum poursuit son combat contre la précarité

    Le Scum poursuit son combat contre la précarité

    Deux mille six cents cinquante euros. C’est en 10 ans la perte de pouvoir d’achat annuelle d’un étudiant, alerte le Scum. Vendredi 28 août, devant le parvis de la faculté de médecine, le Syndicat de combat universitaire a dressé, étude de l’Union étudiante à l’appui, un constat alarmant sur la détérioration des conditions de vie des étudiants.

    En l’espace d’une décennie, le coût de la vie a bondi de 16,5 à 24,3% en fonction des villes pendant que les bourses n’étaient revalorisées que de 1% en 2021 puis 4% en 2022. Au mieux, elles s’élèvent à 633,5 euros plus 233 euros d’aide au logement tandis que le coût de la vie étudiante* à Montpellier était estimé à 1 165 euros mensuels en 2023. La hausse des loyers (+19,2% en 7 ans) impose aux étudiants un surcoût de 102 euros annuel. Et bien que les boursiers en sont exonérés, le montant élevé (105 euros soit +25 euros depuis 2018) de la taxe CVEC n’arrange rien.

    Le Crous n’étant en capacité de loger que 10% des jeunes et le parc privé étant trop onéreux, le Scum réclame « la construction massive de logements étudiants à des prix abordables ». Le porte-parole Vincent Pagano interpelle aussi le maire Michaël Delafosse (PS), « qui ne semble pas particulièrement préoccupé par la situation » sur la nécessité de « mettre en place des logements d’urgence ». L’an passé, au moins 150 étudiants s’étaient retrouvés sans toit. L’étudiant en 5e année de médecine déplore aussi la monétisation des parkings autour des facultés (150 euros l’abonnement annuel).

    La généralisation des repas à 1 euro effective à cette rentrée devrait apporter un peu d’air aux 80 000 étudiants montpelliérains, 15 000 Nîmois, 2 500 Biterrois et 2 200 Alésiens. Mais la mesure est insuffisante pour Théo Haffner-Martin. « On craint une saturation des structures du Crous qui se réserve le droit de diminuer le nombre de repas à 1 euro servis », tempère le porte-parole du Scum.

    La raison pour laquelle le syndicat s’apprête à reprendre ses distributions régulières de colis alimentaires. Elles auront lieu un vendredi sur deux à la cité U la Colombière ou au restaurant universitaire Triolet pour les distributions de pain. Côté Paul Valéry, les distributions se tiendront tous les mercredis de 13h30 à 14h30 dans l’espace La Ruche. L’an passé, 15 000 colis ont été distribués. « 41% des étudiants sautent des repas faute de moyens », rappelle Vincent Pagano.

    Des repas à 1 euro insuffisants

    Dès la rentrée, le Scum entend aussi poursuivre son soutien** aux « sans fac », victimes d’une sélection jugée « sociale et raciste ». Sans parler des frais d’inscription exponentiels pour les étudiants étrangers. « On compte 207 400 candidats pour 151 887 places sur MonMaster soit 23 615 places de moins qu’en 2025 ! », alerte Lison Galzin. « Les universités doivent s’adapter pour accueillir plus d’étudiants. La sélection doit être supprimée. Stop au tri social ! », harangue l’étudiante en 5e année de médecine.

    * Manif contre la suppression des APL mardi 15 (18h) devant la préfecture à Montpellier. **Réunions d’info : jeudi 10 (18h) salle J. Moulin (Paul-Valéry), vendredi 11 (18h) bâtiment 2 fac de droit.

