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  • [Science] Outils et chewing-gum : ce qu’une colle raconte de nos ancêtres

    [Science] Outils et chewing-gum : ce qu’une colle raconte de nos ancêtres

    L’originalité de l’étude vient de la combinaison de deux analyses : celle de la composition chimique des résidus organiques et celle de l’ADN. « Les deux étaient d’ordinaire menées séparément », souligne Martine Regert. « Elles sont complémentaires », ajoute Tabea Koch, ancienne doctorante au Cepam et co-autrice principale de l’étude. Car l’ADN est parfois détruit et nombre de plantes identifiées ici n’auraient pas pu l’être avec des marqueurs chimiques uniquement. « Combiner les deux aide à comprendre l’histoire de ces objets, de leur fabrication à leur utilisation », ajoute la chercheuse, aujourd’hui au British Museum de Londres.

    Hygiène dentaire ?

    Les analyses montrent que le brai de bouleau a servi à réparer des céramiques et à fixer des pierres taillées sur des supports en bois pour fabriquer des outils ou des projectiles. De manière intéressante, les échantillons les moins chauffés livrent de l’ADN humain buccal : ils auraient donc été mâchés. Pourquoi ? « Nous l’ignorons, admet Martine Regert. Peut-être pour soulager des douleurs ou améliorer l’hygiène dentaire. » Mais probablement pas pour le rendre plus adhésif, si l’on en croit Tabea Koch : « Nous avons testé : le mâcher le rend moins collant. »

    Mais cet ADN a permis de distinguer le sexe biologique des individus qui ont mâché ces « chewing-gums ». « Cela pourrait nous permettre d’avoir une vision genrée de certaines activités, souligne Martine Regert. Nous avons trop peu d’échantillons pour conclure aujourd’hui. Mais cela ouvre des perspectives. »

    Enfin, de l’ADN animal et végétal donne une idée de ce que mangeaient ces populations : noisettes, pavot, poisson, sanglier… « Cela complète ce que racontent des éléments plus abondants comme les contenus des céramiques, les ossements, les graines des plantes ou les grains de pollen, précise la chercheuse pour qui la suite consiste à poursuivre ce type d’étude sur plus d’échantillons. Nos partenaires danois ont obtenu un financement européen pour le faire. »

  • [Grand entretien] Anna Mouglalis : « Soutenir la presse libre et rester en alerte »

    [Grand entretien] Anna Mouglalis : « Soutenir la presse libre et rester en alerte »

    La Marseillaise : À quel point vous reconnaissez-vous dans les valeurs portées par le festival ?

    Anna Mouglalis : Déjà, je tiens à souligner que c’est moi qui suis honorée de faire partie du festival. Après, d’un point de vue général, les choses avancent peu. Suite à l’action du collectif 50/50, les festivals s’étaient engagés à ce qu’il y ait 50% de films de femmes. Mais on voit bien que ces promesses n’ont pas été tenues. Cela reste donc toujours aussi important de visibiliser les films réalisés par des femmes car leur travail devient plus compliqué. Leurs films sont moins bien dotés et produits. On leur donne tout simplement moins d’argent, ce qui a aussi un impact sur leur distribution. On ne peut donc que saluer la démarche de Films femmes Méditerranée dont la programmation contient beaucoup de films que je me languis de découvrir.

    L’une de ses sections est dédiée à la réalisatrice et pionnière grecque Frieda Liappa (1948-94), qui s’est élevée en son temps contre la dictature des colonels. Aujourd’hui, le fascisme est aux portes du pouvoir en France, avec le rapprochement des idées des partis de droite et d’extrême droite. D’où peut venir le sursaut ?

    A.M. : C’est terrible car cette levée réactionnaire touche tous les milieux. À mon petit niveau, je participe à des événements, je me rapproche d’associations en danger [Elle soutient entre autres SOS Méditerranée, Ndlr], je manifeste, je prends la parole dès que possible. Après, il y a des sursauts, comme on a pu le voir récemment avec l’élection de Zohran Mamdani comme maire de New York. Malgré tout, on est encerclés. Entre l’Italie, les petites démocraties du Nord, la Hongrie, l’Argentine… Les réactionnaires sont de partout. Je recommande à tout le monde la lecture de l’ouvrage de l’historien Johann Chapoutot, Les irresponsables. Il s’est passé la même chose dans les années 1930 avant le nazisme. Des milliardaires se sont permis de racheter toute la presse et ont mis fin à la séparation des pouvoirs. C’est ce qu’on vit en ce moment avec toutes les chaînes de propagande. Sans oublier que leurs idées se répandent même dans le monde de l’enseignement, comme on a pu le voir avec la poussée de Stérin. D’où l’importance de soutenir la presse libre et indépendante et de rester alerte.

