Category: sports

  • Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Djibril Cissé

    Après s’être révélé sous les couleurs d’Auxerre, l’Arlésien Djibril Cissé, dont la côte dépassait les frontières hexagonales, a fait le voyage jusqu’en outre-Manche pour rejoindre Liverpool. Au pays des Beatles, il n’a jamais vraiment réussi à s’imposer face à la forte concurrente au poste d’attaquant avec le Tchèque Milan Baros, l’Espagnol Morientes, l’Anglais Peter Crouch et le jeune tricolore Florent Sinama-Pongolle.

    Sa double fracture du tibia péroné l’a également éloigné des terrains pendant plusieurs mois, lors de la saison 2004-2005. Mais, mine de rien, Cissé apportera finalement sa pierre à l’édifice en inscrivant l’un des tirs au but lors de la finale victorieuse en Ligue des Champions 2005. De nouveau blessé en 2006, il choisit de rejoindre l’OM sous la forme d’un prêt avec option d’achat.

    Malgré une première saison compliquée, il se montrera de nouveau décisif en inscrivant un doublé en finale de la Coupe de France face à Sochaux. L’éclosion de Mamadou Niang, puis de Hatem Ben Arfa et Bakary Koné, lui feront à nouveau perdre sa place de titulaire. Comme à Liverpool, Djibril Cissé est resté trois saisons dans la cité phocéenne, avec un bilan de 37 buts en 80 matches.

    Mario Balotelli

    Après une première expérience mitigée en Angleterre sous les couleurs de Manchester City, Mario Balotelli débarque à Liverpool en août 2014. Il n’y jouera qu’une seule saison, où il affiche des statistiques très décevantes : 4 buts en 28 apparitions. L’international italien aura davantage marqué son passage chez les Reds par son tempérament nerveux, très critiqué en outre-Manche.

    Toute sa carrière, Balotelli cherchera un club où s’installer durablement. L’OGC Nice l’accueillera trois saisons, avant que « Super Mario » ne rejoigne l’Olympique de Marseille, lors du mercato hivernal de la saison 2018-2019, après avoir été écarté du groupe azuréen.

    Son intérim de six mois dans la cité phocéenne s’est avéré concluant : il a inscrit 8 buts en 15 rencontres, toutes compétitions confondues. Un passage réussi qui lui a permis de retourner en Italie, avant de continuer sa carrière en changeant de club chaque année depuis.

    Boudewijn Zenden

    « Bolo » Zenden arrive à l’Olympique de Marseille à l’été 2007, lorsque Rafael Benitez, entraîneur de Liverpool, n’a pas souhaité le conserver après deux saisons où il a peu porté le maillot emblématique des Reds.

    Joueur d’expérience, formé au PSV Eindhoven et passé de grandes écuries européennes comme le FC Barcelone et Chelsea, l’international néerlandais commençait à approcher de sa fin de carrière.

    Il a tout de même tenu un rôle important au sein de l’effectif, grâce à son apport sur l’aile gauche. Zenden a eu l’occasion d’affronter ses anciens coéquipiers Liverpuldiens lors des quatre rencontres de Ligue des Champions qui constituent les seuls passifs entre les Olympiens et les Reds (deux fois lors de la saison 2007-2008 et deux fois également en 2008-2009). Didier Deschamps, qui a succédé à Erik Gerets la saison suivante, lui a proposé de prolonger son aventure à l’OM, mais « Bolo » a préféré finir sa carrière à Sunderland.

    Timber dans la mire

    En parallèle du dossier Himad Abdelli, l’OM avance également sur la piste menant à Quinten Timber. Le milieu néerlandais, en fin de contrat dans six mois avec Feyenoord, dispose déjà d’un accord verbal avec l’OM. Les discussions se poursuivent désormais entre clubs, alors que la concurrence européenne existe. Pour faire de la place dans l’effectif, Angel Gomes et Darryl Bakola seraient sur le départ. Sécurité avant tout La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a dévoilé, lundi, des mesures pour encadrer les 3 300 supporters britanniques attendus mercredi pour le match de Ligue des Champions entre l’Olympique de Marseille et Liverpool. Entre périmètres d’interdiction et acheminement sécurisé, les autorités veulent éviter tout débordement.

