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  • Le Département de Vaucluse s’en tire à bon compte pour son budget

    Le Département de Vaucluse s’en tire à bon compte pour son budget

    Même le préfet applaudit. « Vous avez remarqué le changement de ton de la présidente [du Département] cette année ? Elle donne un bel exemple de la bonne gestion des finances publiques », félicite Thierry Suquet. Il y a une semaine, le préfet était interrogé sur les baisses de dotation de l’État aux collectivités et, tout en s’inscrivant en faux, n’a pas manqué de pointer l’évolution de Dominique Santoni (LR) d’une année sur l’autre. Quand l’an dernier, la présidente clamait « que l’État dans son rôle de partenaire financier, n’a pas su être fiable », cette fois-ci, au moment de voter ce vendredi en ouverture de la séance plénière le budget 2026, elle préfère retenir la bonne santé financière de la collectivité.

    « Nos indicateurs financiers restent globalement positifs et solides », soulignait Dominique Santoni il y a trois semaines au moment du rapport d’orientations budgétaires. Le budget primitif – à 791 millions d’euros, +3% sur un an – s’inscrit dans cette veine. Il prévoit 20 millions d’euros de recettes en plus, des dépenses de fonctionnement quasi stables (+1,3%), des investissements en hausse (132 millions d’euros, dont la moitié pour des chantiers de voirie) et une dette en retrait (-9,4% à 145 millions d’euros). Oubliés donc les 13 millions d’euros d’économies qu’il a fallu trouver en 2025.

    Si le Vaucluse parvient à garder ses grands équilibres, c’est au prix de deux sources d’économies : le personnel et l’insertion. Poste important de dépenses (154,2 millions d’euros par an), la ligne budgétaire des salaires des agents prévoit de rester stable. Et ce malgré toutes les évolutions mécaniques des salaires et cotisations. Ce qui induit une réduction du nombre de personnel. Autre forte dépense en recul, l’insertion
    (-7,2% à 95 millions d’euros) à savoir très majoritairement le RSA, dont le nombre d’allocataires diminue, passant sous la barre des 10 000. La majorité met ce résultat sur le compte de sa politique de retour à l’emploi, quand l’opposition de gauche émet de fortes réserves.

    À l’inverse, l’aide sociale progresse de 5% et demeure le plus gros chapitre budgétaire (258 millions d’euros). À destination notamment de l’aide sociale à l’enfance (ASE) – lire aussi pages 2 et 3 -, « une boussole collective », se défend Dominique Santoni, qui a récupéré la délégation de la protection de l’enfance alors que le Vaucluse voit le nombre d’enfants confiés augmenter.

  • Un Grand Chœur va faire revivre cent ans du Comoedia

    Un Grand Chœur va faire revivre cent ans du Comoedia

    L’anniversaire du centenaire promet d’être haut en couleurs. Inauguré le 11 novembre 1925, cours Foch, ce théâtre d’abord privé, construit à l’initiative « de trois entrepreneurs », relate Jérôme Leleu, l’actuel directeur du Comoedia ; est ensuite devenu municipal. Parmi les particularités architecturales de ce théâtre à l’italienne tendu de velours rubis, « son plateau en forme de triangle. On y fait rentrer les décors au chausse-pied », s’amuse le directeur. Au-delà de l’aspect physique du centenaire, Le Grand Choeur*, à l’affiche les 13 et 14 décembre, va faire vivre au public ce que le Comoedia a vécu durant cent ans… Sur scène ce week-end, l’hommage à Félix Mayol, le chansonnier toulonnais, grande vedette des années vingt, va étonner le public avec ses chansons drôles. À ses côtés, un tourbillon de grands artistes, qui se sont produits sur cette scène, vont être incarnés par les comédiens : « Maurice Chevalier, Marcel Pagnol, Louis Jouvet, Marguerite Duras, Marcel Maréchal, Raymond Devos, Maxime Le Forestier, Galabru, Laurent Terzieff… », énumère Jérôme Leleu. En poste depuis fin 2022, le directeur du Comoedia lui-même va devenir un personnage du spectacle.

