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  • Mohamed Adi : 50% Français, 50% Algérien, 100% Marseillais

    Mohamed Adi : 50% Français, 50% Algérien, 100% Marseillais

    Après 40 ans à user les planches de théâtre comme comédien, conteur et marionnettiste, et transmettre son art à tous types de publics à Marseille, qu’est-ce qui a donc poussé Mohamed Adi à se raconter sur scène ? « Lors d’un stage de théâtre en 2017, j’ai présenté une saynète où je parlais en français avec quelques mots en arabe. Le professeur m’a demandé si je parlais l’arabe. Je lui ai répondu non. Il m’a dit : pourquoi ? C’est là-dessus qu’il faut que tu travailles », se remémore Mohamed Adi, aujourd’hui 70 printemps au compteur. « Ça a déclenché chez moi une hémorragie de mots que je n’arrivais pas à contrôler. Quelque chose de contenu en moi comme une bombe », explique-t-il, chamboulé mais sûr de lui, à une table de café des allées Léon-Gambetta, pour souligner la genèse d’Un Français comme les autres. Un solo qu’il incarne du 14 au 16 novembre au Théâtre du Hangart, quartier des Chartreux, ainsi qu’à l’Harmonie de l’Estaque, le 4 décembre. « Je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », relate-t-il façon Aznavour pour retracer le fil de ses multiples identités, jaillies depuis son enfance passée dans le quartier de la Calade. Comme une machine à remonter le temps, « à travers la voix d’un enfant ».

    « Algérien pour toujours, Français tous les jours »

    « Minots, on était fascinés par les marchands ambulants : de pognes, de glaces, d’escargots », rappelle Mohamed Adi, avant de fredonner la ritournelle dédiée à la vente de ces mollusques : « a l’aigo sau lei limaçons, y’en a des gros et des pitchons ». Symboles des identités ayant traversé sa vie, le provençal, l’arabe et le français imprègnent son spectacle dont le seul artifice est une malle à souvenirs, chaque objet convoquant une partie de son histoire. Mais avec la grande, en toile de fond. Si Mohamed Adi est né Français en 1955, ses parents font le choix de devenir Algériens, à l’indépendance en 1962. « Je deviens alors Algérien. Mais en 2000, je demande ma réintégration à ma première nationalité. Mais comme l’Algérie n’abandonne jamais ses enfants, je reste aussi Algérien. Comme le dit Rachid Taha : Algérien pour toujours, Français tous les jours », affirme celui qui estime qu’« on appartient tous à la terre sur laquelle on vit, et non pas à un drapeau ou une Nation. J’ai fait ce choix en 2000 car je ne pouvais pas me raconter d’histoires. Qu’est-ce que j’allais faire à Ouargla [ville ancestrale du Sahara algérien d’où est originaire sa famille, Ndlr] où il n’y avait même pas un baby-foot ou un flipper dans les bars ? ».

    Selon Mohamed Adi, l’identité n’est pas un vain, ni un gros mot. « Ou alors, un gros mot, dans le sens où il faut qu’on le voie », s’amuse cet homme « imbibé de poésie » dont le calme olympien cache des fêlures et qui se considère avant tout comme Marseillais.

    Réservations au 04.91.91.01.29

  • Un festival pour « régénérer » la musique persécutée

    Un festival pour « régénérer » la musique persécutée

    Le Festival des musiques interdites Marseille tient sa 20e édition du 14 au 23 novembre. Depuis 20 ans, ce rendez-vous s’attache à la résurrection de compositeurs oubliés, persécutés, bannis par les régimes totalitaires. Un travail salutaire dans l’époque actuelle aux relents nauséabonds. Cette mouture débutera à l’Abbaye Saint-Victor, avec des solistes de l’Orchestre philharmonique de Marseille, par un programme de quatuor mettant à l’honneur le compositeur Viktor Ullmann, assassiné à Auschwitz, et le Hongrois Bela Bartok qui demanda par solidarité de faire partie des compositeurs bannis car qualifiés de « dégénérés ».

