Blog

  • Le République doit déposer le bilan

    Le République doit déposer le bilan

    « C’est avec le cœur gros et une énorme émotion que j’ai pris la décision de déposer le bilan de l’association La petite Lili, qui porte le restaurant à Marseille. Je suis chef d’entreprise, j’ai des obligations », lâche Sébastien Richard, chef cuisinier et président de l’association La petite Lili. Il poursuit : « Je dois payer les salariés et honorer mes engagements. » Le restaurant emploie 18 personnes, dont 7 en parcours d’insertion.

    Solidaire et social

    Il y a cinq ans, Sébastien Richard lançait l’association La petite Lili avec un défi : réunir dans un lieu au même moment des clients traditionnels et des bénéficiaires d’aide alimentaire, attablés côte à côte. « Aller au restaurant, c’est une démarche, il ne s’agit pas uniquement de se nourrir », expliquait-il. Car, manger au restaurant Le République, c’est alors aider à créer des emplois et permettre à tout le monde de profiter d’un vrai moment à table, avec une alimentation saine et sourcée.

    Ce restaurant unique en France, grâce à son association, permet de faire manger des bénéficiaires de minima sociaux pour 1 euro. Il finance aussi des formations via l’École marseillaise de l’alimentation et l’hôtellerie par inclusion (Emahi). Actuellement, les formations continuent et sont dispensées ici, au restaurant. « Mais d’autres solutions sont possibles, toutes les histoires ne s’arrêtent pas, et heureusement », rassure Sébastien Richard. Avant de rappeler : « Le restaurant reste ouvert. Et si le tribunal demain me dit “on continue”, alors je continuerai. »

  • La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    Depuis deux mandats, Michel Terrisse (DVD) préside aux destinées d’Althen-des-Paluds (3 000 habitants entre Monteux et Entraigues). Si le maire sortant n’a pas encore fait part de ses intentions pour mars prochain, la gauche, elle, se met en ordre de marche pour reconquérir l’Hôtel de ville. Entre 2001 et 2014, Lucien Stanzione en a été le maire. Toujours conseiller municipal, le sénateur PS vient d’apporter son soutien au collectif Ambition Althen, qui, sans revendiquer d’étiquettes, entend porter « une liste progressiste ».

    Elle est notamment le fruit d’un rapprochement entre les deux listes d’opposition, celle de Lucien Stanzione et celle d’Yvan Capo. Une trentaine de personnes participe au collectif, qui promet « une gouvernance honnête, transparente et démocratique », selon Jean Maître, conseiller municipal d’opposition. « Ce projet est l’affaire de tous, il ne se concentre pas dans les mains d’un seul homme, mais d’un collectif volontaire et solidaire », poursuit-il.

    Ciblant des « gaspillages » d’argent public (manière dont le projet de nouvelle cantine a été monté, lotissement de 50 lots en jachère), Yvan Capo parle de « dépenser autrement avec une approche qui repose sur la compétence, la rigueur et l’efficacité ». Davantage de poids pour le CCAS, un lieu d’accueil pour les jeunes ou « des festivités fédératrices » sont quelques-unes des premières propositions de campagne.

  • « Les sons du large » résonnent et déambulent sur la Canebière

    « Les sons du large » résonnent et déambulent sur la Canebière

    Série de spectacles et rendez-vous initiés ponctuellement depuis quelques années par la mairie des 1er et 7e arrondissements, la plupart du temps autour du cirque et des arts de la rue, Au bout la mer divague, dimanche 19 octobre, vers la musique. La Canebière et ses alentours résonneront au rythme de concerts et performances de treize groupes et ensembles qui se succéderont entre 10h et 18h, pour une journée dont la direction artistique a été confiée à La Clique Production.

    « On flatte l’âme de Marseille, ville-monde qui évoque les sons du large, forcément de la Méditerranée, mais aussi au-delà », explique son directeur, Arnaud Amat, à propos de cette « traversée musicale qui permet au public de naviguer entre plusieurs scènes et se laisser porter par différentes esthétiques », équipée de groupes locaux portés sur le son mondial. L’une des scènes sera installée à l’angle Canebière – Saint-Ferréol. à l’image de ce « carrefour », des projets qui croisent les rythmes traditionnels à la modernité en seront les emblèmes : Chu Chi Cha, tandem qui enrobe la cumbia d’électro, puis Benzine, duo qui « prend de la poésie bédouine, des instruments et samples de percussions traditionnelles algériennes pour les passer ensuite dans ce qu’ils appellent leur rai machine ».

