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  • Au Mucem, la vue du monstre en souvenir de son abolition

    Quand je l’ai vue dans la cour de la prison de la Santé, sous le dais noir, avec ses grands bras maigres, dressée vers ce dais, elle avait l’air d’une espèce d’idole, sanglante, qui attendait sa ration de mort. Maintenant, c’est une pièce de musée. Tout est dit. » Inscrite sur un cartel de l’exposition permanente du Mucem, « Populaire ? », cette déclaration de Robert Badinter, en 2010, porte sur une guillotine construite en 1872 par Alphonse-Léon Berger pour remplacer un modèle détruit pendant la Commune de Paris, et qui sommeillait dans les réserves du Mucem. Voilà désormais le monstre froid installé au sein du parcours, à l’occasion de la panthéonisation de Robert Badinter -l’ancien garde des Sceaux ayant porté la loi pour l’abolition de la peine de mort en 1981- qui doit avoir lieu le 9 octobre. La guillotine n’avait auparavant été montrée qu’à trois reprises : au Musée d’Orsay en 2010, lors de l’ouverture du Mucem en 2013 et aux Baumettes en 2019. L’espace sera ouvert au public gratuitement, jeudi entre 10h et 19h.

    4,50m et 800 kilos

    « Cette guillotine témoigne de ce qu’était la peine capitale et surtout, du combat pour l’abolition », rappelle Pierre-Olivier Costa. Le président du Mucem développe : « Robert Badinter a choisi de la donner en 1982 au Musée des arts et traditions populaires dont le Mucem est l’héritier, pour la faire entrer dans le patrimoine commun comme un objet qui n’a plus d’usage et n’en aura plus. Avec la condition de ne pas la montrer au public avant 20 ans car il en connaissait la charge émotionnelle. À l’époque, une majorité de Français était encore pour la peine de mort. » Le couperet de l’armature glaçante de bois semble prêt à tomber à tout moment. Fort heureusement, il est figé en l’air grâce à Badinter. Son exposition convoque le souvenir d’une lutte, suggère la séquence où elle est exposée. Une section qui souligne les « avancées sociales et sociétales » dans l’Hexagone, parmi lesquelles « la grève et la réduction du temps de travail » entre 1936 et 38, ou le « mariage pour tous » en 2013. Au centre de cette pièce, trône la bête à la lame, 4,50m de hauteur et 800 kilos. « Cette guillotine a aussi été beaucoup utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment pour mettre à mort des résistants », souligne Pierre-Olivier Costa, tout en précisant : « A priori, elle n’a pas été utilisée pour la dernière exécution en France, en 1977 », celle d’Hamida Djandoubi, exécuté aux Baumettes. Mais une deuxième guillotine, « itinérante pour aller en province », indique la directrice scientifique et des collections du Mucem, Marie-Charlotte Calafat, « est toujours dans nos réserves. Elle n’a jamais été montrée car il lui manque des pièces, notamment des écrous et boulons. C’est certainement celle qui a été utilisée pour Christian Ranucci », lui aussi décapité aux Baumettes en 1976.

  • Au Mucem, la vue du monstre en souvenir de son abolition

    Au Mucem, la vue du monstre en souvenir de son abolition

    Quand je l’ai vue dans la cour de la prison de la Santé, sous le dais noir, avec ses grands bras maigres, dressée vers ce dais, elle avait l’air d’une espèce d’idole, sanglante, qui attendait sa ration de mort. Maintenant, c’est une pièce de musée. Tout est dit. » Inscrite sur un cartel de l’exposition permanente du Mucem, « Populaire ? », cette déclaration de Robert Badinter, en 2010, porte sur une guillotine construite en 1872 par Alphonse-Léon Berger pour remplacer un modèle détruit pendant la Commune de Paris, et qui sommeillait dans les réserves du Mucem. Voilà désormais le monstre froid installé au sein du parcours, à l’occasion de la panthéonisation de Robert Badinter -l’ancien garde des Sceaux ayant porté la loi pour l’abolition de la peine de mort en 1981- qui doit avoir lieu le 9 octobre. La guillotine n’avait auparavant été montrée qu’à trois reprises : au Musée d’Orsay en 2010, lors de l’ouverture du Mucem en 2013 et aux Baumettes en 2019. L’espace sera ouvert au public gratuitement, jeudi entre 10h et 19h.

