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  • Les femmes invitées à découvrir les métiers de la transition écologique

    Les femmes invitées à découvrir les métiers de la transition écologique

    « On s’est aperçu qu’il y avait des préjugés autour des métiers liés à la transition écologique, selon lesquels ils seraient des métiers d’hommes », amorce Emeline Mainy. Au sein d’Evolio Pays d’Aubagne et de l’Étoile, incubateur d’innovation sociale et environnementale implanté quartier du Charrel à Aubagne, elle coordonne le projet de remobilisation professionnelle « Décou’Vert ». Celui-ci s’adresse aux demandeurs d’emploi d’Aubagne, Marseille et des environs, âgés de 16 à 70 ans, diplômés ou non.

    Initié en juin 2024, ce projet « Décou’Vert » doit s’achever en décembre 2025. Cofinancé par des fonds européens, il vise à accompagner les demandeurs d’emploi vers, par exemple, « les métiers de l’économie circulaire, collecte et tri des déchets, reconditionnement, upcycling*, reconditionnement informatique (…), écoconstruction ou encore les énergies renouvelables », détaille Emeline Mainy. Chaque participant s’engage pour un à trois mois, période durant laquelle il est aidé à définir son projet professionnel, sensibilisé aux métiers liés à la transition écologique et invité à des ateliers ou visites d’entreprises.

    « Un travail de fourmi »

    Pour démentir l’idée selon laquelle ces métiers seraient réservés aux hommes, « nous invitons à témoigner au petit-déjeuner du vendredi 19 septembre**, par exemple, la directrice opérationnelle de LVD Énergie, structure de La Varappe qui transforme les conteneurs en habitats », poursuit Emeline Mainy.

    Depuis son lancement, le projet « Décou’Vert » a accompagné plus de 50 personnes et organisé 25 visites et ateliers de sensibilisation. « Ce lundi par exemple, nous sommes allés visiter Recyclope, à la Friche Belle de Mai à Marseille. Cette entreprise de recyclage de mégots de cigarettes s’apprête à recruter un chargé de communication et des techniciens de tri et de collecte. Nous effectuons un travail de fourmi pour nous mettre en connexion avec ces structures et comprendre leurs enjeux en termes de recrutement », précise la coordinatrice. Les personnes accompagnées peuvent être en situation d’urgence et orientées vers des chantiers d’insertion, ou bien au RSA, récemment arrivées en France (…).

    * Donner une seconde vie qualitative aux produits usagés.

    ** Lieu et heure du rendez-vous : emeline.mainy@evolio.fr

  • Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    « Depuis 36 ans, après avoir défendu les chantiers, puis ces travailleurs, puis sa mémoire, nous avons eu une seule promesse de musée en 2005, qui n’a jamais été tenue », rappelle pour commencer Lucien Conac, le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians). Un long combat au cours duquel ses bénévoles n’ont cessé d’être force de proposition. Comme en 2021, où l’Amians présente un projet de 300 mètres carrés dans le vaste espace libre de plus de 10 000 m² derrière le casino Joa. En dehors des moyens de la Ville, lui répond-on alors.

    « Sentant l’oubli venir nous avons voulu faire réagir et proposer en 2024 quelque chose d’incontestablement possible puisque déjà décidé par la municipalité en 2005 », reprend le responsable associatif. En l’espèce, la création d’un espace muséal ouvert à tous dans le local que l’association occupe actuellement au 2e étage de la porte principale des Chantiers, un des seuls vestiges témoins de cette histoire ouvrière encore debout.

    Rien de pharaonique. Puisqu’il s’agit d’abattre quelques cloisons pour dégager une salle d’exposition permanente de 70 m².

    L’ancienne maire LR Nathalie Bicais « laisse croire qu’elle accepte »… Mais rien n’est fait. Et celui qui tient les rênes de la ville depuis qu’elle a été empêchée, Jo Minniti (DVD), semble poursuivre cette longue période de procrastination.