    Les fans de Liverpool ont interdiction « de stationner ou de circuler sur la voie publique dans le centre-ville de Marseille » du mardi 20 janvier à midi jusqu’au jeudi 22 janvier à 5h.

  • Arthur Gea réalise un exploit et file au deuxième tour de l’Open d’Australie

    Arthur Gea réalise un exploit et file au deuxième tour de l’Open d’Australie

    Toujours invaincu en 2026, Arthur Gea (198e mondial), originaire de Carpentras dans le Vaucluse, a réalisé l’exploit de s’imposer (7-5, 7-6 [7-1], 7-5), lundi matin, face au Tchèque Jiri Lehecka (19e), lors du 1er tour du tableau principal de l’Open d’Australie. « L’objectif, c’était d’aller chercher la victoire donc forcément il y a eu un peu de tension à la fin des sets. Mais c’est un match de tennis, comme un autre, même si l’événement est plus prestigieux. Mais dans l’idée, ça ne change pas de d’habitude », a-t-il lancé à l’issue de son succès.

    Cette première victoire en carrière sur le circuit principal lui permet de rejoindre le deuxième tour du premier Grand Chelem de l’année, où il sera opposé au Suisse Stanislas Wawrinka, vainqueur du Serbe Laslo Djere en quatre sets (5-7, 6-3, 6-4, 7-6 [7-3]) et grand ami d’un autre Vauclusien, Benoît Paire. « C’est une légende donc ça ne va pas être facile. Mais ça va être sur un gros court, donc, ça c’est parfait. Et je vais essayer de le faire courir. A mon avis, à 40 ans, ça doit être compliqué de faire bouger les jambes. Donc, je vais essayer de le fatiguer », lance-t-il sans sourcilier, quelques jours après avoir été titré au Challenger de Nouméa, puis n’avoir pas encaissé le moindre set lors des qualifications.

     C’est dans la continuité de ce que je propose depuis le début de la saison. Donc, il n’y a pas vraiment de surprise. La surprise, c’est de gagner face à un aussi bon adversaire mais le jeu est le même », a résumé le protégé de l’Autrichien Gerald Melzer, ex-68e mondial en novembre 2016.

  • Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Nom d’équipe : Unibet Rose Rockets, activité annexe : chaîne Youtube. Un ovni est sur le point d’atterrir à Marseille. Rien à voir avec un certain rappeur aux trois lettres, mais le cyclisme mondial a aussi son alien. La formation néerlandaise, sous licence française, est pour le moins atypique dans le peloton. Fondée par trois Youtubers fans de cyclisme il y a seulement trois ans, cette équipe gravit les échelons à vitesse grand V. Après une entrée remarquée en troisième division, les Rockets sont désormais au deuxième niveau et pourraient être invités sur le Tour de France.

    Une ascension express que l’on doit notamment à Bas Tietema. Cet ancien espoir de la bicyclette aux Pays-Bas est l’un des co-fondateurs de cette structure. Contre vents et marées, il s’est armé, il s’est entouré et la progression a été fulgurante. Son projet fou – l’invitation sur la Grande Boucle en 2026 – a été largement décrié par des spécialistes de la discipline, jugeant le timing bien trop court. Mais son objectif est en passe d’être validé.

    Lafay dans le moule

    La licence française ouvre une porte plus grande à propos d’une wild-card, puisqu’Unibet Rose Rockets est désormais aligné sur la Coupe de France, dont le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise est la première étape, le 1er février. Bas Tietema évoquait ceci avec nos confrères de Vélofuté : « Notre rêve est de participer au Tour de France, car nous avons commencé à filmer nos vidéos YouTube sur le Tour et nous avons maintenant une équipe performante. Il est essentiel d’être aussi prêts que possible. C’est déjà un grand compliment que l’on nous considère maintenant comme un candidat potentiel ».