    4,50m et 800 kilos

    « Cette guillotine témoigne de ce qu’était la peine capitale et surtout, du combat pour l’abolition », rappelle Pierre-Olivier Costa. Le président du Mucem développe : « Robert Badinter a choisi de la donner en 1982 au Musée des arts et traditions populaires dont le Mucem est l’héritier, pour la faire entrer dans le patrimoine commun comme un objet qui n’a plus d’usage et n’en aura plus. Avec la condition de ne pas la montrer au public avant 20 ans car il en connaissait la charge émotionnelle. À l’époque, une majorité de Français était encore pour la peine de mort. » Le couperet de l’armature glaçante de bois semble prêt à tomber à tout moment. Fort heureusement, il est figé en l’air grâce à Badinter. Son exposition convoque le souvenir d’une lutte, suggère la séquence où elle est exposée. Une section qui souligne les « avancées sociales et sociétales » dans l’Hexagone, parmi lesquelles « la grève et la réduction du temps de travail » entre 1936 et 38, ou le « mariage pour tous » en 2013. Au centre de cette pièce, trône la bête à la lame, 4,50m de hauteur et 800 kilos. « Cette guillotine a aussi été beaucoup utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment pour mettre à mort des résistants », souligne Pierre-Olivier Costa, tout en précisant : « A priori, elle n’a pas été utilisée pour la dernière exécution en France, en 1977 », celle d’Hamida Djandoubi, exécuté aux Baumettes. Mais une deuxième guillotine, « itinérante pour aller en province », indique la directrice scientifique et des collections du Mucem, Marie-Charlotte Calafat, « est toujours dans nos réserves. Elle n’a jamais été montrée car il lui manque des pièces, notamment des écrous et boulons. C’est certainement celle qui a été utilisée pour Christian Ranucci », lui aussi décapité aux Baumettes en 1976.

  • « Remettre la transition au cœur des débats »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif en publiant cette tribune avec Fabien Perez ?

    Christophe Madrolle : C’est de remettre la question de l’écologie au centre de cette campagne. Pour nous, Marseille souffre de mille maux : au-delà de la sécurité, c’est la question des transports, de la pollution, de la malbouffe, de la désertification, du manque de verdissement. Nous avons senti qu’il y avait aujourd’hui une crispation entre deux candidatures, et l’on a peur que la question de l’écologie soit mise de côté. C’est pour cela que nous avons décidé de travailler et créer ces propositions que l’on met en débat, qui nous tiennent à cœur, nous, écologistes raisonnables. Et non pas de droite !

    Pour l’écologie a été un sujet de clivage ce dernier mandat, de la dépollution des calanques au branchement à quai, donc l’initiative peut surprendre…

    C.M. : Benoît Payan a mis du temps à venir mettre ses 2 millions pour le branchement à quai, mais on a gagné ! J’étais le premier opposant de Renaud Muselier, mais à un moment donné on s’est dit qu’il y avait deux urgences, le climat et le combat contre le Rassemblement national. Je crois en l’addition. Au niveau national s’il y avait une élection je donnerais mon soutien à Raphaël Glucksmann, mais localement, il faut savoir répondre à ces urgences immédiatement. C’est pour cela que j’ai fait cette tribune.

    Martine Vassal veut rallier les « écologistes raisonnables », vous voulez en être et en amener avec vous ?