    « Il nous a reçus le 27 juin et c’est ce jour-là qu’il nous a confirmé que les travaux étaient reportés aux grandes vacances 2026 », explique le président de l’Amians. D’où son incompréhension d’avoir récemment lu dans la presse celui-ci prétendre que c’était l’association qui était responsable de ce retard, l’accusant entre autres de bloquer l’ouverture du chantier.

    Pour un vrai un lieu de mémoire des chantiers

    L’association dément et nous montre le petit local dans lequel dès la fin des classes de la Navale les bénévoles ont transporté tout ce qu’ils souhaitaient conserver, afin de laisser place au chantier.

    Vraisemblablement c’est le stand tenu au forum des associations pour présenter le projet et continuer à faire signer la pétition, recevant le soutien de la population mais aussi d’élus et de candidats qui a provoqué la réaction du premier magistrat.

    Concernant la deuxième attaque portant sur la volonté soi-disant de l’Amians de ne pas partager l’espace, le président est encore plus clair. « Ce que nous voulons c’est un authentique lieu de mémoire pour raconter l’histoire de la construction navale seynoise, pas une maison des associations. »

    Et de préciser : « Nous sommes pour travailler avec tout le monde, toutes les associations, toutes les personnes qui ont autorité pour le faire sur la vie des chantiers. Mais pas n’importe comment. Il faut qu’il y ait un directeur qui soit désigné pour ses compétences et son engagement. »

    Le problème est peut-être beaucoup plus politique. Puisqu’il y a également une volonté de la Ville de modifier les classes de la Navale dans lesquelles les membres de l’Amians sont également engagés, révèle Lucien Conac. Et de poursuivre : « Lorsque nous avons pris contact avec l’inspectrice de l’Éducation nationale de l’époque, il était bien question, dans le programme d’histoire, d’apporter notre appui aux enseignants pour traiter l’histoire de la révolution industrielle à partir des réalités locales. » Or ce qui serait dans les tablettes c’est de s’orienter davantage sur la modification du paysage, s’insurge-t-il.

    Un sujet nettement moins subversif, c’est clair. Puisque cela permet d’évacuer l’histoire de la concentration de capitaux par les propriétaires des moyens de production. Mais aussi de toutes les luttes sociales menées par les travailleurs qui se sont battus pour une vie meilleure.

    « Et nous, si on parle des Trente glorieuses, c’est pareil. C’est parce que nous avons eu la chance de vivre une période où il y avait de grands syndicats puissants, bien organisés dans de grandes entreprises que nous avons réussi à avoir des progrès extraordinaires », conclut le président de l’Amians.

    C’est ça la mémoire ouvrière. Ça ouvre aussi des perspectives.

  • Petites trahisons entre amis dans la rade de Toulon

    Petites trahisons entre amis dans la rade de Toulon

    Dans le Port du Levant mieux vaut bien s’accrocher si on veut suivre un petit peu le feuilleton de la droite locale truffé d’intrigues et de trahisons. Dans le dernier épisode diffusé hier après-midi, l’ancien maire condamné et démissionnaire en 2023 annonce cette fois soutenir celui qui pourtant l’avait lâché dans la tourmente, le sénateur LR Michel Bonnus. Et revenant pour le coup aussi sur son engagement pris en juin dernier d’épauler la candidature de la maire sortante Josée Massi (SE) qu’il avait désignée pour le remplacer à la tête de la ville.

    Pour réussir ce tour de passe-passe, l’ancien patron de la droite varoise minimise ses différends avec celui qui criait que son sort judiciaire était bien mérité, et enfonce son alliée indéfectible d’hier encore. « J’ai pu être en désaccord avec quelques prises de position de Michel Bonnus, mais notre amour pour Toulon nous a rapprochés. Nous avons de plus toujours été d’accord sur l’essentiel, privilégier l’intérêt supérieur de notre ville et de ses habitants. »

    Une bise et une claque dans le dos, c’est comme ça que ça se règle dans le mitan toulonnais.

