Category: sports

  • L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM en tête

    Face à des Normands qui leur ont tenu la dragée haute durant une mi-temps, les hommes de Roberto De Zerbi ont su trouver les ressources pour retourner la situation en leur faveur. « Un retour de trêve, c’est toujours délicat », a évoqué l’entraîneur marseillais en conférence de presse. « Il y avait le risque de perdre notre dynamique. Surtout dans une Ligue 1 qui n’est jamais facile. »

    Mais, en inscrivant six buts, son équipe a su se remettre dans le sens du jeu et profiter des faux pas parisien et lyonnais pour grimper seule sur la première marche du podium. « Mais nous ne sommes qu’à la mi-octobre, sur le plan comptable cela ne signifie rien pour le moment », tempère-t-il.

    Le quadruplé

    de Mason Greenwood

    Dans cette nette victoire olympienne, Mason Greenwood a été un acteur majeur. En égalisant sur penalty, puis en signant trois buts dans le jeu. Au final, l’Anglais s’offre le premier quadruplé de sa jeune carrière. Il succède à Jean-Pierre Papin, le dernier Olympien à avoir réussi une telle performance, en 1991 aux dépens de Lyon.

    Pour Roberto De Zerbi, « il peut encore s’améliorer, au-delà de marquer des buts. Il doit apprendre à plus s’impliquer dans le jeu défensif ».

    Le penalty et le carton rouge de Gautier Lloris

    C’est le tournant du match de samedi. Alors que Le Havre menait 1 – 0 et Fodé Doucouré avait eu une balle de break sortie avec brio par Jeffrey de Lange, Gautier Lloris va être le héros malheureux de la soirée. Débordé par Pierre-Emerick Aubameyang, le frère cadet de l’ancien capitaine de l’équipe de France dévie le ballon du bras droit, à l’entrée de la surface havraise, avant de s’écrouler. Dans un premier temps, Benoît Dechepy sort le carton jaune et désigne le point de penalty en faveur de l’OM. Appelé par son assistant vidéo, il va revoir les images de l’action. Il confirme le penalty, et transforme le jaune en rouge. « C’est une situation, une action de jeu, que l’on doit mieux gérer. Mais la manière dont les arbitres l’ont gérée, par contre, c’est très petit » a regretté Didier Digard. Pour l’entraîneur normand, la faute a été commise en dehors de la surface de réparation.

    La longue absence d’Amine Gouiri

    Victime de luxations répétées de l’épaule, Amine Gouiri a dû accepter de passer par la case opération pour éviter une nouvelle rechute, après avoir été à nouveau blessé avec la sélection algérienne. Il va être absence au minimum trois mois. Interrogé sur le recours à un joker, Roberto De Zerbi a éludé la question. « Nous avons suffisamment de solutions. Il y a Robinio Vaz, qui peut jouer seul ou à côté de Pierre-Emerick Aubameyang, Mason Greenwood peut aussi jouer en pointe, et puis Hamed Traoré va revenir. »

    Place à Lisbonne

    L’OM va donc se rendre à Lisbonne pour y affronter le Sporting du Portugal mercredi, en étant leader de la Ligue 1. « Gagner contre Le Havre, c’était très important » a reconnu Roberto De Zerbi. Et à présent que son équipe est leader de la Ligue 1, elle va être attendue à chacune de ses sorties.

    Après voir réussi sa reprise en championnat, l’OM va devoir démontrer qu’il est capable d’enchaîner dans une autre compétition, où ils restent sur un festival face à l’Ajax (4-0).

  • OM : Amine Gouiri va être opéré

    OM : Amine Gouiri va être opéré

    Le club olympien a annoncé la nouvelle au coup de sifflet final de la victoire face au Havre (6 – 2).

    L‘Olympique de Marseille informe que son attaquant Amine Gouiri va être opéré de l’épaule droite. Cette intervention, décidée d’un commun accord entre le joueur et le club, fait suite à plusieurs épisodes de luxation survenus ces derniers mois. Amine observera une période de rééducation estimée à environ trois mois.

    Cette opération a été choisie dans un objectif clair : permettre à Amine de retrouver toutes ses capacités physiques sans appréhension et de revenir plus fort sur les terrains.

