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  • OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    Que dire ? Quels mots choisir pour faire le bilan d’une telle saison de football ? Des crises, l’OM en a vécu et en vivra d’autres dans le futur, c’est une évidence. Dix ans après le départ surprise de Marcelo Bielsa dès la 1ère journée, l’année a débuté par un autre événement majeur. Défaite à Rennes, « bagarre » dans le vestiaire puis exfiltration des deux protagonistes que sont Adrien Rabiot et Jonathan Rowe. Les turbulences se font déjà sentir alors que le mois d’août n’est pas encore achevé.

    Pourtant, l’automne olympien est bon. En Ligue 1, la cadence infernale du PSG est assez tenue, voir l’Olympique de Marseille sur le podium est on ne peut plus logique. Sur la scène européenne, avec trois victoires face à Newcastle, l’Ajax et l’Union Saint-Gilloise, le top 24 se dessine favorablement. Les revers face à l’Atalanta et le Sporting sont frustrants, mais les hommes de Roberto De Zerbi ont une marge de manœuvre. Pour résumer, la fin d’année 2026 est tout à fait correcte, l’OM suit sa ligne de conduite et ses stars marchent à plein régime. Mason Greenwood est toujours le meilleur joueur du club et d’autres individualités se plaisent ici, comme le nouveau venu Igor Paixao ou encore Timothy Weah et Emerson.

    De Zerbi et Longoria

    s’en vont

    C’est en 2026 que la planète OM va arrêter de tourner rond. Premier élément déclencheur : le Trophée des Champions. Sans titre depuis 2012, les Marseillais passent à quelques secondes de battre le PSG début janvier. Un crève-cœur qui amène des premières tensions entre le groupe et Medhi Benatia, ce dernier attaquant frontalement le capitaine Leonardo Balerdi en privé. Second élément déclencheur : la débâcle de Bruges. La goutte d’eau a fait déborder le vase, amenant un raz-de-marée ne s’arrêtant pas jusqu’au 17 mai, date de la fin de saison. La piteuse prestation (0-3) combinée à la sortie de route ubuesque liée au but du gardien de Benfica crée une véritable rupture.

    Peu à peu fragilisé, Roberto De Zerbi quitte la Commanderie le 11 février. Dimanche soir, Medhi Benatia évoquait le départ du technicien italien : « Roberto disait : “Si nous deux, on n’arrive pas à donner à l’équipe plus de passion, plus de sang, personne n’y arrivera.” On n’a pas réussi à avoir ce supplément d’âme, ce qui a donné des résultats catastrophiques et mes sorties que je ne regrette pas. »

    Pour suppléer le natif de Brescia, l’ancien défenseur olympien Habib Beye débarque. Un événement qui marquera également la fin des cinq années de présidence de Pablo Longoria. Cinq jours après « RDZ », l’Espagnol quitte le navire et Benatia réalise un vrai-faux départ. Vers la sortie, le Marocain reste finalement jusqu’à la fin de la saison. L’ère Habib Beye sera à l’image de son premier match à la tête de l’OM. Sous une bruine brestoise, les Phocéens prennent l’eau (0-2) et ne redresseront jamais vraiment la barre.

    Élimination précoce en Coupe de France, plusieurs débâcles en championnat, les points échappés ne seront pas revus. Frustration et gâchis résument au mieux cette saison, malgré une 5e place synonyme de ticket pour la Ligue Europa. Medhi Benatia acquiesce : « Bien sûr que c’est du gâchis, évidemment. Si on m’avait fait signer en début d’année pour faire 3e, j’aurais dit non. On cherchait au minimum la 2e place, on était ambitieux, on se devait d’aller chercher plus haut. » Emerson enchaîne : « On voulait être le plus haut possible, on a eu cette opportunité, on n’est pas satisfaits, car on voulait se qualifier pour la Ligue des Champions. » Entraîneur, directeur sportif, joueurs… Tout risque une nouvelle fois de changer cet été. Un nouveau cycle à enclencher.