    Unibet Rose Rockets est l’une des rares formations à montrer l’envers du décor, à travers sa chaîne Youtube, grâce à un groupe média très présent aux côtés des coureurs. Des jours de course aux présentations des recrues. Parmi elles, Victor Lafay, cycliste aussi atypique que sa nouvelle équipe. Le Haut-Savoyard avait pensé à arrêter le cyclisme, à 29 ans, pour se consacrer… à la vente de fromages au Japon. Vainqueur d’étape sur le Tour, il a modifié sa décision et repart pour au moins une année avec Tietema et les siens. Bas Tietema explique le projet vidéo autour de sa formation. « Les gens apprennent à beaucoup mieux connaître notre équipe en regardant ces vidéos, et pas seulement en regardant une course. Que ce soit Lukas Kubis, Victor Lafay et son transfert, ou Dylan, les gens sont tellement captivés par leur histoire. » Même sans Lafay et leur sprinteur star Dylan Groenewegen, les Violets et Roses vont arriver sur le Grand Prix cycliste avec l’ambition de jouer les premiers rôles.

  • Le rugby des montagnes s’accroche

    Le rugby des montagnes s’accroche

    Rugby des villes, rugby des villages. Mais aussi rugby des montagnes.

    Dans le cadre de son tour de France des Ligues, Florian Grill est allé à la rencontre des clubs de Sud – Paca. Le président de la Fédération française de rugby (FFR) a surtout passé deux jours dans les départements alpins, où il a rencontré « des dirigeants héroïques, qui font vivre le rugby dans des conditions qui ne lui sont pas favorables ».

    Ainsi, lors de son étape à Briançon, il a assisté au tournoi de snow-rugby, organisé par le club local. « C’était incroyable. J’ai vécu des moments comme seul le rugby sait en faire. Je tiens à saluer le travail des dirigeants de ce club, qui font vivre le rugby dans les Alpes. »

    Il salue « le travail des bénévoles sans qui notre sport serait absent dans ce territoire. Il est nécessaire de se souvenir aussi que c’est grâce à eux que le rugby professionnel existe et qu’il est primordial de valoriser leur investissement ». Côté club, « avoir la visite du président de la FFR, c’est une première pour Briançon et nous l’apprécions », confie Loïc Pons. Pour le président du RCB, « c’est reconnaître le travail de nos bénévoles qui font vivre le rugby dans des conditions très difficiles depuis 56 ans. Florian Grill a été surpris de découvrir notre tournoi de rugby sur la neige. Un rendez-vous qui permet d’ouvrir le sport à d’autres pratiques. Notre ADN de montagnards fait que ça marche ! » Florian Grill a aussi rendu visite au club de Digne-lès-Bains. « Il y a dans cette structure une dynamique exceptionnelle. Ce qui a été fait ici, à l’occasion du Mondial des clubs amateurs, mais ce qui se fait au quotidien, avec notamment les ateliers de rugby adapté, doit être encouragé et servir de modèle », apprécie-t-il.

    Le président de la FFR a pris le temps de discuter avec les représentants des clubs des deux départements alpins de Haute Provence. « Nous allons mettre en place des antennes locales, afin de réduire les distances et permettre aux clubs de poursuivre leur développement », détaille-t-il. Florian Grill a aussi touché du doigt les contraintes du quotidien. « Pour ces clubs, un déplacement est une véritable expédition. Surtout en hiver. Leurs mérites n’en sont que plus grands », souligne-t-il.

  • Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Dans les Bouches-du-Rhône, Provence rugby est la locomotive de la pratique du ballon ovale.

