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  • Le PCF annonce des listes d’union dans 50% des villes

    Le PCF annonce des listes d’union dans 50% des villes

    Dans le climat électrique de la rentrée sociale et politique, le premier rendez-vous des communistes des Bouches-du-Rhône, ce jeudi soir à sa fédération, rue de Lyon (15e arr.), prenait un sens tout particulier. « Jamais autant au cours des décennies précédentes nous avons autant eu besoin de communisme », rappelait le secrétaire départemental Jérémy Bacchi, face aux nombreux militants présents, du PCF mais aussi des différentes forces de gauche, ainsi que les maires de Marseille, Benoît Payan, du Rove, Paul Sabatino, de Septèmes-les-Vallons, André Molino ainsi que des 6e et 8e arrondissements de Marseille, Olivia Fortin. Au moment où s’enflamment déjà les débats, parfois jusqu’à l’indigne, les municipales sont déjà dans les esprits. Période de réserve électorale oblige, le sénateur communiste ne s’attarde pas sur la campagne. Mais il n’en annonce pas moins, alors que la gauche n’avait présenté des candidats que dans un quart des communes en 2020 : « La gauche sera présente dans au moins 50% des communes de notre département, unie et à la conquête de nouveaux territoires. » En rappelant que « nous avons toujours fait la démonstration de notre qualité à bien gérer les communes, dans le sens du développement de nos services publics, de l’accès à la culture, aux sports, aux loisirs ».

    Record d’adhésions

    Plus que les municipales, c’est la date du 8 septembre, avec le vote de confiance réclamé par François Bayrou qui s’impose. « Nous ne sommes plus dans une crise politique, nous sommes dans une crise de régime », cingle le sénateur, appelant de ses vœux une VIe République. En appuyant aussi, dans le monde, sur les appels à la paix en Ukraine, à Gaza, et à soutenir Cuba. Mais c’est surtout la rentrée sociale qui occupe les esprits. Depuis mardi déjà, le secteur de l’énergie est en grève à l’appel de la CGT, et son secrétaire général à Marseille, Renaud Henry, est venu prendre la parole devant les militants rassemblés. « Nous avons fait le double constat de la dégradation des conditions de travail, du service public rendu, et de la précarisation des usagers », témoigne-t-il. Appelant à rejoindre les 150 piquets de grève, il relaye surtout les appels pour le 10 septembre : « Les colères sociales s’ajoutent les unes aux autres et ne se suppriment pas, d’où qu’elles viennent. »

    Cet appel, Jérémy Bacchi le reprend. « Il faut analyser positivement le besoin de rupture de nos concitoyens, appuie-t-il. Le climat nous impose à la fois d’être au plus près des mobilisations, mais aussi de les alimenter idéologiquement ». Réitérant le vieux mot d’ordre d’« aller aux masses ». Face à cette nécessité d’être plus présents sur le terrain, avec les dates du 10 et du 18 septembre en vue, il se réjouit de voir les rangs des communistes se renforcer, avec près de 200 nouvelles adhésions depuis le début de l’année, notamment chez les jeunes et parmi les syndicalistes, « ce qui fait déjà de cette année une année record ». En ce sens, une réunion se tiendra, le 25 septembre prochain, pour recréer une cellule du PCF sur le grand port maritime de Marseille. Et il invite les adhérents à poursuivre en ce sens : « Plus nombreux, nous serons plus forts. »

  • Dernière ligne droite pour régler ses impôts et les taxes foncières

    Dernière ligne droite pour régler ses impôts et les taxes foncières

    Dans les boîtes aux lettres fin du mois d’août, tous les contribuables ont reçu leur avis d’imposition pour leurs revenus de 2024. Pour cette campagne, ils sont 48% des Bucco-Rhodaniens à être imposables, 1% de plus que l’année précédente.