    LA SAISON EN CHIFFRES

    16

    L’ailier britannique Mason Greenwood a inscrit 16 buts cette saison. Il est deuxième au classement des buteurs de la Ligue 1, ex-aequo avec Joaquin Panichelli.

    11

    L’OM a connu onze défaites cette saison. Un cap qui n’avait pas été atteint depuis la saison 2018-2019 (13).

    2 715

    Le milieu danois Pierre-Emile Hojbjerg a disputé 2 715 minutes cette saison, soit le recordman du groupe olympien.

  • Face au juge, le chef présumé du clan Yoda nie en bloc

    Face au juge, le chef présumé du clan Yoda nie en bloc

    Devant le 6, rue Émile-Pollak, caméras et micros sont déjà là tôt le matin, ce lundi 18 mai, à l’affût du convoi qui transporte Félix Bingui, 35 ans, figure du narcobanditisme, considéré par les enquêteurs comme chef « incontestable » du clan Yoda. Il comparaît devant la 7e chambre du tribunal correctionnel aux côtés de 19 autres prévenus pour trois semaines de procès, au cours duquel seront examinés le fonctionnement puis la chute d’un réseau dont le point de deal de la Fontaine, à La Paternelle, rapportait jusqu’à 100 000 euros par jour. La guerre sanguinaire qui opposera le clan à la DZ mafia fera quelque 70 morts.

    Tee-shirt blanc, crâne rasé et bras musclés, l’Alésien, en détention à Vendin-le-Vieil, prison de haute sécurité, est assis dans le box aux côtés de deux autres comparses détenus, Mohamed A. et Nouar C., respectivement identifiés par les policiers comme « ravitailleur » et « gérant opérationnel ». En face des magistrats, 14 prévenus sous contrôle judiciaire, trois autres étant encore recherchés.

    Passé le rapide résumé de la présidente du tribunal, Philippe Ohayon, avocat de Félix Bingui, monte au créneau avec une demande de supplément d’information. Il insiste sur la connexion entre cette affaire et celle dite « Trident », dont les dessous ont été révélés en octobre 2025 par Libération et Mediapart, l’avocat ayant remarqué que les trois policiers qui ont travaillé sur le dossier Bingui y sont mis en cause. « La quasi-totalité des éléments de sonorisation ont été réalisés par Arnaud D., Nourredine G. et Thomas P. L’un est incarcéré, l’autre a été libéré il y a 15 jours », argue-t-il. Se défendant de toute volonté de « mesure dilatoire », il réclame leur audition, rejoint par Maître Poitevin, avocat de Mohamed H., dit « le Pirate », présumé bras droit de Bingui.

    Ce sera finalement une « décision jointe au fond », concrètement rendue lors du délibéré, tranche la présidente qui rejette la demande.

    Une détention « difficile »

    Vient le moment d’évoquer la personnalité des prévenus et particulièrement celle du présumé chef de clan, 13 mentions au compteur sur son casier, jugé cette fois pour avoir dirigé, entre 2021 et 2023, plusieurs points de vente. Presque inaudible, il insiste sur les conditions de détention « difficiles » au Maroc, où il a été arrêté en mars 2024 avant qu’il ne soit extradé en France en janvier 2025, et arrive à prison de La Farlède puis à Vendin-le-Vieil, où il est mis à l’isolement. « Je n’ai jamais fui », affirme-t-il. Après avoir arrêté ses études après une 3e électrotechnique, il a travaillé « dans une pizzeria crêperie », avant sa première incarcération, le début d’une longue liste. La faute à ses fréquentations « dans le quartier », « que j’ai eues pendant que j’étais plus jeune », analyse-t-il.