    Un public exigeant

    Metteur en scène, comédien et créateur de spectacles, le Marseillais Philippe Le Car, à la tête de l’Agence de Voyages Imaginaires « a écrit le spectacle sur la base de documents d’archives. Celles-ci ont été mises à disposition par Sandra Rouqueirol, directrice du service archives et patrimoine de la Ville d’Aubagne. Il a également recueilli les témoignages d’anciens membres des équipes du théâtre, questionnés sur leur façon de travailler, leurs souvenirs… », expose Jérôme Leleu. « Café-concert, musique, clown, burlesque, chanson, extraits de pièces classiques, d’œuvres de Marcel Pagnol… Le Grand Chœur va donner à vivre toutes les esthétiques du théâtre… », promet le directeur du Comoedia. À la question : « En cent ans, la manière de faire du théâtre a-t-elle changé ? », il répond : « On s’est orienté vers un jeu plus naturaliste, notamment dans la façon d’aborder les classiques. » On ne joue plus au théâtre comme la singulière Sarah Bernhardt… Mais sinon, l’objectif est toujours le même, soutient Jérôme Leleu. « Au théâtre, on veut toucher au cœur Créer l’émotion. Le théâtre est le miroir de l’humanité. Il a tout son sens dans ce qu’il nous renvoie de nous-même », poursuit-il. Quant au Comoedia lui-même, qui aujourd’hui travaille avec une équipe de dix personnes, propose 65 spectacles et 80 levers de rideau par saison (septembre à juin) pour 22 000 billets vendus, « les Aubagnais y sont très attachés », souligne le directeur. Il confie : « Quand j’ai rencontré son public pour la première fois, il m’a demandé avec insistance qu’il y ait de bons spectacles, et que je ne les déçoive pas… »

    * À 20h le 13, à 18h le 14.
    Tarifs
     : 4 à 15 euros. Réservations : 04.42.18.19.88.

  • Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Devant la préfecture de Vaucluse, ce mercredi 10 décembre en milieu de matinée, un long camion rempli de dizaines de cagettes de mâche est déchargé par une demi-douzaine de bénévoles d’associations diverses du territoire avignonnais. « On donne pour ne pas jeter », lâche avec dépit Sylvain Bernard, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Vaucluse (FDSEA 84).

    Au total, 500 kilos de mâche, 200 de céleri, de blettes et de butternuts ont ainsi été donnés aux Restos du Cœur de Sorgues et à l’épicerie solidaire de Châteaurenard.

    Car chaque semaine, « on en jette au moins dix fois plus par exploitation », assure un exploitant de Pernes-les-Fontaines, gilet sans manches des Jeunes agriculteurs sur les épaules. « On comprend que les gens achètent le moins cher, bien sûr. Surtout quand on voit que ça passe du simple au double. Mais de notre côté, on est obligés de tout broyer. C’est comme ça chez tout le monde. Qui peut travailler dans ces conditions ? », s’interroge son confrère dans la même tenue. « C’est de la belle marchandise, et au lieu de la jeter, c’est formidable de pouvoir en proposer à nos bénéficiaires. Car on en manque en ce moment », témoigne Claude, bénévole pour Les Paniers solidaires, épicerie sociale basée à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). « Il faudrait mettre un système en place pour pouvoir récupérer tout ça dès qu’ils doivent jeter quelque chose. Car on est très demandeurs de ces produits et on peut se déplacer sans aucun problème », insiste Vincent Rodrigue, bénévole « à la ramasse » des produits pour les Restos du Cœur de l’Isle-sur-la-Sorgue, tout en tentant de faire rentrer toutes les cagettes dans son camion tel un Tetris de verdure. D’autant qu’il affirme qu’il y a « de plus en plus d’inscrits » aux distributions alimentaires, avec aujourd’hui 210 familles accompagnées. « Surtout beaucoup de jeunes », ajoute-t-il tristement.

    Moins de consommation

    Une action qui a été organisée par la FDSEA de Vaucluse, car confrontés « à un surplus de production et à des difficultés de mise en marché », précise le syndicat dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. « Les magasins nous disent qu’il n’y a plus de consommation. Et dans le même temps, ils mettent des produits étrangers moitié moins chers que les nôtres. Et ce alors que la différence quand eux les achètent est bien moindre. Ils profitent du fait que c’est produit en France pour se remplir les poches », poursuit Sylvain Bernard. « D’autant qu’avec la loi anti-gaspi, on est hors-la-loi avec tout ce que l’on jette. Déjà qu’on est assaillis par des normes sans commune mesure avec celles des autres pays », abonde Philippe Bon, vice-président de la FDSEA de Vaucluse.

