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  • L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    Comme l’a fait Lyon récemment en créant les Lyonnes, l’équipe féminine de l’OM a désormais son identité propre.

    Terminé l’OM Féminines, et bienvenue aux « Marseillaises ». « Nous avions eu l’idée bien avant les Lyonnais, mais il nous a fallu un peu plus de temps pour concrétiser ce qui constitue une vraie volonté de développer la section féminine au sein de l’OM », explique Stefano Petruzzo.

    La remontée en Ligue 1 a été le vecteur de cette métamorphose. Et cette identité nouvelle « est une valeur ajoutée qui permet de mieux identifier nos équipes féminines » poursuit le directeur général de la section féminine de l’OM. C’est aussi un clin d’œil à la symbolique marseillaise, est la planche d’appel pour poursuivre le développement du football féminin en faisant de Marseille un pôle d’attraction.

    Ces « Marseillaises », qui ont été présentées officiellement avant la rencontre de Ligue 1 OM – Lorient, vendredi, ont déjà plusieurs cordes à leur arc. Outre l’équipe une, en élite senior, « nous avons une réserve que nous aimerions voir accéder rapidement en troisième division, et nos U19 ont de très bons résultats » détaille Stefano Petruzzo.

    À terme, un centre de formation va voir le jour. « Il y a beaucoup de talents dans la région. C’est à nous de proposer les structures pour les retenir afin d’alimenter notre filière » continue le dirigeant. En précisant que « Franck McCourt et Pablo Longoria ainsi que l’ensemble de la direction du club sont d’accord pour ces investissements ».

    Installation à Martigues

    Avec le retour en Ligue 1, la question des structures, notamment du stade, est redevenue cruciale. De par sa configuration, l’OM Campus n’est pas adapté pour l’organisation de rencontres de haut niveau. Évoluer au Vélodrome, « ce sera possible sur quelques matches. Nous sommes en train de finaliser les choses » confesse Stefano Petruzzo. Il se murmure ainsi que « Les Marseillaises » recevraient les Lyonnes et le PSG dans le jardin de l’OM.

    Toutefois, après plusieurs semaines de discussions, un accord a été trouvé afin que les coéquipières de Tess Laplacette s’installent au stade Francis Turcan de Martigues. « C’est la jauge idéale, avec 8 000 places, des possibilités d’hospitalité, d’animations et assurer le confort des supporters » souligne le dirigeant olympien.

    Ce déménagement dans le fief du FC Martigues est une solution à moyen terme, le temps de trouver une option sur Marseille. Le club réfléchit également à mettre en place des facilités de déplacement pour ses supporters qui voudront se rendre dans la Venise provençale.

    Ayant désormais trouvé leur maison, Les Marseillaises donnent rendez-vous pour la première à domicile. Ce sera le vendredi 19 septembre, à 21 heures, face au Havre. Elles enchaîneront sur la réception de Fleury, le samedi 27 septembre à 17 heures.

  • Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Peut-on encore être surpris par une victoire du Cercle des nageurs de Marseille lorsqu’elle se produit dans le championnat national ? Pour leur premier match de la saison, les poloïstes phocéens ont aisément disposé de leurs voisins niçois (22-7), samedi après-midi au bassin Pierre-Garsau. « J’étais très content de l’état d’esprit de mes joueurs », souligne Milos Scepanovic, entraîneur du CNM. « On a produit un rythme de haut niveau, avec un pressing défensif maîtrisé. Au-delà de la différence de qualité individuelle entre nos joueurs et ceux de Nice, l’engagement collectif de l’équipe a fait la différence », ajoute-t-il, quelques jours après être rentré de leur voyage en Californie, où ils ont participé à un stage de préparation de luxe au sein de l’Université de Berkeley.