  • L’OM étrille Le Havre et prend seul les commandes de la Ligue 1

    L’OM étrille Le Havre et prend seul les commandes de la Ligue 1

    L’enjeu, à savoir la possibilité de se hisser seul au sommet de la Ligue 1, a-t-il inhibé les hommes de Roberto De Zerbi ? Alors que le PSG avait été freiné par Strasbourg (3 – 3) et Lyon maté par Nice (3 – 2), les Phocéens avaient une occasion en or de booster leur moral, avant de se rendre à Lisbonne pour l’acte III de la Ligue des Champions, mercredi.

    S’ils ont finalement trouvé la clef de la défense havraise, les Marseillais ont dû faire preuve de patience. Et bénéficier d’un coup de pouce du destin pour faire voler en éclats l’organisation mise en place par Didier Digard, après que son équipe ait perdu Gautier Lloris.

    L’OM, sensiblement remanié pour permettre au groupe d’encaisser la charge de sept matches en vingt jours, a d’abord connu quelques sueurs froides. Notamment après que la défense marseillaise ait oublié Yassine Kechta. Le retour de Matts O’Riley n’était pas suffisant pour empêcher le Normand d’ouvrir le score. Les Havrais auraient même pu doubler la mise, sans un superbe arrêt de Jeffrey de Lange sur une frappe puissante de Fodé Doucouré (29).

    Après avoir flirté avec la correctionnelle, l’OM repartait de l’avant. Pierre-Emerick Aubameyang poussait Gautier Lloris à la faute. Avec non seulement une main qui annulait une action de but, mais dans la foulée un penalty donné aux Marseillais et un carton rouge pour le défenseur du HAC, après consultation de l’assistance vidéo par Bastien Dechepy. Mason Greenwood débutait son festival en remettant les pendules à l’heure.

    Il restait à finir le travail. Face à des Normands qui se repliaient sur eux-mêmes. Comptant sur les exploits de Mory Diaw pour éviter la punition. Le gardien du HAC ne faisait que retarder l’échéance. Peu après l’heure de jeu, Mason Greenwood, déjà décisif en première période, s’offrait un doublé qui libérait l’OM. L’Anglais y allait même d’un troisième, puis d’un quatrième but. Avant que Robinio Vaz et Michaël Murillo n’y aillent de leur contribution, plaçant définitivement son équipe seule en tête de la Ligue 1.

    OM – Le Havre 6 – 2 (1 – 1).

    8è journée de Ligue 1.

    Stade Vélodrome (64 869 spectateurs).

    Arbitre : B. Dechepy.

    Buts : Greenwood (34 sp, 67, 72, 76), Vaz (88), Murillo (90+4) pour l’OM, Kechta (24), Touré (90+2) pour Le Havre.

    Avertissements : Nadir (78) à l’OM, Zouaoui (45) au Havre.

    Expulsion : Lloris (31) au Havre.

    OM : de Lange – Pavard, Balerdi ( c ), Aguerd, Emerson (Murillo, 65) – O’Riley (Nadir, 65), Gomes (Vaz, 65) Höjbjerg – Greenwood (Bakola, 79), Aubameyang, Paixão (Weah, 71).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    LE HAVRE : Diaw, Négo, Sangante ( c ), Lloris, Zouaoui – Doucouré (Touré, 64), Ndiaye (Ebonog, 64), Séko (Namli, 84), Kechta (Kyérémeh, 84) – Soumaré, Samatta (Youté, 38).

    Entraîneur : D. Digard.

  • Steve Mandanda entre dans la légende de l’OM

    Steve Mandanda entre dans la légende de l’OM

    Steve Mandanda a effectué un retour remarqué au Vélodrome. Avant de donner le coup d’envoi du match OM – Le Havre, comptant pour la 8è journée de Ligue 1, le Fenomeno a fait son entrée sur la pelouse, entouré d’une haie de mannequins portant son maillot floqué avec le numéro 30.

    Le club olympien qui, en hommage à celui qui est désormais l’Olympien le plus capé de l’histoire, a décidé de ne plus attribué ce numéro aux futures recrues.

  • À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    Trois de suite pour Provence Rugby. Après Dax et Grenoble, Nevers est tombé face aux Aixois. Malgré l’exclusion rapide de Teimana Harrison, ils ont tenu jusqu’au bout pour l’emporter 39-33 et poursuivre leur série positive.