    Entre paiements matérialisés, dématérialisés et mensualisés, les dates pour s’acquitter de son complément d’impôt ou de ses taxes ne sont pas les mêmes. Pour les adeptes de la méthode traditionnelle, ils auront jusqu’au 15 septembre pour payer le complément de leur impôt sur le revenu, jusqu’au 15 octobre pour leur taxe foncière et jusqu’au 15 décembre pour leur taxe d’habitation des résidences secondaires. Pour les contribuables qui utilisent le paiement dématérialisé, ils ont jusqu’au 20 du mois pour le même échelonnage. Pour ceux qui ont mensualisé leurs impôts, le complément sera prélevé automatiquement le 25 septembre. S’il est supérieur à 300 euros, il sera prélevé en quatre fois. « C’est pourquoi il est indispensable que les contribuables mettent à jour leurs données bancaires », précise Catherine Brigant, directrice régionale des finances publiques.

    Impôts locaux de Gréasque retardé

    Pour les Gréasquéens, pas de panique si aucun avis pour les impôts locaux n’est reçu. Un « problème mécanique a entraîné un retard », explique la directrice. Les habitants devraient donc recevoir leurs informations le 24 octobre. La date butoir de paiement sera décalée au 15 décembre.

    Pour les personnes connaissant des difficultés, des accueils de proximité sont déployés. Dans les France Services, les maisons du Bel Âge d’Auriol et de Cassis et les mairies de Gardanne, Mollégès, Saint-Andiol et Saint-Rémy-de-Provence, des agents seront présents pour aiguiller les contribuables. Une plateforme téléphonique est également mise à disposition pour répondre à tout type de question. Pour les personnes à l’aise avec la technologie, le service messagerie du site impots.gouv permet également d’orienter vers le bon service. Un site dont la sécurité a d’ailleurs été renforcée. Dorénavant, un code est envoyé par mail après avoir renseigné ses identifiants.

    Permanence : 0.809.401.401 du lundi au vendredi de 8h30 à 19h

  • Grande braderie : le coup de boost de septembre

    Grande braderie : le coup de boost de septembre

    C’est la 6e édition de la grande braderie ce samedi 6 septembre. Alors que l’été a été capricieux pour les commerces, la journée est attendue par les professionnels.

    L’occasion pour les visiteurs de redécouvrir le centre

    Des files d’attente dès 7h du matin, un peu plus de 35 000 visiteurs et une augmentation de +60% des chiffres d’affaires, c’est ce qu’attendent – impatiemment – les commerçants participant à cet événement qui commence à entrer dans les habitudes de leurs clients.

    De manière pragmatique, l’événement est une sacrée occasion pour « écouler les stocks et se faire de la trésorerie » selon Rebecca Bernardi, adjointe à la ville chargée du commerce, qui organise la manifestation depuis quatre ans. Les 200 commerçants et artisans profiteront de l’afflux des visiteurs et proposeront des prix bradés jusqu’à 60%. Avec le succès du nouveau rendez-vous hivernal, l’édition de cette année s’étendra aux quartiers Mazargue, à la place du 4 septembre, à Vauban et à Saint Barnabé. Un élargissement qui s’inscrit dans la volonté d’inclure des commerces du secteur. En 2022 déjà, la rue de Rome avait été conviée. Nicolas Papazian, président de l’association Commerces Haut de Rome admet avoir bataillé pour l’obtenir. Représentant d’une cinquantaine de commerces, allant des bijoutiers aux opticiens, il attend avec impatience la braderie, qui voit les résultats grimper « plus haut que certains jours de soldes ».

    De nombreuses animations sont prévues. Atelier de lancer de lasso, manège à pédale, customisation d’objets, la place du Général-de-Gaulle se transformera en village des enfants. Une fanfare résonnera place du 4 septembre. La piétonnisation de nombreuses rues permettra aux habitants et touristes de profiter d’un centre sécurisé et animé. Les parkings resteront ouverts.