    Réhabilitation

    Dimanche 16 novembre, à l’Opéra de Marseille, la mezzo-soprano Aude Extrémo, la soprano Irina Stopina, la récitante Carole Meyer et le pianiste Vladik Polionov redonneront, eux, vie à Franz Schreker, héritier du post-romantisme allemand dont l’œuvre fut interdite par les nazis. Enfin, et c’est sans doute l’événement du festival, dimanche 23 novembre, à l’Opéra, sera donnée la monumentale deuxième symphonie, dite Résurrection de Gustav Mahler, par l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Marseille, sous la direction de Michele Spotti. Aude Extrémo et Irina Stopina en seront les solistes. 20 ans après sa création, ce festival unique en Europe poursuit, selon les vœux de ses initiateurs, sa mission fondamentale : réhabiliter des compositeurs persécutés dont les œuvres ont été taxées de « dégénérées » ou bannies pour des raisons idéologiques ou raciales.

  • Mieux connaître les chiens de protection

    Mieux connaître les chiens de protection

    Si vous êtes un amateur de sport nature, vous êtes peut-être tombé nez à nez avec un patou, un chien de protection de troupeaux. Ces chiens imposants (jusqu’à 80 cm au garrot et 75 kg) ont de quoi effrayer, se montrant agressifs avec les individus étrangers et très protecteurs à l’égard des troupeaux. Un randonneur a ainsi été gravement blessé par quatre patous dans les Hautes-Alpes en octobre.

    Depuis le retour des loups en France en 1992, ils constituent le meilleur moyen pour garder les troupeaux face à ces animaux « inoffensifs pour l’homme », dont certains « n’ont jamais attaqué un troupeau. Ils s’entretuent s’ils ne sont pas de la même meute. Une meute peut donc être un moyen de protection si elle est inoffensive », affirme Manon Rolet, de Terre de Vie et Nature.

    Pour éviter tout problème avec ces chiens « d’instinct, qui ne connaissent que la bergerie » et qui « sont perdus s’ils ne sont pas entourés d’animaux », comme l’explique Céline Troin, éleveuse bergère à Solliès-Toucas, des réflexes simples s’imposent. Au contact des troupeaux, il faut rester calme, éviter les gestes brusques (mains ou bâtons en l’air par exemple), signaler sa présence au chien, contourner le troupeau, en faisant face au chien sans le regarder dans les yeux, lui parler pour l’apaiser et mettre un objet entre vous et lui. Il est conseillé de se renseigner sur sa présence et de ne pas se balader seul. Si vous êtes à vélo, descendez et positionnez-vous derrière.

    Si vous êtes avec un chien domestique, le tenir en laisse mais le lâcher si conflit « car sa posture, sans aller jusqu’au combat, va vous protéger », appuie Manon Rolet. De même, si votre enfant entre en contact avec le chien, essayez d’attirer l’attention de l’animal et évitez de lui tourner le dos car vous devenez vulnérable. Il ne faut surtout pas l’agresser car il va se montrer plus agressif avec les prochains humains croisés, et ne pas lui donner à manger, ou le caresser, « car il peut prendre ça comme signe de domination, ou au contraire aller demander des caresses ou à manger à tous les promeneurs », prévient Manon Rolet.

  • Les commémorations du 11-Novembre dans la région

    Les commémorations du 11-Novembre dans la région

    À Luynes, le rendez-vous est donné à la nécropole nationale à 9h où les élèves du lycée militaire d’Aix-en-Provence interpréteront l’ensemble des chants, en présence du préfet des Bouches-du-Rhône. Il sera ensuite à l’Arc de triomphe sur la place Jules-Guesde dans le 3e arrondissement de Marseille. Dans cette ville, de nombreuses cérémonies sont prévues dans chacun des arrondissements.

    À Aubagne, la cérémonie d’hommage sera précédée par une conférence « La restauration du monument dit de la Victoire : une mémoire partagée », à 15h en salle Sicard au théâtre Comœdia pour rappeler les enjeux et le calendrier de ce projet. La commémoration débutera à 16h30 au cimetière des Passons.