    Le temps d’un CDI d’un an à « O Tacos » à Valence, il quitte la France pour l’Espagne à l’été 2021, parce qu’il « ne s’y plaisait plus », victime d’un braquage à Romans-sur-Isère, à une pompe à essence. « Cela m’a mis un coup », raconte-t-il, même s’il n’a pas porté plainte. À l’occasion de vacances à Dubaï, où les enquêteurs relèvent qu’il possède deux villas, dont une à plusieurs millions, qu’il a le statut de résident et circule en Ferrari, il décroche un poste dans la conciergerie, avance-t-il. Mais ce sera finalement au Maroc qu’il finira, estimant « que la qualité de vie était meilleure ».

    Ses revenus, il les doit principalement à un business de revente de voitures, monté depuis sa cellule avec son téléphone portable, au grand étonnement de la présidente du tribunal. « Je suis parti de rien et puis tout doucement… », assure Bingui l’entrepreneur, qui a aussi de la chance au jeu. À sa sortie de prison, il estime avoir gagné « 30 000 euros avec 150 euros de mise ». Il se présente en père de famille qui ne peut pas voir ses enfants, « c’est ce qui est le plus dur pour moi ».

    Sur sa mise en examen dans le cadre d’une information judiciaire pour des faits de complicité de tentative d’assassinat, il assure n’y être pour rien. « On m’a dit que j’avais payé quelqu’un pour aller tirer des coups de feu en l’air dans une cité, mais j’ai rien à voir avec ça », se défend-il. Et de lâcher dans un souffle à la présidente qui lui demande comment il voit son avenir : « C’est dur de se projeter. »

  • Pour l’emploi, la CGT appelle à la mobilisation

    Pour l’emploi, la CGT appelle à la mobilisation

    « On part en croisade pour l’emploi. » Ce lundi, Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13, donne le ton des échéances à venir pour son organisation.

    Et autant dire qu’elle va prochainement avoir plusieurs fers au feu. « Il y a urgence à agir face à tous les plans sociaux qui se multiplient dans le département. On ne laissera pas les Bouches-du-Rhône devenir une zone qu’axée sur les emplois tertiaires du tourisme », campe le syndicaliste, le ton grave. Une inquiétude qui ne vient pas de nulle part mais bien d’incertitudes concrètes autour de l’avenir de sites de plusieurs industriels phares du département : « Il y a des menaces particulièrement visibles, qui concernent des dossiers industriels tels qu’ArcelorMittal, Kem One ou Fibre Excellence, avec des milliers de salariés menacés directement. » Trois usines d’importance pour le département et les filières qui dépendent de leur production respective (lire nos articles du 30/03, 02/04 et 27/04). « Arcelor, c’est 20 000 emplois directs et indirects. Fibre, c’est 5 000 emplois induits… », calcule François Canu, secrétaire de l’UD CGT 13, pour donner un ordre de grandeur.

    « Monter le rapport

    de force »

    D’autant qu’il faut aussi ajouter « des suppressions d’emplois moins visibles » « Dans le commerce avec la location-gérance qui aboutit à la perte des deux tiers des effectifs par magasin, dans la fonction publique avec des non-renouvellements de postes… », énumère Marc Pietrosino.

    L’UD CGT 13 met aussi le curseur sur deux collectivités territoriales en difficulté financière : « Il y a la situation très particulière de la Métropole Aix-Marseille qui n’a pas voté son budget mais qui emploie 1 200 contractuels… Sans être alarmiste, on est inquiets pour leur avenir. » « Et le Département qui réduit son budget de plus de 10% pour la protection sociale, c’est un autre mauvais signal », ajoute François Canu. L’organisation évoque aussi le cas de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM) qui s’inquiète de sa viabilité économique à terme au regard de « l’absence d’aides de l’État ».