    C.M. : Pour l’instant, notre boulot à Fabien Perez et moi, c’est remettre la question des transitions au cœur des débats à Marseille. Nous verrons. Nous ferons nos choix, les gens sont libres. D’une part, il y a la question du programme. J’ai vu les échecs relationnels que Benoît Payan a eus avec mes amis écologistes en mairie de Marseille. Sébastien Barles qui décide de ne plus faire d’accord avec lui, c’est un signifiant pour moi. Je vois ce qu’il se passe au sein d’Europe écologie – Les Verts dans leurs bisbilles. La question écologique a été abandonnée par Benoît Payan et les gens qui devaient porter ce travail écologique n’ont pas eu les moyens de porter leurs questions, on a fait de l’habillage. Sur les questions de transition, ça n’a pas été porté par le cabinet du maire. Et ensuite, il faut savoir qui va porter ce programme, avec quels moyens. Donc c’est trop tôt pour répondre. Une chose est sûre, je n’irai pas avec Benoît Payan.

  • « Remettre la transition au cœur des débats »

    « Remettre la transition au cœur des débats »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif en publiant cette tribune avec Fabien Perez ?

    Christophe Madrolle : C’est de remettre la question de l’écologie au centre de cette campagne. Pour nous, Marseille souffre de mille maux : au-delà de la sécurité, c’est la question des transports, de la pollution, de la malbouffe, de la désertification, du manque de verdissement. Nous avons senti qu’il y avait aujourd’hui une crispation entre deux candidatures, et l’on a peur que la question de l’écologie soit mise de côté. C’est pour cela que nous avons décidé de travailler et créer ces propositions que l’on met en débat, qui nous tiennent à cœur, nous, écologistes raisonnables. Et non pas de droite !

    Pour l’écologie a été un sujet de clivage ce dernier mandat, de la dépollution des calanques au branchement à quai, donc l’initiative peut surprendre…

    C.M. : Benoît Payan a mis du temps à venir mettre ses 2 millions pour le branchement à quai, mais on a gagné ! J’étais le premier opposant de Renaud Muselier, mais à un moment donné on s’est dit qu’il y avait deux urgences, le climat et le combat contre le Rassemblement national. Je crois en l’addition. Au niveau national s’il y avait une élection je donnerais mon soutien à Raphaël Glucksmann, mais localement, il faut savoir répondre à ces urgences immédiatement. C’est pour cela que j’ai fait cette tribune.

    Martine Vassal veut rallier les « écologistes raisonnables », vous voulez en être et en amener avec vous ?

    C.M. : Pour l’instant, notre boulot à Fabien Perez et moi, c’est remettre la question des transitions au cœur des débats à Marseille. Nous verrons. Nous ferons nos choix, les gens sont libres. D’une part, il y a la question du programme. J’ai vu les échecs relationnels que Benoît Payan a eus avec mes amis écologistes en mairie de Marseille. Sébastien Barles qui décide de ne plus faire d’accord avec lui, c’est un signifiant pour moi. Je vois ce qu’il se passe au sein d’Europe écologie – Les Verts dans leurs bisbilles. La question écologique a été abandonnée par Benoît Payan et les gens qui devaient porter ce travail écologique n’ont pas eu les moyens de porter leurs questions, on a fait de l’habillage. Sur les questions de transition, ça n’a pas été porté par le cabinet du maire. Et ensuite, il faut savoir qui va porter ce programme, avec quels moyens. Donc c’est trop tôt pour répondre. Une chose est sûre, je n’irai pas avec Benoît Payan.

  • L’Afrique à l’honneur avec une nouvelle biennale Euro-Africa

    Montpellier met à l’honneur les relations entre l’Europe et l’Afrique. Après un sommet Afrique-France en 2021 puis une première biennale euro-africa de Montpellier en 2023, c’est une seconde édition qui s’ouvre à partir du 6 octobre, sur le thème du mouvement.