    Les locaux ont vécu la première période comme des montagnes russes. Deux essais rapides puis un carton rouge pour le capitaine Teimana Harrison, auteur d’un raffut au visage trop virulent. 60 minutes à 14, mais les Provençaux ne se sont pas laissé abattre. ils marquent à nouveau deux fois avant la première sirène, avec notamment les premiers points du demi d’ouverture Caleb Muntz. Nevers inscrit aussi deux essais et rentre aux vestiaires avec 15 points de retard (29-14).

    Après la pause, la rencontre était beaucoup plus équilibrée. De bonnes défenses de la part des joueurs de Philippe Saint-André et un score qui évoluait peu. Les équipes sont entrées dans les dix dernières minutes avec un écart de dix points. Cette marge de sécurité a encore permis à Provence Rugby de jouer libéré, le carton jaune reçu par les visiteurs a offert de l’air. Le physique a tenu jusqu’au bout de la partie et cette victoire fait entrer les Aixois dans le top 6 pour la première fois en 2025-2026. Et, accessoirement, de dépasser son adversaire du soir.

    « On a dû s’adapter avec ce carton rouge, on a eu des consignes du staff. À 14, il faut se serrer les coudes, c’est la solidarité qui nous a donné la victoire » confie, tout sourire, Baptiste Lenoir, 18 ans et enfant du club, titulaire pour la première fois.

    Provence 39 (29)Nevers 33 (14)

    7e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David.

    Essais : Valero (5e, 50e), Harrison (9e), Muntz (26e), Latterrade (36e) pour Provence, Coulibaly (22e, 73e), Jules (40e), Bousquet (54e), Wasserman (80e) pour Nevers ;

    Pénalités : Muntz (31e), Salles (75e) ;

    Carton jaune : Gabriel (74e)

    Carton rouge : Harrison (18e)

    Provence : Portela – Lapegue, Lenoir, Finau, Drouet – Coville, Muntz – Gambini, Harrison, Jalagonia – Youyoutte, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

    Nevers : Mayo – Wassermann, Turner, Pommelet, Tshimanga – Tarel, Le Bourhis – Coulibaly, Fraser, Kazubek – Gabriel, Smith – Pkhakadze, Jules, Ikahehegi

  • Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Retombé dans ses travers à Marcel-Michelin face à l’ASM samedi dernier (27-10), le RCT veut repartir de l’avant. Et vite oublier : « J’ai très mal digéré le match. Mais ce qui est important, c’est qu’on reparte. On l’a analysé. Place au prochain. Je n’ai pas envie de revenir dessus », balaye d’un revers de main Pierre Mignoni, qui a visiblement peu goûté à la prestation de ses joueurs. « On est vite passé à autre chose mais la première réunion a été costaude », confirme Jean-Baptiste Gros. « Mais on a fait une bonne semaine avec beaucoup d’énergie, d’enthousiasme. On veut laisser ce match derrière, ça arrive de passer à côté. »

    Gros le « leader », Brex le « régulateur »

    Pour se relancer, la recette est simple : « Il faudra mettre ce qui nous a manqué. Mais pas uniquement ce week end. Si on est en difficulté en conquête, si on manque d’agressivité, c’est pareil tous les week-ends », affirme le pilier international, conscient que le RCT, à l’image de la saison dernière, a aussi pêché (3 cartons jaunes) par son « indiscipline. Ça me dérange un peu. »

    Présent, une fois n’est pas coutume, pour la préparation estivale, le joueur de 26 ans, peu habitué à cette période car habituellement en tournée avec les Bleus « a un peu souffert car la reprise a été dure. Mais c’est en train de payer et de lui faire du bien », décrit Pierre Mignoni. L’Arlésien de naissance, de nature discrète, a aussi pris de l’épaisseur au sein du vestiaire, poussé par son entraîneur : « Il est dans le groupe des leaders. Je me disais que c’était une bonne idée. Il a des choses à dire même si ce n’est pas un gros communicant. Il parle peu, mais il fait », décrit-il, conscient de la chance d’avoir à sa disposition « un pilier international avec ce vécu. »

