Category: societe

  • Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Après Orléans et Dijon, c’est à Avignon que l’école privée Coda s’installe pour proposer des formations dans le milieu de l’informatique, avec une première rentrée prévue avec 70 élèves en septembre 2026.

    Et ce, en centre-ville, à quelques pas de la gare et des remparts, où seront proposées des formations niveau bac +3 et bac +5 dans divers domaines tels que les data sciences, le développement, l’administration de systèmes ou encore la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Avec une possibilité d’alternance à partir de la deuxième année, les frais de scolarité s’élevant sinon à 8 000 euros par an. Les inscriptions sont désormais ouvertes pour la formation post-bac ainsi que pour les bachelors en bac +3 destinés à ceux qui ont une formation niveau bac +2 en poche.

    Un choix de ville qui s’explique par « la pénurie d’offres de formations et le tissu économique très dynamique » du territoire, précise le directeur de l’établissement, François-Xavier Beillon. Et ce, en avançant qu’il y a actuellement plus de 10 000 postes à pourvoir dans ce secteur-là. Mais le futur lieu de formation viendra plutôt « compléter » celle de l’université d’Avignon, où il est également possible de faire une licence en informatique, assure le directeur. « On a beaucoup d’entreprises et de collectivités qui ont montré un grand intérêt pour notre installation. On voit de nombreux étudiants quitter le bassin et ne jamais revenir, ce qui entraîne une pénurie chronique dans la zone », poursuit le responsable.

    La brochure de l’établissement vante également d’autres avantages tels que « le cadre de ville exceptionnel et la douceur de vivre provençale », « une ville à taille humaine favorisant les échanges », et « une bonne accessibilité » avec la proximité de la gare centre de la Cité des Papes. « On peut voir Avignon comme un village comparé à Marseille ou Toulon, ce qui est assez attirant », poursuit François-Xavier Beillon.

    Monde professionnel

    Les cours seront prodigués par des intervenants « issus directement d’entreprises et qui proposeront des cas pratiques tels qu’ils les rencontrent en milieu professionnel », confie le directeur de l’école. Et ce, à travers de nombreux travaux en groupe. « Avec cette expertise technique, les enseignants amènent la vision de l’entreprise et ses problèmes, ce qui permet une insertion professionnelle plus importante », assure-t-il.

    Deux journées portes ouvertes sont organisées sur le campus, 2 avenue du Blanchissage, le samedi 8 novembre et le samedi 13 décembre.

    Détails et brochure sur coda.school/avignon

  • Disparition d’André Navarro, le « maire du piton »

    Disparition d’André Navarro, le « maire du piton »

    Arrivé sur la commune de Cabriès en 1966 avec son épouse Juliette, c’est en 1973 qu’ils s’installent au Piton. André est né à Saint-Antoine en 1941. Il est fils de Laure et Diego, militants communistes emblématiques au cœur la circonscription du non moins emblématique François Billoux. C’est tout naturellement qu’André devint lui aussi un militant à la fois au PCF et à la CGT une fois embauché comme fraiseur à Sud aviation devenue ensuite la SNIAS.

    Durant trois décennies André milita à la fois à l’entreprise, dans des conditions difficiles et à Cabriès. Il le fut donc aussi dans sa commune où, pour le PCF, Alain Peynichou fut un conseiller municipal opposant constructif à Raymond Martin maire SFIO estimé de Cabriès-Calas. André fut un acteur de cette période longue. Militant engagé cela ne l’empêchait pas – au contraire – d’être rassembleur et estimé de toutes et tous. Il fut aussi un militant du CIQ. Il expliquait volontiers ce qu’était la vie du Piton quand des commerces y existaient, et notamment l’épicerie de Carlos Perizzato, venu lui de Septèmes.

    André va laisser un grand vide, à Cabriès mais aussi dans sa famille. La section du PCF de Septèmes, Les Pennes, Cabriès et la Fédération des Bouches-du-Rhône présentent leurs condoléances et assurent de leur soutien Juliette, Dominique, Denis et Noëlle ; sans oublier ses six petits-enfants et son arrière-petit-fils. Cet hommage à André se doit de rappeler qu’il était aussi un lecteur fidèle de La Marseillaise et de l’Humanité magazine. La direction de La Marseillaise adresse ses sincères condoléances à sa famille.