    Nouvelle saison, même ambition européenne

    « Ça nous a permis d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres », note le technicien monténégrin qui compte cinq nouveaux joueurs dans son effectif. Lorris Canovas, Radomir Drasovic, Bilal Gbadamassi, Efstathios Kalogeropoulos et Adam Nagy ont fait leurs grands débuts sous le bonnet marseillais. « J’espère que ces recrues de talent et d’expérience, associées à celles de nos joueurs cadres, vont nous permettre de se qualifier de nouveau pour le Final Four de la Ligue des champions. C’est notre objectif principal de la saison », assure Scepanovic, persuadé que son nouveau groupe a « plus de potentiel » que celui de l’année passée. « On a plus de confiance en nous-mêmes, ça va nous permettre de mieux aborder les matches face aux autres cadors européens », estime-t-il, conscient que cette saison, avec l’Euro en janvier 2026, va être plus rude.

  • Un week-end de course en hommage au pilote monégasque Jules Bianchi

    Un week-end de course en hommage au pilote monégasque Jules Bianchi

    En ayant roulé pendant près de deux jours sans s’arrêter, même quand la pluie s’est abattue samedi, les 32 équipages présents ce week-end sur le circuit du Castellet ont rendu un vibrant hommage à Jules Bianchi – le pilote de Formule 1 monégasque fauché le 5 octobre 2014 sur le circuit japonais de Suzuka et qui a succombé à ses blessures après plus de neuf mois passés dans un coma profond – à l’occasion du marathon créé en son honneur en 2015. « Notre Jules n’est plus physiquement parmi nous, mais on le fait revivre », lance Jean Alesi, président du circuit Paul Ricard. « Son papa et sa maman ont été extraordinaires en organisant ce marathon. C’est un grand honneur de pouvoir accueillir un tel événement chez nous », poursuit-il pour ce dixième anniversaire symbolique. « Tout ce que l’on veut, c’est qu’on ne l’oublie pas », livre Philippe Bianchi, le père de Jules, très ému lors de la remise des prix.

    100 000 euros pour l’association

    « C’est une très belle preuve d’amour que vous lui faites. Soyez certain qu’il est près de nous, je le sais et je le sens. C’est quelque chose d’extraordinaire pour notre famille. Grâce à vous, on arrive à faire de belles choses », ajoute le président de Bianchi Lagorce Events, qui s’est engagé, avec son associé Franck Lagorce, à reverser 50 000 euros pour l’association Jules Bianchi #17, afin de venir en aide notamment à l’hôpital L’Archet, à Nice. Une somme à laquelle s’ajoutent les 50 000 euros qu’a remis l’association Barbagiuans de Monaco.

  • Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Avec trois distances au programme, dont une totalement inédite, les Bosses de Provence, célèbre course cyclo-sportive marseillais qui fêtait son 30e anniversaire ce week-end, semble avoir trouvé la formule idéale.

    Alors que le Vélo club La Pomme, l’organisateur de cet événement, avait fixé un plafond de 2 000 inscrits, notamment pour des questions de sécurité et de logistique, ce sont plus de 2 100 amateurs du deux-roues qui se sont donné rendez-vous dimanche matin au campus de Luminy. « Même si la plupart des participants sont des régionaux de l’étape, on a quand même des coureurs qui sont venus de plus de 70 départements français », note Patrick Sorin, président du club à la manœuvre, fier de l’affluence sur le 93km, avec plus de 1 000 personnes au départ. « Le nouveau parcours de 150km a déjà trouvé son public, avec un peu plus de 650 compétiteurs, qui se sont frottés à une ascension inédite du col de la Sainte-Baume par Mazaugues », poursuit-il, persuadé que ce tracé « un peu plus roulant que le 164km des années précédentes » convient à un public plus large.

