Blog

  • La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La grande récolte dans les supermarchés, c’est 10% de ce que nous distribuons à l’année. » Devant des membres de la Banque alimentaire, bénévoles, associations et entreprises, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône, rappelle l’importance de cet événement. Ce lundi, une centaine de personnes se sont réunies dans la salle d’honneur du Département, à Marseille, pour lancer l’organisation de ces collectes de dons dans les supermarchés, du 28 au 30 novembre. Face à l’augmentation de la précarité et des besoins, le président espère mobiliser de nombreux de bénévoles pour récolter plus de nourriture.

    Des dons nécessaires dans un contexte où l’insécurité alimentaire explose. Dans les Bouches-du-Rhône, 107 000 personnes ont recours à l’aide alimentaire, soit 5,3% de la population du département, d’après les chiffres de la Banque alimentaire. L’association permet d’approvisionner 188 associations qui s’occupent de la redistribution. Des associations qui viennent prêter main-forte pour ces trois jours de collecte. « C’est grâce à cet organisme que l’on peut fournir des paniers aux personnes dans le besoin, donc on se doit d’aider », explique Nathalie Dumas, bénévole à la Croix Rouge d’Aubagne.

    Le nombre de bénévoles est, pour le moment, insuffisant pour atteindre les objectifs du président de la banque alimentaire : 200 tonnes de plus que l’année dernière, où déjà 400 tonnes de denrées avaient été données dans le département. « Il y a une baisse des dons liée à l’augmentation de la précarité et donc des besoins, explique Alexis Lada, chef d’exploitation. C’est pour cela que l’on a besoin de plus de monde pour récolter plus de dons. ».

    « 360 commerces, dans toutes les Bouches-du-Rhône, ont donné leur accord, mais il faut que l’on trouve des bénévoles », insiste Julie Caseville, salariée de la Banque alimentaire en charge de la grande collecte. « Pour l’instant, nous sommes à 40% d’inscription. Mais on est optimiste et on espère avoir assez de bénévoles pour que les 360 magasins participent à la récolte », sourit-elle.

    Mail : ba130.collecte@
    banquealimentaire.org

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • Marseille en lutte face à sa Métropole

    Peu importait l’ordre du jour, ce lundi matin, en conseil métropolitain. Le débat était ailleurs, déjà annoncé quelques jours plus tôt en conseil municipal de Marseille. Après le ralliement de son président Patrick Pappalardo à l’UDR, la nomination de nouveaux représentants au sein du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP) est ainsi l’occasion pour l’adjoint marseillais Pierre Huguet (G.s), de rappeler les transfuges de la majorité métropolitaine vers l’extrême droite. « Cette porosité constante ressemble parfois à une véritable passerelle », s’alarme-t-il, réclamant la démission de la vice-présidence du maire de Marignane, éric Le Dissès. Sans que la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, ne réagisse.

    Carences des transports

    et de la propreté

    Alors la gauche marseillaise énumère, au fil des modifications budgétaires, ses griefs sur les politiques métropolitaines dans la ville centre. à commencer par les transports en commun. « Après un printemps houleux, un été compliqué, nous avons un mois de septembre éprouvant, rappelle l’adjointe marseillaise aux mobilités, Marie Batoux (PM). Ce sont chaque jour des bus qui manquent ! » Dans la foulée, le maire (PS) des 2-3, Anthony Krehmeier, enchaîne sur les problèmes de propreté, qui ont agité la rentrée : « Marseille est abîmée par une collecte défaillante et voilà qu’on nous explique que si Marseille est sale, ce serait la faute des Marseillais ! Mais soyons sérieux, dans quelle commune accepteriez-vous que l’on parle ainsi de vos habitants ? » à chaque fois, Martine Vassal laisse couler. Le temps que les délibérations passent, avec une extrême droite qui, pour la première fois, monte au front en séance plénière pour insister sur l’insécurité. « Moi, j’attends toujours la loi Allisio sur la sécurité », balaie Martine Vassal.

