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  • Premier zéro pointé pour les Toulonnais

    Premier zéro pointé pour les Toulonnais

    Ce déplacement à Clermont, lors de la 6e journée de Top 14, figure parmi les matches à oublier pour les Rouge et Noir. Ces derniers, pourtant rodés sur ce début de saison après avoir pris 14 points sur les quatre premières rencontres du championnat, sont complètement passés à côté de leur match, samedi soir, et ont encaissé leur deuxième défaite de la saison (27-10). Mais c’est bien la première fois qu’ils repartent sans le moindre point, après l’obtention du bonus défensif à Bayonne (35-32, le 28 septembre). « Il faut déjà féliciter Clermont pour son match », souligne sportivement Pierre Mignoni, manager du RCT, conscient que ses hommes ont été bousculés en conquête lors du premier acte. Ils sont repartis au vestiaire en ayant subi trois essais et en accusant 24 points d’écart (27-3).

    « Nous, on prend trop de cartons jaunes (trois), c’est compliqué quand vous jouez à 13. On n’entre pas dans une bonne dynamique dans ce match, ils nous attendaient devant et ils ont répondu présent. Ce n’est pas trop dans nos habitudes, on est vexés ce soir (samedi soir), mais c’est comme ça… Clermont a fait le job, il n’y a rien à dire », poursuit-il, persuadé que ce revers agit comme « un coup d’arrêt, une remise à l’heure, une remise en question ».

    Ses protégés sont ainsi retombés à la dixième place au classement, mais ont toujours un match en retard à jouer suite à l’annulation de la rencontre entre le RCT et le Stade Rochelais. « Ce n’est pas la fin du monde mais il va vite falloir repartir de l’avant car des défaites à zéro point, on n’aime pas trop ça. Les rotations, ce n’est pas une excuse. L’indiscipline et les fautes de main nous ont empêchés d’avoir le momentum, surtout qu’ils ont une grosse conquête. Encore une fois, bravo aux Clermontois », ajoute le technicien varois. Il espère retrouver le chemin de la victoire dimanche, à domicile (21h05), avec la réception du Racing 92.

  • Le CNM se prépare à défier Hanovre

    Le CNM se prépare à défier Hanovre

    À trois jours d’un premier match de Ligue des Champions, il est difficile de penser à autre chose. Même quand un derby provençal face au Pays d’Aix Natation se trouve sur le chemin.

    Bien qu’ils soient repartis avec la victoire (21-9), samedi soir au bassin Pierre-Garsau, les poloïstes du Cercle des nageurs de Marseille ont pris leur temps avant d’allumer le moteur et laisser la machine marseillaise prendre vie. « On a beaucoup travaillé ces derniers temps. Je pense que l’état d’esprit y était, mais le corps n’a pas suivi. On aurait dit que c’était mou. Avec tout le respect que j’ai pour Aix, on a quand même le match de Ligue des Champions en tête », reconnaît Ugo Crousillat.

    L’international français, passé par le club aixois lors de la saison 2017-2018, retient quand même des points positifs dans ce derby provençal. « Même si on a mal commencé en défense, on a réussi à se mettre dans le bain. On encaisse que neuf buts finalement. C’est encourageant », ajoute l’ancien lauréat du Graal européen avec l’écurie hongroise de Szolnok, en 2017.

    Lui et ses coéquipiers se tournent désormais vers leur prochaine rencontre : la réception de Hanovre, mardi (20h30). Le récent champion d’Allemagne reste sur une victoire de choix (14-10), samedi, en finale de la Supercoupe d’Allemagne face à son rival de Spandau 04.

  • Ahmed Bouchiber prend place sur le toit du monde

    Ahmed Bouchiber prend place sur le toit du monde

    Il était le plus heureux des hommes, vendredi soir, lorsqu’il a soulevé sa première ceinture mondiale. Le kickboxeur bédoulens Ahmed Bouchiber (29 ans) a vécu « la meilleure soirée » de sa vie lors du combat qui l’opposait au Libanais Samir Zayni, à l’occasion du Fight Night, au Palais des Sports de Marseille. Une victoire par KO dès le premier round a fait la différence en sa faveur. « Je ne lui ai pas laissé le choix, je voulais la victoire à tout prix », martèle le nouveau détenteur de la ceinture Wako Pro des poids légers, encore sur un petit nuage deux jours après son sacre.