    La manifestation semble avoir passé la vitesse supérieure puisque plus de 130 événements faisant intervenir pas moins de 300 artistes, scientifiques, sportifs, penseurs, etc. sont programmés. Avec, comme parrain de cette édition, l’historien et politologue camerounais Achille Mbembé, qui donnera une conférence sur la coopération internationale de demain (7 octobre, 19h30 au Corum).

    Se voulant « un point de jonction entre l’Europe et l’Afrique » et « fière d’être une ville cosmopolite », Montpellier entend jouer un rôle primordial dans les liens qui unissent l’Europe et l’Afrique, d’autant plus dans le contexte actuel. « Le discours de Trump à l’ONU nous oblige à lui répondre. À ceux qui se vantent de vouloir ériger des murs, nous opposons que notre devoir est d’ériger des ponts. À ceux qui s’efforcent de cultiver les peurs, nous devons montrer que l’autre peut nous enrichir et que ce dialogue est indispensable. À Montpellier, nous avons une chance inouïe : il existe des diasporas. Des compatriotes qui ont la double nationalité s’engagent dans la ville pour nous aider à renforcer ces ponts », souligne le président PS de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse.

    Les diasporas à l’honneur

    Des diasporas africaines à l’honneur puisque sera lancée au cours de la biennale une « Assemblée des diasporas ». « Nous allons réaliser une charte pour une coopération inclusive que nous allons proposer à la ratification des grands bailleurs qui sont à nos côtés. C’est unique en France », précise Claire Hart, vice-présidente déléguée au rayonnement international et à la coopération européenne. Qui confie plancher sur une « déclaration de Montpellier » rassemblant les préconisations des représentants des différentes diasporas africaines.

    Mais la biennale laisse également la part belle à la culture. Le premier rendez-vous est donné avec le danseur et chorégraphe Salia Sanou, le 5 octobre. « Il sera le trait d’union entre l’événement 25 [manifestation culturelle organisée à Montpellier juste avant l’événement, Ndlr] et la biennale. Salia fera un bal chorégraphié participatif sur l’esplanade, en clôture de l’Événement 25. Cela fera office de passage de témoin avec la biennale », précise Vincent Cavaroc, directeur artistique de la biennale et co-gérant du tiers lieu la Halle tropisme. Le début d’une semaine d’expositions, de spectacles vivants, de concerts, de danse, etc. Notamment l’exposition Mix and match de la fondation béninoise Zinsou « qui regroupe une vingtaine d’artistes contemporains africains autour d’un medium, le tissage, le fil. Et avec cette histoire de tissage, on peut créer plein de passerelles entre différents pays, artistes », poursuit Vincent Cavaroc. Côté littérature, plusieurs temps forts rythmeront la semaine, telle la rencontre avec l’auteur sud-africain Albie Sachs (6 octobre, 18h au Corum).

    La coopération est le maître mot de cette biennale. En ce sens est également organisé un congrès les 6 et 7 octobre, autour des défis environnementaux à relever entre l’Afrique et l’Europe. Résilience climatique, question de l’eau, de la dégradation des sols, autant de thèmes sur lesquels vont plancher près de 400 congressistes. Un programme chargé mais destiné à inscrire Montpellier comme « point de jonction entre l’Afrique et l’Europe ».

  • Première bataille gagnée pour les salariés d’Auchan

    Coup de tonnerre dans le monde du travail. Le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) d’Auchan a été invalidé par le tribunal judiciaire de Lille, le 23 septembre. Ce dernier prévoyait le licenciement de 2 389 emplois dans toute la France, dont 39 postes dans le Languedoc-Roussillon. Une victoire en demi-teinte pour les syndicats. « Nous sommes contents car nous avons gagné une bataille mais pour les salariés déjà licenciés, ça ne va pas changer grand-chose. La seule chose qu’ils pourront faire, ce sont des recours aux Prud’hommes. Mais ça n’enlèvera pas la souffrance qu’ils vivent », détaille Sébastien Perret, délégué syndical CGT d’Auchan Béziers.