  • Vers un délai de trois mois pour l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens en Occitanie

    Vers un délai de trois mois pour l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens en Occitanie

    Le tribunal de commerce de Toulouse rendra sa décision mardi 15 septembre. Mais il fait peu de doute qu’il devrait, sauf mauvais coup de théâtre, prononcer la poursuite de l’activité de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour au moins trois mois. Objectif de ce délai : permettre aux industriels candidats à la reprise de proposer un projet solide. Un enjeu majeur après la liquidation du site Fibre Excellence de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône où l’espoir pourrait aussi renaître. Lors d’une audience du tribunal, tenue à huis-clos ce mardi 8 septembre à Toulouse, le ministère public a en effet demandé au tribunal de commerce d’accorder un délai de trois mois à l’entreprise. Autrement dit, de permettre la poursuite de l’activité.

    Ce délai doit permettre « de sécuriser le site et de donner le temps nécessaire à la finalisation d’une solution industrielle pérenne. Pour permettre la poursuite de l’activité pendant cette période», explique la Région Occitanie qui met sur la table 3,5 millions, l’Etat assurant pour sa part un engagement de 2 millions jusqu’au 30 septembre. «Ces financements permettront d’assurer les charges courantes, de préserver l’outil industriel et de maintenir les emplois, tout en laissant aux industriels le temps nécessaire pour finaliser leur projet de reprise» explique la présidente de la Région, Carole Delga (PS), dans un communiqué publié la veille de l’audience. Une pugnacité qui commence à porter ses fruits.

    Relire : Fibre Excellence : après des incidents à Tarascon, le préfet exige le redémarrage de la station d’épuration
  • Dans le Gard, un troisième fauteuil sénatorial très convoité

    Dans le Gard, un troisième fauteuil sénatorial très convoité

    À trois semaines du scrutin, la campagne s’accélère dans le Gard. Chaque candidat et son équipe multiplient les rencontres avec les élus, les maires et se montrent dans toutes les fêtes de village. L’objectif est triple : à la fois écouter les revendications des élus du terrain, affirmer son bilan mais aussi présenter un programme en vue du prochain mandat. Dans ce contexte et après analyse des résultats des élections municipales, il est quasiment certain que les deux sénateurs sortants candidats seront réélus.

    D’un côté, le socialiste Denis Bouad, allié avec le Parti communiste, peut s’appuyer sur la victoire à Nîmes et le maintien d’un certain nombre de communes cévenoles et du Gard rhodanien à gauche. De l’autre, Laurent Burgoa (LR) fait face au recul de la droite aux dernières élections municipales mais peut toujours compter sur quelques bastions comme Alès ou Saint-Gilles et reste apprécié par des élus qui ont toujours eu son oreille lors du mandat écoulé. Reste donc à savoir qui remportera le troisième siège et convaincra une partie des 1 910 grands électeurs gardois.

    Division à gauche

    Entre les défaites de la gauche à Vauvert et Bagnols-sur-Cèze et une victoire à Nîmes, la liste de Denis Bouad pourrait être majoritaire dans le Gard. Mais le principal problème du socialiste reste toujours la division de la gauche. Il devra en effet affronter au moins deux listes à gauche : celle des Insoumis emmenée par l’élu viganais Jean-Baptiste Thibaud et celle de l’élue départementale Carole Bergeri qui a reçu le soutien du président du Gard rhodanien Christophe Serre. Comme en 2020, Alexandre Pissas (PS) pourrait de nouveau être dissident. Il a confirmé à Objectif Gard que « sa liste était prête » mais qu’il se donnait encore du temps avant de la déposer puisqu’il a jusqu’au 11 septembre pour le faire. Si ces trois listes n’ont que très peu de chances d’emporter un siège, elles pourraient surtout diviser les voix à gauche. D’autant que Denis Bouad, allié avec le PCF et le PRG, n’est pas parvenu à s’entendre avec les Écologistes ou les Unitaires Gard (Debout !, L’Après, Génération.s). Une réelle épine dans le pied du socialiste d’autant plus gênante qu’il ne s’était incliné derrière la droite que de neuf voix en 2020. Conscient du danger, Denis Bouad martèle donc : « Le seul vote utile à gauche, c’est notre liste ».