    La culture à sa place

    « Que les gens se laissent emporter par ces rythmes », espère Arnaud Amat, avant d’affirmer : « la place de la culture, elle est là, dans l’espace urbain, avec un événement populaire, gratuit et fédérateur. On est sur un brassage culturel. C’est la force de ce projet. » Charge à la chorale latino-américaine, le duo accordéon-voix autour de chansons napolitaines, Nannani, ainsi que les fanfares Brass Koulé et Mudanza « d’accompagner le public entre les différentes scènes ». Parmi celles-ci, une, installée face au Palais de la Bourse, portée par le flot de « l’afro disco house » jouée avec des instruments recyclés de Fulu Miziki et les chansons du répertoire grec des années 1970, revivifiées par le groupe Deli Teli.

    Une veine plus acoustique et intimiste irriguera la scène installée sur le port antique, au Musée d’Histoire de Marseille, où résonnera un voyage polyphonique à travers la chorale de 20 femmes d’Arteteca, avant que le projet occitan-sicilien de Spartenza et Manu Théron ne propage l’écho de musiques méditerranéennes, mais pas que. La place du général-de-Gaulle sera, elle, davantage consacrée aux minots, notamment avec le conte musical Voyage au-delà des mers. Côté danse, le parvis de l’Opéra de Marseille sera le théâtre d’une « initiation à la sévillane et à la rumba », précise Arnaud Amat, puis de Récifs, « performance participative qui réunit 70 amateurs autour de la préservation de l’océan ».

  • Rock, funk et reggae ouvrent grand les Bouches-du-Rhône

    Rock, funk et reggae ouvrent grand les Bouches-du-Rhône

    Anciennement connu sous le nom de Tour du pays d’Aix, Terre de Provence amplifiée (TPA) revient sillonner chaque automne certaines salles de la région. Son credo, « mettre sur scène des amateurs, notamment issus du dispositif Class’EuRock, et professionnels. Nous avons choisi, outre des têtes d’affiche nationales et internationales, de mettre à l’honneur le travail des groupes du cru qui, loin d’être absents de l’actualité musicale, sont souvent relégués derrière le buzz », indique l’association Aix’Qui ?, aux manettes de ce festival dont la 27e édition s’élance ce vendredi 17 octobre au Portail Coucou, à Salon-de-Provence.

    Électrique

    Au programme de cette soirée placée sous le signe du rock, le groupe fondé à la fin des années 1970, Bijou, avec une première partie assurée au son garage des régionaux de l’étape, The needs et In a daze. Des concerts inauguraux augurant cinq autres rendez-vous autour d’autant de styles.

    Le lendemain, direction L’avant-scène à Aubagne, avec le pionnier du funk français, Juan Rozoff, dont la première partie sera assurée par les Marseillais de Rage Dogz. Le 24 octobre, place au reggae de Vanupié dans la salle des fêtes de Beaurecueil. La veille de la venue du guitariste blues Slim Paul à la MJC de Miramas. Dernière ligne droite de TPA les 31 octobre et 1er novembre aux Arcades d’Aix et à la Halle de Martigues, qui accueilleront respectivement le punk rageur de Guérilla poubelle et la chanteuse de ragga Soom T.

  • [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    La Marseillaise : Vous allez participer pour la 2e fois de votre carrière à cette Transat, renommée Café l’Or. Quel est votre état d’esprit avant de partir vers la Martinique ?

    Mikael Mergui : Je suis très heureux de repartir faire cette Transat qui m’a toujours fait rêver depuis gamin. J’adore les courses en double. On peut pousser les bateaux à 100%. Intellectuellement, c’est vraiment intéressant, parce qu’on n’a pas le bateau en mode « un peu dégradé », comme dans une course solitaire, où l’on ne peut pas toujours être à 100%. Là, on peut toujours être à 110%. On partage des moments forts avec son coéquipier. Il y a quand même une dimension humaine et sportive qui m’a toujours beaucoup intéressé. En Méditerranée, malheureusement, on n’a pas ce genre d’épreuve. On n’a pas de grandes courses transatlantiques en solitaire ou en double. D’avoir la chance de repartir une deuxième fois, je suis super heureux. Dans des conditions où ça n’a pas été évident, le contexte économique et politique fait que ça a été très compliqué de trouver des partenaires. C’est un point important pour nous.

    Comment est née votre passion pour la voile ?