    Une décision motivée par le fait que ce PSE aurait dû être signé par les syndicats des cinq composantes d’Auchan Retail France et non au niveau du groupe.

    La famille Mulliez visée

    De plus, le tribunal a reconnu un vice de procédure en estimant que l’information sur la situation économique donnée aux représentants du personnel ne concernait que la société Suraumarché – qui détient pratiquement l’ensemble du capital d’Auchan Retail France. Or, elle aurait dû être élargie pour comprendre celles exerçant un contrôle sur Suraumarché, à savoir Acanthe, Valorest et Cimofat.

    Car ces trois sociétés appartiennent toutes au même empire : celui de la richissime famille Mulliez. En ce sens, ce motif pourrait ouvrir une brèche dans le monde du travail. « La victoire était de faire reconnaître la famille Mulliez comme groupe. S’il y a un prochain PSE dans le groupe, pour tous les reclassements, ce n’est plus la même mayonnaise. Si on intègre Leroy Merlin, Décathlon, Kiabi, il y a beaucoup plus de possibilités de reclassement que s’il n’y a qu’Auchan. Surtout, que sur chaque territoire, il existe une trentaine d’enseignes leur appartenant », poursuit Sébastien Perret. Auchan a annoncé faire appel et l’affaire devrait être rejugée d’ici trois mois. La lutte continue.

  • Première bataille gagnée pour les salariés d’Auchan

    Première bataille gagnée pour les salariés d’Auchan

    Coup de tonnerre dans le monde du travail. Le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) d’Auchan a été invalidé par le tribunal judiciaire de Lille, le 23 septembre. Ce dernier prévoyait le licenciement de 2 389 emplois dans toute la France, dont 39 postes dans le Languedoc-Roussillon. Une victoire en demi-teinte pour les syndicats. « Nous sommes contents car nous avons gagné une bataille mais pour les salariés déjà licenciés, ça ne va pas changer grand-chose. La seule chose qu’ils pourront faire, ce sont des recours aux Prud’hommes. Mais ça n’enlèvera pas la souffrance qu’ils vivent », détaille Sébastien Perret, délégué syndical CGT d’Auchan Béziers.

    Une décision motivée par le fait que ce PSE aurait dû être signé par les syndicats des cinq composantes d’Auchan Retail France et non au niveau du groupe.

    La famille Mulliez visée

    De plus, le tribunal a reconnu un vice de procédure en estimant que l’information sur la situation économique donnée aux représentants du personnel ne concernait que la société Suraumarché – qui détient pratiquement l’ensemble du capital d’Auchan Retail France. Or, elle aurait dû être élargie pour comprendre celles exerçant un contrôle sur Suraumarché, à savoir Acanthe, Valorest et Cimofat.

    Car ces trois sociétés appartiennent toutes au même empire : celui de la richissime famille Mulliez. En ce sens, ce motif pourrait ouvrir une brèche dans le monde du travail. « La victoire était de faire reconnaître la famille Mulliez comme groupe. S’il y a un prochain PSE dans le groupe, pour tous les reclassements, ce n’est plus la même mayonnaise. Si on intègre Leroy Merlin, Décathlon, Kiabi, il y a beaucoup plus de possibilités de reclassement que s’il n’y a qu’Auchan. Surtout, que sur chaque territoire, il existe une trentaine d’enseignes leur appartenant », poursuit Sébastien Perret. Auchan a annoncé faire appel et l’affaire devrait être rejugée d’ici trois mois. La lutte continue.

  • La police municipale s’emmêle les pinceaux

    La police municipale de Béziers irait-elle trop loin ? Sous la houlette du maire d’extrême droite Robert Ménard, les agents outrepassent parfois les compétences de leurs missions et exercent celles de leurs collègues de la nationale. Or ils ne sont pas formés et des dérapages peuvent arriver. Dernier exemple en date ? L’annulation, pure et simple, d’une procédure visant un Biterrois de 23 ans par le tribunal de Béziers, le 11 septembre.