    Finalement, la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, prend la parole pour répondre à la gauche marseillaise, mettant en avant le déploiement de la gratuité, qui a profité à 2,2 millions de voyageurs depuis la rentrée, les nouveaux bus à haut niveau de service. Avant d’expliquer le manque de matériel roulant par les retards de livraison de la société Iveco, qui n’a fourni que 47 bus électriques sur les 75 qui devaient arriver. « Dans un contexte de développement de l’offre, cela a créé une petite tension sur le parc de bus, de moins de 5% », explique-t-elle, avant de promettre que « dans quelques jours, la situation sera de nouveau à la normale ». Après elle, Jean-Yves Sayag (DVD) balaie les questions de propreté : « La situation est simple : on nettoie, aussitôt après, c’est dégradé. » Et de rappeler que Marseille a refusé de reprendre la propreté.

    « Les discussions ont été complexes, riches, mais ne nous ont pas permis de récupérer les compétences », commence Benoît Payan. « Rendez les sous ! » l’interrompt le maire de Peynier, Christian Burle. L’édile marseillais bondit. « Quel maire ici à quelqu’un dans son opposition qui choisit ce qu’il fait pour son aménagement, ce qui se passe pour la propreté ? » s’emporte-t-il. Le maire (DVD) de Châteauneuf-les-Martigues (DVD), Roland Mouren, en profite pour promettre aux Marseillais que s’ils ont la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus élevée, ils ne paient pas pour autant pour les autres villes. Mais il reconnaît la saleté. « Vous prenez un marteau, et tous ceux qui pissent, vous tapez sur ce qui dépasse », préconise-t-il. Dans un brouhaha, la séance est levée.

  • Marseille en lutte face à sa Métropole

    Marseille en lutte face à sa Métropole

    Peu importait l’ordre du jour, ce lundi matin, en conseil métropolitain. Le débat était ailleurs, déjà annoncé quelques jours plus tôt en conseil municipal de Marseille. Après le ralliement de son président Patrick Pappalardo à l’UDR, la nomination de nouveaux représentants au sein du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP) est ainsi l’occasion pour l’adjoint marseillais Pierre Huguet (G.s), de rappeler les transfuges de la majorité métropolitaine vers l’extrême droite. « Cette porosité constante ressemble parfois à une véritable passerelle », s’alarme-t-il, réclamant la démission de la vice-présidence du maire de Marignane, éric Le Dissès. Sans que la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, ne réagisse.

    Carences des transports

    et de la propreté

    Alors la gauche marseillaise énumère, au fil des modifications budgétaires, ses griefs sur les politiques métropolitaines dans la ville centre. à commencer par les transports en commun. « Après un printemps houleux, un été compliqué, nous avons un mois de septembre éprouvant, rappelle l’adjointe marseillaise aux mobilités, Marie Batoux (PM). Ce sont chaque jour des bus qui manquent ! » Dans la foulée, le maire (PS) des 2-3, Anthony Krehmeier, enchaîne sur les problèmes de propreté, qui ont agité la rentrée : « Marseille est abîmée par une collecte défaillante et voilà qu’on nous explique que si Marseille est sale, ce serait la faute des Marseillais ! Mais soyons sérieux, dans quelle commune accepteriez-vous que l’on parle ainsi de vos habitants ? » à chaque fois, Martine Vassal laisse couler. Le temps que les délibérations passent, avec une extrême droite qui, pour la première fois, monte au front en séance plénière pour insister sur l’insécurité. « Moi, j’attends toujours la loi Allisio sur la sécurité », balaie Martine Vassal.