  • La Commission locale de l’eau de la Crau est installée

    La Commission locale de l’eau de la Crau est installée

    « En 1554 Adam de Craponne obtenait l’autorisation de dériver les eaux de la Durance pour alimenter notre territoire. En 2025, Monsieur le préfet de Région Georges-François Leclerc installe la Commission locale (CLE) du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la Crau pour que, collectivement nous mettions en place un projet de territoire visant la résilience des usages de l’eau dans un contexte de raréfaction de la ressource. » Quelques jours après son élection à la tête de la nouvelle assemblée, Céline Tramontin, par ailleurs présidente du syndicat mixte de la nappe Symcrau, dit sa « détermination » à remplir sa mission.

    Les enjeux sont grands. Sur ce territoire de 52 000 hectares situés sur le paléo-delta de la Durance, la nappe phréatique de la Crau est vitale : elle alimente près de 300 000 habitants en eau potable et fournit chaque année près de 70 millions de mètres cubes aux nombreux agriculteurs et aux sites industriels. Seulement, le constat de l’étude prospective Sinergi, réalisée entre juin 2018 et septembre 2020, est sans appel : sans action, le territoire de La Crau pourrait faire face à un déficit en eau critique d’ici 2050. En cause : le changement climatique, le développement urbain et le vieillissement des infrastructures.

    Céline Tramontin l’affirme : « La résilience de la Crau vis-à-vis du changement climatique passera nécessairement par une réduction de la pression de prélèvement exercée en Durance. Nous devrons faire mieux avec moins ou tout du moins avec moins en été. »

  • « Je suis candidat pour aller au bout des projets »

    « Je suis candidat pour aller au bout des projets »

    La Marseillaise : Pourquoi candidater aux élections municipales de 2026 ?

    Michel Illac : Parce que j’ai envie de terminer le travail commencé en 2008. Nous avons fait évoluer la commune qui est maintenant dotée d’un service public de qualité, avec des régies municipales pour les crèches, la bibliothèque, ou les portages de repas à domicile du CCAS. Nous sommes passés de 0 à 150 logements sociaux, et 50 sont dans les tuyaux. Ils ont profité aux familles d’Ensuès, aux jeunes pour partir de chez leurs parents et à des personnes âgées pour quitter un logement inadapté. Nous avons créé un jardin partagé de 20 parcelles en mai dernier dans lesquels les gens ont récolté courges, aubergines et tomates. Un jardin pédagogique va suivre pour les écoles, pour lesquelles la concertation pour désimperméabiliser les cours est terminée. Mais il reste 3 gros dossiers en cours et j’ai besoin d’un 4e mandat pour les terminer.

    Quels sont ces dossiers en cours ?

    M.I. : Déjà le réaménagement du cœur de village amorcé il y a 16 ans. Les questions foncières sont en bonne voie d’être finalisées le 30 septembre prochain et nous pouvons maintenant le proposer. On y voit le retour de commerces et activités, des services, de l’habitat de qualité, de la nature en ville avec des espaces très verts et stationnement sans bitume, sans oublier l’embellissement du centre et de l’église historique. Une grosse concertation a été menée depuis 2021 malgré le Covid avec les assos, riverains et partenaires. Le projet pourrait être présenté au prochain budget. Il y a également l’aménagement de la grande voie du vallon de Graffiane, sur un kilomètre, Avec enfouissement des lignes Et la création de pistes cyclables et piétonnes pour sécuriser et relier les calanques au village en sécurité. 10 millions d’euros sont mobilisés et le projet est programmé avec la Métropole entre 2026 et tout début 2028.

    Pensez-vous au parc des Aiguilles, qui a été sujet à débat et critiques ?

    M.I. : J’y viens, c’est le troisième. J’ai travaillé 15 ans pour obtenir les aménagements routiers et l’échangeur avec l’A55 se construit en ce moment même, la fin des travaux prévue en 2026. Nous avons créé 100 000 mètres carrés de hangars et 60 sont à venir, car le permis de construire est à l’instruction, après le départ de Biotechna, qui cause de grosses nuisances olfactives dans le secteur. Certains ne voulaient pas de cette zone et voulaient planter des carottes dans un terrain pollué. Aujourd’hui on parle de 600 emplois et il y en aura 2 000 à terme. Il y a aussi un aspect de retombées fiscales du foncier bâti qui a déjà permis d’éponger les pénalités de la loi SRU sur le logement social ainsi que de compenser l’augmentation de la masse salariale de la Ville.