    Les faits remontent à juin dernier. Deux policiers municipaux procèdent à des contrôles de véhicule, en pleine nuit, à pied. C’est à ce moment que le jeune homme arrive à leur hauteur. « Ils étaient avec des lampes torches dans un champ. Mon client, assez jeune, prend peur, accélère 5 mètres avant de comprendre qu’il a affaire à des policiers donc il s’arrête », rembobine Me Solène Mangin, avocate du Biterrois. Il n’en fallait pas plus pour que les forces de l’ordre considèrent cette action comme un refus d’obtempérer et interpellent l’homme. De la drogue est trouvée dans la voiture. Placé d’abord en garde à vue, le jeune sera transféré en détention provisoire dans l’attente de son jugement. À l’issue de la première audience, ce dernier est placé sous contrôle judiciaire.

    Un vide juridique ?

    Problème : au moment des faits, les deux agents se situent sur la commune de Maraussan, qui relève de la compétence de la brigade de gendarmerie de Cazouls-lès-Béziers. « Ce n’était pas à Béziers, donc les policiers n’avaient aucune raison de se trouver à cet endroit. Ils ne pouvaient non plus procéder à des contrôles de véhicules. De plus, entre le moment où mon client est interpellé et le moment où il est présenté à un officier de police judiciaire [OPJ, Ndlr] au commissariat de Béziers, il se passe 1h30. Selon eux, ce délai est expliqué car les agents attendaient le renfort de la BAC et de la police nationale. Mais ce n’est pas vrai. La police nationale et la BAC n’ont pas du tout été contactées. Donc il n’y a aucune raison à ce délai irraisonnable », reprend l’avocate.

    Le tribunal a donc décidé d’annuler toute cette procédure, tâchée d’irrégularités. En effet, les missions de la police municipale sont différenciées de celles de la nationale. Placé sous l’autorité du maire, le policier municipal est un agent territorial qui obéit aux arrêtés pris par la commune. Ses principales missions concernent la sûreté, la salubrité et la tranquillité publique. À la différence de la nationale, un policier municipal n’est pas un OPJ – il est officier adjoint – et donc ne peut procéder aux placements en garde à vue, aux fouilles corporelles, aux contrôles d’identité, etc.

    Sauf qu’une brèche peut conduire à ce genre de situation. « Actuellement, la compétence de base de la police municipale est de l’ordre de la circulation. Pour l’instant, ils n’ont aucun autre pouvoir. Mais ils se basent sur l’article 73 du code de procédure pénale qui donne à tout un chacun le pouvoir d’interpeller quand il y a un crime ou un délit flagrant et de le conduire à un OPJ le plus proche. Mais ils ne sont régis par aucun texte », insiste l’avocate. Cela laisse ainsi à chacun la libre interprétation d’un « délit flagrant » pouvant mener à quelques dérapages ou bavures. Un besoin de légiférer s’impose.

    « Les policiers n’avaient aucune raison de se retrouver à Maraussan »

  • La police municipale s’emmêle les pinceaux

    La police municipale s’emmêle les pinceaux

    La police municipale de Béziers irait-elle trop loin ? Sous la houlette du maire d’extrême droite Robert Ménard, les agents outrepassent parfois les compétences de leurs missions et exercent celles de leurs collègues de la nationale. Or ils ne sont pas formés et des dérapages peuvent arriver. Dernier exemple en date ? L’annulation, pure et simple, d’une procédure visant un Biterrois de 23 ans par le tribunal de Béziers, le 11 septembre.

    Les faits remontent à juin dernier. Deux policiers municipaux procèdent à des contrôles de véhicule, en pleine nuit, à pied. C’est à ce moment que le jeune homme arrive à leur hauteur. « Ils étaient avec des lampes torches dans un champ. Mon client, assez jeune, prend peur, accélère 5 mètres avant de comprendre qu’il a affaire à des policiers donc il s’arrête », rembobine Me Solène Mangin, avocate du Biterrois. Il n’en fallait pas plus pour que les forces de l’ordre considèrent cette action comme un refus d’obtempérer et interpellent l’homme. De la drogue est trouvée dans la voiture. Placé d’abord en garde à vue, le jeune sera transféré en détention provisoire dans l’attente de son jugement. À l’issue de la première audience, ce dernier est placé sous contrôle judiciaire.