    Une cérémonie est également organisée place Jeanne d’Arc en centre-ville d’Aix-en-Provence dès 15h au niveau du mémorial des Aixois morts pour la patrie.

    À Salon-de-Provence c’est à 10h que se déroulera la cérémonie sur la place Gambetta, devant le Monument aux morts de 1870.

    Dans le Var

    Une cérémonie officielle a lieu à Toulon en présence des autorités civiles et militaires au Monument aux Morts place Gabriel-Péri dès 10h.

    Du côté de La Londe-les-Maures, la célébration du 107e anniversaire de l’Armistice débutera à 11h30, au Monument aux Morts, sur le parvis de l’hôtel de ville.

    Dans le Vaucluse

    Un rassemblement est prévu à 11h15 devant l’hôtel de ville, il sera suivi d’une cérémonie au Monument aux Morts dès 11h30 rue Louis-Pasteur à Morières-lès-Avignon.

    À Mazan la cérémonie débutera à 11h sur la place du 11-Novembre.

  • La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    Le parvis et les bâtiments de l’espace culturel Albert-Camus fleurent bon les années 1970. Problème : 61 ans après sa construction, en 1964, la vétusté du lieu, symbolisée d’emblée par la piscine désaffectée qui se trouve devant, n’apparaît pas moins éloquente lorsqu’on pénètre dans l’enceinte. L’humidité a gagné murs et plafonds et l’accueil du public n’est pas au niveau des attentes, notamment pour les personnes à mobilité réduite, qui ne bénéficient que d’un simple monte-charge menant à un parking… fermé depuis 2021 pour des risques de départ de feu.

    Signalements au procureur et au préfet

    En 2020, la commission communale de sécurité avait préconisé la fermeture de plusieurs ERP sur ces lieux : la médiathèque, le cinéma-théâtre, les archives, le parking et les salles Costagutta et Henri-Guérin, comme en témoignent les procès-verbaux, rédigés par des membres du Sdis. En 2024, une nouvelle commission a confirmé ces constats. Mais ces PV, « dont on a eu connaissance qu’il y a dix jours », indiquent Olivier Lutersztejn et Lucien Lesur, conseillers municipaux La Valette en Action, n’ont qu’une valeur consultative. Les lieux restent donc ouverts, exceptés le parking et les archives. La mairie précise avoir réduit « la jauge du cinéma à 50% », renforcé le personnel de sécurité et réalisé des travaux (mur coupe-feu et isolation des installations électriques du parking, changement des portes de secours, révision des installations électriques et du désenfumage).

    Du côté de La Valette en Action, on milite pour la destruction de l’édifice – que la mairie prévoit de rénover pour un montant de 12 M d’euros – et le transfert des activités vers d’autres lieux. « Au vu de la situation, nous quittons le jury du comité de réhabilitation. Tout est à revoir. Il y a de l’amiante et du plomb partout, et avec les fuites d’eau et les installations électriques vétustes, le risque d’incendie est majeur, et les alarmes n’étant pas reliées entre elles, s’il y a le feu au parking, elles ne sonnent pas au cinéma. De plus, le seul accès au cinéma-théâtre n’est pas conforme à la loi handicap de 2005 », détaillent d’une seule voix les deux conseillers municipaux. « Des experts ont étudié les PV et nous ont dit qu’on pourrait déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui », précisent-ils, ce qu’ils ne feront pas, préférant d’abord réaliser un signalement au procureur de la République de Toulon et au préfet du Var.