    Le festival a aussi tenu à souligner votre engagement contre les violences faites aux femmes, vous qui avez été auditionné au printemps dernier par les députés pour témoigner de celles que vous avez subies dans le monde du cinéma…

    A.M. : Il y a eu d’autres commissions comme la Ciivise, qui a fait un travail sur trois ans avec 82 préconisations pour pouvoir lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants. Moi, ce que je revendique, c’est que ces violences se déroulent dans tous les milieux. Dans le cinéma, notre parole a un peu plus d’écho, mais c’est vrai pour toutes les personnes en situation de pouvoir. Je suis assez impressionnée de voir à quel point les hommes ne disent rien, alors que les femmes disent : « nous le savions toutes ». Le but n’est pas de vivre sans les hommes. Mais on aurait besoin qu’ils aient un peu plus de courage. Pour les femmes, il faut un courage énorme pour prendre la parole. Les hommes n’ont, eux, peut-être pas subi directement des violences, mais le fait qu’ils les voient et ne parlent pas consiste à dire que ce n’est pas très grave. Alors, bien sûr, ça peut être compliqué quand il est parfois question de réalisateurs ou producteurs, qui sont par ailleurs des amis. Mais le courage, c’est de dire quand on voit quelqu’un qui fait quelque chose d’intolérable. Et de ne pas se dire : « oui c’est un ami » ou « il m’a fait débuter » donc, je ne peux pas parler. En parler, ce n’est pas lui tirer dans le dos. C’est se battre pour un monde meilleur et pour la justice.

    Des divisions ont cours au sein même de certains milieux militants, en ce qui concerne la lutte pour revendiquer des identités. Estimez-vous que ces combats ne doivent en aucun cas être déconnectés de la question sociale ?

    A.M. : De toute façon, la lutte est intersectionnelle. Ce sont des questions qui se posent continuellement, dans les milieux féministes aussi. La parole donnée par une femme non blanche ne va par exemple pas forcément avoir le même écho que celle portée par une femme blanche. Il faut vraiment que les féministes blanches s’interrogent. Car ce sont toutes les femmes, ensemble, qui vont réussir. C’est pour cela que j’ai trouvé, à l’endroit de la CGT, quelque chose qui me semble beaucoup plus cohérent depuis que Sophie Binet en est à la tête : des revendications de justice sociale dans tous les milieux professionnels, avec la lutte pour les droits des femmes, tout cela encadré par le droit du travail. Il faut se syndiquer et manifester.

    Le festival rend aussi hommage à Marguerite Duras avec la projection de quatre films. Est-ce une figure qui vous inspire, au même titre que l’écrivaine et militante féministe Monique Wittig que vous avez célébrée en musique cette année ?

    A.M. : J’ai lu Marguerite Duras mais j’ai vu ses films assez tard. C’est à travers Delphine Seyrig que j’ai rencontré son œuvre et qui était une grande militante féministe, chose que certains veulent effacer de sa carrière. Si Marguerite Duras est une immense artiste, je n’ai pas vu dans ses mots le même embrasement que celui que j’ai trouvé dans ceux de Monique Wittig. La révolution qu’elle a accomplie en littérature, elle l’accomplissait aussi dans la rue. Elle a inventé une langue qui lui est propre, mais était aussi très impliquée en participant à la création du mouvement de libération des femmes, a fait partie des Petites marguerites ou des Gouines rouges. Ce n’est pas de la révolution fiction. C’est du vécu.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

  • [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    Pour deux personnes vous faudra :

    – 2 aubergines
    de gros calibre

    – du pain sec

    – persil et ail frais, huile d’olive

    – de la salade mesclun

    – des câpres, un citron

    – de la farine
    et 2 œufs

    – de quoi faire
    une vinaigrette

    Pour débuter, mettez vos aubergines entières au four sans assaisonnement ni matière grasse pendant 45 minutes à 180°. Il ne faut pas que la peau commence à flétrir, n’hésitez donc pas à surveiller de temps en temps. Une fois que c’est prêt, laissez refroidir et ôtez la peau de l’aubergine à la main en la laissant entière. Pour une esthétique plus soignée mais aussi pour des questions pratiques, vous pouvez laisser le pédoncule de l’aubergine afin de la manipuler plus facilement. Une fois que votre aubergine entière est pelée, déposez-la sur la farine et écrasez-la délicatement à la main pour l’aplatir. Un peu comme une escalope milanaise. Secouez délicatement pour enlever le surplus de farine puis plonger dans les œufs battus et enfin dans la chapelure réalisée à l’aide d’un pain sec de la veille par exemple. Soyez généreux sur la chapelure.