    « Ça récompense l’ensemble de ma carrière, où j’ai souvent affronté de grands noms de notre discipline. Ça fait du bien d’être reconnu à ma juste valeur », confie-t-il. Soutenu par le public marseillais, dont les fidèles adhérents des MTP (Marseille Trop Puissants, groupe de supporters de l’OM), le pensionnaire du Boxing Team Louragh, à Aubagne, profite désormais de son nouveau statut, avant de songer à son futur combat.

    « J’en avais quelques-uns de prévus, mais j’ai préféré n’en accepter aucun pour rester concentré sur mon titre mondial », souligne Bouchiber, persuadé que les événements vont rapidement s’enchaîner d’ici quelques semaines, où il pourrait recevoir des propositions alléchantes. « Cette victoire va m’ouvrir des portes à l’échelle internationale », estime-t-il, conscient que de grands circuits mondiaux vont faire des mains et des pieds pour l’attirer.

  • Gardanne, un front uni contre la fermeture du bureau de poste

    Gardanne, un front uni contre la fermeture du bureau de poste

    Vendredi, ils étaient une centaine à se rassembler devant La Poste de Biver, dont la fermeture a été annoncée par le maire, Hervé Granier (LR), pour le 17 octobre. Samedi matin, la mobilisation s’est déplacée sur le parvis du bureau de Gardanne. Moins nombreux, pas moins « déterminés ».

    Les élus du Parti communiste, des membres de la CGT des postiers, des élus d’opposition de gauche du Collectif citoyen Gardanne Biver (CCGB) et du groupe de Jean-Marc La Piana (DVG), des écologistes, Marina Mesure, députée européenne (LFI) et des représentants du Parti des Travailleurs (PT) ont participé.

    « La bataille que nous avons engagée n’est pas gagnée, mais nous ne nous arrêterons pas là », rappelle Claude Jorda, élu d’opposition à la tête du CCGB. La décision de fermer La poste a été prise « à l’insu des citoyens », estime-t-il. Claude Jorda rappelle que le sort du bureau est en suspens depuis 2023 : « Le maire a préféré négocier seul, ou mal conseillé, avec la direction de La Poste. Le 25 septembre, en réponse à une question du CCGB, il a presque eu la larme à l’œil pour dire que c’était inéluctable. »

    « Sans transparence »

    « Une fermeture décidée dans l’ombre, sans concertation, sans transparence, comme trop souvent sous cette municipalité », martèle Jimmy Bessaih, représentant des élus du CCGB. « C’est une des occasions où, quels que soient les partis politiques, le maire en présence, on doit être ensemble pour défendre les intérêts de la population. On n’a pas envie d’être dans des villes-dortoirs, pointe Jean-Marc La Piana (DVG), élu d’opposition. La première notion d’un service public est son accessibilité, pas sa rentabilité. »

    Le maire a assuré n’avoir reçu le courrier actant la fermeture qu’à la fin septembre, et assure que « 100% » des services postaux seront repris par la supérette Vival. « Vival ne va pas reprendre les services de la Poste, ce n’est pas vrai. à la poste, il y a des métiers, rappelle Amélie Barbey, secrétaire locale du PCF. Il faut dire au maire qu’on ne veut pas de la casse qu’il accompagne en permanence. »

    Même si le délai jusqu’au 17 octobre semble court pour empêcher la suppression du bureau, Stella Estaque, secrétaire départementale CGT des activités postales, appelle à poursuivre la mobilisation : « à Martigues, nous avons eu gain de cause grâce à la mobilisation citoyenne. » Marina Mesure adressera un courrier à la direction nationale de La Poste. « L’état à réduit de 50 millions l’aide allouée à la présence postale sur notre pays. La bataille que nous menons ici est nationale », souligne la députée.