    La droite en recul

    En meeting à Alès (11h15, Espace Cazot) puis à Codognan (15h15, Maison du peuple), le président du Sénat Gérard Larcher vient vendredi 4 septembre soutenir l’un de ses proches et une liste également en difficulté. Après la perte de Nîmes et la concurrence de plus en plus forte du Rassemblement national, la droite gardoise recule dans le département. Pour tenter de résister et de conserver un deuxième sénateur LR, Laurent Burgoa est tout de même parvenu à s’allier avec le centre et a reçu le soutien de la patronne de Renaissance dans le Gard, Valérie Rouverand.

    L’extrême droite cherche un groupe

    La grande incertitude plane sur le score du Rassemblement National. Avec déjà 10,93% des voix en 2020, le RN, emmené cette année par la députée Sylvie Josserand, peut désormais compter sur des élus à Vauvert, Bagnols-sur-Cèze et sur ceux de l’opposition à Nîmes. Mais de nombreux maires se sont aussi présentés sans étiquette dans leur commune alors qu’ils sont sympathisants du RN. Difficile encore aujourd’hui d’évaluer leur nombre, mais les votes à bulletin secret lors des élections des intercommunalités prouvent qu’ils sont un nombre non négligeable. Ils pourraient même être suffisamment nombreux pour que le RN remporte le troisième siège. Un enjeu très important pour le parti d’extrême droite qui espère pouvoir créer pour la première fois un groupe au Sénat (10 sénateurs sont nécessaires pour cela) et ainsi préparer l’élection de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027.

  • [Cinéma] À Frontignan, des spectateurs bluffés, des objectifs dépassés

    [Cinéma] À Frontignan, des spectateurs bluffés, des objectifs dépassés

    Un scénario parfaitement huilé. Au 12, quai Voltaire, au cœur des anciens chais Botta, Priscilla Schneider n’en croit pas ses yeux. À peine 8 mois après son ouverture en remplacement de l’ancien CinéMistral, son cinéma Quai des lumières cartonne.

    « Cette année, on en est déjà à 119 523 entrées alors qu’on tablait sur ce chiffre en fin d’année », calcule la directrice et associée. Ce n’est pas la seule à avoir le sourire. « Les gens sont bluffés. Ils nous disent qu’ils n’auraient jamais cru avoir cela à Frontignan. »

    Il faut dire qu’ils n’ont pas lésiné sur les moyens. Quatre salles pour un total de 600 places avec une qualité de son optimale (Dolby Atmos en salle 1), des écrans premium (jusqu’à 14 mètres) et une assise confortable. « Nous avons des fauteuils qui s’inclinent. On s’approche de la qualité de l’offre des multiplexes à des tarifs attractifs (de 4,5 à 9,5 euros) », se félicite Priscilla Schneider.

    Côté programmation, cette ancienne salariée du Diagonal à Montpellier est fière d’allier le cinéma d’auteur aux blockbusters. « J’aime bien l’idée de ne pas être dans un entre-soi, que tous les milieux sociaux se croisent. » Cette année c’est régulièrement le cas avec le succès de grosses machines (Avatar, Marsupilami, l’Odyssée…) mais aussi de films français (De la Comédie française, De Gaulle…) et d’art et d’essai à succès (Fjord, Soudain…).

    Un vrai pôle culturel

    Cette mixité se retrouve aussi lors des soirées débats. « On va parler de l’alcoolisme avec Garance [sortie le 23 septembre] mais un prof d’économie nous a aussi proposé un débat sociétal sur des films comme Spiderman ou Dune », illustre la directrice.

    Phénomène inattendu, Quai des lumières attire au-delà du bassin de Thau. « On a des Biterrois ou des Montpelliérains [avec la fermeture du Diago pour travaux, Ndlr] qui viennent. » Grâce au parking de 160 places, le lieu est facilement accessible. « On peut venir passer la journée en se baladant dans les salins ou sur les quais. »

    L’intégration du cinéma au pôle culturel des Chais du canal peut même ouvrir d’autres perspectives aux fins gourmets ou aux amoureux des lettres. Le complexe comprend la brasserie haut de gamme La cave à Nico et la librairie indépendante Les choses de la vie. Sans oublier l’école de documentaires Explore Academy d’où sortiront les réalisateurs de demain.