    Six ans de plus, ne vous font pas peur ?

    M.I. : C’est une expérience, et un réseau qui va avec. J’ai 66 ans, la pêche et l’envie. J’aime les gens. Certains utilisent le mensonge et la division pour tenter d’obtenir le pouvoir à tout prix. Alors on peut ne pas être d’accord. La critique est productive, elle m’a déjà permis de revoir certains projets. Mais quand on est sur du faux, il faut quand même s’expliquer, tranquillement, et parler de fond. Sans animosité, car on respecte la démocratie et la République. On va écrire le bilan avec mon équipe sortante que l’on publiera dans les prochains mois pendant que je construis ma liste jusqu’à la fin de l’année.

  • L’œuvre d’Otto Preminger, cinéaste en or, projetée à Aix

    L’œuvre d’Otto Preminger, cinéaste en or, projetée à Aix

    De Billy Wilder à Michael Curtiz, nombreux sont les réalisateurs européens exilés aux États-Unis qui ont contribué à forger la légende de Hollywood, tout en bouleversant les codes de cette industrie. Otto Preminger (1905-1986), dont l’œuvre fait l’objet d’un cycle initié par l’Institut de l’image à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence jusqu’au 28 septembre, une partie des bâtiments de la bibliothèque Méjanes étant fermée pour travaux, ne fait pas exception à la règle.

    Né au début du XXe siècle au sein de l’Empire austro-hongrois, dans l’Ukraine actuelle, ce cinéaste réputé tyrannique sur les plateaux montre d’emblée sa force de caractère au pays de l’oncle Sam, où il débarque en 1934. Comme l’a fait remarquer la critique de cinéma Murielle Joudet, lors d’une rétrospective qui lui a été dédiée fin 2024 à la Cinémathèque française, Otto Preminger « inaugure sa carrière par un faux départ qui donne la note : après avoir réalisé deux films sans encombre, il tente d’infléchir le scénario d’une adaptation de Stevenson sans en rendre compte à son producteur, Darryl Zanuck. Après une dispute orageuse, le réalisateur encore sous contrat est empêché de travailler et s’exile à New York où il se fait producteur de théâtre ».

    Pourfendeur de styles

    La critique développe encore: « en 1939, il produit la pièce Margin for Error, la Fox cherche à en acquérir les droits et lui propose de reprendre le rôle du nazi. Il pose une seule condition : jouer et réaliser le film ». Un pouvoir de persuasion qui lui vaut une seconde chance à Hollywood, augurant d’une œuvre inclassable et de pépites que l’amphithéâtre de l’École supérieure d’art d’Aix projettera à de multiples reprises. Parmi ses « titres incontournables », relève-t-on du côté de l’Institut de l’image d’Aix, L’homme au bras d’or (1955) à travers lequel Otto Preminger « brave le code Hays », code de production tout autant qu’ordre moral alors en vigueur à Hollywood, fruit du lobbying des ligues de vertus catholiques qui interdit de représenter le sexe ou la toxicomanie à l’écran. « L’un des plus grands rôles de Frank Sinatra », qui prête ses traits à Frankie Machine, ancien héroïnomane voulant devenir batteur de jazz. Un bijou sonore et visuel, « premier film » de cette période à « évoquer l’enfer de la drogue, avec un réalisme violent. Preminger rue dans les brancards contre la censure, démissionne de l’Association des producteurs et revendique son indépendance ».

    Tout au long de sa filmographie, Otto Preminger parvient à exceller sur les genres du film noir (Marc Dixon détective) comme de la comédie (La lune était bleue). Un caméléon qui posa même son empreinte sur le western avec Rivière sans retour (1954) « avec le couple mythique Marilyn Monroe – Robert Mitchum ».

