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  • Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Alors que la chape de plomb des fanatismes religieux et politiques tente d’étouffer chaque jour un peu plus le ciel mondial de la raison, Aix-Marseille Université (AMU) apporte son écot à la recherche et à sa démocratisation avec le Festival des sciences et des arts. Avec une 6e édition gratuite et ouverte à tous placée sous le signe de « Science et croyances », qui s’élance mardi 16 septembre à la Maison méditerranéenne des sciences de l’Homme d’Aix, théâtre notamment d’une table ronde à 15h15 réunissant historiens, anthropologues et sociologues autour « des manières dont les humains interrogent l’invisible et questionnent les conditions de possibilité d’une science des religions », indique le programme.

    La science et les croyances : des « manières de comprendre le monde qui, loin d’être opposées, ont souvent interagi », mentionne l’éditorial de cette manifestation qui entend propager la raison à la croisée des arts et des sciences, avec l’aide de 100 intervenants et 60 propositions qui mettent en jeu 27 disciplines. C’est ainsi que la journée d’ouverture aixoise s’aventurera, entre autres, hors des sentiers battus de la connaissance avec la performance d’un violoniste et d’un anthropologue autour « des récits des êtres fantastiques des Alpes, où lutins, croque-mitaines, loups-garous et revenants peuplent l’imaginaire des montagnards et donnent sens et cohérence à l’expérience humaine ». Si les profanes trouveront des propositions plus conventionnelles mais non moins dénuées d’intérêt, traitant du principe de laïcité à l’ère des réseaux sociaux ou encore des « idées reçues sur les migrations », le festival terminera sa soirée d’ouverture en fanfare dans la salle de concert du 6mic, avec les artistes pop, rap et électro Camille Yembé, Chilla et du collectif Twerkistan.

    Chercher à désenvoûter

    Comme le rappelait Marilyne Crivello, vice-présidence d’AMU et à l’origine du festival, lors de sa présentation à la presse, « pour être chercheur, il faut être inventif ». Rien d’anodin donc, à ce que ce « temps de circulation des savoirs » diversifie les formes et les lieux jusqu’au 20 septembre : de Bunker, spectacle documentaire sur l’histoire d’un « naturopathe autoproclamé dont le discours pseudo-médical puise ses sources dans le complotisme et l’extrémisme politique » au Théâtre Antoine Vittez, à la projection-débat de Kongo dans l’école aubagnaise de la Satis, film sur un guérisseur de Brazzaville dont « la vie bascule lorsqu’on l’accuse publiquement de pratiquer de la magie noire ». À Marseille, le Mucem abritera quant à lui, notamment, la lecture performée d’Ensorcelé par la comédienne Clara Lama Schmit, autour de « la magie et des croyances dans les campagnes » ainsi que de « la littérature inspirée des actes de sorcellerie ». Du côté de la bibliothèque de l’Alcazar, l’un des temps forts coïncidera avec la table ronde « Science en danger » qui, « à la suite de l’initiative d’AMU d’accueillir une vingtaine de chercheurs américains en exil », permettra de débattre sur « la liberté académique les entraves faites à la recherche scientifique aux États-Unis et ailleurs dans le monde ».

  • Sur les traces des lieux de luttes féministes

    Sur les traces des lieux de luttes féministes

    « Les femmes ont beaucoup agi à Marseille, mais il y a peu d’archives. J’avais donc envie de les faire parler de leur ville, leurs luttes et leur parcours. » C’est ainsi que Margaux Mazellier débute la visite guidée des lieux de luttes féministes marseillais ce dimanche.

    Journaliste et autrice de Marseille trop puissante, qui trace le portrait des Marseillaises qui ont lutté pour leur ville, Margaux Mazellier a créé cette visite avec Lucille Florenza, anthropologue du genre et du travail. « Cette balade, c’est un moyen de faire vivre les archives », affirme la chercheuse.

    C’est devant la librairie « Odeur du temps » que le rendez-vous est donné. Ici, en 1976, Antoinette Fouque du mouvement de libération des femmes (MLF) ouvre l’antenne marseillaise de la librairie des femmes. « Ce lieu devient un endroit hyper important pour toutes les femmes qui militent, explique la journaliste. Mais c’est aussi un espace où certaines militantes ressentent du mépris de la part des militantes parisiennes, qui prennent parfois les Marseillaises de haut », continue-t-elle.