    Autre joueur d’importance, le centre italo-argentin Ignacio Brex, laissé au repos samedi dernier, recrue estivale qui a déjà conquis la Rade. « C’est un bon relai sur le terrain, avec beaucoup d’expérience, très aimé du groupe. Il communique bien, aide beaucoup les trois quarts. C’est celui qui a été le plus aligné. À lui de continuer, car il n’est pas trop habitué au rythme du Top 14, donc il faut faire attention, avant de partir en sélection. C’est un régulateur en attaque mais aussi et surtout en défense. Il prend de bonnes décisions, il arrive à rattraper des coups à 50-50. Il ne va pas hyper vite mais a un bon sens de l’anticipation », vante Pierre Mignoni. L’intéressé, qui commence déjà à maîtriser le français, dit « se sentir très bien à Toulon ». Jusqu’ici aligné aux côtés de Cowie ou d’Antoine Frisch (lire par ailleurs), l’international italien (46 sélections) connaîtra un nouveau partenaire (Nonu, Sinzelle ou Smaïli) dimanche, ce qui ne le perturbe pas : « Je n’ai aucun problème car j’ai joué avec différents centres en Italie. Je suis ici depuis 3 mois, je peux jouer avec n’importe qui. Ma’a ? C’est mon idole, le meilleur centre de l’histoire, donc j’apprends beaucoup de lui. »

    La tuile pour Frisch
    Gros coup dur pour Antoine Frisch. Indisponible pendant de longs mois la saison dernière à cause d’une fracture du pied, le centre international français (deux sélections), revenu à la compétition en septembre, a rechuté et sera indisponible quatre à cinq mois. « Il va subir une opération du pied la semaine prochaine, le même que la saison dernière. Il est très déçu, car ça arrive lors de sa deuxième saison chez nous, après avoir été poursuivi par les blessures, l’an dernier. On avait fait un choix à l’époque. Ça n’a pas tenu. Il reviendra en mars », indique Pierre Mignoni, qui a annoncé qu’il ne ferait pas appel à un joker, mais qu’il était en revanche toujours en recherche d’un élément supplémentaire pour remplumer sa ligne d’avants.
  • Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Sèchement battu en ouverture de la saison sur le terrain du LOU (32-7), le Racing 92 enchaîne depuis les bonnes performances. Avec quatre victoires sur les cinq derniers matches, les Racingmen présentent le meilleur bilan sur la période et arrivent à Mayol fort d’une 5e place et d’un succès face à Montpellier (32-25), samedi dernier.

    « C’est une équipe en confiance. L’une des plus physiques, les plus denses. Mais ils ont également beaucoup d’atouts en termes de vitesse derrière. Ce sera un gros match », analyse Pierre Mignoni. « Je ne crois pas que ce soit un bon ou un mauvais match pour se relancer. J’attends qu’on se concentre sur nous, qu’on soit nous-mêmes, car on ne l’a pas été à Clermont. » « C’est une équipe très costaude, devant, derrière. Peu importe le poste, c’est du solide. On sait qu’ils vont jouer très physique. On est prévenu, à nous d’être présents », pose Jean-Baptiste Gros.

    Au rang des principaux dangers, Wilfried Hulleu, le jeune ailier arrivé de Grenoble cet été, meilleur marqueur francilien (4 essais) et auteur d’un doublé la semaine dernière. Mais aussi l’ailier Vinaya Habosi (3 essais) et surtout, l’une des meilleurs paire de centres du Top 14, avec Gaël Fickou et Josua Tuisova. « Tuisova est un grand joueur. Ce ne sera pas facile de jouer contre lui et Fickou, mais pas de problème, on jouera les 80 minutes et on en parlera », tempère Ignacio Brex, qui aura forcément du travail sur le plan défensif face à la vitesse des arrières ciel et blanc.

  • L’OM vise un Havre de paix

    L’OM vise un Havre de paix

    Reprendre le chemin du championnat après deux semaines de trêve internationale n’est jamais simple. Surtout quand on s’appelle l’Olympique de Marseille et que l’on a connu une série de quatre succès consécutifs précédemment, dont deux majeurs, celui face au PSG en Ligue 1, avant celui contre l’Ajax en Ligue des Champions. Mais c’est la victoire à Metz que l’entraîneur phocéen retient comme celle de la maturité. « Le mérite revient aux joueurs », estime Roberto De Zerbi, en soulignant avoir vécu un très beau mois de septembre et qu’il a hâte « de repartir comme on a fini ».