  • À gauche, la méthode de l’unité fait des déçus qui veulent peser à Avignon

    À gauche, la méthode de l’unité fait des déçus qui veulent peser à Avignon

    Ils ne veulent surtout pas être considérés comme un nouveau caillou dans la chaussure gauche de l’union en vue des municipales (15 et 22 mars), mais plutôt comme une pierre supplémentaire à l’édifice du rassemblement. Après un premier galop d’essai il y a un bon mois sur l’éducation et la jeunesse, un autre mouvement se structure à gauche sous l’impulsion notamment de Génération.s, du PCF et de Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) aux sports et ex-candidate en interne à la primaire socialiste face à David Fournier. Baptisée depuis peu Avignon collectif, la structure organisait, ce jeudi soir à la maison commune Nord, une réunion publique sur les sécurités et le social, sous la forme d’ateliers.

    « On ne peut pas regarder cette gauche nous amener dans une ornière avec une politique à l’ancienne, guidée par des logiques d’appareil et de revanche », pose l’artiste Thomas Pitiot en introduction de la soirée, qui a réuni quelque 150 personnes. Manière de laisser entendre que David Fournier, candidat a priori le plus naturel, n’a pas adopté la meilleure stratégie pour rassembler en se dotant notamment de ralliements rapides de partis ou personnes qui ne sont pas actuellement dans la majorité (Les Écologistes, Farid Faryssy). Le tout au détriment du fond et du projet. « Les ponts ne sont coupés avec personne, mais on pense être un poids important et faire la bascule en apportant du renouveau », glisse un participant. Dans la salle, outre les représentants politiques et adjoints Éric Deshayes (Génération.s) et Julien De Benito (PCF), on y croise de nombreux militants associatifs et syndicaux. Pas de Mathilde Louvain, tête de liste LFI, cette fois. « On a besoin de vous ce soir en étant dans la consultation citoyenne », introduit Farida Mebarek (Génération.s).

    Un autre rendez-vous annoncé pour mi-janvier

    Loin d’un grand meeting vertical, la soirée se voulait participative et même artistique avec des pauses musicales ou du Victor Hugo déclamé. Un débat mouvant s’installe même. On demande aux gens de se placer côté pour ou contre aux questions suivantes : est-ce qu’il fait bon vivre à Avignon et est-ce que vous êtes assez écoutés ? Fort heureusement pour le bilan de 12 ans de Cécile Helle, une grande majorité de pour se manifeste. Mais avec des bémols. « Il faisait bon vivre il y a quelques années quand les jeunes ne mourraient pas sous les tirs de kalach’ », témoigne un homme âgé. « On est écouté, mais jamais entendus », déplore une maman.

    S’en suit des ateliers sur le logement, la santé, l’espace public, le social au sens large. Ça phosphore sur des papiers repositionnables. « On vous invitera à retravailler », promet Éric Deshayes. Ce n’est évidemment pas ce jeudi soir que la traduction politique des idées exposées est tranchée. Une troisième réunion devrait avoir lieu mi-janvier sur l’économie.

  • [Entretien] Paul-Roger Gontard : « Nous arriverons à l’union, c’est une exigence »

    [Entretien] Paul-Roger Gontard : « Nous arriverons à l’union, c’est une exigence »

    La Marseillaise : Vous parlez de samedi comme d’un « événement familial, inclusif et tourné vers l’avenir ». Cela veut dire quoi ?

    Paul-Roger Gontard : Depuis qu’on s’est lancé dans la campagne, on a eu un premier temps de partage avec des rencontres dans les parcs et jardins, cet été, sur les priorités des Avignonnais. Il y a eu aussi des questionnaires numériques, qui ont permis de faire une synthèse. Depuis la rentrée, des groupes de travail proposent trois grandes thématiques, que sont les sécurités, les mobilités et les enjeux de prospérité que nous mettons aujourd’hui dans le débat public. Pour samedi, il y avait la volonté de faire quelque chose de participatif parce qu’on a la conviction que ce que l’on construit aujourd’hui c’est pour demain et les générations futures. Donc il y aura des espaces pour les familles et les enfants, qui trouveront un moyen d’expression.

    À trois mois du premier tour, n’est-il pas temps d’enclencher un programme ?