    M.M. : J’ai eu la chance, gamin, de partir en voyage avec mes parents sur un bateau. Je suis né en région parisienne. Mes parents ont construit un bateau de voyage dans la région parisienne. On est descendus par les canaux de Paris jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Après, on est allés à Toulon pour passer un an là-bas. Mes parents ont fini de préparer le bateau. On habitait à bord, le temps que mon petit frère grandisse un peu avant de partir en voyage. On est tous partis pendant 4 ans en voyage autour de la Méditerranée, des Canaries, des Baléares, on a traversé l’Atlantique, jusqu’au Venezuela. Déjà tout petit, j’avais cette dimension de voile, de bateau, de voyage, d’habiter sur un bateau, qui m’a vraiment marqué, gamin. Après, quand on est rentrés de ce voyage, mes parents m’ont inscrit à l’école de voile au Club de Toulon, au Mourillon. Au début, je n’étais pas ultra-concerné par la régate. Ce que j’aimais, c’était être sur l’eau. J’aimais quand il y avait de la brise, des vagues. J’aimais la sensation de glisse de mon petit optimiste dans les vagues et avec le vent. J’aimais beaucoup ça. L’aspect voyage qu’on peut avoir de par les compétitions, d’aller d’un plan d’eau à un autre, ça me plaisait de découvrir un autre plan d’eau. Ça a commencé à germer tout ça.

    Vous allez partager cette nouvelle aventure avec Kéni Pipérol-Dampied, un jeune skipper guadeloupéen. Comment le tandem s’est formé ?

    M.M. : On était concurrents en 2023 pour la Transat Jacques-Vabre. On avait les mêmes bateaux. On s’était croisés un peu sur les pontons. On avait un peu échangé. Et puis, décembre 2024 et janvier 2025, on s’est un peu parlé au téléphone parce que lui avait envie aussi, comme moi, de faire cette Transat. Il avait cette moitié de budget avec ses partenaires que moi je cherchais. On a passé deux mois à réfléchir comment faire une décoration où nos partenaires respectifs s’y retrouvaient. On a beaucoup bossé, tout le début de l’année. Et puis, 15 jours avant le début de saison, avant la première course en double qu’on voulait faire, ses partenaires ont décidé d’arrêter… On s’est dit que c’était dommage de tout jeter à la poubelle. Et, à 15 jours de la course, tout était en place. Donc, on a fait cette course, la CIC Med Channel Race. Ça s’est bien passé, on a terminé deuxième, derrière un duo ultra-expérimenté. Puis, chacun est un peu reparti de son côté. Et j’ai eu la chance, moi, début juillet, de trouver un co-partenaire, Hirsch, qui a rejoint le projet. Du coup, je me suis dit « je vais rappeler Kéni ». Lui, entre-temps, n’avait pas réussi à trouver d’autres partenaires et à remonter un projet. Début juillet, on a ressorti le bateau de l’eau. On a mis la nouvelle décoration. Et puis, depuis ce moment-là, on s’est tous les deux préparés et entraînés pour cette Transat.

    Qu’est-ce qui a changé dans votre préparation comparé à votre première participation ?

    M.M. : En 2023, j’ai malheureusement dû changer de coéquipier la semaine du départ, parce qu’il s’était blessé. Mais, au-delà de ça, c’est sûr qu’il y a encore plus d’excitation. Il y a quelques mois, on n’était pas sûrs de partir. C’était compliqué. On cherchait plein de solutions. On se dit que c’est une chance incroyable d’être au départ une deuxième fois. C’est comme si on jouait à un jeu de société et qu’on doit absolument faire un double 6. Et, j’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat !
    Entretien réalisé par Camille Kadoum

  • Derniers petits réglages pour Joël Paris avant le top départ

    Derniers petits réglages pour Joël Paris avant le top départ

    Il trépigne d’impatience de se lancer dans la grande aventure de la 17e Transat Café l’Or (anciennement Jacques-Vabre). Le skipper marseillais, Joël Paris (62 ans), touché par une cataracte congénitale et un glaucome depuis sa naissance, sera présent sur la ligne de départ, ce vendredi, pour tenter de relier Le Havre à Fort-de-France, en Martinique, en trois semaines. Il a débarqué dans la cité Océane, en début de semaine, afin de prendre la température.

    « À côté de nous, au port de plaisance du Havre, il y a une trentaine de class 40. Certains partent en mer tester le dernier réglage. D’autres travaillent. C’est sympa. Ce sont des ruches », note Joël, heureux que la pluie n’ait pas fait son apparition. Il a toutefois son bonnet sur la tête, parce que le ciel lui « chatouille le crâne ».