    La visite se poursuit au 81 rue Sénac de Meilhan, où a ouvert en 1974 le centre d’orientation de documentation et d’information des femmes (Codif). « C’était une spécificité marseillaise qui a pu être créée grâce au soutien de la municipalité de gauche de Gaston Defferre », raconte l’une des guides. Ce lieu fut une espace de réunion pour de nombreux groupes féministes et, à travers sa revue Femmes infos Marseille, un endroit de diffusion des informations.

    L’arrêt suivant, devant ce que fut le premier bar lesbien marseillais Douce amère, permet d’évoquer Patricia Guillaume. Lesbienne, elle ne parvient pas à trouver sa place ni dans les groupes de parole féministes, ni dans les lieux homosexuels. Elle décide donc de créer son propre espace avec d’autres lesbiennes en 1982.

    Une visite de deux heures qui laisse entrevoir la richesse des luttes féministes marseillaises, leur diversité et leurs conflits internes.

  • « Soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique »

    « Soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique »

    La Marseillaise : Pourquoi la Ville soutient-elle le festival des sciences et des arts ?

    Aurélie Biancarelli : Face à la complexité du monde et des crises, soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique. Cela passe par des actions comme ce festival qui s’adresse d’abord à la communauté universitaire mais qui va aussi permettre de l’émulation entre Aix-Marseille Université, ses étudiants, enseignants, chercheurs et tout un monde de la culture marseillais qui vit en interaction avec notre université.

    Que vous inspire le thème « Science et croyances » ?

    A.B. : On vit une période où l’équivalence stricte des discours conduit à une crise de la démocratie. Je pense qu’il ne faut pas opposer les croyances et les savoirs. Ce sont des champs qui peuvent s’affronter mais aussi qui, au fil de l’histoire, ont évolué. Au-delà de cette tension, la science est une forme de recherche du vrai, du réel. Et ça, ce n’est pas le système de valeurs des croyances. Si on veut qu’une démocratie éclairée puisse s’exercer pour tous, il faut créer les conditions de partage des savoirs, et ne pas l’opposer au vécu des gens, quel qu’il soit.

    À l’heure du retour décomplexé des fanatismes religieux et politique, estimez-vous qu’il y a un recul de la raison ?

    A.B. : J’aurais tendance à dire que ça montre surtout que le capitalisme nous mène une bataille très dure sur la place des savoirs et de la pensée critique. L’appropriation démocratique des savoirs est profondément un outil d’émancipation des masses populaires. Si on n’est pas capable de comprendre le monde dans lequel on vit, à quel moment comprend-on qu’on est dominé ?

    Ces fanatismes sont des outils de domination en cours : patriarcale, capitalistique, sociale… Ces moments de partage des savoirs sont donc profondément émancipateurs. Le sociologue Pierre Bourdieu expliquait que les classes sociales populaires sont exclues du débat politique parce qu’elles ne savent pas qu’elles en sont exclues. C’est ça, la guerre politique qu’ils nous font.

  • Rentrée active pour l’atlas populaire de la biodiversité communale

    Rentrée active pour l’atlas populaire de la biodiversité communale

    Dans le cadre du projet citoyen d’atlas populaire de la biodiversité communale répondant à l’appel d’offres « ABC » lancé par l’Office français de la biodiversité, le service de Biodiversité communal multiplie les propositions depuis deux ans. En cette rentrée, il reprend son agenda chargé. Après une séance sur les rapaces nocturnes début septembre, deux rendez-vous sont proposés cette semaine.

    Le premier est réalisé en partenariat avec le Gipreb le mercredi 17 septembre : une animation sur la biodiversité de l’étang de Berre et de Caronte. Un stand sera proposé de 15h à 18h à la plage de Ferrières avec deux animateurs pour répondre aux questions. Des jeux faisant découvrir la biodiversité seront à disposition des enfants (chamboule-tout, « Qui est-ce ? ») ainsi qu’un aquascope afin d’observer les herbiers de zostère ainsi que la vie qu’ils abritent.

    C’est ensuite en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels Paca qu’est proposée le vendredi 19 septembre une animation sur les papillons de nuit. Elle se déroulera de 19h30 à 22h30 à la ferme pédagogique du Parc de Figuerolles – Paul Lombard, et permettra de découvrir des insectes aux formes et couleurs très diverses. L’activité sera précédée d’une présentation de cet univers méconnu mais précieux pour la pollinisation et donc la vie sur terre. En effet, les hétérocères, les papillons de nuit, déposeraient davantage de pollen sur les fleurs en un temps réduit, par rapport aux insectes actifs le jour tels que les abeilles.