  • Giovanni Schipani a inauguré son local de campagne

    Giovanni Schipani a inauguré son local de campagne

    « Aujourd’hui, je n’ai qu’un adversaire, celui qui depuis douze ans a tiré Aubagne vers le bas et cette semaine, il a signé un projet d’Office de tourisme d’1,8 million, on n’a pas besoin de ça ! », attaque Giovanni Schipani. Ex-adjoint à la jeunesse du maire sortant (LR), Gérard Gazay, de 2014 à 2020, l’homme de 35 ans, qui a officialisé sa candidature aux municipales 2026 le 26 septembre, a inauguré samedi matin son local de campagne, au 47, avenue des Goums. 180 personnes sont venues le soutenir. Interrogé sur son positionnement vis-à-vis de l’extrême droite, il a déclaré : « Je préfère perdre avec les honneurs, que gagner avec la honte. »

    « Besoin de renouveau »

    Issu d’une famille italienne venue s’installer dans les années 60 à Aubagne, l’homme de 35 ans a lancé : « Aubagne a besoin de renouveau. Je veux rendre leur fierté d’habiter Aubagne aux Aubagnais. » Il était entouré des deux co-parrains de son comité de soutien : les avocats Sylvia Barthélémy, ex-UDI, présidente de l’Agglo puis de la Métropole de 2014 à 2020, et Patrick Arnoux, qui fut président de section du PS d’Aubagne près de 20 ans et « élu pour la première fois en 1983 avec le maire (PCF) Edmond Garcin ». Sylvia Barthélémy a prévenu : « Au cas où vous vous diriez que c’est le retour de la vieille garde, on ne veut pas de mandat ! »

  • L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    Avec près de 30 prélèvements par an, la Coordination hospitalière des dons d’organes et de tissus du Centre hospitalier intercommunal de Toulon -La Seyne-sur-Mer (Chits), aux côtés des équipes médicales, chirurgicales et soignantes, joue un rôle crucial dans l’organisation des activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. « La coordination du don d’organes du Chits a été créée en 2000 pour recenser tous les donneurs potentiels d’organes et de tissus, d’accueillir et accompagner les proches, d’organiser les prélèvements, de former les professionnels de santé, d’informer le grand public. Et également, d’être dans un réseau avec d’autres lieux de soins, l’hôpital d’Hyères, l’hôpital Sainte-Anne, l’hôpital de Brignoles et les cliniques », détaille Yann Le Bras, directeur du Chits.

    Une coordination qui a permis, en 2024, 102 prélèvements d’organes et 182 prélèvements de tissus au Chits, qui s’est récemment doté d’une nouvelle salle de prélèvements. « Derrière cela, il y a bien sûr des réalités humaines, mais ces chiffres montrent l’activité et un élément très fort d’engagement des équipes », salue Yann Le Bras. C’est pourquoi le Chits a formalisé son engagement, vendredi, en signant, aux côtés du « Collectif Greffes+ », une charte faisant de l’hôpital un ambassadeur du don d’organes, afin d’intensifier la sensibilisation de l’ensemble de son personnel, des patients et des visiteurs.

    « Devenir ambassadeur du don d’organes est pour nous un élément majeur. C’est participer à un mouvement solidaire national permettant de sauver des milliers de vies chaque année », se félicite Yann Le Bras. Un pas de plus pour un hôpital déjà engagé dans cette démarche depuis 25 ans : « Cela marque l’intensification de l’effort de notre établissement pour sensibiliser l’ensemble de la communauté hospitalière, ainsi que les patients et visiteurs. » « Quelle plus belle chose que de donner la vie, mais quelle plus belle chose aussi que de redonner la vie à des personnes qui sont en attente d’un organe et qui souvent décèdent avant », appuie Dominique Andreotti, pneumologue et adjointe à l’action sociale à la mairie de Toulon.

