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  • Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Si Marseille signe encore une saison touristique exceptionnelle en termes de fréquentation, le contexte économique demeure contraint. Le pouvoir d’achat se contracte avec un panier moyen qui diminue, et Marseille tire son épingle du jeu avec une clientèle principalement française, expose Jean-Pierre Cochet, président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. au regard de la concurrence des pays comme l’Italie et l’Espagne, les hôteliers n’ont pas hésité à réaligner leurs tarifs, cet été, pour être un peu plus attractifs. Avec succès. »

    Même constat du côté des locations de type Airbnb, où une hausse de 43% des tarifs a été observée entre les étés 2023 et 2025. Non sans humour, Jean-Pierre Cochet suggère « d’atterrir en tenant compte de la réalité du pouvoir d’achat ».

    L’Office mise sur une stratégie plus offensive pour renforcer l’attractivité de la ville. Attirer une clientèle étrangère, notamment coréenne ou chinoise, en dehors de la haute saison, pourrait compenser la baisse de consommation des touristes français.

    « L’attrait du tourisme pour les produits Fabriqué à Marseille est très important. En choisissant de mettre à l’honneur ses talents locaux, la foire a été témoin de ce succès. ça nous conforte pour l’attractivité de la ville, mais c’est aussi générateur d’emplois locaux », détaille Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille.

    La filière représente 25 000 emplois sur la ville. Allonger la saison ne pourrait qu’amplifier cet impact. « Le tourisme d’affaires va également s’affirmer au Pharo mais aussi au parc Chanot, avec l’arrivée de GL Events », abonde Marc Thépot, président délégué de l’Office. « Ce parc doit devenir un produit de son temps avec la foire, le tourisme d’affaires et les événements ludiques. Cet été, huit concerts ont eu lieu au Vélodrome, attirant 530 000 spectateurs », note Jean-Pierre Cochet.

    Conscients de l’impact des réseaux sociaux, les professionnels misent sur l’image photogénique de Marseille. Mais la vigilance reste de mise face au surtourisme. Le mirage « des croisiéristes qui consomment 100 euros par débarquement », n’a pas fait ses preuves, tandis que la pollution des navires non raccordés à quai et les embouteillages dans les ruelles du Panier suscitent des inquiétudes. Marc Thépot est formel : « Marseille ne doit pas devenir une ville chère, mais une ville durable où on échange, on partage le savoir-vivre Marseillais. »

    Marseilletourisme.com

  • Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Si Marseille signe encore une saison touristique exceptionnelle en termes de fréquentation, le contexte économique demeure contraint. Le pouvoir d’achat se contracte avec un panier moyen qui diminue, et Marseille tire son épingle du jeu avec une clientèle principalement française, expose Jean-Pierre Cochet, président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. au regard de la concurrence des pays comme l’Italie et l’Espagne, les hôteliers n’ont pas hésité à réaligner leurs tarifs, cet été, pour être un peu plus attractifs. Avec succès. »

    Même constat du côté des locations de type Airbnb, où une hausse de 43% des tarifs a été observée entre les étés 2023 et 2025. Non sans humour, Jean-Pierre Cochet suggère « d’atterrir en tenant compte de la réalité du pouvoir d’achat ».

    L’Office mise sur une stratégie plus offensive pour renforcer l’attractivité de la ville. Attirer une clientèle étrangère, notamment coréenne ou chinoise, en dehors de la haute saison, pourrait compenser la baisse de consommation des touristes français.

    « L’attrait du tourisme pour les produits Fabriqué à Marseille est très important. En choisissant de mettre à l’honneur ses talents locaux, la foire a été témoin de ce succès. ça nous conforte pour l’attractivité de la ville, mais c’est aussi générateur d’emplois locaux », détaille Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille.

    La filière représente 25 000 emplois sur la ville. Allonger la saison ne pourrait qu’amplifier cet impact. « Le tourisme d’affaires va également s’affirmer au Pharo mais aussi au parc Chanot, avec l’arrivée de GL Events », abonde Marc Thépot, président délégué de l’Office. « Ce parc doit devenir un produit de son temps avec la foire, le tourisme d’affaires et les événements ludiques. Cet été, huit concerts ont eu lieu au Vélodrome, attirant 530 000 spectateurs », note Jean-Pierre Cochet.