    S’il n’y a pas d’obligation d’assister à l’animation en entier, il est nécessaire de s’inscrire.

  • La place de la Mairie devient place Georges Rosso

    La place de la Mairie devient place Georges Rosso

    À l’initiative du maire Paul Sabatino, et après un vote à l’unanimité du conseil municipal le 30 juin, la place de la mairie porte désormais le nom de Georges Rosso. Malgré une météo pluvieuse, de nombreux habitants ont tenu à assister à l’inauguration, samedi matin, un hommage rendu à celui qui a marqué de son empreinte l’histoire de la commune.

    La cérémonie, initialement prévue en plein air, s’est déroulée dans la salle du conseil municipal, en présence du maire Paul Sabatino, des élus, de la famille de Georges Rosso, du sous-préfet d’Istres Christophe Borgus, de Georges Cristiani, président de l’Union des maires représentant le président de région, ainsi que des maires de la Côte bleue. Les Rovenaines et Rovenains, venus nombreux, ont ainsi partagé ce moment de mémoire et de reconnaissance.

    Une vie entière au service de son village

    Les interventions successives du maire, du sous-préfet, de Georges Cristiani, mais aussi de la fille de Georges Rosso et de son épouse Viviane, ont retracé le parcours exceptionnel du maire honoraire. Décédé le 5 mai, il fut maire du Rove pendant 44 années, élu local durant 54 ans, chevalier de la Légion d’honneur, citoyen d’honneur de la commune. Autant de titres qui témoignent de l’engagement d’une vie entière au service de son village et de ses habitants.

    À l’issue des allocutions, la foule s’est retrouvée devant le monument de la chèvre du Rove, autre symbole de la commune, pour assister au dévoilement de la plaque, réalisée par l’artiste céramiste rovenaine Virginie Leroux. Les regards se sont alors tournés vers l’ancienne place de la mairie, désormais baptisée place Georges Rosso, comme pour sceller ce moment d’histoire locale. La cérémonie s’est conclue par un vin d’honneur, partagé dans une atmosphère chaleureuse et conviviale.

  • Réunis en silence pour la « fraternité » et la solidarité

    Réunis en silence pour la « fraternité » et la solidarité

    Comme chaque deuxième samedi du mois depuis une dizaine d’années, un cercle silencieux se forme sur la place de la Rotonde. Sous la pluie, une trentaine de membres d’associations militantes des droits humains, ou de simples citoyens engagés se sont réunis pour affirmer leur « fraternité, même avec les étrangers », devise inscrite sur l’une des banderoles brandie par les militants.

    « La solidarité n’est pas un délit », rappelle une autre pancarte. Passants et curieux sont invités à rejoindre l’initiative, le temps souhaité, pour afficher leur soutien et témoigner de leur solidarité pour l’accueil des exilés. « Le fait de venir en aide aux personnes arrivées sur le territoire français a longtemps été criminalisé, rappelle Gérard Leclert, qui intervient dans l’association Ropa (association de solidarité avec les Roms du Pays d’Aix. Il y a un vrai problème d’accueil des mineurs exilés, des familles qui arrivent sur le territoire avec des enfants et qui sont les plus vulnérables… On dit tout de suite qu’il viennent bénéficier des aides sociales, alors que l’expérience nous montre qu’au contraire, les gens ne connaissent même pas les possibilités d’accéder à des soins de santé. Toutes ces phrases qu’on ressasse sur le fait qu’on va être envahis sont insoutenables. Les migrants sont aussi la conséquence des politiques coloniales que l’on a eues en Afrique ou ailleurs. » Pour ce militant, l’initiative permet de réfléchir aux solutions d’accueil digne et humaines pour les personnes les plus précaires. « La situation pour les étrangers et notamment les exilés, s’aggrave de jour en jour, et pas qu’en France, estime Philippe Chouard, militant dans plusieurs associations humanitaires. Il y a une tendance à avoir une haine contre l’étranger, notamment celui qui n’est pas catholique et blanc. La situation n’est pas nouvelle mais elle empire. Le sentiment d’hospitalité perd sa signification en France ».

  • Les associations toujours en quête de bénévoles

    Les associations toujours en quête de bénévoles

    Stands culturels, institutionnels, animaliers, sportifs et bien d’autres constituent la panoplie d’organisations présentes sur le cours Mirabeau, à l’occasion de la cinquième édition du forum des associations et du bénévolat. 300 associations – « fil rouge et vitalité de la Ville », selon Sophie Joissains, maire (UDI) sans communiquer davantage sur l’événement, faute de réserve électorale – ont installé leurs étals le temps d’une journée.