    En résumé, la situation économique décrite par la CGT est particulièrement terne. « On a déjà 200 000 demandeurs d’emploi localement selon les chiffres de France Travail », s’alarme Marc Pietrosino. D’où la volonté de relancer un processus de mobilisation autour d’un triptyque revendicatif cher à la CGT : « Vivre, travailler
    et vieillir dignement dans les Bouches-du-Rhône.
     »

    Concrètement, l’organisation affiche sa volonté de mettre les bouchées doubles d’ici la saison estivale. « On commence avec une action dès le 21 mai, avec une mobilisation devant le Medef local. On va l’interpeller, il a sa responsabilité dans la situation actuelle », annonce le secrétaire général. Après des interpellations de la préfecture et de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), l’objectif est donc de viser le patronat. « La restructuration du monde du travail est impulsée par le patronat, l’emploi ne peut plus être la variable d’ajustement des comptes d’exploitations », juge Marc Pietrosino. Avant de développer le calendrier : « On déclinera avec d’autres actions sur le territoire par la suite. Ce mardi, on a une réunion à l’Union locale de Fos-sur-Mer avec plusieurs acteurs. »

    Quid de mouvements de grève à venir ? « Plusieurs acteurs sont déjà partants pour monter le niveau du rapport de force. Des actions de grève d’ici fin juin dans la zone ont été évoquées », répond François Canu, secrétaire de l’UD. Avant de résumer le plan : « On va solliciter tous azimuts les acteurs politiques et économiques. »

  • L’Andalousie passe aux mains de la droite et de l’extrême droite

    L’Andalousie passe aux mains de la droite et de l’extrême droite

    Les résultats des élections régionales de dimanche en Andalousie vont reconfigurer le Parlement régional. Par rapport à 2022, la droite (Parti populaire) perd 5 sièges, passant de 58 à 53, la majorité absolue étant fixée à 55. Le Parlement compte 109 députés représentant huit provinces (Séville, Malaga, Grenade, Cadix, Almería, Jaén, Cordoue et Huelva).

    Le PSOE perd 2 sièges, passant de 30 à 28, lui qui, pendant près de quarante ans, a été majoritaire dans cette région jusqu’en 2018. Le parti d’extrême droite Vox gagne 1 siège et comptera désormais 15 parlementaires. La liste « Adelante Andalucía », se réclamant d’une gauche alternative et souverainiste, crée la surprise en passant de 2 à 8 sièges. Enfin, « Por Andalucía », la liste emmenée par la coalition Izquierda Unida (IU), Podemos et Sumar, conserve ses 5 sièges.

    Un paysage politique recomposé

    Au vu de ces résultats, on constate, d’une part, que la droite n’a plus la majorité absolue et devra s’allier avec l’extrême droite pour gouverner et, d’autre part, que la gauche de gouvernement recule ou stagne au profit d’une gauche radicale et régionaliste. Si la perte de la majorité absolue du PP était attendue, la percée spectaculaire de « Adelante Andalucía » a surpris tous les observateurs. Cette formation, qui a contribué à mobiliser des abstentionnistes, a probablement capté en partie les voix d’électeurs de Podemos, qui n’ont pas apprécié l’union de leur formation avec Izquierda Unida. Une union sur laquelle Antonio Maíllo, coordinateur de IU, comptait pour amorcer une remontée de la gauche face au PSOE, en vue notamment des élections générales de 2027. Celui-ci a clairement exprimé sa déception à l’issue du scrutin dimanche soir, en admettant que l’objectif n’avait pas été atteint : « Por Andalucía » espérait obtenir au moins 7 sièges.

    C’est pourtant une campagne très offensive qu’a menée la liste conduite par Antonio Maíllo, avec plus de 200 rencontres sur le terrain en quinze jours et des retours encourageants. Une campagne pour la défense de la santé publique, contre son démantèlement et les projets de privatisation (rappelons que la santé est une compétence des régions), contre la précarité, et pour le logement. Antonio Maíllo avait promis que voter pour la liste « Por Andalucía » constituait un vote utile pour un gouvernement régional menant une politique sociale. Cela n’a pas suffi, et la coalition de gauche se voit devancée par une autre formation, « Adelante Andalucía », qui a adressé durant la campagne plusieurs critiques au PSOE. José Ignacio Garcia, la tête de liste, a déclaré « nous avons jeté les bases pour à terme éjecter la droite. On lui a déjà enlevé sa majorité absolue, nous sommes résolument une force de gauche alternative et souverainiste », a-t-il martelé, dimanche soir, devant les militants.