    Conscients de l’impact des réseaux sociaux, les professionnels misent sur l’image photogénique de Marseille. Mais la vigilance reste de mise face au surtourisme. Le mirage « des croisiéristes qui consomment 100 euros par débarquement », n’a pas fait ses preuves, tandis que la pollution des navires non raccordés à quai et les embouteillages dans les ruelles du Panier suscitent des inquiétudes. Marc Thépot est formel : « Marseille ne doit pas devenir une ville chère, mais une ville durable où on échange, on partage le savoir-vivre Marseillais. »

    Marseilletourisme.com

  • Bientôt un téléphérique pour prendre l’avion

    Recherche maîtrise d’ouvrage pour la réalisation d’un téléphérique entre la gare de Vitrolles et l’aéroport à Marignane… La métropole Aix-Marseille Provence a lancé, ce 1er octobre, un marché pour trouver un prestataire capable de réaliser des études, les travaux, mais aussi la mise en service de ce moyen de transport aérien prévue pour 2030.

    Une ligne d’un petit kilomètre pour trois stations, une positionnée à la gare ferroviaire, une deuxième à proximité d’Airbus Helicopters, au Nord, et une dernière à proximité du terminal 1 de l’aéroport qui « survole la voie express D20, des installations industrielles, la future ZAC de l’aéroport et les parkings », indique le cahier des charges. Car si la gare accueille 73 trains par jour pour 44 destinations en direction de Marseille, Salon, Avignon, Arles ou Montpellier, « elle reste néanmoins trop confidentielle », estime la Métropole. Un problème quand 700 000 voyageurs y transitent, au cœur d’un bassin estimé à 34 000 emplois.

    Une étude de faisabilité réalisée par DCSA Ingénieur Conseil en 2018, également jointe au dossier et que le prestataire devra actualiser, indique par ailleurs que les « transports collectifs connaissent un déficit d’utilisation et d’image », à l’exception de la ligne de bus qui relie Marseille à l’aéroport. Il s’agit donc de connecter le futur téléphérique au réseau de TER, mais aussi au futur Pôle d’échanges multimodal Cap Horizon. Une gare routière de neuf quais de bus avec une ligne à haut niveau de service (Zenibus) prochainement étendue jusqu’à Plan de Campagne et dont les essais ont déjà démarré.

    Parmi les contraintes dont le prestataire devra tenir compte, on trouve aussi la météo avec une forte exposition du site au vent pouvant dépasser les 110 km/h plusieurs fois par an, l’implantation des pylônes, mais aussi leur hauteur pour survoler la voirie.

    Un trajet estimé

    de six minutes

    L’interaction avec les nombreux projets de la zone est également pointée comme un enjeu majeur. Le téléphérique va devoir composer avec un forage pour le réseau de géothermie profonde Marseille-Berre, la valorisation du parking P7 de l’aéroport, la liaison par ascenseur incliné entre la gare et Cap Horizons ou encore l’extension prévue sur le site d’Airbus. Dans son étude, DCSA avait opté pour un système dit « de monocâble en va-et-vient », où les deux véhicules se déplacent à la même vitesse, mais en sens contraire pour atteindre les deux terminus en même temps, à l’image du téléphérique urbain brestois, pour assurer ce trajet de 6 minutes, d’une capacité estimée à quelque 1 000 personnes par heure et par sens, pour un coût d’exploitation de 1,1 million d’euros par an, hors taxe.

    Le coût total du projet est estimé à 43 millions d’euros hors taxe par la Métropole. Cette dernière finançant à hauteur de 22 millions d’euros, la Région Sud, 4 millions, Airbus Helicopters et l’aéroport Marseille Provence, 3 millions chacun. L’État, lui, assure 10,7 millions d’euros. Lors de son deuxième déplacement à Marseille en juillet, le ministre des transports de l’époque, François Rebsamen, avait signé un avenant à la convention cadre du volet mobilité du plan « Marseille en Grand », intégrant cette desserte par câble et doublé la subvention, portant le financement à 500 millions d’euros.