    Un vide juridique ?

    Problème : au moment des faits, les deux agents se situent sur la commune de Maraussan, qui relève de la compétence de la brigade de gendarmerie de Cazouls-lès-Béziers. « Ce n’était pas à Béziers, donc les policiers n’avaient aucune raison de se trouver à cet endroit. Ils ne pouvaient non plus procéder à des contrôles de véhicules. De plus, entre le moment où mon client est interpellé et le moment où il est présenté à un officier de police judiciaire [OPJ, Ndlr] au commissariat de Béziers, il se passe 1h30. Selon eux, ce délai est expliqué car les agents attendaient le renfort de la BAC et de la police nationale. Mais ce n’est pas vrai. La police nationale et la BAC n’ont pas du tout été contactées. Donc il n’y a aucune raison à ce délai irraisonnable », reprend l’avocate.

    Le tribunal a donc décidé d’annuler toute cette procédure, tâchée d’irrégularités. En effet, les missions de la police municipale sont différenciées de celles de la nationale. Placé sous l’autorité du maire, le policier municipal est un agent territorial qui obéit aux arrêtés pris par la commune. Ses principales missions concernent la sûreté, la salubrité et la tranquillité publique. À la différence de la nationale, un policier municipal n’est pas un OPJ – il est officier adjoint – et donc ne peut procéder aux placements en garde à vue, aux fouilles corporelles, aux contrôles d’identité, etc.

    Sauf qu’une brèche peut conduire à ce genre de situation. « Actuellement, la compétence de base de la police municipale est de l’ordre de la circulation. Pour l’instant, ils n’ont aucun autre pouvoir. Mais ils se basent sur l’article 73 du code de procédure pénale qui donne à tout un chacun le pouvoir d’interpeller quand il y a un crime ou un délit flagrant et de le conduire à un OPJ le plus proche. Mais ils ne sont régis par aucun texte », insiste l’avocate. Cela laisse ainsi à chacun la libre interprétation d’un « délit flagrant » pouvant mener à quelques dérapages ou bavures. Un besoin de légiférer s’impose.

    « Les policiers n’avaient aucune raison de se retrouver à Maraussan »

  • Bicentenaire flamboyant pour l’Opéra du Grand Avignon

    Deux cents ans d’accès gratuit à l’Opéra du Grand Avignon, soit jusqu’au 31 décembre 2226, c’est ce que fait miroiter l’établissement avec la grande quête du mystère de l’Opéra.

    Une opération inédite lancée à l’occasion du bicentenaire du lieu. Celui ou celle qui, à partir d’une série de 8 énigmes inscrites dans deux livrets distincts (l’un déjà disponible gratuitement à l’Opéra, l’autre le sera en janvier prochain), arrivera le premier à reconstituer une phrase mystère remportera ce prix inédit.

    « Je me suis essayé à l’exercice en toute virginité. Et il faut quand même bien se creuser les méninges », confie avec un grand sourire Frédéric Roels, directeur de l’établissement culturel.

    L’Opéra du Grand Avignon conseille tout de même aux participants de se rendre sur place « afin de repérer les éléments qui pourraient manquer de précision sur le web ».

    Mais la fête ne s’arrête pas là, le Grand Avignon ne souhaitant pas « faire quelque chose d’intimiste mais partagé entre tous », comme le confie Claude Morel, vice-président de l’intercommunalité délégué au spectacle vivant. Et ce avec des événements comme un marathon de danse en avril prochain ou encore des travaux avec des établissements scolaires.

    Programme complet sur operagrandavignon.fr