  • Visa, la référence en image du cœur du monde

    Visa, la référence en image du cœur du monde

    « Les photographes sont mes yeux sur le monde ». C’est ainsi que Jean-François Leroy aimait définir ses choix, son regard. « Je suis aux côtés des photographes professionnels qui informent et témoignent. […] Certes, c’est un poncif, mais une image vaut réellement mille mots. » Il nous a quittés à 69 ans ce 31 août, quelques jours à peine le début de la 38e édition du Festival. Depuis 1989, il était cofondateur et directeur du festival international de photojournalisme, Visa pour l’Image à Perpignan.

    Chaque année plus de 40 pays sont représentés à travers les expositions et reportage, soit plus de 100 reportages photo, couvrant des sujets du monde entier. C’est aussi plus de 220 000 visites sur l’ensemble du festival dont 22 000 scolaires. Un incontournable.

    Ukraine, Soudan, Syrie, Israël, Afghanistan, Iran, Liban, Cambodge, Thaïlande… 2026 donne à voir les grands bouleversements qui traversent la planète et également leurs terribles conséquences humaines. Les terrains de guerre occupent la plus grande partie de la programmation. Le Visa d’or News la plus haute distinction du festival, a été attribué à Luis Tato, photojournaliste de l’AFP pour son travail sur les soulèvements de la génération Z à Madagascar. Sans oublier que malgré le déferlement de l’IA sur la fiabilité de l’information, son fondateur y voyait là « la plus belle opportunité que le journalisme a de se sauver ».

    Entrée libre, tous les jours de 10h à 20h, du 29 août au 13 septembre .

  • À Gap, une mobilisation contre un « scandale d’État »

    À Gap, une mobilisation contre un « scandale d’État »

    « Si notre société n’est pas capable de protéger les enfants et les femmes, on ne sait pas où l’on va », a affirmé une des membres. Patrick Prost, représentant de la CFDT, était présent : « Il est inconcevable que des violences sexistes et sexuelles se déroulent au travail. Il faut un jugement exemplaire de la part de la justice ». Virginie, venue en soutien, est attristée de ne pas voir plus de monde : «Faut-il attendre que son enfant soit victime pour se mobiliser ? », questionne-t-elle, scandalisée.

    Agathe Di Lenardo

  • À Digne, les forces du 04 tentent de s’unir contre les violences sexuelles

    À Digne, les forces du 04 tentent de s’unir contre les violences sexuelles

    Des membres du collectif du 8 mars, de Femmes solidaires, de Demain Sisteron, du CIDFF, des élus d’opposition de Digne et la candidate LFI aux sénatoriales étaient présents.

    Le maire de Digne Julien Di Benedetto, deux de ses adjoints et la candidate DVD aux sénatoriales Stéphanie Colombero ont également fait une apparition.

    Claude Bouliou, la présidente de l’association des femmes élues du 04,
    a notamment pris la parole.

  • [Violences sexuelles] À Avignon, un rassemblement hebdomadaire pour avoir plus que « des mesurettes »

    [Violences sexuelles] À Avignon, un rassemblement hebdomadaire pour avoir plus que « des mesurettes »

    Et elles le feront « chaque lundi tant qu’une loi n’est pas votée à la hauteur de cette décadence », lâche Dany Beaujouan de l’association Passerelles.

    Un message partagé par Delphine Jordan, membre de la direction du PCF en Vaucluse et ex-conseillère départementale. « Avec les différentes affaires, il y a eu des changements. Mais il faut plus que des mesurettes, mais une réponse de toute la société. La prise de conscience devient très forte et cela doit continuer », plaide-t-elle.

    M.S.