  • L’Après siffle la fin du bal des « égos » pour faire l’union aux municipales

    L’Après siffle la fin du bal des « égos » pour faire l’union aux municipales

    Début juillet, l’espoir d’aboutir à un rassemblement – plus ou moins large – à gauche en vue des municipales des 15 et 22 mars était de mise. À l’initiative de Génération.s et de l’Après (Association pour la république écologique et sociale), fondée par des insoumis mis au ban, des réunions se sont tenues au début de l’été en faisant vivre un Nouveau front populaire local. Se posant en facilitateurs d’unions, les deux partis, sans vouloir revendiquer de tête de liste, prônaient une méthode pour l’union.

    En cette rentrée, l’Après constate que l’été a rimé avec déchanté, tout comme Cécile Helle, la maire PS sortante (lire l’encadré). « On est extrêmement agacés de voir tous ces gens qui se déclarent candidats et mettent en avant leurs égos et logiques d’appareils, déplore Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84, qui tenait un point presse ce jeudi. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, l’heure est à la construction d’un programme municipal, le choix de la tête de liste viendra après. L’actualité, ce n’est pas qui va faire quoi mais le quoi. » Dans son viseur notamment, David Fournier, chef de file du PS qui, lors d’un point presse le 25 août, revendiquait sa légitimité par le fait qu’Avignon soit dirigée par une maire socialiste, Cécile Helle. Mais « la ville appartient à ses habitants, pas aux partis politiques », rétorque Frédérique Boyer, en rappelant « les 68% d’abstention en 2020 au second tour », dans un contexte certes de Covid.

    Ces deux derniers mois n’ont pas permis aux candidats déclarés membres de la majorité actuelle, David Fournier et Joël Peyre (PRG), d’échanger en vue d’un possible terrain d’entente. Lassé, le premier adjoint Claude Nahoum s’est, lui, rangé derrière Place publique, dont le chef de file, Benoît Belvalette, s’affiche clairement candidat.

    Le fond d’abord, comme moteur d’unité

    « La démarche actuelle d’incarnation n’est pas satisfaisante, on ne peut pas être phagocyté par un thaumaturge, la tête de liste ne pourra sortir que d’un programme construit avec les Avignonnais », veut croire la conseillère municipale Marie-Anne Bertrand, qui vient de rejoindre l’Après, transfuge de Génération.s. « Le fond contre l’égo devrait faire l’unité », résume Bela Loto, militante. Ce combat des chefs menant à la division, s’il se confirme, ouvrirait une voie royale à la droite ou l’extrême droite. « Au sein du NFP local, beaucoup de gens sont favorables à l’union mais, de l’autre côté, chacun tire avec son parti », constate Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84, qui reste « optimiste ». Il reste encore un peu de temps pour s’entendre et peut-être même sur d’autres élections nationales avant en cas de nouveau chamboule-tout politique la semaine prochaine.

  • Provence Rugby aura à cœur de se rattraper à la maison

    Provence Rugby aura à cœur de se rattraper à la maison

    Commencer une saison par une défaite n’est jamais une partie de plaisir. Surtout quand l’équipe perdante avait largement la place pour l’emporter. Un scénario qu’ont vécu les pensionnaires de Provence Rugby, vendredi dernier, lors de leur grand retour en Pro D2 sur la pelouse de Soyaux-Angoulême. « On a été en difficulté en termes de discipline », reconnaît Rémy Ladauge, entraîneur de la défense aixoise. « On essaie de mettre les joueurs en alerte là-dessus, en faisant en sorte d’arriver à avoir un peu plus de maîtrise et de contrôle », poursuit-il en déplorant une moyenne de 17 fautes par match, alors qu’ils ont « l’habitude d’en faire entre 10 et 11 ». « Il faut que l’on arrive à être plus efficaces quand on est en situation de fragilité. On a travaillé les rucks cette semaine, pour perdre le ballon moins facilement et être un peu plus dur sur les zones de contact. Mais défensivement, on a que 9% de plaquages dominants. Ce n’est pas suffisant, il faut que l’on fasse mieux que ça », martèle Ladauge, malgré l’obtention du bonus défensif acquis en inscrivant 12 points dans les cinq dernières minutes.

