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  • Les Olympiens y sont allés crescendo

    Les Olympiens y sont allés crescendo

    Cinq minutes avaient suffi à Rob Schoofs pour mettre dans le vent le trident défensif et offrir à Anan Khalaïli la balle de 1-0. L’OM devait alors trembler, avant d’être remis en selle par une offrande de la défense belge, dont profitait Igor Paixão pour rééquilibrer le score.

    Il y avait des intentions de jeu de part et d’autre. Mais ce qui se remarquait, c’était avant tout la frilosité des deux défenses. Visiblement mal à l’aise quand le ballon prenait de la vitesse dans les pieds des attaquants adverses.

    Toutefois, l’OM prenait progressivement le contrôle. Et concrétisait sa mainmise grâce à Mason Greenwood. L’Anglais était le grand artisan de la démonstration marseillaise, dans une seconde période où les Phocéens ont su bien mener leur galère et porter le fer au bon moment pour se mettre à l’abri d’un retour belge, dont le final sera endiablé.

  • Sansu présente le budget des communistes à Marseille

    Sansu présente le budget des communistes à Marseille

    Le tour de France du changement pour un budget populaire du PCF fait escale, ce mercredi, à Marseille. Pour cette quatrième étape, la fédération communiste des Bouches-du-Rhône accueille le député Nicolas Sansu, venu « présenter l’état des lieux du budget, expliquer la position des parlementaires communistes et discuter de quelles doivent être les politiques publiques qu’on veut mettre en œuvre sur les questions de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de service public et de santé », détaille ce membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Le but de ce rendez-vous, fixé à 18h30*, est d’exposer les priorités budgétaires du parti et recueillir les attentes de la population.

    Hasard du calendrier, ou pas, cette réunion publique se tient au lendemain du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Le député du Cher a voté contre. « Dans l’opposition, on s’oppose (…), d’autant que sur les textes budgétaires, voter pour, c’est une appartenance à la majorité », tranche l’élu, martelant qu’« il n’y a pas eu d’avancée, que des non-reculs ». Il cite les franchises médicales, le dégel des pensions de retraite, la suspension de la réforme Borne… « C’est simple de mettre des choses horribles et de les retirer en disant que c’est une avancée (…). Celles et ceux qui votent ce budget-là se mordront les doigts d’avoir sauvé la Macronie dans quelques semaines », prévient-il, alors que le PS a fait le choix de voter en faveur de ce texte. « Les députés communistes n’ont jamais voté un budget de la Sécu depuis 2002, même sous Hollande ! », renchérit Nicolas Sansu.

    *280 rue de Lyon (15e).

  • Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les jeunes olympiens se sont nettement imposés pour leur dernier match de phase de championnat, en Youth League. Une victoire 4 à 1 sur le terrain de l’Union Saint-Gilloise, grâce à une rencontre aboutie de la première à la dernière minute. L’espoir de qualification est encore présent.

    Conquérants depuis le début de la partie, les jeunes de l’olympique de Marseille ont rapidement été récompensés. Il a fallu un concours de circonstances et des erreurs défensives pour voir Antoine Valero pousser la balle au fond des filets. Un mauvais dégagement, un manque de communication et un gardien peu rassurant, l’Olympien en forme n’a pas fait de sentiments. C’est le 3e but pour Valero dans cette compétition, lui qui a scoré à sept reprises en U19 Nationaux cette saison. Cette réalisation au quart d’heure de jeu a permis de libérer les joueurs.

    Sur leurs ailes, Remadnia et Abdallah ont tenté de déborder la défense belge et d’amener du danger pour assurer le but du break. L’Union Saint-Gilloise a également poussé dans les dernières minutes de la première période. Plusieurs corners consécutivement et des ballons placés au milieu de la surface, sans réussite immédiate.

    Une qualification toujours possible

    C’est au retour des vestiaires que l’USG est revenu au score grâce à son ailier gauche Youssef Hamoutahar. Moins de deux minutes et les Bruxellois ont réussi à égaliser, mais, mardi, cet OM a été à réaction. Peu utilisé dans cette campagne européenne, Said Remadnia, 16 ans, a été percutant et juste lors de ses courtes apparitions. Il a remis son équipe en tête, quelques instants après l’égalisation. Ensuite, sur un corner, Pladi N’Zinga Pambani, transfuge de Montpellier, arrivé cet été, a permis aux siens de prendre le large. Le grand défenseur central (1m91) a porté le score à 3-1 alors qu’il restait une demi-heure à jouer. Juste avant le temps additionnel, l’entrant Ugo Lamare a aggravé la marque pour assurer un deuxième et dernier succès olympien durant cette compétition.