    La levée de corps aura lieu mercredi 29 octobre à 14h15 à la chambre funéraire Baldassano de Septèmes, chemin du Pigeonnier. La cérémonie aura lieu ensuite au vieux cimetière de Cabriès.

  • Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Quatre salves de plusieurs ateliers se sont succédé samedi dans Forum du Mucem (2e), dans le cadre du Festival MED25, centré sur la thématique du dialogue à la paix. Parmi eux : un moment de discussion organisé par les Tisseuses de paix. Composé de femmes issues de religions et sensibilités différentes, l’association est née au lendemain du 7 octobre avec l’ambition de créer un espace de dialogue et d’empathie pour aborder le conflit israélo palestinien. « On s’est dit que même si tout le monde voulait qu’on se déteste, on allait continuer à s’aimer », détaille Alexandra Lemarié, membre du collectif.

    Face à un groupe d’une vingtaine de personnes, les tisseuses de paix présentes samedi ont proposé à leur public de distinguer trois modes d’échanges dans le débat, relevant respectivement de l’émotion, de l’opinion, ou du factuel. Placés par trois, les participants ont ensuite dû répondre à des questions en favorisant un échange émotionnel, recommandé par les animatrices pour établir un dialogue bienveillant.

  • Pour la libération d’une victime de la rue d’Aubagne

    Pour la libération d’une victime de la rue d’Aubagne

    Reda Manaa, ressortissant tunisien, est menacé d’expulsion. Détenu au centre de rétention administrative du Canet (14e), il est l’une des victimes directes des effondrements des 63 et 65 de la rue d’Aubagne, desquels il a miraculeusement survécu, mais où huit personnes ont perdu la vie en cette matinée tragique du 5 novembre 2018.

    Voilà des jours que le collectif du 5-Novembre, pour ne citer que lui, alerte sur cette détention où « la justice n’a même pas tenu compte de son statut de victime reconnue – une décision inacceptable et illégale », écrit-il. Et pour cause, Reda Manaa a été reconnu partie civile au procès hors-norme qui s’est tenu du 7 novembre au 18 décembre 2024, résultant de six relaxes et dix condamnations, en première instance.

    Nuñez interpellé

    Dans un courrier daté du 21 octobre adressé au ministre de l’intérieur Laurent Nuñez, les sénateurs communistes Ian Brossat (Paris) et Jérémy Bacchi (Bouches-du-Rhône), réclament la levée de la mesure de rétention. Ils invoquent la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration, dont un amendement porté par l’élu parisien consacre « le droit à la régularisation des victimes de marchands de sommeil dès lors qu’elles engagent une démarche judiciaire ». Dès lors, ils demandent au locataire de la place Beauvau, son intervention « dans les plus brefs délais » : « sa présence libre au procès nous semble indispensable à la justice et au respect de la dignité due à toute victime », assurent-ils. Le procès en appel se déroulera du 2 novembre au 19 décembre 2026.

  • Les bénévoles de « La Marseillaise » mis à l’honneur au Frioul

    Les bénévoles de « La Marseillaise » mis à l’honneur au Frioul

    C’est devenu un rendez-vous traditionnel : la journée de remerciements des bénévoles au centre Vacances Léo-Lagrange du Frioul.

    Cette année, près de 150 d’entre eux ont été accueillis samedi par Marie Tomasi, la directrice du centre, et son équipe.

    Au programme, une journée de détente et de remerciements dans un paysage ravissant.

    L’occasion de saluer l’engagement des bénévoles mais aussi de remercier Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque et directeur des événements de La Marseillaise qui a annoncé il y a quelques semaines son intention d’ouvrir une nouvelle page de son parcours professionnel après une édition du Mondial de tous les records.

    Trophée Maurice-Vial

    « Je n’irai pas loin. La Marseillaise et chacun d’entre vous restent dans mon cœur », a-t-il indiqué, très ému. « On ne quitte jamais La Marseillaise complètement, le conseil d’administration du Mondial peut en témoigner », a ajouté Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise, présent à ses côtés. Donnant des nouvelles de notre journal, il a souligné ses progrès constants mais aussi ses fragilités. « Sans votre dévouement et votre enthousiasme à l’égard de notre journal et de ses événements, rien ne serait possible. Mille mercis, on vous aime ! », a-t-il conclu.

    La journée conviviale s’est achevée par un tournoi de boules « Trophée Maurice-Vial », en hommage au regretté secrétaire général du Mondial La Marseillaise à pétanque qui s’est éteint cette année.