    La formule randonnée séduit de plus en plus

    Si la majorité des participants vient dans le but de réaliser la meilleure performance possible, certains préfèrent savourer l’instant. « On s’est dit que ça faisait une bonne sortie en amoureux », raconte Benoît, en se lançant avec son épouse sur le 93km sous la formule randonnée. « On aime tous les deux faire du vélo, mais on n’a pas trop le temps d’aller sillonner les routes », ajoute l’Aixois, en franchissant la ligne d’arrivée en quatre heures, soit le même temps que le vainqueur du 150km chronométré.

    « Notre but était d’organiser une épreuve plus collective, où les coureurs se retrouvent dans des paquets qui améliorent l’expérience personnelle avec une meilleure ambiance et une plus grande sécurisation du parcours », souligne le président Sorin, en comptabilisant plus de 350 participants. « J’ai l’impression que l’on a trouvé la formule gagnante entre la formule chronomètre et randonnée », se réjouit l’organisateur. Il se réunira avec ses équipes dès mardi pour évoquer la 31e édition des Bosses de Provence, avec une possible « évolution » du 93km.

    Classement du 50km :

    1- Anton Gagneuil (1’25’’01)

    2- Raphaël Boucault (1’25’’02)

    3- Eric Cimo (1’25’’02)

    Classement du 93km :

    1- Emilien Vaireaux (2’28’’18)

    2- Maxime Queyret (2’28’’18)

    3- Kevin Sagau Renard (2’28’’19)

    Classement du 150km :

    1- Rafael Philippe (4’01’’22)

    2- Florian Coste (4’03’’55)

    3- Bastien Terranova (4’04’’15)

  • À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    Les 15 et 22 mars 2026, Béziers se donnera-t-elle les moyens de tourner la page de l’extrême droite incarnée depuis 2014 par Robert Ménard réélu au 1er tour en 2020 avec 68% des voix ?

    À gauche, le Printemps biterrois travaille à ne pas reproduire les erreurs du passé. Avec 3 listes de gauche, « on a fait le pire en 2020, on ne peut faire que mieux », positive Thierry Antoine (EELV). Voilà plusieurs mois que les principales formations politiques (PS, EELV, PCF, l’Après, Place publique, Génération.S, Gagner) sont rassemblées pour porter un projet progressiste commun. Dimanche 7 septembre lors de la fête de la Plantade organisée par le PCF, une nouvelle étape a été franchie avec la désignation « par consensus » de l’écologiste Thierry Antoine comme tête de liste.

    Une première victoire pour le Printemps biterrois même si la France insoumise (LFI) manque toujours à l’appel. « Rien n’est acté, on aura encore des discussions. Le ressenti de leurs militants n’est pas forcément le même que celui du parti. Magali Crozier [LFI] était présente à la Plantade et a laissé entendre que tout reste possible », positive Thierry Antoine. En 2020 aux côtés des Insoumis, il n’avait obtenu que 5,36%. « Il faudra faire beaucoup mieux, au moins imposer un second tour. » Pour ce faire, le programme sera une clé. Des consultations citoyennes vont s’accélérer, quartier par quartier. « Le com’ de Ménard étouffe les Biterrois qui ne s’expriment plus. Il faut jouer la proximité, la déclinaison des programmes nationaux on n’en veut plus », promet l’écologiste.

    Thierry Mathieu en piste

    Quelque part c’est aussi le ressenti de Thierry Mathieu. Mais pour le directeur de la CAF de l’Hérault qui a officialisé sa candidature le 4 septembre devant 400 soutiens, la comparaison s’arrête là. « Je respecte les partis mais je ne crois plus en eux à l’échelle locale », tranche Thierry Mathieu. Pour lui, le seul parti qui vaille, c’est « celui des bonnes volontés » qu’il essaye d’agréger avec des associatifs, acteurs culturels et sportifs, chefs d’entreprise, citoyens de diverses sensibilités politiques…

    Sa démarche autour d’un projet dit « humaniste et républicain » est perçue comme centriste du côté du Printemps biterrois. « Thierry Mathieu a pas mal d’anciens de Raymond Couderc [ex-maire UMP] ou proches de la Macronie », observe Thierry Antoine. Et aussi quelques socialistes ou proches à l’instar des sénateurs Hussein Bourgi (PS) et Henri Cabanel (RDSE). Un soutien de Carole Delga à Thierry Mathieu, conseiller régional de sa majorité, pourrait peser. « Je serais étonné qu’elle prenne position pour quelqu’un qui se dit ni de droite ni de gauche et n’aime pas les partis », tacle Thierry Antoine.