    2 à 3 décès chaque jour

    en France faute de dons

    Il faut tout de même rappeler que nous sommes tous, de fait, présumés donneurs d’organes par la loi, sauf opposition de notre vivant. Cependant, celle-ci prévoit aussi que les proches des défunts soient systématiquement consultés. Mais bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, s’y opposent, et le prélèvement ne peut avoir lieu. « Peu importe ce qu’on en pense, il faut que chacun interroge autour de soi et se pose la question, petit et grand, car il n’y a pas de minimum d’âge pour le prélèvement d’organes, et on peut prélever jusqu’à 90 ans. Il faut aussi se sentir concerné par la solidarité humaine, avoir envie de donner ce qui ne nous a servi et ne nous servira plus », martèle Odile Desrue médecin coordinateur du don d’organes et de tissus, qui rappelle qu’il y a « 20 000 demandeurs chaque année en France, et ce nombre tend à augmenter petit à petit, car on greffe moins de gens qu’il y en a sur liste d’attente. Chaque jour, deux à trois personnes meurent en attente d’organe. »

    Cependant, la situation s’est légèrement améliorée ces dernières années, même si le chemin reste encore long, passant par l’éducation, mais aussi, certainement, par des décisions législatives : « Le Covid a fait beaucoup de mal à la greffe et au don, mais on remonte petit à petit les chiffres, et on a passé la barre des 6 000 greffes en 2024. On espère continuer à progresser, mais ça ne va pas aussi vite que la demande. 80% des Français sont pour mais le taux de refus est de 36%. En Espagne, où le don a été inscrit dans la citoyenneté, il y a 20% de refus », souligne le docteur Desrue.

  • Trottinettes : opérations prévention devant les collèges

    Trottinettes : opérations prévention devant les collèges

    Fin des cours, pour les collégiens du collège Péri. Si certains rentrent à pied, d’autres repartiront sur leurs trottinettes électriques ou autres engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). Il faudra d’abord, pour ces élèves passer par l’équipe de police municipale et gendarmerie, postée devant l’établissement ce vendredi soir, alors qu’une large opération de prévention et de contrôle sur l’usage de ces véhicules est menée sur la commune. « On va voir si les trottinettes sont en règle, au niveau des compteurs kilométriques, des catadioptres latéraux et arrières, vérifier les feux, les systèmes de freinage et si les usagers sont à jour sur les assurances », explique en amont de l’opération le lieutenant de gendarmerie Matthieu Roy. « On va aussi vérifier les âges, puisqu’il faut avoir 14 ans pour se déplacer à trottinette. Une fois qu’on a procédé aux vérifications, on les sensibilisera sur l’importance d’être en règle », précise-t-il. Sur Gardanne, un arrêté municipal fixe la limitation de vitesse à 20 km/h pour ces deux roues, soit 5 km/h en deçà de la législation française. En cas d’infraction, les amendes vont de 11 à 135 euros.

    Sensibiliser au danger

    « La trottinette la plus rapide que j’ai arrêtée sur Gardanne était à 70 km h », rapporte David Crudelli, brigadier-chef de la police municipale. Si devant ce lycée aucune amende n’a été distribuée, pour beaucoup, l’âge minimum légal, 14 ans donc, n’est pas respecté. Le premier, devra repartir en poussant son engin. « Il attendra un mois pour rouler avec. Il n’a que 13 ans et 11 mois, explique ce gendarme. Sachant qu’en plus il a le catadioptre à l’arrière qui ne marche pas, il n’est pas visible. » Plus loin, les parents d’un autre élève sont appelés : il n’a pas sa carte d’identité sur lui, l’âge doit être confirmé. Sa mère viendra plus tard présenter les papiers d’assurance : tout est en ordre. « Tu sais pourquoi on fait ça ? Les trottinettes, c’est dangereux, pour toi, pour tout le monde. Si quelqu’un te tape, que tu roules trop vite, sans casque et pas assuré, comment on fait ? », lui explique un gendarme. Le concerné assurera ne pas être au courant des législations autour de la trottinette. « Généralement, les trottinettes sont vendues avec des notices, je crois, mais est-ce qu’il n’y aurait pas un retour à faire auprès des vendeurs et fabricants ? » pose Grégory Touret, gardien brigadier. « Les trottinettes sont généralement aux normes, mais elles peuvent facilement être débridées », poursuit son collègue. Ce sont au total une « petite dizaine » de trottinettes contrôlées devant ce collège. Les forces de l’ordre ont ensuite basculé en équipe mobile pour poursuivre l’opération.