    P.-R.G. : La politique que nous portons se veut itérative, elle ne se satisfait jamais d’arrêter le dialogue entre ceux qui font et ceux qui vivent. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne s’agit pas d’assumer des propositions et des projets, il y aura une restitution sur les trois thématiques. On continuera inlassablement dans cette campagne et pendant le mandat à être dans le dialogue et dans cette co-construction.

    Pourquoi cette co-construction coince encore avec les autres candidats à gauche ?

    P.-R.G. : Ma conviction, c’est que personne ne peut gagner seul et c’est dans les alliances que nous porterons un projet victorieux. C’est une demande du terrain, dans les réunions d’appartements et je réponds que nous arriverons à l’union, c’est une exigence morale. J’ai posé des propositions et des options transmises aux candidats pour y arriver, mais il ne s’agit pas ni de faire un casting, ni de mettre des ultimatums. Nous sommes, avec Confluence citoyenne, prêts à pouvoir conduire cette campagne.

    Cela ne vous inquiète pas de voir autant de monde encore sur la ligne de départ ?

    P.-R.G. : Non, dans la mesure où ce sont des initiatives issues de la majorité, qui ont partagé pendant un mandat une politique commune. Ce sont des visions qui peuvent travailler de concert. Aujourd’hui, le temps de l’élection est encore à l’affirmation de priorités pour chacun, de propositions. C’est autour d’un projet et d’une vision, d’un pacte de gouvernance que se fabrique une majorité et pas d’individualités. Les projets portés par les uns et par les autres me semblent plus complémentaires qu’allant dans des différences insolubles. La majorité doit s’élargir, en disant non de façon décisive aux extrêmes, et accueillir sur la base du projet les bonnes volontés au-delà des clans et des camps. Quant à Olivier Galzi, ce qu’il a mis sur la table ne correspond pas au projet que nous portons.

  • Plaidoyer pour le maintien de la gratuité des transports à Aubagne

    Plaidoyer pour le maintien de la gratuité des transports à Aubagne

    « Depuis plus de quinze ans, la gratuité des transports en commun sur le territoire de l’ex Agglo d’Aubagne constitue un acquis social, écologique et économique. Elle a permis à des centaines de milliers d’habitants de se déplacer librement, de réduire leurs dépenses du quotidien, de favoriser l’accès à l’emploi, aux services et à la culture, tout en contribuant à la baisse de la pollution et de la congestion urbaine », affirme, dans un communiqué, le collectif. Convaincu que « la gratuité doit être maintenue, protégée et sanctuarisée », il annonce, à l’approche des élections municipales, poser ces questions aux candidats et candidates : « Vous engagez-vous clairement à défendre la gratuité des transports à Aubagne ? Seriez-vous prêts à porter cette revendication au sein de la Métropole, là où se joue réellement l’avenir de ce service public ? »

    Le collectif reprend : « Nous attendons des prises de position publiques, fermes et sans ambiguïté. La gratuité n’est pas un gadget, c’est un choix politique structurant un investissement pour l’avenir, un outil de justice sociale et de transition écologique. Elle est plébiscitée (…). Les Aubagnais ne veulent pas revenir en arrière. Nous non plus ! »

  • Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Quarante militants de LFI ont assigné en justice le mouvement de gauche, informait La Provence dans son édition de ce jeudi 11 décembre. En cause, selon eux, le non respect du règlement en vue de la désignation des candidats choisis pour représenter LFI aux élections municipales 2026, à Aix.

    Le 25 octobre dernier, lors d’une assemblée municipale tenue rue Voltaire, des militants de divers groupes d’actions rapportaient une « reprise » illégitime, à leurs yeux, de la réunion par le correspondant départemental de LFI pour les municipales, Axel Bruneau. Ce même jour, les militants, rapportaient des faits de violences et d’exclusions arbitraires présumées. Jour où, justement, les candidats du parti auraient du être désignés de manière unanime, sans vote obligatoire.

    Ces arguments ont été présentés au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, le 1er décembre, quatre jours seulement avant la désignation de Julie Boronad et Guillaume Dalla Costa pour mener la liste du mouvement aux municipales.

    « On se réserve le droit

    de faire appel »

    Pourtant, les militants, représentés par Me Paul Le Gall, n’ont pas obtenu gain de cause, ce jeudi. « La décision ne nous a pas été favorable, le juge a rejeté notre demande. Mes clients se réservent le droit de former appel de cette décision. Ils sont quarante à cette heure-ci, nous n’avons pas de mandat et ils attendent de se compter pour savoir ce qu’ils font, explique Me Le Gall.