    Les joueurs de Lassad Hasni n’ont maintenant plus leur destin entre les mains. Ils devront suivre les rencontres de l’Ajax, la Juventus, du Napoli et de Leverkusen pour savoir s’ils basculent du bon côté de la ligne rouge. Si deux des clubs cités s’imposent, l’aventure Youth League s’arrête là. Les chances sont minces, vu le pedigree des adversaires (Pafos et Qarabag, entre autres), mais elles existent. Si jamais l’ensemble des résultats sourient à l’OM, le tirage au sort des seizièmes de finale de la Youth League se déroulera vendredi 12 décembre à 15h30. Les équipes issues de la Voie des Champions rejoindront celles de la phase de ligue. Sur cet autre chemin, le FC Nantes, champion de France en titre, doit battre ce mercredi le Maccabi Haïfa pour se qualifier.

    RESULTATS

    US Saint-Gilloise 1 (0)

    OM 4 (1)

    6e journée de Youth League

    Stade Joseph-Marien

    Buts : Valero (14e), Remadnia (57e), N’Zinga Pambani (61e), Lamare (89e) pour l’OM ; Hamoutahar (47e) pour Saint-Gilles

    US Saint-Gilloise : Kavlashvili – Zbakh, Bah, Steenhaut, Lindner – Moussaoui, Recchia, Tabich – Hamoutahar, Keita, Rosado

    Entraîneur : Eddy Shamavu

    OM : Diarra – Doubal, N’Zinga Pambani, Baradji, Bezahaf – Leccese, Sellami, Issanga – Remadnia, Abdallah, Valero

    Entraîneur : Lassad Hasni.

  • Handball : le Pauc se sort du piège Frontignan

    Handball : le Pauc se sort du piège Frontignan

    D’abord bousculés, les joueurs d’Eric Forets se sont finalement imposés à Frontignan, englué en bas de tableau de Proligue, la deuxième division française. Les Aixois ont vécu une première période difficile, en étant menés rapidement 8-2.

    Derrière d’un but à la pause, le Pauc s’est redressé et a pu gérer le second acte pour distancer suffisamment son adversaire. Souvent à quatre ou cinq longueurs, les locaux n’ont jamais réussi à revenir. Au final, Aix ne se fait pas piéger, avec une victoire 31-25 dans l’Hérault. Par ailleurs, Limoges s’est fait surprendre à Saran, actuel 9e de Proligue (38-42).

  • Le collectif de l’eau met le sujet dans le tuyau des municipales à Avignon

    Le collectif de l’eau met le sujet dans le tuyau des municipales à Avignon

    Ce mercredi en fin de journée, le Collectif de l’eau vivra un fort moment d’émotion avec l’inauguration de la Maison pour tous Marcelle-Landau à Monclar, rebaptisée ainsi du nom de sa fondatrice, décédée il y a un an et demi. Mais lundi et mardi, le temps n’était pas encore à l’hommage pour l’association de défense des usagers.

    Sans surprise, le Collectif de l’eau s’est réuni en amont du conseil communautaire de lundi soir, où devait initialement être votée une hausse de la part du Grand Avignon sur la facture de l’eau (notre édition de lundi). Une douloureuse de 15%, soit 56 euros par an pour 120 m3, consommation référente d’un foyer de quatre personnes.

    « On n’est pas contre une augmentation, car il faut investir sur les réseaux, mais il y a eu un manque d’anticipation, il aurait fallu lisser, car le taux n’a pas bougé depuis 2018 et d’un coup, ils se rendent compte qu’ils ont besoin de sous », déplore Mireille Dapon, présidente du Collectif de l’eau. Preuve que l’association n’est pas là pour s’opposer à tout, « on aurait essayé de rendre socialement acceptable l’augmentation en exigeant la suspension des pénalités de retard ou l’assouplissement de l’attribution des chèques eau ».