    Le marché s’étend sur 78 mois, les candidats ayant jusqu’au 12 novembre pour se faire connaître.

  • Bientôt un téléphérique pour prendre l’avion

    Bientôt un téléphérique pour prendre l’avion

    Recherche maîtrise d’ouvrage pour la réalisation d’un téléphérique entre la gare de Vitrolles et l’aéroport à Marignane… La métropole Aix-Marseille Provence a lancé, ce 1er octobre, un marché pour trouver un prestataire capable de réaliser des études, les travaux, mais aussi la mise en service de ce moyen de transport aérien prévue pour 2030.

    Une ligne d’un petit kilomètre pour trois stations, une positionnée à la gare ferroviaire, une deuxième à proximité d’Airbus Helicopters, au Nord, et une dernière à proximité du terminal 1 de l’aéroport qui « survole la voie express D20, des installations industrielles, la future ZAC de l’aéroport et les parkings », indique le cahier des charges. Car si la gare accueille 73 trains par jour pour 44 destinations en direction de Marseille, Salon, Avignon, Arles ou Montpellier, « elle reste néanmoins trop confidentielle », estime la Métropole. Un problème quand 700 000 voyageurs y transitent, au cœur d’un bassin estimé à 34 000 emplois.

    Une étude de faisabilité réalisée par DCSA Ingénieur Conseil en 2018, également jointe au dossier et que le prestataire devra actualiser, indique par ailleurs que les « transports collectifs connaissent un déficit d’utilisation et d’image », à l’exception de la ligne de bus qui relie Marseille à l’aéroport. Il s’agit donc de connecter le futur téléphérique au réseau de TER, mais aussi au futur Pôle d’échanges multimodal Cap Horizon. Une gare routière de neuf quais de bus avec une ligne à haut niveau de service (Zenibus) prochainement étendue jusqu’à Plan de Campagne et dont les essais ont déjà démarré.

    Parmi les contraintes dont le prestataire devra tenir compte, on trouve aussi la météo avec une forte exposition du site au vent pouvant dépasser les 110 km/h plusieurs fois par an, l’implantation des pylônes, mais aussi leur hauteur pour survoler la voirie.

    Un trajet estimé

    de six minutes

    L’interaction avec les nombreux projets de la zone est également pointée comme un enjeu majeur. Le téléphérique va devoir composer avec un forage pour le réseau de géothermie profonde Marseille-Berre, la valorisation du parking P7 de l’aéroport, la liaison par ascenseur incliné entre la gare et Cap Horizons ou encore l’extension prévue sur le site d’Airbus. Dans son étude, DCSA avait opté pour un système dit « de monocâble en va-et-vient », où les deux véhicules se déplacent à la même vitesse, mais en sens contraire pour atteindre les deux terminus en même temps, à l’image du téléphérique urbain brestois, pour assurer ce trajet de 6 minutes, d’une capacité estimée à quelque 1 000 personnes par heure et par sens, pour un coût d’exploitation de 1,1 million d’euros par an, hors taxe.

    Le coût total du projet est estimé à 43 millions d’euros hors taxe par la Métropole. Cette dernière finançant à hauteur de 22 millions d’euros, la Région Sud, 4 millions, Airbus Helicopters et l’aéroport Marseille Provence, 3 millions chacun. L’État, lui, assure 10,7 millions d’euros. Lors de son deuxième déplacement à Marseille en juillet, le ministre des transports de l’époque, François Rebsamen, avait signé un avenant à la convention cadre du volet mobilité du plan « Marseille en Grand », intégrant cette desserte par câble et doublé la subvention, portant le financement à 500 millions d’euros.

    Le marché s’étend sur 78 mois, les candidats ayant jusqu’au 12 novembre pour se faire connaître.

  • Le forcené de l’Élysée

    Emmanuel Macron avait promis, mercredi, de nommer un Premier ministre « d’ici 48 heures ».

    En reconduisant son Premier ministre démissionnaire, il balaye l’hypothèse la plus évidente depuis la dissolution désastreuse décidée à la demande de l’extrême droite : désigner une personnalité issue de la coalition arrivée en tête aux élections législatives, le Nouveau front populaire.