    Une pétition, qui rassemble près de mille signatures a été déposée en mairie, à l’issue de cette deuxième mobilisation. Eva Bonnet-Gonnet

  • Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Comment répondre à la crise provoquée par Emmanuel Macron ? « Avec l’union évidemment et dans les Bouches-du-Rhône, on sait faire ! » À la Fête de la Rose, ce samedi 11 octobre, le premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Yannick Ohanessian, annonce la couleur, du rose à l’arc-en-ciel. Il ne s’agit pas là d’une réunion de militants, mais d’un « rendez-vous avec l’histoire ». Où le contexte national s’entrechoque avec les enjeux des municipales. Et d’ériger Marseille en exemple, un « terrain d’union, témoin d’une gauche rassemblée et responsable » qui « redonne de la dignité » quand, à droite, la candidate Martine Vassal (DVD) lorgne sur l’extrême. « Elle veut se servir de Marseille, pas servir Marseille », balance Yannick Ohanessian, pour qui elle représente « toujours la même droite rigide et rance ».

    Dans la salle des Tables de la Friche, on retrouve presque toutes les composantes de la gauche, du sénateur PCF Jérémy Bacchi à l’écologiste Didier Jau, en passant par l’Après 13 avec Katia Yacoubi, des syndicalistes aussi.

    « Revenir à ce que

    nous sommes »

    Les maires PS d’Avignon, Cécile Helle, et de Vitrolles, Loïc Gachon, celle des 1-7 à Marseille, Sophie Camard (GRS), rappellent, lors d’une table ronde, combien ils sont en prise directe avec les citoyens. Loin de « l’ego trip de la présidentielle », commente cette dernière.

    Kamel Guemari, pilier de l’Après M, McDo devenu resto solidaire à Sainte-Marthe (14e), insiste : « il ne faut pas reproduire ce que l’on a déjà subi, les échéances sont courtes. »

    Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, lui, martèle : « Faites de Marseille un exemple national, nous devons gagner les municipales avec la gauche rassemblée », avant de laisser la place à celui qui l’incarne : le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). « Il est temps de revenir à la genèse de qui nous sommes », s’enflamme l’élu, rappelant l’histoire du congé maternité, de l’abolition du travail des enfants ou de la réduction du temps de travail, des « conquêtes sociales », dont les « mêmes toujours nous disaient que ça allait être une catastrophe ». Il n’oublie pas de tirer sur LFI, affirmant sa « honte » quand il entend « certains députés pointer du doigt les communistes, oubliant que le parti des fusillés s’est levé avec les socialistes, les gaullistes, pour défendre nos libertés ». Vient le tour de la droite, avec sa honte « pour ceux qui oublient leur passé qui, se réclamant de l’héritage du général de Gaulle, sombrent et rampent devant les héritiers de Vichy ». Avant d’asséner, solennel : « nous n’avons pas été élus pour faire des compromissions mais pour changer la vie des gens. »

  • Soleil, bord de mer et daube au menu à l’Escale Borély

    Soleil, bord de mer et daube au menu à l’Escale Borély

    Ils sont plusieurs restaurateurs à s’être regroupés, samedi 11 octobre à l’escale Borély, à l’occasion du grand banquet proposé dans le cadre de la deuxième édition du festival Mars à table, organisé par la Ville et l’office de tourisme.

    Alors que les tables sont installées, que le DJ assure l’ambiance musicale suivi de près par une fanfare et que les enfants s’affairent autour de la pêche aux canards, du stand de maquillage et du terrain de pétanque, les organisateurs eux se pressent, parasols à la main, pour que les participants déjà nombreux à midi, ne crament pas sous un soleil au zénith.

    Le cadre est idéal et la météo l’est encore plus pour déguster la traditionnelle daube de bœuf ou de poulpe, plus méditerranéenne, réalisée par l’Équinoxe, le Sport Beach, le Greenwich et les Mouettes. Des institutions. « C’est un vrai bonheur d’être ici, il fait un temps magnifique, le soleil brille et on vient profiter d’une délicieuse daube qui nous est proposée par Monsieur le maire. C’est chaleureux, tout est parfait », sourit Odile 76 ans, attablée avec son amie Annie.

    Un événement fédérateur

    Un événement festif, convivial et familial qui met à l’honneur les spécialités locales. Que demander de plus ? « C’est la curiosité qui nous a attirés ici et, en tant que Marseillaises, on est sensible à ce qui se passe dans notre ville », poursuit Annie. Sans oublier que les grandes tables de repas font partie d’une coutume méditerranéenne vieille comme le monde, qui veut que l’on se rassemble sur de grandes tablées et que l’on partage un repas, tous ensemble. Peu importe qui on est et d’où l’on vient.