    Et parmi ceux qui ont apporté leur grain de sel pour offrir plus de stabilité à cette formation olympienne, l’international marocain Nayef Aguerd est à mettre sur un piédestal. « C’est déjà un leader de l’équipe », martèle le technicien italien, en évoquant également Pavard et Emerson parmi ceux qui possèdent cette qualité. Le principal intéressé ne pouvait pas connaître meilleur situation pour ses débuts à l’OM. « Je suis très content, on est sur une série de victoires. Ça se passe très, très bien sur le terrain, en dehors du terrain, donc franchement, rien à dire  », se réjouit le défenseur des Lions de l’Atlas, avec qui il a vécu une seizième rencontre internationale victorieuse, mardi, face au Congo (1-0). Un record d’invincibilité dans l’histoire du football. « Je peux vous assurer que ce n’est pas facile, parce que les équipes qui viennent aujourd’hui veulent battre le Maroc. Même quand on joue chez nous, c’est dur », témoigne le premier buteur du Classique, qui retournera dans quelques semaines au Royaume chérifien pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations. Comme un certain nombre de ses coéquipiers marseillais.

    Mais, pour l’heure, l’OM va chercher à retrouver le chemin de la victoire avec la réception du Havre. « Ils ont perdu quelques matches, mais ils ont encaissé peu de buts. Ils ont joué aussi contre des équipes fortes comme Strasbourg », remarque Roberto De Zerbi. « Ils ont de bons joueurs au milieu du terrain. Donc, c’est une équipe vraiment à affronter de manière sérieuse, en sachant toutefois que si on fait les choses comme il faut les faire, on a la possibilité de l’emporter », poursuit-il, conscient qu’un succès serait une excellente opération, dans cette 8e journée où le PSG a reçu Strasbourg et que Lyon se déplace à Nice. « On a besoin de nous remettre sur la bonne fréquence, surtout au Vélodrome, afin de repréparer ces six matches avant la trêve », souligne-t-il, conscient que son groupe doit arriver fin prêt pour son match de Ligue des Champions, mercredi (21h), face au Sporting.

    « On a besoin de nous remettre
    sur la bonne fréquence »

  • [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    La Marseillaise : Vous allez participer pour la 2e fois de votre carrière à cette Transat, renommée Café l’Or. Quel est votre état d’esprit avant de partir vers la Martinique ?

    Mikael Mergui : Je suis très heureux de repartir faire cette Transat qui m’a toujours fait rêver depuis gamin. J’adore les courses en double. On peut pousser les bateaux à 100%. Intellectuellement, c’est vraiment intéressant, parce qu’on n’a pas le bateau en mode « un peu dégradé », comme dans une course solitaire, où l’on ne peut pas toujours être à 100%. Là, on peut toujours être à 110%. On partage des moments forts avec son coéquipier. Il y a quand même une dimension humaine et sportive qui m’a toujours beaucoup intéressé. En Méditerranée, malheureusement, on n’a pas ce genre d’épreuve. On n’a pas de grandes courses transatlantiques en solitaire ou en double. D’avoir la chance de repartir une deuxième fois, je suis super heureux. Dans des conditions où ça n’a pas été évident, le contexte économique et politique fait que ça a été très compliqué de trouver des partenaires. C’est un point important pour nous.

    Comment est née votre passion pour la voile ?

    M.M. : J’ai eu la chance, gamin, de partir en voyage avec mes parents sur un bateau. Je suis né en région parisienne. Mes parents ont construit un bateau de voyage dans la région parisienne. On est descendus par les canaux de Paris jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Après, on est allés à Toulon pour passer un an là-bas. Mes parents ont fini de préparer le bateau. On habitait à bord, le temps que mon petit frère grandisse un peu avant de partir en voyage. On est tous partis pendant 4 ans en voyage autour de la Méditerranée, des Canaries, des Baléares, on a traversé l’Atlantique, jusqu’au Venezuela. Déjà tout petit, j’avais cette dimension de voile, de bateau, de voyage, d’habiter sur un bateau, qui m’a vraiment marqué, gamin. Après, quand on est rentrés de ce voyage, mes parents m’ont inscrit à l’école de voile au Club de Toulon, au Mourillon. Au début, je n’étais pas ultra-concerné par la régate. Ce que j’aimais, c’était être sur l’eau. J’aimais quand il y avait de la brise, des vagues. J’aimais la sensation de glisse de mon petit optimiste dans les vagues et avec le vent. J’aimais beaucoup ça. L’aspect voyage qu’on peut avoir de par les compétitions, d’aller d’un plan d’eau à un autre, ça me plaisait de découvrir un autre plan d’eau. Ça a commencé à germer tout ça.