    Des saveurs diverses

    Pendant ce temps dans une poêle mettez un beau filet d’huile d’olive et faites chauffer à feu fort quand de petites bulles ou une petite fumée apparaissent déposez-y l’aubergine panée. Laissez-la bien dorer des deux côtés puis baissez le feu. Réalisez la persillade avec du persil frais et de l’ail frais mixés. Ajoutez un peu d’huile d’olive pour avoir un rendu davantage similaire à un pesto plutôt qu’à une sauce vierge. Disposez généreusement sur l’aubergine placée au centre de l’assiette car il s’agit de la seule sauce du plat pour retrouver les saveurs argentines de cette milanaise végétarienne.

    Disposez quelques câpres sur le tout et coupez un quartier de citron en suprêmes dont vous ferez de petits cubes, inspiration directe de la garniture grenobloise revisitée par le chef.

    Accompagnez d’une salade mesclun et de la vinaigrette de votre choix, par exemple une vinaigrette à la moutarde. Servez dans un petit récipient à part.

    Bon appétit !

  • Châteauvallon et la soif d’apprendre

    Châteauvallon et la soif d’apprendre

    En préambule, une maxime de Maria Montessori, mère de l’éducation positive, qui indiquait qu’« une manière de mesurer la pertinence d’un modèle éducatif est le niveau de bonheur d’un enfant ». Mais trouve-t-on vraiment le temps de cultiver ce bonheur d’apprendre dans notre quotidien ? Comment libérer ce goût de la connaissance dès l’enfance, puis tout au long de la vie ? Comment enseigner à celle ou à celui qui n’a pas envie d’apprendre ? Et de quelle manière marier plaisir, effort, compétition et transmission sans angélisme éducatif ?

    Théâtre, conférences, jazz…

    L’arrivée fracassante dans nos vies d’internet, et plus récemment de l’intelligence artificielle, conduit ainsi à une autre interrogation : est-il encore nécessaire d’approfondir nos connaissances ? Tout l’enjeu devient-il d’aiguiser notre travail intellectuel et d’exercer un esprit critique ?

    Des questions qu’aborde la programmation de ce théma, qui propose, ce week-end, la pièce de théâtre L’Écriture ou la vie, de Jorge Semprùn, résistant communiste espagnol, déporté à Buchenwald durant la Seconde Guerre mondiale, qui s’est interrogé sur la nécessité vitale d’écrire et transmettre la douloureuse mémoire à la Libération. Toujours au théâtre, du 12 au 20 novembre, Bérengère Warluzel porte au plateau la voix et la pensée de Maria Montessori, avec l’appui de Charles Berling, directeur de Châteauvallon-Liberté.

    Le 20 novembre, quatre spécialistes de l’éducation se réuniront autour d’une table ronde sur le thème « Quelles alternatives pour transmettre la soif d’apprendre ? » L’une d’entre elles peut être l’art, comme veillera à le démontrer la Nuit du Jazz, orchestrée par le saxophoniste Raphaël Imbert le 5 décembre, qui s’articulera autour d’une conférence suivie d’un concert. Le théma se conclura par la soirée des 60 ans du lieu extraordinaire qu’est Châteauvallon par la soirée projection « Do you know Châteauvallon ? », alors que l’exposition « Récréations » du photographe James Mollison, se poursuivra jusqu’au 20 dans le Hall du Théâtre Liberté.

    Programme complet sur chateauvallon-liberté.fr

  • Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Lors du dernier conseil de quartier (notre édition du 6/11), l’élue annonçait l’extension du périmètre de l’arrêté préfectoral de protection du biotope (APPB) de 2018, qui avait consacré une zone de près de 7 hectares en 2018 dans un couloir partant du parking de la plage le long du chemin allant en direction de Carro.