    Mais le club aixois n’est que la partie émergée de l’iceberg rugby. Son existence n’est possible « que parce que des petits clubs sont là pour former les professionnels de demain ». C’est à la rencontre de ces clubs formateurs que Florian Grill est allé. Durant quatre jours, le président de la Fédération française de rugby (FFR) a pu ainsi toucher du doigt le quotidien de ces clubs.

    À Marseille, où il a assisté au match Smuc – Digne dimanche, il a aussi vu dans quel état se trouve sa discipline. « Dans une ville d’un million d’habitants, il n’est pas normal qu’il y ait si peu de clubs » regrette-t-il. Comme il a pu constater « le manque de structures adaptées pour une pratique correcte ».

    S’il a conscience « que le football écrase tout », il estime « qu’il y a du potentiel pour développer le rugby, à condition d’en avoir la volonté ». Du côté du Smuc, Florian Grill a trouvé un club qui a cette volonté de diffuser la pratique en allant à la rencontre des pratiquants potentiels.

    Une académie se précise

    « Nous avons lancé une collaboration auprès d’une école et d’un collège, en misant sur les valeurs sociales de notre sport. Que le président de la FFR vienne voir comment nous agissons, c’est valorisant », confie Stéphane Tollet. Le président du club du 8e arrondissement de Marseille évoque les actions menées au sein de l’école primaire de La Soude, et de la convention signée avec le collège de Provence pour l’ouverture d’une classe de rugby.

    « Il s’agit d’un projet social et sportif qui permet de développer les compétences des enfants que l’on nous a signalés », précise Jimmy Courtial. Le directeur sportif du Smuc a carte blanche pour mettre en route ce que le président Florian Grill présente comme « une antenne de rugby de proximité dans les quartiers ».

    Le club marseillais a ciblé deux autres collèges, Marseilleveyre et Honoré Daumier. « À terme, nous souhaitons créer une véritable académie, avec des bourses pour aider les joueurs à mener de front études et pratique sportive », détaille Jimmy Courtial.

    Les dirigeants marseillais se sont donné quatre ans pour que la dynamique s’enclenche. « Il y aura des retombées auprès des jeunes, mais aussi des bénéfices pour notre équipe fanions, que nous aimerions amener en Fédérale 1 », souligne Stéphane Tollet. Mais, pour aller au bout, il faudra avant tout obtenir des structures adaptées. « Je constate qu’à Marseille, les installations sportives ne sont pas à la hauteur des besoins du rugby » déplore Florian Grill. « Nous avons touché du doigt ce problème avec la montée en puissance de nos féminines, qui sont freinées par ces manques », confirme Stéphane Tollet.

    Les deux présidents espèrent que leurs efforts ne seront pas bridés par ces carences. « Nous avons besoin du soutien des institutions pour mener à bien nos missions. Mettre en place nos antennes de développement du rugby au plus près des gens, afin qu’ils puissent pratiquer sans contraintes », insiste Florian Grill. Quitte à partager les stades avec les cousins du football.

    Pour lui, le jeu en vaut la chandelle. « Car, en plus des essais, le rugby transforme les personnes. Il est un acteur majeur dans l’éducation. J’aime à rappeler que plus de rugby, cela amène une société meilleure et des relations apaisées. »

  • Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Ils devaient tout faire pour ne pas repartir du nord-ouest de l’Angleterre avec une défaite, sous peine de voir leur aventure européenne s’arrête précipitamment. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont réussi leur mission samedi soir sur la pelouse de Gloucester, lors de la 4e et dernière journée de poule. Ce troisième succès dans cette compétition leur permet de décrocher leur qualification pour les 8e de finale, où ils sont assurés de recevoir le futur adversaire au stade Mayol.

    « On est très content de la victoire, ça faisait un moment qu’on ne gagnait pas à l’extérieur », reconnaît Andréa Masi, entraîneur de l’attaque varoise. « On a dominé, mais il y a un peu de frustration, parce qu’on a manqué de précision. Pendant la période de Noël, on ne s’est pas trop entraînés, il y a un manque de repères collectifs et de rythme. Mais nos avants ont dominé physiquement, même si on n’est pas encore au top. Ça nous tenait à cœur de gagner à l’extérieur, ça va nous faire du bien pour la confiance. Maintenant, on veut aller le plus loin possible. On veut jouer des gros matches, il faut les vivre pour gagner de l’expérience », poursuit le technicien italien.