    « En deux mots, il y a un règlement intérieur du 11 août 2025 qui fixe les conditions d’élections. Nous estimions que ce règlement avait été violé, mais la décision n’en parle pas. Elle considère que les deux députés, au nom desquels la direction de LFI a indiqué reprendre l’organisation et la tenue de l’assemblée, sont fondés à intervenir dans le processus et reprendre la direction. Ces députés sont des Bouches-du-Rhône certes, mais de la 4e [Manuel Bompard, Ndlr.] et la 7e circonscription [Sébastien Delogu, Ndlr.] qui sont à Marseille et n’ont aucune compétence sur Aix-en-Provence. Elle a considéré que le comité électoral de LFI était compétent, or, il intervient pour valider les élections et régler les cas de conflit. Il y aurait conflit d’intérêt s’ils pouvaient à la fois faire l’élection, décider si elle est valable et trancher des conflits », ajoute l’avocat des militants.

    Concernant les exclusions, il n’y aurait « pas un mot sur les droits de la défense et la magistrate a considéré que la direction pouvait alors exclure comme elle souhaitait », poursuit Me Le Gall.

  • Fin de vie : visite de terrain à Gardanne avant l’examen du texte

    Fin de vie : visite de terrain à Gardanne avant l’examen du texte

    À partir du 20 janvier, le Sénat examinera deux propositions de loi sur la fin de vie. L’une se penche sur soins palliatifs l’autre, qui suscite davantage le débat, sur la création d’une aide à mourir. C’est dans ce contexte sensible que Bernard Jomier, sénateur (Place Publique) et vice-président de la Commission des affaires sociales s’est rendu ce jeudi à La Maison de Gardanne, référence dans l’accompagnement des patients en soins palliatifs. À ses côtés, Pascaline Lécorché, déléguée nationale Place Publique et Magali Bailleul, co-référente du parti dans le Département.

    « La question de la fin de vie est une question de bioéthique. On se serait épargnés beaucoup de retard et beaucoup de tensions en l’incluant dans la révision de la loi bioéthique, parce qu’il faut rechercher du consensus », constatait Bernard Jomier, avant d’ajouter : « Mais ce dont on a discuté depuis le début de la visite permet d’éclairer le travail qu’on va porter dans l’hémicycle. » Autour d’une table, le personnel de l’établissement a exprimé ses inquiétudes vis-à-vis des textes.

    « Je trouve que la loi Claeys Leonetti est une bonne loi et répond à la grande majorité des situations. Une loi comme celle-ci, avant d’en faire une autre, il faut qu’elle ait eu le temps de vivre », campe Jean-Marc La Piana, fondateur de La Maison.

    « Coercitif » ?

    Autre notion dérangeante pour le médecin, le fait qu’un directeur d’établissement puisse être condamné en cas de refus d’une procédure dans établissement.

    « Même si cela ne se produira pas forcément, ça créé une notion coercitive à un endroit où l’on travaille sur l’humain et ça déstabilise les équipes », estime Jean-Marc La Piana. « Ce qui m’interpelle dans ce projet de loi est peut être la temporalité sur le délai de réflexion [14 jours sont requis, mais peuvent être abaissés à 48 heures, Ndlr.]. Ce qu’on constate est que pendant ce temps de fin de vie, il y a ce mouvement d’oscillation qui fait le vivant. C’est ça qu’on accompagne ici. J’ai peur que cette loi soit une réponse de la société à des personnes trop vulnérables qu’elle ne peut pas gérer », estime l’une des médecins. « J’ai l’impression que cette loi est spontanée, qu’elle se situe dans une idée ou il faut toujours aller vite… en tant que soignant, faire le geste, mettre un arrêt, je trouve ça violent », ajoute une autre.

    Des doléances par le sénateur qui estime que ce vote « sera des plus délicats ».

  • Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    « On rentre dans le vif du sujet. » Baptiste Guéri, de l’équipe de campagne de Nicolas Koukas (PCF), ne croit pas si bien dire, alors que la tête de liste de l’Union pour Arles a lancé la campagne, jeudi soir, dans l’école André-Franck de Trinquetaille avec plus de 200 participants annoncés.