    Le PSOE, quant à lui, avait présenté María Jesús Montero, première vice-présidente du gouvernement, qui a reconnu le recul de son parti. Celui-ci n’obtient que 28 sièges, mais elle affirme vouloir fédérer l’opposition et assure que son parti « porte la seule alternative aux droites en Andalousie ».

    Mais déjà, les élections générales de 2027 pointent à l’horizon. La gauche dite alternative et souverainiste d’Andalousie a reçu, dès dimanche soir, un message de félicitations du leader d’Esquerra Republicana de Catalunya, Gabriel Rufián, qui aspire à organiser les gauches régionalistes, avec Irene Montero (Podemos), et à présenter une candidature commune d’une gauche non gouvernementale aux élections nationales. D’ici 2027, le chemin vers une union à gauche du PSOE, souhaitée par Antonio Maíllo et Izquierda Unida, s’annonce encore long.

  • Le récit glaçant et insoutenable de Laëtitia

    Le récit glaçant et insoutenable de Laëtitia

    «Il venait tous les lundis pour me frapper, m’humilier et prendre l’argent », a déclaré à la barre Laëtitia R, lundi. Aux côtés de plusieurs de ses proches, elle a détaillé les viols, violences et sévices qu’elle affirme avoir subis, ainsi que la relation de domination et de soumission imposée par Guillaume B., jugé jusqu’à vendredi. pour viols, torture, barbarie et proxénétisme.

    Selon les témoignages, cette mère de quatre enfants devait lui demander l’autorisation pour chacun de ses gestes : aller aux toilettes, utiliser son téléphone, manger, boire, fumer ou encore s’habiller.

    L’homme de 51 ans, originaire de Lille, divorcé et directeur d’une agence bancaire, à Manosque, aurait par ailleurs forcé son ex-conjointe à se prostituer et l’aurait livrée à de nombreux hommes qui la violaient et la violentaient, selon les déclarations de la partie civile. Pendant ces rapports sexuels tarifés, Guillaume B. était présent ou devait tout écouter par téléphone.

    Un épisode survenu au lac des Vannades, à Manosque, pendant lequel Guillaume B. aurait surpris Laëtitia avec un inconnu, avec qui il l’aurait forcée à avoir un rapport sexuel à travers la portière d’une voiture, a été évoqué à plusieurs reprises pendant l’audience. L’homme aurait par ailleurs contraint Laëtitia à se faire tatouer l’inscription dégradante « garage à bites » au niveau du pubis.

    L’enquête a été ouverte le 31 mai 2022 par un signalement d’une amie de Laëtitia R., Ophélie, à qui elle s’était confiée et qui craignait pour sa vie. La voisine de Guillaume B., chez qui Laëtitia R. a vécu pendant plusieurs années, a témoigné à la barre des cris qu’elle entendait régulièrement : « Elle le suppliait d’arrêter. Je devais monter le son de la télé pour que mes enfants n’entendent pas. »

    « Si tu refais ça, je te tue »

    Laëtitia R. aurait accepté de se prostituer, au début, pour subvenir aux besoins de ses enfants, pour lesquels elle se fournissait dans des banques alimentaires. Guillaume B. partageait initialement la moitié des revenus avec elle, puis en conservait la totalité par la suite.

    « Si tu refais ça, je te tue », a écrit l’accusé à Laëtitia après qu’elle a refusé une sodomie avec un autre homme en raison de douleurs. « Tu n’es qu’un trou, un vide couilles à mon service », « message du maître à son esclave : je veux que tu suces une queue avant ce soir », lui écrivait-il également. L’homme imposait par ailleurs à Laëtitia « de se pénétrer tous les jours avec un gode michet », ce qui lui a causé une incontinence anale et « une rupture complète du sphincter anal », a expliqué la présidente du tribunal.