    Un plein de confiance

    « C’était un match très dur, c’est toujours difficile ici, contre une équipe qui se bat. Le plus important, c’était de gagner », martèle Lewis Ludlam, le troisième ligne toulonnais, conscient que ce genre de succès rebooste les troupes. « Nous, les avants, on devait donner une bonne plateforme à nos trois-quarts. On doit rester comme ça chaque semaine. On a beaucoup perdu à l’extérieur, là c’était important de gagner, ça donne confiance à l’équipe. L’ambition, c’est les trophées ! On veut en gagner un. On est contents, on a l’occasion de le faire maintenant », ajoute l’international anglais, auteur de l’un des quatre essais inscrits à Gloucester, aux côtés de Mathis Ferté et d’un grand Gaël Dréan. Les Rouge et Noir peuvent désormais se concentrer sur la réception de Montpellier, samedi 24 janvier (à 16h35).

    GLOUCESTER 14 (7)

    TOULON 31 (21)

    4e journée de Champions Cup

    Kingsholm Stadium, à Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : 2 essais (Clement 31’ ; Williams 68’), 2 transformations (Barton 32’, 69’)

    Toulon : 4 essais (Dréan 9’, 80+1’ ; Ferte 13’ ; Ludlam 37’), 4 transformations (Domon 10’, 14’, 38’, 80+2’)

    GLOUCESTER : Barton – Hathaway, Butler, Atkinson, Cotgreave – Atkinson, Williams (cap.) – Clement, Ludlow, Trenholm – Alemanno, Eite- Laulala, Crane, Bleuler. Remplaçants : Knowles (65’), Ruskin (44’), Knight (44’), Gwynne (64’), Venter (55’), Austin (79’), Byrne (60’), Morris (60’).

    Manager : George Skivington

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Ferté – Albornoz, White – Mercer, Ollivon (cap.), Ludlam – Ribbans, Alainu’uese – Sinckler, Baubigny, Gros. Remplaçants : Toevalu (78’), Ametlla (68’), Priso (47’), Javakhia (55’), Abadie (60’), Serin (55’), Garcia (78’), Sinzelle (68’).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Un grand silence accueillait les supporters marseillais, samedi lors du rendez-vous donné par les groupes de supporters à 14h45, au croisement du cours Belsunce et de la Canebière, venus rendre un dernier hommage à Rolland Courbis, natif de la cité phocéenne, ancien défenseur de l’OM et coach du club phocéen entre 1997 et 1999, décédé lundi à l’âge de 72 ans. « C’était un entraîneur à l’ancienne, comme on en voit plus aujourd’hui, avec des méthodes de la vieille époque », estime Thierry Suavet, fin connaisseur du football olympien, triste de la disparition de cette « grande gueule sympathique ».

    Il a notamment pu le voir en action à Moscou, lors de la finale de la Coupe de l’UEFA en 1999, perdue face « au Parme des Buffon, Cannavaro, Boghossian et Thuram ». « On lui a souvent reproché de ne pas avoir de titres en France, mais c’est quelqu’un qui ne laissait personne indifférent », poursuit Thierry, en observant plusieurs dizaines de personnes se réunir autour de Rachid Zeroual, leader historique des South Winners et présent en tête de cortège aux côtés d’élus de la majorité municipale comme Samia Ghali, Ahmed Heddadi et Hedi Ramdane. « En tant que supporter et ami de Rolland, il a laissé une belle image. C’était notre Marcel Pagnol, il avait ses mots à lui et sa manière de vivre. Mais on n’oublie pas ce qu’il a été avant tout, un homme », insiste Rachid Zeroual, au cœur du peloton qui a accompagné le cercueil tout au long du trajet entre la Canebière et l’église des Réformés, où s’est tenue la messe à 16h. « Il était comme un père pour moi », lâche Olivier, supporter de l’OM et fidèle suiveur d’Endoume les Catalans, deuxième club qu’a entraîné Courbis. « Il a failli nous faire monter en Ligue 2 en 1992, mais on a perdu le dernier match décisif contre Grenoble au stade Vélodrome », ajoute celui le voyait quotidiennement venir au stade Paul-Le-Cesne à bord d’une Porsche.