    Alors que son ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, qui a imposé au pays une réforme des retraites injuste, illégitime et anti-démocratique, s’est dite ouverte à la suspension du texte, il a refusé la moindre garantie aux partis de gauche venus le rencontrer vendredi en début d’après-midi.

    Démission, défiance ou censure

    Le chef de l’État semble incapable de comprendre qu’il a perdu les élections législatives et que son action est désavouée par une majorité de Français.

    « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! », écrivait Albert Einstein.

    Si le chef de l’État, imagine pouvoir imposer au « socle commun » de se rabibocher pour maintenir son Premier ministre de continuité, il déraisonne.

    Son destin sera le même que celui des trois hôtes de Matignon qui s’y sont cassés les dents : la démission, la défiance ou la censure.

    Par son entêtement, le président de la République, dégrade sa fonction et fragilise les institutions.

    En démocratie, l’absence de solution n’existe pas : le retour aux urnes est indispensable.

  • Sébastien Lecornu, « carte blanche » et promesses de censure

    Rebelote, et dix de der ? Empêtré dans un crise politique sans nom, Emmanuel Macron a donc choisi de donner carte blanche à… Sébastien Lecornu. Entre les lignes, on peut comprendre que le Premier ministre aura les coudées franches pour choisir son nouveau gouvernement. Il y a une semaine, la présence de Bruno Le Maire aux Armées avait provoqué sa chute. Mais ce proche du Président de la République, ministre sans discontinuité depuis 2017, nommé à Matignon le 9 septembre après la défiance la politique d’austérite de Bayrou, n’incarnera jamais la rupture annoncée.

    Sébastien Lecornu qui n’avait tenu que 27 jours à Matignon pourra-t-il faire mieux ? Censé incarner une nouvelle méthode de gouvernement, fondée sur la concertation, la cohérence budgétaire et le respect des institutions, il s’est heurté à une impasse politique majeure : absence de majorité, blocages internes et détermination des oppositions.

    Auto-proclamé « Premier ministre le plus faible de l’histoire de la Ve République », celui qui avait présenté sa démission le 6 octobre après avoir promis en vain de faire adopter le budget 2026 sans recourir au 49.3, paraît encore un peu plus affaibli au terme d’une semaine de négociations qui a vu voler en éclat le socle commun de la droite et du centre droit, formé par Renaissance, LR, Horizons, l’UDI et le MoDem. « L’expression socle commun est morte dimanche soir », a rappelé Bruno Retailleau, le chef des Républicains dans la journée.

    Sur le réseau social X, Sébastien Lecornu a expliqué, vendredi, avoir accepté « par devoir » sa reconduction et assuré que « tous les dossiers » évoqués pendant les consultations seraient « ouverts au débat » parlementaire. Le futur gouvernement « devra incarner le renouvellement et la diversité des compétences », a ajouté le Premier ministre. « Celles et ceux qui entreront au gouvernement devront s’engager à se déconnecter des ambitions présidentielles pour 2027 », a-t-il répété, excluant de fait de le ministre l’Intérieur démissionnaire….

    Quelles sont les alternatives ? Le Rassemblement national qui n’a pas participé aux réunions de Matignon a continué tout au long de la journée d’appeler à la dissolution de l’Assemblée, et a assuré qu’il voterait la censure de cet « attelage sans aucun avenir ». C’est le chemin que tracent aussi les partis de gauche avec différentes nuances. PCF, PS et Les écologistes qui avaient accepté d’entrer dans la discussion, ont vu leur espoir de voir nommer un Premier ministre de gauche, rapidement douché.

    Emmanuel Macron n’a apporté « aucune réponse claire » sur les retraites ou le pouvoir d’achat, déplorait le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Pour le PS, dont la position sera décisive pour la survie du gouvernement, le secrétaire général Pierre Jouvet, a indiqué qu’il n’y avait « aucun deal ». « Tout ça va très mal se terminer » avec une possible « dissolution » de l’Assemblée nationale, confirmait Marine Tondelier. « Inacceptable entêtement du président. Sans rupture ce sera donc la censure: retour aux urnes ! », a pour sa part réagit le PCF.