    En attendant, le directeur de la CAF trace sa route « pour ma ville », dit-il. Marqué par les événements à la Devèze, il veut « ventiler les effectifs de la police dans tous les quartiers ». Mais aussi causer laïcité pour « arrêter de manipuler les religions comme Ménard ». Plutôt que des uniformes, il proposera un « accès gratuit au soutien scolaire » et promet de « créer un écosystème favorable à l’emploi » à Béziers où le taux de pauvreté atteint 36%.

  • Courbessac : trouver un médecin à tout prix

    Courbessac : trouver un médecin à tout prix

    « Le sujet revient tous les jours, plusieurs fois par jour : “alors vous avez trouvé un médecin ? Comment on va faire ?” Les gens sont très inquiets », confie Coralie Martin. La pharmacienne du quartier de Courbessac, à Nîmes, a donc pris l’initiative, comme on jetterait une bouteille à la mer, de lancer une pétition en ligne sur change.org, qui a déjà recueilli plus de 300 signatures. Des exemplaires papiers sont également disponibles à la pharmacie, au cabinet des infirmiers, de la kiné ou au bureau de tabac du quartier.

    « Situation critique »

    « Le dernier médecin qui reste sur le quartier prend sa retraite à la fin de l’année. Quant aux villages alentour, leurs médecins ne prennent plus de patients et aucun autre n’a prévu de s’y installer. La situation est assez critique, il y a vraiment tout le secteur de Nîmes Est qui est sans solution », explique la pharmacienne dont l’officine, ouverte il y a tout juste un an, se trouve fragilisée par la situation. En désespoir de cause, Coralie Martin a même « envoyé un mail à la fac de médecine de Roumanie, car on m’a dit que des médecins d’Europe de l’est venaient s’installer en France. Mais je n’ai pas eu de réponse ». Emmanuelle Mommeja-Couton, la médecin de Courbessac qui s’apprête à faire valoir ses droits à la retraite, tente elle-même depuis un an de trouver un remplaçant. En vain jusque-là.

    « Il y a des personnes qui vieillissent et qui ne peuvent pas se déplacer vers les autres quartiers de Nîmes. Il y a également des gens qui ont besoin d’un suivi médical régulier », fait valoir Coralie Martin. « On a aussi beaucoup de familles avec des enfants en bas âge qui se sont installées à Courbessac. » Sa pharmacie dispose bien d’une borne de téléconsultation, « mais ça va pour dépanner, ça ne peut en aucun cas remplacer un médecin. Il n’a pas de suivi après. Sans compter que les gens apprécient la relation avec un médecin référent, un médecin de famille qui vous suit. »

    Du côté de la Ville de Nîmes, Frédéric Pastor, le président du Conseil de quartier Mas de Mingue-Courbessac, assure plancher sur le problème. « Avec ma collègue Corinne Ponce, ajointe à la santé, nous travaillons pour trouver une solution sur Courbessac. Il n’en demeure pas moins que ce n’est pas le seul secteur qui est touché, celui du Mas de Mingue l’est également. On est plus globalement face à une problématique nationale de manque de médecins traitants », estime l’élu.

  • Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    C’est ce qu’on appelle une rentrée sur les chapeaux de roues. Telle est celle vécue par le collège Frédéric-Bazille à Castelnau-le-Lez. Face au manque de personnels et de professeurs, les parents et enseignants ont appelé à une journée de mobilisation, le 3 septembre. « Lors de notre pré-rentrée, le 29 août, notre chef d’établissement nous annonce que l’on n’a plus de principal adjoint. Aucun de nos collègues n’a voulu prendre la fonction car les conditions de travail sont plus dégradées », détaille Jordan Homps, professeur de physique-chimie et co-secrétaire Snes-FSU du collège.

    À cela s’ajoute l’absence d’un professeur de français et un autre d’histoire-géographie. Une position délicate pour les deux classes de troisième impactées qui doivent passer leur diplôme du brevet à la fin de l’année. « Le problème, c’est que l’an dernier, ces deux mêmes classes qui étaient en quatrième n’avaient pas eu de prof de français jusqu’à fin novembre. Ce qui représente un trimestre. De plus, quatre autres classes n’avaient pas eu non plus de cours de français, de décembre jusqu’à mars. Le collège avait fait appel à un prof de français à la retraite qui a bien voulu prendre ses heures pour nous dépanner », soupire Pernille Kongstad, déléguée FCPE de l’établissement.

    Pour ne rien arranger, le collège Frédéric-Bazille est également victime de la pénurie nationale d’Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) que connaît tout l’Hexagone. Deux d’entre eux manquent à l’appel. « C’est problématique pour les élèves qu’ils accompagnent mais également pour la classe entière car quand les élèves en situation de handicap ne sont pas suffisamment encadrés, cela peut perturber la classe entière », reprend Pernille Kongstad.

    Des moyens débloqués

    La goutte de trop pour les parents, le personnel et les élèves qui sont donc montés au créneau, le 3 septembre, en se mobilisant dans le collège. Les collégiens ont d’ailleurs réalisé des pancartes afin de s’exprimer sur la situation. « Nous sommes obligés d’établir un rapport de force. Les moyens sont tellement limités pour tout le monde que, c’est triste à dire, mais c’est celui qui parle le plus fort qui se fera entendre », soupire Jordan Homps.

    Et il semblerait que le message ait été reçu par le rectorat puisque deux jours plus tard, de nouveaux moyens ont été débloqués pour le collège. Contacté, le rectorat assure que « des solutions rapides et concrètes ont été trouvées. Un principal adjoint a été recruté et a pris ses fonctions [le 5 septembre]. Il a d’ailleurs rencontré, mercredi, le principal de l’établissement et découvert son futur lieu d’exercice. Il manquait un professeur en histoire-géographie. La situation est désormais réglée. Un enseignant qualifié a été nommé. Le recrutement d’un professeur de lettres est également confirmé afin de couvrir les quelques heures d’enseignement encore manquantes. » Un AESH aurait également été recruté via le Pôle inclusif d’accompagnement localisé (Pial) du lycée Georges-Pompidou et la seconde embauche serait en cours.

    Des manques de postes criants illustrant la crise de vocation que connaît le monde enseignant. Une problématique vieille de quelques années déjà mais qui ne cesse de s’aggraver malgré les dispositifs mis en place par les services de l’Éducation nationale. La dernière en date, baisser le recrutement des professeurs à partir de la licence, laisse les professeurs sceptiques. « Ce n’est pas en diminuant le niveau de qualification des personnels qu’on améliore la qualité de travail et le taux d’engagement des enseignants. Cela ne va pas créer des vocations car les premières causes de ces départs sont une perte de sens et le décrochage salarial », souligne Jordan Homps.

  • Ces restaurateurs « dog friendly » qui accueillent les chiens dans l’Hérault

    Ces restaurateurs « dog friendly » qui accueillent les chiens dans l’Hérault

    La période estivale rime souvent avec abandon d’animaux. C’est pourquoi la Société protectrice des animaux (SPA) est particulièrement impliquée durant l’été. Dans l’Hérault, elle a signé un partenariat avec l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie 34 (Umih 34) et ACM Communication pour lancer un sticker « dog-friendly », ami des chiens en Français. Ainsi, les restaurateurs qui le souhaitent peuvent afficher ce sticker sur leur devanture pour indiquer aux propriétaires que leurs compagnons à quatre pattes sont les bienvenus dans l’établissement.