  • Commémorer le génocide cambodgien

    Commémorer le génocide cambodgien

    À l’occasion des commémorations du début du génocide cambodgien en 1975, la Ville de Martigues accueillera, du 27 octobre au 20 décembre, sous le parrainage de Sophie Davant, une exposition consacrée à Micheline Dullin, photographe officielle du prince Norodom Sihanouk, au sein du site Pablo Picasso.

    Des ateliers

    à Pablo Picasso

    Ses 49 tirages, des images rares réalisées entre 1958 et 1964, dévoilent un Cambodge heureux disparu, balayé par quatre années d’une guerre atroce. Cette sélection sera complétée par des archives des camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande (années 70) et des photographies de Nausicaa Favart Amouroux, qui mènera par ailleurs des ateliers aux côtés de Jean-Jacques Sanchez et Damien Louis.

    Autour de cette rétrospective consacrée à la ville de Phnom Penh, des rencontres, des projections et des ateliers inviteront le public à porter un regard sur l’histoire du Cambodge sous le prisme de la mémoire et de la transmission. Jeudi 6 novembre, à 14h, le cinéma La Cascade diffusera le documentaire d’Anne Devouassoux, Méas, une enfance sous les Khmers rouges, qui suit le retour de Méas Pech Métral sur les traces de son passé. Elle sera là pour témoigner et dédicacer des livres. Le même jour, à 18h30, le film La déchirure de Roland Joffé sera projeté.

    Samedi 8 novembre, plusieurs tables rondes animeront le site Pablo Picasso autour de la mémoire, de la réparation et de la transmission. Plusieurs ateliers d’écriture, concert, spectacle de danse et d’autres projections sont prévues. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Ville.

  • Le Bel Espoir a terminé son voyage pour la paix au Mucem

    Le Bel Espoir a terminé son voyage pour la paix au Mucem

    C’est en accostant dans l’anse du Mucem (2e) et devant une foule de tous âges et enthousiaste, que le Bel Espoir, depuis mars sur l’eau pour construire un dialogue de paix en Méditerranée, a samedi terminé son voyage, lançant du même coup le Festival Med25. Imaginé en réponse à l’appel du Pape François lancé lors des Rencontres Méditerranéenne de Marseille en 2023, le projet était construit en 8 grandes étapes au cours desquelles 8 différents groupes de jeunes de toutes nationalités se sont relayés à bord pour réfléchir à la construction d’une paix en Méditerranée.

    « C’est un projet très concret et symboliquement très fort. On a passé deux semaines à tenter de comprendre les situations de chacun, avec des personnes qui sont parfois issues de pays en guerre, des histoires d’immigrations difficiles… », témoigne Emmanuelle, française membre de l’équipage lors de la dernière étape. « C’était un vrai moment d’apprentissage de l’autre. On a réussi à cohabiter dans un petit espace. Si on arrive à partager un bateau, pourquoi ne pas arriver à partager la Méditerranée ? »

    Rentré vendredi soir de Rome, le Cardinal Aveline était présent au Mucem pour accueillir le voilier et son équipage. « Il y a deux ans au Pharo, le Pape François nous a invités à davantage former les jeunes à la paix. C’est ce que nous avons essayé de faire. Cette arrivée est très émouvante pour moi », a-t-il confié samedi. Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), a lui aussi fait le déplacement, soulignant la dimension symbolique d’une arrivée dans la cité phocéenne. « Les jeunes qui ont passé des mois sur ce bateau, (…) qui arrivent d’Italie, d’Espagne, d’Algérie, de Bagdad, d’Égypte mais aussi de Marseille, (…) ont vécu une expérience merveilleuse. Je crois que lorsqu’on parle d’espoir, on peut leur faire confiance », s’est-il enthousiasmé. Une opinion partagée par un public venu en force soutenir l’initiative.

    Une journée dédiée

    au dialogue de paix

    La conclusion de ce voyage était marquée par le lancement du Festival Med25, organisé toute la journée au Mucem. À partir de 10h et jusqu’à 19h, débats, conférences et ateliers sur le thème du dialogue pour la paix se sont succédé. L’esplanade du musée accueillait également plusieurs associations, comme les Apprentis d’Auteuil, qui accompagnent les jeunes en difficulté par le biais de programmes d’accueil, de formation, d’éducation et d’insertion. Sur une scène placée près de l’eau, des prestations chantées et dansées se sont enchaînées, représentants de nombreuses cultures méditerranéennes.