    Finalement, la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, prend la parole pour répondre à la gauche marseillaise, mettant en avant le déploiement de la gratuité, qui a profité à 2,2 millions de voyageurs depuis la rentrée, les nouveaux bus à haut niveau de service. Avant d’expliquer le manque de matériel roulant par les retards de livraison de la société Iveco, qui n’a fourni que 47 bus électriques sur les 75 qui devaient arriver. « Dans un contexte de développement de l’offre, cela a créé une petite tension sur le parc de bus, de moins de 5% », explique-t-elle, avant de promettre que « dans quelques jours, la situation sera de nouveau à la normale ». Après elle, Jean-Yves Sayag (DVD) balaie les questions de propreté : « La situation est simple : on nettoie, aussitôt après, c’est dégradé. » Et de rappeler que Marseille a refusé de reprendre la propreté.

    « Les discussions ont été complexes, riches, mais ne nous ont pas permis de récupérer les compétences », commence Benoît Payan. « Rendez les sous ! » l’interrompt le maire de Peynier, Christian Burle. L’édile marseillais bondit. « Quel maire ici à quelqu’un dans son opposition qui choisit ce qu’il fait pour son aménagement, ce qui se passe pour la propreté ? » s’emporte-t-il. Le maire (DVD) de Châteauneuf-les-Martigues (DVD), Roland Mouren, en profite pour promettre aux Marseillais que s’ils ont la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus élevée, ils ne paient pas pour autant pour les autres villes. Mais il reconnaît la saleté. « Vous prenez un marteau, et tous ceux qui pissent, vous tapez sur ce qui dépasse », préconise-t-il. Dans un brouhaha, la séance est levée.

  • Le macronisme en faillite

    Celui qui prétendait être un président « disruptif » a réussi à mettre le macronisme en faillite et à faire disjoncter la Ve République.

    En quelques heures, la crise politique déclenchée par le passage en force de la réforme des retraites puis amplifiée par la dissolution a pris un tour incontrôlable.

    C’est de la droite LR, qui aime tant l’ordre et le respect du chef, qu’est venue la « chienlit ». Un tweet de Bruno Retailleau, a inauguré un enchaînement inédit. Pour la première fois, un ministre et chef de parti qui venait d’être nommé, annonçait son intention de quitter le gouvernement. Pour la première fois, un Premier ministre démissionnait une douzaine d’heures après avoir dévoilé son gouvernement. Pour la première, un président de la République était désavoué par le chef de son propre parti.

    Méthode

    En effet, Gabriel Attal, qui fut longtemps l’un des plus proches d’Emmanuel Macron, a confié sur le plateau de TF1 : « Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. » Considérant qu’il avait essayé « trois fois la même chose » en nommant successivement Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu, il a considéré qu’il fallait « partager le pouvoir » et « changer de méthode ». Y a-t-il pire réquisitoire que celui qui vient des siens ?

    La Ve République est en bout de course et le pays à bout de nerfs. Au lieu de confier à Sébastien Lecornu une mission impossible, Emmanuel Macron devrait suivre le conseil de son propre parti : changer de méthode. Il peut le faire en nommant un Premier ministre issu de la coalition arrivée en tête : le Nouveau front populaire, qui doit s’engager à répondre aux urgences sociales et environnementales sans utiliser le 49.3. Si c’est un nouvel échec, le retour aux urnes sera indispensable.

  • Le macronisme en faillite

    Le macronisme en faillite

    Celui qui prétendait être un président « disruptif » a réussi à mettre le macronisme en faillite et à faire disjoncter la Ve République.

    En quelques heures, la crise politique déclenchée par le passage en force de la réforme des retraites puis amplifiée par la dissolution a pris un tour incontrôlable.

    C’est de la droite LR, qui aime tant l’ordre et le respect du chef, qu’est venue la « chienlit ». Un tweet de Bruno Retailleau, a inauguré un enchaînement inédit. Pour la première fois, un ministre et chef de parti qui venait d’être nommé, annonçait son intention de quitter le gouvernement. Pour la première fois, un Premier ministre démissionnait une douzaine d’heures après avoir dévoilé son gouvernement. Pour la première, un président de la République était désavoué par le chef de son propre parti.