    « C’est la convivialité, on partage la table et ça fait toujours plaisir », note la septuagénaire. Mathieu, 42 ans, venu avec sa compagne et sa fille de 3 ans, est ravi de cette initiative : « Le repas proposé et la thématique nous ont vraiment donné envie, car ce n’est pas un plat qu’on a l’habitude de manger. »

    Le lieu occupe aussi une place de choix dans l’envie pour la famille de découvrir Mars à table. « Il faut garder ce lieu, on est vraiment bien ici. C’est bien que des choses s’y passent et qu’on ne fasse pas tout sur le Vieux-Port. Les grandes tablées sont un véritable atout pour l’événement. C’est souvent un truc d’anciens de se mettre les uns à côté des autres alors que là, il y a beaucoup de jeunes et de familles », s’enthousiasme Audrey.

  • Rolland Courbis au chevet de l’Olympique Novais

    Rolland Courbis au chevet de l’Olympique Novais

    Il y a eu une première saison en Île-de-France avec Pascal Dupraz.

    Ayant connu un beau succès, les Héros du gazon vont donc revenir. Cette fois, c’est dans les Bouches-du-Rhône, du côté de Noves, entre Alpilles et Durance, que le programme a posé ses caméras. Avec, comme entraîneur pour rebooster l’équipe locale, un certain Rolland Courbis.

    « Lorsque France Télévisions m’a contacté, j’ai regardé une partie du programme. Et d’avoir vu Pascal Dupraz, que j’ai eu comme joueur à Toulon, m’a donné envie de suivre ses pas. De plus, c’était à Noves, pour moi, j’étais un peu comme dans ma maison », explique l’ancien joueur et entraîneur de l’OM.

    Lorsqu’il a accepté le challenge, au début du printemps, l’Olympique Novais était dernier de son groupe de championnat Départemental 4 et affichait zéro victoire à son compteur. L’objectif était de leur en faire gagner au moins un, avant la fin de la saison.

    S’amuser sur le terrain

    Avant d’accepter le challenge qui lui a été proposé par Puzzle Media et son producteur Jonathan Politur, le stratège a pris le temps d’observer l’ON sur le terrain en allant voir un match. « C’était un plaisir de me retrouver sur le terrain. J’ai dû adapter mon emploi du temps, me lever à 5h le matin pour prendre le premier train vers le Sud. Mais une fois sur place, je n’ai pas regretté d’avoir accepté le challenge » reconnaît-il, saluant au passage le producteur et Anne-Sophie Maxime, déléguée antenne et contenu de France 3 Paca pour leur implication.

    Rolland Courbis a ainsi effectué une quinzaine de va-et-vient. Pris le temps de faire la connaissance avec Kiwi, Djoul, Pépito ou encore Shrek, qui allaient devenir ses joueurs le temps d’une mission bien particulière.

    « Quand tu parles football avec un joueur, qu’il soit professionnel ou non, le discours est sensiblement le même. Il faut juste l’adapter à des gars qui n’ont pas réussi à faire de leur passion leur profession », souligne-t-il. Pour lui, « la base est commune : ce sont des gens qui jouent au football. Ce que j’ai essayé de faire, c’est qu’ils comprennent qu’avant tout, il faut s’amuser sur un terrain, prendre du plaisir ».

    Une fois sur le bord de la pelouse, Rolland Courbis s’est totalement lâché. Il a retrouvé ses sensations d’entraîneur, comme au temps où il était à Bordeaux, Toulouse ou Montpellier. « Je me suis donné à 120% et j’ai pris énormément de plaisir à coacher ces joueurs. Leur expliquer les choses. »

    Devant les caméras de France Télévisions, les Novais ont vu leur progression. Que les téléspectateurs de France 3 Paca découvriront à partir du 26 octobre et ceux de la plateforme France.tv dès le 24. Les émissions, réalisées par Jocelyn Hapdey, suivent les progrès du groupe. Elles se terminent par un duel face à Fontenay-le-Vicomte, le club de la saison 1, coaché par Pascal Dupraz.