    « On a une expertise indiscutable »

    La question devrait tout de même se reposer rapidement à l’entame de la nouvelle mandature, issue des urnes en mars prochain. L’occasion rêvée pour le Collectif de l’eau d’interpeller les candidats sur cette thématique absente des débats. « On sent un petit mieux d’écoute, même si on n’est pas dupes du contexte électoral, note Mireille Dapon, assurant que Joël Guin, président (SE) du Grand Avignon, leur a promis de les rencontrer « pour débattre de tout ça ». « On souhaiterait une commission consultative des services publics locaux exclusivement dédiée à l’eau, réclame la présidente. On est incontournable avec une expertise indiscutable et, pourtant, beaucoup d’élus s’obstinent à ne pas tenir compte de nos réflexions. » Joël Raffy, membre du collectif, rappelle : « On a fait économiser 9 millions d’euros en 15 ans à la collectivité. » Allusion notamment aux compteurs d’eau que l’ex-délégataire Veolia voulait faire payer à la collectivité alors qu’il n’en était pas propriétaire.

    Questionner les candidats est aussi une manière de remettre sur le métier la mise en place d’une régie publique de l’eau, une des raisons d’être du Collectif. Le contrat actuel s’achevant en 2028, les conseillers communautaires vont devoir s’y pencher très vite. En séance lundi, Joël Peyre, candidat (PRG) aux municipales à Avignon, et Jean-Pierre Cervantès (Les Écologistes) se sont prononcés pour une gestion publique.

  • Le profil du néo-directeur de l’hôpital d’Orange fait tousser

    Le profil du néo-directeur de l’hôpital d’Orange fait tousser

    Pour l’heure, il n’a pas été jugé et ses avocats ont déposé une requête en annulation, qui doit être étudiée d’ici à la fin de l’année. Mais le profil du nouveau directeur de l’hôpital d’Orange ainsi que des Ehpad de Bollène et Piolenc a de quoi laisser pantois : Guillaume Ducolomb, a, en mars dernier, été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de se rendre dans les hôpitaux de Saint-Claude et Lons-le-Saunier (Jura), qu’il dirigeait jusque-là, et d’exercer l’activité de directeur d’hôpital. La raison, un management jugé « toxique », révélé en 2023 par une enquête de nos confrères du Progrès, qui a débouché sur cette mise en examen pour harcèlement moral au travail.

    Initialement, une obligation de soins psychologiques avait même été prononcée, avant d’être levée par un allègement de son contrôle judiciaire. Son interdiction d’exercer a aussi été réduite au périmètre de la région Bourgogne-Franche-Comté. C’est donc dans ce contexte que Guillaume Ducolomb a débarqué, lundi dernier en Vaucluse, prenant la suite de Christophe Gilant, resté en poste pendant 17 ans. « On verra ce que la justice proclame, mais c’est assez fâcheux », s’étonne Cathy Larsson, secrétaire de l’USD CGT 84, bien que le nouveau directeur ait la réputation d’être disponible pour les syndicats. « Il donne le sentiment d’être ouvert au dialogue, après, il y a les paroles et les actes », confirme André Schiano, délégué des personnels FO, qui a déjà pu échanger avec le directeur, sans s’appesantir sur son passif.

    « Je n’ai pas d’a priori, mes seuls intérêts, c’est l’avenir du service public hospitalier à Orange et les agents qui le servent au quotidien », martèle le responsable syndical, qui avait mené une grève en mode « jeudis noirs » en février 2024 pour s’opposer à plusieurs suppressions de poste. Trois plaignantes et douze parties civiles espèrent toutefois la tenue d’un procès à l’encontre de Guillaume Ducolomb. « On a l’impression d’avoir en face un directeur malveillant, on est très mal loti dans le Vaucluse », poursuit Cathy Larsson, allusion au cas de Pierre Pinzelli, directeur des hôpitaux d’Avignon, Cavaillon et – par intérim – de Carpentras, dont le management est aussi pointé par les agents et médecins.

  • Une vigilance accrue face à la hausse des actes anti-LGBT à Avignon

    Une vigilance accrue face à la hausse des actes anti-LGBT à Avignon

    Malgré une hausse de 5% des actes de haine visant les personnes LGBT en 2025, c’est avec de grands sourires que Mathias Ott, délégué interministériel (Dilcrah), a été accueilli dans les locaux du Refuge, association qui lutte contre l’isolement et le suicide des jeunes LGBT, ce mardi 9 décembre à Avignon.

    Une visite pour « faire un état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la haine anti-LGBT dans le département » et aussi pour « avoir un moment de mobilisation des services de l’État, de l’autorité judiciaire, des forces de sécurité intérieure et, bien sûr, des associations, car c’est fondamental d’engager la dynamique avec eux », précise le délégué de la Dilcrah.