    Méthode

    En effet, Gabriel Attal, qui fut longtemps l’un des plus proches d’Emmanuel Macron, a confié sur le plateau de TF1 : « Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. » Considérant qu’il avait essayé « trois fois la même chose » en nommant successivement Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu, il a considéré qu’il fallait « partager le pouvoir » et « changer de méthode ». Y a-t-il pire réquisitoire que celui qui vient des siens ?

    La Ve République est en bout de course et le pays à bout de nerfs. Au lieu de confier à Sébastien Lecornu une mission impossible, Emmanuel Macron devrait suivre le conseil de son propre parti : changer de méthode. Il peut le faire en nommant un Premier ministre issu de la coalition arrivée en tête : le Nouveau front populaire, qui doit s’engager à répondre aux urgences sociales et environnementales sans utiliser le 49.3. Si c’est un nouvel échec, le retour aux urnes sera indispensable.

  • « La vraie question est celle de la répartition des richesses »

    La Marseillaise : L’ex-Premier ministre, Sébastien Lecornu affirmait vouloir augmenter les salaires, une des pistes qui revenait était de réduire l’écart entre le salaire brut et net. Maintenant qu’il a démissionné, la CGT est-elle toujours inquiète pour l’avenir de la Sécurité sociale ?

    Jean-Marie Angeli : L’inquiétude est encore plus grande qu’avant ! Soit l’on va revenir devant les urnes, soit on va avoir un énième gouvernement Macron, ce qui ne changera pas le programme. On ne sait tout simplement pas ce que va devenir la sécurité sociale. Il faut d’abord comprendre qu’est-ce que la différence entre le salaire brut et le salaire net. Le brut, c’est avec les cotisations. C’est vrai que, quand on regarde basiquement un bulletin de salaire, on constate que le brut est plus important que le net. Les salariés se disent donc, de prime abord, que ça serait intéressant de réduire cet écart. Mais il faut avoir en tête ce qui est payé par ces cotisations, notamment la sécurité sociale et l’assurance maladie. Admettons que demain, il n’y ait plus de cotisations, que les employeurs paient au brut, cela implique que les salariés devront prendre une couverture privée. Dont le coût n’aurait à voir avec le coût de ce qui est pris en charge pour la sécurité sociale. La droite et le patronat font croire que gagner une pseudo-augmentation de salaires en rapprochant le brut du net ferait gagner en pouvoir d’achat. Mais ce que les salariés perdraient en cotisations serait remplacé par un système privé qui coûterait beaucoup plus cher. Rappelons donc que la meilleure solution pour augmenter les salaires est… D’augmenter les salaires tout simplement ! La droite, puisque ces propositions de réduction brut-net viennent de là, a depuis des années ce discours issu du grand patronat de dire que « les charges sur les salaires font qu’on ne peut pas augmenter les salaires ». Face à ces discours, il faut là encore rappeler que « ces charges » sont en réalité des cotisations. Et cette année, on est à plus de 80 milliards d’euros d’exonération de cotisations pour les patrons.

    Dans cette optique de réduction de l’écart brut-net, il est évoqué une baisse de la CSG pour une TVA sociale, quelles conséquences potentielles ?