    « C’est toujours embêtant pour les propriétaires de rentrer dans les restaurants pour demander si les chiens sont acceptés. Nous avions eu des remarques sur ce sujet. Johnny, qui travaille avec nous, a eu l’idée d’un logo sur leur établissement pour signifier que les restaurateurs acceptent les chiens. On sait que dans ces endroits, les chiens seront bien accueillis et qu’on leur proposera une gamelle avec de l’eau. Les premiers retours que l’on a sont très positifs », explique Annie Benezech, directrice de la SPA de Montpellier.

    Favoriser les dons

    Pour l’instant, ce dispositif est en phase d’essai dans le département où plus de 40 restaurateurs ont rejoint le mouvement. « Nous avons des appels de restaurateurs qui veulent participer à l’opération. Pour l’instant, c’est l’Umih qui se charge d’envoyer les autocollants. Ça va faire boule de neige parce que j’ai aussi eu des appels de sandwicheries. Puis les cafés vont aussi vouloir le faire. C’est peut-être utopique mais on se dit qu’en facilitant la vie des propriétaires de chiens, il y aura moins d’abandons », prévient Annie Benezech.

    L’association, qui alerte tous les ans sur la hausse des abandons d’animaux et la baisse des adoptions, manque aussi de moyens pour s’occuper de tous ces animaux sans famille. C’est pourquoi les restaurateurs partenaires proposeront aussi à chaque client d’effectuer un don à la SPA en arrondissant les sommes de la note.

    « Ça permet aux gens de ne jamais oublier que plein d’animaux sont abandonnés. C’est bien que les gens qui aiment les animaux puissent participer au bien-être de ceux qui n’ont pas la chance d’avoir une famille », conclut Annie Benezech.

  • Vassal officialise sa candidature, à droite toute

    Vassal officialise sa candidature, à droite toute

    C’était un secret de polichinelle qu’elle a dissipé samedi 13 septembre : la présidente de la Métropole et du Département, Martine Vassal, est officiellement candidate à la Mairie de Marseille. « C’est un jour particulier. Il y a six ans, je me lançais dans la campagne des municipales. Mais les choses étaient bien différentes à l’époque. Car l’union, nous l’avons aujourd’hui », lance-t-elle, dans l’espace de restauration cossu et bondé des Halles de la Major, à la Joliette. Elle avait alors échoué et vu les voix de la droite se disperser façon puzzle entre sa candidature LR, la liste du dissident Bruno Gilles et celle des macronistes menée par Yvon Berland.

    Cette prise de parole destinée à solder la journée de discussions et meeting organisée par le collectif de « droite et du centre » Une génération pour Marseille, est également l’occasion d’ « apporter des propositions » à leurs travaux. Parmi celles-ci, « le rétablissement de l’arrêt anti mendicité, des peines plancher, de la vidéo protection. La ville est souillée par des gens qui ne respectent rien », vitupère Martine Vassal, l’actuel maire de Marseille soutenu par une coalition de gauche, Benoît Payan, constamment dans son viseur.

    À ses côtés, plusieurs figures politiques locales comme la sénatrice LR Valérie Boyer ou l’ancienne députée et secrétaire d’État macroniste Sabrina Agresti-Roubache. Et évidemment, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d’azur et délégué régional de Renaissance, Renaud Muselier. « Si on veut gagner, il nous faut une incarnation », s’était-il réjoui quelques minutes avant l’annonce, visiblement soulagé d’un poids. « Nous avions la nécessité de fédérer et éviter les erreurs qu’on a pu commettre dans le passé. On ne peut gagner que si on additionne », annonce ce briscard de la politique, juste après avoir salué son « frère, Bruno Gilles », ajusté Benoît Payan, « un maire non élu » qu’il juge encore coupable de « féminicide politique » envers Michèle Rubirola.