    Les Insoumis n’ont pas tardé à faire savoir qu’ils déposeraient « une nouvelle motion de destitution du président de la République » et censureraient « immédiatement » le prochain gouvernement : « Nous proposons dès ce soir aux parlementaires de la gauche de l’hémicycle de signer une motion de censure immédiate et une nouvelle motion de destitution du Président de la République », précise le groupe insoumis à l’Assemblée nationale. Sébastien Lecornu présentera son budget lundi. Mais la censure du futur Gouvernement que tous envisagent, dessine en arrière plan une nouvelle dissolution

  • Le forcené de l’Élysée

    Le forcené de l’Élysée

    Emmanuel Macron avait promis, mercredi, de nommer un Premier ministre « d’ici 48 heures ».

    En reconduisant son Premier ministre démissionnaire, il balaye l’hypothèse la plus évidente depuis la dissolution désastreuse décidée à la demande de l’extrême droite : désigner une personnalité issue de la coalition arrivée en tête aux élections législatives, le Nouveau front populaire.

    Alors que son ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, qui a imposé au pays une réforme des retraites injuste, illégitime et anti-démocratique, s’est dite ouverte à la suspension du texte, il a refusé la moindre garantie aux partis de gauche venus le rencontrer vendredi en début d’après-midi.

    Démission, défiance ou censure

    Le chef de l’État semble incapable de comprendre qu’il a perdu les élections législatives et que son action est désavouée par une majorité de Français.

    « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! », écrivait Albert Einstein.

    Si le chef de l’État, imagine pouvoir imposer au « socle commun » de se rabibocher pour maintenir son Premier ministre de continuité, il déraisonne.

    Son destin sera le même que celui des trois hôtes de Matignon qui s’y sont cassés les dents : la démission, la défiance ou la censure.

    Par son entêtement, le président de la République, dégrade sa fonction et fragilise les institutions.

    En démocratie, l’absence de solution n’existe pas : le retour aux urnes est indispensable.

  • Sébastien Lecornu, « carte blanche » et promesses de censure

    Sébastien Lecornu, « carte blanche » et promesses de censure

    Rebelote, et dix de der ? Empêtré dans un crise politique sans nom, Emmanuel Macron a donc choisi de donner carte blanche à… Sébastien Lecornu. Entre les lignes, on peut comprendre que le Premier ministre aura les coudées franches pour choisir son nouveau gouvernement. Il y a une semaine, la présence de Bruno Le Maire aux Armées avait provoqué sa chute. Mais ce proche du Président de la République, ministre sans discontinuité depuis 2017, nommé à Matignon le 9 septembre après la défiance la politique d’austérite de Bayrou, n’incarnera jamais la rupture annoncée.

    « Par devoir »

    Sébastien Lecornu qui n’avait tenu que 27 jours à Matignon pourra-t-il faire mieux ? Censé incarner une nouvelle méthode de gouvernement, fondée sur la concertation, la cohérence budgétaire et le respect des institutions, il s’est heurté à une impasse politique majeure : absence de majorité, blocages internes et détermination des oppositions.

    Auto-proclamé « Premier ministre le plus faible de l’histoire de la Ve République », celui qui avait présenté sa démission le 6 octobre après avoir promis en vain de faire adopter le budget 2026 sans recourir au 49.3, paraît encore un peu plus affaibli au terme d’une semaine de négociations qui a vu voler en éclat le socle commun de la droite et du centre droit, formé par Renaissance, LR, Horizons, l’UDI et le MoDem. « L’expression socle commun est morte dimanche soir », a rappelé Bruno Retailleau, le chef des Républicains dans la journée.

    Sur le réseau social X, Sébastien Lecornu a expliqué, vendredi, avoir accepté « par devoir » sa reconduction et assuré que « tous les dossiers » évoqués pendant les consultations seraient « ouverts au débat » parlementaire. Le futur gouvernement « devra incarner le renouvellement et la diversité des compétences », a ajouté le Premier ministre. « Celles et ceux qui entreront au gouvernement devront s’engager à se déconnecter des ambitions présidentielles pour 2027 », a-t-il répété, excluant de fait de le ministre l’Intérieur démissionnaire….