    Libyens, Israéliens, Palestiniens, Libanais, Syriens… les peuples méditerranéens sont nombreux à affronter un quotidien de conflits. Et le drame dépasse les frontières terrestres : selon l’Organisation mondiale pour les migrations, plus de 50 000 exilés ont péri en Méditerranée centrale depuis 2014. La mission du Bel Espoir insuffle un véritable vent de paix dans ce contexte de tensions. Cultivons-le.

    ET AUSSI

    SOS Méditerranée présente son action

    Deux bénévoles de l’association de sauvetage en mer sont venus présenter les activités de leur ONG.

    Atelier « AntiClash »

    Le fondateur du podcast a animé une discussion sur les méthodes à adopter pour établir un dialogue serein.

    Éduquer à la Méditerranée

    Un débat sur l’éducation à la paix et à l’identité méditerranéenne s’est tenu dans l’auditorium du Mucem.

    Parvenir à coexister

    L’association Coexister a animé un atelier pour déconstruire les préjugés liés aux convictions religieuses.

  • Des jeunes parlementaires pour construire avec la Région

    Des jeunes parlementaires pour construire avec la Région

    « Nous vous donnons la parole mais aussi les moyens d’agir », a indiqué le président (Ren.) Renaud Muselier dans l’hémicycle rempli de parlementaires âgés de 15 à 22 ans, lors de la session inaugurale, samedi, du Parlement régional de la jeunesse (PRJ). Issus des cinq départements, ces lycéens des filières générale, technologique, technique et agricole, apprentis et étudiants en formation professionnelle ou sanitaire et sociale, disposent d’un budget de 50 000 euros pour faire émerger des actions concrètes au sein de la politique régionale à destination de la jeunesse.

    Il y a 9 ans, sur le modèle du Département, « on s’est dit que faire découvrir le fonctionnement des instances démocratiques à la jeunesse était une bonne idée. Au fil du temps, les jeunes s’en sont emparés et sont passés des recommandations aux propositions. L’idée est devenue une boîte à idées », explique Renaud Muselier. Avouant son « incompréhension face à la montée des tendances suicidaires chez les jeunes », il entend puiser dans cette génération les enseignements capables « de nous faire avancer sur des problématiques propres à leur époque. Nous sommes les mêmes, mais dans un contexte différent ».

    Un lien intergénérationnel

    Le PRJ a déjà à son actif des travaux autour du devoir de mémoire, de la promotion d’actions écologiques innovantes, du développement de la pratique sportive en lien avec l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. « C’est une chance de faire part de problématiques du quotidien, et de se dire que quand on peut les régler, les conseillers sont à l’écoute », a souligné, fort de deux mandats, Loris Martin, 19 ans, désormais étudiant en 2e année de droit.

    La nouvelle session organisera son travail sur les thèmes de l’Europe, de la communication, du développement durable, de la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire, de la citoyenneté et du sport et les Jeux olympiques et paralympiques. Dans l’hémicycle, la curiosité et l’intérêt des jeunes se sont déjà fortement exprimés. « Peut-on financer des projets pour lutter contre la désinformation ? », « Comment aider ceux qui passent le Bafa à trouver des stages pratiques ? » ou « comment lutter contre le mal-être des jeunes ? »

    Ce nouveau mandat constitue pour ces 123 jeunes « une école formidable pour apprendre à devenir acteur de la vie publique » a salué Bruno Genzana (Les Centristes), président de la commission jeunesse. Une occasion, pour David Galtier (DVD), vice-président de la Métropole délégué aux Sports, aux équipements sportifs et aux JO, de « montrer que la jeunesse n’est pas seulement l’avenir mais le présent. Vous n’êtes pas là pour suivre mais pour proposer. Nous, pour transmettre ». Et, en un mot, « Osez ! » ont encore encouragé Élodie, Julie et Hakim, venus témoigner de leur expérience au sein du PRJ.