    État d’esprit offensif

    « C’est bien que ça arrive en début de saison, que ça reste dans nos têtes et surtout que ça va nous permettre de grandir et d’éviter de répéter ce genre d’erreurs à l’avenir », complète le demi de mêlée franco-algérien Sadek Deghmache (29 ans), arrivé cet été à Provence Rugby en provenance de Colomiers. Il aborde désormais son premier match à Maurice-David sous ses nouvelles couleurs, ce vendredi, face à Valence-Romans. « Ça va être un match à enjeu, avec une grosse pression sur nos épaules. Ça ne va pas être facile, c’est une belle équipe qui va batailler. Mais, je suis convaincu que l’on va répondre présent dans le combat », annonce le n°9 formé à Céret. Cela passera par « un état d’esprit offensif », comme l’a souligné Rémy Ladauge. « On va devoir tenir le ballon, qu’on produise avec et que l’on prenne des initiatives. […] Soit c’est eux qui trouveront la brèche, soit ils perdront le ballon », ajoute-t-il, avec l’espoir de connaître leur premier succès de la saison dans leur antre à guichets fermés.

    2e journée – Pro D2

    À 19h30, au stade Maurice-David, à Aix-en-Provence.

    Arbitre : S. Coulon

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Lapègue, North, Lucas, Bituniyata – Soulan (o.), Deghmache (m.) – Harrison (cap.), Piazzoli, Gambini – Youyoutte, Zafra – Hawkes, Sauveterre, Taofifenua.

    VALENCE-ROMANS : Moura – Lane, Guillomot, Marrou, Rozière – Méret (o.), Rodor (m.) – Vachon, Spanderashvili, Bruchet (cap.) – Fabrègue, Suaud – Milasinovich, Marco-Peña, Pontanier.

  • Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.

    « Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.

    « Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »

    Dembélé diminué

    Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.

    Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »

    Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.

  • Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Le Rocher affirme sa présence à Cassis. Meilleur monégasque au classement ATP, Valentin Vacherot (26 ans) poursuit son évolution et remonte les positions plus vite qu’il n’y paraît. Ce jeudi, il s’est imposé 6-3 6-4 contre Michael Mmoh, ex-81e mondial. « Le premier set est l’un de mes meilleurs depuis longtemps, que ce soit tennistiquement, mentalement ou physiquement » détaille le 216e à l’ATP. En quarts de finale, le joueur d’1,91m croisera la route de l’Autrichien Jurij Rodionov, finaliste l’an passé dans les Bouches-du-Rhône.

    Valentin Vacherot est aujourd’hui en pleine remontée. Passé de la  300e à la 110e place la saison dernière, il s’est gravement blessé à l’épaule après Roland-Garros. Retour au point de départ pour le tennisman, qui a rangé les raquettes pour le reste de l’année 2024. Revenu aux portes du top 200, il enchaîne les bons résultats.

    Le tennis, une histoire de famille

    Le Monégasque souligne une progression face à des joueurs très bien classés : « L’année dernière, j’ai beaucoup progressé au classement, mais je n’ai pas eu de grosses victoires. Cette saison, je bats Struff (finaliste à Madrid en 2023) à Monte-Carlo, Munar (44e mondial) à Aix-en-Provence. » Justement, ce match lors de son Masters 1 000 à domicile reste dans les mémoires. Cela faisait 16 ans qu’un joueur du Rocher n’avait pas gagné dans le tableau principal à Monaco. Un record dépoussiéré.

    Le tennis a toujours été une grande affaire de famille. Son cousin n’est autre qu’Arthur Rinderknech, récemment en 1/8e de finale à l’US Open. Vacherot est coaché par son demi-frère, Benjamin Balleret, ancien pro ayant affronté Roger Federer lors du tournoi de Monte-Carlo. « C’est toujours agréable d’être en famille sur le tour. En plus, Arthur me tire vers les hauts avec ses résultats », acquiesce Valentin Vacherot. Un déclic lors de son passage sur le circuit universitaire américain, une stabilisation dans le top 200 mondial, le Monégasque a une tête de finaliste potentiel au Challenger de Cassis.