    La participation est justement l’un des enjeux majeurs développés par l’équipe de l’Union pour Arles. Le directeur de campagne, Jean-Frédéric Déjean, a introduit cette aventure comme « n’appartenant pas à une tête de liste, ni aux partis, ni à personne, mais à chaque participant ». Nicolas Koukas a répété que « les Arlésiens en ont assez que des décisions soient imposées sans concertation », à l’image du contournement autoroutier d’Arles, pour lequel il réitère sa proposition de consultation citoyenne.

    Même constat dans les quartiers. Comme à Barriol, où cet habitant conteste un programme immobilier : « On veut un square et du vert, plus de béton ni de grands immeubles qui nous ont été imposés sans concertation. » « On ne peut pas passer en force comme ça », lui répond le candidat.

    Une charte d’engagement

    Au-delà de la consultation, le candidat insiste sur la proximité et la démocratie participative. « Les gens veulent discuter, échanger, voir leurs élus en physique », insiste la tête de liste. C’est sur ce fondement que Nicolas Koukas annonce de premières mesures. « Nous réouvrirons des mairies annexes pour renforcer notre présence dans tous les quartiers, hameaux et villages » de même que « nous demanderons à nos élus d’être présents et de tenir une permanence chaque semaine ». Pour ce faire, le candidat souhaite également « une charte de déontologie et d’engagement des élus avec présence obligatoire dans les quartiers ».

    Un volet financier est prévu à ce sujet. Nicolas Koukas propose de construire « un budget participatif avec les habitants », dont la participation serait « organisée sous forme de conseil de quartier ». « Ce sont les quartiers les plus difficiles qui ont été abandonnés, il leur faut une enveloppe à la hauteur des enjeux », souligne le candidat, en réaction à une habitante évoquant la perte de subventions pour de nombreuses associations.

    Pour le financement, l’équipe vise notamment les fonds européens.

  • Permis de louer : les amendes tombent à Port-de-Bouc

    Permis de louer : les amendes tombent à Port-de-Bouc

    En avril 2021, une autorisation préalable de mise en location des logements privés, dit « permis de louer », a été instituée sur six îlots de la commune de Port-de-Bouc. L’an dernier, le périmètre d’application a été étendu à des secteurs du centre-ville et à la résidence des Cyprès Bleus.

    Depuis sa mise en place à Port-de-Bouc, plus d’une centaine de dossiers ont été déposés, la moitié environ des demandeurs ont obtenu directement le permis de louer, un tiers sous conditions de travaux et moins d’une dizaine se l’ont vu refusé. Ce dispositif vise à lutter contre les marchands de sommeil, mais aussi à sensibiliser les propriétaires sur leurs obligations de délivrance d’un logement décent.

    Début novembre, une amende de 5 000 euros (cela peut aller jusqu’à 15 000 euros) a sanctionné le bailleur d’un logement au 8 rue Gambetta, qui n’a déposé aucune demande et qui est resté sourd à sa mise en demeure. Même montant pour un autre propriétaire d’un logement loué au 93 avenue Maurice-Thorez sans demande préalable. Il n’a même pas réclamé le recommandé de la Métropole. 5 000 euros aussi pour le bailleur d’un autre logement 14 rue Mirabeau, loué depuis juillet 2024, sans permis. Le courrier de relance est resté sans réponse.

    Une amende de 2 000 euros sanctionne un propriétaire de Rognac pour n’avoir pas satisfait à l’autorisation préalable pour louer son logement au 8 rue Villebois-Mareuil. Il a expliqué que le titulaire du bail n’avait pas occupé le logement, car lui-même avait renoncé à louer son bien. La Métropole a objecté qu’il n’apportait de preuve de la résiliation réelle et effective du bail, « alors même que la locataire a déposé une demande d’aide au logement à cette adresse, ce qui confirme une occupation effective ».

    Enfin, ce jeudi, une amende de 2 500 euros a sanctionné une société civile immobilière qui a donné à bail un logement au 2 rue Maréchal-Joffre sans demande préalable d’autorisation. « En tant que professionnelle de l’immobilier, la SCI ne pouvait ignorer la réglementation instaurant l’autorisation préalable à la location, pourtant instituée dès octobre 2021 à Port-de-Bouc, dont il lui appartenait de rechercher l’existence avant de mettre son bien en location », rappelle la Métropole. La SCI a fini par déposer un dossier et a obtenu un avis favorable après une visite technique du logement.