    Et le prétexte pris pour écarter « l’indésirable », le communiqué de Josée Massi sorti dimanche après-midi disant qu’elle se sentait légitime à conduire la liste de la majorité. Ce qui en tant que maire sortante n’est pas vraiment une énormité.

    De toute façon c’était depuis quelques jours un secret de Polichinelle. Le travail de sape ayant été minutieusement préparé pour saboter la candidature de la première magistrate du Port du Levant. Sans réelles négociations sérieuses puisqu’il lui était proposé de tout simplement renoncer en acceptant un poste d’adjoint sur la liste de Bonnus. Mais quand on veut tuer son chien, comme on dit, on l’accuse d’avoir la rage. En l’occurrence ici de ne pas partager « l’esprit de rassemblement et d’unité ».

    Et pour, croit-il, lui donner le coup de grâce, il lance : « Pour faire gagner Toulon […] j’ai décidé de soutenir la candidature portée par Michel Bonnus. »

    Enfin tout ça peut encore changer, parce que dans l’ancienne mouture, celle de juin, le 1er adjoint et le directeur de campagne avaient aussi été trouvés et désignés par M. Falco.

    À suivre, donc

  • Dans la Métropole de Toulon, coup d’envoi de la semaine de la mobilité du 16 au 22 septembre

    Dans la Métropole de Toulon, coup d’envoi de la semaine de la mobilité du 16 au 22 septembre

    16 septembre : visite d’un atelier de bus Mistral

    Pour le lancement de la semaine, une visite (sur inscription) des ateliers du réseau Mistral est proposée de 10h à 12h sur le site de Brégaillon, à La Seyne. L’occasion de découvrir les procédés de fabrication et de réhabilitation des véhicules, notamment des nouveaux bus électriques. En parallèle, deux randonnées pédestres sont organisées dès 9h, sur inscription, au départ du Pradet (parking Oursinières) et de La Garde (gare SNCF)*.

    17 septembre : initiation au longe-côte et village mobilité, à Hyères

    Un village mobilité s’installera à Hyères de 13h à 18h, avec de nombreuses animations : vélo smoothie, initiations et ateliers pour (re)découvrir les mobilités douces (trottinettes, voitures et vélos électriques, skate, roller…). Dès 9h, une initiation au longe-côte, sport consistant à marcher dans l’eau à la plage de la Capte*.

    19 septembre : randonnée au Pradet et roller nocturne à Toulon

    Une seconde randonnée pédestre est prévue vendredi au départ du Pradet*. Rendez-vous à 9h au parking de la plage de la Garonne, pour un parcours de 11 km. Le soir, à 20h30, une balade nocturne à roller aura lieu à Toulon, sans inscription, au départ du Palais des Sports.

    20 septembre : Rallye mobilité, marche nordique et village à Toulon

    Le Rallye mobilité, course d’orientation urbaine, se tiendra samedi de 10h à 17h au départ de la Maison de la mobilité TPM. Une trottinette électrique et d’autres lots sont en jeu. Un village mobilité animera le centre-ville avec des animations similaires à celles d’Hyères. Deux initiations à la marche nordique auront également lieu au départ du Mourillon (9h) et de la base nautique de Saint-Elme, à La Seyne (9h30). Une découverte du longe-côte est aussi proposée à Hyères à 10h*.

    21 septembre : village mobilité, La Seyne-sur-Mer

    Le troisième et dernier village mobilité prendra ses quartiers au Parc Braudel, à La Seyne, de 10h à 17h, ce dimanche.

    22 septembre : randonnée au Faron

    Pour conclure cette semaine, une randonnée (6 km) aura lieu au départ du Mémorial du Faron, lundi dès 9h.