  • Le petit « rocher » De Reviers, jeune pierre précieuse à polir

    Le petit « rocher » De Reviers, jeune pierre précieuse à polir

    D’un naturel discret, presque timide, Audoin De Reviers (19 ans) est un travailleur de l’ombre. Fidèle à son caractère, il agit dans l’eau sans faire d’esclandre.

    Surnommé « rocher » par ses coéquipiers, en raison de son côté « costaud avec un petit manque de mobilité » comme le narre son modèle Mickaël Bodegas, cet enfant du Cercle des nageurs de Marseille s’est fait une place au sein de l’équipe professionnelle dès ses 17 ans. « Je me sens vraiment très bien, j’ai été bien intégré au groupe. Même si c’est dur physiquement, et parfois mentalement, parce que c’est quand même un autre niveau que les jeunes, je vis vraiment une belle expérience. Il y a beaucoup de choses à apprendre que j’essaie d’assimiler au maximum », raconte l’étudiant à l’école d’ingénieurs de Polytech Marseille. Il doit quotidiennement jongler entre ses heures de cours et ses séances d’entraînement. Un véritable numéro d’équilibriste. « Le matin, je vais dans l’eau, après je vais en cours de 13h30 à 17h30, puis je suis de nouveau dans l’eau entre 18h et 21h. Les journées sont longues, mais j’arrive quand même à bien dormir », s’amuse Audoin, encore indécis sur son avenir. « Pour l’instant, je n’ai pas encore fait mon choix », révèle-t-il.

    Prêt pour un long voyage ?

    « On espère qu’il va progresser et qu’il va s’accrocher à fond à ce projet, mais on veut ce qu’il y a de mieux pour lui », insiste l’entraîneur du CNM Milos Scepanovic, conscient du choix cornélien qui s’offrira bientôt au jeune Marseillais : la poursuite de ses études pour assurer ses arrières ou le sacrifice pour se consacrer à une carrière professionnelle dans le water-polo ? « Est-ce qu’il est prêt pour partir dans ce long voyage ? », s’interroge l’ancien gardien international du Monténégro, persuadé que « sa combativité, son esprit, sa solidité dans l’eau et dans les duels » sont des qualités pour faire de lui un grand poloïste. Avant d’aspirer à devenir le prochain Thomas Vernoux, le petit De Reviers doit gagner en expérience. « Mon objectif est d’avoir plus de temps de jeu et planter plus de buts que l’année passée », souligne celui qui n’a pas été retenu pour le derby provençal, samedi (18h), face au Pays d’Aix. Une petite frustration pour Audoin, déterminé à l’idée de prouver sa valeur.

  • [Portrait] Michel Potoudis, débatteur et metteur en liens

    [Portrait] Michel Potoudis, débatteur et metteur en liens

    Un récit de vie s’articule souvent autour des impressions de l’enfance et de l’adolescence. Rien ne prédisposait Michel Potoudis pour qu’il devienne un militant de l’éducation populaire, un enseignant d’économie des classes de Prépa du lycée militaire d’Aix-en-Provence. Proportions gardées et sans légende, son itinéraire ressemble au parcours de la chorégraphe Pina Bausch qui se souvenait pour ses spectacles des prolétaires et des prostituées qu’elle rencontrait au café Müller de ses parents.

    Son père était en Turquie un grec de Smyrne. Chassé par la guerre, il apprend le français à Oran avant de faire sa place à Marseille comme ouvrier métallurgiste et porteur de sacs de charbon. Notis Potoudis (1923-2005) épouse une jeune femme venue de la Nièvre, de 17 ans moins âgée que lui. Leur fils est né en 1956. Sa mère tient un bar rue d’Endoume avant de gérer une baraque proche des Docks et d’Arenc. Ensuite, avec sa clientèle d’ouvriers et de routiers, le Bar de l’Indépendance, 234 boulevard de Paris fut pour Michel un lieu d’amitiés et d’interrogations à propos de l’injustice sociale.