    Désormais, c’est une zone étendue sur plus de trente hectares qui est protégée par l’arrêté, entre la plage de Bonnieu et sur le littoral de la pointe Donnelle à l’Anse des Arnettes, l’extension de l’APPB couvrant à peu près la boucle ouest du sentier botanique. « Nous voulions l’agrandir car nous considérons que les zones en bordure de Méditerranée doivent aussi être protégées et font partie du patrimoine communal », affirme l’adjointe.

    L’écologie du vivre-ensemble

    L’enjeu de cette réglementation est de protéger plusieurs espèces de plantes et d’animaux présents sur la plaine de Bonnieu, parmi lesquelles le gravelot à collier interrompu ou la mérendère à feuilles filiformes, « car c’est une des rares zones de France où ces espèces habitent », précise Odile Teyssier-Vaïsse. Cette espèce est réputée « encourant un risque très élevé d’extinction dans la nature » et figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’outil de référence pour connaître le niveau de danger pesant sur la biodiversité dans le monde.

    Il fallait pour cela fermer le parking proche de la plage, et surtout « empêcher l’accès aux deux roues, qui venaient souvent faire du motocross dans la plaine » indique l’adjointe, de même que d’éviter « tout déplacement de véhicules, de rassemblements générateurs de piétinement ou même d’empêcher des constructions », complète-t-elle.

    Un patrimoine sensible qui n’est pas pour autant mis sous cloche. « Il ne s’agit pas de barricader l’espace », comme le détaille Odile Teyssier-Vaïsse, mais de penser la plaine comme un espace de vie dont la gestion se « travaille avec les associations, comme la Ligue de protection des oiseaux, l’Office français de la biodiversité mais aussi les cyclistes, promeneurs et chasseurs pour faire cohabiter les usages ». En l’occurrence, le sentier de la boucle botanique de Carro, prisé des promeneurs et des amateurs de nature, ne sera pas rendu inaccessible.

    Du reste, l’APPB vient compléter les mesures compensatoires du site du Vallon du fou, créé au milieu des années 2000 par l’ancien conseil de territoire et aujourd’hui propriété de la Métropole.

    Si l’arrêté « n’a pas de vocation touristique » selon Odile Teyssier-Vaïsse, « la Ville a toujours eu cette envie de faire connaître sa richesse faunistique et floristique aux gens ». Les ateliers participatifs de l’atlas de la biodiversité populaire, en sont un exemple concret, dont celui dédié à la plaine de Bonnieu s’est déroulé en avril dernier.

  • À gauche, LFI se lance tout comme l’ancien maire

    À gauche, LFI se lance tout comme l’ancien maire

    Difficile de prévoir ce qui ressortira des urnes carpentrassiennes le 15 mars au soir au 1er tour des municipales. Mais avec trois listes qui s’annoncent à gauche, heureusement que l’extrême droite part aussi divisée entre Christian Richaud, soutenu par le RN, et Bertrand de la Chesnais, conseiller municipal et chef de file du RN en 2020.

    Maire sortant, Serge Andrieu (DVG) a vu ce vendredi ses concurrents de gauche accélérer. Son prédécesseur Francis Adolphe a lancé sa campagne ce vendredi soir dans son local ouvert il y a quelques semaines. Maire entre 2008 et 2018, Adolphe (ex-PS) avait été frappé d’inéligibilité après avoir été condamné pour violences conjugales. Démissionnaire, Serge Andrieu lui avait succédé. Francis Adolphe, qui a retrouvé une virginité judiciaire, rêve d’un retour aux affaires et se présente « sans étiquette et sans extrême ». En 2021, il avait tenté le coup aux départementales, se hissant au second tour face au binôme RN vainqueur. En froid avec Serge Andrieu, l’ex-maire est toutefois ouvert à la discussion dans l’entre deux tours.

    Mais il faudra aussi composer avec une liste de la France insoumise. Dans un communiqué ce vendredi, le groupe d’action local « propose la constitution d’une liste citoyenne pour une alternative de gauche, porteuse des exigences démocratiques, sociales et écologiques seules à même de répondre à la situation de crise, de régressions, de pauvreté, de délabrement des services publics dans laquelle le macronisme enfonce la société ». Une allusion non feinte car pour LFI la présence dans la majorité actuelle d’élus de centre droit est une ligne rouge. Les insoumis portent « une offre politique municipale clairement de gauche ».