  • Plus de 110 000 euros récoltés pour sauver des vies en mer

    Plus de 110 000 euros récoltés pour sauver des vies en mer

    Un moment de solidarité et de sensibilisation sur le sauvetage en mer, c’était l’ambition du concert organisé samedi au Dôme (4e), à l’initiative des Mutuelles de France. Et l’objectif est presque atteint, en chiffre au moins : 111 000 euros ont été récoltés, contre 150 000 espérés. Le Projet Aquarius, qui aide les jeunes rescapés à reconstruire leur rapport à l’eau, la Société nationale de sauvetage en mer, qui officie au large de toutes les côtes françaises, et le bateau de sauvetage Louise Michel, qui se concentre sur la Méditerranée, sont trois des quatre associations bénéficiaires. La quatrième, Aide aux populations précaires et immigrées, est basée à Marseille et accompagne les personnes exilées dans leurs recours aux droits et démarches administratives.

    De 19h à 00h, 16 artistes se sont succédé sur scène. Parmi eux : Rim’K, interprète de Tonton du bled avec le 113 et Alonzo, célèbre rappeur marseillais. Zamdane, rappeur à l’origine de l’événement, est lui aussi monté sur scène, malgré la polémique liée aux accusations d’agressions sexuelles que portent à son encontre plusieurs collectifs féministes.

  • Débat autour du centre de primatologie de Rousset

    Débat autour du centre de primatologie de Rousset

    La concertation publique sur le projet d’extension du centre national de primatologie (CNP) se poursuit. Une table ronde s’est tenue ce samedi après-midi au sein du site marseillais du CNRS (9e). Les chercheurs ont ainsi tenté de répondre aux questions de ceux qui s’y opposent.

    C’est la station déjà existante de Rousset, implantée en 1978, qui a été choisie pour ce projet. Quelque 300 primates y sont déjà accueillis, le but est d’étendre la capacité jusqu’à 1 800 animaux. « On a une équipe sur place d’animaliers qui sont spécialisés dans le soin aux primates et de vétérinaires qui travaillent à plein temps pour le suivi médical de ces animaux », explique Alexia Cermolacce, vétérinaire et directrice de la station de primatologie de Rousset. Selon les graphiques présentés au public, les critères et exigences au sein du CNP seront même supérieurs au cadre réglementaire européen. Les primates ne souffriront pas de « stress lié au transport aérien », étant donné que l’élevage sera local et pourront bénéficier de socialisation.

    Alors, pourquoi les primates ? Les exemples sont nombreux, Emmanuel Procyk, directeur de recherches au CNRS détaille leurs spécificités s’agissant du système nerveux. « Les primates ont évolué et ont un cortex frontal qui est spécifique et qu’on ne retrouve pas chez d’autres espèces. C’est une structure qui participe à la prise de décision et au comportement de résolutions de problèmes », indique-t-il avant de préciser : « C’est une structure très fragile qui est impliquée dans quasiment toutes les maladies psychiatriques et peut nous aider à comprendre comment y remédier. » Puis, il rappelle le rôle de ces primates dans la production des vaccins pour la polio, la fièvre jaune et pour le Covid-19.

    « Où ça va s’arrêter ? »

    Lors des sessions de questions / réponses, de nombreux défenseurs de la cause animale ont exprimé leurs inquiétudes. « C’est frappant de voir que le Royaume-Uni et l’Allemagne ont commencé leur baisse il y a trois ans et la France est restée au même niveau », proteste Roland Cash, médecin vice-président de l’association Transcience. « Où ça va s’arrêter ? », questionne un participant dans l’audience. « Pourquoi ne pas utiliser de l’intelligence artificielle ? », demande une internaute. À plusieurs reprises, les chercheurs ont rappelé que lorsqu’il est possible, d’autres alternatives sont privilégiées.*

    Le coût total du projet est estimé à 31 millions d’euros. La concertation, initiée par le CNRS, est prévue pour durer un mois, jusqu’au 16 novembre. Deux réunions publiques sont organisées les 5 et 13 novembre, après une visite de la station de primatologie fixée au 4.

    * La totalité des échanges et du projet est disponible sur www.cnrs-concertation-cnp.fr

    CHIFFRES

    1 800

    C’est le nombre de primates qui devraient être élevés et hébergés au sein de ce centre – en majorité des macaques cynomolgus – dont la superficie est estimée à quelque 6 033 m2 en surface de plancher. Actuellement peut accueillir 600 primates.

    80

    C’est le nombre de professionnels qui exerceront au sein du site de Rousset, dédiés exclusivement à ces animaux et à leur bien-être.

    31

    En millions, c’est le montant de ce site au total. En détail, 30 millions d’euros proviennent de l’Agence nationale de la recherche (ANR) à travers le plan France 2030 et le million d’euros restant émane des fonds propres du CNRS.