    Vous allez partager cette nouvelle aventure avec Kéni Pipérol-Dampied, un jeune skipper guadeloupéen. Comment le tandem s’est formé ?

    M.M. : On était concurrents en 2023 pour la Transat Jacques-Vabre. On avait les mêmes bateaux. On s’était croisés un peu sur les pontons. On avait un peu échangé. Et puis, décembre 2024 et janvier 2025, on s’est un peu parlé au téléphone parce que lui avait envie aussi, comme moi, de faire cette Transat. Il avait cette moitié de budget avec ses partenaires que moi je cherchais. On a passé deux mois à réfléchir comment faire une décoration où nos partenaires respectifs s’y retrouvaient. On a beaucoup bossé, tout le début de l’année. Et puis, 15 jours avant le début de saison, avant la première course en double qu’on voulait faire, ses partenaires ont décidé d’arrêter… On s’est dit que c’était dommage de tout jeter à la poubelle. Et, à 15 jours de la course, tout était en place. Donc, on a fait cette course, la CIC Med Channel Race. Ça s’est bien passé, on a terminé deuxième, derrière un duo ultra-expérimenté. Puis, chacun est un peu reparti de son côté. Et j’ai eu la chance, moi, début juillet, de trouver un co-partenaire, Hirsch, qui a rejoint le projet. Du coup, je me suis dit « je vais rappeler Kéni ». Lui, entre-temps, n’avait pas réussi à trouver d’autres partenaires et à remonter un projet. Début juillet, on a ressorti le bateau de l’eau. On a mis la nouvelle décoration. Et puis, depuis ce moment-là, on s’est tous les deux préparés et entraînés pour cette Transat.

    Qu’est-ce qui a changé dans votre préparation comparé à votre première participation ?

    M.M. : En 2023, j’ai malheureusement dû changer de coéquipier la semaine du départ, parce qu’il s’était blessé. Mais, au-delà de ça, c’est sûr qu’il y a encore plus d’excitation. Il y a quelques mois, on n’était pas sûrs de partir. C’était compliqué. On cherchait plein de solutions. On se dit que c’est une chance incroyable d’être au départ une deuxième fois. C’est comme si on jouait à un jeu de société et qu’on doit absolument faire un double 6. Et, j’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat !
    Entretien réalisé par Camille Kadoum

  • Derniers petits réglages pour Joël Paris avant le top départ

    Derniers petits réglages pour Joël Paris avant le top départ

    Il trépigne d’impatience de se lancer dans la grande aventure de la 17e Transat Café l’Or (anciennement Jacques-Vabre). Le skipper marseillais, Joël Paris (62 ans), touché par une cataracte congénitale et un glaucome depuis sa naissance, sera présent sur la ligne de départ, ce vendredi, pour tenter de relier Le Havre à Fort-de-France, en Martinique, en trois semaines. Il a débarqué dans la cité Océane, en début de semaine, afin de prendre la température.

    « À côté de nous, au port de plaisance du Havre, il y a une trentaine de class 40. Certains partent en mer tester le dernier réglage. D’autres travaillent. C’est sympa. Ce sont des ruches », note Joël, heureux que la pluie n’ait pas fait son apparition. Il a toutefois son bonnet sur la tête, parce que le ciel lui « chatouille le crâne ».

    La tension monte

    Plus les heures passent et plus la tension monte chez les skippers, qui s’apprêtent à plonger dans le grand bain. « Arnaud, notre super mateloteur, est là sur le bateau à réviser et changer quelques drisses. Et ça c’est vraiment top pour nous et la sécurité de notre bateau », souligne celui qui sera à bord du bateau nommé Rêve à perte de vue, en référence à l’association du skipper, créée en 2016, pour « changer le regard sur le handicap ».

    Joël Paris sera accompagné du skipper maralpin Goulven Marie, originaire de Vence, avec qui il est entré dans le bassin Paul-Vatine, habituel lieu du village-départ. « Je savoure tout », martèle le Marseillais, qui a reçu pas moins de 47 coups de fil en une seule journée, pour le soutenir avant de larguer les amarres. « En zodiac, nous chargeons la nourriture déjà arrivée. Des sourires et des aides. C’est ça l’ambiance », se réjouit Paris, sur le point de vivre une épopée transatlantique mémorable.