    J.-M.A. : La problématique est que, pour compenser les exonérations de cotisations du patronat, une partie du financement de la sécu a été aspirée dans les impôts. La CGT propose le « 100% sécu » où il n’y a plus d’impôt dans le financement de la sécurité sociale. La CSG est donc supprimable dans cette optique. Mais la question est celle du remplacement de cette entrée de financements si elle est faite par ce gouvernement… Et passer par une TVA sociale, c’est encore une escroquerie. Ce terme est une aberration puisque la TVA est l’impôt le plus inégalitaire, puisque tout le monde la paie. Les propositions mises sur la table reflètent une volonté de faire payer toujours les mêmes : la classe moyenne et les plus pauvres, jamais les patrons. Revenons au fond du problème : Bayrou comme Lecornu évoquent un déficit de 44 milliards de l’État. Ce qu’on demande donc, c’est que l’État se désengage de la sécurité sociale, que les patrons n’aient plus d’exonérations. L’État n’aura donc pas à les compenser. Et c’est à mettre en lien avec le rapport du sénateur Fabien Gay qui fait état d’aides et de subventions à hauteur de centaines de milliards pour les entreprises, aux 100 milliards d’évasion fiscale.

    Que répondez-vous aux travailleurs qui se disent qu’une hausse de salaire est bonne à prendre quoi qu’il arrive ?

    J.-M.A. : Les salariés qui arrivent à avoir des organisations syndicales qui peuvent faire correctement le travail comprennent que c’est un piège, même si c’est de plus en plus compliqué de faire ce travail d’explication. Effectivement, on a un tel niveau de bas salaires, que les travailleurs sont au pied du mur. Et certains se disent « je vais le prendre même si ça me coûte ». Il faut bien rappeler que c’est une illusion et qu’en réalité, la hausse des salaires ne dépend que d’une volonté politique. L’argent est là et la vraie question est celle de la répartition des richesses.

  • « La vraie question est celle de la répartition des richesses »

    « La vraie question est celle de la répartition des richesses »

    La Marseillaise : L’ex-Premier ministre, Sébastien Lecornu affirmait vouloir augmenter les salaires, une des pistes qui revenait était de réduire l’écart entre le salaire brut et net. Maintenant qu’il a démissionné, la CGT est-elle toujours inquiète pour l’avenir de la Sécurité sociale ?

    Jean-Marie Angeli : L’inquiétude est encore plus grande qu’avant ! Soit l’on va revenir devant les urnes, soit on va avoir un énième gouvernement Macron, ce qui ne changera pas le programme. On ne sait tout simplement pas ce que va devenir la sécurité sociale. Il faut d’abord comprendre qu’est-ce que la différence entre le salaire brut et le salaire net. Le brut, c’est avec les cotisations. C’est vrai que, quand on regarde basiquement un bulletin de salaire, on constate que le brut est plus important que le net. Les salariés se disent donc, de prime abord, que ça serait intéressant de réduire cet écart. Mais il faut avoir en tête ce qui est payé par ces cotisations, notamment la sécurité sociale et l’assurance maladie. Admettons que demain, il n’y ait plus de cotisations, que les employeurs paient au brut, cela implique que les salariés devront prendre une couverture privée. Dont le coût n’aurait à voir avec le coût de ce qui est pris en charge pour la sécurité sociale. La droite et le patronat font croire que gagner une pseudo-augmentation de salaires en rapprochant le brut du net ferait gagner en pouvoir d’achat. Mais ce que les salariés perdraient en cotisations serait remplacé par un système privé qui coûterait beaucoup plus cher. Rappelons donc que la meilleure solution pour augmenter les salaires est… D’augmenter les salaires tout simplement ! La droite, puisque ces propositions de réduction brut-net viennent de là, a depuis des années ce discours issu du grand patronat de dire que « les charges sur les salaires font qu’on ne peut pas augmenter les salaires ». Face à ces discours, il faut là encore rappeler que « ces charges » sont en réalité des cotisations. Et cette année, on est à plus de 80 milliards d’euros d’exonération de cotisations pour les patrons.

    Dans cette optique de réduction de l’écart brut-net, il est évoqué une baisse de la CSG pour une TVA sociale, quelles conséquences potentielles ?