    Au début de leur relation, Guillaume B. la forçait aussi à boire son urine « tous les matins ». « J’étais juste là à son service, je lui servais de défouloir, j’attendais de mourir, il m’a détruite », a déclaré Laëtitia. Pendant sa grossesse, elle aurait même eu des relations sexuelles avec trois chiens et un cheval, selon les éléments du dossier.

    Lors des perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé deux carabines et deux fusils à canon apposés contre le lit conjugal, ainsi que des vidéos zoophiles et sadomasochistes où figurent Laëtitia.

    « J’ai imposé mes règles en tant que maître, elle les a toujours acceptées », a tenté d’expliquer Guillaume B. L’accusé a reconnu avoir dit à la partie civile qu’elle « méritait » d’avoir été violée par son beau-père, à l’âge de 8 ans. « Elle n’avait pas le droit de dire stop, car cela faisait partie du dressage », a-t-il déclaré.

    Les avocats de l’accusé ont demandé le huis clos, voulant « protéger l’intérêt » de la fille de 7 ans que le couple a eu ensemble. L’avocat de Laëtitia a rétorqué que Guillaume B. essayait « encore une fois de reprendre le contrôle en instrumentalisant cette enfant qui se constitue partie civile contre lui dans ce dossier ».

    Le maire (DVD) de Manosque, Camille Galtier, a exprimé son soutien à la victime et a annoncé nommer « d’ici l’été une chargée de mission dédiée à la prévention et à la lutte contre les discriminations ».

    «Il venait tous les lundis pour me frapper, m’humilier et prendre l’argent », a déclaré à la barre Laëtitia R, lundi. Aux côtés de plusieurs de ses proches, elle a détaillé les viols, violences et sévices qu’elle affirme avoir subis, ainsi que la relation de domination et de soumission imposée par Guillaume B., jugé jusqu’à vendredi. pour viols, torture, barbarie et proxénétisme.

    Selon les témoignages, cette mère de quatre enfants devait lui demander l’autorisation pour chacun de ses gestes : aller aux toilettes, utiliser son téléphone, manger, boire, fumer ou encore s’habiller.

    L’homme de 51 ans, originaire de Lille, divorcé et directeur d’une agence bancaire, à Manosque, aurait par ailleurs forcé son ex-conjointe à se prostituer et l’aurait livrée à de nombreux hommes qui la violaient et la violentaient, selon les déclarations de la partie civile. Pendant ces rapports sexuels tarifés, Guillaume B. était présent ou devait tout écouter par téléphone.

    Un épisode survenu au lac des Vannades, à Manosque, pendant lequel Guillaume B. aurait surpris Laëtitia avec un inconnu, avec qui il l’aurait forcée à avoir un rapport sexuel à travers la portière d’une voiture, a été évoqué à plusieurs reprises pendant l’audience. L’homme aurait par ailleurs contraint Laëtitia à se faire tatouer l’inscription dégradante « garage à bites » au niveau du pubis.

    L’enquête a été ouverte le 31 mai 2022 par un signalement d’une amie de Laëtitia R., Ophélie, à qui elle s’était confiée et qui craignait pour sa vie. La voisine de Guillaume B., chez qui Laëtitia R. a vécu pendant plusieurs années, a témoigné à la barre des cris qu’elle entendait régulièrement : « Elle le suppliait d’arrêter. Je devais monter le son de la télé pour que mes enfants n’entendent pas. »

    « Si tu refais ça, je te tue »

    Laëtitia R. aurait accepté de se prostituer, au début, pour subvenir aux besoins de ses enfants, pour lesquels elle se fournissait dans des banques alimentaires. Guillaume B. partageait initialement la moitié des revenus avec elle, puis en conservait la totalité par la suite.

    « Si tu refais ça, je te tue », a écrit l’accusé à Laëtitia après qu’elle a refusé une sodomie avec un autre homme en raison de douleurs. « Tu n’es qu’un trou, un vide couilles à mon service », « message du maître à son esclave : je veux que tu suces une queue avant ce soir », lui écrivait-il également. L’homme imposait par ailleurs à Laëtitia « de se pénétrer tous les jours avec un gode michet », ce qui lui a causé une incontinence anale et « une rupture complète du sphincter anal », a expliqué la présidente du tribunal.