    « On cherche une activité pour la rentrée, un peu tard, mais sur place la petite aura une idée plus concrète de ce sur quoi elle s’engage », estime Julia en quête d’une activité sportive pour sa fille. Pour Esteban, étudiant, il s’agit d’« intégrer une association en tant que bénévole, pour rencontrer du monde et donner de son temps par la même occasion. Pourquoi pas acquérir de nouvelles compétences aussi et enrichir le CV ! ». Pour d’autres, comme Steph, difficile d’imaginer s’engager dans une association à plein temps. « De nos jours on n’a plus le temps. Avec le boulot, les obligations familiales… Mais trouver un sport ou une asso d’art pour les enfants, oui ! » « Moi, c’est mon dossier scolaire qui me pousse à aller sur le forum. Je sais que certaines écoles comme Sciences Po valorisent l’engagement sur le dossier. Je me dis qu’intégrer des maraudes ou donner des cours ça peut être mon truc », ajoute Elsa, 17 ans.

    S’engager différemment

    À chacun sa motivation pour venir sur le forum donc. Côté associations, la sensibilisation à une cause et surtout, le recrutement de bénévoles reste l’intérêt principal. « Depuis le Covid, le bénévolat s’est développé, avant de se calmer. Mais on est toujours sur la corde raide au niveau des bénévoles réguliers, pointe Eric Richard, vice-président de l’antenne locale du Secours populaire. On voit quelques étudiants arriver et c’est tant mieux, ça va permettre de rafraîchir les équipes. » La majeure partie des bénévoles sont des retraités, selon l’antenne locale. « Oui, c’est plus difficile d’avoir des bénévoles », concède Clairette Gatineau, présidente de la MJC Prévert.

    Un constat que ne partage pas Anna, qui tient le stand des Petits frères des pauvres. « On a une grande parité dans les âges. On est plutôt là pour communiquer sur les actions que l’on fait ». « Peu importe l’âge ou le temps que l’on donne dans une association, il faut que ce soit quelque chose auquel on croit, puis il faut le respecter, en faire quelque chose et le poursuivre. Tout ce qu’on donne est un plus », ajoute Heather, bénévole pour la même association. Pour Jacques Ducerf, bénévole des visiteurs de personnes sous main de justice (ANVP), le bénévolat et l’engagement, c’est aussi et surtout une « question de relations humaines ».

    Selon une étude de la France bénévole, Recherches et Solidarités, avec Coalta Formations, en 2025, « 11% des Français, soit 5 millions de personnes, donnent du temps chaque semaine aux associations ». Une progression significative de 2 points en 2 ans.

  • Pagnol et l’argile, valeurs sûres de l’attractivité touristique

    Pagnol et l’argile, valeurs sûres de l’attractivité touristique

    Malgré une période estivale contrastée, à cause de la canicule, des incendies, de la baisse du pouvoir d’achat, « l’été s’est plutôt bien passé en Pays d’Aubagne et de l’Étoile », constate Gérard Canavese, président de l’Office de tourisme. « Certaines destinations voisines, comme La Ciotat et Marseille, ont observé une baisse en juillet, alors que notre Office de tourisme intercommunal poursuit sa dynamique positive avec des fréquentations stables ou en hausse », relève-t-il.

    Parmi les « locomotives » de l’attractivité aubagnaise, Marcel Pagnol. Né en 1895 à Aubagne, l’académicien, écrivain, dramaturge et cinéaste est une « valeur sûre ». D’autant plus qu’avec la sortie mi-octobre du film d’animation de Sylvain Chomet, Marcel et Monsieur Pagnol, le sujet a une actualité. Cet été, 4 234 personnes ont visité la maison natale de Marcel Pagnol à Aubagne (+7% par rapport à 2024), 2 784 (+14%) le Petit monde de Marcel Pagnol. 1 382 Pass 2 musées ont été vendus (+17%).

    L’argile fait également office de moteur pour le tourisme. « La nouvelle visite guidée ‘“à la rencontre des maîtres de l’argile“, à la poterie Ravel et chez Sicard, a été très appréciée en août », commente Gérard Canavese. Le petit train touristique a transporté 1 889 passagers, soit +16% par rapport à 2024 grâce à une opération de gratuité le dernier jour.