    J.-M.A. : La problématique est que, pour compenser les exonérations de cotisations du patronat, une partie du financement de la sécu a été aspirée dans les impôts. La CGT propose le « 100% sécu » où il n’y a plus d’impôt dans le financement de la sécurité sociale. La CSG est donc supprimable dans cette optique. Mais la question est celle du remplacement de cette entrée de financements si elle est faite par ce gouvernement… Et passer par une TVA sociale, c’est encore une escroquerie. Ce terme est une aberration puisque la TVA est l’impôt le plus inégalitaire, puisque tout le monde la paie. Les propositions mises sur la table reflètent une volonté de faire payer toujours les mêmes : la classe moyenne et les plus pauvres, jamais les patrons. Revenons au fond du problème : Bayrou comme Lecornu évoquent un déficit de 44 milliards de l’État. Ce qu’on demande donc, c’est que l’État se désengage de la sécurité sociale, que les patrons n’aient plus d’exonérations. L’État n’aura donc pas à les compenser. Et c’est à mettre en lien avec le rapport du sénateur Fabien Gay qui fait état d’aides et de subventions à hauteur de centaines de milliards pour les entreprises, aux 100 milliards d’évasion fiscale.

    Que répondez-vous aux travailleurs qui se disent qu’une hausse de salaire est bonne à prendre quoi qu’il arrive ?

    J.-M.A. : Les salariés qui arrivent à avoir des organisations syndicales qui peuvent faire correctement le travail comprennent que c’est un piège, même si c’est de plus en plus compliqué de faire ce travail d’explication. Effectivement, on a un tel niveau de bas salaires, que les travailleurs sont au pied du mur. Et certains se disent « je vais le prendre même si ça me coûte ». Il faut bien rappeler que c’est une illusion et qu’en réalité, la hausse des salaires ne dépend que d’une volonté politique. L’argent est là et la vraie question est celle de la répartition des richesses.

  • « Censure systématique » pour l’extrême droite

    Le Rassemblement national et ses alliés de l’Union des droites pour la République (UDR) « censureront systématiquement tout gouvernement » jusqu’à la dissolution ou la démission du chef de l’État, a affirmé lundi Éric Ciotti à l’issue d’une réunion de l’intergroupe entre ses députés de l’Union des droites pour la République (UDR), son parti, et le RN.

    C’est le député des Alpes-Maritimes qui a pris la parole en fin de journée en clamant « pour arrêter cette mascarade ridicule, il faut retourner aux urnes et il faut le faire le plus vite possible ». Plus tôt dans la journée, les deux chefs de file du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella, ont appelé lundi Emmanuel Macron à dissoudre l’Assemblée nationale après la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant que le chef de l’État avait aussi le choix de démissionner.

    « Il ne peut y avoir de stabilité retrouvée sans un retour aux urnes et sans la dissolution de l’Assemblée nationale », a réagi Jordan Bardella tôt le matin en arrivant au siège de son parti pour une réunion. Elle est même « absolument incontournable », a abondé la cheffe de file du RN Marine Le Pen, à son arrivée.

    Interrogée par les journalistes, elle n’a pas non plus écarté l’hypothèse d’une démission du chef de l’État : « je n’ai pas à l’appeler à le faire. S’il prend la décision de le faire je pense que ce serait une décision, là encore, sage », a répondu la patronne de l’extrême droite. « Je pense que si nous attendons encore, il n’aura pas d’autre choix », a également estimé Jordan. Bardella après la réunion au siège du parti.

    Marine Le Pen a en outre balayé les hypothèses d’un nouveau gouvernement : « on est au bout du chemin, il faut arrêter. Ministres de droite, ministres de gauche, on arrête, et ce sont les Français qui vont décider », a-t-elle insisté. Sans préciser évidemment que c’est moins le pays que la possibilité de permettre à Marine Le Pen de participer à la présidentielle de 2027 qui motive l’analyse. La stratégie à peine voilée de son parti est en effet d’aligner élections législatives anticipées et accession à Matignon pour… lancer une loi d’amnistie, annulant l’exécution provisoire de l’inéligibilité.