    Au début de leur relation, Guillaume B. la forçait aussi à boire son urine « tous les matins ». « J’étais juste là à son service, je lui servais de défouloir, j’attendais de mourir, il m’a détruite », a déclaré Laëtitia. Pendant sa grossesse, elle aurait même eu des relations sexuelles avec trois chiens et un cheval, selon les éléments du dossier.

    Lors des perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé deux carabines et deux fusils à canon apposés contre le lit conjugal, ainsi que des vidéos zoophiles et sadomasochistes où figurent Laëtitia.

    « J’ai imposé mes règles en tant que maître, elle les a toujours acceptées », a tenté d’expliquer Guillaume B. L’accusé a reconnu avoir dit à la partie civile qu’elle « méritait » d’avoir été violée par son beau-père, à l’âge de 8 ans. « Elle n’avait pas le droit de dire stop, car cela faisait partie du dressage », a-t-il déclaré.

    Les avocats de l’accusé ont demandé le huis clos, voulant « protéger l’intérêt » de la fille de 7 ans que le couple a eu ensemble. L’avocat de Laëtitia a rétorqué que Guillaume B. essayait « encore une fois de reprendre le contrôle en instrumentalisant cette enfant qui se constitue partie civile contre lui dans ce dossier ».

    Le maire (DVD) de Manosque, Camille Galtier, a exprimé son soutien à la victime et a annoncé nommer « d’ici l’été une chargée de mission dédiée à la prévention et à la lutte contre les discriminations ».

    DES MANIFESTANTES SOUTIENNENT LAËTITIA

    Carmen Buelga, membre du CIDFF

    Les violences faites aux femmes et aux enfants sont l’objet même du CIDFF (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles). C’est une réalité très malheureuse qui occupe nos pensées, c’est une réalité dans notre pays et dans le monde entier. C’est important de soutenir cette femme qui a subi pendant des années. Ce procès va être compliqué, il faut qu’elle sache qu’on est derrière elles. Il y a une double peine pour les victimes à qui on reproche souvent plein de choses. On est solidaires. »

    Léa, membre du collectif féministe départemental

    « C’est important d’être là parce qu’on salue la démarche de Laëtitia qui a demandé la levée du huis clos. C’est aussi important dans nos territoires ruraux : les statistiques montrent qu’il y a plus de féminicides en ruralité, les mouvements féministes sont plus présents en ville. Les femmes ont plus de mal à se faire entendre en ruralité. Les structures qui prennent en charge les femmes victimes de violences sont beaucoup plus rares en ruralité. »

    Marie-Claire Bataille, membre du collectif « 8 mars toute l’année »

    « Il nous a semblé totalement normal et plus que légitime d’être là pour Laëtitia, d’être présentes pour la soutenir.

    On est sur de la barbarie, au-delà du patriarcat et de la puissance masculine. On est essentiellement là pour la soutenir. On la croit, on reconnaît ce qui lui est arrivé et on la soutient. »

  • L’horreur en face

    L’horreur en face

    Avec le procès Pelicot, on pensait avoir touché le pire de ce qu’un homme pouvait faire subir à sa femme. La première journée du procès de l’ex-compagnon de Laetitia R. fait vaciller cette conviction.

    L’abjection des actes reprochés à l’accusé donne la nausée et en vient à faire douter de l’âme humaine.

    Les deux affaires qui ont éclaté dans notre région, l’une en Vaucluse, l’autre dans les Alpes-de-Haute-Provence, sont-elles révélatrices d’une escalade de comportements effroyables ?

    Probablement pas. En réalité elles nous mettent l’horreur en face.

    Elles accompagnent le grand mouvement de libération de la parole initié par #MeToo et mettent en lumière un continent de violences et de traumatismes jusque-là immergé dans la honte des victimes et l’hypocrisie de la société.