    Entre février et septembre, des tentatives pour composer un Nouveau front populaire à l’échelle municipale ont eu lieu mais en vain. Dès le mois de mai, le PCF – qui avait fait cavalier seul en 2020 – a annoncé son soutien au maire sortant. En vue de sa liste, LFI organise une réunion publique le jeudi 13 novembre (18h30 au château de la Roseraie). Mi-octobre, un sondage commandé par Serge Andrieu le donnait en tête au 1er tour devant Francis Adolphe. Mais l’hypothèse d’une liste LFI n’avait pas été testée.

  • Stéphane Sacco reçoit le soutien du Mouvement républicain et citoyen

    Stéphane Sacco reçoit le soutien du Mouvement républicain et citoyen

    Pour son engagement personnel, ses valeurs humanistes, progressistes, sa détermination à donner à la ville de La Seyne l’avenir qu’elle mérite, le Mouvement républicain et citoyen varois prendra part à la campagne des municipales en soutenant la candidature de Stéphane Sacco (Gauche républicaine & socialiste) tête de liste du rassemblement de la gauche à La Seyne », annonce Toussaint Codaccioni, le secrétaire du MRC varois.

    L’occasion pour le responsable politique de rappeler l’urgence qu’il y a à se rassembler et faire front commun « face aux dérives libérales, aussi bien de ceux qui ont oublié la nation que de ceux qui ont oublié le peuple », mais aussi à la montée de l’extrême droite. Le Mouvement républicain et citoyen, poursuit-il, appelle les citoyens à relever le défi lancé à la démocratie en faisant vivre aujourd’hui et concrètement l’exigence progressiste.

    Résister dans l’unité pour reconquérir la ville

    Une mobilisation des consciences d’autant plus nécessaire dans un département qui a envoyé lors des dernières législatives 7 députés RN sur 8 à l’Assemblée nationale, et avec une droite LR qui fait preuve de plus de porosité avec le parti de Marine de Le Pen.

    Et de conclure : « Nous devons résister pour garder notre liberté, maintenir l’égalité entre citoyens, sauvegarder l’idée de Fraternité et pérenniser à jamais la laïcité au sein de la République. »

  • La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    On fait une belle progression en passant de 17% à 25% », se félicite Anaïs Pascual, la secrétaire générale du syndicat CGT de Primark. Les élections professionnelles viennent en effet de voir progresser de 8% la Confédération générale, qui se retrouve donc dans la boîte avec cinq élus titulaires et cinq élus suppléants au Comité social et économique (CSE). L’instance représentative du personnel a pour rôle la défense l’emploi et les conditions de travail des salariés, veiller à la préservation de leur santé et de leur sécurité, mais aussi s’assurer du respect du droit du travail.

    Une augmentation qui vient récompenser tout le travail sur le terrain d’écoute et d’accompagnement mené dans les 30 magasins de l’enseigne ainsi que les combats engagés pour s’opposer à la pression de la direction sur la force de travail afin de réduire les coûts au détriment des personnels. « Et ça montre la confiance que nous accordent nos collègues », poursuit la responsable syndicale.

    La lutte continue

    Elle déplore en revanche la manœuvre orchestrée pour passer d’un CSE par région à un CSE aujourd’hui national avec la perte d’élus de proximité qui avait compétence, insiste la secrétaire générale, d’emmener l’employeur au tribunal ce que n’ont pas les simples délégués du personnel.

    Et de préciser : « Ça a été décidé et signé par la CFTC qui était le syndicat majoritaire. Le syndicat maison qui a à sa tête le directeur adjoint, alors que nous, on demandait le retour à un CSE par magasin au plus proche des salariés et surtout pour pouvoir emmener chacun des magasins au tribunal si on avait à faire des actions juridiques. » La syndicaliste ajoute : « Ça indique aussi au patronat qu’il va falloir nous écouter un peu plus. »

    En tout cas cette progression, assure Anaïs Pascal, vient renforcer la détermination du syndical à poursuivre la lutte et donne confiance aux salariés. De quoi reprendre la bagarre contre des conditions de travail très dégradées du fait d’un sous-effectif chronique organisé. La secrétaire générale de la CGT Primark La Valette pointe en plus l’arrivée des caisses automatiques qui va s’opérer par le non-renouvellement des postes. « Donc, ça fait des années qu’on travaille en étant toujours moins. Et là, ça va continuer », peste-t-elle.

    Et cela bien sûr, toujours pour un salaire de misère : « On continue à faire le travail de deux ou trois tout en étant payé au Smic. » À suivre, donc.

  • Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Les allées du parc Chanot grouillent de monde et il n’est pas impossible de croiser au détour d’un stand une créature imaginaire, un personnage kawaï ou encore un héros tout droit sorti d’un jeu vidéo. Le Hero Festival est le rendez-vous des cosplayeurs qui peuvent, ici être eux-mêmes et profiter de chaque instant. «Ici on est bien on sait que les gens ne vont pas nous regarder bizarrement il n’y a pas non plus de concurrence. C’est un lieu très agréable où l’on peut profiter de chaque instant et ce n’est pas le cas de toutes les conventions de ce genre », soulignent un groupe de cinq amis, tous costumés venus de Lyon pour l’occasion. Cela fait des années qu’ils se donnent rendez-vous à Marseille, un «rituel» qu’ils partagent.

    Une ferveur qui se partage

    « C’est bien plus que porter un costume, c’est un partage d’expérience du personnage que l’on devient. C’est un exercice très intéressant au même titre que le théâtre pour les personnes timides et je le conseille. D’ailleurs ça ressemble beaucoup au drag ! C’est un exutoire pour nous », poursuit Ela, habillée en Sans d’Undertale.

    Un endroit qui se veut donc convivial mais aussi sans contrainte pour l’ensemble des participants qui sont libres de représenter l’univers qui leur parle. « Il y a énormément d’univers qui se mélangent ce qui favorise l’interaction on prend tous beaucoup de plaisir et c’est très motivant», ajoute Maxime, aka Link dans Twilight Princess. Une passion qui s’exprime à travers des costumes plus extraordinaires les uns que les autres dont certains sont des œuvres réalisées à la main. «J’ai commencé mon costume au mois d’avril et je l’ai terminé ce matin », sourit Clément avec son armure noir et or de Monster Hunter. Il y vient chaque année en famille avec son frère et sa sœur eux aussi gagas de cosplay. Une ferveur qui peut aussi se transmettre de mère en filles. « On vient chaque année, c’est un rendez-vous qu’on ne raterait pour rien au monde», s’enthousiasme Jessica fan de Dragon Ball qui a transmis son amour du manga à ses filles respectivement habillées en Sailor Moon et en Geisha.

  • L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    C’est dans une première demi-heure totalement maîtrisée que l’OM a fait la différence. Avec un premier but d’Angel Gomes, dont la frappe sur coup-franc a été dévissée par Radoslaw Majecki. Le gardien Brestois était ensuite pris à contre-pied sur le penalty obtenu par Igor Paixão, et transformé par Mason Greenwood. Avec deux buts d’avance à la pause, les hommes de Roberto De Zerbi, ont rarement été mis en danger par une formation brestoise en manque d’inspiration.

    En seconde période, les Marseillais pouvaient gérer les débats. Et même si Brest se montrait un peu plus entreprenant, les occasions les plus franches restaient phocéennes. Angel Gomes flirtait avec le doublé (58) et Pierre-Emerick Aubameyang, après avoir manqué le coche dès la reprise, enfonçait le clou, avant de céder sa place à Tadjidine Mmadi.

    Après l’énorme frustration du match perdu face à l’Atalanta en Ligue des Champions mercredi, l’OM s’est remis en ordre de marche en s’imposant, avec la manière. Un succès qui va permettre aux Olympiens de passer une trêve sereine et préparer au mieux la dernière séquence de l’année.

    Aidés par quelques maladresses bretonnes, les Olympiens ont ainsi retrouvé le bon chemin. Ils s’imposent sans trop avoir à forcer leur talent, et prennent provisoirement la tête de la Ligue 1, en attendant le résultat de Lyon – PSG, dimanche à 20h45.

    OM – Brest 3 – 0 (2 – 0)

    12è journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome, 66 279 spectateurs.

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Gomes (26), Greenwood (33 sp), Aubameyang (82).

    Avertissements : Vermeeren (45) à l’OM, Mboup (38) à Brest.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd (Egan-Riley, 78), Emerson – Höjbjerg ( c, Bakola, 87 ), Gomes (O’Riley, 70), Vermeeren – Greenwood (Vaz, 78), Aubameyang (Mmadi, 87), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    BREST : Majecki – Lala, Chardonnet ( c ), Coulibaly, Locko (Guindo, 33) – Chotard (Dina-Ebimbé, 83), del Castillo, Magnetti (Makalou, 74) – Baldé (Labeau-Lascary, 46), Ajorque, Mboup (Tousart, 46).

    Entraîneur : E. Roy.