    Balades annulées

    Si le cinéma en plein air plaît toujours autant, à Aubagne, Auriol, Cuges-les-Pins, La Bouilladisse, St-Savournin, le vent a perturbé quelques séances. Le film a alors été diffusé dans une salle. Mais ce sont les balades théâtrales sur la thématique de Pagnol, dans le massif du Garlaban, qui ont payé le plus lourd tribut. « À cause du vent, et dans le cadre de la prévention des risques incendie dans les massifs, on a dû en annuler 4 sur 9, et rembourser 1 000 billets… Il faut trouver une alternative », observe Gérard Canavese. Le chiffre d’affaires de l’Office de tourisme a ainsi été amputé de 21% (il s’élève à 56 528 euros pour les prestations touristiques individuelles). Le marché de la céramique et des santons, Cours Foch, a souffert aussi de la chaleur. L’an prochain, des brumisateurs seront installés. Il a fait chaud aussi à Argilla, la biennale de l’argile, début août. Parmi les totales réussites, Gérard Canavese et Pascal Coudurier le directeur de l’Office de tourisme, mentionnent des soirées Chérie FM et Nostalgie. Sur l’Esplanade, à Aubagne, elles ont attiré en 4 soirées 12 500 personnes, et 1 850 en un soir à Auriol.

    Parmi les visiteurs de l’été, les étrangers augmentent de 12% (Belgique 36%, Allemagne 12%, Suisse 9%, Italie 9%, Canada 9%). Les Français qui visitent le pays aubagnais viennent pour 36% de Paca, 10% d’Île de France et 9% d’Auvergne Rhône-Alpes.

  • La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    Dommage pour ceux qui annonçaient vendredi dans la presse que tout était plié. Dans un communiqué titré « Mon parti c’est Toulon », la maire de Toulon sans étiquette Josée Massi remet les pendules à l’heure, après avoir acté que la réunion avec la majorité qui s’est tenue jeudi soir en présence d’Hubert Falco et le sénateur LR Michel Bonnus, « n’a pas été conclusive ». Comme ne l’a pas été non plus l’échange qu’elle a eu avec ce dernier ce dimanche.

    « Je me considère légitime pour conduire la liste de la majorité aux prochaines élections municipales », affirme-t-elle donc à nouveau. Une légitimité qu’elle tire de l’action conduite depuis 2020 aux côtés d’Hubert Falco et avec la majorité, en tant que première adjointe, puis depuis 2023 en tant que maire. Avec une priorité, insiste Josée Massi, « celle de la transformation visible de Toulon et celle de l’amélioration du cadre de vie des Toulonnais ». C’est pourquoi, elle désire se concentrer aujourd’hui avant tout pleinement sur son action de maire.

    Et de poursuivre à l’attention d’Hubert Falco : « Je crois que je n’ai plus à prouver et rappeler ma loyauté, mon honnêteté et mon sens de l’intérêt général. » Lui laissant le soin de décider ce qu’il souhaite faire. En rappelant au passage qu’il l’a désignée lorsqu’il a été empêché en 2023 pour prendre les rênes de la ville et avait soutenu sa candidature dans un communiqué le 23 juin dernier.

    Et de poursuivre : « Je crois toutefois que les Toulonnais méritent mieux que des jeux de personnes, de places et de partis. » C’est dit. Elle estime pour sa part avoir tout fait pour que la majorité municipale reste unie. Il est temps donc de refermer la séquence des pourparlers stériles dont la finalité n’était au fond que de lui faire mettre genou à terre. « Je continuerai à prendre mes responsabilités comme je les ai toujours prises » , ajoute-t-elle. Aux autres d’en faire autant.

    Cela étant dit, en tant que maire sortante, elle n’est pas pressée d’officialiser sa candidature trop précocement : « Je poursuis le travail et je dirai ce que je ferai en temps voulu. Ce qui est certain c’est que beaucoup de Toulonnais me demandent de continuer et m’encouragent. C’est à eux que je pense. »

    Tant pis pour ceux qui la considèrent « trop à gauche pour être à droite ». « Les Toulonnais attendent de l’action, de l’écoute et de la proximité. Pas des promesses et des conciliabules en cercle fermé », assure la première magistrate du Port-du-Levant. Et de conclure : « J’ouvre ma porte à toutes et à tous pour continuer à agir pour Toulon maintenant et pour l’avenir. »