    La délégation finance chaque année le Refuge à hauteur de 275 000 euros, ce qui permet l’accueil de 40 personnes à travers l’Hexagone. « On veut aussi montrer, avec ce projet, que l’argent public est bien utilisé. Car, sans ce soutien, on ne pourrait pas fonctionner. Ce n’est pas juste une visite pour serrer des mains et prendre des photos », insiste Guillain Gilliot, responsable des partenariats institutionnels de l’association. À terme, l’objectif est de doubler les places d’accueil afin de subvenir aux besoins, une chambre ne restant jamais vide.

    D’autant qu’à Avignon, « comme partout ailleurs, ce n’est pas facile », confie Jean-Marie Torrent, délégué départemental de l’association, en précisant que les jeunes accueillis ont déjà eu à faire face à des remarques, voire des bousculades, en raison de leur apparence physique. « On est dans un endroit “safe” ici, mais on conseille aux personnes d’être prudentes, car les gens ne sont souvent, malheureusement, pas tous encore prêts. Il y a un véritable travail à faire sur ce point-là », insiste le responsable associatif.

    Discrimination au travail

    La structure, qui travaille sur tout le territoire national, accueille également en Cité des Papes dix jeunes en difficulté en raison de leur orientation sexuelle. C’est d’ailleurs l’un de ces logements que le haut fonctionnaire a visité en fin d’après-midi, mardi, après une réunion en préfecture de Vaucluse autour du sujet. Face à lui, deux jeunes femmes de 20 et 22 ans, logées depuis plusieurs mois en Vaucluse. Elles sont toutes les deux en formation pour « rebondir, car le Refuge, c’est un tremplin », rappelle Jean-Marie Torrent.

    L’aspect professionnel est d’ailleurs un point particulièrement scruté, à la fois par l’association et par l’État. Mathias Ott annonce qu’une grande campagne de « testing » va être lancée autour de la discrimination dans l’emploi. Et d’insister sur le fait « qu’il faut plus travailler auprès des jeunes générations pour éviter les stéréotypes. Car, on a peur que de ce que l’on ne connaît pas ».

  • Les jeunes font vibrer la laïcité lors d’un concours d’éloquence à Ollioules

    Les jeunes font vibrer la laïcité lors d’un concours d’éloquence à Ollioules

    La Journée nationale de la laïcité, instituée en 2021, vise à informer les élèves sur la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État et sur le principe même de laïcité. C’est dans ce cadre que plus de 250 élèves de quatrième, issus de divers collèges du département, ainsi que quatre jeunes de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), ont participé, mardi à Châteauvallon, à un concours d’éloquence. Le thème : « Plaidoyer pour les sceptiques de la République ». Une initiative portée depuis quatre ans par la préfecture.

    La matinée était dédiée au concours collectif, remporté par le collège Coubertin, durant lequel chaque établissement présentait un plaidoyer issu des réflexions de chacun des élèves. Avait également lieu le concours de la PJJ, qui a récompensé Maël, 16 ans : « J’ai beaucoup appris et ça m’a permis de concrétiser les valeurs de la République. Ça m’aidera aussi pour d’autres projets sur le plan de l’éloquence », se félicite-t-il. « On mène des ateliers sur les valeurs citoyennes et républicaines avec nos jeunes. On a travaillé sur les textes pendant deux mois. C’est important qu’ils puissent s’en inspirer », affirme Kaltoum Karimi, son éducatrice.

    « La laïcité peut être ajoutée à notre devise »

    L’après-midi, place à un concours individuel de grande qualité. 19 candidats sélectionnés par leurs camarades de classe se sont exprimés sur des sujets transversaux à la thématique de la République et de la laïcité : égalité, immigration, éducation, racisme, féminisme… « Tant qu’il y aura les mêmes droits pour les hommes et les femmes, les sceptiques les remettront en cause. Tant qu’il y aura l’immigration, les sceptiques tenteront de la supprimer. Tant qu’il y aura un système scolaire gratuit et laïc, les sceptiques voudront le rendre religieux et payant », martèle Adem, du collège la Marquisanne, lauréat du concours. « La laïcité peut être ajoutée à notre devise, car elle est aussi importante que la liberté, l’égalité et la fraternité. Chacun doit être respecté, qu’importent ses origines ou ses croyances », soutient l’adolescent de 13 ans à la tête bien faite. « Nous sommes en éducation prioritaire renforcée. Pour nos élèves c’est une fierté de se confronter à d’autres publics et de voir qu’ils ne déméritent pas », réagit Claude Richerme, professeure de lettre à la Marquisanne.