    La tension monte

    Plus les heures passent et plus la tension monte chez les skippers, qui s’apprêtent à plonger dans le grand bain. « Arnaud, notre super mateloteur, est là sur le bateau à réviser et changer quelques drisses. Et ça c’est vraiment top pour nous et la sécurité de notre bateau », souligne celui qui sera à bord du bateau nommé Rêve à perte de vue, en référence à l’association du skipper, créée en 2016, pour « changer le regard sur le handicap ».

    Joël Paris sera accompagné du skipper maralpin Goulven Marie, originaire de Vence, avec qui il est entré dans le bassin Paul-Vatine, habituel lieu du village-départ. « Je savoure tout », martèle le Marseillais, qui a reçu pas moins de 47 coups de fil en une seule journée, pour le soutenir avant de larguer les amarres. « En zodiac, nous chargeons la nourriture déjà arrivée. Des sourires et des aides. C’est ça l’ambiance », se réjouit Paris, sur le point de vivre une épopée transatlantique mémorable.

  • Pape Diouf mis à l’honneur samedi

    Pape Diouf mis à l’honneur samedi

    Fondée il y a quatre ans, l’Association sportive Belle de Mai Joliette en est à ses premiers balbutiements.

    La structure, dirigée par Marie-Claude Galtier- Bruguière, compte à ce jour 130 licenciés. La présidente s’est assurée du soutien de sérieux bénévoles et d’éducateurs diplômés aux compétences reconnues, pour encadrer au mieux ces jeunes footballeurs.

    Ce samedi, à partir de 9h, la présidente et son équipe organisent un tournoi commémoratif en mémoire de Pape Diouf. La mise en place du projet ne fut pas sans mal, mais grâce à la détermination de la présidente et au soutien de Karim Diouf, fils de Pape Diouf, le projet a pu voir le jour.

    Initialement envisagé au complexe de Fontainieu (14e), l’association n’ayant pas de pied-à-terre, le tournoi doit finalement se tenir au stade de la Bombardière, dans le 12e (201 rue Charles-Kaddouz à Marseille). C’est là que les seize équipes U13 se retrouveront pour cette première édition en souvenir de Pape Diouf.

    Les clubs participants :

    Groupe « A » :

    AS Belle de Mai Joliette – Marignane Gignac – Phocéa – SC Aubagne Air Bel- ASPTT Marseille – St Henri F.C. – FC Malpassé – U.A. Velettoise

    Groupe « B » :

    Smuc – Minots de Marseille – Burel FC – JS Pennes Mirabeau – Athletic Club – ÉS Fosséenne – O. Rovenain – FA Val Durance

  • Pierre De Garam prêt pour les Deaflympics

    Pierre De Garam prêt pour les Deaflympics

    Marseille sera représentée aux Deaflympics d’été, à Tokyo (15-26 novembre). Pierre De Garam, seulement 18 ans, fait partie de l’équipe de France de tennis qui se rendra au Japon pour cette compétition regroupant les sportifs sourds et malentendants du monde entier. Mis en retrait du mouvement paralympique, ces athlètes ont aussi le droit à leur rendez-vous international tous les quatre ans. Après Caixas do Sul (Brésil), le Japon est l’hôte cette saison.

    Alice, la mère de Pierre, a accepté de nous répondre, puisque son fils est actuellement en stage. « Pierre est sourd profond, il porte un appareil auditif, mais parle presque comme vous et moi. » L’histoire de Pierre De Garam avec le tennis a débuté, par hasard, lorsqu’il avait 8 ans. « Par hasard, parce qu’il y avait des courts de tennis où nous nous sommes installés et il y est rapidement allé avec son frère jumeau », raconte Alice. Jusqu’à ne jamais quitter le sport ces dix dernières années.

    Le Japon, un rêve qui va devenir réalité

    Champion du monde juniors en double mixte et champion d’Europe en double, le jeune tennisman est désormais en seniors. Il doit s’habituer à jouer contre des joueurs avec un niveau plus élevé, mais se classe actuellement au 17e rang mondial en simple. L’envie de participer à cet événement japonais était immense et il s’en est donné les moyens. L’athlète, licencié à Luminy, s’est notamment mis au crossfit l’année dernière, pour s’entretenir physiquement. « Tokyo, c’était vraiment son rêve. On a attendu la réponse durant un mois cet été. C’est génial pour lui, ça lui fait vivre des choses exceptionnelles », développe Alice.

    Le rêve serait aussi de revenir en France avec une médaille autour du cou. En simple, le défi sera immense, en double, son statut de top 10 pourrait lui permettre de se rapprocher d’un podium. Pierre De Garam, classé 15e aux tableaux de la FFT, sera donc en lice dès le 16 novembre et espère être présent jusqu’aux finales, le jour de la clôture des Deaflympics 2025.