    Quelles sont les alternatives ? Le Rassemblement national qui n’a pas participé aux réunions de Matignon a continué tout au long de la journée d’appeler à la dissolution de l’Assemblée, et a assuré qu’il voterait la censure de cet « attelage sans aucun avenir ». C’est le chemin que tracent aussi les partis de gauche avec différentes nuances. PCF, PS et Les écologistes qui avaient accepté d’entrer dans la discussion, ont vu leur espoir de voir nommer un Premier ministre de gauche, rapidement douché.

    « Aux urnes »

    Emmanuel Macron n’a apporté « aucune réponse claire » sur les retraites ou le pouvoir d’achat, déplorait le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Pour le PS, dont la position sera décisive pour la survie du gouvernement, le secrétaire général Pierre Jouvet, a indiqué qu’il n’y avait « aucun deal ». « Tout ça va très mal se terminer » avec une possible « dissolution » de l’Assemblée nationale, confirmait Marine Tondelier. « Inacceptable entêtement du président. Sans rupture ce sera donc la censure: retour aux urnes ! », a pour sa part réagit le PCF.

    Les Insoumis n’ont pas tardé à faire savoir qu’ils déposeraient « une nouvelle motion de destitution du président de la République » et censureraient « immédiatement » le prochain gouvernement : « Nous proposons dès ce soir aux parlementaires de la gauche de l’hémicycle de signer une motion de censure immédiate et une nouvelle motion de destitution du Président de la République », précise le groupe insoumis à l’Assemblée nationale. Sébastien Lecornu présentera son budget lundi. Mais la censure du futur Gouvernement que tous envisagent, dessine en arrière plan une nouvelle dissolution

  • Macron choisit le dernier de ses fidèles

    Tout ça…pour ça. C’est donc Sébastien Lecornu, Premier ministre ayant rendu sa démission lundi, qu’Emmanuel Macron choisi ce vendredi soir, pour rempiler à Matignon. Le président de la République se tourne vers le dernier de ses fidèles, l’autoproclamé « moine-soldat », pour poursuivre la politique menée depuis 2017.

    Sans surprise, la rupture promise n’aura pas eu lieu. C’était attendu. À la sortie des 2h30 de réunion à l’Élysée, les représentants de la gauche – arrivés ensemble – ont conspué la teneur des échanges. « Nous sortons de cette réunion sidérés », lance la patronne des Écologistes Marine Tondelier. « Nous n’avons eu aucune réponse, si ce n’est que le Premier ministre qui sera nommé dans les heures prochaines ne sera pas de notre camp politique », prédit elle, avant d’alerter : « tout ça va très mal se terminer ». Après elle, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, poursuit « si le nouveau Premier ministre est dans le camp macroniste, nous ne pourrons pas l’accepter », prévient-il. C’est désormais chose faite. Les Socialistes menacent : « il n’y a aucune garantie de non-censure notre part », tranche Olivier Faure, Premier secrétaire du parti.

    Seuls la gauche et le président des députés Liot ont pris la parole sur le perron du palais présidentiel. Aucun des membres des partis censés former ce qui était jusqu’alors nommé « socle commun » ne s’est exprimé. Pour Bruno Retailleau, « l’expression “socle commun” est morte dimanche soir, faute de confiance ». Pour lui, « s’il doit y avoir un avenir en commun, ce sera sur le fond, par une plateforme programmatique », a avancé le président des LR devant Emmanuel Macron. Une réunion du parti est prévue ce samedi matin.

    Avec qui Sébastien Lecornu va-t-il former le gouvernement censé plancher sur le budget dès lundi en Conseil des ministres ? Son camp a implosé. Et la réforme des retraites, totem du second quinquennat d’Emmanuel Macron, semble être l’un des points de crispation majeur.

    Ces derniers jours, la question d’une suspension de la réforme honnie s’était immiscée dans le débat, à l’initiative d’Elisabeth Borne, l’ex Première ministre qui a forcé par 49-3 l’adoption de cette loi. Les forces progressistes attendaient des gages, il n’en fut rien. Cette simple évocation provoque l’ire de la droite et d’une partie du camp présidentiel. « Il n’y aura pas de ministre Horizons dans un gouvernement qui revient sur la réforme des retraites », indique Arnaud Péricard, porte-parole du parti d’Edouard Philippe sur BFMTV ce vendredi soir.