    Une plaidoirie qui, comme chacune, a impressionné le préfet, Simon Babre : « Ils sont capables d’un discours argumenté, sans se départir, et en tenant compte de l’avis d’autrui. Les sceptiques pensent que les valeurs de la République en valent d’autres. Les enfants, au contraire, disent qu’elles sont vivantes et trouvent des illustrations quotidiennes. On sent que ce sont leurs tripes qui parlent. »

    Ce projet, porté par le Département, la CAF, la PJJ et l’Éducation nationale, a été animé par la slameuse K-Rol, qui a réalisé deux ateliers avec chacune des classes : « On leur inculque la liberté d’expression, qui implique aussi qu’ils puissent critiquer la République, tout en en étant acteur. Et en tant qu’artiste, je voulais qu’ils prennent la parole, car quand on a été écouté une fois, on se dit que c’est possible. La parole est une arme », conclut-elle.

  • Une formation aux dangers de la route au circuit du Castellet

    Une formation aux dangers de la route au circuit du Castellet

    Dans le cadre de sa politique de prévention du risque routier, la direction générale du circuit Paul-Ricard a proposé une journée de formation à destination d’une centaine de salariés. Au programme, six ateliers : écoconduite, quiz sécurité routière, témoignage de victimes d’accidents, freinage d’urgence, sensibilisation alcool-stupéfiants et un atelier deux roues, animé par Philippe Monneret, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1991 et vice-champion du monde d’endurance en 1994. « C’est une prise en main, y compris pour ceux qui en avaient déjà fait », explique-t-il, rappelant l’importance de se former : « Si on n’apprend pas des notions comme le frein avant, l’adhérence, les distances, on peut prendre de mauvaises habitudes et créer du danger. »

    Pour Nicolas Deschaux, directeur général du circuit, confie : « En tant qu’employeur, on doit avoir une réflexion sur l’accidentologie des salariés. On travaille là-dessus, pour implémenter une culture durable autour de la sécurité routière, avec une partie sur les comportements dangereux (distraction, alcool…), et une autre sur la vigilance extérieure, par rapport à l’environnement. On y ajoute la dimension écoresponsable », détaille-t-il.

  • À l’école de céramique d’Aubagne, des vocations nées de la terre

    À l’école de céramique d’Aubagne, des vocations nées de la terre

    « Avant, je voyais le travail de la terre comme un passe-temps, mais là, je voudrais en faire mon métier et ouvrir mon propre atelier », confie Fanny, 31 ans. Assise devant un tour de potier, elle a déjà façonné trois bols, à partir d’une argile rouge d’Espagne chargée en fer. « Cela a l’air simple de faire ça, mais ça ne l’est pas du tout. ça demande de la technicité dans les gestes. Ce qui me plaît, c’est exprimer ma créativité en travaillant la terre. »

    Fanny a débuté sa formation, le 27 octobre dernier, à l’école de céramique de Provence. « C’est une reconversion. J’ai été hôtesse de l’air pendant six ans en région parisienne, j’ai fait un burn-out… Je suis venue m’installer à Marseille, j’ai été barista. Jusqu’à ce que je découvre cette école », raconte-t-elle.

    Directeur de l’école de céramique, Renaud Andreani, lui aussi devant un tour, fait surgir de la motte de terre un sapin de forme conique. L’école d’Aubagne, qui forme aux CAP « modèles et moules céramiques », « décoration en céramique » et « tournage en céramique » accueille, chaque année, environ 25 adultes en formation continue, qu’ils soient en activité ou en reconversion. La formation dure de six mois à deux ans. « Toutes nos formations sont diplômantes », insiste Renaud Andreani.

    Décors traditionnels

    Dans l’atelier, beaucoup de jeunes visages. Le gros des effectifs est en effet constitué par la cinquantaine d’apprentis. Âgés de 16 à 26 ans, ils sont formés en deux ans, à la fois à l’école et en entreprise. Une cour à traverser et on pénètre dans l’atelier de décor sur céramique. « On apprend ici la tenue du pinceau, le mélange des couleurs, l’émaillage, les décors traditionnels… », renseigne Patricia Boellinger, formatrice.

    Lilou, 22 ans, est en reconversion, malgré son jeune âge. Le calme et la minutie exigés pour peindre lui correspondent tout à fait. Après avoir fait les Beaux-Arts à Marseille, Iris, 27 ans, a intégré l’apprentissage en octobre dernier. « J’avais envie de quelque chose qui liait l’artisanat et l’art », déclare-t-elle.