  • Des travaux nocturnes sur l’A50 jusqu’en mars 2026

    Des travaux nocturnes sur l’A50 jusqu’en mars 2026

    « Dans le cadre de sa politique de maintenance et d’entretien du patrimoine autoroutier, Vinci Autoroutes réalise, depuis le début du mois d’octobre, plusieurs travaux de maintenance coordonnés sur l’autoroute A50 », renseigne le groupe.

    Ces travaux, qui se poursuivront jusqu’au début du mois de mars 2026, s’inscrivent dans un programme d’entretien régulier, financé à 100% par le groupe, afin de garantir la sécurité, la fiabilité et la pérennité de l’infrastructure. Plutôt que d’intervenir en plusieurs fois, Vinci Autoroutes indique s’orienter sur une autre organisation : « nous avons choisi de regrouper trois opérations de maintenance en simultané, de façon à limiter la durée globale du chantier et réduire la gêne pour les usagers. Cette organisation, avec coupure de l’autoroute, permet aussi de concentrer les interventions sur une période plus courte. »

    Afin de minimiser les perturbations, les fermetures sont programmées uniquement de nuit, en semaine, de 21h à 6h. Elles sont effectives entre les échangeurs de La Ciotat (n°9) et de Carnoux (n°6) en direction de l’autoroute A8 et incluent les bretelles d’entrée des échangeurs de La Ciotat (n°9), Cassis (n°8) et La Bédoule (n°7).

    Déviation

    La circulation étant plus faible la nuit, ces coupures permettent de travailler dans des conditions plus sûres pour les équipes. L’une des raisons pour procéder à ces travaux en coupure du flux est la sécurité. Chaque année, sur le réseau autoroutier, près d’un fourgon d’intervention est heurté chaque semaine et les équipes constatent de nombreuses intrusions en zone de chantier.

    Jusqu’au 19 décembre, ces travaux, qui ont pour objet la vérification des parois de l’A50 et ses abords, auront lieu quatre nuits par semaine, hors week-ends et jours fériés. Après une pause pendant les fêtes de fin d’année, ils reprendront pour s’achever début mars 2026.

    Durant le chantier, une déviation locale est mise en place. Elle allonge le temps de parcours d’environ dix minutes en moyenne, selon les conditions de circulation. Dans le sens Toulon-Marseille, les conducteurs devront obligatoirement emprunter la bretelle de sortie de l’échangeur de La Ciotat (n°9), suivre la D40B puis la D559 en direction de Cassis, puis la D559A direction Roquefort-La-Bédoule pour reprendre l’A50 au niveau de la bretelle d’entrée de l’échangeur de Carnoux (n°6), direction Marseille via l’A50 ou direction Aix-en-Provence via l’autoroute A52.

    Dans le sens Marseille-Toulon, les conducteurs en provenance de La Ciotat qui souhaitent rejoindre l’A50 en direction de Toulon pourront suivre la D40B, la D559 direction Saint-Cyr, puis reprendre l’A50 au niveau de l’échangeur Saint-Cyr-sur-mer (n°10) direction Toulon.

    Pour s’informer en temps réel, les conducteurs peuvent écouter le 107.7, ou consulter le site Internet ou compte X du groupe. Pour mémoire, Vinci Autoroutes exploite un réseau de 44 43 km en France, géré par les sociétés concessionnaires ASF, Cofiroute, Escota, Arcour et Arcos.

  • #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    Lila, 12 ans. En CM2 à l’école La Salle à Avignon.

    Quand tu parles de l’IA, tu veux sans doute dire l’IA générative, avec un programme comme Le Chat, ChatGPT, ou d’autres. Ces programmes fonctionnent, comme tout ce qu’on appelle « intelligence » artificielle, avec des algorithmes, et donc compilent d’immenses bases de données à partir de consignes données par l’utilisateur, des « prompts ». Ils sont capables de générer des histoires, et même des histoires plutôt réussies ; mais est-ce que c’est vraiment « inventer » ?

    Quand une IA générative te fournit une histoire nouvelle, c’est parce qu’elle a un immense stock d’histoires dont elle a réagencé les éléments entre eux. Les écrivains aussi s’inspirent des histoires des autres, c’est vrai. Toutefois, l’invention, et la création artistique ça signifie, pour moi, être conscient de ce qu’on veut faire – avoir un projet ou une idée de départ. Même si, comme le disait le philosophe Alain, le résultat d’une œuvre d’art dépasse toujours ce qui avait été imaginé avant. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan, chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange