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  • Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    On attendait Fréjus, les grandissimes favoris dans cette édition pour un triplé historique . Et bien non ! Le Sud n’a pas trop brillé. Les équipiers de Dylan Rocher sont tombés en 8e face à Thonon-les-Bains tout comme La Crau face à Freyming-Merlebac où encore Nice à domicile. L’équipe emmenée par Mickaël Bonetto a chuté d’entrée face à Grenoble. La seconde équipe azuréenne avec comme chef de file Basil Jackel a succombé en demi-finale contre les futurs vainqueurs. Gap-Pelleautier s’est incliné prématurément contre Île Rousse.

    Finalement c’est Canohes qui a fait briller les couleurs pyrénéennes avec un parcours presque sans faute. En finale deux défaites en doublettes(13-8 et 13-10) ne laissaient présager rien de bon. Pourtant la triplette permettait à Canohès et Maison Durk intraitable (13-0) de recoller au score. Tout doit se jouer sur un tir de départage… remporté par les joueurs de la Pétanque Axéenne (33-23). Une juste récompense pour cette équipe après trois quarts de finale perdus dans cette compétition.

    Fiche technique

    Demi-finale :

    Nice 2 – Ax-les-Thermes 1-3

    Canohès – Freyming-Merlebach 3- 1

    Quarts de finale

    Nice 2 – Romans-sur-Isère 3-1

    Ax-les-Thermes – Thonon-les-Bains 4-0

    Arlanc – Canohès 2-2 victoire de Canohès au tir de départage

    Freyming-Merlebach – La Crau 3-1

  • Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Ca glisse aussi pour le para-hockey à Marseille. Vendredi dernier, lors de la rencontre face à Bordeaux, les Spartiates ont mis à l’honneur leur équipe handisport. Rudy Krygel est membre de cette formation créée lors de la saison 2022-2023 et également sélectionné en équipe de France. Responsable de ce groupe de joueurs, il décrit l’expansion de la discipline et son état actuel en France et dans les Bouches-du-Rhône.

    Dans un premier temps, le Marseillais explique les différences avec le hockey valide. « On a la chance, en France, de pouvoir jouer aussi bien handi que valide. Il y a vraiment une grosse mixité, parce que c’est hommes-femmes, handis-valides. Sinon, la grande différence entre le hockey valide et le para-hockey, c’est que nous, au lieu d’avoir deux patins, on joue sur une luge. Sur une luge, donc un baquet avec une structure en aluminium qui est munie de deux petites lames, comme des lames de patins. Au lieu d’avoir une crosse, on a deux petites crosses dont on se sert pour se propulser et aussi pour manipuler le palet », décrit précisément Rudy Krygel.

    Concernant le profil des pratiquants, en France, ils sont tous atteints de paraplégie, c’est-à-dire la partie basse du corps. Il y a aussi différents types d’amputation, mais Rudy n’entre dans aucune de ces cases. Suite à un accident de moto, il souffre d’atrophie musculaire à la jambe droite, l’empêchant de jouer avec les valides. Quinze sections sont actuellement existantes dans l’Hexagone et le championnat français est peuplé de sept équipes. Marseille est la seule au sud de la France et affronte donc exclusivement des clubs de la partie nord. Pêle-mêle : Tours, Cholet, Neuilly, Poitiers. Les Spartiates ont le deuxième plus gros effectif de la ligue. Derrière qui ? « Cholet est devant nous, mais ils ont ouvert en 2009. C’est un club ancestral », précise Rudy.

    Record et tournoi continental

    Chaque année, Neuilly-sur-Marne organise un tournoi international de para-hockey regroupant plusieurs nations comme l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. En 2026, les Spartiates souhaitent engager leur équipe, mais ils ont besoin de fonds. « Pour pouvoir s’engager, on a fait une tombola, vendredi dernier. Il faut déplacer 15 joueurs en situation de handicap. Au niveau des minibus, avec tout le matériel, ce n’est pas pareil que d’emmener 15 valides. »

    L’objectif est aussi de happer la foule et de se créer un public. Marseille détient le record français avec 570 spectateurs sur un match et espère passer la barre des 1 000, le 7 février prochain. Quelques semaines plus tard, les Jeux Paralympiques 2026 (6-15 mars en Italie) mettront en lumière la discipline, pour le plus grand bonheur des pratiquants.

  • Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Jeu provençal : Groubon père et fils, Amendola lauréats

    Cent trente-deux joueurs sont venus participer à cette épreuve que les dirigeants de la Boule Modérée ont tenue à pérenniser. Une épreuve dont c’était cette année le troisième anniversaire. Une épreuve qui honore la mémoire d’un garçon qui a marqué son passage au royaume des intégrales, empruntant la voie royale qui l’a conduit au sommet du Jeu Provençal avec notamment cinq Provençal gagnés et chaque fois avec des partenaires différents. C’est dire le talent que possédait le grand Loule performant à tous les postes. S’il a beaucoup voyagé, Louis-Benoît Gonin a fini sa carrière dans le club du Canet, cher à la famille Marinello.

    Ce samedi, c’est sur deux sites que les participants ont abordé la compétition. Sous l’arbitrage de Miche Borghino. Après un samedi après-midi ou l’on enregistre quelques battus de marque à l’image des équipes conduites par Gilbert Diaz, Enzo Paolucci ou encore Christophe Muratori, les huit derniers assaillants se sont retrouvés dimanche matin pour poursuivre ce challenge.

    Le voyage en quart ne va pas sourire aux trios emmenés par Armitano, Kadri, Brunel et Adam battus respectivement par les Dupuis, Groubon, Scarzella et Ghilardi.

    Ces formations qui vont en découdre dans cet ordre dans le dernier carré.

    De là, vont s’extraire Groubon et Scarzella qui vont disputer une finale au parfum local. Un dernier acte qui se déroulera en présence des trois filles Patricia, Valérie et Karine, de « feu » Louis-Benoît Gonin. C’est Carla, sa petite-fille, qui lancera le but de la partie au terme de laquelle Gaëtan et Enzo Groubon acoquinés à Teddy Amendola vont s’imposer 13 à 4

    Fiche technique

    Quarts de finale : Dupuis bat Armitano -Lankar – Lacolas ; Groubon bat Kadri – Houssein – Sornais ; Scarzella bat Brunel – Chappe – Fossati ; Ghilardi bat Adam – Lassabliere – Guidicelli

    Demi-finales : G. Groubon bat Dupuis – Guglielmi – Guida ; Scarzella bat Ghilardi – Massimelli – Arnaud

    Finale : Gaëtan et Enzo Groubon -Teddy Amendola 13 – Thierry Scarzella – Sébastien Batista – Mickaël Martins de Arujo 4

  • L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’avenir européen de l’OM s’est peut-être joué en une fraction de seconde.

    Cette poussière de temps qui a vu la main ferme de Gerónimo Rulli repousser une reprise de la tête de Promise David à bout portant. Le chrono du Parc Astrid affichait la quatrième minute du temps additionnel d’un match où les Marseillais sont passés par tous les états. Ce geste, instinctif, a permis de sauvegarder le but d’avance marseillais. Et offert ainsi à l’OM sa troisième victoire en Ligue des Champions.

    Un résultat qui, s’il n’est pas définitif, libère la voie vers les barrages. Car à deux matches de la fin de la phase de ligue, les hommes de Roberto De Zerbi ont presque atteint la barre d’une qualification. Celle-ci étant estimée à dix points, avec neuf, ils y sont presque.

    Toutefois, à l’image de ce qu’ils ont montré ces derniers temps, les Phocéens ont encore joué avec le feu. Comme face à Lille en championnat, ils ont rapidement couru après le score. Mais ils ont été en mesure de refaire le coup de Newcastle, en renversant Saint-Gilles de la plus belle des manières.

    Toutefois, même si au bout du compte, l’OM s’est imposé
    (3-2), la manière dont ses joueurs ont géré leur soirée n’a pas du tout satisfait Roberto De Zerbi : « Ce n’était pas excellent, mais assez bien. Et puis, je crois que mes joueurs ont trop insisté à donner les ballons à l’avant. Ce qui fait qu’ils n’ont pas bien géré, fait des choses stupides et pris des buts. »

    Il n’oublie pas, en effet, que la VAR a annulé deux buts belges, alors que son équipe menait 3-2. Comme il n’a pas non plus apprécié « de revoir parfois l’équipe qui a fait nul contre Angers et perdu contre l’Atalanta ».

    Cet OM en mode Janus s’illustre par la prestation de Gerónimo Rulli. Le gardien a d’abord été inquiétant, à l’image de son équipe totalement dépassée durant dix minutes. Comme elle, il a retrouvé ses qualités lorsqu’Igor Paixão a égalisé et mis en route le festival Mason Greenwood.

    Il est ensuite retombé dans ses travers, au moment du second but de Saint-Gilles, qui a redonné espoir aux Belges. Avant de réussir « le » geste de la soirée. Ce coup de main qui a éloigné définitivement le spectre d’un nouveau nul concédé dans le temps additionnel, comme face à Angers et Toulouse en championnat.

    Avec trois victoires en six matches, l’OM se retrouve désormais maître de son destin européen. Il leur reste deux rendez-vous à négocier en janvier, avec la réception de Liverpool, avant de retourner en Belgique, où le voyage à Bruges pourrait être celui de la validation d’une place en barrage. Ce qui rappellerait des souvenirs. Car c’est face à ce même adversaire que les Olympiens de Didier Deschamps étaient allés chercher leur billet pour la finale de la Ligue des Champions 1993.

    Mais avant de songer à cette double échéance, il y a le dernier match de championnat de l’année, dimanche. Avec la venue de Monaco, qui a également repris du poil de la bête.

  • Trois Spartiates en stage cette semaine avec l’équipe de France

    Trois Spartiates en stage cette semaine avec l’équipe de France

    La Ligue Magnus est à l’arrêt, cette semaine, puisque l’équipe de France joue dans les prochains jours la Coupe des Nations. Qualifiée pour les Jeux Olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo 2026, avec l’interdiction de participer des Russes, les Bleus sont dans la dernière ligne droite, avant l’échéance italienne du mois de février.

    Ils sont trois Marseillais choisis pour ce stage express, se déroulant en Hongrie : Enzo Cantagallo, Flavian Dair et Paul Joubert. Yohan Coulaud était également présent, mais a dû déclarer forfait.

    La France sera sur la glace vendredi, samedi et dimanche, à Budapest. Les joueurs du sélectionneur Yorick Treille affronteront respectivement la Pologne, la Hongrie et l’Italie lors de ce sommet à quatre. Les trois Spartiates dans le groupe vont devoir prouver leur valeur, puisque plusieurs places sont encore à prendre dans l’effectif olympique. L’espoir est mince, mais il existe. Yorick Treille a justement fait ce choix de sélectionner des hockeyeurs plus jeunes, pour préparer le futur de l’équipe de France.

    Donner du temps de jeu

    à la nouvelle génération

    « Cette sélection est composée d’un effectif beaucoup plus jeune, avec une majorité de joueurs nés après 2000. Ce sont des joueurs qui ont un bon potentiel pour l’avenir de l’équipe de France dans les futures grandes compétitions, donc c’est aussi l’occasion d’une revue d’effectif. D’autant qu’il reste encore quelques places à aller chercher pour les Jeux Olympiques. »

    L’espace d’un week-end, les trois Marseillais vont donc devoir prouver qu’ils ont leur place, pour porter à nouveau la tunique bleue.

  • L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    Après Madrid, Lisbonne et le Vélodrome, Bruxelles a de nouveau vu l’assistance vidéo influencer le score final d’un match de l’OM.

    À Santiago Bernabéu, elle a offert le penalty de la victoire au Real (2-1). Au Portugal, elle en a annulé un en faveur des Marseillais et entraîné l’expulsion d’Emerson. Alors qu’à Marseille, elle a validé le but de la victoire de l’Atalanta (1-0), malgré une main d’un défenseur italien dans sa surface de réparation, qui a lancé l’action du but victorieux des Bergamasques.

    Au Parc Astrid, mardi, l’assistance vidéo à l’arbitrage a encore une fois eu une influence directe sur le score final. En annulant non pas un, mais deux buts de l’Union Saint-Gilloise, dans une fin de match irrespirable, alors que l’OM menait 3-2.

    Pour quelques millimètres

    Si la seconde annulation semble ne souffrir d’aucune contestation possible, la première est plus sujette à caution. Car, même en observant à la loupe les images, le hors-jeu du buteur, Kevin Mac Allister, est loin de sauter aux yeux.

    à vitesse réelle, l’Argentin semble couvert par Emerson. C’est en scrutant à la loupe que l’arbitre assistant vidéo a repéré le mauvais placement de celui qui pensait offrir l’égalisation à son équipe. Sur la captation d’image, le coude d’Emerson donne le sentiment que le défenseur marseillais est en couverture de son adversaire, par son coude. Néanmoins, d’après les lois du football, cette partie du corps n’entre pas en considération pour sanctionner un hors-jeu.

    C’est donc le calcanéum (os du tarse qui forme le talon) de Kevin Mac Allister qui sert de point de repère. alors que l’épaule de l’Olympien a été utilisée comme cible, la VAR a opté pour l’annulation du but, estimant que l’Argentin était devant le Phocéen.

    Ainsi, pour quelques millimètres, l’OM a pu enfin avoir une décision de la VAR qui tourne en sa faveur en Ligue des Champions. Si elle n’efface pas les frustrations des points perdus précédemment, elle permet aux Marseillais de se relancer dans la course aux barrages, avec neuf points au compteur.

  • Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après avoir annoncé il y a près d’un mois le premier nom son édition 2026, en la personne de la chanteuse Théodora, jeune phénomène de la pop francophone, Marsatac continue d’effeuiller son programme.

    Les organisateurs de ce festival rap, pop et électro, qui se tiendra du 11 au 13 juin 2026 au Parc Borély ont dévoilé une première salve d’artistes mercredi. Au menu du samedi 13 juin, le rappeur Disiz, à l’origine cette année de l’album On s’en rappellera pas, où figure d’ailleurs le tube Melodrama avec une certaine Théodora. Bamby sera également à l’affiche de cette soirée. Parmi les titres phares de cette jeune chanteuse guyanaise de dancehall, Pas jalouse, en duo avec le rappeur Kerchak, et même un premier album sorti au printemps dernier, Muse.

    Trois autres noms, qui se produiront eux lors de la soirée du vendredi 12 juin, ont été aussi annoncés. On trouve ainsi La Mano 1.9, l’une des nouvelles coqueluches du rap hexagonal. Influencé par la drill, genre hip-hop aux rythmes syncopés made in Chicago, le jeune rappeur du XIXe arrondissement de Paris aura, lui aussi, l’occasion de défendre à Marseille son premier album, intitulé R.A.T.

    Les scènes du Parc Borély seront aussi le théâtre de concerts du Mc lyonnais et masqué façon Vendredi 13, Menace Santana, ainsi que d’Ino Casablanca, chanteur espagnol d’origine marocaine installé en France qui infuse ses influences toutes méditerranéennes dans des sons entraînants.

  • [Théâtre] Charles Berling annonce sa retraite de Châteauvallon-Liberté

    [Théâtre] Charles Berling annonce sa retraite de Châteauvallon-Liberté

    « Après 15 ans passés à la tête du Liberté d’abord, de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté ensuite, j’ai décidé de faire valoir mes droits à la retraite au 31 août 2026 », affirme par voie de communiqué de presse Charles Berling, 67 ans, annonçant ainsi la fin de son aventure varoise amorcée en 2010. à cette époque, il participe alors, avec son frère Philippe, à la création du Théâtre Liberté, sur la place éponyme de Toulon. Les lieux seront inaugurés le 29 septembre de l’année suivante par une représentation de L’art de la comédie.

    « De ces débuts bouillonnants jusqu’à la célébration des 60 ans de Châteauvallon en 2025, en passant par l’obtention du label Scène nationale en 2015, rappelle-t-il, je suis fier d’avoir œuvré aux côtés d’une équipe paritaire particulièrement engagée et compétente, dans un climat heureux et passionné, pour donner à Châteauvallon-Liberté la place qu’elle occupe aujourd’hui : l’une des scènes nationales les plus importantes dans le paysage culturel français. »

    Lutte pour les « valeurs républicaines »

    « Avec l’équipe de la Scène nationale, nous n’avons eu cesse de préparer l’avenir de cette magnifique institution, en la rendant la plus accessible possible à toutes et à tous, aux jeunes en particulier. Elle est prête à affronter de nouveaux défis artistiques, culturels, budgétaires, sociaux et politiques », souligne celui qui, même s’il quittera ses fonctions de directeur de théâtre, poursuivra ses activités artistiques, de comédien et metteur en scène essentiellement. Une évocation des challenges qui attendent la scène nationale, alors que la Ville de Toulon et ses électeurs menacent de se jeter à nouveau dans les bras du RN et de l’extrême droite pour les prochaines élections municipales de 2026, 30 ans après la parenthèse brune et mortifère du maire FN Jean-Marie Le Chevallier. « Quand le FN a été élu », rappelait, l’été dernier, Charles Berling à La Marseillaise, « les pouvoirs politiques voulaient la mort de Châteauvallon, un endroit où l’on pouvait échanger librement. Jean-Marie Le Chevallier fleurissait la tombe du maréchal Pétain. Il voulait la disparition de ce lieu ».

    Mais, si Charles Berling partira à la retraite en 2026, cela ne l’empêchera pas de se « battre, encore et toujours, pour la culture et pour les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité ».

  • « Ferdinandea » : naissance, mort et survivance d’une île

    « Ferdinandea » : naissance, mort et survivance d’une île

    Il y eut des signes avant-coureurs, des remous et des tremblements dans la mer. Ensuite c’est devenu autre chose qu’un monstre sous-marin. Il y eut des surprises, des angoisses et des découvertes. Des cieux et des eaux qui explosaient. Du feu, des pierres et des cendres. Des terres brûlantes et des gaz toxiques. Après quoi arrivèrent d’étranges meutes de curieux, des marins, des chercheurs, des cartographes, des chroniqueurs pour décrire sans trop de phantasmes le phénomène. Des militaires et des grandes puissances qui convoitaient ce carrefour plantèrent des drapeaux parfaitement dérisoires. On lui donna un nom, « Julia », « Graham » ou bien « Ferdinandea » si l’on était français, anglais ou bien du Royaume des Deux-Siciles. Le conflit tourna court, cette île ne fut qu’un entre-deux. Au bout de cinq mois, le mystère s’affaissa, brusquement englouti.

    Ce n’est pas fini. Il n’y a pas seulement des plongeurs sous-marins qui viennent voir les vestiges et ramènent des fragments de minéraux. Une résurgence est envisagée, le volcan resurgirait un peu plus loin. La science ne sait pas dire quand, quelques décennies ou bien quelques siècles après nous. En ligne de fuite, pour tendre la trame, voici des fictions et des micro-mythes façon Roland Barthes. En bonus, cette exposition depuis Naples jusqu’à Marseille.

    Migrations et géopolitique

    Photographe et réalisateur, Clément Cogitore s’est emparé de cette histoire. Il a convaincu la commissaire de l’exposition de Naples, Kathryn Weir. Le relais fut transmis à Hélia Paukner et Enguerrand Laclos, pour la version Mucem de l’événement. Des documents sont présentés sous des vitrines désuètes : un consul fait son rapport au ministre des affaires étrangères, l’épouse de Louis-Philippe colle et légende les premiers dessins de l’île. Des images de Cogitore, des jets d’encre sur papier se souviennent du basalte de la pointe immergée de l’île. Les plaquettes de verre qui les recouvrent donnent à lire en sicilien ou en malte, une inscription dit que « nous sommes un peuple d’insomniaques ». Un fragment du Tamuld interroge : « Si je ne suis pas moi, qui le sera ? »

    Avec ses images discontinues et des mixages de voix étrangères, un film de Clément Cogitore esquisse des va et vient entre imaginaire et actualité récente, évoque les migrants, les bouleversements climatiques et les conflits inter-étatiques. Il est un instant question de bombardements livrés par Reagan chez Kadhafi. Le film dure 45 minutes. On lâche prise, on regarde en rouge et noir des pastels du siècle précédent, le vedutiste Camillo de Vito.

    Jusqu’au 17 mai, Fort Saint-Jean, sauf mardi 9h / 18h. Catalogue coédité avec Atelier EXB, 49 euros.

  • Vaucluse : les salariés de la CPAM à bout de souffle

    Vaucluse : les salariés de la CPAM à bout de souffle

    En Vaucluse, les salariés de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) sont à bout. « On se rend compte que d’année en année, le service se dégrade. On a de moins en moins de personnel qualifié et plus de missions », témoigne Caroline Grangier, secrétaire FO de la CPAM Vaucluse. Ce qui se traduit, pour les usagers, par moins de plages d’accueil, par exemple. « Il y a beaucoup de burn-out et des services entiers exposés à des risques psychosociaux », ajoute Christophe Nicolas, membre du syndicat, également salarié à la CPAM.

    Objectif insuffisant

    Une grogne qui s’exporte également dans les hôpitaux. Christophe Del Rey, secrétaire départemental FO Santé de Vaucluse, cible notamment la hausse de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 3% votée ce mardi par l’Assemblée nationale, « alors qu’il devrait être d’au moins 6% pour compenser toutes les évolutions de carrière ». Avant d’ajouter qu’on en « voit les conséquences sur le territoire », notamment avec des fermetures pendant la nuit, ou parfois pour plusieurs jours, des urgences de Carpentras, Cavaillon ou encore Pertuis, ces dernières années.