    Dissolution, destitution, censure…

    Dans la matinée, le chef de file de la France insoumise a dit refuser « de renoncer à la dissolution et à la présidentielle anticipée », averti Jean-Luc Mélenchon. Insoumis, au même titre que le RN, n’ont pas été convié au rendez-vous élyséen. Une fois de plus, le macronisme tire dangereusement un trait d’égalité entre LFI et le parti d’extrême droite lepéniste, auquel il déroule le tapis.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes, les promesses de censure s’enchaînent. La chute d’un gouvernement Lecornu II semble inexorable et avec lui, celle du macronisme.

  • Macron choisit le dernier de ses fidèles

    Macron choisit le dernier de ses fidèles

    Tout ça…pour ça. C’est donc Sébastien Lecornu, Premier ministre ayant rendu sa démission lundi, qu’Emmanuel Macron choisi ce vendredi soir, pour rempiler à Matignon. Le président de la République se tourne vers le dernier de ses fidèles, l’autoproclamé « moine-soldat », pour poursuivre la politique menée depuis 2017.

    Sans surprise, la rupture promise n’aura pas eu lieu. C’était attendu. À la sortie des 2h30 de réunion à l’Élysée, les représentants de la gauche – arrivés ensemble – ont conspué la teneur des échanges. « Nous sortons de cette réunion sidérés », lance la patronne des Écologistes Marine Tondelier. « Nous n’avons eu aucune réponse, si ce n’est que le Premier ministre qui sera nommé dans les heures prochaines ne sera pas de notre camp politique », prédit elle, avant d’alerter : « tout ça va très mal se terminer ». Après elle, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, poursuit « si le nouveau Premier ministre est dans le camp macroniste, nous ne pourrons pas l’accepter », prévient-il. C’est désormais chose faite. Les Socialistes menacent : « il n’y a aucune garantie de non-censure notre part », tranche Olivier Faure, Premier secrétaire du parti.

    Seuls la gauche et le président des députés Liot ont pris la parole sur le perron du palais présidentiel. Aucun des membres des partis censés former ce qui était jusqu’alors nommé « socle commun » ne s’est exprimé. Pour Bruno Retailleau, « l’expression “socle commun” est morte dimanche soir, faute de confiance ». Pour lui, « s’il doit y avoir un avenir en commun, ce sera sur le fond, par une plateforme programmatique », a avancé le président des LR devant Emmanuel Macron. Une réunion du parti est prévue ce samedi matin.

    Avec qui Sébastien Lecornu va-t-il former le gouvernement censé plancher sur le budget dès lundi en Conseil des ministres ? Son camp a implosé. Et la réforme des retraites, totem du second quinquennat d’Emmanuel Macron, semble être l’un des points de crispation majeur.

    Ces derniers jours, la question d’une suspension de la réforme honnie s’était immiscée dans le débat, à l’initiative d’Elisabeth Borne, l’ex Première ministre qui a forcé par 49-3 l’adoption de cette loi. Les forces progressistes attendaient des gages, il n’en fut rien. Cette simple évocation provoque l’ire de la droite et d’une partie du camp présidentiel. « Il n’y aura pas de ministre Horizons dans un gouvernement qui revient sur la réforme des retraites », indique Arnaud Péricard, porte-parole du parti d’Edouard Philippe sur BFMTV ce vendredi soir.

    Dissolution, destitution, censure…

    Dans la matinée, le chef de file de la France insoumise a dit refuser « de renoncer à la dissolution et à la présidentielle anticipée », averti Jean-Luc Mélenchon. Insoumis, au même titre que le RN, n’ont pas été convié au rendez-vous élyséen. Une fois de plus, le macronisme tire dangereusement un trait d’égalité entre LFI et le parti d’extrême droite lepéniste, auquel il déroule le tapis.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes, les promesses de censure s’enchaînent. La chute d’un gouvernement Lecornu II semble inexorable et avec lui, celle du macronisme.