    À six mois du premier tour des élections municipales, la droite tente de mobiliser ses troupes pour « reconquérir Marseille », « tous unis sous les mêmes couleurs », slogans gimmicks d’une soirée au cours de laquelle la secrétaire générale du collectif Une génération pour Marseille, Sandra Blanchard, éructe devant les militants : « on a une putain de rage de gagner, on va les massacrer ».

    Grand écart ou salto ?

    La défaite aux élections municipales 2020 reste un traumatisme pour la droite locale, ville dont la gestion lui avait été retirée par les habitants après un quart de siècle de règne de Jean-Claude Gaudin, ce mentor et matamore de plusieurs générations d’élus de son camp, dont une bonne partie dans la salle.

    Au milieu de ce nuancier des droites et de ses soutiens, auquel manque encore Frédéric Collart, conseiller départemental issu de la majorité de Martine Vassal et candidat déclaré à la Mairie, l’ancien député des quartiers Nord, Saïd Ahamada est dans le public. La marque d’un soutien à Martine Vassal ? « Je viens en tant que spectateur », expose celui qui fut élu dans les quartiers Nord sous la bannière du parti de Macron lors de son premier quinquennat. « Je suis quelqu’un d’assez ouvert. J’espère surtout un arc républicain qui permettra de faire barrage à LFI et au RN. Qu’est-ce qui oppose Benoît Payan et Martine Vassal, si ce n’est la méthode de gouverner ? », ose l’actuel chef de file de Territoires de progrès. Une trentaine de minutes plus tard, Ludovic Perney, quinzième vice-président de la Région, cible encore le maire actuel qui s’est « mis à distribuer des couscous pour convaincre. Quelle indignité ! », harangue cet éternel jeune loup qui avait rallié la candidature de Bruno Gilles au détriment de Martine Vassal en 2020. Pendant six mois encore, le grand écart entre la macronie et la droite extrême s’annonce périlleux.

  • [Grand entretien] Ismaël Khelifa : « Tout est parti d’une rencontre à Marseille »

    [Grand entretien] Ismaël Khelifa : « Tout est parti d’une rencontre à Marseille »

    La Marseillaise : Le 18 septembre, votre opération « Montagnes solidaires » va entrer dans le vif du sujet, en quoi cela va-t-il consister ?

    Ismaël Khelifa : Elle est née d’une volonté. À savoir répondre à l’urgence par l’action et le non-renoncement. Me dépasser pour transmettre de l’espoir tout en me confrontant au réel. Partager la grandeur des Alpes avec le grand public et embarquer chacun dans une action solidaire pour montrer aux enfants et aux adolescents démunis que nous nous tenons à leurs côtés. Voilà ce qui m’anime pour cette nouvelle expédition sportive et solidaire.

    Qu’allez-vous faire concrètement ?

    I.K. : Mon idée est de relier mes deux villes de cœur, à savoir Marseille et Annecy, en plusieurs étapes. Et varier les efforts, à savoir 44 kilomètres de nage en mer et dans trois lacs alpins, monter les cols mythiques des Alpes sur 846 kilomètres en vélo, et effectuer une randonnée de 110 kilomètres dans des paysages exceptionnels.

    Pourquoi un tel challenge ?

    I.K. : Tout est arrivé lors d’une rencontre, à Marseille. Celle avec une gamine que je vois partager son sandwich avec son frère. Je suis allé parler avec elle et elle m’a avoué que c’était en fait leur repas de midi. J’ai pris une énorme claque en constatant que dans mon pays, la France, des gosses vivaient dans une immense misère. Je n’en ai pas dormi de la nuit. J’ai ensuite appris qu’en France, aujourd’hui, un enfant sur cinq vit dans une extrême pauvreté. Ce que je ne peux pas admettre.