    « On a tous un peu de lui »

    Devant le corbillard, ses enfants Stéphane et Olivia, son fils adoptif Amine et sa femme Clara ont été les premiers à être accueillis par les supporters et les proches de la famille qui ont directement rejoint l’église des Reformés. Une pléiade de célébrités du ballon rond qui ont côtoyé Coach Courbis, à l’instar de Laurent Blanc, Éric Di Méco, Bryan Dabo, Alain Giresse ou encore Pascal Olmeta, a assisté à la cérémonie. « On voulait être présents parce qu’on a tous un peu de lui en nous », souligne Laurent Paganelli, le célèbre commentateur bord-terrain de Canal+ qui fut l’un de ses anciens coéquipiers au SC Toulon. « Le monde du football a perdu l’une de ses légendes », glisse Benoît Payan, le maire de Marseille, présent dans les tribunes du stade Vélodrome lors de la fameuse victoire (5-4) contre Montpellier, le 22 août 1998, où l’OM était mené quatre buts à zéro à la mi-temps. « Il était unique et irremplaçable par sa façon de relever la tête », martèle Guy Cazadamont, ancien directeur de la sécurité de l’OM, présent à ses côtés ce jour-là.

  • L’OM prend un bon élan avant sa semaine capitale

    L’OM prend un bon élan avant sa semaine capitale

    Est-ce l’air du Koweit et d’avoir flirté avec un titre ?

    Toujours est-il que l’OM qui a fait voler en éclats la dalle angevine, samedi, était à des années-lumière de celui qui s’était éteint face à Nantes au Vélodrome, pour la reprise du championnat. « La première mi-temps est la meilleure depuis mon arrivée à l’OM, en termes de qualité de jeu. » Le propos de Roberto De Zerbi est clair.

    Dans la foulée de leur démonstration offensive en Coupe de France contre Bayeux (9-0), ses Olympiens ont assommé une formation angevine dépassée par les événements. Chaque accélération marseillaise amenait le danger sur le but de Henri Koffi qui, à quatre reprises, est allé chercher le ballon dans son filet.

    Toutefois, des bémols viennent tempérer la joie de l’entraîneur marseillais. Car sa défense a encore offert deux buts, dans le temps additionnel de chaque mi-temps. « Le but d’Angers en fin de période nous a plus énervés qu’inquiétés. Le deuxième but est différent du premier. O’Riley n’aurait pas dû mettre le ballon dans l’axe. J’insiste souvent sur le fait qu’une passe en plus peut tout changer. »

    Pourtant, le festival de samedi aurait pu ne pas avoir lieu. Car la délégation marseillaise a eu du mal à rejoindre le stade Raymond Kopa. « Comme les supporters, nous sommes arrivés deux heures avant le coup d’envoi », plaisante Roberto De Zerbi. La cause de ce retard ? Le brouillard dense qui a empêché l’avion des Olympiens d’atterrir sur l’aéroport d’Angers. Déroutés sur Rennes, c’est en bus qu’ils ont rejoint la cité du Roy René.

    L’entraîneur marseillais a reconnu que jusqu’au match, « nous avons vécu une journée de merde, oui. Nous avons gagné, ça aide à faire passer le reste. Le mauvais temps a perturbé notre voyage, on est arrivés deux heures avant le coup d’envoi, comme les supporters. Ça nous a permis de comprendre ce qu’ils vivent. Ça m’a rappelé ma jeunesse. »

    Dix à la suite

    Dans la foulée d’un trophée des champions qui a révélé le potentiel du groupe, avec une attaque qui vient de marquer quatorze buts en deux matches. Avec les retours en forme de Hamed Traoré et Amine Gouiri, buteurs samedi, Roberto De Zerbi peut envisager sereinement la semaine qui s’annonce.

    « Mon équipe est très forte. Mais elle doit être à tous les matches comme aujourd’hui. Nous devons toujours être l’équipe telle qu’elle a été ce soir pendant les 90 minutes et dans le championnat pendant les 38 matches d’une saison » a-t-il confié. Avant d’évoquer le prochain rendez-vous, mercredi en Ligue des Champions. « Nous pouvons très bien jouer contre Liverpool, mais si nous ne sommes pas dans le match, nous pouvons perdre contre n’importe qui. L’objectif, comme je l’ai dit aux joueurs à la mi-temps, c’est d’enchaîner dix matches de ce niveau avec moi sur le banc. C’est notre grand défi. »

    Liverpool n’arrive toujours pas à gagner

    Adversaire de l’OM, mercredi en Ligue des Champions, Liverpool stagne dans le championnat anglais.

    Samedi, les Red ont été une nouvelle fois tenus en échec. Burnley est venu prendre un point (1 – 1) à Anfield road, S’ils restent invaincus depuis leur défaite à domicile face au PSV (1 – 4) le 26 novembre en coupe d’Europe, les hommes d’Arne Slot restent sur une série de quatre nuls consécutifs.

    Le score final ne reflète pas la physionomie d’un match, largement dominé par les Liverpuldians. Dans lequel l’international français Hugo Ekitiké, recrue hivernale, a été particulièrement actif. Il a même inscrit un but, refusé, après l’égalisation de Burnley.

  • Le Sénégal soulève la Coupe d’Afrique au terme d’une finale chaotique

    Le Sénégal soulève la Coupe d’Afrique au terme d’une finale chaotique

    Quelques minutes ont suffi pour gâcher la fête. La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, entre le Sénégal et le Maroc, le pays organisateur, a totalement dérapé, dimanche soir, suite à des décisions arbitrales qui ont fini par interrompre la rencontre. Jean-Jacques Ngambo, l’arbitre congolais de cette rencontre qui s’est tenue au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, a refusé un but des Lions de la Terranga, avant d’accorder un pénalty très controversé, quelques minutes plus tard, aux Lions de l’Atlas, à la fin du temps réglementaire. Suite à cette décision, des supporters sénégalais ont envahi le terrain et des bagarres ont éclaté avec les agents de sécurité dans les tribunes.

    Longue interruption

    Pour protester face à la décision de M.Ngambo, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a demandé à ses joueurs de rentrer aux vestiaires, ce qui a provoqué une longue interruption. Le match a repris son cours avec le pénalty raté du Marocain Brahim Diaz, qui aurait fait exprès de tirer « une panenka » au centre de la cage pour « réparer l’injustice ». En prolongations, l’ancien olympien Pape Gueye a permis aux Lions de la Terranga de prendre les devants au tableau d’affichage, et ainsi, permettre aux siens de soulever le trophée.

  • Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Ils devaient absolument éviter la défaite et ont réussi leur mission. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se sont imposés (14-31), samedi soir sur la pelouse de Gloucester, en Angleterre, lors de la quatrième journée de Champions Cup, grâce aux essais de Mathis Ferté, Lewis Ludlam et Gaël Dréan (x2). Ce succès leur permet de terminer deuxième de leur poule derrière Bath (à deux points), et ainsi décrocher leur qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Europe, aux côtés de l’Union Bordeaux-Bègles, le Stade Toulousain et le Castres Olympique. Les Varois, cinquièmes de Top 14, retrouveront le stade Mayol samedi 24 janvier (à 16h35) pour y affronter Montpellier, à l’occasion de la 15e journée de championnat.