    Défis au programme

    Plusieurs défis sont organisés par la Métropole : le défi mobilité, qui consiste, par équipes de trois au sein d’une même entreprise, à cumuler le maximum de points en utilisant des moyens de transport alternatifs à la voiture. Le challenge Géovélo, via l’application du même nom, permettra à la personne ayant parcouru le plus de kilomètres à vélo, en septembre, de remporter des prix. Enfin, vous pouvez participer à un « Mobi’quiz », via le site internet de la MTPM ou de la Maison de la mobilité, avec de nombreux lots à la clé.

    *Inscriptions et infos sur metropoletpm.fr

  • Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Cinq ans d’inéligibilité pour tentative de corruption, fraude, faux et usage de faux. Une sanction qui vise Sabah Badji, désignée en juin cheffe de file des écologistes en vue des municipales à Avignon, en mars. De quoi jeter tout discrédit sur sa candidature. Heureusement pour elle, cette peine ne relève pas du pénal, mais uniquement des instances sportives locales. Ces dernières ont pris cette décision le 25 août, en commission de discipline.

    Depuis plusieurs années, Sabah Badji s’est investie bénévolement dans plusieurs clubs de football, dont le dernier en date est celui de Montfavet. Cette activité de dirigeante lui a permis d’accéder aux instances du district Grand Vaucluse et notamment la présidence de la commission d’arbitrage. « J’ai pointé du doigt ce qui n’allait pas, ça ne leur a pas plu, donc ils ont voulu m’écarter », résume Sabah Badji.

    Rappelons que début 2023, plusieurs démissions, au sein du bureau du district, ont précipité des élections anticipées. Sabah Badji, en avril, a soutenu une procédure de révocation du comité directeur du district. Une procédure qui, pour être inscrite à l’ordre du jour, doit au moins recevoir l’assentiment d’un tiers des clubs.

    C’est là que résident les fortes accusations, que La Marseillaise a pu consulter dans le procès-verbal (PV) de la commission de discipline. Des faits également transmis au parquet, qui décidera ou non d’ouvrir une enquête judiciaire. Il est reproché à Sabah Badji d’avoir menti sur l’objet des signatures récoltées. Si une majorité de clubs reconnaît bien avoir signé pour une procédure de révocation, d’autres estiment avoir été dupés, évoquent des pressions ou accusent une falsification de signatures -une expertise graphologique a été demandée- à l’instar du président de Visan. Les responsables des clubs de L’Isle-sur-la-Sorgue ou de Piolenc pensaient, eux, avoir signé une pétition pour soutenir la réintégration de Sabah Badji à la commission des arbitres ou pour la parrainer pour des élections.

    Une première sanction annulée en appel

    L’intéressée jure que ces revirements -empêchant ainsi la procédure de révocation de s’enclencher- ont été faits « sous la pression. Il y a des faux témoignages. » « J’ai les preuves de ce que j’avance, je ne vais pas en rester là et je vais déposer plainte », assure Sabah Badji, qui a fait appel de la décision du district. Sollicité, Chaib Kinnous, président de la commission de discipline, préfère ne « pas commenter », étant donné l’appel en cours. Il dément toutefois les pressions et rappelle le fonctionnement interne. « La démonstration, tant sur le plan juridique que sur le plan disciplinaire, est construite avec les éléments factuels du PV. La personne qui mène l’instruction de l’enquête est indépendante de la commission de discipline », précise Chaib Kinnous.

    Parlant de « blague » et de « comédie », Sabah Badji ne s’est pas éternisée, le 25 août, devant la commission de discipline. « Je n’ai rien fait, ce sont des dénonciations calomnieuses », déplore-t-elle, « écœurée du foot » et ayant quitté le club de Montfavet. Car cette affaire est déjà la seconde du genre. Fin juin, la même commission de discipline a déjà sanctionné d’un an d’inéligibilité Sabah Badji, pour « complicité de triche/fraude » lors de formations d’arbitrage. Une sanction déjugée en appel, au début du mois, par la Ligue Méditerranée de football, qui l’a « rétablie dans ses droits », lit-on dans la décision. « J’ai été déjà acquittée d’une première affaire, je le serai de la deuxième », soutient-elle.