  • Quatre jeunes redonnent vie au mur du dojo de Pertuis

    Quatre jeunes redonnent vie au mur du dojo de Pertuis

    Les travaux, effectués dans le cadre d’un chantier jeunes, se sont achevés ce vendredi. « Le but de ce chantier est de remobiliser des jeunes déscolarisés ou en errance, qu’ils se réapproprient les codes du travail et de la société, les faire s’investir plus dans leur ville, développer la citoyenneté, les faire se sentir utiles tout en découvrant le métier de peintre, rapporte Romain Hervatin, éducateur pour l’Addap 13 et encadrant du chantier, aux côtés de Ariane Domenach, éducatrice à Pertuis. Les jeunes ont été repérés grâce à un travail de rue et des présences sociales. »

  • Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Qui a dit qu’il n’était pas possible de planter des arbres grâce à quelques clics sur internet ? À l’entrée du sentier du grand Valat, dans la partie ouest de Sausset-les-Pins, une cinquantaine de bénévoles viennent prouver que c’est faisable.

    L’association Replanter notre forêt provençale est à l’initiative ce dimanche matin, soutenue par l’entreprise Écosia qui héberge le moteur de recherche du même nom. Les services de la Ville, de leur côté, ont préalablement creusé les trous qui accueillent les arbres.

    Dans une palette à disposition des bénévoles, plusieurs essences d’arbrisseaux en pot sont à disposition. Le président de l’association, Julien Altero, pompier professionnel, indique qu’« il y a une centaine d’arbres pour aujourd’hui, avec 80% d’oliviers, des chênes kermès, des arbousiers et quelques amandiers ». Des espèces résistantes au feu. « Même s’il y a un feu, les arbres repoussent », affirme Julien Altero.

    « Il faut un suivi »

    Pour cette opération, Julien Altero indique qu’« Écosia finance à 100% le projet à hauteur de 10 000 euros ». Dès lors, « il faut faire le suivi de ce qu’on a planté. La zone est sèche l’été, particulièrement avec la canicule, mais on a très peu de pertes d’oliviers après plantation », se satisfait le président.

    Pelles en main, parents et enfants se prêtent au jeu. Il a été prévu un arbre par famille. Valentine, Saussetoise de 12 ans, est l’une des premières à avoir commencé. Elle s’affaire consciencieusement depuis le début de l’opération avec son olivier. « C’est bien pour la nature de faire ça, parce que ça fait de la peine de voir qu’il y a plus d’arbres », considère l’écolière.

    Elle n’a pas de souvenir de l’incendie de 2020. « Le feu, c’est impressionnant. Je l’ai pas vu celui de 2020 mais je sais qu’il s’est arrêté juste à côté de Sausset », se rappelle-t-elle, d’où son avis qu’il est « important de refaire la végétation ». Son père, à ses côtés, indique qu’il a « vu le rendez-vous sur les réseaux sociaux ». « Ce terrain fait partie de notre balade dominicale, on pourra voir s’il pousse bien », projette-t-il.

    La Ville étant co-organisatrice, le maire écologiste Maxime Marchand présent sur place estime qu’il faut « redonner à cette forêt ce qu’elle nous a donné ». Pour l’édile, « tous ces enfants qui plantent créent un attachement à la forêt. Ils n’ont pas besoin de nous pour prendre conscience de l’importance qu’elle a, cette génération qui aime la nature et la chérie au quotidien procure un vrai bonheur. »

    Au-delà des seuls enfants, les riverains ne sont « pas là par hasard », selon Maxime Marchand, « car ce moment crée un sentiment d’appartenance entre ceux qui habitent à proximité de la forêt, il faut qu’ils en soient des acteurs de la gestion quotidienne ». In fine, cette matinée a presque « une visée thérapeutique pour se réapproprier le lieu », dans l’œil du maire de Sausset-les-Pins.

    Avec plus de 1 000 hectares ravagés en 2020 et le dernier incendie de Martigues en juillet, le rapport à la forêt et à sa préciosité évolue manifestement.