  • À six mois des municipales, le grand flou est largement en tête

    À six mois des municipales, le grand flou est largement en tête

    Les 15 et 22 mars prochains, Avignon va désigner son nouveau maire. À six mois du premier tour, le brouillard prédomine sur l’ensemble de l’échiquier politique. Le fait que Cécile Helle (PS) ait décidé de passer la main après deux mandats à l’Hôtel de ville ouvre le champ des possibles. Va-t-on vers une réduction du nombre de listes à l’heure où beaucoup de camps appellent à se rassembler ? Rien n’est moins sûr. Surtout à regarder les précédentes municipales, où les Avignonnais ont eu le choix entre 8 listes (2020 et 2008) ou 7 (2014).

    Six mois avant le scrutin, alors que l’élection est loin d’être la préoccupation actuelle des habitants, le temps est encore long pour sceller des alliances. Elles se concluent généralement avant la fin de l’année pour ensuite, en janvier, entamer réellement la campagne. Tour d’horizon des forces en présence.

    En annonçant, début février, sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat, Cécile Helle laisse sa majorité dans l’inconnu.

    La gauche cherche un nouveau capitaine

    Sans désigner de dauphin, la maire voit aujourd’hui son équipe s’éparpiller « façon puzzle » comme elle le confiait il y a deux semaines. Rien n’est rédhibitoire à ce stade mais trois actuels élus entendent prendre le leadership : David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention). En parallèle s’ajoute la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), soutenue par le premier adjoint, Claude Nahoum.

    « L’union est un combat », disait déjà en février David Fournier. Elle l’est plus que jamais. Le choix des autres partis de gauche (PCF, Génération. s, les Écologistes…) devrait être déterminant pour faire pencher la balance. Quant à une alliance avec la France insoumise, la question reste entière, si tant est qu’elle soit partagée des deux côtés. Les insoumis ont voté, jeudi soir, en interne pour désigner une tête de liste, encore soumise à l’aval du national. Peyre, Gontard et Belvalette s’opposent fermement à un rapprochement. La porte est encore ouverte du côté de David Fournier.

    La droite et le centre à plusieurs voix

    Après trois mandats de Marie-Josée Roig jusqu’en 2014, la droite est quasi absente au conseil municipal. Seulement deux élus, dont Michel Bissière, conseiller régional, qui n’est plus LR mais divers droite. Il s’inscrit dans la démarche du bloc central présidentiel, baptisé Voix d’Avignon. Sous la férule de Julien Paudoie, élu à Rochefort-du-Gard, le collectif rassemble Renaissance, Horizons, le Modem et l’UDI. L’espace politique est assez ténu, certains regardent vers la gauche tendance Gontard-Peyre, d’autres vers la droite. Côté Les Républicains, l’ex-député Julien Aubert, qui a lancé il y a un an son club politique Avignon Passion, n’est pas encore officiellement candidat. Un profil très droitier, candidat en 2014 à… Carpentras, loin de séduire largement.

    Mais un autre homme pourrait faire la synthèse dans ce camp : Olivier Galzi. L’ex-présentateur du JT de France 2, qui a longtemps vécu et étudié à Avignon, se pose en « parti du bon sens ». S’il se laisse encore du temps avant d’acter ou non une candidature, il entretient des échanges poussés avec Julien Paudoie et Julien Aubert.

    Le RN s’embrouille les pistes

    À l’extrême droite, c’est aussi l’incertitude. Le RN, qui devrait communiquer dans cette dernière quinzaine de septembre, compte investir des candidats dans les villes de plus de 9 000 habitants, là où ses scores sont les plus élevés, espérant, après Le Pontet et Camaret en 2014 puis Morières en 2020, faire tomber dans son escarcelle d’autres petites ou villes moyennes. Quant à Avignon, malgré les ambitions affichées, le parti lepéniste perce moins : Marine Le Pen était arrivée 3e à la dernière présidentielle et n’a récolté que 37% des voix au second tour, et Catherine Jaouen a été délogée de son siège de députée par Raphaël Arnault (LFI-NFP).

    Cette dernière lorgne la tête de liste, tout comme la conseillère régionale et actuelle cheffe de file de l’opposition, Anne-Sophie Rigault. L’inimitié notoire entre les deux a un temps poussé le RN à réfléchir à un parachutage d’une personnalité nationale mais l’hypothèse a fait long feu. « Tout le monde sera très surpris », confiait à Vaucluse Matin la semaine dernière, Catherine Jaouen.