    Même internes au foot, ces affaires ont des répercussions politiques. Le cas de Sabah Badji a été remonté au niveau national chez les Écologistes. Selon la cheffe de file, le candidat malheureux face à elle en juin, l’actuel élu d’opposition Jean-Pierre Cervantès, a eu du mal à encaisser le fait de ne pas être désigné. « On veut me salir pour m’enlever cette tête de liste, mais je me sens toujours légitime. Clairement, je ne me laisserai pas faire », promet Sabah Badji.

  • Au Théâtre Joliette, une saison traversée par le politique et l’intime

    Au Théâtre Joliette, une saison traversée par le politique et l’intime

    Pour sa saison 2025-26, le Théâtre Joliette veut « accueillir le sublime », proclame son affiche qui esquisse une foule chatoyante. « On s’interroge sur la question de l’hospitalité et du refuge, qu’il soit physique ou intime », justifie d’abord Nathalie Huerta, directrice des lieux. Symbole d’un tel credo, l’un des premiers spectacles de cette rentrée : Taire de Tamara Al Saadi, auteur et metteur en scène qui réécrit Antigone en tissant l’interprétation de ce mythe avec l’histoire d’une jeune fille placée à l’Aide sociale à l’enfance. « Quant au sublime », précise celle qui est à la tête de cette scène spécialisée dans les expressions contemporaines, « l’idée vient du spectacle Cérémonies, du Raoul collectif, compagnon du théâtre, où il y a la notion de foule sublime. Car la question du collectif est sublime. Le théâtre est un endroit de rencontres et de débat. Il faut continuer à y croire malgré la violence, toutes ces guerres et génocides ».

    Au son funeste de ces termes, comment ne pas penser à Bashar Murkus, artiste faisant partie de « ces Palestiniens d’Israël » et dont le théâtre, établi dans la ville d’Haïfa, « a été fermé depuis le 7 octobre », situe Nathalie Huerta, au sujet de cet artiste aux spectacles métaphoriques qui viendra présenter Yes Daddy les 18 et 19 novembre. « L’histoire d’un homme âgé qui perd la mémoire, et d’un plus jeune, qui est un travailleur du sexe. » Ce dernier « pense arriver pour commercialiser son corps » mais va finalement se révéler être « un fils, un frère » et lui permettre « de se remémorer ses souvenirs ». L’un des marqueurs d’une saison « plus que jamais internationale, poétique et politique », comme pourra l’illustrer l’invitation faite au collectif libanais de marionnettistes, Kahraba, pendant une semaine en décembre, mais qui s’exerceront aussi à l’art du clown aux côtés du metteur en scène marseillais François Cervantes.

    Cultiver « Nos jardins »

    Dans cette veine, que dire encore des auteurs, poétesses et slameuses rwandaises Lisette Ma Neza et Carine Poet, à la Joliette le 22 novembre. « On connaît tous le génocide qui a eu lieu au Rwanda. Quand j’y suis allée il y a quelques années, j’ai été marquée par la force des femmes qui portent aujourd’hui la réparation, la réconciliation, mais qui font aussi office de la mémoire et du futur », rappelle Nathalie Huerta. De politique, « au sens noble du terme », il sera encore question les 28 et 29 novembre avec Non-lieu, « théâtre documentaire » autour de la mort du militant Rémi Fraisse, atteint par une grenade tirée par un gendarme, mais dont le procès n’a jamais eu lieu malgré des preuves accablantes, indique la directrice de la scène de la Joliette. Et de pointer encore Nos jardins, (les 5 et 6 février), qui évoque le sens de la lutte, à travers l’histoire de jardins ouvriers détruits pour y implanter un centre commercial, face auquel deux groupes de jeunes vont respectivement résister, ou se plier.