    Vous avez donc décidé d’agir ?

    I.K. : J’ai créé mon association, en 2018, et je me suis demandé comment mettre en place une initiative qui puisse toucher un maximum de personnes. J’ai songé au Secours populaire, car cette association est présente sur tout le territoire et j’y ai rencontré des gens qui ont la solidarité dans leur ADN. C’est d’ailleurs pour récolter des fonds pour leurs actions que je vais me lancer dans mes « Montagnes solidaires ».

    C’est aussi une victoire sur vous-même qui va se concrétiser ?

    I.K. : Disons que, lorsque j’ai eu cette idée, j’avais omis une chose. Je ne savais pas nager ! Ma priorité a donc été d’apprendre. Et c’est Théo Curin, alors que je venais de franchir le cap de la cinquantaine, qui m’a appris. Il a été un coach exceptionnel. Et maintenant, je suis prêt à défier les eaux de Marseille, entre le Frioul et les Catalans, et les lacs de Serre-Ponçon, Sainte-Croix et Annecy.

    Vous vous sentez comment à quelques jours du départ ?

    I.K. : Je me sens bien ! J’ai fait ce qu’il fallait pour être prêt le jour J. Je sais que le plus dur est à venir. Qu’il y aura des aléas, dans l’eau, mais aussi sur les routes. Néanmoins, l’idée de traverser des paysages époustouflants et des rencontres qui m’attendent sur le parcours seront mon carburant. Ce que je vis ces derniers jours est grisant.

    Comment va se passer cette traversée ?

    I.K. : Je vais partir des îles du Frioul jeudi, et une fois sur la plage des Catalans, ce sera le grand départ. Sur la terre ferme, les gens qui le souhaitent pourront faire un bout de chemin à mes côtés. À l’étape, des rencontres sont programmées avec les antennes locales du Secours populaire, qui récolteront les dons de ceux qui souhaitent contribuer à ces « Montagnes solidaires » en effectuant des dons qui seront au bénéfice des écoles, collèges et lycées de la région où nous serons. Au-delà de cette collecte, l’idée est que chaque rencontre soit une fête, placée sous le signe des échanges et du partage. Je vais traverser des sites magnifiques. Mais je souhaite aller au-delà de la carte postale. Faire prendre conscience du manque de solidarité et de fraternité dans notre société actuelle. Avec un rêve, que ceux qui vont me suivre lancent à leur tour une dynamique pour que ce défi transpire bien au-delà des mille kilomètres du parcours. Que des gens qui vont me croiser se disent : « Tiens si j’appelais mon centre du Secours populaire pour voir s’il est possible de faire quelque chose dans ce domaine ? » Cela afin que mon défi personnel dépasse son cadre.

    Pourquoi avoir choisi Marseille et Annecy comme point de départ et d’arrivée ?

    I.K. : Annecy, c’est ma ville de naissance. J’ai eu la chance d’y vivre une vie chouchoutée, d’avoir une famille aimante. Marseille, c’est ma ville de cœur. J’y ai découvert des gens qui ont appris à se débrouiller par eux-mêmes. Qui ont su mettre en place une solidarité formidable dans les quartiers, alors qu’ils ont des vies qui ne sont pas toujours simples. Je trouve à ce sujet que les Marseillais sont de vrais citoyens, qui savent ce que l’engagement personnel signifie. Ce sont eux qui m’inspirent au quotidien.

    À quelle date comptez-vous terminer votre défi ?

    I.K. : L’arrivée est prévue le 16 octobre, sur la plage de l’Albigny. Ce qui signifie que je terminerai le périple comme je l’ai débuté, par une épreuve de nage. Mais dans le lac d’Annecy, ce sera sans doute plus compliqué, car l’eau y sera beaucoup plus froide que lors de mon départ à Marseille. Je m’attends à des conditions terribles, en plein automne. Mais je le ferai. Le mental est là.