    Un instituteur conseille ses parents. Michel Potoudis apprend le latin et le grec à l’École de Provence, boulevard Sicard ; les jésuites sont des pédagogues qui ouvrent des chemins pour donner des cours d’alphabétisation à la Cimade, rue d’Aix. Non pas parce qu’il se perçoit comme un leader, mais comme souvent, parce qu’il se sent « poussé par les autres », Michel accepte d’être élu délégué de classe, forge ses convictions. Autre lieu de clarté pour un adolescent, les années lumineuses de Bourseiller du Théâtre du Gymnase : il découvre les mises en scène de Jean-Pierre Vincent et Patrice Chereau, Jean-Louis Barrault dans un solo de deux heures pour un texte de Jean Vauthier. Après son Bac, plutôt que devenir un philosophe à l’Université, il cherche des armes pour « transformer le monde » : il choisit d’étudier les sciences économiques et sociales, représente l’UNEF dans plusieurs instances et milite à l’UEC. Sa thèse concerne les conflits du monde du travail : il mène des enquêtes auprès des syndicalistes à propos des luttes chez Ugine-Acier.

    Une retraite active et inventive
    Sa carrière d’enseignant entre Aix et Marseille qui s’achève en juillet 2023 au lycée Saint Charles le confirme pleinement, Michel Poutoudis est un personnage cultivé et discret, à l’aise dans tous les milieux, un esprit critique soucieux de partager avec autrui les expériences de sa vie. Quoiqu’à la retraite, il conserve un pied au lycée St Charles, informe par voie de mail les lycéens pour les emmener dans des débats avec le festival Allez savoir autour de la désinformation ou bien via le pass cuturel dans des spectacles au théâtre Joliette ou à la Criée : sous sa houlette une trentaine de lycéens rencontrent une dirigeante de Mediapart, réfléchissent à propos de l’actualité d’Antigone, assisteront prochainement à une représentation de « 65 rue d’Aubagne ».Il est temps d’évoquer les intenses activités orchestrées depuis plus de deux ans par son association Coudes à Coudes à l’intérieur de l’espace public marseillais. Sans subventions, loin des grandes machines des Festivals, grâce aux relais de ses nombreux amis, pour la joie des partenaires qui lui font confiance (entre autres la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, la Bibliothèque de l’Alcazar, des éditeurs, les librairies de l’Hydre, Maupetit et Transit, les mairies du 1-7 et du 4-5, la Compagnie Manifeste Rien, le cinéma Pathé Madeleine et la Baleine) Coudes à Coudes échafaude avec des universitaires et des militants des débats publics dans des lieux étonnamment diversifiés (Hyperion aux Cinq Avenues, l’auditorium de l’Alcazar, un micro-lieu comme Hang’Art). Chaque fois l’objectif, c’est autour d’un livre ou d’un thème (le racisme, le travail, le logement, le service public, l’inceste et la transphobie, les Biens Communs ou la décolonisation) d’inviter des personnes capables de susciter « horizontalement » des prises de paroles citoyennes.

    Cette passionnante démarche mérite clairement des aides ponctuelles des collectivités locales, un maximum de canaux d’informations. On croise les doigts pour que l’aventure de Coudes à Coudes ne dépende pas seulement de l’ingéniosité et de la ténacité de son programmateur. Par les temps qui courent, sa combativité est une merveilleuse antidote !

    Pour news-letter, écrire à michelpotoudis@gmail.com

  • « Avec les neutrinos, nous espérons avancer vers une nouvelle physique »

    « Avec les neutrinos, nous espérons avancer vers une nouvelle physique »

    La Marseillaise : Le détecteur Juno (en Chine) et Orca (au large de Toulon, dans le cadre du projet KM3NeT) visent à étudier les propriétés fondamentales du neutrino, notamment sa masse. En quoi sont-ils différents ?

    L’idée de ces deux détecteurs n’est donc pas de faire naître une nouvelle astrophysique exploitant
    les neutrinos pour observer des phénomènes cataclysmiques à l’autre bout de l’Univers
    ?

    J.B. : Non, ça c’est le rôle d’Arca, l’autre détecteur de KM3NeT au large de la Sicile (Italie) qui traque les neutrinos de plus haute énergie. Orca et Juno ont une portée plus fondamentale. Nous espérons qu’ils nous permettront d’avancer vers une nouvelle physique et de nouvelles théories car il existe des questions auxquelles le modèle standard de la physique des particules ne permet pas de répondre.

    Par exemple ?

    J.B. : Une des grandes questions est de savoir pourquoi il y a plus de matière que d’anti-matière dans l’Univers. La théorie dit qu’il devrait exister autant de l’une que de l’autre. La physique du neutrino pourrait apporter des réponses.