  • Béatrice Helg trace ses « géométries du silence »

    Béatrice Helg trace ses « géométries du silence »

    Dans les travées du musée Réattu, un cliché affiche un drap blanc qui semble léviter face à un mur de béton grisonnant. Le fantôme de l’Opéra ? Que nenni. Plutôt un Esprit froissé capturé par Béatrice Helg, figure de la photographie mise en scène, courant qui a fait florès dans les années 1980 et qui atteste d’un contrôle total de l’auteur sur le sujet qu’il a préalablement imaginé. Avec Géométries du silence, exposition accrochée dans le cadre de la séquence « Arles associé » des Rencontres de la photographie d’Arles, le musée Réattu affiche ainsi « la plus vaste monographie jamais consacrée au travail » de cette artiste suisse « influencée par l’avant-garde russe et le constructivisme », situe le Musée.

    « Écriture de lumière »

    Certaines de ses œuvres symboliques, et parfois inédites, sont issues de séries aux titres évocateurs : Théâtres de la lumière, Crépuscule, Éclat ou encore Cosmos, qu’elle a réalisées lors des trois dernières décennies. Une amulette qui s’appesantit sur une main, des jeux de contrastes qui émergent vers le ciel… en déambulant, les rétines se familiarisent à ses formes étranges. « La photographie est une écriture de lumière. Elle me permet d’explorer l’invisible, l’insoupçonné, l’espace du dedans », écrit-elle. « Cette écriture me donne la possibilité d’exprimer des sentiments, de transmettre des sensations, des pensées que je ne saurais évoquer par une photo de la réalité ou par des mots. »

    www.museereattu.arles.fr

  • L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    Le moment tant attendu est arrivé, l’OM revient en Ligue des Champions.

    Pour son retour, trois ans après le fiasco face à Tottenham, Roberto De Zerbi est un peu comme Sir Edmund Hilary lorsqu’il s’est attaqué à l’Everest. « Ce match n’est pas une fête, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière. Cela amène de grandes responsabilités car ce n’est pas n’importe quelle compétition qui nous attend », a reconnu l’entraîneur marseillais.

    L’attente est énorme du côté de Marseille. Surtout maintenant que le PSG a rejoint l’OM dans la liste des vainqueurs de la coupe aux grandes oreilles. Entamer sa campagne par un déplacement à Madrid, où cela ne s’est jamais bien passé pour son équipe, doit permettre à Roberto De Zerbi d’effacer certains détails qui ont empêché son équipe de bien débuter sa saison.

    Pour lui, c’est la victoire contre Lorient qui a en a donné le véritable coup d’envoi. « Mais nous avons pris du retard. Il nous faut travailler dur pour cela » soupire-t-il.

    Il sait que la prestation collective de son groupe va être épiée, dans un stade où se masseront 4 000 supporters venus de Marseille, dans l’espoir de vivre une nuit magique. « C’est incroyable qu’ils soient autant. C’est pourquoi nous nous devons de joueur pour eux, pour la ville, pour tout un pays qui est derrière nous », insiste Leo Balerdi.

    L’Argentin, ménagé face à Lorient, va retrouver sa place et son brassard. Avec l’envie de vivre enfin une belle aventure en Ligue des Champions. « C’est un défi qui nous attend. Il nous faut savoir le relever intelligemment. »

    Pour lui, les clefs de la soirée sont « l’application, la concentration et l’ambition ». Pour lui, cet OM-là peut réussir. « Nous sommes mieux structurés, avec un mental plus fort. Le moment est venu de le montrer sur le terrain. »

    Ce duel face au Real lance une semaine capitale, qui verra l’OM recevoir le PSG dimanche en Ligue 1. Deux tests qui détermineront le véritable potentiel de l’équipe. « Mais l’objectif du moment, reste le Real », rappelle Roberto De Zerbi.