    Le patriarcat asservit les femmes et déshumanise les hommes

    Là où la justice avance parce que des femmes comme Gisèle Pelicot ou Laetitia R. ont eu le courage d’affronter leurs agresseurs mais surtout le qu’en-dira-t-on, c’est l’impunité des auteurs de violences qui recule et la honte qui change de camp.

    Ces affaires ne sont pas des faits isolés, elles révèlent l’ampleur d’un système de brutalité et de domination.

    Elles doivent donner aux victimes de toutes les formes de violences sexistes et sexuelles, le courage de dénoncer les comportements hideux.

    Le patriarcat asservit les femmes et déshumanise les hommes.

    Aucun projet sérieux d’émancipation humaine ne peut faire l’économie de sa remise en cause.

  • Plus de 80 artistes à un battle de breakdance à Septèmes

    Plus de 80 artistes à un battle de breakdance à Septèmes

    L’association a réuni plus de 80 artistes, dimanche après-midi, lors de la sixième édition de la Zemen Breaking, à l’Espace Culturel Jean Ferrat de Septèmes-les-Vallons, en collaboration avec le Centre Social de la Gavotte Peyret, l’association pennoise AC2N et le collectif Break2Mars.

  • Soirée de solidarité avec Cuba à Marseille

    Soirée de solidarité avec Cuba à Marseille

    Organisée par France Cuba Marseille 13 et la section PCF du 8e, l’initiative s’inscrivait dans les journées internationales de solidarité avec Cuba initiées il y a quelques semaines par le Parti communiste français, dans la continuité du convoi de solidarité, destiné à soutenir le peuple cubain face au blocus imposé par les États-Unis, renforcé sous Donald Trump et imposé à l’île depuis plus de 60 ans avec ses conséquences économiques et sociales désastreuses. Les participants ont permis de collecter 1 130 euros pour soutenir le peuple cubain et ses actions de résistance face aux sanctions.

  • La vice-présidente des Bouches-du-Rhône Marie-Pierre Callet tête de liste RN aux sénatoriales

    La vice-présidente des Bouches-du-Rhône Marie-Pierre Callet tête de liste RN aux sénatoriales

    Après le ralliement de l’ex-présidente des Républicains dans les Bouches-du-Rhône Laure-Agnès Caradec à l’UDR mardi dernier, c’est une autre vice-présidente du conseil départemental, Marie-Pierre Callet, qui rejoint le RN. Après avoir obtenu le feu vert des commissions d’investiture des deux partis, celle-ci sera la tête de liste de l’union d’extrême droite pour les prochaines sénatoriales, a annoncé ce lundi matin le responsable départemental du parti lepéniste Franck Allisio.

    Ancienne présidente de la filière bovine dans le département, celle qui est élue sur le premier canton de Salon-de-Provence et qui siège depuis 2015 dans la majorité de Martine Vassal au Département avait quitté les Républicains en 2024 avant de rallier le RN ces dernières semaines. Avec cette tête de liste hors-Marseille, l’extrême droite vise deux sièges au Sénat sur les huit en jeu dans les Bouches-du-Rhône lors des scrutins qui se tiendront le 27 septembre prochain.

    Le sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier, tête de liste en 2020, devrait de son côté mener une autre liste à l’extrême droite, indique Franck Allisio. «Notre intérêt aux sénatoriales c’est d’avoir une liste RN – UDR et lui d’avoir une liste indépendante, nous sommes d’accord pour avoir une liste séparée », explique le député de Marignane.

  • La ministre de la Mer à Marseille

    La ministre de la Mer à Marseille

    Elle interviendra dans l’après-midi en clôture d’une table ronde de présentation de « l’état des lieux de la féminisation du secteur maritime », à l’École nationale supérieure maritime. L’occasion de réaffirmer sa volonté d’accélérer cette féminisation d’ici 2030.

    Elle visitera ensuite le centre de formation et d’innovation « le Tangram » de la CMA CGM basé dans la cité phocéenne.