    « Ce match, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière »

  • « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    La Marseillaise : Racontez-nous la genèse de la création du Fan Club OM Barcelona.

    Ferhat Dahak : Nous avons fondé ça en février 2020. C’était à l’époque de la présidence de Jacques-Henri Eyraud. Il avait initié la création de l’OM Nation, avec des bases un peu partout dans le monde. On était quelques Marseillais à se retrouver parfois pour voir des matchs. Il fallait qu’on soit 30 pour officialiser le fan club avec l’OM donc on a trouvé 30 personnes et nous nous sommes réunis dans un restaurant belge. Aujourd’hui, on est toujours une trentaine de membres mais lors des gros matchs, nous pouvons être plus de 100.

    Quels étaient les objectifs
    de la création de ce fan club ?

    F.D. : Le premier objectif était, bien sûr, de se retrouver entre Marseillais car on n’avait pas beaucoup de lieux où se réunir. Un second objectif est arrivé plus tard, après la création du fan club, c’est celui d’accueillir les touristes de passage à Barcelone, qui sont fans de l’OM. On s’est rendus compte que lorsqu’il y a des vacances en France, il y a énormément de personnes qui nous contactent sur les réseaux pour savoir où on retransmet, où se rejoint…

    Qu’y a-t-il de prévu, ce mardi,
    à Barcelone, pour suivre la rencontre
     ?

    F.D. : Nous allons retransmettre dans notre lieu habituel, qui s’appelle Italian Trattoria, en plein cœur de Barcelone. Ecran géant, salle de billard, un bar nous est dédié, il y aura les banderoles et affiches de l’OM.

    Vous serez à Santiago Bernabeu pour suivre cette rencontre, parmi les 4 000 Marseillais faisant le déplacement…

    F.D. : Oui, nous avons monté une petite délégation de barcelonais, dont moi, qui part voir le match au stade demain (ce soir). On sera une dizaine du fan club.

    Quel est votre pronostic pour le match ?

    F.D. : Nous sommes supporters de l’OM donc on part avec de l’ambition, toujours. Sinon ça sert à rien d’y aller. J’adorerais que l’on fasse un gros match dans le jeu et un match nul au bout, ce serait déjà bien. 1-1, 2-2, avec des buts et du spectacle, pour montrer qu’on a une équipe solide, surtout en défense, et qu’on est capable de faire un gros déplacement, avant de recevoir Paris.

  • Le Real est prêt pour la bataille

    Le Real est prêt pour la bataille

    Xabi Alonso va retrouver l’OM, qu’il avait battu nettement en match amical lorsqu’il était entraîneur du Bayer Leverkusen.

    Revenu au club, avec qui il a gagné la Ligue des Champions avant de s’exiler en Allemagne, l’entraîneur des Merengues ne semble pas préoccupé par ce qui attend ses troupes. À aucun moment, il n’a parlé des enjeux de la rencontre. Il est revenu sur l’importance de s’être imposé à San Sebastian, dimanche. A lâché quelques critiques vis-à-vis de l’arbitrage.

    Aurélien Tchouaméni s’est montré un peu plus loquace quand il s’est agi d’évoquer l’OM. « C’est une super équipe du championnat de France. Nous devrons donner le maximum sur le terrain. » L’international a un regret, « ne pas jouer au Vélodrome. J’aurais aimé, pour l’ambiance. Je me souviens quand j’y allais avec Bordeaux ou Monaco, c’était le feu. »

    C’est donc à Santiago Bernabeu, pour la troisième fois, que le Real va tenter de se mettre en route dans une Ligue des Champions où Xabi Alonso a des ambitions. Après une saison en demi-teinte, il veut que son équipe parte en reconquête. « Je compte sur le jeu collectif pour cela », insiste-t-il. « Nous sommes prêts pour la bataille », confirme Aurélien Tchouaméni.